Chapitre 04
Arithmétiques dans Z
I. Divisibilité dans II. PGCD et PPCM
I.1. Diviseur - multiple II.1. PGCD de deux entiers
Définition 1 Remarque 1
Soit 𝒂, 𝒃 ∈ ℤ tels que 𝒂 ≠ 𝟎 ou 𝒃 ≠ 𝟎.
Soit 𝒂, 𝒃 ∈ ℤ. On dit que 𝒂 divise 𝒃 (ou que 𝒂 est un diviseur de 𝒃, ou que 𝒃 est un multiple de 𝒂) et note 𝒂\𝒃, D (𝒂) ∩ D(𝒃) ∩ ℕ∗ est une partie non vide (elle contient 1) et fini de ℕ, elle possède donc un plus grand élément.
s’il existe 𝒌 ∈ ℤ tel que 𝒃 = 𝒂𝒌.
Définition 2
Notations
• L’ensemble des diviseurs d’un entier 𝒃 est noté D(𝒃). Soit 𝒂, 𝒃 ∈ ℤ avec 𝒂 ≠ 𝟎 ou 𝒃 ≠ 𝟎.
• L’ensemble des multiples d’un entier 𝒂 est noté 𝒂ℤ. Le pgcd de 𝒂 et 𝒃, noté 𝒂 ∧ 𝒃, est le plus grand diviseur commun à 𝒂 et 𝒃.
Exemple 1
- D(0) = ℤ et 0ℤ = {0}. Pour (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 \{(𝟎, 𝟎)}, 𝒂 ∧ 𝒃 = 𝒎𝒂𝒙(D(𝒂) ∩ D(𝒃) ∩ ℕ∗ ).
- D(1) = {−1, 2} et 1ℤ = ℤ. Exemple 2
−6 ∧ 9 = 𝑚𝑎𝑥( D(−6) ∩ D(9) ∩ ℕ ) = 𝑚𝑎𝑥({1, 3}) = 3.
∗
Proposition 1
Convention
• Pour tout 𝒃 ∈ ℤ, D(𝒃) = D(|𝒃|); On pose 𝟎 ∧ 𝟎 = 𝟎.
• Si 𝒃 ∈ ℤ\{𝟎}, alors −|𝒃| ≤ 𝒂 ≤ |𝒃| pour tout 𝒂 ∈ D(𝒃).
Proposition 4
Pour tous 𝒂, 𝒃, 𝒄 ∈ ℤ, on a :
Proposition 2
• 𝒂∧𝒃=𝒃∧𝒂 • 𝒂∧𝟏= 𝟏
Soit 𝒂, 𝒃, 𝒄, 𝒅 ∈ ℤ. On a : • 𝒂\𝒂 • 𝒂\𝒃 ⟹ 𝒂\𝒃𝒄 • 𝒂 ∧ 𝒃 = |𝒂| ∧ |𝒃| • 𝒂 ∧ 𝟎 = 𝒂 ∧ 𝒂 = |𝒂|
𝒂\𝒃 𝒂\𝒃 • 𝒂 ∧ (𝒃 ∧ 𝒄) = (𝒂 ∧ 𝒃) ∧ 𝒄 • 𝒂 ∧ 𝒃 = |𝒂| ⟺ 𝒂\𝒃
• ൜ ⟹ 𝒂\𝒄 • ൜ ⟹ 𝒂𝒄\𝒃𝒅
𝒃\𝒄 𝒄\𝒅
𝒂\𝒃 𝒂\𝒃
• ൜ ⟹ 𝒂\𝒃 + 𝒄 • ൜ ⟺ |𝒂| = |𝒃|
𝒂\𝒄 𝒃\𝒂
Théorème 2 Théorème d’Euclide
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 .
I.2. Division euclidienne
Si 𝒒 et 𝒓 sont des entiers tels que 𝒂 = 𝒃𝒒 + 𝒓, alors D (𝒂) ∩ D(𝒃) = D(𝒃) ∩ D(𝒓) et donc 𝒂 ∧ 𝒃 = 𝒃 ∧ 𝒓.
Théorème 1 Théorème de la division euclidienne
Algorithme d’Euclide
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ × ℕ∗ . Il existe un unique couple (𝒒, 𝒓) ∈ ℤ𝟐 tel que
Entrées : (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐
𝒂 = 𝒃𝒒 + 𝒓 avec 𝟎 ≤ 𝒓 ≤ 𝒃 − 𝟏.
Début
𝒒 et 𝒓 sont respectivement appelé le quotient et le reste de la division euclidienne de 𝒂 par 𝒃.
𝒂 ⟵ |𝒂|
𝒃 ⟵ |𝒃| Lorsque (𝑎, 𝑏) ≠ (0, 0), 𝑎 ∧ 𝑏
Tant que 𝒃 ≠ 𝟎 faire est le dernier reste non nul
Proposition 3 𝒓 ⟵ le reste de la division euclidienne de 𝒂 par 𝒃
𝒂⟵𝒃
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ × ℕ∗ .
𝒃⟵𝒓
𝒃 divise 𝒂 si, et seulement si, le reste de la division euclidienne de 𝒂 par 𝒃 est nul.
Retourner 𝒂
Exemple 3 II.2. PPCM de deux entiers
Calculons le pgcd des deux entiers 7 et 19. On a : 19 = 7 × 2 + 5 Remarque 2
7 =5×1+2 Soit 𝒂, 𝒃 ∈ ℤ\{𝟎}.
5 =2×2+1
𝒂ℤ ∩ 𝒃ℤ ∩ ℕ∗ est une partie non vide (elle contient |𝒂𝒃|) de ℕ, elle possède donc un plus petit élément.
2 =1×2+0
Donc 19 ∧ 7 = 1.
Définition 3
Théorème 3 Caractérisation du PGCD Soit 𝒂, 𝒃 ∈ ℤ\{𝟎}.
Le ppcm de 𝒂 et 𝒃, noté 𝒂 ∨ 𝒃, est le plus petit multiple strictement positif commun à 𝒂 et 𝒃.
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 . On a :
D (𝒂) ∩ D(𝒃) = D(𝒂 ∧ 𝒃).
Pour (𝒂, 𝒃) ∈ (ℤ\{𝟎})𝟐 \{(𝟎, 𝟎)}, 𝒂 ∨ 𝒃 = 𝒎𝒊𝒏(𝒂ℤ ∩ 𝒃ℤ ∩ ℕ∗ ).
Le pgcd de 𝒂 et 𝒃 est l’unique élément 𝒅 ∈ ℕ tel qu’on ait D(𝒂) ∩ D(𝒃) = D(𝒅).
Exemple 5
Méthode 6 ∨ 9 = 𝑚𝑖𝑛(6ℤ ∩ 9ℤ ∩ ℕ∗ ) = 𝑚𝑖𝑛({18, 36, … }) = 18.
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 et 𝒅 ∈ ℕ. On a 𝒅 = 𝒂 ∧ 𝒃 si et seulement si : • 𝒅\𝒂 et 𝒅\𝒃 ; Convention
• ∀𝒏 ∈ ℤ, (𝒏\𝒂 et 𝒏\𝒃) ⟹ 𝒏\𝒅. Si 𝒂 = 𝟎 ou 𝒃 = 𝟎, on pose 𝒂 ∨ 𝒃 = 𝟎.
Proposition 5 Proposition 7
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 . Soit 𝒂, 𝒃, 𝒄 ∈ ℤ. On a :
Pour tout 𝒄 ∈ ℤ, (𝒄𝒂) ∧ (𝒄𝒃) = |𝒄|(𝒂 ∧ 𝒃). • 𝒂∨𝒃=𝒃∨𝒂 • 𝒂 ∨ 𝟏 = |𝒂|
• 𝒂 ∨ 𝒃 = |𝒂| ∨ |𝒃| • 𝒂 ∨ 𝒂 = |𝒂|
• 𝒂 ∨ (𝒃 ∨ 𝒄) = (𝒂 ∨ 𝒃) ∨ 𝒄 • 𝒂 ∨ 𝒃 = |𝒃| ⟺ 𝒂\𝒃
Proposition 6
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 et notons 𝒅 = 𝒂 ∧ 𝒃.
Théorème 5 Caractérisation du PPCM
Il existe 𝒂′ , 𝒃′ ∈ ℤ tels que 𝒂 = 𝒅 𝒂′, 𝒃 = 𝒅 𝒃′ et 𝒂′ ∧ 𝒃′ = 𝟏.
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ . On a :
𝟐
𝒂ℤ ∩ 𝒃ℤ = (𝒂 ∨ 𝒃)ℤ.
Le ppcm de 𝒂 et 𝒃 est l’unique élément 𝒎 ∈ ℕ tel qu’on ait 𝒂ℤ ∩ 𝒃ℤ = 𝒎ℤ.
Théorème 4 Relation de Bézout
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 et notons 𝒅 = 𝒂 ∧ 𝒃. Méthode
Il existe (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 tel que 𝒂𝒖 + 𝒃𝒗 = 𝒅. Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 et 𝒎 ∈ ℕ. On a 𝒎 = 𝒂 ∨ 𝒃 si et seulement si : • 𝒂\𝒎 et 𝒃\𝒎 ;
• ∀𝒏 ∈ ℤ, (𝒂\𝒏 et 𝒃\𝒏) ⟹ 𝒎\𝒏.
Méthode
Pour trouver un tel couple (𝑢, 𝑣) ∈ ℤ2 , il suffit de remonter les calculs dans l’algorithme d’Euclide.
Proposition 8
Exemple 4
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 .
On sait que 19 ∧ 7 = 1.
Pour tout 𝒄 ∈ ℤ, (𝒄𝒂) ∨ (𝒄𝒃) = |𝒄|(𝒂 ∨ 𝒃).
Déterminons alors un couple (𝑢, 𝑣) ∈ ℤ2 tel que 19𝑢 + 7𝑣 = 1.
On a : 1 = 5 − 2 × 2
= 5 − (7 − 5 × 1) × 2
=5×3−7×2 Proposition 9
= (19 − 7 × 2) × 3 − 7 × 2
= 19 × 3 − 7 × 8. Pour tout (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ2 , (𝒂 ∧ 𝒃)(𝒂 ∨ 𝒃) = |𝒂𝒃|.
Donc 19 × 3 + 7 × (−8) = 1.
II.3. Deux entiers premiers entre eux Exemple 7
7, 9 et 10 sont premiers entre eux deux à deux.
Définition 4
Proposition 13
Deux entiers 𝒂 et 𝒃 sont dits premiers entre eux lorsque 𝒂 ∧ 𝒃 = 𝟏.
Soit 𝒃, 𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏 ∈ ℤ. On a l’implication :
𝒂𝟏, … , 𝒂𝒏 sont premiers entre eux deux à deux 𝒏
Exemple 6 ቐ ⟹ ൭ෑ 𝒂𝒌൱ \𝒃.
19 et 7 sont premiers entre eux. ∀𝒌 ∈ ൳𝟏, 𝒏൷, 𝒂𝒌\𝒃 𝒌=𝟏
Théorème 6 Théorème de Bézout II.4. PGCD et PPCM d'un nombre fini d'entiers
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ . On a l’équivalence :
𝟐
Définition 6
𝒂 et 𝒃 sont premiers entre eux ⟺ ∃(𝒖, 𝒗) ∈ ℤ𝟐 , 𝒂 𝒖 + 𝒃 𝒗 = 𝟏.
Soit (𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏 ) ∈ ℤ𝒏 \{(𝟎, … , 𝟎)}.
Le pgcd de 𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏, noté 𝒂𝟏 ∧ … ∧ 𝒂𝒏 , est le plus grand diviseur positif commun à tous les 𝑎𝑘 .
Proposition 10
Lorsque 𝒂𝟏 = ⋯ = 𝒂𝒏 = 𝟎, on pose (par convention) 𝒂𝟏 ∧ … ∧ 𝒂𝒏 = 𝟎.
Soit 𝒂, 𝒃𝟏 , … , 𝒃𝒏 ∈ ℤ. On a l’équivalence :
𝒏
ቀ∀𝒌 ∈ ൳𝟏, 𝒏൷,
⬚
𝒂 ∧ 𝒃𝒌 = 𝟏ቁ ⟺ 𝒂 ∧ ൭ ෑ 𝒃𝒌൱ = 𝟏. Remarque 3
Le pgcd est associative sur ℤ. Par exemple, 6 ∧ 10 ∧ 15 = 6 ∧ (10 ∧ 15) = 6 ∧ 5 = 1.
⬚
𝒌=𝟏 •
• Soit (𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏 ) ∈ ℤ𝒏 .
𝒏
Il existe (𝒂𝟏, … , 𝒂𝒏 ) ∈ ℤ tel que = 𝒂𝟏 ∧ … ∧ 𝒂𝒏 (relation de Bézout).
𝒏
∑ 𝒖𝒌 𝒂𝒌
Proposition 11 𝒌=𝟏
𝒏
En notant 𝒅 = 𝒂𝟏 ∧ … ∧ 𝒂𝒏 , on a ⋂ D(𝒂𝒌) = D(𝒅).
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 tel que 𝒂 ∧ 𝒃 = 𝟏. On a : 𝒌=𝟏
∀(𝒌, 𝓵) ∈ ℕ𝟐 , 𝒂𝒌 ∧ 𝒃𝓵 = 𝟏.
Définition 7
Soit (𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏 ) ∈ (ℤ\{𝟎})𝒏 .
Proposition 12 Le ppcm de 𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏 , noté 𝒂𝟏 ∨ … ∨ 𝒂𝒏 , est le plus petit multiple strictement positif commun aux 𝑎𝑘 .
Soit 𝒂, 𝒃, 𝒄 ∈ ℤ. On a l’implication :
𝒂\𝒄 et 𝒃\𝒄 Lorsqu’il existe 𝒊 ∈ ⟦𝟏, 𝒏⟧ tel que 𝒂𝒊 = 𝟎, on pose (par convention) 𝒂𝟏 ∨ … ∨ 𝒂𝒏 = 𝟎.
ቄ ⟹ 𝒂𝒃\𝒄.
𝒂∧𝒃= 𝟏
Remarque 4
• Le ppcm est associative sur ℤ. Par exemple, 2 ∨ 4 ∨ 3 = (2 ∨ 4) ∨ 3 = 4 ∨ 3 = 12.
Théorème 7 • Soit (𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏 ) ∈ ℤ𝒏 .
Théorème de Gauss 𝒏
En notant 𝒎 = 𝒂𝟏 ∨ … ∨ 𝒂𝒏 , on a ⋂ 𝒂𝒌ℤ = 𝒎ℤ.
Soit (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ . On a l’implication :
𝟐
𝒌=𝟏
𝒂\𝒃𝒄
ቄ ⟹ 𝒂\𝒄.
𝒂∧𝒃=𝟏
Définition 8
Des entiers 𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏 sont dits premiers entre eux lorsque 𝒂𝟏 ∧ … ∧ 𝒂𝒏 = 𝟏.
Définition 5
Des entiers 𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏 sont dits premiers entre eux deux à deux si l’on a : Remarque 5
Si 𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏 sont des entiers premiers entre eux deux à deux, alors ils sont premiers entre eux.
∀(𝒊, 𝒋) ∈ ⟦𝟏, 𝒏⟧𝟐 , 𝒊 ≠ 𝒋 ⟹ 𝒂𝒊 ∧ 𝒂𝒋 = 𝟏.
La réciproque est fausse (exemple : 6 ∧ 10 ∧ 15 = 1 mais 6 ∧ 10 = 2 ≠ 1).
III. Nombres premiers III.2. Décomposition en produit de facteurs premiers
III.1. Définitions et propriétés
Théorème 8 Théorème fondamental de l’arithmétique
Définition 9 Soit un entier 𝒏 ≥ 𝟐. 𝒓
Un entier 𝒑 est dit premier lorsque : • 𝒑 ≥ 𝟐,
Il existe 𝒓 ∈ ℕ∗, des nombres premiers 𝒑𝟏 < … < 𝒑𝒓 et 𝜶𝟏 , … , 𝜶𝒓 ∈ ℕ∗ tels que 𝒏 = ෑ 𝒑𝜶𝒌 𝒌.
Cette décomposition est unique.
𝒌=𝟏
D(𝒑) = {−𝒑, −𝟏, 𝟏, 𝒑}.
•
•
• Les nombres premiers 𝒑𝟏 , … , 𝒑𝒓 sont appelés les facteurs premiers de 𝒏.
On note P l’ensemble des nombres premiers.
Exemple 8
2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23 et 29 sont des nombres premiers. Définition 10
Soit (𝒑, 𝒏) ∈ P × ℕ∗ .
Corollaire 1
La valuation 𝒑 −adique de 𝑛 est l’entier naturel 𝒗𝒑 (𝒏) = 𝒎𝒂𝒙൛𝒌 ∈ ℕ Τ 𝒑𝒌 divise 𝒏ൟ. ⬚
Si 𝒑 ∈ P , alors
𝒑 ∧ 𝒌 = 𝟏 pour tout 𝒌 ∈ ⟦𝟏, 𝒑 − 𝟏⟧. Remarque 6
Soit un entier 𝒏 ≥ 𝟐 de décomposition
𝒓
𝒏= ෑ 𝒑𝜶𝒌 𝒌 .
𝒌=𝟏
Proposition 14
• Pour tout 𝒌 ∈ ⟦𝟏, 𝒓⟧, 𝒗𝒑𝒌 (𝒏) = 𝜶𝒌 .
Pour tout (𝒑, 𝒏) ∈ P × ℤ, on a • Pour tout 𝒑 ∈ P \{𝒑𝟏 , … , 𝒑𝒓 }, 𝒗𝒑 (𝒏) = 𝟎.
𝒑\𝒏 ou bien 𝒑 ∧ 𝒏 = 𝟏. • On peut alors écrire 𝒏 = ෑ 𝒑 𝒗 𝒑 (𝒏) .
𝒑∈P
Exemple 9
On a 120 = 23 × 3 × 5, donc 𝑣2 (120) = 3 et 𝑣7 (120) = 0.
Corollaire 2
Si 𝒑, 𝒒 ∈ P tels que 𝒑 ≠ 𝒒, alors 𝒑 ∧ 𝒒 = 𝟏. Proposition 17
Soit 𝒂, 𝒃 ∈ ℕ∗ . On a :
• 𝒂\𝒃 ⟺ ቀ∀𝒑 ∈ P , 𝒗𝒑 (𝒂) ≤ 𝒗𝒑 (𝒃)ቁ,
Proposition 15 • 𝒗𝒑 (𝒂𝒃) = 𝒗𝒑 (𝒂) + 𝒗𝒑 (𝒃),
• ∀𝒌 ∈ ℕ, 𝒗𝒑 (𝒂𝒌) = 𝒌 𝒗𝒑 (𝒂),
Soit 𝒑 ∈ P et 𝒂𝟏 , … , 𝒂𝒏 ∈ ℤ. On a l’équivalence :
𝒏 • 𝒗𝒑 (𝒂 ∧ 𝒃) = 𝒎𝒊𝒏 ቀ𝒗𝒑 (𝒂), 𝒗𝒑 (𝒃)ቁ.
𝒑\ ൭ ෑ 𝒂𝒌൱ ⟺ ∃𝒌 ∈ ൳𝟏, 𝒏൷, 𝒑\𝒂𝒌. • 𝒗𝒑 (𝒂 ∨ 𝒃) = 𝒎𝒂𝒙 ቀ𝒗𝒑 (𝒂), 𝒗𝒑 (𝒃)ቁ.
𝒌=𝟏
Proposition 16 Corollaire 4
Soit 𝒂, 𝒃 ∈ ℕ . On a :
∗
Tout entier 𝒏 ≥ 𝟐 admet au moins un diviseur premier. • 𝒂∧𝒃 = ෑ 𝒑𝒎𝒊𝒏ቀ𝒗𝒑(𝒂),𝒗𝒑(𝒃)ቁ ,
𝒑∈P
• 𝒂∨𝒃 = ෑ 𝒑𝒎𝒂𝒙ቀ𝒗𝒑(𝒂),𝒗𝒑(𝒃)ቁ .
𝒑∈P
Corollaire 3
Exemple 10
P est infini. On a 21 = 3 × 7 et 72 = 23 × 32 , donc
21 ∧ 72 = 20 × 31 × 70 = 3 et 21 ∨ 72 = 23 × 32 × 71 = 504.
Proposition 18 Proposition 21
𝒓
Soit 𝒏 ∈ ℕ. On a :
Soit un entier 𝒏 ≥ 𝟐 de décomposition en facteurs premiers 𝒏 = ෑ 𝒑𝜶𝒌 𝒌 .
𝒂 ≡ 𝒃[𝒏] 𝒂 + 𝒄 ≡ 𝒃 + 𝒅[𝒏]
𝒌=𝟏 ∀(𝒂, 𝒃, 𝒄, 𝒅) ∈ ℤ𝟒 , ൜ ⟹ ൜ .
𝒓 𝒄 ≡ 𝒅[𝒏] 𝒂𝒄 ≡ 𝒃𝒅[𝒏]
L’ensemble des diviseurs de 𝒏 est D(𝒏) = ൝± ෑ 𝒑𝜹𝒌𝒌 ൘(𝜹𝟏 , … , 𝜹𝒓 ) ∈ ൳𝟎, 𝜶𝟏 ൷ × … × ൳𝟎, 𝜶𝒓 ൷ൡ .
𝒌=𝟏 On dit que la congruence modulo 𝒏 est compatible avec l’addition et la multiplication.
IV. Congruences Corollaire 5
IV.1. Définitions et propriétés Soit 𝒏, 𝒌 ∈ ℕ.
Si (𝒂, 𝒃) ∈ ℤ𝟐 tel que 𝒂 ≡ 𝒃[𝒏], alors 𝒂𝒌 ≡ 𝒃𝒌 [𝒏].
Définition 11
Soit 𝒏 ∈ ℕ et 𝒂, 𝒃 ∈ ℤ. Exemple 13
On dit que 𝒂
Remarque 8 est gongru à 𝒃 modulo 𝒏, et note 𝒂 ≡ 𝒃[𝒏], si 𝒏 divise 𝒂 − 𝒃. Soit 𝑛 ∈ ℕ. 23𝑛 − 1 est un muliple de 7 divise ; en effet :
on a 23 = 1 + 7 ≡ 1[7], donc 23𝑛 ≡ 1[7], d’où 23𝑛 − 1 ≡ 0[7].
Proposition 19 IV.2. Petit théorème de Fermat
Soit 𝒏 ∈ ℕ. On a : Proposition 22
• ∀𝒂 ∈ ℤ, 𝒂 ≡ 𝒂[𝒏] ;
• ∀(𝒂, 𝒃) ∈ ℤ , 𝒂 ≡ 𝒃[𝒏] ⟹ 𝒃 ≡ 𝒂[𝒏] ;
𝟐 Soit 𝒑 ∈ P . On a :
• ∀(𝒂, 𝒃, 𝒄) ∈ ℤ , (𝒂 ≡ 𝒃[𝒏] et 𝒃 ≡ 𝒄[𝒏]) ⟹ 𝒂 ≡ 𝒄[𝒏].
𝟑 ⬚ ∀𝒌 ∈ ⟦𝟏, 𝒑 − 𝟏⟧, 𝒑 divise C𝒑𝒌 .
⬚
Donc la congruence modulo 𝒏 est une relation d’équivalence sur ℤ.
Notations Théorème 9 Petit théorème de Fermat
• On note ℤΤ𝒏ℤ l’ensemble des classes d’équivalences pour la congruence modulo 𝒏.
• Pour 𝒂 ∈ ℤ, on note C 𝒏 (𝒂) la classe d’équivalebnce de 𝒂 pour la congruence modulo 𝒏. Pour tout (𝒑, 𝒏) ∈ P × ℤ, 𝒏𝒑 ≡ 𝒏[𝒑].
Exemple 11
- ℤΤ0ℤ = {{𝑎}Τ𝑎 ∈ ℤ}.
Corollaire 6
- ℤΤ1ℤ = {ℤ}.
Remarque 7 Si (𝒑, 𝒏) ∈ P × ℤ tel que 𝒑 ne divise pas 𝒏, alors 𝒏𝒑−𝟏 ≡ 𝟏[𝒑].
Soit 𝒏 ∈ ℕ et 𝒂 ∈ ℤ.
∗
Il existe (𝒒, 𝒓) ∈ ℤ𝟐 tel que 𝒂 = 𝒒𝒏 + 𝒓 où 𝟎 ≤ 𝒓 ≤ 𝒏 − 𝟏, donc 𝒂 ≡ 𝒓[𝒏], d’où C 𝒏 (𝒂) = C 𝒏 (𝒓) avec 𝒓 ∈ ⟦𝟎, 𝒏 − 𝟏⟧.
On déduit alors la proposition suivante : IV.3. L'anneau (ℤΤ𝒏ℤ , +,×)
Soit 𝑛 ∈ ℕ .
∗
Proposition 20 Pour tout 𝒂, 𝒃 ∈ ℤ, on pose Cl𝒏 (𝒂) + Cl𝒏 (𝒃) = Cl𝒏 (𝒂 + 𝒃) et Cl𝒏 (𝒂) × Cl𝒏 (𝒃) = Cl𝒏 (𝒂𝒃).
Pour tout 𝒏 ∈ ℕ∗ , on a
Proposition 23
ℤΤ𝒏ℤ = ൛C 𝒏 (𝒓) Τ𝒓 ∈ ⟦𝟎, 𝒏 − 𝟏⟧ൟ.
⬚
• (ℤΤ𝒏ℤ , +,×) est un anneau commutatif.
Exemple 12 • Cl𝒏 (𝟎) est l’élément neutre pour l’addition +.
Cl𝒏 (𝟏) est l’élément neutre pour la multiplication ×.
ℤΤ2ℤ = {C2 (0), C2 (1)} avec C2 (0) = ൛2𝑘 Τ𝑘 ∈ ℤൟ et C2 (1) = ൛2𝑘 + 1 Τ𝑘 ∈ ℤൟ. •