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Géométrie Plane

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UNIVERSITE DE LUBUMBASHI

PREU-SCIENCES

COURS DE GEOMETRIE PLANE


Destiné aux étudiants de la PREU-A

ANNEE ACADEMIQUE 2022-2023


Objectif du cours

• Prérequis : géométrie euclidienne du secondaire


• Finalité : découvrir les propriétés des figures et corps géométriques afin de pouvoir s’en servir dans les
cours spécialisés en insistant sur les constructions géométriques.
A l’issue de ce cours, l’étudiant devra être capable d’appliquer un raisonnement logique.

Contenu du cours

1. Généralités sur la géométrie plane


2. Figures rectilignes.
3. Figures circulaires.
4. Similitude des figures.
5. Relations métriques
6. Lieux géométriques et problèmes de construction.
7. Complément de géométrie plane et applications

2
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA GEOMETRIE PLANE

I.1. OBJET ET IMPORTANCE DE LA GEOMETRIE PLANE

La géométrie plane doit être considérée comme une science physique à apprendre d’une façon
expérimentale. En revanche, l’apprenant est appelé à en découvrir les principes par degrés successifs selon
l’évolution de son initiation.

L’étude de la géométrie a été un moyen essentiel pour l’homme de découvrir son rapport avec son
environnement spatial en fonction de ses besoins et de sa curiosité.

La géométrie étudie la forme des corps et leur étendue ainsi que leurs positions relatives dans l’espace
supposé indéfini. C’est en étudiant les corps matériels, en particulier les corps solides et leur déplacement que l’on
acquiert les notions de forme, de situation et d’étendue.

Pour être formatrice, l’étude de la géométrie doit à elle seule permettre de découvrir, par un procédé de
raisonnement, les plus importantes propriétés des figures et corps géométriques, de les disposer en ordre logique et
d’examiner les relations que ces propriétés peuvent avoir entre elles.

L’introduction d’un cours de géométrie est donc chose très délicate. L’accumulation des notions et mots
nouveaux rebute souvent les meilleurs étudiants.

Signalons que la géométrie trouve son importance dans la communication graphique en sciences. Une
bonne maîtrise de la géométrie permettra à l’étudiant de pouvoir particulièrement bien s’exprimer en sciences
techniques et de pouvoir développer des aptitudes pour traduire ses idées, solutions aux problèmes qui lui seront
posés plus tard. Si le dessin technique se comprend comme le langage universel de tous les techniciens, la géométrie
pourrait être comparée à sa grammaire. L’ignorance de la géométrie risque de conduire à l’état d’illettré
professionnel.

Nous conseillons aux étudiants, pour atteindre l’objet de de ce cours, de considérer la géométrie comme
une science de déduction logique et non comme une suite de théorèmes à mémoriser.

D’une manière progressive, l’étudiant devra concilier la rigueur et la simplicité afin de marier la logique
à l’intuition.

1.2. QUELQUES NOTIONS ELEMENTAIRES

1. Volume

On appelle volume, une portion de l’espace, limitée en tous sens, c'est-à-dire l’étendue du lieu qu’occupe
la portion de cet espace. La géométrie ne considère que l’étendue des corps, leur empreinte, et fait abstraction de
toute autre propriété comme porosité, élasticité, pesanteur, etc.,…

2. Surface

On nomme surface la partie commune à deux régions contigües de l’espace, c'est-à-dire leur frontière
commune. Une feuille de papier donne de ce qu’est une surface, mais ce n’est pas une surface, ceci à cause de
l’épaisseur de la feuille. Pour cela, il faudrait que cette feuille soit sans épaisseur ou physiquement que cette
épaisseur soit négligeable, c’est-à-dire aussi petite que l’on veut. Ainsi, les volumes des corps sont séparés de
l’espace environnant par des surfaces.

3. Ligne

En réduisant une feuille de papier autant que se peut la largeur de la feuille, on arrive à la notion de ligne.
L’image d’une ligne est obtenue en traçant à l’aide d’un porte mine dont la l’épaisseur de la mine serait aussi petite
que l’on veut ; la marque de la ligne serait de cette façon négligeable.

3
De même que les volumes sont séparés par des surfaces, ces dernières le sont à leur tour par des lignes. 4.

Point

Lorsque la longueur d’une ligne devient aussi petite que l’on veut, nous obtenons la notion d’un point. De
ce qui précède, un point n’a ni épaisseur, ni largeur ni longueur : il n’a guère de dimension.

Nous pouvons imaginer le point comme la marque d’un objet pointu. Nous représenterons le point par
l’intersection de deux portions de ligne. (Dans les travaux demandés, ne pas représenter le point par un petit rond ).

5. Figure

Tout ensemble formé de points, lignes, surfaces et volumes est appelé figure. La géométrie s’occupera de
l’étude des figures, c'est-à-dire des positions spatiales respectives de ces éléments entre eux et de leur mesure.

6. Observation

Remarquons qu’un point, dans son mouvement, engendre ou trace une ligne ; une ligne une surface, une
surface un volume. En géométrie, nous ne nous intéresserons pas à la notion du temps tandis que les traces laissées
sont supposées être dans une atmosphère suffisamment dense.

7. Egalité

La notion d’égalité des figures géométriques peut aisément se concevoir par le mouvement de l’une sur
l’autre de telle manière qu’elles puissent coïncider exactement en toutes leurs parties ; il s’agit de l’égalité par
superposition. Cette méthode de démonstration a l’avantage, non seulement de rendre les vérités palpables, en
revanche elle est la plus rigoureuse et la plus simple qui soit. Elle permet de satisfaire l’esprit en parlant aux yeux.

8. Quelques règles
a. Règles pour les définitions
i.N’admettre aucun des termes un peu obscurs ou équivoques sans définitions.
ii. N’employer dans les définitions que des termes parfaitement connus ou déjà expliqués.
b. Règles pour les axiomes

Ne demander en axiomes que des choses parfaitement évidentes

c. Règles pour les démonstrations

Prouver toutes les propositions, en n’employant à leur preuve que des axiomes (très évidents
d’euxmêmes), ou des propositions déjà montrées ou accordées. N’abuser jamais de l’équivoque des termes, en
manquant de substituer mentalement les définitions qui les restreignent ou les expliquent.

9. Proposition, Axiome, théorème, lemme, corollaire, scolie


a. Une proposition est une assertion ayant une hypothèse et une conclusion. Le mot axiome signifie une
proposition évidente par elle-même. Les axiomes se justifient par le bon sens.
b. Un théorème est une proposition qui nécessite une démonstration.
c. Un lemme est une proposition préliminaire dont la démonstration facilite celle d’un théorème subséquent.
d. Un corollaire est une conséquence immédiate d’un théorème.
e. La scolie est une remarque sur un ou plusieurs théorèmes.
f. La proposition réciproque s’énonce en prenant la conclusion de la proposition directe pour hypothèse et
son hypothèse pour conclusion. Notons que la proposition réciproque n’est pas toujours vraie car la
conclusion de la proposition directe peut se vérifier pour un plus grand nombre de cas que son hypothèse.
10. Raisonnement

L’exercice fréquemment rencontré en géométrie est la déduction des vérités à partir d’autres vérités déjà
connues. On y parvient grâce à une gymnastique mentale appelée raisonnement.

4
P. Carbonnelle définit le raisonnement comme un merveilleux appareil qui saisit la raison de l’homme et
l’emporte rapidement à travers les idées les plus abstraites et les plus touffues jusqu’aux conclusions les plus
élevées.

De façon générale, en mathématiques, et particulièrement en géométrie, les types de raisonnement ciaprès


sont rencontrés:

a. Le raisonnement par l’absurde ou démonstration indirecte

Il s’agit d’un raisonnement qui justifie une proposition en montrant que sa négation conduit à une
contradiction. Pour ce faire :

1. on affirme la contradictoire de la vérité que l’on veut établir ;


2. on déduit de cette contradictoire des propositions contraires aux hypothèses proposées ;
3. on conclut que cette proposition contradictoire est fausse, et partant la proposition à établir est vraie.

b. Le raisonnement déductif ou démonstration directe

Il s’agit d’un raisonnement qui conclut à partir des hypothèses, la vérité d’une proposition en usant des
règles d’inférences, c‘est à dire par une opération intellectuelle, on passe d’une vérité à une autre jugée telle en
raison de son lien avec la première. Cette opération est appelée déduction.

Illustration

Dans les lignes qui suivent pour ce cours, dans la plupart des cas, nous identifierons une figure en donnant
sa définition ; nous chercherons à étaler quelques propriétés liées à ladite figure sous forme de proposition. Cette
dernière nécessitera le plus souvent une démonstration i.e., la preuve qu’elle est correcte.

Pour ce faire, nous restituerons l’hypothèse de l’énoncé ainsi que la thèse en nous servant d’une figure
relative à la situation. Cette figure devra être dessinée au moyen d’un matériel de dessin de façon à traduire l’énoncé
et éventuellement la solution.

La démonstration sera l’étape finale de la résolution du problème posé.

Exemple : Cas de la figure appelée circonférence.

Définition

5
La circonférence (fig. 1) est le lieu géométrique des points d’un plan situé
à une distance constante d’un point donné de ce plan, appelé centre de la
circonférence. La distance constante est nommée rayon.

On définit un lieu géométrique comme étant la figure engendrée par les


points jouissant d’une même propriété. Pour la proposition ci-haut, la propriété est
pour les points du lieu géométrique d’être « situé à une distance constante d’un point
fixe ».

Propriétés (fig.2)

Une demi-droite d’origine, le centre, coupe la circonférence en un seul


point. Un angle, de sommet le centre du cercle qu’on appelle angle au centre,
intercepte la circonférence en un arc de cercle. Inversement, un arc de cercle
détermine un angle au centre.

THEOREME

Sur une circonférence, ou sur des circonférences égales:


1°. A des arcs égaux correspondent des angles au centre égaux;
2°. A des arcs inégaux correspondent des angles au centre inégaux et au plus grand arc correspond
le plus grand angle au centre ;
3°. Si un arc, plus petit que la circonférence, est la somme de deux autres arcs, l’angle au centre
correspondant est la somme des angles au centre correspondants à ces arcs. Hypothèse (fig.2, 3
et 4)

1° A,B,C et D points de la circonférence de centre O arc AB= arc CD,

2° arc AB > arc CD,

3° arc AC= arc AB + arc BC

Thèse

1° 𝐴𝑂𝐵̂ = 𝐶𝑂𝐷̂.

2° 𝐴𝑂𝐵̂ > 𝐶𝑂𝐷̂

3° 𝐴𝑂𝐶̂ = 𝐴𝑂𝐵̂ + 𝐵𝑂𝐶̂.

Démonstration

1°. Par un mouvement de rotation autour du point O on amène l’arc CD sur l’arc AB, le point C allant en A et le
point D en B. Les demi-droites OA et OC, respectivement OB et OD coïncident et 𝐴𝑂𝐵̂ = 𝐶𝑂𝐷̂.

2°. De même, si l’arc AB est plus grand que l’arc CD, on considère un mouvement de rotation autour du point O
amenant, par exemple, le point C en A et le point D en un point D’ situé du même côté que le point B par rapport
au point A. Alors, les demi-droites OA, OD’, OB se trouvent dans le même ordre que les points A D’, B sur la
circonférence et l’angle 𝐴𝑂𝐵̂ est plus grand que l’angle 𝐴𝑂𝐷̂’, lui-même égal à l’angle 𝐶𝑂𝐷̂.

𝐴𝑂𝐵̂ > 𝐶𝑂𝐷̂

3° la somme de deux angles se fait en considérant des angles adjacents et la somme de deux arcs d’un même cercle,
en les mettant bout à bout ; l’angle au centre correspondant à la somme de deux arcs est donc la somme des angles
au centre définis par ces arcs.

𝐴𝑂𝐶̂ = 𝐴𝑂𝐵̂ + 𝐵𝑂𝐶̂.

6
CHAPITRE II : FIGURES RECTILIGNES

II.1. DEFINITION D’UNE FIGURE RECTILIGNE

Une portion de surface plane limitée par des lignes est une figure plane. Lorsque les lignes limitant la figure
plane sont des droites, la figure géométrique est dite rectiligne.

II.2. ANGLES

II.2.1. Définition

Un angle (fig. 5) est la portion de plan définie par l’intersection de deux demi-plans. S’il n’y a pas
d’ambiguïté, deux demi-droites Ox et Oy concourantes définissent un angle. Le point A s’appelle le sommet tandis
que les demi-droites Ox et Oy sont les côtés de l’angle considéré.

On notera l’angle formé par les demi-droites Ox et Oy par :

xOy ; xOy ou tout simplement 𝑂̂ lorsqu’il n’y a pas risque de confusion.

Observation

L’égalité de deux angles sera définie par superposition; toutefois, les côtés d’un angle sont sousentendus
illimités, de sorte que l’ouverture desdits côtés est le seul élément qui en déterminera la coïncidence. La longueur
des côtés d’un angle ne détermine pas sa grandeur.

II.2.2. Quelques notions sur les angles

1. Deux angles ayant même sommet, un côté commun adjacent et étant situés de part et d’autre de ce côté
sont dits adjacents.
2. Deux angles dont les côtés sont dans le prolongement l’un de l’autre sont appelés angles opposés par le
sommet.
3. Un angle est dit plat lorsque ses côtés sont dans l’alignement l’un de l’autre tandis qu’il est nul lorsque ses
deux côtés sont deux demi-droites superposées. Deux angles plats sont égaux.

7
Effectuer l’addition (fig.7) de deux angles ∠ xAy et x’A’y’ c’est porter par exemple l’angle xAy égal à
l’angle ∠x’A’y’ et adjacent à l’angle∠xAy.

4. La somme de deux angles adjacents AÔB et BÔC est définie comme étant l’angle AÔC (fig.6).

5. Deux angles dont la somme est égale à un plat sont supplémentaires.


6. Lorsqu’un segment de droite, partant du sommet d’un angle divise celui-ci en deux angles égaux, il est
appelé bissectrice. Voici quelques propriétés des bissectrices (à démontrer comme exercices par l’étudiant):
i. Tout angle n’a qu’une seule bissectrice
ii. Tout point de la bissectrice d’un angle est également distant des côtés de l’angle. iii.
Tout point également distant des côtés d’un angle appartient à la bissectrice de cet angle
iv. La bissectrice d’un angle est le lieu géométrique des points également distants des côtés de cet
angle.
v. La bissectrice d’un angle est un axe de symétrie pour cet angle.
vi. Le lieu des points équidistants de deux droites qui se coupent est composé de deux bissectrices de
quatre angles formés par ces droites, ces bissectrices sont perpendiculaires.
7. Un angle ∠y’A’x’ est plus grand qu’un autre ∠xAy, lorsque le premier est égal à la somme de celui-ci et
d’un troisième zAy qui en exprime la différence.
Il est possible d’effectuer les opérations d’addition, soustraction, multiplication et division par un nombre
sur les angles.

THEOREME X X’
Deux angles opposés par le sommet sont égaux.

Hypothèse
Y A y’
Les angles ∠ xAy et ∠ x’Ay’ sont opposés par le sommet sur la figure 8.
Thèse : ∠ xAy = ∠ x’Ay’

Démonstration

Faisons superposer l’angle ∠xAy sur l’angle ∠x’Ay’ par un mouvement de rotation autour du point A en
amenant la demi-droite Ax sur la demi-droite Ax’.

On a: ∠ xAy = ∠ x’Ay’ cqfd (= Ce qu’il fallait démontrer..

On peut aussi démontrer d’une autre façon:

8
∠ xAy +∠ yAx’ = 1plat deux quantités égales à une même troisième sont égales entre elles. On aura
: ∠ xAy +∠ yAx’ = ∠ yAx’ +∠ x’Ay’

∠ yAx’ +∠ x’Ay’ = 1plat par la suite, ∠ xAy = ∠ x’Ay’ Cqfd

8. Droites perpendiculaires et angle droit


a. La notion d’angle droit ou de perpendicularité est fondamentale en géométrie euclidienne. Un angle droit
est la moitié d’un angle plat.

Trois points A,O,C étant alignés, l’angle ∠AOB est droit si et seulement si les
angles ∠AOB et ∠BOC sont égaux.

b. Un angle aigu est plus petit qu’un angle droit tandis qu’un angle obtus est
plus grand.
c. Deux angles dont la somme vaut un droit sont dits complémentaires. Il
est évident que si deux droites forment un angle droit, elles forment quatre angles
droits ; deux angles consécutifs sont complémentaires et on dira alors que ces
droites sont perpendiculaires.
d. Les bissectrices de deux angles adjacents supplémentaires sont perpendiculaires.

THEOREME

Dans un plan donné, par un point pris sur une droite, on peut toujours élever une perpendiculaire, mais une seule.

Hypothèse : Point O ∈ droite d

Thèse : OM d, OM unique

Démonstration

Soit O, un point d’une droite d. Soient A et B l’intersection de la droite d avec


une circonférence de centre O et M le milieu d’une des demi-circonférences AB.

L’angle AOM est droit comme moitié de AOB qui est plat. La droite OM est
perpendiculaire à la droite d et, de par l’unicité du milieu, c’est la seule.

THEOREME

Par un point pris hors d’une droite, on peut toujours abaisser une perpendiculaire, mais une seule.

Hypothèse

A point hors de la droite xx’

Thèse

AA’ x’x et unique

Démonstration

Faire pivoter le demi-plan contenant A autour de xx’. A se porte sur


A’. point O xx’, x’OA = x’OA’ par superposition. On a aussi
: AOx = A’Ox.

AO xx’ ⟺ ces quatre angles sont égaux.


Pour que AOx = A’Ox, il faut et il suffit que leurs côtés respectifs OA et OA’ soient alignés. Par suite AA’
x’x et c’est la seule. Cqfd

9
e. Porter un angle égal à un angle donné

Soit un angle donné xOy et O’x’ une demi-droite.

De O comme centre, avec un rayon quelconque OA, tracer


l’arc AB. Faire de même de O’ comme centre et de rayon
O’A’= OA, tracer partant de O’x’, un arc A’B’=arc AB.

A’O’B’ forme un angle = à AOB

II.3. TRIANGLES

Les figures souvent mesurées par les géomètres sont déterminées par une ligne brisée fermée de sommets
en nombre suffisant ceci afin de réduire les erreurs. Les figures ainsi mesurées sont des polygones ; le segment de
droite joignant deux sommets consécutifs est appelé côté tandis que l’angle formé par deux côtés consécutifs est un
angle du polygone.

II.3.1. Définitions

i. Un polygone est dit convexe lorsqu’il se situe d’un même côté par rapport à chacun de ses côtés
indéfiniment prolongés, et on appelle diagonale d’un polygone convexe un segment joignant deux sommets non
consécutifs. ii. La plus élémentaire de ces lignes est le triangle, figure déterminée par trois sommets non alignés.

Remarques :

• Il est simple de constater que tout polygone se décompose en un triangle et de ce fait, l’étude des polygones
peut se réduire à celle des triangles par découpage ou triangulation.

• Lorsque trois points sont alignés, on parle parfois d’un triangle aplati cependant, il s’agit tout simplement
d’un segment de droite.

II.3.2. Egalité des triangles

THEOREME (Premier cas d’égalité)

Deux triangles sont égaux si et seulement si ils ont un côté égal compris entre deux angles égaux chacun à chacun.

Hypothèse :

Δ ABC et Δ A’B’C’

AB = A’B’ ; A= A’ ; B= B’

Thèse

Δ ABC = Δ A’B’C’

Démonstration (par superposition)

Comme par hypothèse, AB = A’B’ ; Faisons déplacer le Δ A’B’C’ sur le Δ ABC de sorte que A’B’ coïncide avec
AB. A’ tombe en A tandis que B’ coïncide avec B. Le point C’ situé du même côté que C tombe en un point C1.

A= A’ (par hypothèse), C1 AC

B= B’ (par hypothèse), C1 BC
AC BC = C ⇒ C=C1
Par suite les deux triangles sont égaux. Δ ABC = Δ A’B’C’

THEOREME (deuxième cas d’égalité)

10
Deux triangles sont égaux si et seulement si ils ont un angle compris entre deux côtés égaux chacun à chacun.

Hypothèse

Δ ABC et Δ A’B’C’

A= A’ ; AB = A’B’ ; AC = A’C’ ;

Thèse

Δ ABC = Δ A’B’C’

Démonstration (par superposition)

Comme par hypothèse, A = A’ ; Faisons déplacer le Δ A’B’C’ sur le Δ ABC de sorte que A’ se porte en A, le
point B’ en un point B1 AB et C’ en un point C1 AC. Comme AB = A’B’ ; AC = A’C’ nous aurons aussi B1=B
de même C1=C.

Les sommets des triangles coïncident ⇒ ΔABC = Δ A’B’C’. (Les triangles sont superposables).

LEMME

Si un triangle possède deux côtés égaux, les angles opposés aux côtés égaux sont
égaux et réciproquement.

Hypothèse

AB=AC dans ΔABC

Thèse

∠ B=∠ C

Démonstration

Notons C’ le sommet B et B’ le sommet C. Par suite, en considérant les deux triangles ΔABC et Δ AB’C’, il est
évident que ΔABC = Δ AB’C’ car les deux triangles ayant un angle égal compris entre deux côtés égaux chacun à
chacun. (∠ A étant commun).

On tire : ∠ C’= ∠ B’ ou tout simplement ∠ B= ∠ C

THEOREME (troisième cas d’égalité)

Deux triangles sont égaux si et seulement si ils


possèdent leurs trois côtés égaux chacun à chacun.

Hypothèse :

Δ ABC et Δ A’B’C’

AB = A’B’ ; BC = B’C’ ; AC = A’C’ A’


Thèse : Δ ABC = Δ A’B’C’ Démonstration :

N.B : Les éléments égaux donnés n’étant pas consécutifs, la superposition n’est plus immédiate ; il faut employer
un autre procédé. Déplaçons le Δ A’B’C’ sur le triangle Δ ABC de façon que B’ se porte en B, C’ en C et A’ en
un point A1 situé du côté opposé à A par rapport à BC.

11
Le Δ ABA1 a deux côtés égaux, de même que le Δ ACA1. Nous tirons respectivement que ∠BAA1=∠BA1A et
∠CAA1=∠CA1A. par suite, ∠BAC=∠BA1C ce qui implique que Δ ABC = Δ A1B’C’ c’est-à-dire Δ ABC = Δ
A’B’C’.

THEOREME

Un triangle est isocèle si et seulement si il possède deux angles égaux.

Hypothèse (fig.15)

∠B=∠C dans Δ ABC

Thèse

Δ ABC isocèle

Démonstration

Par le lemme précédent, nous disons que du fait que ∠B=∠C nous aurons aussi AB=AC.

En effet, en notant C’ le point B et B’, le point C nous avons deux triangles égaux dont les éléments correspondants
sont égaux.

Ainsi, Δ ABC est isocèle.

Corollaire

Dans un triangle isocèle, la droite qui joint le sommet au milieu de la base


est perpendiculaire à la base et est bissectrice de l’angle au sommet.

Hypothèse

Δ ABC est isocèle de sommet A et I milieu de la base BC

Démonstration

Considérons les Δ ABI et Δ ACI


Δ ABI = Δ ACI (ayant trois côtés égaux chacun à chacun)
Dès lors, ∠BAI=∠CAI et ∠AIB=∠AIC ainsi,
AI est par définition bissectrice de l’angle ∠A et AI ⊥BC
Note : On appelle médiatrice d’un segment, la droite perpendiculaire au segment passant par son milieu.
THEOREME

La médiatrice d’un segment est le lieu géométrique des points équidistants des extrémités de ce segment.

Considérons la figure précédente.

Si A, un point est équidistant des extrémités d’un segment BC, le triangle ABC est isocèle et le point A est situé
sur la médiatrice du segment BC.

Réciproquement, soient I le milieu d’un segment BC et A un point situé sur sa médiatrice.

∠AIB=∠AIC= 1droit

Δ ABI = Δ ACI Ainsi, AB=AC d’où A est équidistant des extrémités du segment BC.

Corollaire

Tout point non situé sur la médiatrice d’un segment de droite est inégalement distant des extrémités de ce segment.

12
II.3.3. Définition de la médiane

Une médiane d’un triangle est le segment de droite joignant un sommet du triangle au milieu du côté opposé
et une hauteur d’un triangle est la perpendiculaire abaissée d’un des sommets du triangle sur le côté opposé
considéré comme base.

Proposition

Dans un triangle, considérons la bissectrice de l’angle au sommet, la médiane, la hauteur passant par ce
sommet et la médiatrice du côté opposé. Si deux de ces droites coïncident ; le triangle est isocèle.

La démonstration se réduit à examiner deux cas seulement de par les


propriétés de la médiatrice.
Premier cas : la bissectrice coïncide avec la hauteur
Considérons le Δ ABC où AI = hauteur coïncide avec la bissectrice de
A.
Δ ABI = Δ ACI (Un côté égal compris entre deux angles égaux) AB=AC
ainsi Δ ABC isocèle.
Deuxième cas : la bissectrice coïncide avec la médiane
Soit le Δ ABC dans lequel la médiane AI coïncide avec la bissectrice de
l’angle A.
Supposons que Δ ABC ≠ isocèle et que par exemple AB < AC Sur AC,
portons B’ tel que AB’=AB et Sur AB, portons C’ tel que AC’=AC.
Δ ABI = Δ AB’I et Δ ACI = Δ AC’I (angle égal compris entre deux
côtés égaux) On aura donc :
AIB= AIB’ et AIC= AIC’ comme l’angle BIC = 1plat il en est de même pour B’IC’ alors les points B’, I et
C’ sont alignés.
De plus, IB=IB’ et IC=IC’. Comme I est milieu de BC, IB=IB’=IC=IC’ et Δ IB’C et ΔIBC’ sont isocèles. Leurs
médianes IJ et IJ’ sont bissectrices des angles opposés par le sommet ( BIC’ et B’IC. Ces médianes sont dans le
prolongement l’une de l’autre et la droite JIJ’ est perpendiculaire aux droites AJ et AJ’. Ceci est absurde si le
triangle ABC n’est pas un triangle aplati.

Autres propriétés dans un triangle isocèle :

4. les bissectrices des angles à la base sont égales.

5. Les médianes relatives aux côtés égaux sont égales.

II.3.4. Définition d’un triangle équilatéral

Un triangle est dit équilatéral lorsque ses trois côtés égaux et équiangle lorsque ses trois angles sont égaux.
Un triangle est équilatéral si et seulement si il est équiangle.

13
II.3.5. INEGALITE DANS LES TRIANGLES

A. Angle extérieur - angles intérieurs non adjacents


dans un triangle

Un angle extérieur d’un triangle est plus grand que


chacun des angles intérieurs non adjacents. F
Hypothèse :

Δ ABC E
Angle DÂC extérieur

Angle C > angle B

Thèse : angle DAC > angle C

angle DAC > angle B

Démonstration :

Joignons B au milieu E de AC et prolongeons BE d’une longueur EF égale à BE. Traçons AF.

1. Comme F est dans l’angle DAC, DÂC > FÂC (1) (un angle est plus grand qu’un autre lorsque
le premier est égal à la somme de celui-ci et d’un troisième)

∠AEF=∠BEC (car opposés par le sommet).

AE = EC (car E est milieu de AC par construction)

BE = EF (par construction)

Dès lors Δ AEF = Δ BEC (car ayant un angle égal compris entre côtés égaux). On peut conclure ∠FAC = ∠C (2).

De (1) et (2) : l’angle DAC > angle C. A

2. On vient de montrer que l’angle DAC > angle C or par l’angle C >
hypothèse angle B, partant l’angle DAC > angle B.

B. Correspondance entre la grandeur des angles et celle des côtés


B D

THEOREME

Dans tout triangle, à un plus grand côté est opposé un plus grand angle.
C
Hypothèse : Δ ABC ; BC> AC

Thèse : angle BAC > angle ABC

Démonstration :

Prenons à partir de C sur le côté CB, une longueur CD = AC, puis traçons AD.

AC = CD ⇒ Δ ACD isocèle ⇒ les angles A1 et D1 sont égaux (1) (Dans tout triangle isocèle, aux côtés égaux sont
opposés des angles égaux). Puisque D est entre C et B, BÂC > Â1 (2) (un angle st dit plus grand qu’un autre lorsque
le premier est égal la somme de celui-ci et d’un troisième). De (1) et (2) : L’angle BAC> angle D1.

Remarquons que l’angle D1 > angle ABC (un angle extérieur dans un triangle est plus grand que chacun de deux
angles intérieurs non adjacents).

14
Si l’angle BAC > angle D1 et que l’angle D1 > angle ABC ⇒ angle BAC > angle ABC.

Ainsi donc BC > AC ⇒ angle A > angle B.

RECIPROQUE DU THEOREME

Dans tout triangle, à un plus grand angle est opposé un plus grand côté.

Remarque générale

Si on classe les angles d’un triangle par ordre de grandeur croissante par exemple, et si on classe ses trois
côtés de la même façon, un angle et le côté qui lui est opposé occupe le même rang. Par exemple si on a BC > AC
> AB on a également angle A >angle B >angle C.

C. Inégalités entre les côtés d’un triangle

THEOREME

Dans tout triangle, la longueur d’un côté est comprise entre la somme et la différence des longueurs des deux autres côtés.

Scindons ce théorème en deux propositions que nous pouvons démontrer une à une, soient :

• Dans tout triangle, un côté est inférieur à la somme de deux autres et

• Dans tout triangle, un côté est supérieur à la différence de deux autres


Mathématiquement, la thèse de ce théorème se traduit par :

(BC – AC) < AB < (AC + BC). Nous pouvons démonter en deux étapes qu’on a:

AB < (AC + BC) et (BC – AC) < AB


D
• Dans tout triangle, un côté est inférieur à la somme de
deux autres
Hypothèse : A

Δ ABC
B
BC > AC > AB

Thèse : AB < AC + BC
C
AC < AB + BC

BC < AC + AB

Démonstration :

a) Par hypothèse, on a : AB < AC ⇒ AB < AC + BC

b) Par hypothèse, on a : AC < BC ⇒ AC < BC + AB

c) Prolongeons AB d’un segment AD = AC. Traçons CD.

Comme AD = AC ⇒ Δ ADC isocèle ⇒ angle D1 = angle C1 (dans tout triangle isocèle, aux côtés égaux
sont opposés des angles égaux).

15
Remarquons que l’angle C1 < angle BCD ⇒ angle D1 < angle BCD ⇒ BC < BD (dans tout triangle à un
plus grand angle est opposé un plus grand côté). On peut alors écrire : BC < AB + AD or AD = AC (par construction)
⇒ BC < AB + AC

• Dans tout triangle, un côté est supérieur à la différence de deux autres.

On a: AC < AB + BC ⇒ AC – AB < BC

BC < AC + AB ⇒ BC – AC < AB ou BC – AB < AC.

• Remarque
Trois segments de droites de longueurs arbitraires ne peuvent donc être pris pour côtés d’un triangle que :

1. si le plus grand segment est inférieur à la somme de deux autres ;

2. ou si le plus petit segment est supérieur à la différence de deux autres.

D. Inégalités entre les côtés d’un polygone

Chaque côté d’un polygone est inférieur à la somme de tous les autres.

Hypothèse :

Polygone ABCDE

AB est le plus grand côté

Thèse : AB < BC + CD + DE + EA

Démonstration :

Traçons les diagonales issues du sommet A. On obtient les triangles suivants : Δ ABC, Δ ACD et le Δ AED.

Dans le Δ ABC, on peut écrire : AB < AC + CB (un côté est inférieur à ∑ de deux autres)

Δ ACD, on peut écrire : AC < AD + CD (un côté est inférieur à ∑ de deux autres)

Δ ABC, on peut écrire : AD < AE + ED (un côté est inférieur à ∑ de deux autres).

En additionnant membre à membre on a : AB < BC + CD + DE + AE (si on ajoute membre à membre plusieurs


inégalités de même sens, on obtient une inégalité de même sens).

D.1. Conséquences

Un segment de droite est moindre que toute ligne brisée ayant mêmes
extrémités.

Hypothèse

Ligne brisée d’extrémités A=A0, B=An et de sommets A1,…,An-1

Thèse

AAn-1 < A0A1+ A1A2 + A2A3 +...An-2An-1+ An-1An

Démonstration

Pour n=2, la démonstration est directe par le théorème précédent.

16
Supposons que la démonstration soit faite jusqu’à un rang r ⩽ n-1autrement dit :

A0Ar < A0A1+ A1A2 + A2A3 +...Ar-2Ar-1+ Ar-1Ar


Considérons le Δ A0An-1An. Par hypothèse de récurrence, on peut écrire pour le segment d’extrémités A0 et An1, et
de sommets A1, A2, A3 ..., An-2 :
A0An-1< A0A1+ A1A2 + A2A3 +...An-2An-1
Comme A0An< A0An-1 +An-1An (théorème précédent), on peut conclure:
AAn-1 < A0A1+ A1A2 + A2A3 +...An-2An-1+ An-1An. CQFD
Le théorème précédent et son corollaire expriment tout simplement la propriété de la ligne droite d’être le
plus court chemin d’un point à un autre. D.2. Définition :

Le périmètre d’un polygone ou d’une ligne quelconque est la somme de ses côtés.

1. Le périmètre d’une ligne polygonale convexe est moindre que celui de toute ligne brisée enveloppante
terminée aux mêmes extrémités.

2. Le périmètre de tout polygone convexe est plus petit que le périmètre d’un polygone quelconque qui
l’enveloppe.

3. En considérant une ligne courbe comme étant une ligne brisée avec une infinité de sommets, on en
déduit que toute ligne courbe est longue que la ligne droite ayant mêmes extrémités.

4. D’un point pris à l’intérieur d’un triangle, la somme des distances de ce point aux extrémités d’un côté
est moindre que la somme des deux autres.

5. Une médiane d’un triangle est inférieure à la demi somme des deux côtés qui la comprennent et
supérieure à leur demi différence.

6. Triangles n’ayant que deux côtés égaux chacun à chacun

THEOREME

Si deux triangles ont un angle inégal compris entre deux côtés égaux chacun à chacun, les troisièmes côtés sont inégaux et au plus
grand angle est opposé le plus grand côté.

Comme 𝐴̂’ < 𝐴̂, le côté A’B’ prend une position intérieure à 𝐵𝐴𝐶̂. On obtient que le ΔAB’C = ΔA’B’C’.

Traçons la bissectrice de 𝐵𝐴𝐵̂′, elle coupe BC en E; joindre E à B’. Nous affirmons que Δ ABE = Δ AEB’ (cas
CAC, angle égal compris entre deux côtés égaux) En effet, 𝐵𝐴𝐸̂̂ = 𝐸̂𝐴𝐵̂’ (par construction) ; AE côté commun et
par hypothèse, AB = AB’

BE = EB’ comme éléments correspondants des deux triangles égaux.

Dans le Δ EB’C : B’E + EC > B’C (un côté est inférieur à la somme de deux autres).

17
Or B’E = BE et B’C = B’C’ ⇒ BE + EC >
B’C’ ⇒

Autre démonstration

Joindre B’ à B. On obtient le Δ ABB’ isocèle


(AB = AB’, par hypothèse) ⇒ 𝐴𝐵𝐵̂’= 𝐴𝐵̂’𝐵
(dans un Δ isocèle, aux côtés égaux sont
opposés des angles égaux). Sur la figure 23,
on remarque que l’angle m > angle q et
angle n < angle p ⇒ angle m < angle p. On peut alors écrire angle q < angle m < angle p ⇒ angle q < angle p.

Considérons le Δ BB’C, on a : BC > B’C (dans un triangle, à un plus grand angle est opposé un plus grand côté).
Or B’C = B’C’ ⇒ BC > B’C’

RECIPROQUE DU THEOREME

Si, dans deux triangles, deux côtés égaux chacun à chacun et les troisièmes inégaux, les angles opposés aux côtés inégaux sont inégaux
et au plus grand côté est opposé le plus grand angle.

E. Perpendiculaire et obliques

Nous avons démontré que d’un point O pris hors d’une droite d, on ne peut abaisser qu’une et seule
perpendiculaire OA à d. Toute autre droite telle que OC est une oblique.

THEOREME

Si d’un point O, extérieur à une droite d, on trace la perpendiculaire et plusieurs obliques OB, OC,…à cette droite :

1. la perpendiculaire est plus courte que toute oblique ;


2. deux obliques dont les pieds s’écartent également du pied de la perpendiculaire sont égales ;
3. de deux obliques, celle dont le pied s’écarte le plus du pied de la perpendiculaire est la plus
grande.
RECIPROQUE
Parmi les distances d’un point aux différents points d’une droite :
1. la plus courte distance est la perpendiculaire.
2. Les pieds de deux obliques égales s’écartent également du pied de la perpendiculaire
;
3. Les pieds de deux obliques inégales s’écartent inégalement du pied de la perpendiculaire et le pied de la plus
grande est la plus éloignée. E.1. Note :

On appelle distance d’un point à une droite, la longueur de la perpendiculaire abaissée de ce point à la
droite considérée.

Un triangle avec un angle droit est dit rectangle ; le côté opposé à l’angle droit est appelé hypoténuse.

E.2. Corollaires

• D’un point à une droite, on ne peut pas mener trois obliques égales.
• Dans un triangle rectangle, chaque côté de l’angle droit est inférieur à
l’hypoténuse.
• Dans un triangle rectangle, les angles adja cents à l’hypoténuse sont
aigus.
• La somme des trois hauteurs d’un triangle est inférieure à la somme des trois
côtés. E.3. Cas d’égalité des triangles rectangles

18
THEOREME

Deux triangles rectangles sont égaux lorsque:


• ils ont l’hypoténuse égale et un côté de l’angle droit égal.
• ils ont l’hypoténuse égale et un angle aigu égal ;
Premier cas d’égalité des triangles rectangles:
hypoténuse égale et un côté de l’angle droit égal

Hypothèse :

Δ ABC et Δ A’B’C’ rectangles

∠B = ∠B’ = 1 droit

AC = A’C’ (hypoténuse)

AB = A’B’

Thèse : Δ ABC = Δ A’B’C’

Démonstration :

Retournons le Δ A’B’C’ sur le plan qui le contient. Faisons


coïncider dans ce plan A’B’ avec AB qui lui est égal :

∠B1 = ∠B2 = 1 droit, en plus les angles ∠B1 et B2 sont adjacents


⇒ BC et BC’ en ligne droite (deux angles adjacents qui sont supplémentaires ont leurs côtés extérieurs en ligne
droite) ⇒ la figure obtenue est un triangle : Δ C’AC

Dans ce Δ C’A’C, on a C’A = AC (par hypothèse) ⇒ ce triangle est isocèle (comme ayant deux côtés égaux). En
plus angle B1 = angle B2 = 1 droit ⇒ AB est une hauteur et médiane ⇒ C’B = CB (la médiane est un segment de
droite joignant le sommet au milieu du côté opposé).

Alors C’B = C’B’ = BC, AB = A’B’ et A’C = AC ⇒ Δ ABC = Δ A’B’C’ (car ayant trois côtés égaux) ⇒ l’angle
A = angle A’ et angle C = angle C’ (comme éléments correspondants de deux triangles égaux)

Deuxième cas d’égalité des triangles rectangles :


hypoténuse égale et un angle aigu égal

Hypothèse :

Δ ABC et Δ A’B’C’ rectangles

Angle B = angle B’ = 1 droit

AC = A’C’ (hypoténuse)

 = ’

Thèse : Δ ABC = Δ A’B’C’

Démonstration :

Faisons coïncider le Δ A’B’C’ et avec le Δ


ABC. L’angle
A étant égal à l’angle A’, Â’ vient s’appliquer sur Â. Le point A tombant sur A, A’C’ prend la direction de AC et
A’B’ celle de AB. Comme A’C’ = AC ⇒ A’ étant appliqué sur A, C’ s’applique sur C. Remarquons que de C (ou
C’), on peut mener qu’une perpendiculaire CA (ou C’A’) à AB (ou B’A’), d’où C’B coïncide avec CB. Le Δ A’B’C’

19
s’applique parfaitement sur le Δ ABC ⇒ Δ ABC = Δ A’B’C’ ⇒ BC = B’C’, AB = A’B’ et angle C = angle C’
(comme éléments correspondants de deux triangles égaux). E.4. Remarque :

Il y a cinq cas d’égalité pour les triangles rectangles :

1. Les deux cas que nous venons d’énoncer avec comme hypothèse que les hypoténuses sont égales et,
2. les trois cas concernant les triangles en général vus auparavant (CAC, ACA et CCC).

II.4. NOTION DE PARALLELES EN GEOMETRIE PLANE

II.4.1. Concept de parallélisme

1. Deux droites situées dans un même plan sont dites parallèles, si aussi loin qu’on les prolonge, elles
ne se rencontrent pas.

L’existence de droites parallèles découle du théorème ci-après :

THEOREME
Deux droites perpendiculaires à une même troisième sont parallèles .

Hypothèse

AB ⊥ AC

CD ⊥ AC

Thèse

AB // CD

Démonstration (Par l’absurde)

Deux possibilités se présentent : soit AB n’est // à CD ou AB // CD

Si AB ∦ CD ⇒ ∃ P un point d’intersection entre AB et CD, soit P par exemple.

AB ⋂ CD = P ainsi, d’un point pris hors d’une droite AC, on peut toujours mener une perpendiculaire à cette
droite. Ceci est impossible ce qui conduit à conclure que AB // CD.

2. Remarque

Deux droites qui passent par un même point sont appelées droites sécantes
On dit alors qu'elles ont un point commun. Ce point est appelé le point d'intersection

Si deux droites ont plus qu'un point en commun (par exemple deux points communs), alors elles ne peuvent être
que confondues. Il s'agit en fait de deux fois la même droite.

Si trois droites passent par un même point et ne sont pas confondues, on dit qu'elles sont concourantes. Le point
qu'elles ont en commun s'appelle le point de concours.

20
Etant données deux droites quelconques AB et CD, une sécante
commune EF forme avec ces droites huit angles connus sous les noms
suivants :
• Angles internes : ce sont ceux situés entre AB et CD
• Angles externes : ce sont ceux qui ne sont pas situés entre AB
et CD (angles extérieurs)
• Angles alternes internes : ce sont les angles internes non
adjacents situés de part et d’autre de la sécante commune, par
exemple ∠AEF et ∠DFE
• Angles alternes externes : ce sont les angles externes non
adjacents situés de part et d’autre de la sécante commune ; par
exemple ∠AEH et ∠GFD
• Angles correspondants : ce sont les non adjacents situés d’un
même côté de la sécante, l’un étant externe et l’autre interne ; par exemple ∠BEF et ∠DFG.

3. Corollaires
• Par un point extérieur à une droite, on peut toujours mener une parallèle à cette droite. •
Si deux droites ne sont pas sécantes, alors elles sont parallèles
THEOREME

Lorsque deux droites coupées par une même sécante forment


avec celle-ci des angles alternes internes égaux, ces deux
droites sont parallèles. Hypothèse d et d’ coupées par s=AB
une sécante

A = s⋂d’ et B = s⋂d’

∠A=∠B

Thèse : d//d’

Démonstration

Traçons par I milieu de AB une droite ⊥ à d ; elle coupe d en E et d’ en E’ ; ∠AEI=1dr.

Considérons les triangles Δ AEI et Δ BE’I

AI=IB par construction (1)

∠A=∠B par hypothèse (2)

∠AIE=∠BIE’ (angles opposés par le sommet) (3)

Considérant (1), (2) et (3), nous affirmons que Δ AEI = Δ BE’I (côté égal compris entre deux angles égaux chacun
à chacun dans deux Δ.

Par suite, les éléments correspondants sont égaux dont ∠AEI et ∠IE’B.

Or ∠AEI=1dr ⇒ ∠IE’B = 1dr

Et nous disons que d//d’ (deux droites perpendiculaires à une même troisième sont parallèles).

4. Postulat d’Euclide

Par un point pris hors d’une droite, on ne peut lui mener qu’une seule parallèle.

21
5. Si deux droites sont parallèles, toute sécante à l’une est sécante à l’autre et si deux droites font avec une
même droite des angles correspondants égaux (elles ont la même inclinaison par rapport à cette droite), elles sont
parallèles.
6. Deux droites confondues sont parallèles. Si deux droites ont en commun deux points, elles sont confondues.

THEOREME

Si deux droites sont parallèles, toute perpendiculaire à l’une est


perpendiculaire à l’autre.

Hypothèse

d//d’ ; s⊥d’ ; d ⋂s = E

Thèse : s⊥d

Démonstration

Par E, élevons la perpendiculaire à s ; elle est parallèle à d et par suite, elle est confondue avec d. ⇒ s⊥d

THEOREME

Deux droites parallèles forment avec une sécante commune des angles alternes internes égaux.

Ceci est la réciproque du théorème en (5)

Hypothèse d//d’

AB sécante commune

Thèse

∠EAI = ∠E’BI

Démonstration

Par I milieu de AB, tracer la perpendiculaire IE à la droite d ; elle coupe d’en E’. les angles E et E’ sont
droits par suite, les triangles Δ IEA et Δ IE’B sont égaux. On a alors ∠EAI = ∠E’BI

Les résultats sont analogues pour les angles correspondants ou alternes internes.

7. Propriété

Si une droite, tombant sur deux droites, fait des angles intérieurs du même côté plus petits que deux droits,
ces droites prolongées indéfiniment, se rencontrent du côté où les angles sont plus petits que deux droits.

THEOREME

La somme des angles d’un triangle est égale à deux angles droits
.

22
Hypothèse

Δ ABC quelconque

Thèse : ∠A + ∠B + ∠C = 2dr

Démonstration
Construire CA’//AB. Considérant AC comme sécante, ∠A = ∠C1 (1)

Prenant x, la droite BC pour sécante par rapport à AB et CA’ qui sont parallèles, il vient ∠B

= ∠C2 (2)

En additionnant les angles autour de C qui forment un plat, on trouve :

∠C + ∠C1 +∠C2 = 1 plat = 2dr; Remplaçons ∠C1 et ∠C2 par les valeurs trouvées en (1) et (2).

Il vient :

∠A +∠B + ∠ C = 2dr

8. Note

Un angle extérieur d’un triangle est défini par un de ses côtés et le prolongement d’un autre.

9. Corollaire iii. Un angle extérieur d’un triangle est plus grand que chacun des angles intérieurs non
adjacents ; il est égal à leur somme ;
iv. Un triangle ne peut avoir plus d’un angle droit ou obtus
v. Dans un triangle équilatéral, chaque angle vaut un tiers d’angle plat ;
vi. Deux triangles ayant deux angles égaux chacun à chacun ont leurs troisièmes angles égaux. vii.
Dans un triangle rectangle, les angles aigus sont complémentaires.

THEOREME

Deux angles à côtés parallèles sont égaux ou supplémentaires. (A démontrer comme exercice)

THEOREME

Deux angles à côtés perpendiculaires sont égaux ou supplémentaires. (A démontrer comme exercice)

II.5. POLYGONES ET QUADRILATERES

1. Nomenclature des polygones


a. Quadrilatère : polygone à quatre côtés
b. Pentagone : polygone à cinq côtés
c. Hexagone : polygone à six côtés
d. Etc... il suffit de former le nom du polygone en prenant le préfixe équivalent au nombre des côtés
quitte à lui ajouter convenablement le suffixe gone.

THEOREME

La somme des angles d’un quadrilatère convexe est égal à quatre angles droits. Plus généralement, la somme des angles intérieurs d’un polygone
convexe est égale à autant de fois deux angles droits qu’il a de côtés moins deux.

Hypothèse

Polygone A1A2….An un polygone convexe de n côtés

Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba 22


Thèse : ∑ angles=2 (n-2)dr

Considérons A1A2….An un polygone convexe de n côtés.

Du point A1, joignons les sommets de ce polygone.

Nous obtenons (n-2) triangles

On forme (n-2) fois deux angles droits. On a :


∑ angles=2 (n-2)dr

2. Définition

Un parallélogramme est un quadrilatère dont les côtés sont parallèles deux à deux.

Observation : Un parallélogramme est un quadrilatère convexe.

THEOREME

Un quadrilatère convexe est un parallélogramme si et seulement si ses angles opposés sont égaux.

Note : Il s’agit ici de démontrer


respectivement un théorème et sa réciproque autrement dit,
l’hypothèse de l’un implique la thèse de l’autre.

Hypothèse

Quadrilatère ABCD convexe,

1° ABCD parallélogramme

2° A = C et B= D

Thèse
1° A = C et B= D

2° ABCD=Parallélogramme

Démonstration

1° Considérons le quadrilatère convexe ABCD, il est parallélogramme par hypothèse. Ceci conduit à dire par
définition que ses angles opposés sont à côtés parallèles et de sens contraire. Dès lors A = C et B = D

2° Considérons le quadrilatère convexe ABCD dont A = C et B = D par hypothèse A et B sont


respectivement supplémentaires à C et D ; ceci montre que AB//CD et AD//BC. Il vient de par la définition du
parallélogramme que ABCD en est un.

ABCD=Parallélogramme

3. Corollaire

Deux angles consécutifs d’un parallélogramme sont supplémentaires et, réciproquement, si deux angles
consécutifs d’un quadrilatère convexe sont supplémentaires, ce quadrilatère est un parallélogramme.

THEOREME

Un quadrilatère convexe est un parallélogramme si et seulement si ses côtés opposés sont égaux.

24
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Note : Comme pour le théorème précédent, il s’agit ici de
démontrer respectivement un théorème et sa réciproque autrement
dit, l’hypothèse de l’un implique la thèse de l’autre. Hypothèse
(fig.34)

Quadrilatère ABCD convexe,


1° ABCD parallélogramme
2° AB =CD et AD = BC
Thèse
1° AB =CD et AD = BC
2° ABCD=Parallélogramme Démonstration
1° Considérons le parallélogramme ABCD ; traçons la diagonale BD. Celle-ci détermine des angles alternes internes
égaux :

ABD = BDC et ADB = DBC

Comme BD est côté commun aux triangles ΔABD et ΔCDB, par le cas d’égalité des triangles (Angle-Côté-Angle,
ACA en sigle) ⇒ ΔABD = ΔCDB

On aura ainsi : AB =CD et AD = BC (côtés correspondants dans deux triangles égaux)

2° Considérons le quadrilatère convexe ABCD dont AB =CD et AD = BC par hypothèse triangles ΔABD =
ΔCDB comme ayant trois côtés égaux chacun à chacun. Par suite ABD = BDC et ADB = DBC ; ceci montre
que AB//CD et AD//BC. Il vient de par la définition du parallélogramme que ABCD en est un.
ABCD=Parallélogramme

THEOREME

Un quadrilatère convexe est un parallélogramme si et seulement si ses diagonales se coupent en leurs milieux.

Note : Nous démontrerons le théorème et sa


réciproque..

Hypothèse

Quadrilatère ABCD convexe,


AC et BD diagonales
1° ABCD parallélogramme
2° AI =ID et DI = IB
Thèse
1° AI =IC et DI = IB
2° ABCD=Parallélogramme Démonstration
1° Considérons le parallélogramme ABCD ; ABI = IDC et BAI = ICD (angles alternes internes égaux).
Comme AB=DC ⇒ triangles ΔABI = ΔDIC (cas d’égalité des triangles Angle-Côté-Angle, ACA en sigle) ⇒ AI
=ID et DI = IB

2° Considérons le quadrilatère convexe ABCD dont AI =IC et DI = IB par hypothèse. Comme AIB = DIC
(angles opposés par le sommet) ⇒ triangles ΔABI = ΔDIC (cas d’égalité des triangles Côté-Angle-Côté, CAC en
sigle) ⇒ AB =DC.(1)

En considérant les triangles ΔAID et ΔBIC, AI =IC et DI = IB par hypothèse.

Comme AID = BIC (angles opposés par le sommet) ⇒ triangles ΔAID = ΔBIC (cas d’égalité des triangles Côté-
Angle-Côté, CAC en sigle) ⇒ AD =BC.(2)

(1) et (2) combinés impliquent que ABCD est un parallélogramme car ayant les côtés opposés égaux deux à deux.

25
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
ABCD=Parallélogramme

THEOREME

Un quadrilatère convexe est un parallélogramme si et seulement si deux côtés opposés sont à la fois égaux et parallèles.

Hypothèse

Quadrilatère ABCD convexe,

1° ABCD parallélogramme

2° AD =BC et AD//BC

Thèse

1° AD =BC et AD//BC

2° ABCD parallélogramme

Démonstration

1° Considérons le parallélogramme ABCD ; La démonstration est immédiate !

AD//BC (par définition les côtés opposés sont parallèles dans un parallélogramme) et AD=BC (selon le théorème
plus haut)

2° Considérons le quadrilatère convexe ABCD. Par hypothèse, AD =BC


et AD//BC ce qui implique ∠ADB = ∠DBC. Les triangles ΔDAB = ΔDBC
(cas d’égalité des triangles Côté-Angle-Côté, CAC en sigle) ⇒ et alors,
AB=DC ce qui implique :

ABCD=Parallélogramme.

4. Définition

Un losange est un quadrilatère ayant tous ses côtés égaux ; ainsi


un losange est un parallélogramme, ses diagonales se coupent en leurs
milieux, elles sont perpendiculaires et bissectrices des angles opposés. La réciproque de cette proposition donne lieu
au théorème suivant :

THEOREME

Un parallélogramme ayant ses diagonales perpendiculaires est


un losange.
Hypothèse :

Parallélogramme ABCD,
AC, BD diagonales AC ⊥ BD
Thèse : ABCD = losange

Démonstration

Il suffit de démontrer que les côtés sont tous égaux ie AB=BC=CD=DA. Or les diagonales AC et BD sont
perpendiculaires, du fait de leur propriété de se couper en leurs milieux (parallélogramme par hypothèse), elles sont
médiatrices des segments qu’elles forment. Les côtés (considérées comme des obliques qui s’écartent également des
pieds des perpendiculaires) sont alors égaux. AB=BC=CD=DA et ABCD est un losange.

5. Définition d’un rectangle:

26
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Un rectangle est un quadrilatère possédant quatre angles droits ; en revanche trois suffisent. Par suite, un
rectangle est un parallélogramme.

La réciproque pour cette proposition implique le théorème ci-après :

THEOREME

Un parallélogramme est un rectangle lorsqu’un de ses angles est droit.

Hypothèse : Parallélogramme ABCD, Angle droit en A.

Thèse : ABCD= rectangle

Démonstration

Si ∠A=1dr ⇒ ∠B = 1dr car ∠A+∠B = 2dr, (la somme des angles consécutifs valent deux droits dans un
parallélogramme, si l’un est droit ⇒ l’autre l’est aussi et ainsi de suite…), nous disons que tous les angles sont
droits. ABCD est donc un rectangle.

THEOREME

Un parallélogramme est rectangle si et seulement si ses diagonales sont égales. (A démontrer par l’étudiant)

6. Définitions (carré et trapèze)

Un carré est un quadrilatère dont les côtés et les angles sont égaux. Notons qu’il réunit les propriétés du
rectangle et du losange.

Un trapèze est un quadrilatère ayant deux côtés parallèles ; il est appelé trapèze rectangle si un côté est
perpendiculaire aux côtés parallèles, trapèze isocèle si ses côtés non parallèles sont égaux.

Dans un trapèze, deux angles consécutifs formés par les côtés parallèles et un troisième côté sont égaux.

27
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
CHAPITRE III : FIGURES CIRCULAIRES

III.1. GENERALITES

La circonférence est l’ensemble des points équidistants d’un même


point fixe appelé centre. Cette distance, qui sépare le centre à un point
quelconque de la circonférence est appelée rayon de la circonférence tandis
le diamètre est un segment passant par le centre d’extrémités deux points de
la circonférence.

De ce qui précède, on peut affirmer que:

1. Tous les rayons d’une même circonférence sont égaux.


2. Les circonférences de même rayon sont superposables et
donc égales.
La circonférence partage le plan en deux régions :
• une région intérieure à la circonférence à laquelle on donne le nom de cercle ou disque.
point x disque Ox rayon r.
• une région extérieure à la circonférence. point y disque Oy rayon r. NB :

4. Il ne faut pas confondre la circonférence qui est une courbe et le cercle qui est la partie intérieure à la
circonférence.
5. Etant donnée une circonférence, un mouvement de rotation autour de son centre ne modifie en aucune
manière la figure initiale. Ainsi, deux circonférences égales se superposent d’une infinité de manière.
6. Un point qui est sur la circonférence est dit afférent à cette dernière.
7. On désigne une circonférence de centre O et de rayon r par l’écriture circ. (O,r) qui précise le centre O et le
rayon r. Si il n y a pas de confusion, on se contente d’écrire
circ O.

III.2. DETERMINATION D’UNE CIRCONFERENCE.

THEOREME.

Par trois points donnés, non en ligne droite, on peut faire passer une
circonférence et une seule.

Hypothèse : A, B et C trois points quelconque donnés non en ligne


droites.

Thèse : une seule circonférence passe par A, B et C.

Démonstration :

Les médiatrices du triangle déterminé par les points A, B et C se rencontrent en un point unique O
également distants de ces trois points. La circonférence de centre O et de rayon OA passe donc par les trois points
donnés.

28
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
NB : Si les trois points A, B et C étaient en ligne droite, les
médiatrices seraient parallèles et ne se couperaient plus, il
n’y aurait pas de point O. On peut dès lors conclure qu’une
circonférence est déterminée par trois points non en ligne
droite.

Corollaire.

Deux circonférences ayant trois points en commun


coïncident et deux circonférences distinctes ne peuvent avoir
plus de deux points en commun.

III . 3. CORDES ET ARCS.

III.3.1. LEMME

Une droite quelconque peut rencontrer une circonférence en deux points et pas davantage.

Hypothèse : droite d et circ. O.

Thèse : d et circ. O peuvent avoir deux points M et M’ communs et pas davantage.

Démonstration :

1°. Si OM est une oblique par rapport à d, il existe une autre oblique et une seule issue de O et de même longueur.
Soit OM’ cette oblique OM = OM’ = r M’ appartient à la circonférence O.
2°. Pas davantage. Si il existait trois points, il y aurait du même côté de la perpendiculaire deux obliques égales, ce
qui est impossible.

Ainsi donc, une droite qui rencontre une circonférence en deux points est dite sécante.

III.3.2. DEFINITIONS

On appelle corde un segment de droite d’extrémités deux points d’une même circonférence. On appelle
arc de cercle, la portion de circonférence comprise dans un des deux demi-plans déterminés par la droite définie
par la corde.
On dit que la corde sous-tend l’arc de cercle.
Deux points A et B marqués sur une circonférence déterminent un arc. Ainsi donc, un arc apparaît comme une
portion quelconque d’une circonférence. On écrit arc AB ou AB.

1. Cordes

Le segment de droite qui joint les extrémités d’un arc est appelé corde ou sous-tendante d’un arc. Par
exemple, la corde AB sous-tend chacun des arcs AMQ et AQB comme les arcs AMB et AQB sont sous tendus par
la corde AB. Lorsqu’une droite coupe la circonférence en deux points A et B, tous les points du segment AB sont
intérieurs au cercle. Si O est le centre du cercle, le triangle OAB est isocèle, le pied de la hauteur issue de O est sur
le segment AB et pour tout point M de ce segment, on a OM moindre que OA.

Comme nous venons de le voir, à toute corde ne passant pas par le centre correspond deux arcs, un arc plus
grand qu’une demi circonférence et un autre plus petit qu’une demi circonférence.

Note : La circonférence est une courbe convexe.

2. Diamètre.

29
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Le diamètre est une corde passant par le centre, donc il s’agit d’un segment limité à la circonférence et qui
passe par le centre de la circonférence.

Le diamètre est la plus grande corde d’une circonférence.

Hypothèse : Circ. O

Diamètre AB et corde quelconque CD

Thèse : CD AB Démonstration :

Traçons OC et OD

Dans le triangle COD on a : OC + OD CD (dans tout triangle, un côté est


inférieur à la somme de deux autres), or OA= OB = OC = OD = rayon.

Dès lors OA + OB CD AB CD.

3. Segment et secteur circulaire.

Un segment circulaire est la portion de disque (cercle) comprise entre un arc et sa corde. Par exemple les
segments AMB et AQB. Remarquons que toute corde divise le disque en deux parties dont chacune est un segment
circulaire.

Un secteur circulaire est la portion du disque comprise entre un arc et les deux rayons
qui aboutissent aux extrémités de l’arc. Par exemple, le secteur AOB.

4. Opérations sur les arcs.

a. Deux arcs qui ont des rayons égaux sont égaux quant on peut faire coïncider l’un
d’eux exactement avec l’autre.
.
b. Un point marqué sur un arc le divise en deux autres dont chacun est plus petit que
l’arc total, lequel est dit plus grand que chacun de ces deux autres. On écrit arc AM
arc AB ou encore que arc AB > arc AM.
L’arc total formé par deux arcs consécutifs est appelé leur somme ; on écrit arc AB =
arc
AM + arc MB. Ainsi ajouter deux arcs appartenant à une même circonférence ou à des
circonférences égales, revient à les placer bout à bout sur une même circonférence.

Note :
1. Dans les opérations de comparaison, d’addition et de soustraction des arcs, il faut sous-entendre que les
arcs sont de même rayon.
2. On appelle arcs supplémentaires, deux arcs dont la somme est égale à une demi circonférence, et les arcs
complémentaires sont deux arcs dont la somme donne un quart de circonférence (= quadrant). Lorsqu’un
arc est la somme de plusieurs arcs égaux à un arc donné, il est dit multiple de ce dernier, et inversement
celui-ci est un sous multiple du premier. Par exemple, si l’arc AP est la somme de n arcs AB, on
1 peut écrire
: arc AP = n (arc AB) et arc AB = (𝑎𝑟𝑐 𝐴𝑃).
𝑛
THEOREME

Dans une même circonférence ou dans des circonférences égales, deux arcs égaux sont sous-

30
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
tendus par des cordes égales des deux arcs inégaux, inférieurs à une
demicirconférence, le plus grand est sous-tendu par la plus grande
corde.

Hypothèse : circ. O et circ. O’ égales r = r’

Arc AB = arc A’B’ Arc AC

> arc A’B’

Thèse: i). AB = A’B’ et ii). AC > A’B’

Démonstration:

i) Les circonférences étant égales, elles sont donc superposables et leurs arcs AB et A’B’ sont égaux. La
coïncidence des arcs entraîne celle des cordes, donc les cordes sont égales.

ii) L’arc AC étant plus grand que l’arc A’B’, prenons l’arc AB = arc A’B’, le point B sera situé entre les points A
et
C. Le rayon OB se trouvera dans l’angle AOC AÔB < AÔC.
Considérons les triangles AOC et AOB. On a : AO commun,
CO = BO = rayon et AÔC > AÔB AC > AB (dans deux triangles, un angle inégal compris entre deux côtés égaux,
à un plus grand angle est opposé le plus grand côté). Or AB = A’B’ AC > A’B’.
RECIPROQUE:
Dans une circonférence ou dans des circonférences égales :
1. des cordes égales sous-tendent des arcs égaux.

2. Une plus grande corde sous-tend un arc plus grand, moins qu’une demi-circonférence.
Bref : Dans une circonférence ou dans des circonférences égales :
arc AB = arc A’B’ corde AB = corde A’B’ arc
AC > arc A’B’ corde AC > corde A’B
4. Diamètre perpendiculaire à une corde.

THEOREME :

Le diamètre perpendiculaire à une corde partage cette corde et les arcs sous tendus en deux parties égales.

Hypothèse: circ. O; Diamètre COD perpendiculaire à AB en E

Thèse : i). AE = EB ; ii). arc AC = arc CB; iii). arc AD = arc DB

Démonstration:

i). Traçons OA, OB rayons de la circonférence O: OA = OB. En plus OE


perpendiculaire à AB → AE = EB (si d’un point extérieur à une droite, on trace
la perpendiculaire et plusieurs obliques à cette droite, les pieds de deux obliques
égales s’écartent également du pied de la perpendiculaire). ii). Traçons AC, CB,
AD et DB. En vertu du même théorème, on a :

AE = EB et CE AB → AC = CB (deux obliques également distantes du pied


de la perpendiculaire sont égales).

AE = EB et DE AB → DB = CB (deux obliques également distantes du pied de la perpendiculaire sont égales).

31
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Comme AC = CB arc AC = arc CB et comme AD = DB arc AD = arc DB (dans une même circonférence, des
cordes égales sous-tendent des arcs égaux).

4.1. Conséquences.

i. Tout diamètre partage la circonférence et le disque en deux parties égales. En effet, arc DA = arc DB et arc AC
= arc CB. L’addition membre à membre donne : arc CAD = arc DBC.

Remarquons que les arcs DAC et DBC peuvent coïncider, les segments circulaires DBC et DAC peuvent donc
coïncider et sont donc égaux.

ii. Le diamètre est un axe de symétrie de la circonférence et du disque.

4.2. Propriété du diamètre.

Un diamètre

1. passe par le centre de la circonférence,


2. est perpendiculaire à une corde,
3. divise cette corde en deux parties égales,
4. passe par le milieu du plus petit arc sous tendu par la corde, 5. passe par le milieu du plus grand arc sous
tendu par la corde.
Le diamètre remplit donc cinq conditions dont deux suffisent pour le déterminer. Il en résulte que toute corde qui
satisfait à deux de ces conditions satisfait également aux trois autres.

III.3.3. DETERMINATION DU CENTRE D’UN ARC OU D’UNE CIRCONFERENCE.

On détermine le centre d’une circonférence donnée en construisant soit les médiatrices de deux cordes
quelconques de cet arc. Le centre est le point d’intersection de ces médiatrices.

Cordes également distantes du centre.

THEOREME.
Dans une même circonférence ou dans des circonférences égales :

i. deux cordes égales sont également éloignées du centre. ii. une


plus grande corde est plus rapprochée du centre.

Hypothèse: circ. O ; corde AB = corde BC ; Corde BD > corde BC


OE perpendiculaire à AB, OF perpendiculaire à BC et
OG perpendiculaire à BD

Thèse:
i. EO = OF
ii. OG < OF

Démonstration :
i. Traçons EF. AB = BC,
OE perpendiculaire à AB → AE = EB = AB/2 (tout diamètre perpendiculaire à une corde la divise
en deux partie égale)
OF perpendiculaire à BC → BF = FC = BC/2 (tout diamètre perpendiculaire à une corde la divise en deux
parties égales). Ceci implique que BE = BF car AB/2 = BC/2.
Dans le triangle BEF, on a BE = BF, donc le triangle BFE est isocèle → les angles BEF et BFE sont égaux.
Or l’angle FEO est le complément de l’angle BEF et l’angle EFO est le complément de l’angle BFE. Partant de
l’égalité des angles BEF et BFE, leurs compléments sont aussi égaux → angle FEO = angle EFO et partant le triangle
EFO est isocèle et EO = OF comme côtés opposés à deux angles égaux d’un triangle isocèle.
32
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Autre démonstration : joindre B à O. Considérer les triangles EBO et BFO rectangles respectivement en E
et F. Par hypothèse BO est un rayon et est un côté commun aux deux triangles. En plus EB = AB/2 = BC/2 = BF
(côtés de l’angle droit). Ainsi les deux triangles sont égaux (deux triangles rectangles ayant l’hypoténuse égale et un
côté de l’angle droit qui est le même sont égaux). Partant les éléments correspondants sont égaux dont EO = OF. ii.
Traçons GF. On a BD > BC

OG perpendiculaire à BD → GD = GB = BD/2

OF perpendiculaire à BC → BF = FC = BC/2

Or BD > BC ↔ BD/2 > BC/2 ↔ GB > BF.

Dans le triangle GBF on a : GB > BF ↔ angle BFG > angle BGF (dans un triangle, à un plus côté est opposé un
plus grand angle). Dans le triangle FOG on a : angle FGO = 1 droit – angle BGF et angle OFG = 1 droit – angle
GFB or angle BGF < angle GFB → angle FGO > angle OFG ↔ OF > GO (dans un triangle, à un plus grand angle
est opposé un plus grand côté).

Autre démonstration : OH est une oblique par rapport à OG donc OH > OG, or OH < OE car est une portion → OG
< OE par transitivité. On a montré que OE = OF, partant OG < OF.

RECIPROQUE :

Dans une même circonférence ou dans des circonférences égales :


6. deux cordes également éloignées du centre sont égales.
7. De deux cordes inégalement distantes du centre, la plus rapprochée du centre est la plus
grande.

III.3.4. ANGLES INSCRITS

Un angle inscrit dans une circonférence est un angle formé par deux
cordes qui ont une extrémité commune.

THEOREME

La mesure d’un angle inscrit est égale à la moitié de celle de l’arc compris entre ses côtés.
Hypothèse
Cercle de centre O, angles inscrits 𝐵𝐴𝐶̂, 𝐸̂𝐴𝐵̂ et BAD̂

.1° Un des côtés de l’angle inscrit passe par le centre, soit 𝐵𝐴𝐶̂
2° Le centre du cercle est à l’extérieur de l’angle inscrit, soit 𝐸̂𝐴𝐵̂ 3°
Le centre du cercle est à l’intérieur de l’angle inscrit, soit BAD̂
Thèse
1° BAĈ = mesure arc BC.

2° ̂EAB = mesure arc EB

3° BAD̂ = mesure arc BD


Démonstration

1° Considérons le triangle isocèle ΔABO et l’angle extérieur BOĈ


: BOĈ = ABÔ + BAÔ et ABÔ = BAÔ ⇒ BOĈ =2 BAÔ = 2 BAĈ

BOĈ = mesure arc BC ⇒ BAĈ = mesure arc BC.


33
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
2° Précédemment, nous avons trouvé

BOĈ =2 BAĈ (1) et de même EOĈ =2 EAĈ (2)

(2)-(1) ⇒ EOĈ − BOĈ =2 ( EAĈ − BAĈ ) Or mesure angle EOB̂ = mesure EB

Enfin, EOB̂ = 2 ̂EAB ⟺ ̂EAB = mesure arc EB

3° Considérons les angles au centre BOĈ et COD̂ ;

BOĈ =2 BAĈ et COD̂ = 2 CAD̂. (Voir le point 1°) En additionnant ces deux égalités, on obtient :

BOD̂ =2 BAD̂ et par suite : BAD̂ = mesure arc BD


Corollaires

• Deux angles inscrits qui interceptent une même corde et dont les sommets sont situés d’un même côté par
rapport à la corde ont même mesure, et par suite sont égaux.
• Deux angles inscrits qui interceptent une même corde et dont les sommets sont situés de part et d’autre de
la corde sont supplémentaires.
• La mesure de l’angle formé par une tangente et une corde issue du point de contact est égale à la moitié de
la mesure de l’arc sous-tendu par la corde.

La mesure de l’angle formé par deux demi-droites se coupant à l’intérieur


d’une circonférence est égale à la demi-somme des mesures des arcs interceptés par les côtés de
l’angle et leurs prolongements.

Hypothèse

Cercle de centre O. 𝐵𝐴𝐶̂ avec A sommet = point intérieur au cercle.


BC = arc intercepté par 𝐵𝐴𝐶̂ d’un côté, B’C’=arc intercepté les prolongements

Thèse : 𝐵𝐴𝐶 = ( mesure arc BC + mesure arc B’C’)

𝐵𝐴𝐶̂ = angle extérieur au triangle ΔB’AC⇒𝐵𝐴𝐶̂ = 𝐴𝐶𝐵̂’ + 𝐴𝐵̂’𝐶

𝐵𝐴𝐶̂ = ( mesure arc BC + mesure arc B’C’)

THEOREME

La mesure de l’angle formé par deux demi-droites se coupant hors d’une circonférence
est égale à la demi-différence des mesures
des arcs interceptés par les côtés de l’angle.

Hypothèse

Circonférence de centre O (circ O) coupée par AC et AB x (circ O)


AC= {C,C’} et
(circ O) AB= {B,B’} ; 𝐵𝐴𝐶̂ angle dont le sommet A circonférence
34
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Thèse : 𝐶𝐴𝐵̂ ( mesure arc BC - mesure arc B’C’)

Démonstration

Considérons le triangle DABC’ et l’angle extérieur 𝐵𝐶̂’𝐶 :


𝐵𝐶̂’𝐶 = 𝐶̂’𝐵𝐴 + 𝐶̂’𝐴𝐵 ⇒ 𝐶̂’𝐴𝐵= 𝐵𝐶̂’𝐶- 𝐶̂’𝐵𝐴 = = ( mesure arc BC - mesure arc B’C’) Or 𝐶̂’𝐴𝐵= 𝐶𝐴𝐵̂ Ainsi,
𝐶𝐴𝐵̂ = = ( mesure arc BC - mesure arc B’C’)
Observation : Le théorème précédent est valable même lorsque l’une des sécante devient tangent. Considérer la
tangente comme une position limite.

THEOREME

Le lieu géométrique des points situés d’un même côté d’une droite et d’où l’on voit un segment donné de cette droite sous un angle
donné, est un arc de cercle terminé aux extrémités de ce segment.

Note

Cet arc de cercle s’appelle arc capable de l’angle donné, ou parfois segment capable de l’angle.
Le lieu géométrique des points d’où l’on voit un segment donné sous un angle droit est la circonférence ayant ce
segment comme diamètre. Corollaire

Un triangle est rectangle si et seulement si une médiane est égale à la moitié du côté correspondant.

THEOREME

Un quadrilatère convexe est inscriptible dans un cercle si et seulement si il a deux angles opposés supplémentaires.
Hypothèse
1° Quadrilatère convexe ABCD inscrit dans le cercle de centre O.
2° Angles opposés 𝐴̂ et 𝐶̂ supplémentaires Thèse
1° Angles opposés 𝐴̂ et 𝐶̂ supplémentaires
2° Quadrilatère convexe ABCD inscriptible

Démonstration

1° Si un quadrilatère convexe est inscrit dans un cercle, ses angles opposés


sont supplémentaires. En effet, « deux angles inscrits qui interceptent une
même corde et dont les sommets sont situés de part et d'autre de la
corde sont

2° Réciproquement, si les angles opposés 𝐴̂ et 𝐶̂ d’un quadrilatère convexe ABCD sont supplémentaires, on
considère le cercle circonscrit au triangle ABD. Le point C est situé sur l’arc BD du côté opposé au point A par
rapport à la droite BD. Le quadrilatère convexe est inscriptible.

Remarque

De ce théorème, nous pouvons donner une nouvelle définition de la circonférence si on oriente les angles comme
suit :

La circonférence est le lieu géométrique des sommets des angles égaux et de même sens dont les côtés, prolongés
s’il y a lieu, passent par deux points donnés.

35
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
III.3.5. POSITIONS RELATIVES D’UNE DROITE ET D’UNE CIRCONFERENCE.

a. Définitions

Soit une circonférence O de rayon R et une droite d. Pour rappel, une droite ne
peut rencontrer une circonférence en plus de deux points : elle peut donc la couper en
deux, un et zéro point.

Premier cas : d coupe la circonférence en deux points A et B

De O, on abaisse le segment OC perpendiculaire à d, qui est en


fait la distance de O à d. Comme OC est perpendiculaire à d,
OA (ou OB) sont des obliques donc OC < OA (ou OB) donc
OC < R.

Lorsque la distance du centre d’une circonférence à une droite


est inférieure au rayon, cette droite est dite une sécante.

Deuxième cas : si on a une sécante BC qui tend à se


rapprocher indéfiniment de la droite d, lorsque le point C se
rapproche indéfiniment du point B. Il arrive que le point B
coïncide avec le point C alors la droite d coupe la
circonférence en un seul et unique point A confondu avec les
points B et C.

On a OA = R car le point A est commun à la droite et à la


circonférence. Un autre point quelconque D de la droite d,
autre que A est extérieur à la circonférence, ainsi AD prolongé
couperait celle-ci en un second point. Donc OD > R ou OD >
OA. OA étant le plus court chemin de O à d, est
perpendiculaire à d.

Lorsque la distance du centre d’une circonférence à une droite


est égale au rayon de la circonférence, la droite est dite
tangente à la circonférence et le point A est alors appelé point
de tangence ou point de contact.

Troisième cas : d ne coupe pas la circonférence. Dans ce cas


un point quelconque de la droite est extérieur à la
circonférence, en particulier le pied du segment de
perpendiculaire OA, donc OA > R.

Lorsque la distance d’une droite au centre d’une circonférence est


supérieure au rayon, cette droite est dite extérieure à la circonférence.

b. Propriétés fondamentale de la tangente.

THEOREME

La tangente en un point d’une circonférence est perpendiculaire au rayon aboutissant


à
ce point.

Hypothèse : circ. O

Tangente MT

Rayon OM
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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Thèse : OM perpendiculaire à MT

Démonstration :

Prendre un point quelconque M appartenant à la circonférence O.

Tracer la corde MM’ puis OM’. OM = OM’ = rayon → le triangle OMM’ est isocèle (car deux côtés égaux) → les
angles M1 et M1’ sont égaux (dans un triangle isocèle, aux côtés égaux sont opposés des angles égaux).

Remarquons que dans le triangle OMM’ on a : angle M1 + angle M1’ + angle MOM’ = 2 droits. Or angle
M1 = angle M1’ , on peut alors écrire: 2 fois angle M1 + angle MOM’ = 2 droits et tirer que angle M1 = 1 droit – ½
angle MOM’.

Lorsque M’ se rapproche indéfiniment de M, le rayon OM’ tend vers OM et l’angle MOM’ tend vers zéro.
A la limite, l’angle MOM’ est égal à zéro, la sécante MM’ devient par définition la tangente MT en M et l’angle
M1 devient l’angle OMT, d’où pour cette position de la sécante, elle devient une tangente et on a l’angle OMT = 1
droit.

RECIPROQUE.

La perpendiculaire à l’extrémité d’un rayon est tangente à la circonférence.

COROLLAIRES.

1. La circonférence admet une et une seule tangente en chacune de ses points car en chaque point de la
circonférence, on ne peut tracer qu’une perpendiculaire au rayon unique passant pas ce point : la tangente en ce
point se confond avec cette droite.

2. Tous les points d’une tangente à une circonférence sont extérieurs à la circonférence sauf le point de contact.
En effet, les distances de la circonférence aux différents points de la tangente sont des obliques par rapport à cette
tangente, tandis que le rayon du point de contact est le segment perpendiculaire : les obliques sont donc supérieures
au rayon, et partant, tous les points de la tangente, hormis le point de contact sont extérieurs à la circonférence. Par
suite, la tangente à une circonférence n’a qu’un seul point en commun avec la circonférence.

3. Les tangentes aux extrémités d’un même diamètre sont parallèles et réciproquement. En effet étant
perpendiculaires à une même droite, le diamètre, elles sont parallèles entre elles.

4. La plus courte et la plus longue distance d'un point à une circonférence s'obtiennent en joignant ce point aux
intersections de la circonférence avec la droite passant par ce point et par le centre du cercle.

Hypothèse

A point extérieur à la circonférence C de centre O ; droite AO ⋂ circonférence C= B et C A’


point intérieur à la circonférence C de centre O (droite AO ⋂ circonférence C= B et C).

Pour i. et ii. considérons le ∆ OAD et les inégalités triangulaires y relatives :

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
i. OA<OD+AD, soit en retranchant les rayons OB et 0D, ⇒ l'inégalité AB < AD ii.
AD< 0A+ 0D ⇒ l'inégalité AD< AC

Pour iii. et iv. considérons le ∆ OA’D et ses inégalités triangulaires:

iii. A'D > OD - OA', or OD = OB ⇒ A' D > A'B iv. A'D


< OD + OA', et comme OD = OC ⇒A'D < A'C

THEOREME

Deux parallèles interceptent sur une même circonférence des arcs de


cercles
égaux.

Hypothèse

AB // A’B’
HT tangente à la circonférence C ; H point de contact.
HT// AB

Thèse: Arc AA’ = arc BB’

Démonstration

Les triangles ∆0AB et ∆0A' B' sont isocèles (Comme ayant deux côtes égaux
la circonférence) et 0H est perpendiculaire aux bases AB et A' B. D'où OH est des
angles AOB et A’OB' et H est milieu des arcs AB et A’B’.

arc AA' = arc BB’

THEOREME

L'angle formé par une tangente et une corde est égal à la moitié de l'angle au centre
défini
par cette corde.

Hypothèse

H et M points de la circonférence C de centre O. HT tangente en H à la


circonférence de centre O.

Thèse

∠ MHT = HMO
Démonstration
Traçons OH’ ⊥ HM (H’ = pied de la perpendiculaire abaissée de O sur HM).
OH’ ⊥ HM (par construction) et HT ⊥ OH (par définition de la tangente), ceci donne ∠ THM = ∠ HOH’ (Angles
dont les côtés sont respectivement perpendiculaires).
Or ∠ HOH’ = H’OM (En effet, ∆HOM isocèle et OH’ sa hauteur et bissectrice de l’angle O) ⇒ ∠ MHT = HMO
Observation

• La tangente peut être vue comme une position limite. La droite HM pivote autour de H pour se confondre
avec HT (tangente à la circonférence C au point H). Ainsi M tend vers H en restant sur la circonférence.
∠HOH’= ∠MHT tend vers 0.
• Dans les problèmes où intervient une tangente, il est recommandé de construire le rayon de contact pour
utiliser l’angle droit formé par lui avec la tangente.

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
III.3.6. NORMALE, POSITION DE DEUX CIRCONFERENCES ET MESURE DES ANGLES

1. Angle de deux courbes et Normale

a. Angle de deux droites


On définit l'angle de deux courbes en un point qu'elles ont en commun comme le plus petit angle formé par
les tangentes aux deux courbes en ce point.

supplémentaire.

Hypothèse

Circonférences (C,O) et (C,O') sécantes en un point M et tangentes


respectives en ce point.

Angle de (C,O) et (C’O’)= TMT’

Thèse

TMT’= OMO’

Démonstration

La démonstration est immédiate !

chacun). CQFD.

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Note : Deux circonférences sont dites circonférences orthogonales
lorsqu’elles coupent sous un angle droit.

b. Normale

On appelle normale à une courbe, la perpendiculaire élevée à la


tangente en son point de contact avec la courbe.

De cette définition, il s’en suit :

1. Toutes les normales à une circonférence passent par le centre


puisque
point de contact est perpendiculaire à la tangente, toute normale contient ce rayon.

2. Par un point quelconque du plan de la circonférence, on peut mener à cette circonférence une normale et
on ne peut mener qu’une seule : en effet cette normale est déterminée par le point donné et le centre de la
circonférence.

b.1. Distances normales.

On appelle distances normales d’un point donné à une circonférence, les distances de ce point à la
circonférence, mesurées sur la normale passant par ce point. Par exemple PA et PB sont les distances normales du
point P à la circonférence O. (figure)

b.2. THEOREME.

La distance d’un point donné P du plan à un point M quelconque


d’une circonférence est comprise entre les deux distances normales du point P.

Hypothèse : circ. O

PA et PB distances normales de P par rapport


à la circ. O

Thèse : M circ. O, PA PM PB
Démonstration

Traçons OM.
Dans le triangle OMP, on a: PO – OM PM PO + OM (dans un triangle, un côté est inférieur à la somme de
deux autres et il est supérieur à la différence deux autres).
Or OM = rayon r = OA = OB, il vient : PO – OA PM PO + OB PA PM PB.

2. Positions relatives de deux circonférences

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Deux circonférences sont dites sécantes, lorsqu’ étant distinctes, elles
ont deux points en commun. Le segment de droite qui joint ces points est la
corde commune aux deux circonférences. THEOREME

Par deux points donnés passent une infinité des circonférences.

Hypothèse : soient deux points A et B.

Thèse : une infinité de circonférences passant par A et B.


Démonstration :

Traçons AB et la médiatrice m de AB.

point O m OA = OB (tout point de la médiatrice est également distant des


extrémités du segment). Donc chaque point de m peut être
choisi comme centre d’une circonférence passant par A et
B. N. B : Si les circonférences avaient un troisième point
en commun, elles coïncideraient.

THEOREME

Deux circonférences distinctes ont au plus deux points en


commun. Si elles se coupent en deux points, la droite joignant ces deux
points est perpendiculaire à la droite joignant les centres; si elles ont un
seul point commun, ce point est situé sur la ligne des centres et
réciproquement.

Démonstration

Par trois points non alignés passe une et une seule


circonférence; par suite circonférences distinctes ne
peuvent avoir plus de deux points en commun. Considérons
C et C' deux circonférences distinctes de centre 0 et 0', de
r' respectifs où le rayon r est supérieur ou égal au rayon r'.
La droite 00' est l’axe de symétrie de la figure
formée par les deux circonférences.

1° cas : La distance des centres est plus grande que la


somme des rayons (00' > r + r').
Sur le segment 00' on considère les points A et A' ses intersections respectives avec les
circonférences C et C’. Les points A et A' sont distincts et les tangentes en A et A' aux
circonférences Cet C' respectivement parallèles. (Deux droites perpendiculaires à une
même troisième sont parallèles entre
Les circonférences C et C' ne peuvent avoir de points en commun. Si c’était le cas, l’hypothèse serait
contredite.

2° cas : La distance des centres est égale à la somme des rayons. Le point A intersection du segment OO' avec la
circonférence C est tel que O'A égale r' ; il est situé sur la circonférence C'. La perpendiculaire à la droite OO' élevée
du point A est tangente commune à ces circonférences. Ces circonférences n'ont pas d'autre point en commun. On
dit que ces circonférences sont tangentes extérieurement au point.

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
3.° cas : La distance des centres est comprise entre la somme et la
différence des rayons

(r- r' < OO' < r+r'). Le point A situé sur le segment OO' tel que OA égale
r est intérieur au cercle C' (O'A= OO' - r <r'), et le point B, diamétralement
opposé au point A, est extérieur (O'B = 00'+r >r'). Une circonférence est
une ligne continue, et la circonférence C, étant une ligne allant du point A
au point B, rencontre la circonférence C' en un point autre que A et B,
c'est à dire en un point non situé sur la ligne des centres. La droite 00'
étant axe de symétrie de les deux circonférences sont sécantes en deux
points et la droite joignant ces deux est perpendiculaire à la droite joignant
les centres. On dit que les circonférences sont sécantes.

4° cas : La distance des centres est égale à la différence des rayons (00' = r-r'):
Les cercles étant distincts, on a r strictement plus grand que r'. La demi-
droite 00' d'origine 0 coupe la circonférence C en un point A tel que 0'A égale r'
;le point commun aux deux circonférences Pour tout point M situé sur la
circonférence C, distinct du point A, A on a 0'M > 0M- 00'; d'où la distance 0'M
est supérieure à r' et le point M est extérieur à la circonférence C'. Le point A est
l'unique point d'intersection de ces circonférences et la tangente en ce point à ces
courbes est commune ; on dit que les circonférences sont tangentes intérieurement
au point

5° cas :La distance des centres est plus petite que la différence des rayons (00' <r
-r'): (figure 65) Pour tout point M situé sur la circonférence C, on a 0'M > OM-
00'; par suite la distance 0'M est supérieure à r' et le point M est extérieur à la
circonférence C'. Les circonférences C et C' n'ont aucun point en commun.
Ayant énuméré tous les cas possibles, il résulte que les réciproques des conclusions
précédentes sont vérifiées et le théorème est démontré.

3. Mesure des angles

Rappelons que mesurer un angle, c’est le comparer à un autre angle choisi comme unité.

THEOREME

Le rapport de deux angles quelconques est égal à celui des arcs compris entre leurs côtés, décrits de leurs sommets comme centre avec
un même rayon.

Mesurer un angle revient donc à mesurer un arc.

Hypothèse (figure 66)

∠AOC angle au centre de l’arc AC de rayon OA


et de centre O,

∠A’O’C’ angle au centre de l’arc A’C’ de rayon et


de centre O’,

O’A=OA

Thèse

𝐴𝐶 ∠𝐴𝑂𝐶
=
42
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
𝐴′𝐶′ ∠𝐴′𝑂′𝐶′
Démonstration

Considérons les angles ∠AOC et A'O'C'

1° cas: Supposons que ces arcs aient une commune mesure; par exemple, l'arc AB ou l'arc A' B', est contenu p fois
dans l'arc AC (noté ici AC) et q fois dans l'arc A’C' (noté ici A’C’).

On aura :

𝐴𝐶 ∠𝐴𝑂𝐶
=
𝐴′𝐶′ ∠𝐴′𝑂′𝐶′
Si on joint tous les points de division des arcs AC et A’C' à leurs centres respectifs O et O', on décompose l'angle
AOC en p angles partiels égaux à l'angle AOB et l'angle A'O'B' en q angles partiels égaux à l'angle A'O’B'. Ces
∠𝐴𝑂𝐶 𝑝
angles partiels étant tous égaux, l'un d'eux pourra être pris pour commune mesure et on aura = . Le
∠𝐴′𝑂′𝐶′ 𝑞
rapport des deux angles est égal à celui des arcs interceptés.

2° cas: Supposons que les deux arcs n'aient pas de commune mesure.

Divisons l'arc A’C' en un certain nombre m de parties égales et soit a une de ces parties.

On aura A’C' = ma; portons l'arc a sur l'arc A’C’ autant de fois que possible. Supposons que

A’C’ contienne p fois a plus un reste r inférieur à a et nécessairement incommensurable avec a (Dans le cas
contraire, les deux arcs considérés auraient une commune mesure). Ainsi
AC 𝑝𝑎+𝑟 p 𝑟
A’C’ = pa + r et = = + . Comme l'arc r est plus petit que l'arc a, le
𝐴′𝐶′ 𝑚𝑎 𝑚 𝑚𝑎

𝑟 1 p AC 1
Rapport est inférieur à 𝑒𝑡 représente le rapport avec une approximation par défaut égale à .
𝑚𝑎 𝑚 𝑚 𝐴′𝐶′ 𝑚
-

Comme précédemment joignons tous les points de division des arcs AC et A'C' aux centres O et O'. L'angle A'O'C'
se décompose en m angles partiels égaux entre eux; on désigne l'un de ces angles par Â. L'angle AOC se décompose
en p angles partiels égaux à  plus un reste R inférieur à l'angle Â. On peut écrire ∠ A'O'C' = m et ∠AOC = pÂ
+ ∠R. Ainsi
∠AOC 𝑝𝑎+𝑟 ∠AOC p 𝑟
= 𝑒𝑡 = +
∠𝐴′𝑂′𝐶′ 𝑚𝑎 ∠𝐴′𝑂′𝐶′ 𝑚 𝑚𝑎

𝑅 1 𝑝
Comme l'angle R est plus peti.t que l'angle A , le rapport est inférieur à et représente le rapport
𝑚𝐴 𝑚 𝑚𝐴
∠AOC 1 avec une approximation par défaut égale
.
∠𝐴′𝑂′𝐶′ 𝑚

𝐴𝐶 ∠𝐴𝑂𝐶
La valeur de m étant arbitraire, les deux rapports = sont égaux (Ils sont égaux
𝐴′𝐶′ ∠𝐴′𝑂′𝐶′
1à la même approximation près quelque soit m).
𝑚

Corollaire.
43
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Si on a pris pour unité d'angle l'angle au centre qui intercepte entre ses côtés l'unité d'arc, tout angle au
centre a même mesure que l'arc compris entre ses côtés.
C'est ce que l'usage convient de faire, et le corollaire précédent s'énonce sous la forme: "L'angle au
centre a pour mesure l'arc compris entre ses côtés".

QUELQUES UNITES DE GRANDEURS

La circonférence a été initialement divisée en 360 parties égales appelées degrés, dont chacune comprend
60 minutes, ces dernières divisées en 60 secondes. Un angle, ou un arc est mesuré en degrés, minutes, secondes.

Observation :

• L’angle droit mesure 90 degrés, noté 90°, et un angle plat 180 degrés ou 180°.

• La mesure d'un angle au centre ne dépend pas du rayon de la circonférence sur laquelle on a compté les arcs
; le degré ne dépend pas du rayon.
• En divisant la circonférence en 400 parties, l’angle droit vaut 100 parties appelées ici grades.
o La minute centésimale vaut le centième du grade o La
seconde centésimale est le millième du grade.
• On appelle arc de 1 radian un arc dont la longueur est égale au rayon, et un angle de 1 radian est un angle
qui, dans la position d'angle au centre, découpe un arc de 1 radian.

44
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
CHAPITRE IV SIMILITUDE DES FIGURES

IV.1. LIGNES PROPORTIONNELLES

IV.1.1. SEGMENT ORIENTE

Afin de distinguer les positions relatives de trois points alignés, l’orientation devient nécessaire ; c’est alors
qu’un sens de parcours est choisi par ricochet une origine et une extrémité de sorte que le segment de droite portant
les points concernés devient orienté.

Exemple : AB est un segment orienté ; son origine est A pendant que son extrémité est B sur la figure 67.

Algébriquement, on peut écrire AB+BA=AA. Notons que AA représente un segment nul tandis que AB =-BA
(considérer que le sens de parcours choisi est de A vers B).

THEOREME

Sur toute droite orientée d, étant donnés des points quelconques A, B,C, ..., L de d, on a la relation dite de Chasles: AB + BC
+ ... +LA = O.

En particulier AB+BC=AC

PROPOSITION

Soient A, B, M, N quatre points situés sur une droite orientée d et k un nombre algébrique distinct de 1. Si
̅𝑀𝐴̅̅ 𝑁𝐴̅̅

̅ = ̅𝑁𝐵̅̅ = 𝑘 les points M et N sont confondus.


𝑀𝐵
On a les relations suivantes ̅𝑀𝐴̅̅ = 𝑘̅𝑀𝐵̅̅ 𝑒𝑡 ̅𝑁𝐴̅̅ = 𝑘 ̅𝑁𝐵̅̅ d’où :
̅ 𝐴̅̅ = 𝑘̅𝑀𝐵̅̅ + 𝑘 ̅𝑁𝐵̅̅ et ensuite ̅𝑀𝐴̅̅ + ̅𝑁𝐴̅̅ = 𝑘̅(𝑀
̅𝑀𝐴̅̅ + 𝑁 ̅ 𝐵̅̅ + 𝑁̅̅𝐵)̅
̅𝑀𝑁̅̅ = 𝑘̅𝑀𝑁̅̅ par suite, (1-k) ̅𝑀𝑁̅̅ = 0 et si k ≠ 1 alors ̅𝑁𝐴̅̅ = 0. Les points M et N sont confondus.

THEOREME

Pour tout nombre rationnel k différent de 1, et deux points distincts A et B, il existe un et un seul point
̅𝑀𝐴̅̅
M tel que le rapport 𝑀𝐵̅ soit égal à k..

Démonstration
p
Le nombre rationnel k est égal, au signe près, à où p et q sont des nombres entiers positifs :
𝑞

1° Si k est négatif, on divise le segment AB en p + q parties égales. Le point M est situé à l'extrémité de la p ième
partie à partir du point A;
2° Si k est positif et p < q, on divise le segment AB en (q- p) parties égales. Le point M est situé à l'extérieur du
segment AB du côté de A à une distance de ce point égale à p fois une de ces parties;
3° Si k est positif et q < p, on divise le segment AB en (p- q) parties égales. Le point M est le point situé à l'extérieur
du segment AB du côté de B à une distance de ce point égale à q fois une de ces parties ; 4° Si k = 1 il n'existe pas
de solution, ou une si on considère la remarque.

THEOREME

45
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Si des droites parallèles déterminent sur une sécante des segments égaux,
elles
déterminent sur toute autre sécante des segments égaux.
Hypothèse
Droites parallèles ∆1, ∆2, ∆3 coupées par la sécante L
respectivement en A, B, C tel que AB=BC
L’ sécante quelconque coupe ∆1, ∆2, ∆3 respectivement en A’, B’,

Thèse

A’B’=B’C’

Démonstration

Considérons la figure 68. Traçons la parallèle à la droite L passant par A’, elle coupe la droite ∆2 en E et celle
passant par B' ; elle coupe la droite ∆3 en F.
Les quadrilatères convexes AA'EB et BB'FC sont des parallélogrammes (ayant les côtés // deux à deux), d'où A'
E=AB et B'F=BC; par suite A'E=B'F.
Or, De plus les angles ∠B’A'E et ∠C'B’F, respectivement ∠A’EB' et ∠B’FC', sont égaux.
Par suite les triangles ∆A'B'E et ∆B'C'F sont égaux (cas d’égalité ACA) et alors A'B' = B'C'.

THEOREME DE THALES

Des droites parallèles déterminent sur deux sécantes quelconques des segments correspondants proportionnels.

Hypothèse
Droites parallèles ∆1, ∆2, ∆3 coupées par la sécante L respectivement
en A, B, C tel que AB=BC (figure 69)
L’ sécante quelconque coupe ∆1, ∆2, ∆3 respectivement en A’, B’,
C’.

Thèse

𝐴′𝐵′ 𝐴𝐵
=
𝐵′𝐶′ 𝐵𝐶
Démonstration (figure 70)

1° cas : Les segments AB et BC ont commune mesure contenue p


fois dans AB et q fois dans BC.
Par les extrémités des points de division induits par cette
commune mesure sur les segments AB et BC, on mène les
parallèles aux droites ∆i; ainsi on détermine sur la droite L' des
segments égaux.
𝐴′𝐵′ 𝑝 𝐴′𝐵′ 𝐴𝐵
Par suite = c’est-à-dire =
𝐵′𝐶′ 𝑞 𝐵′𝐶′ 𝐵𝐶
2° cas : Pour un entier m donné, divisons le segment BC en m parties égales. Portons à partir de B et vers le point
A cette
commune mesure plusieurs fois, jusqu'à ce que l'on définisse un encadrement du point A. On définit ainsi les points
An et An+1 tels que le point A soit situé sur le segment An An+l et AnB soit n fois cette commune mesure et An+1B le
soit (n + 1) fois.
46
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Les parallèles aux droites ∆i passant par les points An et An+1 respectivement coupent la sécante L' aux points A’n et
A’n+1 tels que A' soit situé sur le segment A’nA’n+1; on a les inégalités :
A’n𝐵′ A’𝐵′ A’n+1𝐵′ An𝐵 A𝐵 An+1𝐵
< < et < <
𝐵′𝐶′ 𝐵′𝐶′ 𝐵′𝐶′ 𝐵𝐶 𝐵𝐶 𝐵𝐶
A’𝐵′ A’n𝐵′ A’n+1𝐵′ 1 A𝐵 An𝐵 An+1𝐵
1 D’où 0< - < = et 0< -
< =
𝐵′𝐶′ 𝐵′𝐶′ 𝐵′𝐶′ 𝑚 𝐵𝐶 𝐵𝐶 𝐵𝐶 𝑚
A’n𝐵′ An𝐵 𝐴′𝐵′ 𝐴𝐵 1
Comme = (voir le premier cas), les rapports et sont égaux à près et ceci pour tout m, ainsi
𝐵′𝐶′ 𝐵𝐶 𝐵′𝐶′ 𝐵𝐶 𝑚
𝐴′𝐵′ 𝐴𝐵 = .
𝐵′𝐶′ 𝐵𝐶

RECIPROQUE DU THEOREME DE THALES


Toute droite déterminant sur les côtés non parallèles d'un trapèze des segments proportionnels est parallèle aux bases.
THEOREME
Pour qu'une droite détermine des segments proportionnels sur deux côtés d'un triangle il faut et il suffit qu'elle soit parallèle au
troisième côté.
Hypothèse
Triangle ABC, d droite coupant AB et AC en M et N
respectivement.
MN//BC
Thèse 𝐴𝑀 𝐴𝑁 = .
𝑀𝐵 𝑁𝐶

Démonstration
En traçant par A une parallèle à BC, on se ramène au théorème de Thalès.
THEOREME
Une série de droites concourantes en un même point
détermine sur deux droites parallèles des segments
correspondants proportionnels.

Il suffit de montrer la proposition pour trois droites


L1, L2, L3 concourantes en un point 0 et coupant deux droites
parallèles aux points A, B, C et A', B', C' respectivement
(figure 72).
Par les points A' et C' menons les parallèles à la droite BB',
elles coupent la droite ∆ aux points E et F respectivement. Les
quadrilatères convexes A'B'BE et B'C'FB sont des
parallélogrammes (côtés parallèles) et A'B' égale BF. D’autre
part,

̅𝐸̂𝐵̅̅ 𝐴̅̅′̅𝑂̅ ̅𝐶̅′̅𝑂̅ ̅𝐹𝐵̅̅

̅𝐴𝐵̅̅ = 𝐴𝑂̅̅ = ̅𝐶𝑂̅̅ = ̅𝐶𝐵̅̅ .par suite :


̅𝐴̅′̅𝐵′̅ ̅𝐵′̅ ̅𝐶̅′ 𝐴̅̅′̅𝐵′̅ ̅𝐴𝐵̅̅

̅𝐴𝐵̅̅
= ̅𝐵𝐶̅̅ 𝑒𝑡 ̅𝐵′̅ ̅𝐶̅′ = ̅𝐵𝐶̅̅

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
RECIPROQUE
Si deux droites parallèles sont coupées par une série de sécantes déterminant des segments correspondants proportionnels (tous de
même sens, ou tous de sens contraire) ces sécantes sont concourantes en un même point ou sont toutes parallèles.
Il est clair que si deux des sécantes considérées sont parallèles, elles sont toutes parallèles.
Supposons que deux sécantes L1 et L2 se coupant en un point O rencontrent deux droites parallèles ∆ et ∆’ aux
̅𝐴̅′̅𝐵′̅ ̅𝐵′̅ ̅𝐶̅′

points C et C' tels que ̅𝐴𝐵̅̅ = ̅𝐵𝐶̅̅


̅𝐴̅′̅𝐵′̅ ̅𝐵′̅ ̅𝐶̅′

La droite OC' coupe la droite ∆ en un point C1 tel que ̅𝐴𝐵̅̅ = ̅𝐵𝐶̅̅1.̅ Par suite, les points C et C1 sont confondus et la
droite L3 passe par le point O, point de concours des droites L1 et L2.

THEOREME

La bissectrice intérieure et la bissectrice extérieure d'un angle d'un triangle partagent le côté opposé en parties proportionnelles aux
côtés adjacents.

Hypothèse

Triangle ABC, AE bissectrice intérieure et AF bissectrice extérieure de l’angle A.

Thèse
𝐹𝐵 𝐸̂𝐵 𝐴𝐵 = =
.
𝐹𝐶 𝐸̂𝐶 𝐴𝐶

Démonstration
Par le point B menons la droite BG parallèle à la droite AE et la droite BH parallèle à la droiteAf.
Les droites AE et AF étant perpendiculaires(122), la droite AF est perpendiculaire à la droite BG et la droite AE
est perpendiculaire à la droite BH (92). Les triangles BAG et BAH sont isocèles

IV.2. FIGURES SEMBLABLES

IV.2.1. INTERET DES FIGURES SEMBLABLES

Il est assez difficile, lors de l’étude d’un terrain, de pouvoir en trouver sans obstacles [obstacles
artificiels (constructions), obstacles naturels (collines, cours d’eau, forêts,…)] d’une part et d’autre part, il n’est
pas aisé de manipuler des mesures élevées aussi trouve-t-on un moyen pour travailler avec des figures
semblables plus petites. Dès lors, il convient de connaître les relations qui lient les figures semblables.
La similitude des triangles induit l’équivalence entre les angles égaux et les côtés proportionnels. Il en
est pas toujours le cas pour les polygones quelconques aussi est-il nécessaire d’indiquer que deux polygones
ayant le même nombre de côtés sont semblables lorsqu’ils ont leurs angles égaux chacun à chacun et les côtés
homologues proportionnels.
Les côtés homologues sont adjacents, de part et d’autre, à des angles égaux définis par des sommets correspondants.
Le rapport de proportionnalité liant les côtés homologues est appelé rapport de similitude.
IV.2.2. Similitude des triangles

THEOREME
Toute parallèle à l'un des côtés d'un triangle détermine sur les deux autres côtés un triangle semblable au premier.

48
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Hypothèse
ΔABC quelconque (figure 74) B’C’//BC
Thèse : ΔABC semblable au ΔAB’C’
Démonstration
Les angles du triangle ΔABC sont égaux à ceux du
ΔAB’C’
1
𝐴𝐵′ 𝐴𝐶′ ) [Selon Thalès : « des
droites parallèles (ici, BC
Affirmons aussi que = (
𝐴𝐵 𝐴𝐶
déterminent sur deux sécantes quelconques (dans ce cas, AB et AC) des segments correspondants proportionnels]
En traçant C’E à AB nous obtenons un quadrilatère convexe qui n’est rien d’autre qu’un parallélogramme BB’C’E
(par définition) ⇒ BE=B’C’
B′C′ AC′ 2)
Comme précédemment, nous avons aussi = (
BC AC
𝐴𝐵′ 𝐴𝐶′ 𝐵′𝐶′
(1)et (2) impliquent que == 𝐴𝐵
𝐴𝐶 𝐵𝐶
Autrement dit, les côtés des deux
triangles sont proportionnels et les
angles sont égaux chacun à chacun ce qui prouvent que
les deux triangles sont semblables.

THEOREME (Premier cas de similitude)

Deux triangles sont semblables lorsqu'ils ont leurs


angles égaux chacun à chacun. Hypothèse
ΔABC et ΔA’B’C’
A= A’ ; B= B’ ; C= C’ (figure 75)
Thèse: ΔABC semblable au ΔA’B’C’
Démonstration
Construisons EF//BC x AE=A’B’ et AF=A’C’
ΔAEF = ΔA’B’C’ [Angle égal compris entre deux côtés chacun à chacun (CAC)] par suite,
Comme AEF= ABC, EF//BC et on peut conclure que ΔABC et ΔA’B’C’ sont semblables. (Toute
parallèle à l'un des côtés d'un triangle détermine sur les deux autres côtés un triangle semblable au premier).

THEOREME (Deuxième cas de similitude)


Deux triangles sont semblables lorsqu'ils ont un angle égal compris entre deux côtés proportionnels chacun à chacun.
Hypothèse
ΔABC et ΔA’B’C’ (figure 75)
𝐴𝐵𝐴𝐶
′𝐵′ 𝐴′𝐶 ′
𝐴

A= A’
Thèse: ΔABC semblable au ΔA’B’C’
Démonstration
Construisons EF//BC x AE=A’B’ et AF=A’C’
ΔAEF = ΔA’B’C’ [Angle égal compris entre deux côtés chacun à chacun (CAC)].
𝐴𝐸̂ 𝐴𝐹
= et EF est // à BC (Thalès). Par suite, ΔABC et ΔA’B’C’ sont semblables. (Toute parallèle à l'un des
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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
𝐴𝐵 𝐴𝐶 côtés d'un triangle détermine sur les deux autres côtés un triangle semblable au premier).

THEOREME (troisième cas de similitude)

Deux triangles sont semblables lorsqu'ils ont leurs trois côtés proportionnels chacun à chacun.
Hypothèse ΔABC
et ΔA’B’C’
𝐴𝐵 𝐴𝐶 𝐵𝐶

′𝐵′ = 𝐴′𝐶′ = 𝐵′𝐶′


𝐴

Thèse: ΔABC semblable au ΔA’B’C’


Démonstration
Portons sur AB, le point E x AE=A’B’. La parallèle à BC passant par E coupe AC en F.
ΔAEF et ΔABC sont semblables. [Toute parallèle à l'un des côtés d'un triangle détermine sur les deux autres
côtés un triangle semblable au premier]. Ainsi
𝐴𝐸̂ 𝐴𝐹 𝐸̂𝐹
== Dès lors, on peut écrire
𝐴𝐵 𝐴𝐶 𝐵𝐶 𝐴′𝐶′ 𝐴𝐹 𝐵′𝐶′ 𝐸̂𝐹
= et = Par suite, AF=A’C’ ; EF=B’C’ et ΔAEF = ΔA’B’C’
𝐴𝐶 𝐴𝐶 𝐵𝐶 𝐵𝐶

Enfin, ΔABC semblable au ΔA’B’C’

THEOREME

Deux triangles rectangles ayant l'hypoténuse et un côté de l'angle droit proportionnels sont semblables.

A démontrer comme pour les cas ordinaires.

THEOREME

Deux polygones semblables peuvent toujours se décomposer en un même nombre de triangles et semblablement disposés.

IV.3. DIVISION HARMONIQUE

IV.3.1. NOTION DE BIRAPPORT

On appelle birapport d’un ensemble ordonné de quatre points alignés A, B, C, D l’expression :


𝐶𝐴̅̅ ̅𝐷𝐴̅̅ 𝐴𝐶̅̅ 𝐵𝐷̅̅

(ABCD) = ̅𝐶𝐵 ∶
̅ 𝐷𝐵̅̅ ⇔ (ABCD) = 𝐴𝐷̅ .
̅ ̅𝐵𝐶̅̅ Le nombre λ obtenu est le birapport de quatre nombres (a, b, c,
d). Ici, a, b, c, d sont les abscisses respectives de A, B, C et D.

(ABCD) =(a,b,c,d)= λ.

Remarque
̅𝐷𝐴̅̅ 1 𝐶𝐴̅̅
(ABCD) = λ ⇔ 𝐷𝐵̅ = λ. ̅𝐶𝐵̅̅ Lorsque (ABCD) = 1, si A et B sont distincts ⇒ C et D sont confondus.

IV.3.2. Propriétés du birapport

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
a. Le birapport reste invariant lorsque les couples (AB) et (CD) sont simultanément inversés ou lorsque ces
couples sont échangés.
̅𝐴𝐶̅̅ 𝐵𝐷̅̅

(ABCD)= (BADC) = (CDAB)= (DCBA) = ̅𝐴𝐷


.
̅ ̅𝐵𝐶̅̅

b. Avec quatre points A, B, C, D, on peut former six birapports distincts, et la valeur de l’un d’eux détermine
celle de chacun des autres.

Les six rapports sont : (ABCD), (ABCD), (ACDB), (ADBC) et ADCB).


̅𝐴𝐶̅̅ 𝐵𝐷̅̅ ̅𝐴𝐷̅̅ ̅𝐵𝐶̅̅ 1

En effet, (ABCD)= ̅𝐴𝐷 .


̅ ̅𝐵𝐶̅ = λ ⇒ , (ABDC)= .
𝐴𝐶̅ 𝐵𝐷̅ =λ
En servant de l’identité d’Euler : 𝐴𝐵̅̅. 𝐶𝐷̅̅ + 𝐴 ̅ 𝐵̅̅ + 𝐴𝐷̅.̅ ̅𝐵𝐶̅̅ = 0 peut s’écrire :
̅ 𝐶̅̅.𝐷
𝐴𝐶̅̅ 𝐵𝐷̅̅ ̅𝐴𝐵̅̅ ̅𝐶𝐷̅̅

̅𝐴𝐷̅̅ . 𝐵𝐶̅̅ + 𝐴𝐷̅̅ . 𝐶


̅ 𝐵̅̅ = 1 ⇔ (ABCD)+(ACBD)=1⇒ 1- λ= (ACBD) car (ABCD)=1

On peut donc écrire : (ACBD)= 1- λ ⇒ (ACDB) =

Ensuite : (ABDC) = ⇒ (ACDB)= 1- =

Et enfin, (ADBC)= ⇒ (ADCB)=

On en déduit que si on a (ABCD) = (MNPQ) ⇔ (ADBC) = (MQNP)

IV.3.3. Division harmonique

L’ensemble ordonné de quatre points alignés A, B, C , D constitue une division harmonique lorsque le birapport
(ABCD) vaut -1.

AC̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅BD̅̅̅̅ ̅ D̅̅̅̅ = −̅AD̅̅̅̅ .BC̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ ⇔ AC̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ . BD̅̅̅̅̅̅̅̅ + ̅AD̅̅̅̅ . BC̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ = 0


̅AC̅̅̅̅̅̅̅̅ . B
(ABCD)=- 1⇔ ̅AD̅ . ̅BC̅ =-1⇒

On dira que C et D sont conjugués harmoniques par rapport à A et B et inversement.

La relation précédente peut s’écrire sous forme des valeurs des abscisses respectives a, b, c, d comme suit : (c-a)(d-

b) + d-a)(c-b) = 0

2 (ab+cd) = ac+ad+bc+bd

2 (ab+cd)= (a+b)(c+d)

(a+b)(c+d)= 2 (ab+cd)

Remarque

En prenant l’origine O des abscisses en A, a relation ci-haut s’écrit (tenant compte de a=0) :
1 1 2
b(c+d)= 2 cd En divisant par bcd tous les termes: + =
𝑑 𝑐 𝑏

Or b= ̅AB̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅ , c= ̅AC̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅ , d= ̅AD̅̅̅̅ ̅ ce qui donne : ̅AB2


̅ ̅
= AC1̅ ̅ + AD̅̅̅̅̅1̅

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
IV.4. FAISCEAU HARMONIQUE

THEOREME

Le birapport des points d’intersection de quatre droites d’un même plan, concourantes ou parallèles, par une sécante quelconque est
un nombre constant appelé birapport des quatre droites données.

Hypothèse

1° Ax // By // Cu // Dv (figure 76)

Sécantes ∆ et ∆’ x :

Ax ∆= A, Ax ∆’= A’
By ∆= B, By ∆’= B’
Cu ∆= C, Cu ∆’= C’ Dv ∆= D, Dv ∆’= D’

2° OA, OB, OC et OD coupées par ∆ et ∆’ x OA

(figure 77)
OA ∆= A, OA ∆’= A’
OB ∆= B, OB ∆’= B’
OC ∆= C, OC ∆’= C’
OD ∆= D, OD ∆’= D’

Thèse

(ABCD) = (A’B’C’D’)

Démonstration

1er cas : droites parallèles (fig. 76 )

Les divisions ABCD et A’B’C’D’ déterminées par


les sécantes ∆ et ∆’ sur les droites parallèles Ax, By,
Cu et Dv sont des divisions semblables (selon le
théorème de Thalès) :
𝐶𝐴̅̅ ̅𝐶′̅ 𝐴
̅ ̅′ ̅𝐷𝐴̅̅ ̅𝐷̅′̅𝐴̅′

̅𝐶𝐵̅ = ̅𝐶̅′̅𝐵̅′ et 𝐷𝐵̅ = 𝐷̅′̅𝐵̅′ ⇒ (ABCD) = (A’B’C’D’).

2e cas : droites concourantes (fig. 77 )

Construisons par B et B’ : MN //OA et M’N’// OA x :

OC MN= M et OC M’N’= M’

OD MN= N et OD M’N’= N’

Considérons les triangles semblables deux à deux ∆COA et ∆CMB puis ∆DOA et ∆DNB.

Il est clair que :


𝐶𝐴̅̅ 𝑂𝐴̅̅ ̅𝐷𝐴̅̅ 𝑂𝐴̅̅ ̅𝑁𝐵̅̅ ̅𝑁′̅ ̅𝐵′̅ = et = ⇒
(ABCD) = ; de même : (A’B’C’D’) =
̅𝐶𝐵̅̅ 𝑀𝐵̅̅ 𝐷𝐵̅̅ 𝑁𝐵̅̅ 𝑀𝐵̅̅ ̅𝑀̅′𝐵
̅ ′̅
Or les droites concourantes OB, OC et OD déterminent des divisions semblables sur les parallèles MN et M’N’ :
̅𝑁𝐵̅̅ ̅𝑁′̅ ̅𝐵′̅

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̅ = ̅𝑀̅′𝐵̅ ′̅ et finalement : (ABCD) = (A’B’C’D’)
𝑀𝐵

Remarque : Le birapport (ABCD)= λ est indépendant de la sécante ∆ ; il est aussi celui des droites OA, OB, OC et
OD prises dans cet ordre ou mieux celui du faisceau O(ABCD).

On notera: O(ABCD)= λ.
La division A’B’C’D’ constitue la projection de centre O (ou perspective) de la division ABCD de ∆ sur ∆’.
Ceci nous permet de dire que le birapport de quatre points alignés se conserve en projection centrale ou parallèle.
a. Définition du faisceau harmonique

Quatre droite concourantes ou parallèles d’un plan constituent un faisceau harmonique lorsque leur birapport est
égal à -1.

Pour construire un faisceau harmonique, il suffit de mener par les points d’une division harmonique quatre droites
concourantes à partir d’un même point ou quatre droites parallèles à une direction donnée.

On écrit : O(ABCD)= -1 avec λ= -1 dans la formule générale.

Note ; on a aussi les équivalences : O(ABCD)= -1⇔ O(ABDC)= -1 ou O(CDAB)= -1

Les rayons OC et OD sont dits conjugués harmoniques par rapport aux rayons OA et OB.

THEOREME

Pour qu’un faisceau de quatre droites concourantes soit harmonique, il faut et il suffit que trois de ces droites déterminent des segments
égaux sur une parallèle à la quatrième.
̅𝑁𝐵̅̅
En fait se référant à la figure précédente, O(ABCD) = (ABCD) = 𝑀𝐵̅ pour que O(ABCD) = -1 b.

Exemples

b.1. Deux côtés d’un triangle, la médiatrice relative au troisième côté et la troisième côté
forment un faisceau harmonique.

En effet, le faisceau O(ABMx) est harmonique car M est le milieu de


AB parallèle au rayon Ox.

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Note : dans ce faisceau, les rayons conjugués OM et Ox sont rectangulaires.

Réciproque

Si dans un faisceau harmonique deux rayons conjugués sont rectangulaires, ces rayons sont bissectrices des angles
formés par les deux autres.

Supposons que les rayons conjugués Ox et Oy soient rectangulaires. La parallèle AB à Ox est coupée en son milieu
M par Oy et dans le triangle OAB, Om perpendiculaire à Ox et par suite à AB est en même temps médiane et hauteur.
Le triangle OAB est isocèle et OM et Ox sont les bissectrices de l’angle AOB.

IV .5. POLAIRE D’UN POINT PAR RAPPORT A DEUX DROITES

Il en résulte que le point P par exemple a une infinité de conjugués par rapport
aux droites données D et D’.

IV.5.2 THEOREME

Le lieu géométrique des conjugués d’un point fixe P par rapport à deux droites données D et D’ est une droite Δ appelée polaire
de P par rapport aux droites D et D’.

1° Les rayons Ox, Oy et OP de ce faisceau sont fixes. Il en est donc de même du quatrième OM. Lorsque la sécante
PAB tourne autour de P, le point M décrit entièrement la droite Δ , conjuguée harmonique de la droite OP par rapport
aux droites D et D’.

2° D et D’ sont parallèles.

Si M et P sont conjugués par rapport à D et D’, les parallèles à D et D’ issues de P et M forment, avec D et D’, un
faisceau harmonique de parallèles (DD’Δ’Δ) dont les trois rayons sont fixes. Il en est de même du quatrième Δ qui
constitue le lieu du point M.

IV.5.3. PROPRIETES DE LA POLAIRE

• Si la polaire de P passe par M, la polaire de M passe par P

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
• Si le point P décrit la droite OP, les rayons Ox, Oy, OP du faisceau harmonique O ( xyPM) sont fixes.
La quatrième l’est aussi : tous les points de la droite OP ont même polaire par rapport aux droites D et
D’, concourantes en O.
De même, tous les points de la droite Δ’ ont même polaire par rapport aux droites D et D’ parallèles à Δ’.

IV.5.4. CONSTRUCTION DE LA POLAIRE

Soient M et M’ les points de la polaire Δ du point P par rapport aux droites données D et D’ et situés sur
les sécantes PAB et PA’B’. Les points M et M’
appartiennent aussi à la polaire de P par rapport
aux droites AB’ et BA’, sécantes en I. Or, cette
polaire, donc la droite Δ, passe par I. La polaire
Δ cherchée est la droite OI lorsque D et D’ sont
concourantes en O. C’est la parallèle à D et D’
issue de I, lorsque D et D’ sont parallèles. Dans
ce cas (ou si le point O est inaccessible) on
construit un second point J de Δ à l’aide d’une
troisième sécante issue de
P.

IV.5.5. CONSTRUCTION DU CONJUGUE


D’UN POINT PAR RAPPORT A DEUX
AUTRES.

Pour construire le conjugué harmonique M du point P par rapport aux points donnés A et B, il suffit de
mener par A et B deux droites Ax et By se coupant en O puis de construire la polaire Δ de P par rapport aux
sécantes Ox et Oy. Cette polaire coupe AB au point M cherché.

IV.6. APPLICATIONS

THEOREME

Les bissectrices d’un angle d’un triangle divisent intérieurement et


extérieurement le côté opposé en deux segments proportionnels aux côtés
adjacents.
Hypothèse (figure 82)

∆ABC, bissectrices intérieure AD et extérieure AD’ de l’angle A.

Thèse

Démonstration

Construisons par B, EE’// AC x AD’ ⋂ EE’ = E’ et AD ⋂EE’= E.


On sait que AD ⊥ AD’ (Les bissectrices de deux angles adjacents supplémentaires sont perpendiculaires).

Le faisceau A(BCDD’) est harmonique (deux droites concourantes et leurs bissectrices forment un faisceau
harmonique) et B est le milieu de EE’ [Pour qu’un faisceau de quatre droites (AB, AC, AD et AD’) concourantes
soit harmonique, il faut et il suffit que trois de ces droites (AD, AB et AD’) déterminent des segments égaux
(BE et BE’) sur une parallèle (EE’) à la quatrième (AC)]. La droite AB est la médiane relative à l’hypoténuse du
triangle rectangle AEE’.

Ainsi, AB= BE= BE’

DEB et DAC sont semblables (∆s dont les ∠s sont égaux chacun à chacun), dès lors :

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𝐷𝐵 𝐸̂𝐵 𝐷𝐵 𝐴𝐵

Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba


= ⇒ = (1)de même, nous aurons grâce à la similitude des
∆D’E’B et ∆D’AC 𝐷𝐶 𝐴𝐶 𝐷𝐶 𝐴𝐶 𝐷′𝐵 𝐸̂′𝐵 𝐷′𝐵 𝐴𝐵 = ⇒ =
(2)
𝐷′𝐶 𝐴𝐶 𝐷′𝐶 𝐴𝐶

(1) et (2) indiquent que D et D’ divisent BC dans le même rapport.

Observation : Lorsque AB =AC, le point D est milieu de BC et la bissectrice extérieure AE’ est parallèle à BC. On
peut vérifier que le conjugué harmonique du milieu d’un segment par rapport aux extrémités de ce segment est
rejeté à l’infini sur le support de ce segment.

RECIPROQUE

Les droites qui joignent un sommet A d’un triangle aux points qui divisent le côté opposé BC dans le rapport des côtés adjacents AB et AC
sont les bissectrices de l’angle A.
𝐴𝐵
Il n’existe que deux points D et D’ qui divisent BC dans le rapport . Mais d’après le théorème précédent, ces
𝐴𝐶 deux
points sont les pieds des bissectrices de l’angle A.

IV.6.1. QUADRILATERE COMPLET

On appelle quadrilatère complet la figure


formée par quatre droites se coupant

En coupant trois droites AB, BC et CA par


une transversale
A’B’C’, on obtient un
quadrilatère complet ABCA’B’C’ dont les
quatre droites sont les côtés tandis que les
sommets en sont les six point d’intersection.
A et A’ sont dits sommets opposés car ils
n’appartiennent pas à un même côté. AA’,
BB’ et CC’ sont les diagonales du quadrilatère complet ;
forment en général un triangle diagonal.

b. THEOREME

Chaque diagonale d’un quadrilatère complet est divisée harmoniquement par les deux autres.

Hypothèse

Thèse : les divisions (BB’IK), (CC’IJ) et (AA’JK ) sont harmoniques.

Démonstration

Quadrilatère complet ABCA’B’C’ issu du triangle ABC coupé par la transversale A’B’C’.

La droite AA’JK est la polaire de I par rapport aux droites ABC’ et AB’C ⇒ les divisions (BB’IK) et (CC’IJ) sont
harmoniques.

A’ est un point polaire de A par rapport aux droites IBB’ et ICC’. La division AA’JK est harmonique.

c. COROLLAIRE
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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Dans tout trapèze, les milieux des deux bases divisent
harmoniquement le segment
qui joint le point d’intersection des diagonales et le point
d’intersection des côtés non

Lorsque les diagonales BB’ et CC’ du quadrilatère complet


ABCA’B’C’ sont le point I est projeté à l’infini. Les points J et K
sont alors milieux respectifs de CC’ et BB’, bases du trapèze
BB’CC’.

La parallèle aux bases, issue de A’ coupe les côtés obliques BC’ et


B’C en M et N conjugués harmoniques de A par rapport aux
segments BC’ et B’C.

La droite MN est en effet la polaire de A par rapport aux deux


droites parallèles BB’ et CC’.

Les divisions BKB’ et MA’N sont homologues dans une homothétie de centre A donc :

KB=KB’ ⇒ A’M=A’N

Le point A’ est le milieu du segment MN.

IV.6.2.Trapèze isocèle.

Tout trapèze isocèle est inscriptible et réciproquement tout trapèze


inscriptible est isocèle. Les distances du centre de la circonférence circonscrite
aux côtés non parallèles et aux diagonales sont égales. Les côtés non parallèles
et les diagonales se coupent sur le diamètre de la circonférence circonscrite
perpendiculaire aux du trapèze.
Hypothèse : trapèze ABCD isocèle AB // DC et AD = BC.

Circ. O

Diagonales BD et AC, BD AC = I et BC AD J

OE AD, OF BC, OG BD et OH AC.


Thèse: ABCD inscriptible ssi AD = BC

ABCD isocèle ssi ABCD trapèze inscriptible.

OE = OF et OG = OH.

I et J appartiennent au diamètre OJ DC.


Démonstration :

1) Si ABCD est inscriptible dans la circonférence, par définition du trapèze,


on a : AB // DC arc AD = arc BC (des arcs compris entre deux droites
parallèles sont égales). Par suite AD = BC (des arcs égaux sont sous
tendus par des cordes égales) ABCD isocèle.

2) ABCD isocèle (car AD = BC) les angles à la base sont égaux : angle D = angle C. Par définition du trapèze
AB // DC angle A + angle D = 2 droits et angle C + angle B = 2 droits (angles correspondants) or angle D =
angle C. On peut alors écrire : angle A + angle C = 2 droits et angle B + angle D = 2 droits ABCD inscriptible
(car les angles opposés de ce quadrilatère sont supplémentaires deux à deux).
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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
3) En effet OE = OF puisque ces côtés non parallèles sont égaux (dans une circonférence, des cordes égales sont
également distantes du centre). Quant aux diagonales, le trapèze étant isocèle, les diagonales sont égales et
comme dans une circonférence, les cordes égales sont également distantes du centre OG = OH.

4) En effet, les angles à la base sont égaux comme le trapèze est isocèle. Ainsi le triangle JDC est isocèle la
hauteur correspondante de DC est à la fois médiane et passe donc par le milieu de DC et partant coïncide en
direction avec le diamètre de la circonférence circonscrite perpendiculaire aux bases.

Idem en considérant le triangle DIC, arc AD = arc BC angle IDC = angle


ICD (angles inscrits interceptant les arcs égaux sont égaux) d’où le triangle
DIC isocèle ; la même droite passe par le milieu DC et partant coïncide en
direction avec le diamètre de la circonférence perpendiculaire aux bases.

IV.6.2.CIRCONFERENCE D’EULER.

a) LEMME

Le pied d’une hauteur d’un triangle est équidistant de l’orthocentre (point de


concours des hauteurs) et du point où cette hauteur rencontre la circonférence circonscrite (figure
86).

Hypothèse

Circonférence circonscrite au ∆ABC, AM = hauteur issue de A,

H = orthocentre, P= AM circonférence

Thèse : HM=MP

Démonstration

𝐻𝐴𝐶̂=𝐻𝐵𝐶̂ (Angles dont les côtés sont perpendiculaires chacun à chacun)

Or 𝐻𝐴𝐶̂=𝑃𝐵𝐶̂(Angles inscrits interceptant le même arc) ⇒ 𝐻𝐵𝐶̂=𝑃𝐵𝐶̂ ie BC = bissectrice de 𝐻𝐵𝐶̂. Considérant


le ∆HBP, affirmons que BM est hauteur et bissectrice ⇒ BM est aussi médiane ; par conséquent, HM=MP. b)
THEOREME

1. Dans un triangle, les milieux des côtés, les pieds des hauteurs et les milieux des segments joignant les sommets au point de
concours des hauteurs (= points eulériens), sont situés sur une même circonférence appelée circonférence d’EULER ou circonférence des neuf
points.

2. Son centre est au milieu du segment qui joint l’orthocentre du triangle au centre de la circonférence circonscrite et son rayon
égale
la moitié du rayon de la circonférence circonscrite.

Hypothèse : ABC,

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
J1, J2, J3 milieux des droites qui joignent et
C au point H.

Thèse :

1. I1, I2, I3, H1, H2, H3, J1, J2,


J3 appartiennent à la même
circonférence.

2. Le centre de cette
circonférence O9 est au
milieu de HO.

3. Son rayon est égal la


moitié du rayon de la
circonférence circonscrite
c’est-à-dire
OA/2.

Démonstration :

1. Par trois points non en ligne droite, on peut faire passer une circonférence. Considérons la circonférence I1,
I2, I3.

Affirmons que cette circonférence passe par les pieds d’une hauteur quelconque ; H1 par exemple.

En effet, le quadrilatère I3I2I1H1est un trapèze isocèle car :

a. I2I3//BC qui contient H1I1 (droite joignant les milieux des côtés d’un triangle).

b. I1I2// AB et il vaut AB/2 (droite joignant les milieux des côtés d’un triangle).

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
c. Dans le triangle AH1B qui est rectangle en H1, on a I3H1 qui est la médiane correspondant à
l’hypoténuse AB, elle vaut AB/2.

d. I1I2 = I3H1 = AB/2.

Comme I3I2I1H1 est un trapèze isocèle, il est donc inscriptible dans une circonférence et la circonférence I1I2I3 passe
par le pied d’une hauteur quelconque.

De la même façon, on peut démontrer que I3I2I1H2 sont cocycliques, idem I3I2I1H3. Il en résulte que les six points I1,
I2, I3, H1, H2, H3 le sont.

Affirmons que cette circonférence I1, I2, I3 passe par un point milieu quelconque de AH, BH, CH soit J1 par
exemple.

Joignons J1 à I1, I2 et I3.

Remarquons que l’angle ∠J1I3I1 vaut 1 droit (car I3J1// BH (droite joignant les milieux des côtés AB et AH dans le
triangle ABH, en fait par hypothèse, J1H=AB/2) et I3I1// AC (droite joignant les milieux des côtés AB et BC dans
le triangle ABC) au plus BH AC. ∠J1I3I1=∠BH2A = 1 droit (angle à côtés perpendiculaires).

Il en est de même pour ∠J1I2I1 = 1 droit (I2J1// CH, I2I1// AB, CH AB)
Considérons alors la circonférence de diamètre J1I1, cette circonférence passe par I3 et par I2, puisque angle J1I3I1 =
angle J1I2I1 = 1 droit, donc la circonférence I1I2I3 passe par J1. De la même façon on montre que I1I2I3 passe par J2 et
que I1I2I3 passe par J3.

c) Partant les neuf points I1, I2, I3, H1, H2, H3,
J1, J2, J3 sont cocycliques.

2. L’étudiant pourra démontrer le deuxième


point de la thèse.

3. Considérons la figure 87.

Partant du lemme précédent, HH1=H1S1

Dans le ∆OHS1, O9H1=(OS1)/2 (segment de


droite joignant les milieux de deux côtés ; O9 est
milieu de OH tandis que selon le lemme
précédent donne : H1 est milieu de HS1)

De même, O9J1 joint les milieux de OH et AH (par


hypothèse) dans le ∆OHA⇒ O9J1= (OA)/2
(segment de droite joignant les milieux de deux
côtés).

Considérant le trapèze OI1H1H, La parallèle


menée de O9 à HH1 (base) coupe I1H1 en K1 milieu
de celui-ci et lui est perpendiculaire. Le ∆O9H1I1
est isocèle et I1K1= K1H1.

En fin de compte, nous avons :

Rayon du cercle d’Euler =O9I1=O9H1=O9J1=OA/2


= moitié du rayon du cercle circonscrit.

CHAPITRE V : RELATIONS METRIQUES

60
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
V.1. RELATIONS METRIQUES DANS UN TRIANGLE RECTANGLE

Convenons d’appeler le produit de deux lignes, le produit des nombres qui expriment les mesures de
ces lignes à la même unité.

THEOREME

Dans un triangle rectangle, un côté de l'angle droit est moyenne proportionnelle entre l'hypoténuse entière et sa projection orthogonale
sur l'hypoténuse.

Hypothèse

ΔABC rectangle en A.
AH hauteur issue de A
Thèse
𝐵𝐴 𝐵𝐻
=
𝐵𝐶 𝐵𝐴

Démonstration Les triangles 𝐵𝐴 𝐵𝐻

ΔABC et ΔHBA sont semblables (Ils ont en commun l’angle B). Dès lors =

𝐵𝐶 𝐵𝐴

COROLLAIRE

Toute corde est moyenne proportionnelle entre le diamètre passant par une de ses extrémités et sa projection
orthogonale sur ce diamètre.

THEOREME DE PYTHAGORE

Dans un triangle rectangle, le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des deux autres carrés.

Hypothèse ; ΔABC rectangle en A

Thèse : BA2+CA2=BC2

Démonstration

On a : BA2=BC.BH et CA2=CB.CH d’où : BA2+CA2 =BC(BH+HC)= BC2

BA2+CA2=BC2

THEOREME

Dans un triangle rectangle la hauteur issue du sommet de l'angle droit est moyenne proportionnelle entre les deux segments qu'elle
détermine sur l'hypoténuse ;

Hypothèse

ΔABC rectangle en A.
AH hauteur issue de A

Thèse : AH2= BH.CH

Démonstration

61
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Les triangles ΔABH et ΔAHC sont semblables (En effet, les angles BAH et ACH sont égaux comme ayant les côtés
𝐴𝐻 𝐵𝐻
perpendiculaires chacun à chacun) Immédiatement, =
𝐶𝐻 𝐴𝐻
⇒ AH2= BH. CH

RECIPROQUE DU THEOREME DE PYTHAGORE

Soient ABC un triangle et H le pied de la hauteur issue du sommet A sur BC. Le triangle ABC est rectangle en A si une des
conditions suivantes est vérifiée :
1°. BA2 = BH ·BC; 2°.
AH 2 = HB· HC; 3°.
BC 2 = AB2 + AC2.

Remarque : pour faire un angle droit en construction (maçonnerie), il suffit de faire un triangle dont les côtés ont
comme longueurs 3, 4 et 5 unités de mesure.

On peut aussi prendre les triangles de 5, 12 et 13 unités de mesure ou encore 8, 15 et 17 unités de mesure.

V.2. RELATIONS METRIQUES DANS UN TRIANGLE QUELCONQUE

THEOREME

La différence des carrés de deux côtés d'un triangle est égale à la différence des carrés de leurs projections orthogonales sur le
troisième côté.

Hypothèse : ΔABC quelconque, BH hauteur relative au sommet B.

Thèse AB2-AC2=BH2-CH2

Démonstration (Par le théorème de Pythagore)

AB2 = AH2 + BH2 et AC2 = CH2 + AH2 ; par soustraction AB2-AC2=BH2-CH2

Dans tout triangle :


1°. Le carré du côté opposé à un angle aigu est égal à la somme des carrés des deux autres côtés moins deux fois le produit de l'un de ses côtés
par la projection orthogonale de l'autre sur lui;

2°. Le carré du côté opposé à un angle obtus est égal à la somme des carrés des deux autres côtés plus deux fois le produit de l'un de ses côtés
par la projection orthogonale de l'autre sur lui.

C’est-à-dire si ABC est un triangle et BH la hauteur, on a la relation :

̅𝐵𝐶̅̅ 2 = 𝐴𝐵̅̅2 + ̅𝐴𝐶̅̅2 +2 ̅𝐶𝐴̅̅· 𝐴𝐻̅.̅

Hypothèse : triangle ABC quelconque ; BH hauteur issue de B

Thèse : ̅𝐵𝐶̅̅ 2 = 𝐴𝐵̅̅2 + ̅𝐴𝐶̅̅2 +2 ̅𝐶𝐴̅̅· 𝐴𝐻̅.̅

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Démonstration

̅ 𝐶̅̅ 2 = 𝐵𝐻̅̅2 + ̅𝐶𝐻̅̅2 (théorème de Pythagore) Or 𝐵𝐻̅=


𝐵 ̅ ̅𝐴𝐵̅̅2 - 𝐴𝐻̅̅2 et on peut alors écrire :
̅𝐵𝐶̅̅ = 𝐴𝐵̅̅ - 𝐴𝐻̅̅ + ̅𝐶𝐻̅̅ . Mais ̅𝐶𝐻̅̅ =(̅𝐶𝐴̅̅. 𝐴𝐻̅̅) = ̅𝐶𝐴̅̅2 + 𝐴𝐻̅2̅ +2 ̅𝐶𝐴̅̅· 𝐴𝐻̅̅ ; par suite :
2 2 2 2 2 2

̅𝐵𝐶̅̅ 2 = 𝐴𝐵̅̅2 - 𝐴𝐻̅̅2 + ̅𝐶𝐴̅̅2 + 𝐴𝐻̅̅2 +2 ̅𝐶𝐴̅̅· 𝐴𝐻̅̅ = 𝐴𝐵̅̅2 + ̅𝐶𝐴̅̅2 +2 ̅𝐶𝐴̅̅· 𝐴𝐻̅̅

Donc : ̅𝐵𝐶̅̅ 2 = 𝐴𝐵̅̅2 + ̅𝐴𝐶̅̅2 +2 ̅𝐶𝐴̅̅· 𝐴𝐻̅̅


Dans cette relation, nous remarquons que :

1. Si l’angle A est aigu, H le pied de la hauteur issue de B est situé entre A et C : BC2=AB2+AC2-2CA.AH
2. Mais si l’angle A est obtus, H est situé du côté opposé à C par rapport à A et on a :
BC2=AB2+AC2+2CA.AH

COROLLAIRE

Un angle d’un triangle aigu, droit ou obtus selon que le carré du côté oppose à cet angle est inférieur, égal
ou supérieur à la somme des carrés des deux autres côtés.

THEOREME DE STEWART

Etant donnés un triangle ABC et D, un point de la base BC, on a


la

̅𝐴𝐶̅̅2.̅𝐵𝐷̅̅ + 𝐴𝐵̅̅2.𝐷𝐶̅̅ - ̅𝐴𝐷̅2̅ .̅𝐵𝐶̅̅= ̅𝐵𝐶̅̅· 𝐷𝐶̅̅.𝐵


̅ 𝐷̅̅

Hypothèse : triangle ABC quelconque et D base BC.

Thèse : ̅𝐴𝐶̅̅2.̅𝐵𝐷̅̅ + 𝐴𝐵̅̅2.̅𝐷𝐶̅̅ - ̅𝐴𝐷̅̅2.̅𝐵𝐶̅=


̅ ̅𝐵𝐶̅̅· 𝐷𝐶̅̅.𝐵
̅ 𝐷̅̅

Démonstration
̅
̅𝐴𝐶̅̅2=̅𝐴𝐷̅̅2 + 𝐷𝐶̅̅2 +2 𝐶𝐷̅̅ 𝐷
̅ 𝐻̅̅

𝐴𝐵̅̅2=̅𝐴𝐷̅̅2 + ̅𝐵𝐷̅̅2 +2 ̅𝐵𝐷̅̅ ̅𝐷𝐻̅̅ ̅

̅𝐴𝐶̅̅2 ̅𝐵𝐷̅̅ + 𝐴𝐵̅̅2 𝐷𝐶̅̅ =̅𝐴𝐷̅̅2 ̅𝐵𝐷̅̅+ 𝐷𝐶̅̅2 ̅𝐵𝐷̅̅ +2 𝐶𝐷̅̅ ̅𝐷𝐻̅̅ ̅𝐵𝐷̅+
̅ ̅𝐴𝐷̅̅2 𝐷𝐶̅̅+ ̅𝐵𝐷̅̅2 ̅𝐷𝐶̅+
̅ 2 ̅𝐵𝐷̅̅ ̅𝐷𝐻̅̅𝐷𝐶̅̅

̅𝐴𝐶̅̅2 ̅𝐵𝐷̅̅ + 𝐴𝐵̅̅2 𝐷𝐶̅̅ =̅𝐴𝐷̅̅2 (̅𝐵𝐷̅̅+ 𝐷𝐶̅̅)+ 𝐷𝐶̅̅2 ̅𝐵𝐷̅̅+ ̅𝐵𝐷̅̅2 𝐷𝐶̅̅

̅𝐴𝐶̅̅2 ̅𝐵𝐷̅̅ + 𝐴𝐵̅̅2 𝐷𝐶̅̅ =̅𝐴𝐷̅̅2 (̅𝐵𝐶̅̅)+ ̅𝐷𝐶̅̅ ̅𝐵𝐷̅̅(𝐷𝐶̅+


̅ ̅𝐵𝐷̅̅)

̅𝐴𝐶̅̅2 ̅𝐵𝐷̅̅ + 𝐴𝐵̅̅2 𝐷𝐶̅̅ =̅𝐴𝐷̅̅2 (̅𝐵𝐶̅̅)+ ̅𝐷𝐶̅̅ ̅𝐵𝐷̅̅(̅𝐵𝐶̅̅) et enfin :

̅𝐴𝐶̅̅2.̅𝐵𝐷̅̅ + 𝐴𝐵̅̅2.̅𝐷𝐶̅̅ - ̅𝐴𝐷̅̅2.̅𝐵𝐶̅=


̅ ̅𝐵𝐶̅̅· 𝐷𝐶̅̅.𝐵
̅ 𝐷̅̅ Ce qu’il fallait démontrer.

THEOREME

Le lieu géométrique des points dont la différence des carrés des distances à deux points fixes est constante est une droite
perpendiculaire à la droite joignant les points fixes.

Hypothèse : Points A et B fixes ; M un point du lieu tel que MA2-MB2=k Thèse : M droite AB

Démonstration

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Si H est la projection orthogonale de M sur AB, on peut considérer le
ΔAMH et la hauteur MH et écrire : ̅𝑀𝐴̅̅ 2 = ̅𝑀𝐵̅̅2 + 𝐴𝐵̅̅2 +2 𝐴𝐵̅̅· 𝐵𝐻̅̅ ce qui veut
dire que

̅𝑀𝐴̅̅ 2 - ̅𝑀𝐵̅̅2 = 𝐴𝐵̅̅2 +2 𝐴𝐵̅̅· 𝐵𝐻̅=


̅ k.

Par suite, le point H est fixe et en plus c’est un point du lieu géométrique cherché.
k= 𝐴𝐵̅̅2 +2 𝐴𝐵̅̅· 𝐵𝐻̅= ̅ 𝐻𝐵̅̅)(𝐴𝐻̅̅+ 𝐵𝐻̅̅) =𝐻𝐴̅̅ 2 - 𝐻𝐵̅̅2
̅ 𝐴𝐵̅̅(̅𝐴𝐵̅̅+2 𝐴𝐵̅̅)·= (𝐴𝐻̅+
Le point M est situé sur la perpendiculaire d à la droite AB issue de l’unique point H de AB qui est un point du lieu
géométrique.
Réciproquement, soit un point M un point de la droite d.

On a MA2=MH2+HA2 et MB2=MH2+HB2 ie MA2-MB2=HA2-HB2=k et M est un point du lieu géométrique cherché.


Le lieu géométrique est la droite d, droite perpendiculaire à la droite joignant les points fixes.

V.3. RELATIONS METRIQUES DANS UN CERCLE

V.3.1. Puissance d’un point par rapport à un cercle

Si d’un point on mène une sécante à un cercle, le produit des distances de ce point aux intersections de la
circonférence et de la sécante, ne dépend pas de la sécante considérée. Hypothèse

1° cercle de centre O, P point intérieur au cercle ; P= AB CD x AB et CD sécante issue de P (fig.93).


2° cercle de centre O, P point extérieur au cercle ; P= AB CD x AB et CD sécante issue de P. (fig. 94)
3° cercle de centre O, P point extérieur au cercle ; P= AB PT x AB sécante et PT tangente à la circonférence en T
issues de P. (fig. 95)

Démonstration

1°. Considérons les ∆PAC et ∆PDB : 𝐴𝑃𝐶̂ = 𝐷𝑃𝐵̂ et 𝐴𝐶𝑃̂ = 𝐷𝑃𝐵̂, ces deux triangles sont semblables (Comme
𝑃𝐴 𝑃𝐶 ̅𝑃𝐴̅̅ ̅𝑃𝐵̅̅ = ̅𝑃𝐶̅̅ ̅𝑃𝐷̅̅
ayant deux angles égaux). La conséquence est que , = ⇒ 𝑃𝐷 𝑃𝐵

2°. Considérons les ∆PBC et ∆PDA : 𝑃𝐵𝐶̂ = 𝑃𝐷𝐴̂, ces deux triangles sont semblables (Ayant deux angles égaux
𝑃𝐴 𝑃𝐷 ̅ 𝐵̅̅ =
̅𝑃𝐴̅̅. 𝑃
𝑃𝐶̅̅.𝑃𝐷̅̅ dont l’un est commun).Alors = ⇒ 𝑃𝐶 𝑃𝐵

3°. Considérons les ∆PAT et ∆PTB : 𝐴𝑇𝑃̂ = 𝐴𝐵𝑇̂, ces deux triangles sont semblables (Possédant deux angles
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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
𝑃𝑇 𝑃𝐴 ̅𝑃𝑇̅̅2 = ̅𝑃𝐴̅̅. 𝑃
̅ 𝐵̅̅
égaux dont l’un est commun).Alors = ⇒ 𝑃𝐵 𝑃𝑇

RECIPROQUE

Soient quatre points A, B, C, D non tous alignés et P le point d’intersection des droites AB et CD. Si on a l’égalité ̅𝑃𝐴̅ ̅𝑃𝐵̅
= 𝑃𝐶̅ ̅𝑃𝐷̅ , les quatre points A, B, C, D sont cocycliques.
Considérons la circonférence circonscrite au triangle ABC. La droite PC recoupe la circonférence en un point D’ tel
que ̅𝑃𝐴̅̅ ̅𝑃𝐵̅̅ = 𝑃𝐶̅̅ ̅𝑃𝐷̅′. Par suite 𝑃𝐷̅̅ = ̅𝑃𝐷̅′ et les points D et D’ sont confondus.
Note

Cette réciproque est très importante car elle permet de résoudre les problèmes du genre : démontrez que les
points W, X, Y, Z sont cocycliques.

De même, lorsqu’on a l’égalité 𝑃𝐶̅̅2 = ̅𝑃𝐴̅̅.𝑃


̅ 𝐵̅̅, la droite PC est tangente au cercle circonscrit au triangle ABC au
point C.

En effet, la droite recoupe la circonférence en un point C’ tel que 𝑃𝐶̅̅ 𝑃𝐶̅′ = ̅𝑃𝐴̅̅ ̅𝑃𝐵̅̅.
̅𝑃𝐶̅̅ = 𝑃𝐶̅′ et les points C et C’ sont confondus.
Pour un point donné P et une sécante PAB d’un cercle, le produit ̅𝑃𝐴̅̅ .̅𝑃𝐵̅̅ ne dépend pas de la sécante
considérée ; il dépend seulement du point P considéré pour un cercle donné.
De cette propriété découle la définition de la puissance d’un point par rapport à un cercle.
Définition :
On appelle puissance d’un point par rapport à un cercle, le produit des distances de ce point aux
intersections d’une sécante quelconque issue de ce point avec ce cercle, compté négativement si le point est intérieur
au cercle et positivement si non.

V.3.2. PROPOSITION

La puissance d’un point par rapport à un cercle est


égale à la différence du carré de la distance du point au cercle
avec le carré du rayon. Si le point est extérieur, elle est aussi
égale au carré de la tangente menée de ce point au cercle.

̅ 𝐵̅̅= ( 𝑃
̅𝑃𝐴̅̅.𝑃 ̅ 𝑂̅̅ + 𝑂𝐴̅̅)( ̅𝑃𝑂̅̅ + 𝑂𝐵̅̅)

= ̅𝑃𝑂̅̅2+ ̅𝑂𝐴̅̅. ̅𝑂𝐴̅̅ + 𝑃


̅ 𝑂̅̅(𝑂 ̅ 𝐵̅̅)
̅ 𝐴̅̅ 𝑂

= ̅𝑃𝑂̅̅2 –R2

V.3.3. THEOREME DEFINITION

Le lieu géométrique des points d’égale puissance par rapport à deux cercles donnés est droite perpendiculaire à la droite des centres
appelée axe radical.

Note

L’axe radical de deux cercles sécants est la droite passant par les points d’intersection et celui de deux
cercles tangents est leur tangente commune.

THEOREME

Les axes radicaux de trois cercles considérés deux à deux se coupent en un même point ou sont parallèles.

65
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Note : Le point de concours des axes radicaux est appelé centre radical des trois cercles.

V.4. INSCRIPTIONS DES POLYGONES REGULIERS DANS UN CERCLE

Un polygone est dit inscrit dans un cercle lorsque tous ses sommets sont situés sur la circonférence, on dit que le
cercle est circonscrit au polygone.

THEOREME

Lorsqu’on divise une circonférence en un nombre quelconque d’arcs égaux, les cordes sous-tendant ces arcs forment un polygone
régulier inscrit et les tangentes menées par les points de la division forment un polygone régulier circonscrit.

RECIPROQUE

Tout polygone régulier est inscriptible et circonscriptible.

Corollaire

Les rayons passant par les sommets et les milieux des côtés d’un polygone
régulier de n côtés divisent circonscrit et le cercle inscrit en 2n arcs égaux, et
définissent deux polygones réguliers de 2n côtés.

THEOREME

La différence entre le rayon et l’apothème d’un polygone régulier est plus petite que la
moitié du côté du polygone.

Par les inégalités triangulaires relatives au triangle OAH, on a OA-OH< AH et AH = AB/2

THEOREME

Deux polygones réguliers ayant le même nombre de côtés sont semblables et le rapport de leurs périmètres est égal à celui de leurs
rayons et de leurs apothèmes: c'est le rapport de similitude.

Deux polygones réguliers d'un même nombre de côtés inscrits, ou circonscrits, à deux circonférences égales
sont égaux (il suffit de faire coïncider les deux circonférences de telle sorte que deux sommets des deux polygones
soient confondus).

66
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Si P est un polygone régulier inscrit, ou circonscrit, à un cercle C de centre 0 et C' un autre cercle de même centre,
l'homothétie de centre 0 qui transforme le cercle C en le cercle C', transforme le polygone régulier P en un polygone
régulier P' semblable. Le rapport de similitude est égal au rapport des
rayons, qui est celui des apothèmes.

Remarque

Un polygone régulier étant inscrit dans un cercle, on sait


inscrire le polygone régulier d’un nombre double de côtés. Il suffit de
diviser en deux parties égales l’arc intercepté par un côté du polygone
donné, que l’on reporte autant de fois que nécessaire.

De même, un polygone régulier étant inscrit dans un cercle,


on sait circonscrire à ce cercle un polygone régulier d’un même
nombre de côtés : par les sommets du polygone inscrit on mène les
tangentes.

V.4.1. Le carré

Le côté du carré inscrit dans un cercle (fig. 98) , de rayon


R est de
R mesure R et son apothème
2

V.4.2 L’hexagone (fig.99)

Le côté d’un hexagone régulier inscrit dans un cercle de


rayon R est de mesure le rayon R (il est au rayon du cercle circonscrit)
R et son apothème est de mesure
2

V.4.3 Le triangle équilatéral

L’apothème d’un triangle équilatéral inscrit (fig. 99) dans un cercle de rayon R est de mesure R/2 et son
côté est de mesure R

V.4.4. Le décagone

Le côté d’un décagone régulier inscrit est égal au plus grand segment du rayon divisé en moyenne et extrême
raison.

Soit AB un côté du décagone inscrit dans un cercle de centre O et de rayon R. L'angle au centre d'un décagone est
de mesure 36°, c'est à dire 1/10 ième de circonférence, et les angles à la base

du triangle isocèle OAB sont de mesure 72°.


La bissectrice de l'angle 𝑂𝐴𝐵̂ coupe le segment 0B en un point C et
détermine deux triangles isocèles ∆ABC et ∆CAO et AB = AC, et AC
= OC.
D'autre part ie AC2 = OC2 = OB·CB. On remarque aussi que BC <
AB.
On divise le rayon OB d'une circonférence C donnée en
moyenne et extrême raison: on obtient le point C tel que OC2 = OB·
CB. Du point B comme centre, on décrit un arc de cercle de rayon OC
qui coupe la circonférence au point A et on trace AB: c'est le côté d'un
décagone inscrit dans la circonférence.

Le côté d'un décagone régulier inscrit dans un cercle de rayon R est

de mesure R et
67
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
R son
apothème est de mesure .
En joignant les points de division donnés par un décagone régulier de trois en trois, on obtient un décagone
√5 +1 R

étoilé (côté AF); la mesure de son côté est égale à R 2 et son apothème à 4 10 − 2√5.
Le côté du décagone étoilé divise le rayon en moyenne et extrême raison ; il correspond à la seconde solution du
problème. De cette façon :
La différence des côtés du décagone régulier étoilé et du décagone régulier convexe inscrits dans un même cercle
est égale au rayon et leur produit est égal au carré du rayon.
AC recoupe la circonférence en F x arc BF = 2 arc AB (𝐵𝐴𝐹̂ = 36° et 𝐴𝑂𝐵̂ = 36°) ⇒ AF est côté du décagone régulier

étoilé. AF=AC+CF et AC= R . Comme ∆ FOC est isocèle ( Ô = 𝐶̂ = 72°) CF= OF (rayon) et AF= R .

V.4.5. Le pentagone

Joindre de deux en deux les sommets du décagone régulier. En joignant de quatre en quatre, on a le
pentagone étoilé.

AE=côté du pentagone régulier et EF= diamètre. 𝐸̂𝑂𝐹̂= 5 x 36°, 𝐸̂𝐴𝐹̂= 1dr et AE = R .

R

Le côté du pentagone régulier inscrit dans un cercle de rayon R est de mesure 2 10 − 2√5.
R

Et son apothème =
De même, en considérant le ∆ABG, on voit que le côté du pentagone régulier étoilé inscrit dans un cercle de
R R
rayon R est de mesure et son apothème

Note : Le nombre , appelé nombre d’or est souvent utilisé dans les rapports considérés comme critère de beauté
et d’esthétique.

V.4.6. Le pentédécagone ou (pentadécagone)

L’angle au centre d’un pentédécagone régulier vaut 24° ou 360°/15.

Comme 24°=60-36°, on a :

L’arc intercepté par le côté d'un pentédécagone régulier inscrit est égal à la
différence des arcs interceptés par le côté d'un hexagone régulier avec celui d'un
décagone régulier.

Remarque : outre le pentédécagone régulier, il existe trois pentédécagones étoilés dont


les côtés interceptent les 2/15 ièmes, les 4/15 ièmes et les 7/15 de la circonférence.

V.5. MESURE DE LA CIRCONFERENCE

V.5.1. DEFINITION DE LA LONGUEUR D’UNE COURBE

La longueur d'une courbe, d'extrémités deux points, est la limite vers laquelle tend le périmètre d'un contour
polygonal inscrit dans la courbe entre ces deux points lorsque les longueurs des côtés de ce contour tendent
indéfiniment vers zéro.

68
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
THEOREME

De deux polygones convexes, l’un inscrit l’autre circonscrit à une même circonférence, celui qui a le plus petit périmètre est le polygone
inscrit.

La démonstration de ce théorème est donnée par les trois lemmes suivants :

1. Lemme: Soient P un polygone convexe circonscrit à un cercle C et p un polygone convexe inscrit tels que
les côtés du polygone P soient tangents à Caux sommets du polygone p. Alors le périmètre du polygone p
est moindre que celui du polygone P.
2. Lemme: Soient Po et p deux polygones convexes inscrits dans un cercle C tels que tout sommet du
polygone Po soit sommet du polygone p. Alors le périmètre du polygone p 0 est moindre que celui du
polygone P
3. Lemme: .Soient Po et P deux polygones convexes circonscrits dans un cercle C tels que les points où les
côtés du polygone Po sont tangents au cercle soient aussi des points où les côtés du polygone P soient
tangents. Alors le périmètre du polygone P est moindre que celui du polygone Po.

THEOREME

Les périmètres des polygones convexes inscrits ou circonscrits dont le plus grand des côtés diminue indéfiniment vers zéro tendent vers
la valeur limite L précédemment définie.

V.5.2. Définition de la circonférence

La longueur L, limite commune des suites des périmètres des polygones convexes inscrits, ou circonscrits,
tels que les côtés diminuent tous indéfiniment est appelée longueur de la circonférence.

THEOREME

Les longueurs de deux circonférences quelconques sont entre elles comme leurs rayons ou leurs diamètres.

V.5.3. Corollaire-Définition. -Le rapport de la longueur de la circonférence au diamètre est un nombre constant; on
le désigne par la lettre grecque π.

Corollaire
La longueur d’une circonférence de rayon R est égale à 2πR. Longueur
d’un arc de cercle

V.5.4. Définition du radian

On appelle arc de 1 radian, un arc dont la longueur est égale au rayon, et un angle de 1 radian un angle qui, dans la
position d’angle au centre, découpe un arc de 1 radian.

V.5.5. Calcul de π

a. Méthode des périmètres (Archimède)

Principe : calculer les périmètres des polygones réguliers inscrits dans une circonférence de manière à ce que le
nombre des côtés double indéfiniment. La précision du calcul s’accroîtra à mesure que le nombre devient infiniment
grand.

En calculant les périmètres des polygones circonscrits correspondants, on obtient des valeurs
approchées par excès de la longueur de la circonférence.

69
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Problème 1: Etant donné le côté c d’un polygone régulier inscrit dans une
circonférence de rayon R, quel est la valeur du côté correspondant au
polygone d’un nombre de côtés double ?

AC2=CD.CE ie c’2= 2R(R-OE) or OE2=OA2-AE2

c’= pour R=1, c’= √2 − √4 − 𝑐2


Problème 2: Soit c= côté d’un polygone régulier inscrit dans une
circonférence de rayon R. Quelle est la valeur du côté du polygone
régulier circonscrit dans la même circonférence d’un même nombre de côtés ?

Remarquons que le rapport de similitude de ces polygones semblables = au rapport des apothèmes.

Apothème (polygone régulier circonscrit) = rayon du cercle

𝑐2
√ 𝑅2 −
Apothème (polygone régulier inscrit) = 4

Si c1 est le côté du polygone circonscrit, 𝑐1 = 2


𝑅 . En prenant R=1, on a :
𝑐 √ 𝑅 2 −𝑐
4

2𝑐
c
sachant que pour nc (nombre de côtés)= 4, le périmètre d’un carré= 4c on a :

l= 4c=4 R ou l= 4 (bien entendu pour R=1) ce qui équivaut à l=2πR = 2π


Ainsi 4 π et alors π = 2 Pi par défaut pour nc=4 Par
excès, nous aurons :
2𝑐
L1= 4C1 avec C1= où c=
2 2 √2
L1= 4. = 8 En égalant à 2π R on aura : π = 4 par excès

De même, on peut établir les valeurs de pi par défaut et par excès en fonction du nombre de côtés : il suffit de

déterminer la suite (Un)n∈N où U ,… ie


en posant a et an pour n > 1. Nous avons le terme général de la suite (Un)n∈N est Un+1 =2n+1

√2 − α𝑛

Tableau 1: Approximation du nombre pi.

c c1 n nombre de π par π par an=√2 + αn-1


côtés défaut = excès=(n.c1)/2
nc.c/2R
1.4142136 2 1 4 2.8284271 4 1.4142136
0.7653669 0.8284271 2 8 3.1214452 3.3137085 1.8477591
0.3901806 0.3978247 3 16 3.1365485 3.1825979 1.9615706
0.1960343 0.1969828 4 32 3.1403312 3.1517249 1.9903695

70
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
0.0981353 0.0982537 5 64 3.1412773 3.1441184 1.9975909
0.0490825 0.0490972 6 128 3.1415138 3.1422236 1.9993976
0.0245431 0.0245449 7 256 3.1415729 3.1417504 1.9998494
0.0122718 0.012272 8 512 3.1415877 3.1416321 1.9999624
0.0061359 0.0061359 9 1024 3.1415914 3.1416025 1.9999906
0.003068 0.003068 10 2048 3.1415923 3.1415951 1.9999976
0.001534 0.001534 11 4096 3.1415926 3.1415933 1.9999994
0.000767 0.000767 12 8192 3.1415926 3.1415928 1.9999999
0.0003835 0.0003835 13 16384 3.1415927 3.1415927 2
0.0001917 0.0001917 14 32768 3.1415926 3.1415927 2
9.587E-05 9.587E-05 15 65536 3.1415926 3.1415926 2
4.794E-05 4.794E-05 16 131072 3.1415929 3.1415926 2
2.397E-05 2.397E-05 17 262144 3.1415917 3.1415929 2

On a ainsi l’approximation du nombre pi.

b. Méthodes des isopérimètres (Schwab)

Calculer le rapport du périmètre p d’un polygone régulier au rayon r du cercle circonscrit et à l’apothème
a, ou au rayon du cercle inscrit pour les polygones réguliers dont le nombre de côtés augmentent indéfiniment.
Les rapports p/r et p/a ne dépendent que du nombre de côtés de ces polygones réguliers et non de la circonférence
choisie.

Problème 3 : Connaissant le rayon r et l’apothème a d’un polygone


régulier, calculer r1 et a1 respectivement le rayon et l’apothème du
polygone régulier d’un nombre double de côtés, isopérimètre au premier
Soit p=2, le périmètre, alors 2πR = 2 ⇒.R=1/π.
Lorsque la différence entre a et r devient aussi petite que l’on veut à
mesure que n le nombre des côtés croît, on obtient la valeur approchée de
pi encadrée par les valeurs de a et r.
R= OA, a=OH
OH⊥ AB, A’ et B’ divisent respectivement AC et CB en deux parties égales.
A’B’= côté du polygone à 2n côtés isopérimétrique au polygone initial. OA’=r’
et OH’=a’
H’= OH⋂AB, OH’= (OC+OH)
ΔOA’C est rectangle ⇒OA’2=OC.OH’ ⇒ OH’= a’= (a+r) et OA’=r’=√𝑟𝑎′
Soit la différence r’-

r’- (a+r) =.
𝑎 +𝑟
𝑎 +𝑟 𝑟− 2
r’-a’= √ 2 𝑎 +𝑟
√𝑟 +√ 2

𝑎 +𝑟
√ 2 𝑟 −𝑎
r’-a’ = 𝑎 +𝑟 2
√𝑟 +√ 2

71
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
𝑎 +𝑟 𝑟−𝑎

Comme a est moindre que r, on vérifie que 2 1 et r’-a’ <
𝑎 +𝑟
<2
√𝑟 +√ 4
2

Soit un carré initialiseur dont le périmètre = 2. Nous savons que son apothème a1= 1/4 et r

En calculant les (ai,ri) relatifs à la progression géométrique de raison 2 correspondant au doublement du nombre de
côtés (4, 8, 32, 64, …) on obtient : ai+1= 𝑎𝑖+𝑟𝑖 et ri+1 avec ri+1- ai+1 < 𝑟𝑖−𝑎𝑖,
24

ri+2 - ai+2 < 𝑟𝑖+1−4𝑎𝑖+1 < 𝑟𝑖4−2𝑎𝑖,…. Chaque terme, à partir du troisième est alternativement la moyenne arithmétique

et la moyenne géométrique des deux termes le précédent.

THEOREME

En formant une suite de nombres dont les deux premiers soient 0 et ½, dont chaque terme soit alternativement moyenne arithmétique
et moyenne géométrique entre les deux précédents, les nombres ainsi écrits tendront vers 1/π.

Le poème mnémotechnique (par Beutel) ci-après peut aider à retenir les 30 premiers chiffres de π:

Que j'aime à faire connaître un nombre utile aux sages!


Immortel Archimède, artiste ingénieur,
Qui de ton jugement peut briser la valeur ? Pour moi ton problème eut de pareils avantages. Tirez circonférence
au diamètre etcetera.

Un autre poème plus long donne 126 chiffres !


Dans le texte ci-dessous, les mots de dix lettres représentent le zéro.

Que j’aime à faire apprendre un nombre utile aux sages :


Glorieux Archimède, artiste ingénieux, Toi qui,
de Syracuse aime encore la gloire, Soit ton nom
conservé par de savants grimoires !
Jadis, mystérieux, un problème bloquait
Tout l'admirable procédé, l'œuvre grandiose que
Pythagore découvrit aux anciens grecs.
O, quadrature ! vieux tourment du philosophe !
Insoluble rondeur, trop longtemps vous avez Défié
Pythagore et ses imitateurs.
Comment intégrer l'espace bien circulaire ?
Former un triangle auquel il équivaudra ?
Nouvelle invention : Archimède inscrira
Dedans un hexagone, appréciera son aire
Fonction du rayon. Pas trop ne s'y tiendra
Dédoublera chaque élément antérieur ;
Toujours de l'orbe calculée approchera ;
Définira limite ; enfin, l'arc, le limiteur De cet
inquiétant cercle, ennemi trop rebelle !
Professeur, enseignez son problème avec zèle !...

3,141592653589793238462643383279....

V.6. NOTION D’AIRE


72
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
On appelle aire, l’étendue d’une portion limitée de surface. Si la surface fait appel à la forme et l’étendue
considérée, l’aire se limite à la dimension de la surface.
L’égalité de deux aires n’implique pas l’égalité des surfaces qui elle est liée à la notion de superposition comme
nous l’avons défini au premier chapitre.

V.6.1. Aires de quelques figures remarquables

a. Le rectangle

Dans un rectangle, l’un des côtés est appelé base tandis que la longueur perpendiculaire à la base est la
hauteur du rectangle.
Deux rectangles de même base et même hauteur sont égaux.
L’aire Sr d’un rectangle vaut la base b multipliée par la hauteur h.
Sr= bxh.
Lorsque b=h=c, nous avons un carré de côté c, dont l’aire Sc vaut Sc=C2

b. Le parallélogramme

Dans un parallélogramme, l’un des côtés est appelé base tandis que la distance de ce côté à l’autre côté
parallèle est la hauteur.
L’aire Sp d’un parallélogramme ABCD est le produit de sa base b par sa hauteur h. En fait, tout parallélogramme
est équivalent au rectangle de même base et de même hauteur.

c. Le triangle

On définit la base d’un triangle par l’un de ses côtés et la hauteur comme la distance de cette base au sommet
opposé.
Dans tout triangle, l’aire est la moitié du produit de sa base b, par sa hauteur h. Autrement dit, l’aire St
d’un triangle ABC vaut la moitié du parallélogramme ayant la même base et la même hauteur. St= bh/2

d. Le trapèze

Dans un trapèze, les bases sont les côtés parallèles tandis que la hauteur est la distance entre les bases.
L’aire Sz d’un trapèze ABCD est le produit de la demi-somme (b+B)/2 des bases par la hauteur h. Sz= h. (b+B)/2
Observation
L’aire d’un trapèze vaut le produit de la hauteur par le segment qui joint les milieux des côtés non
parallèles.

e. Polygones

Pour obtenir l’aire d’un polygone convexe quelconque, il suffit de le décomposer en d’autres figures
élémentaires (triangles).

CHAPITRE VI : LIEUX GEOMETRIQUES ET PROBLEMES DE CONSTRUCTION

VI.1. Lieux géométriques

On appelle lieu géométrique, l’ensemble des points jouissant d’une même propriété.

VI.1.1 Lieux géométriques des points

• Le lieu géométrique des points situés à une distance donnée d’un point fixé est une circonférence ayant
pour centre le point donné et pour rayon la distance donnée.
73
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
• Le lieu géométrique des points situés à une distance donnée d’une droite est l’ensemble des de deux droites
parallèles à la droite situées de part et d’autre de celle-ci et à la distance donnée.
• Le lieu géométrique des points situés à une distance donnée l d’une circonférence donnée de rayon R est
l’ensemble des circonférences concentriques à la circonférence donnée ayant comme rayons respectifs
(R+l) et (R-l).
• Le lieu géométrique des points situés à égale distance de deux points donnés est la médiatrice du segment
joignant les deux points donnés.
• Le lieu géométrique des points situés à égale distance de deux droites données : o Qui se coupent est
l’ensemble des bissectrices des quatre angles formés par les deux droites.
o Qui sont parallèles est la droite parallèle aux deux droites données et à égale distance de cellesci.
• Le lieu géométrique des points situés à égale distance de deux circonférences égales est la médiatrice des
centres des deux circonférences.
• Le lieu géométrique des points d’où l’on voit un segment donné sous un angle donné est l’ensemble des
arcs de segments capables de l’angle donné décrit sur le segment rectiligne comme corde.
• Le lieu géométrique des points d’où l’on voit un segment donné sous un angle droit est la circonférence
décrite sur le segment rectiligne donné comme diamètre.

VI.1.2. Recherche d’un lieu géométrique

En pratique, une question de lieu géométrique est donnée sous forme de problème ; il faudra trouver la ligne
qui correspond aux conditions (propriétés) imposées. La recherche du lieu géométrique se fera de deux manières.

9. Méthode synthétique :

La nature de la figure est donnée ; Il est demandé de démontrer que ladite figure constitue un lieu
géométrique.

Ce genre de problèmes a comme formulation : démontrer que « une figure donnée » est le lieu géométrique des
points « jouissant d’une certaine propriété ».

Exemples :

Démontrer que la bissectrice d’un angle (la médiatrice d’un segment) est le lieu géométrique des points,
situés à égale distance des côtés de l’angle (des extrémités du segment).

La démonstration d’un tel problème se fait comme cela a été vu précédemment au début du cours. Ainsi, on démontre
que tout point de la figure jouit de la propriété énoncée dans le problème (cas de la bissectrice) et que tout point
possédant la propriété indiquée appartient à la figure(cas de la bissectrice) ou que tout point extérieur à la figure ne
possède pas la propriété (cas de la médiatrice.

Observation : les problèmes de ce genre ne sont pas spécifiques aux lieux géométriques car leur démonstration peut
être trouvée comme pour les cas de propriété à démontrer.

ii. Méthode analytique

La catégorie des problèmes à résoudre par la méthode analytique n’indique pas la nature de la figure à trouver par
contre, la propriété commune aux points de la figure est bien spécifiée.

Il convient de comprendre qu’on trouvera soi-même la nature de la figure recherchée quitte à démontrer que cette
figure convient pour le problème posé. La démarche globale se fera en trois étapes comme suit : a. L’analyse
b. La construction et
c. La synthèse.
a. L’analyse

74
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
On cherche les points particuliers du lieu faciles à construire, puis on suppose connu un point quelconque
du lieu. Le soin dans l’exécution de la construction facilitera la résolution du problème.

On relie ce point quelconque aux points donnés et au point particulier déterminé précédemment. Eviter de
surcharger le dessin par plusieurs lignes auxiliaires. Une figure simple est mieux indiquée pour découvrir les
propriétés qui existent entre les éléments donnés.

L’inspiration à ce stade est nécessaire et celle-ci n’est qu’une conséquence de la perception rapide qui
s’acquiert après s’être longtemps exercé à la recherche des lieux géométriques. Le hasard n’a donc pas sa place ici.
L’étudiant doit forger sa discipline dans les entraînements personnels pour arriver à développer une certaine maturité
dans ce genre de problèmes.

On étudie la figure ainsi obtenue et on en déduit qu’un point quelconque du lieu est situé sur une ligne
déterminée. La précision des tracés s’avère une obligation et l’étudiant doit pouvoir utiliser correctement son
matériel de dessin. Notons qu’un matériel pauvre en qualité peut rendre la tâche très difficile à l’étudiant. b. La
construction

On construit exactement la ligne trouvée. (Utiliser le matériel de dessin pour une bonne précision et la
clarté).

c. La synthèse

On démontre qu’un point quelconque de la ligne jouit de la propriété énoncée et on en conclut que la ligne
trouvée et le lieu demandé s’identifient.

Exemple

Déterminer le lieu géométrique des points (d’un même côté) d’une droite d’où l’on voit un segment donné
de cette droite sous un même angle alpha.

1. Analyse (fig.103)

Traçons la circonférence circonscrite au triangle ABC.

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
2. Construction (fig.104)

Tracer BC

3. Synthèse (fig. 105)

Considérons un point M sur l’arc de cercle.

L’angle tangentiel BCT équivaut à l’angle α. Nous sommes en droit de conclure que le lieu des points d’où l’on
voit un segment capable de cet angle donné sous un angle donné est l’arc du segment capable de cet angle décrit
sur le segment BC comme corde.

VI.2. Problèmes de construction géométrique

La plupart des problèmes de construction géométrique se ramènent à la détermination d’un point dont dépend la
figure. Pour cela il est essentiel de pouvoir procéder à la révision des problèmes de construction géométrique vus à
l’école secondaire. Nous ferons un rappel à ce sujet sur quelques problèmes fondamentaux à la fin de ce chapitre.

La résolution d’un problème de construction se fait par la méthode analytique en quatre points : a.

L’analyse

b. La construction
c. La synthèse et
d. La discussion.

a. L’analyse

On suppose connu le point à déterminer

On relie ce point aux autres éléments donnés

On étudie la figure obtenue en exprimant que le point satisfait aux conditions imposées. On arrive à déterminer le
point par l’intersection de deux lieux géométriques.

b. La construction

Faire la suite des constructions qui déterminent le point

c. La synthèse

Démontrer que le point trouvé satisfait bien aux conditions imposées dans le problème. d. La

discussion

On examine les conditions de possibilité et le nombre des solutions du problème.

Exemple 1

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Mener parallèlement à la base d’un triangle un segment
qui somme des segments qu’il détermine sur les deux autres côtés
à base.

1. Analyse

Nous supposons connu le point P que nous


considérons comme important pour la construction de DE, le
segment cherché de sorte que DE dépend de la position du point
P.

On en déduit que le point P répond aux conditions données c’est-à-dire par exemple : DP + PE = DE =
BD + EC

Pour montrer que DE = BD + EC, nous supposons un point P sur DE tel que DP+PE = BD+EC avec DP= BD et
PE=EC.

Comme nous avons supposé que DP=BD et PE=EC, considérant que DE est parallèle à BC, nous trouvons
que BP est bissectrice de l’angle DBC de même que CP est bissectrice de l’angle BCE.

2. Construction

Tracer les bissectrices issues de B et C puis, tracer la parallèle à BC comprenant l’intersection des deux
bissectrices.

3. Synthèse
a. Hypothèse

BP bissectrice de

CP bissectrice de

DE // BC

b. Thèse

DB+EC= DE

c. Démonstration

P1= B2 (Angles alternes internes)


P1 = B1
B1= B2 (Par hypothèse)

Dès lors, BDP isocèle et on a par définition du triangle isocèle DB = DP

De même, nous aurons :

P2= C2 (Angles alternes internes)


P2 = C1
C1= C2 (Par hypothèse)

Dès lors, CEP isocèle et on a par définition du triangle isocèle EC = PE

Additionnant membre à membre les deux égalités obtenues, on a :

DB+EC= DP+PE
Et DB+EC= DE CQFD
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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
4. Discussion

a. Condition de possibilité du problème

Quel que soit le triangle, on peut tracer les bissectrices à la base. Ceci implique que la solution du problème est
toujours possible.

b. Nombre de solutions

On a une seule solution possible car les deux bissectrices des angles à la base
ne peuvent se rencontrer qu’en un seul point.

Exemple 2

Construire un triangle connaissant la base BC= a, l’angle opposé ∠A et


la hauteur h correspondant au côté a.

1. Analyse

Le point dont dépend la figure recherchée est A car on connaît BC=a.

On sait aussi que A doit se trouver sur l’arc du segment capable de l’angle alpha
avec BC comme corde.

Le point A se trouve sur la parallèle à la base BC à une hauteur h.

L’intersection entre la parallèle et l’arc donne A.

2. Construction

Tracer BC=a

De C, tracer CT tel que ∠ BCT =

Trouver la médiatrice de BC ; elle coupe la perpendiculaire issue de C en O centre de l’arc du segment capable BC

Tracer une parallèle à BC à une hauteur h ; elle rencontre l’arc BC en A sommet du triangle cherché.

Hypothèse

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
A ∈ arc du segment capable de l’angle α

A ∈ parallèle à BC à la distance h

A ∈ (parallèle ⋂ arc)

Thèse

1° Angle A= α donné

2° distance de A à BC = h

Démonstration

La démonstration est immédiate :

Par hypothèse, ∠ A= α et d (A, BC)= h

4. Discussion

1° h ≤ f : 1 ou 2 points d’intersection A ou A et A’

2° h > f : pas de point d’intersection.

CHAPITRE VII : COMPLEMENT DE GEOMETRIE PLANE ET APPLICATIONS

Dans cette partie, nous suggérons quelques orientations pouvant permettre de résoudre rapidement certains
problèmes courants de géométrie plane.

VII.1. PROBLEMES SUR LES POINTS COCYCLIQUES

Il s’agit ici de prouver que des points sont sur une même circonférence c’est-à-dire que ces points sont cocycliques
(fig. 109).

a. Le procédé le plus trivial consiste à appliquer la définition de la circonférence. Il suffit de prouver (de
démontrer) que les distances de ces points respectivement à un autre (centre) sont égales. Ce procédé a
été utilisé dans la démonstration du cercle d’Euler à la page 53 (figure 88).
b. De proche en proche, pour plusieurs points dont il faut vérifier qu’ils
sont cocycliques dans un certain ordre, il suffit de prouver que la
circonférence passant par trois points consécutifs passe toujours deux points
par le point suivant. Il faudra répéter le même procédé pour les l’inscriptibilité
précédents et le suivant et ainsi de suite. Ce procédé est utilisé pour
des polygones dans une circonférence.
c. Un autre procédé pour quatre points consiste à :
i. vérifier que le quadrilatère formé par les quatre points a
deux angles opposés supplémentaires (par exemple,
𝐴̂+𝐵̂=2droits) ou,
ii. prouver qu’un angle du quadrilatère ainsi formé est égal à
l’angle extérieur opposé (par exemple, 𝐸̂𝐴𝐵̂=𝐷𝐶𝐵̂ , ou
iii. démontrer que l’on voit, à partir de deux sommets
consécutifs, les segments reliant les deux autres sous un
même angle (par exemple, 𝐷𝐴𝐶̂=𝐷𝐴𝐶̂).

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
APPLICATIONS

a) Si par le point A (figure 110), milieu d’un arc BAC d’une circonférence, on mène deux cordes
quelconques AD et AE qui coupent la corde BC en F et G, les quatre points D, F, G, E sont
cocycliques.

Hypothèse :

Circonférence de centre O arc BAC


Point A milieu de l’arc BAC ; AD et AE cordes quelconques.

Thèse : D,F,G,E cocycliques.

Démonstration

Mesure E= mesure (arc DB + arc BA)/2 ; nous avons aussi :


Mesure F= mesure (arc DB + arc AC)/2, comme arc BA= arc AC ⇒E=F Par conséquent, le supplément de l’un =
le supplément de l’autre et on peut conclure que le quadrilatère DEGF est inscriptible.

b) Une sécante coupe deux circonférences en AB et CD ; les tangentes à l’une en A et B rencontrent les
tangentes à l’autre en C et D aux points I, K, J et L. Montrez que ces quatre points sont cocycliques.

Hypothèse

Sécante ABCD ; circonférences O et O’ de rayons R et R’ soient (O,R) et (O’,R’)


(O,R) AD= {A, B} et (O’,R’) AD= {C, D}

AL tangente à (O,R) en A ; BI tangente à (O,R) en B ; KI tangente à (O’,R’) en C ; JL tangente à (O’,R’)


AL KI =K ; AL JL =L ; AI LJ=J; BI KI = I;

Démonstration

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Les tangentes aux extrémités d’une corde sont également inclinées
par rapport à cette corde. Ainsi, pour la figure 111 ⇒ 𝐾𝐴𝐵̂=𝐽𝐵𝐷̂
et 𝐴𝐶𝐾̂ = 𝐽𝐷𝐵̂ .

Considérons le ∆BDJ, 𝐼𝐽𝐿̂̂ angle extérieur ; 𝐽𝐵𝐷̂ + 𝐽𝐷𝐵̂ = 𝐼𝐽𝐿̂̂


𝐼𝐾𝐿̂̂ est extérieur au ∆AKC, ⇒ 𝐼𝐾𝐿̂̂ = 𝐾𝐴𝐵̂ + 𝐴𝐶𝐾̂, Ces deux
sommes sont équivalentes et on a donc 𝐼𝐽𝐿̂̂ =𝐼𝐾𝐿̂̂
Le segment IL est vu sous un même angle partant de deux points
à savoir J et K. on conclut que I,K,J,L sont cocycliques.

c) Réciproque de la droite de Wallace

Si par trois points en ligne droite, P, L, M situés sur


les côtés d’un triangle ABC, on mène trois droites concourantes
en un point R et faisant avec les côtés des angles égaux entre
eux, les quatre points sont cocycliques.

Hypothèse

∆ABC ; P,L,M points en ligne droite x P BC ; L AB et M


AC; PR,LR et MR concourantes en R x 𝑅𝑃𝐵̂= =𝑅𝑀𝐴̂

Thèse
A,B,C,R cocycliques

Démonstration

Quadrilatères RLPB et RLAM sont inscriptibles ⇒ ̂𝐵𝐿̂𝑃=𝐵𝑅𝑃̂ et 𝑀𝐿̂𝐴̂ = 𝑀𝑅𝐴̂


Nous aurons 𝐵𝑅𝑃̂= 𝑀𝑅𝐴̂ ⇒ 𝐵𝑅𝐴̂= 𝑀𝑅𝑃̂
Quadrilatère RPCM est inscriptible RPCM ⇒ 𝐶̂ est supplément de 𝑀𝑅𝑃̂ . Comme 𝐵𝑅𝐴̂= 𝑀𝑅𝑃̂ ⇒ 𝐶̂ est supplément
de 𝐵𝑅𝐴̂ aussi ⇒ quadrilatère ABCR inscriptible en d’autres termes les points ABCR sont cocycliques.

d. Une autre façon de faire est de montrer que les rapports des distances des points suggérés à deux points sont
égaux.
e. Utiliser la propriété de la puissance d’un point. Il est bien entendu que les points proposés forment deux
segments de droite se coupant en un point n’appartenant pas à la circonférence dont question.
f. Démontrer que les sommes des carrés des distances des points proposés à deux points sont égales.
g. Prouver que les homothétiques des points concernés sont cocycliques.

VII.2. PROBLEMES D’EGALITE

Dans les lignes qui suivent, nous donnons des conseils sur la résolution des problèmes d’égalité.

V.2.1. EGALITE D’ANGLES

Pour prouver que deux angles sont égaux ; démontrez que :

a. ils sont séparément égaux à un troisième angle ou à des angles égaux. (Deux quantités égales à une même
81
Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
troisième sont égales entre elles)
b. ils sont opposés par le sommet;
c. si on leur ajoute ou leur retranche des angles égaux ; les angles obtenus sont égaux. En effet, nous avons
montré que les opérations élémentaires peuvent se faire sur les angles ;

d. Ils sont inscrits dans le même arc de cercle ou dans des arcs égaux ;
e. Ils sont des angles à la base d’un triangle isocèle ou équilatéral ;
f. Ils ont un même complément ou même supplément ;
g. Ils sont soit alternes-internes, alternes-externes, correspondants ;
h. Ils des angles opposés d’un parallélogramme ;
i. Ils ont leurs côtés parallèles ou perpendiculaires ;
j. Ils appartiennent à des triangles égaux ;
k. Ils appartiennent à des triangles semblables.

VII.2.2. EGALITE DES LONGUEURS

a. Pour prouver que deux longueurs sont égales, les points précédents a, c, e, h et i sont valables à condition
de substituer « angle « par « côté » ou « longueur » (tenir compte du genre féminin/masculin des mots).
b. Dans des cercles égaux, des segments égaux sous-tendent des arcs égaux.

VII.2.3. DROITES PERPENDICULAIRES

En géométrie plane, prouver que deux droites (d’un même plan) sont perpendiculaires peut parfois revenir à
démontrer que :

a. l’une est la bissectrice ou la médiane d’un triangle isocèle ayant pour base l’autre ;
b. L’une est issue du sommet d’un triangle ayant l’autre pour base, et passe par l’intersection des hauteurs
issues des autres sommets (il s’agira alors de l’orthocentre)
c. l’une est parallèle à une perpendiculaire à l’autre,
d. l’un de leurs angles est droit comme appartenant à un triangle dont la somme des deux autres angles vaut
un droit ;
e. cet angle appartient à un quadrilatère ou à un polygone de n côtés dont la somme des trois ou n-1 autres
angles vaut 3 droits ou 2(n-2) droits – 1 droit ;
f. cet angle appartient à un triangle inscrit dans un demi-cercle ou dont la médiane est égale à la moitié du
côté sur lequel elle tombe ;
g. ces droites sont les diagonales d’un losange.

VII.2.4. DROITES PARALLELES

On recherchera parmi tant d’autres moyens, les caractéristiques ci-après pour les droites à démontrer
qu’elles sont parallèles :

a. être parallèles ou perpendiculaires à une même troisième ;


b. être coupées par une sécante et former soit, les angles correspondants, soit les angles alternesinternes ; etc
égaux (Application du théorème de Thalès) ;
c. Intercepter sur une circonférence des arcs égaux ;
d. être les côtés opposés d’un parallélogramme ;

e. l’une d’elles passe par les milieux des côtés d’un triangle ayant l’autre côté ;

VII.2.5. DROITE ET CERCLE TANGENTS


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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Il est fréquent de chercher à démontrer qu’une droite et un cercle sont tangents. comme troisième
Essayer les méthodes ci-après :

a. Méthode de l’angle droit : il s’agit de prouver que le rayon aboutissant


au contact avec la droite forme un droit avec celle-ci.
b. Méthode de l’angle inscrit figure 113: On voudrait montrer que TC
est tangent à la circonférence de centre O. Il suffit de trouver : que
̂ 𝐶𝐴. En effet, 𝐴𝐵𝐶̂ interceptant l’arc CA vaut = 𝑇̂′𝐶𝐴.
𝐴𝐵𝐶̂ = 𝑇
Avec T’C = tangente en C, à la circonférence de centre O.
Ceci n’est possible que si T’ est sur CT ⇒ CT se confond à CT’.
c. Méthode de la coïncidence : par un point M de la droite concernée,
tracer MA la tangente à la circonférence et démontrer que cette
tangente se confond à la droite considérée.
d. Utiliser les propriétés de la puissance d’un point par rapport à un cercle (cfr puissance d’un point).

VII.3. POINTS EN LIGNE DROITE

Dans cette partie, il est question de prouver que des points sont alignés tout simplement.
Il existe plusieurs méthodes !
Soient trois points ABC pour lesquels il est demandé de prouver qu’ils sont alignés (appartenant à une droite).

Si la figure concernée dans le problème est telle que l’un des points appartienne à l’une de ses lignes
Démonstration
Relions L à P et M. ̂𝐵𝐿̂𝑃 = 𝑀𝐿̂𝐴̂ (ARBC quadrilatère inscrit, 𝐵𝑅𝐴̂ est le supplément de 𝐶̂ ; on a donc 𝐵𝑅𝐴̂ + 𝐶̂
=2droits).
Considérons le quadrilatère MRPC : 𝑀̂ = 𝑅𝑃𝐵̂ (par hypothèse), il est donc inscriptible (angle intérieur valant
l’angle extérieur qui lui est opposé dans un quadrilatère). Cette affirmation implique que 𝐶̂ + 𝑀𝑅𝑃̂ = 2droits ⇒ .
𝑀𝑅𝑃̂ = 𝐵𝑅𝐴̂ par conséquent : 𝐵𝑅𝑃̂ =𝑀𝑅𝐴̂ (1)

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Considérons le segment RB : par hypothèse, ce segment est
vu de sous un même angle ie :
ce qui signifie que L, P, R et B sont cocycliques et on a
donc 𝐵𝑅𝑃̂= ̂𝐵𝐿̂𝑃

𝑅𝐿̂𝐴 + 𝑅𝐿̂𝐵 = 2droits ; cependant 𝑅𝐿̂𝐵̂ = 𝑅𝑀𝐴̂ (par


hypothèse) ⇒ Quadrilatère
AMRL inscriptible et nous tirons : 𝑀𝑅𝐴̂ = 𝑀𝐿̂𝐴̂. (3)

(1), (2) et (3) ⇒ ̂𝐵𝐿̂𝑃 = 𝑀𝐿̂𝐴̂ c’est-à-dire que P, L, M


colinéaires.
La droite PLM est appelée droite de Wallace ou droite de
Simson.

THEOREME : Le segment de droite joignant l’orthocentre H (figure


116) d’un triangle à un point R du cercle circonscrit est coupé en son milieu
par la droite de Simson de ce point.
Hypothèse
Circonférence circonscrite au triangle ABC, H orthocentre
(hauteur issue de A = AA’).
R ∈ circonférence O, MLP droite de Simson relative à R x M ∈ AC, L ∈ AB,

AA’ ⋂ cercle O = J (symétrique de H par rapport à BC)

Par hypothèse, RH ⋂ PLM = K. Joignons R à J xRJ ⋂ PLM = I ; RJ ⋂ BC= S


𝑅𝐵𝐴̂= 𝑅𝐽𝐴̂ = 𝐴̂’𝐻𝑆 ainsi, 𝑅𝐵𝐴̂= 𝑅𝑃𝑀̂ et 𝑅𝑃𝑀̂ = 𝐴̂’𝐻𝑆. Ceci prouve que PLM // SH car RP// AA’.

RPM = PRI ( angles alternes-internes). On conclut que I est milieu de RS et par suite, K celui de RH.

VII.3.2. AUTRES PROCEDES

a. Afin de prouver que des points sont en ligne droite,


on peut différences des carrés des distances des
points en question à points sont égales.

En effet, soient A et B ces deux points, k2 la valeur


commune des différences. On sait que les points M1
M2m3… sont sur la perpendiculaire à AB élevée en un
point H dont la distance au milieu O de AB est OF égale à
k2/2AB. (figure 117).

Observation : lorsque la différence des carrés est nulle, on

b. Dans certains cas, il faudra prouver que les points


sont équidistants triangle ; ils appartiennent alors à la bissectrice de cet angle.

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
c. Les points ayant une même puissance par rapport à deux cercles sont sur une droite appelée axe radical. Il
faudra donc prouver que les divers points ont même puissance par rapport à deux cercles.
d. Une figure homothétique d’une droite est une droite parallèle à cette droite. En utilisant cette propriété, on
peut aisément prouver que des points sont en ligne droite.
e. Utiliser le théorème de Ménélaus ci-bas pour prouver que les points sont en ligne droite. Ces cas ont été
traités au travaux pratiques en classe.

Observation

Afin de prouver la linéarité de trois points, nous avons utilisé la propriété d’autres points à appartenir à une
circonférence et vice versa. L’étudiant ne devra donc pas se borner à voir les choses dans une seule direction

VII.3.2. APPLICATIONS : THEOREME DE MENELAUS

Etant donné un triangle ABC, on prend trois P, Q,R situés chacun sur un des côtés du triangle. Les points P, Q, R sont
̅𝑃𝐶̅̅ 𝑄𝐴̅̅
̅𝑅𝐵̅̅ alignés si et seulement si on a l’égalité : 𝑃𝐵

.
̅ ̅𝑄𝐶̅ . 𝑅𝐴 = 1
̅𝑃𝐶̅̅ 𝑄𝐴̅̅ ̅𝑅𝐵̅̅

Démonstration : Les produits des trois homothéties H1. H2. H3 donne : 𝑃𝐵 .


̅ ̅𝑄𝐶̅̅ . 𝑅𝐴
̅𝑃𝐶̅̅ 𝑄𝐴̅̅ ̅𝑅𝐵̅̅

En effet, H1= (P, 𝑃𝐵 ̅) ;H2. =(Q, 𝑄𝐶̅) et H3 = (R, ̅𝑅𝐴̅).


C est l’image de B par H1, A est l’image de C par H2 tandis que B est l’image de A par H3. B
est donc la composée de trois homothéties (H3oH2oH1)=H
. Si les points R, P, Q sont alignés, la droite RPQ est invariante par l’homothétie H et ne passe pas par B ; c’est une
application identique et on en déduit que le rapport de l’homothétie
vaut 1.

Réciproquement, si le rapport vaut 1, l’homothétie H est


l’application identique, on a alors H1(P)=P ; H2(P)=P’ ;
H3(P’)=H(P)=P

Soient a, b, c les rapports d’homothétie, on aura donc :

𝑄𝑃 ’ = b. 𝑄𝑃 et 𝑅𝑃 = c. 𝑅𝑃 ′
donc : 𝑄𝑅 + 𝑅𝑃 = 𝑄𝑃 = ( 𝑄𝑅
1 +
𝑅𝑃 ) = 1 𝑄𝑅 + = 1 𝑅𝑃 ). Comme
𝑏 𝑏 𝑏𝑐

abc=1 ⇒

1 = (1-a) 𝑅𝑃 . Alors, P, Q, R
sont alignés, puisque a et b sont distincts de 1.
( -1) 𝑄𝑅

Projeter selon des parallèles à t, les points A, B et C sur d (droite non parallèle à
la transverse t). On a I= t d
𝐸̂𝐵 𝐼𝐵′ 𝐹𝐶 𝐼𝐶′ 𝐺𝐴 𝐼𝐴′ On peut écrire : = ; = ; = 𝐸̂𝐶 𝐼𝐶′ 𝐹𝐴 𝐼𝐴′ 𝐺𝐵 𝐼𝐵′
Lorsqu’on multiplie les trois égalités ci-haut
membres à membres, le théorème est démontré soit :
𝐸̂𝐵 𝐹𝐶 𝐺𝐴
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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
= 1.
𝐸̂𝐶 𝐹𝐴 𝐺𝐵
La réciproque est vraie aussi.
Soient les points E, F, et G pris sur les côtés d’un
triangle ABC . S’ils vérifient la relation de Ménélaus, ils sont

En effet, la droite qui passe par E et F rencontre AB en G :


𝐺𝐴 = 1. ⇒ 𝐺′𝐴 = 𝐺𝐴 ⇒ G =G’ et E, F, G sont
𝐺𝐵 𝐺′𝐵 𝐺𝐵

Etant donné un triangle ABC, on prend trois points P, Q et R situés chacun sur un des côtés du triangle. Les droites AP, BQ
̅𝑃𝐶̅̅ 𝑄𝐴̅̅ ̅𝑅𝐵̅̅

et CR sont concourantes si et seulement si on a l’égalité : 𝑃𝐵 .


̅ ̅𝑄𝐶̅ . 𝑅𝐴 = −1

Soit P’= RQ BC (fig. 119). Si AP, BQ et CR sont concourantes en O, la polaire de P’ par rapport à AB et
AC est la droite AP. (PP’,CB) est une division harmonique et dès lors, on a : 𝑃𝐵̅̅𝑃𝐶̅̅̅ 𝑃̅𝑃̅′̅𝐶̅ 1) =
− ̅′̅𝐵̅ ( D’après le théorème de Ménélaus, : 𝑃̅𝑃̅′′̅̅𝐵𝐶̅̅ . 𝑄𝐴̅𝑄𝐶̅ 𝑅̅ 𝐵𝑅𝐴̅ 2)
. =1(
̅𝑃𝐶
̅̅̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅𝑅𝐵
𝑄𝐴 ̅̅̅
1 2
( ) et ( ) donnent 𝑃𝐵 ̅ ̅ ̅ ̅ . 𝑄𝐶 ̅ ̅ ̅ ̅ . 𝑅𝐴 = −1
̅𝑃𝐶
̅̅̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅𝑅𝐵
𝑄𝐴 ̅̅̅
Réciproquement, si 𝑃𝐵 ̅ ̅ ̅ ̅ . ̅𝑄𝐶 ̅ ̅ ̅ . 𝑅𝐴 = −1 soit P’ le conjugué de P par rapport à B et C.
̅𝑃̅ ̅ ′̅ 𝐶̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅𝑅𝐵
𝑄𝐴 ̅̅̅
on en déduit : 𝑃̅ ̅ ̅′ ̅ 𝐵̅ . ̅𝑄𝐶 ̅ ̅ ̅ . 𝑅𝐴 = 1 ce qui prouve que P’, Q et R sont alignés. Comme AP
est la polaire de P’ par rapport à AB et AC, elle passe par le point d’intersection O de
RC et QB.
Les droites AP, BQ et CR sont concourantes en O.

THEOREME DE DESARGUES

Si les sommets de deux triangles se correspondent de manière que les droites joignant les sommets correspondants se
coupent en un même point, les points de concours des côtés opposés à ces sommets correspondants sont en ligne droite.

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Géométrie Plane_PréU-A_Unilu 2019-2020 par Augustin Mwamba
Nous laissons à l’étudiant le soin de
compléter le dessin pour cet exercice ainsi
que la démonstration de la réciproque cibas.

RECIPROQUE DU THEOREME DE
DESARGUES

Si les côtés de deux triangles se correspondent


de manière que les côtés correspondants, pris deux à deux,
se coupent en trois points en ligne droite, les droites qui
joignent les sommets opposés aux côtés correspondants,
sont concourantes en un même point.

BIBLIOGRAPHIE

A. OUVRAGES

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2. Benjamin BOLD, Famous problems of geometry and how to solve them,New York, Dover publications,
Inc. 1982, 112 pages, ISBN 0-486-24297-8
3. Berlin HEIDELBERG, Geometry Euclid and beyond,New York, Springer Publication, 2000, , ISBN 0-
38798650-2, SPIN 10696748,
4. Michel CARRAL : Géométrie, Cours et plus de 300 exercices avec solutions, Paris, Edition Ellipse,
1995, 179 pages, ISBN 2-7298-9540-X,
5. C. LEBOSSE, C. HEMERY : Géométrie et géométrie analytique, Paris, Edition Fernand Nathan, 1967,
336 pages ;
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7. R. JAVELOT : Comment résoudre les problèmes de géométrie élémentaire, Méthodes, Solutions,
Exemples, Paris, Edition Fernand Nathan, 1931, 214 pages.
8. Ron LARSON, Laurie BOSWELL, Lee STIFF: Geometry, Mc Dougal Little, 2004, 917pages, ISBN 0-618-
25022-0

B. COURS

1. Richard NGENDA BANKA : Cours de géométrie plane, 2005-2006 Préparatoire, Faculté


Polytechnique, Université de Lubumbashi, inédit.
2. Daudet TSHIKELE MUKONGO : Cours de géométrie plane, 1989-1990 Préparatoire,
Faculté Polytechnique, Université de Lubumbashi, inédit.
3. Jimmy KALENGA KAUNDE : Cours de géométrie plane, 2010-2011 Préparatoire,
Faculté Polytechnique, Université de Lubumbashi, inédit.

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