Fonctionnement Moissonneuse-Batteuse
Fonctionnement Moissonneuse-Batteuse
MOISSONNEUSE.BATTEUSE CONVENTIONNELLE
31
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5
34
. LA RÉcoLTE DEs cÉnÉnles À pnrrre:
. L'élaboration du rendement :
Le nombre d'épis d'une parcelle dépend tout d'abord du peuplement à la levée, qui influe
sur le tallage. Un blé clair aura un tallage herbacé beaucoup plus abondant qu'un blé dense.
En plus du nombre de pieds à la levée, le nombre d'épis dépend de la température pendant
le tallage et au début de la montaison. Quelques interventions culturales peuvent également
modifier le "tallage épis". Ainsi, la fumure azolée peut agir en assurant une bonne alimenta-
tion minérale de la plante, et en favorisant la montée d'un plus grand nombre d'épis. Le dés-
herbage intervtent également sur cette composante du rendement en élrminant la compéti-
tion exercée oar les mauvaises herbes.
Pour assurer un peuplement d'épis optimal (450 à 600 épis par mètre carré, selon les varié-
tés et les zones de culture), I'agriculteur doit observer attentivement son blé dès le début
du tallage, noter sa vigueur, et repérer avec précision les stades de début de tallage, de
plein tallage et de début de montaison :
- le plein tallage est un stade beaucoup plus difficile à définir, car I'importance du tallage
varie beaucoup avec les conditions agro-climatiques (densité de semis, température). On
considère généralement que le blé est en plein tallage lorsqu'il présente deux ou trois talles
par pied. A ce stade, il possède encore un port très rampant,
- le début de montaison se caractérise par le changement de port des plantes, dont les
tiges commencent à se dresser. A cette époque, les entrenæuds s'allongent, et l'épi déjà
formé s'éloigne du plateau de tallage. L'observation de ce stade nécessite la réalisation de
coupes longitudinales des maîtres brins. On considère que le début de montaison est atteint
lorsque le sommet de l'épi est distant de B à 10 mm du plateau de tallage.
Les stades ultérieurs de la montaison sont repérés par le nombre de næuds que com-
porte la tige principale : "stade 1 næud", "stade 2 næuds". Un autre repère de la montai-
son est couramment utilisé, il s'agit de la position de l'épi dans le maître-brin. Ainsi, lorsque
le stade deux næuds est atteint, l'épi est généralement situé à 10 cm de hauteur.
Le nombre de grains par épi est la composante du rendement qui traduit la fertilité du
blé. Le nombre de grains par épi commence à s'élaborer dès le tallage, lorsque se déter-
mine le nombre d'épillets, puis il est fixé, à la fin de la montaison, lors de la fécondation des
fleurs. Une bonne alimentation en eau et en éléments minéraux pendant cette période, jointe
35
à des conditions favorables pendant la période suivante, doit permettre alors le développe-
ment de tous les grains.
Le poids du grain est étroitement lié aux conditions climatiques observées au cours de
la période de formation du grain et de sa maturation. L'agriculteur doit veiller au bon état
sanitaire de la culture, et il doit être prêt à intervenir en cas d'invasion d'insectes ou de mala-
dies. Les clefs du succès des interventions se situent au stade de la montaison, définie par
l'épi à 10 cm dans la tige et au stade de l'épiaison, lorsque 50 o/o des épis sont apparus.
. Le stade de récolte :
Après la floraison, le grain passe de l'état "laiteux" à l'état "pâteux". Au stade "laiteux",
les enveloppes du grain sont formées;au stade "pâteux", il contient de 45 à 500/o d'eau,
il remplit ses enveloppes et acquiert son poids maximum (défini par le poids de 1000 grains).
Entre les stades laiteux et pâteux, la quantité d'eau contenue dans le grain est stable :
c'est le palier hydrique, phase critique de remplissage du grain. Une rupture d'alimenta-
tion en eau pendant cette période (par exemple brusque élévation de température) perturbe
le palier hydrique et ralentit la migration des réserves vers le grain : c'est l'échaudage.
Au terme du stade pâteux, la maturation du grain est ensuite rapide : le taux d'humidité
descend à30o/o en 4 ou 5 jours, puis à 20o/o au bout de B à 10 jours, à condition que des
pluies ne retardent pas la perte d'eau. Par beau temps, le taux d'humidité du grain peut pas-
ser de 20 o/o à 15 0/o en 2 ou 3 jours; à ce stade, le grain est dur, cassant sous la dent,
ne peut être rayé par l'ongle et les épis s'égrenent facilement à la main, En prélevant un
échantillon toujours au même endroit du champ et à Ia même heure de la journée, on peut
suivre l'évolution du dessèchement du grain. ll faut aussi surveiller l'état des pailles ; des pailles
encore vertes indiquent un manque de maturité des grains et risquent de perturber le fonc-
tionnement de la moissonneuse-batteuse (bourrages).
A partir de 15 0/0, la récolte peut commencer, mais le mieux est de battre si possible le
grain, à 13 ou 14 o/o d'humidité, taux idéal pour assurer une bonne conservation.
La récolte des céréales a pour but de recueillir un grain propre à la consommation, des-
tiné à I'alimentation humaine, à la préparation des aliments du bétail ou à la transformation
industrielle. La moissonneuse-batteuse est la véritable interface entre le champ et les circuits
de stockage et de conditionnement. Son utilisation doit permettre à I'agriculteur de récolter
du grain ayant une bonne valeur marchande, propre et avec un minimum de casse. Bien
que cet objectif puisse paraître évident, la réalité montre que I'agriculteur est en fait soumis
à différentes contraintes :
Les aléas climatiques mis à part, la maîtrise de ces contraintes demande à l'agriculteur
une solide expérience et une parfaite connaissance technologique des équipements. Ce cha-
pitre décrit fonction par fonction, les organes des moissonneuses-batteuses conventionnel-
les utilisées pour la récolte des céréales à paille, Les évolutions technologiques et les équipe-
ments pour la récolte des autres produits sont examinés dans les chapitres suivants.
36
Tête de récolte Convoyeur Batteur Secoueurs
+
F
grain + débris
G
U -+
- - - -i'.
paille
:> otons
Caisson de nettoyage
Fig. 16
- Organigramme des circuits empruntés par la récolte
dans une moissonneuse-batteuse conventionnelle.
La figure 16 montre les principaux circuits suivis par la récolte. Le fonctionnement d'une
moissonneuse-batteuse conventionnelle est assuré par six groupes d'organes (fig. 17) :
37
Moteu SéDarateurotalif
I
2
É
o
É
o
CEMAGREF.FORMATION
Ressorf de
suspension
- un tablier métallique ou tablier de coupe constitué d'une paroi métallique étanche, située
entre la barre de coupe et le dispositif d'alimentation,
- une barre de coupe fixée à I'avant du tablier, analogue à celle rencontrée sur les faucheu-
ses à lame alternative,
- des releveurs d'épis,
- deux diviseurs situés de chaque côté du tablier,
- un rabatteur,
- un tambour d'alimentation constitué de deux demr vis à pas opposés et à doigts escamo-
tables. Ce tambour d'alimentation est généralement appelé vis d'alimentation.
Selon les modèles, le tablier est à double fond et des patins protègent le fond contre I'abra-
sion. Ces patins, fixes ou réglables en hauteur, protègent également la barre de coupe et
évitent les bourrages, dans le cas où une roue passe dans un trou ou en cas de fausses
manceuvres. Lorsque ces patins sont réglables, il convient de tenir compte de l'état de la
récolte et de les relever au maximum lorsque la récolte est versée.
Dans certains cas, la table de coupe peut comporter entre la barre de coupe et la vis sans
fin un tapis d'alimentation, en toile caoutchoutée, muni de barrettes vulcanisées. ll assure
une alimentation continue, ei une meilleure circulation des petites graines.
Le plus souvent, il existe dans le tablier un logement prévu pour une lame de réserve
(fis. 1e).
La hauteur du tablier de coupe (hauteur de coupe) est réglable en marche. Elle peut varier
de 5 à 70 cm selon I'importance de la paille et le désir de la récolter ou non ; I'existence
de nombreux verts entre les chaumes, une récolte versée, une forte densité de semis ou
une humidité excessive de la base des tiges sur pied peuvent également influer sur le choix
de cette hauteur de coupe. Pour le colza,le réglage de la hauteur de coupe dépend égale-
ment de la hauteur de l'étage fructifère.
Sous réserve de bien ramasser les épis, il y a toujours intérêt à couper haut pour éviter
de surcharger la machine en paille, ce qui ralentit sa marche, et peut provoquer des bourra-
ges. Ceci n'est pas toujours possible lorsque l'on recherche soit à récolter le maximum de
paille pour la presser, soit à broyer la paille en un seul passage avec la moissonneuse-batteuse.
Le relevage de la table de
coupe est commandé hydrau-
liquement depuis le poste de
conduite et comoorte deux
vérins hydrauliques, associés
à des ressorts compensateurs
montés de part et d'autre du
tablier. La suspension de la
coupe peut être aussi assurée
oar un ou olusieurs amortis-
seurs nyoropneumailques
reliés au circuit hydraulique
des vérins, afin d'amortir les
variations de oression occa-
sionnées par les irrégularités
du terrain. Fig. 19
- Logement de Ia lame de réserve.
39
Le contrôle de la hauteur de la coupe au travail s'opère soit visuellement depuis le poste
de conduite grâce à un index se déplaçant devant des graduations, soit automatiquement
par repérage de la position du convoyeur (hauteur théorique) ou grâce à des patins palpeurs
placés sous la table de coupe (hauteur réelle). Dans certains cas, les constructeurs propo-
sent des systèmes de contrôle de la pression d'appui de la table de coupe sur le sol (se
reporter au chapitre "les automatismes et les systèmes d'aide à la conduite").
Selon la distance qui sépare la barre de coupe de la vis d'alimentation, on distingue deux
types de table de coupe (fig. 20) : la table de coupe courte ou "table américaine" dont
I'espacement entre la lame de
couoe et la vis est d'environ 15 30à45cm
cm, et la table de coupe longue
ou table "européenne", où la
lame se situe à environ 30 à 40
cm de la vis. La table de couoe
courte est en principe réservée
aux récoltes à tiges courtes (pois,
soja,..), tandis que la table euro-
péenne est plus polyvalente et
permet la récolte du colza (en
adaptant, le cas échéant, une ral-
longe de table).
Table courle Table longue
. La barre de coupe
Fig. 20 Les différents types de table de coupe.
Elle est identioue à celle d'une
-
Jaucheuse à lame alternative ; les Sections alternées
doigts sont espacés de 76,2 mm
(3 pouces) et les sections de la
lame sont faucillées. La longueur
importante de la lame implique un
réglage soigné du jeu au niveau
des guides et des doigts. Afin de
parvenir à un meilleur guidage de
la lame, les constructeurs adop-
tent de plus en plus des lames à
sections alternées (fig. 21).
Le disoositif de commande de
la barre de coupe comprend soit
un train de pignons épicycloTdaux
(fig. 22), soit un boîtier à bain Fig. 21 Vue partielle d'une barre de coupe
- à sections alternées.
d'huile avec un excentrioue et
une bielle (fig. 23) ; l'entraînement du boîtier se faisant par courroie ou par moteur hydrauli-
que. Le boîtier effectue environ 500 cycles par minute, ce qui permet une cadence rapide
.1.000
de la lame, de I'ordre de coups par minute. Parmi les barres de coupe spéciales, citons
le système de barre flottante ou barre flexible (Heniker, Love...), principalement utilisée
pour la récolte du soja. Dans ce système, la barre de coupe n'est pas liée de manière rigide
au tablier, mais par l'intermédiaire d'une suspension (se reporter au chapitre 4 : "L'adapta-
tion des moissonneuses-batteuses pour la récolte du soja").
40
. Les releveurs d'épis ou Courroie
doigts releveurs (fig. 24) :
. Les diviseurs :
. Les rabatteurs :
41
Les rabatteurs (fig. 26), comportent
plusieurs flasques ou étoiles (3 à 6),
parallèles au sens d'avancement et qui
sont portées, dans leur partie centrale, z
oar l'axe des rabatteurs. Des barres tr
d'accouplement relient, dans chaque E
étoile, les branches entre elles, deux à L
L
deux. Le nombre de branches peut U
t
varier de 6 à 8 selon les modèles de
U
rabatteurs. Les sommets des différentes
étoiles sont alignés et supportent des
barres horizontales dont la longueur est
aooroximativement celle de la lame.
Chaque barre porte à intervalles régu-
liers des dents flexibles appelées éga-
lement peignes. Certains rabatteurs
récents comportent des peignes à dents Fig.24 Doigts releveurs.
en matière plastique. -
- le réglage en hauteur : lorsque la récolte est normalement dressée, les griffes du rabat-
teur doivent la prendre environ aux deux tiers de sa hauteur ; lorsque la récolte est versée,
les griffes du rabatteur doivent d'abord soulever les épis avant la coupe. Le réglage en hau-
teur s'obtient grâce au relevage hydraulique des bras supportant le rabatteur (fig.26),
42
z
tr
Banes rigides
tr
I
L
U
t
Etoiles wftiæles Dents flexibles
U
'Axe du nbatteur
Plateau:venical
d:ertrémité
st
Couronne verticale
Bras du nbatteur
Com mand e lryd ro stati q u e Vérin de..réglage Vérin de régtage
de la roâtion bôté ctu
tongtwotnat en hauteur du
gaucha du nbaneur) nbatteur rabatteur
- le réglage longitudinal s'opère hydrauliquement (fig. 26), par des vérins hydrauliques.
Dans des conditions normales de récolte, les rabatteurs sont placés de telle sorte que leur
axe se trouve à I'aplomb de la barre de coupe. Toutefois, dans les récoltes versées, il peut
s'avérer nécessaire de déplacer légèrement le rabatteur vers I'avant pour relever les tiges
avant de les couoer.
43
L'avancement et la hau- Biellenes
teur des rabatteurs doivent
être réglés de façon à ame-
ner les épis sur la table de B,as rigides pottés
coupe sans f ormer de W lacouronne
paquets ni provoquer de
battage prématuré, cause
de pertes de grains et quel-
quefois d'épis entiers z
devant la coupe. F
E
L
- le réglage de I'inclinaison I
U
des griffes intervient après É.
Les griffes doivent être inclinées de telle manière que la récolte soit poussée vers la vis
d'alimentation et ne s'enroule oas autour du rabatteur :
- dans les récoltes droites, les griffes sont en principe verticales (fig. 29). En récolte nor-
male, les peignes doivent seulement guider le produit et permettre ainsi un apport régulier
à la vis d'alimentation,
- dans les récoltes versées (fig. 29), les griffes doivent être inclinées vers la vis pour ramas-
ser la récolte devant la lame de coupe et pour la relever vers la vis d'alimentation avant qu'elle
ne sort coupée. Attention : une inclinaison trop forte peut provoquer des enroulements,
- dans les récoltes à paille courte, il peui être nécessaire d'incliner assez fortement les
griffes vers la vis, afin de guider plus efficacement les tiges.
44
- le réglage de la vitesse de rotation est Verrou à ressort
réalisé depuis le poste de conduite en agis-
sant sur le variateur de vitesse. La vitesse
choisie doit être telle que le rabatteur régu-
larise la chute des tiges et ne provoque pas
un battage prématuré des épis. Les possi-
bilités de réglage vont le plus souvent de
0 à 50 tr/min.
Elle est constituée d'un corps ou tambour horizontal comprenant sur chacun de ses
côtés, une demi-vis hélicoidale et des doigts escamotables, placés au centre, ou répar-
tis sur toute la largeur. Les deux demi-vis hélicoi'dales de pas inverses rassemblent la récolte
au centre du tablier et le tambour dirige la récolte vers le convoyeur. L'ensemble tourne dans
une auge étanche formée dans le tablier et peut être réglé en hauteur, ainsi que d'avant
en arrière. La position de la vis d'alimentaiion doit être telle qu'il ne se produise pas de broyage
de la paille ou des grains entre les spires de la vis et le tablier ; par ailleurs, la récolte ne
doit pas rester sur le tablier de coupe, ce qui entraînerait une alimentation irrégulière des
organes de battage. Lors de ce réglage, les deux côtés de la vis d'alimentation doivent être
ajustés de manière symétrique, afin que la vis reste toujours parallèle au fond du tablier. Cer-
taines machines possèdent à I'arrrère de la vis, une tôle réglable (fig. 31), qui affleure les
soires de la vis et évite I'enroulement du produtt.
Les doigts escamotables sont disposés sur le tambour en une succession de rangées ou
en une rampe hélicoïdale. Ces doigts s'effacent dans le tambour lorsqu'ils sont dirigés vers
I'arrière, afin de laisser passer la récolte vers le convoyeur. Ce mouvement est obtenu par
le montage des doigts sur un support avec maneton dont I'axe est excentré par rapport à
45
lncliæison des griffes I ncl i naison des g riffes
vers I'amnt vers l'ailère
z
F
(E
o
q
q
u
U
()
Récofte droite
tr
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Tambour creux Doigts Demi-vis héliæîdales Convoveur-élé
Convoyeur-élévateur
û
cc
z
tr
L
u
U
(r
Câble de commande
du cnbot
. Le convoyeur:
ll fait suite au tablier de coupe et comprend un élévateur à chaînes et barrettes et un
caisson incliné étanche, le couloir d'alimentation, qui possède à sa partie inférieure un
système rapide d'attache et de verrouillage du tablier de coupe.
48
Moteur électrique
(démarreur)
Moteur
hydraulique
Arbre
d'entralnement
z
tr
tr
îu
É
y:|ili"+ + tnversion
U
Arbre supérieur
du convoyeur touchent légèrement le fond
du couloir d'alimentation (fig. 36). Les bar-
rettes ont des formes différentes selon le
type de récolte : en L pour les céréales et
en T oour le maïs. Afin d'éviter la contrainte
des échanges de barrettes, les convoyeurs-
élévateurs sont de plus en plus munis de
barrettes de type mixte céréales-maÏs.
49
inférieurs, les oales de deux z Chaînes Ahre inlérieur
tambours successifs sont dis- F
oosées à 90o et tournent à la =
;
même vitesse le tambour u
supérieur tourne, par contre, U
E
à une vitesse supérieure pour
alimenter régulièrement le =
U
o
batteur.
. LES ORGANES DE
BATTAGE:
50
0,80 à '1,60 m environ, selon les
constructeurs et aussi selon la taille
de la moissonneuse-batteuse.
ll comporte, en nombre pair, des
battes en acier ou en fonte, équidis-
tantes, boulonnées sur les flasques
(fig. a0). Les battes comportent en
relief, des stries obliques. Le sens
des stries étant inverse pour deux
battes successives, afin d'empêcher
le glissement latéral de la récolte. Le
nombre de battes est généralement
de 6 pour les batteurs de 45 cm de
diamètre, et de 8 pour les batteurs de
60 cm de diamètre. Cette disposition
oermet de conserver une distance
identique entre deux battes succes-
sives (225 mm environ).
La forme et la disoosition des bat-
tes interviennent directement dans la Fig 37 Convoyeur à tambours rotatifs.
qualité du battage. L'équilibrage -
dynamique du batteur dort être assuré : lorsqu'une batte est remplacée, il convient de le fatre
en orientant les stries de la nouvelle batte dans le même sens et en remplaçant obligatoire-
ment la batte diamétralement opposée. C'est pourquoi, les battes sont le plus souvent ven-
dues par paires ; leur équilibrage doit être réalisé au cours du montage.
L'entraînement du batteur s'effectue par I'intermédiaire du tire-paille ou directement depuis
le moteur par variateur de vitesse à courroie trapézotdale, commandé hydrauliquement ou
électriquement. La vitesse du batteur doit être suffisante pour séparer la plus grande partie
possible du grain des épis. ll
faut battre les éois avec suffi-
z Tire-æille
samment d'énergte pour qu'ils
F
soient vides de grain, mais
E
attention aux excès de vttesse I
qui endommagent les grains u
U
É
ou les cassent ; cette détério-
ration est très grave dans le U
cas des semences ou d'orge
de brasserie et, de toute
façon, elle provoque des per-
tes, car les grains cassés sont
plus facilement expulsés par la
ventilation de la machine que
les grains entiers. De plus, un
battage trop agressif brise la
paille et déchtquette les
"verts". Les fragments entrai
nés surchargent les circuits et
les grilles, provoquant des Bac à pierres Contre-batteur
pertes et un excès de "verts"
dans le grain. Fig 38 Schéma de principe des organes de battage.
-
51
La vitesse périphérique du batteur est
réglée entre 23 eI27 mls pour le blé, I'orge
et l'avoine ; autour de 27 mls pour le seigle
et de 28 à 30 m/s pour le triticale. Ce
réglage est fondamental puisqu'il condi-
tionne, en partie, les pertes de grain. Un
compte{ours branché sur I'arbre du batteur
permet le contrôle de la vitesse instantanée.
ll comprend, en nombre pair, des battes horizontales, équidistantes, fixées sur les flas-
ques et sur lesquelles sont boulonnés des doigts légèrement recourbés en sens inverse de
la rotation ; on I'appelle également batteur américain. Le contre-batteur associé à ce tvpe
de batteur est également muni
de doigts. L'agressivité du 1; '',-,--.-.,
battage dépend de I'interpé-
nétration plus ou moins
grande entre les doigts du baf
f,",ffr,ffi.---u
teur et du contre-batteur. Un
tel batteur ne oeut fonctionner
correctement que s'il y a
symétrie totale des doigts, ce
qui exclut tout jeu dans les piè-
ces. L'introduction de oierres
ou d'objets métalliques occa-
sionne de graves dégâts, ce z
qui a conduit les constructeurs o
à abandonner le batteur à 8afies strées
E.
doigts pour le batteur à battes o
f,
qui, de plus, désagrège moins U
Flasque o
la oaille. Pour certaines récol-
tes tel que le riz, I'usage du Batteur à battes métalliques u
batteur à doigts reste cepen-
dant indispensable, Fig 40 Batteur Ecossais à battes métalliques.
-
52
CEMAGBEF.FORMATION
trlmin
1.500
443
/
1.400 a4s
a 446
1.300
a
/ //
1.200
t ,
/ 7 ass
/ 7 a as6
.100
I /
1
/ 2 460
/ I z7 I 461
1.000
/ a t z 7
o66
900
/
/ ,
t t
./.
7
.t 'a
800
/t / ,
..
I 476
// 7 7 480
t t
/t 7 .a I
J
q,
700 /.t z t
7 E
Ë
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t 600
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.t 7 I
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o 500
./ / f
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L
/ t ./ 7 a o
.a)
o
îl , / 7 a E
o 400 7 7 .9
E
'ô -a a I o
2
2, z
.o
æ,
300
-a
200
10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 mls
53
. le contre-batteur (fig. 43) :
Le contre-batteur est réglé horizontalement en usine, de sorte qu'il soit bien oarallèle au
batteur, Cette position doit être vérifiée régulièrement, car elle conditionne un battage effi-
cace. L'angle d'enveloppement du contre-batteur est variable selon les constructeuré, mais
esttoujours supérieur à 100o. En effet, plus l'angle d'enveloppe du contre-batteur est pro-
noncé, plus la force centrifuge exerce sur le produit une pression élevée qui I'oblige à traver-
ser les premiers éléments du contre-batteur.
ll en résulte qu'une partie importante des
grains passe dans le premier tiers du contre-
batteur. Dans les machines modernes,
I'angle d'enveloppement varie entre .100o
et 130o, et trois contre-battes assurent en
général I'action de battage initial. Précisons
que certarns constructeurs proposent des
contre-batteurs en plusieurs parties.
54
Le contre-batteur est souvent prolongé Tringlerie de commande
en arrière par un peigne qui précède les
organes de séparatton et se trouve juste au-
dessous du tire-paille (fig. a5). L'action du
tire-paille sur le peigne fait subir à la paille
un second battage atténué. Toutefois, lors-
que la récolte est très sèche et la paille fra-
gile, il est conseillé de recouvrir le peigne
d'une tôle, afin d'éviter une surcharge du
système de nettoyage par les débris de
paille courte. Un écran-déflecteur peut se
trouver derrière le contre-batteur, aftn de
diriger I'air chargé de poussière vers le fond
de la machine.
Les réglages doivent être adaptés à l'état de dessication du produit et selon les conditions
de récolte pendant la journée. lls doivent aussi être adaptés en fonction des variétés : en
blé, par exemple, les variétés à gros grains se battent en général mieux que celles à petits
grains. A titre d'exemple, une variété de blé tendre comme "Thésée" se bat facilement, tan-
dis que les variétés "Baroudeur" et "Soissons" se battent moins facilement, et les variétés
"Scipion" et "Apollo" sont plus difficiles à battre.
Pour certains produits, des observations tendent à montrer que le réglage concentrique
du contre-batteur (écartements d'entrée et de sortie identiques), peut être satisfaisant et per-
met de mieux utiliser la surface de séparation du contre-batteur.
@mmaûesimulhnée
de l'6ertementà
l'avant et à l'anière
'" ,/t
: Commande de
l'éærtement à
l'arrière
Appelé aussi tambour de dégagement, il est constitué d'un rotor munr de 4 à 6 pales,
tournant à 700 et 800 tr/min. ll canalise la masse de oaille provenant du batteur et la tire
par dessus le peigne, ce qui réalise une séparation supplémentaire ; sa présence évite I'enrou-
lement de la paille autour du batteur et la proiette vers I'arrière. -
Batteur Peigne Ec
Secoueurs
z
Grain - menues pailles
tr
ll
t
I
Contre-batteur Vilebrequins I
U
des secoueurs E
Gnin
u
Séparation du grain de l'épi Séparation du grain de la paille
I
o
I
I
U
E
o
U
Paroi du seæueur
Denls da scie
ou marches Chutes Radans Extension à auget
tl +I ll!t -
ll
ll l.i
Secoueurs
Lir
ï
JI
59
. Les organes complémentaires de séparation :
La surface des secoueurs ne pouvant pas dépasser une certaine valeur, pour des ques-
tions d'encombrement, les constructeurs mettent en place des dispositifs complémentaires.
Parmi les nombreux systèmes utilisés, citons
lls renforcent I'action de secouage en brassant la paille qui se trouve sur les secoueurs.
La figure 50 montre le système adopté par la société Claas et qui comprend deux vilebre-
quins pourvus de dents - une par secoueur. Le premier vilebrequin se trouve au-dessus
de la partie antérieure des secoueurs et le second à la partie postérieure. La synchronisation
des mouvements des agitateurs et des secoueurs accentue le brassage de la paille et dimi-
nue son entassement sur les secoueurs, ce qui permet de récupérer davantage de grains.
On peut admettre que I'action des agitateurs-répartiteurs est identique à celle qui serait obte-
nue avec une augmentation de 20 à 30 o/o de la surface des secoueurs.
Utilisées par John-Deere sous I'appellation "Cross-shaker" (fig. 52), elles sont situées au-
dessus des secoueurs et ont également pour rôle d'accentuer leur action en faisant foison-
ner la paille qui tend normalement à se compresser en cours de secouage. Le dispositif com-
porte une cage rotative qui entraîne, au-dessus de chaque secoueur, une série de huit lon-
gues dents recourbées en acier, chacune d'entre elles étant associée à un roulement à
portée oblique monté sur un arbre central fixe. La rotation de la cage entraîne les dents
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7à
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\t/t,),
Bielletes
Leur rôle est de prolonger la durée du battage avant que la paille soit reprise par les
secoueurs. Situés juste après le tire-paille, ils comportent un tambour horizontal à battes
armées de dents et un contre-séparateur à grille (se reporter au chapitre 3 : l'évolution
technologique des systèmes de battage et de séparation).
Les otons sont des épis non battus, des graines non décortiquées et des morceaux de
rachis qui contiennent encore quelques grains.
Les organes de nettoyage recueillent dans un premier temps I'ensemble de ces éléments,
puis procèdent à un tri qui ne gardera que le grain et les otons, sous l'action conjuguée d'un
criblage mécanique et d'un courant d'air,
z
F-
E
îL
U
tr
U
Peigyg de la grille
supeneure
Les organes de nettoyage comprennent (fig. 54) une table de préparation ou table
à grain et un caisson de nettoyage comprenant au minimum deux grilles de nettoyage
montées sur un châssis oscillant et un ventilateur.
La table à grain est un plan légèrement incliné vers l'avant et animé de secousses. Elle
reçoit I'ensemble des éléments passés à travers le contre-batteur (fig. 53) et les secoueurs
(fig. 5a). Son rôle est double :
- diriger l'ensemble des éléments qui y arrivent vers le caisson de nettoyage (fig. 55). Pour
cela, la table est animée de secousses (300 à 350 à la minute environ) grâce à un arbre
excentrique dont les mouvements sont coordonnés avec ceux du caisson de nettoyage,
- effectuer une première séparation entre les grains et les menues pailles. Pour cela, sa lon-
gueur peut attetndre 1,80 m et elle possède des redans comme les secoueurs. Sous I'action
z
tr
E
I
I
u
G
U
Auget épierreur Contre-batteur Table de
get épieneur préparation Griile de sépantion
z
I
E
(r
o
îû
tr
des secousses de la table, les éléments les plus lourds (grains et otons en particulier) se trou-
vent dans la couche inférieure et les parties les plus légères dans la couche supérieure. Ces
deux couches s'acheminent petit à petit vers la partie terminale de la table qui est prolongée
par un peigne. Les parties les plus lourdes tombent alors dans le caisson de nettoyage, tan-
dis que la paille et les menus débris sont expulsés à I'extérieur par le corrrant d'air du ventila-
teur, Ce premier tri est d'autant plus efJicace que la hauteur de chute entre la table de pré-
paration et le caisson de nettoyage est élevée.
Sur les tables de préparation, ainsi que sur la table de retour de séparation, l'écoulement
du produit s'effectue en sens inverse de celui des tamis supérieur et inférieur. Cette disposi-
tion permet d'accroître I'efficacité de la ventilation et l'équilibre dynamique à I'intérieur du
caisson de nettoyage. L'objectif étant de ramener les vibrations au plus faible niveau possible.
64
Table de prépantion Table de retour de
. Le caisson de nettoyage
(fis 58) : Fig 57 - Table à g
Ouvert à sa partie supérieure, il contient deux, parfois trois grilles superposées réglables
ou interchangeables, animées d'un mouvement d'oscillation alternatif. Ces grilles sont sou-
mises de bas en haut (fig. 59)à I'action de I'air provenant du ventilateur situé à I'avant du
carsson.
Les grilles ont un triple rôle : laisser passer le plus vite possible le grain propre vers le
fond du caisson oùr il sera repris par la vis à grain ; envoyer les otons en bout de grille d'où
ils tomberont vers I'auget à otons ; éliminer successivement, grâce au courant d'air du venti-
lateur, les parties légères puis les parties plus lourdes.
65
- la grille supérieure :
Axe etentninement Table de prépntion z
o
Appelée encore grille à du wntilateur
otons ou crible à courtes É.
pailles, elle reçoit les grains I
battus. les balles. les débris de U
(r
paille et les otons. Elle suit les
U
oscillations de la table de oré-
paration et la séparation s'y Grille supérieure
à larnellas
effectue par densité et par
criblage : &tension de la
- la séparation par den- grille supérieure
sité est obtenue grâce au
courant d'air orovenant du
ventilateur soufflant sous les
grilles et emportant les bal-
les, les produits légers et les
menues pailles qui sont éva-
à
cués I'arrière de la
machine,
- la séparation par cri-
blage s'effectue par gravité
au travers des ouvertures
de la grille. La taille des
ouvertures permet le pas-
sage sélectif du grain et non Manettes de réglage
des lamelles
celui des otons oui sont
acheminés oar secousses
successives vers l'extrémité
Fig. 58
- Caisson de nettoyage
d'une moissonneuse-batteuse.
de la grille, puis tombent
dans I'auget à otons.
Tabla de préparation
W
Ventilateur Auget et vis à gnin Auget at wls à otons Grille inférieure
E
L
I
U
E
=
U
Grille lermée
Grille ouvefte
au mat<imum
Principe de fonctionnement
des lamelles (vue de côté)
Lorsque la grille est à lamelles réglables, les ouvertures formées par celles-ci doivent être
aussi petites que possible pour obtenir un grain propre ; elles doivent être suffisamment ouver-
tes pour que tous les grains soient séparés avant le dernier quart de la grille. Un mode de
réglage très simple, à l'arrêt, consiste à jeter une poignée de grains sur la grille, celle-ci étant
entièrement fermée et à I'ouvrir jusqu'à ce que les grains tombent au travers ; arrivé à ce
stade, on ouvre encore la grille d'un cran supplémentaire. Un réglage final est nécessaire
au début du travail dans le champ. Les lamelles de l'extension doivent être légèrement plus
ouvertes que celles de la grille supérieure et la pente de l'extension doit être plus importante
que celle de la grille pour récupérer les grains qui tendent à être entraînés par le courant
d'air du ventilateur. Toutefois, lorsque les récoltes sont humides ou comoortent des mauvar-
z
o
tr
r
I
Grille gnepel L
U
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'é2.
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1C)Cla
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-------'-
Pour petites gnines
grilles de nettoyage.
68
ses herbes, il peut être nécessaire, selon les cas, de réduire I'inclinaison de I'extension et
de recouvrir le peigne d'une grille "Graepel" à courte paille (fig. 62).
- La grille inférieure appelée encore grille à grains ou crible de finition a pour rôle de
parfaire le nettoyage réalisé par la grille supérieure en ne laissant passer que le grain et les
impuretés, dont les dimensions sont inférieures à celles du grain. Les oscillations de la grille
inférieure peuvent être alternées avec celles de la grille supérieure.
La grille inférieure est généralement de type plat, interchangeable. Selon les récoltes, ,
convient de monter la grille correspondante (fig. 62), une moissonneuse- batteuse étant tou-
jours livrée avec un jeu de différentes grilles. Dans certains cas, la grille inférieure est à lamel-
les - comme la grille supérreure - mars les ouvertures formées par celles-ci doivent être très
petites.
La Société GRAEPEL propose pour certaines machines trois grilles, dites "en cascade"
(fig. 63), I'ensemble de ces grilles pouvant être ou non à lamelles. Le terme de "cascade"
s'applique aux chutes successives que subit la récolte, ce qui, indépendamment de la grande
surface de nettoyage, la soumet de façon prolongée à l'action du ventilateur et débarrasse
ainsi le grain et les otons d'un maximum d'impuretés.
Pour les céréales, on utilise des grilles supérieures à lamelles et des grilles inférieures soit
à lamelles soit perforées, dont les calibres les plus courants sont :
- 8 à 14 mm pour I'orge,
- 7 à 8 mm pour le seigle et le
triticale,
- 14 à 16 mm pour l'avoine.
. Le ventilateur :
69
des ouvertures réglables II I I
dosent I'air à l'admission du
ventilateur.
On peut le faire varier en ouvrant plus ou moins les ouvertures d'admission d'arr du venti-
lateur. ll importe que toutes ces ouvertures soient identiques, afin d'avoir une ventilation uni-
forme sur toute la largeur du caisson de nettoyage.
- le débit :
Son intensité se règle en modifiant la vitesse du ventilateur qui est entraîné par I'intermé-
diaire d'un variateur à courroie ou d'un moteur hydraulique.
Des déflecteurs ont pour rôle de répartrr le flux d'air sur I'ensemble des grilles, en privilé-
giant toutefois la partie antérieure de celles-ci. Une bonne orientation des déflecteurs est pri-
mordiale pour obtenir un nettoyage correct de la récolte.
ll est conseillé de diriger I'air vers le premier tiers des grilles, afin de les dégager au maxi-
mum et d'éviter aux menues oailles de s'v déooser.
70
. Les organes de nettoyage complémentaire ou de second nettoyage :
Le grain contenant encore des impuretés est récupéré dans I'auget à grains par la vis
à grain, puis transporté par un élévateur à grain vers les organes de second nettoyage.
Ceux-ci comportent (fig. 65) un ébarbeur rotatif suivi d'un trieur à deux grilles, qui permet-
tent d'éliminer les mauvaises graines mêlées à la céréale récoltée (grains cassés ou graines
indésirables).
z
tr
tr
L
U
(r
U
Trémie à bon gnin
Elémteurde
deuième rr,ttcryage
Elemteur de
Detglièmewntilation rctour des otons
à rnenues pailles
Grille de finition du
premier nettofage
Première ventilation
Auget à gnins
Auget à otons
71
Vis de vidange Vis de remplissage z
o
F
de trémie
I
L
u
tr
o
U
=
o
Elémteur
Elevateur
de gnins
à ofons
Secoueurs
.L.+
Vis à otons
La vis à grain dirige le grain vers un élévateur à grain qui à son tour I'amène vers la
vis de remplissage de la trémie. L'élévateur à grain peut être à vis, à godets ou à palettes
en caoutchouc, ce dernier système étant actuellement le plus utilisé (fig. 67).
La tension des chaînes de l'élévateur doit être contrôlée régulièrement, une tension insuf-
fisante de la chaîne pouvant entraîner une casse du grain et une tension trop forte la détério-
ration de l'élévateur.
Des trappes de visite dans les parois de la vis à grain et de l'élévateur facrlitent la surveil-
lance et permettent un accès facile pour leur nettoyage ou une intervention en cas de bourrage.
72
z
ts
E
+
U
U
O
73
- circuit à recyclage des otons :
z
tr
Dans ce cas, la vis à otons dirige E.
o
les otons vers un élévateur à oalef I
U
tes caoutchoutées oui les amène en
avant sur toute la largeur du batteur
U
(fig. 66). Les otons suivent alors le cir-
cuit : battage, secouage, nettoyage,
étudié orécédemment. ll convient
d'éviter la surcharge des grilles de
nettoyage, afin que les otons ne con-
tiennent trop de grains propres, car
ceux-ci risouent d'être cassés au
cours du deuxième battaqe.
Comme pour le système de récupération du grain, des trappes de visite sur la vis à otons
et sur l'élévateur permettent de contrôler la composition du produit entraîné et d'intervenir
Table de
préparation
z
o
Ventilateur tz2.
É
o
,'.2
+
tr
(r
o Batteur
à otons
U
Fig 70 - Clrcuit des otons avec batteurs latéraux et retour sur la table de préparation.
74
éventuellement en cas de bourrage. Des raclettes métalliques peuvent être aussi montées
sur l'élévateur à otons.
ll est très important que le retour des otons soit réduit au minimum, car le grain
mélangé, ramené au batteur, subit un second battage et risque d'être brisé. Pour limiter ce
retour, il faut ouvrir un peu plus la grille supérieure ou réduire la vitesse du ventilateur
De plus, les menues pailles et débris légers mélangés aussi aux otons sont également
battus à nouveau et provoquent une surcharge de la grille supérieure. Pour limiter leur pré-
sence, on peut augmenter la vitesse du ventilateur et, pour prévenir la cassure de la paille,
réduire la vitesse du batteur.
La figure 70 représente une machine équipée de batteurs à otons qui projettent le mélange
de chaque côté de la table de préparation (Deutz-Fahr).
- au niveau de la couoe,
- à la sortie des secoueurs,
- à I'arrière du caisson de nettoyage
LÀRCEUR OE COUPT RttLl.E
Précisons toutefois qu'une moissonneuse-batteuse ne peut pas récolter '100 0/o des grains
et qu'il convient de relativiser I'importance des pertes, lorsqu'elles sont faibles et lorsque le
temps passé à les réduire coûte plus cher que le gain obtenu.
déchaumage, labour,...
77
:
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