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Fonctionnement Moissonneuse-Batteuse

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DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT D'UNE

MOISSONNEUSE.BATTEUSE CONVENTIONNELLE

La récolte des céréales à paille 35

Les organes de coupe et d'alimenta-


tion 37
. La barre de coupe 40
. Les rabatteurs 41
. La vis d'alimentation 45
. Le convoyeur . 48

Les organes de battage ... 50


. Le batteur .... 50
. Le contre-batteur 54
. Le tire-paille . . 57

Les organes de séparation du grain de


la paille 57
. Les secoueurs 59
. Les organes complémentaires
de séparation . . 60

Les organes de nettoyage . 62


. La table à grain 63
. Le caisson de nettoyage ...,. 65
. Le ventilateur . 69

Les organes de récupération du grain 72

L'évaluation des pertes de grain 75

Les broyeurs de paille 76

31
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5
34
. LA RÉcoLTE DEs cÉnÉnles À pnrrre:
. L'élaboration du rendement :

En matière de production céréalière, le terme "rendement" exprime la quantité de produit


récoltée par hectare (en quintaux/hectare par exemple). Le rendement est finalement le résultat
des étapes successives de la végétation ; il se caractérise par le nombre d'épis, le nombre
de grains par épi et le poids de chaque grain.

Le nombre d'épis d'une parcelle dépend tout d'abord du peuplement à la levée, qui influe
sur le tallage. Un blé clair aura un tallage herbacé beaucoup plus abondant qu'un blé dense.
En plus du nombre de pieds à la levée, le nombre d'épis dépend de la température pendant
le tallage et au début de la montaison. Quelques interventions culturales peuvent également
modifier le "tallage épis". Ainsi, la fumure azolée peut agir en assurant une bonne alimenta-
tion minérale de la plante, et en favorisant la montée d'un plus grand nombre d'épis. Le dés-
herbage intervtent également sur cette composante du rendement en élrminant la compéti-
tion exercée oar les mauvaises herbes.

Pour assurer un peuplement d'épis optimal (450 à 600 épis par mètre carré, selon les varié-
tés et les zones de culture), I'agriculteur doit observer attentivement son blé dès le début
du tallage, noter sa vigueur, et repérer avec précision les stades de début de tallage, de
plein tallage et de début de montaison :

- le début de tallage est caractérisé par I'apparition de la première talle à l'aisselle de la


première feuille. A ce stade, Ies plantes possèdent généralement quatre feuilles,

- le plein tallage est un stade beaucoup plus difficile à définir, car I'importance du tallage
varie beaucoup avec les conditions agro-climatiques (densité de semis, température). On
considère généralement que le blé est en plein tallage lorsqu'il présente deux ou trois talles
par pied. A ce stade, il possède encore un port très rampant,

- le début de montaison se caractérise par le changement de port des plantes, dont les
tiges commencent à se dresser. A cette époque, les entrenæuds s'allongent, et l'épi déjà
formé s'éloigne du plateau de tallage. L'observation de ce stade nécessite la réalisation de
coupes longitudinales des maîtres brins. On considère que le début de montaison est atteint
lorsque le sommet de l'épi est distant de B à 10 mm du plateau de tallage.

Les stades ultérieurs de la montaison sont repérés par le nombre de næuds que com-
porte la tige principale : "stade 1 næud", "stade 2 næuds". Un autre repère de la montai-
son est couramment utilisé, il s'agit de la position de l'épi dans le maître-brin. Ainsi, lorsque
le stade deux næuds est atteint, l'épi est généralement situé à 10 cm de hauteur.

Le nombre de grains par épi est la composante du rendement qui traduit la fertilité du
blé. Le nombre de grains par épi commence à s'élaborer dès le tallage, lorsque se déter-
mine le nombre d'épillets, puis il est fixé, à la fin de la montaison, lors de la fécondation des
fleurs. Une bonne alimentation en eau et en éléments minéraux pendant cette période, jointe

35
à des conditions favorables pendant la période suivante, doit permettre alors le développe-
ment de tous les grains.

Le poids du grain est étroitement lié aux conditions climatiques observées au cours de
la période de formation du grain et de sa maturation. L'agriculteur doit veiller au bon état
sanitaire de la culture, et il doit être prêt à intervenir en cas d'invasion d'insectes ou de mala-
dies. Les clefs du succès des interventions se situent au stade de la montaison, définie par
l'épi à 10 cm dans la tige et au stade de l'épiaison, lorsque 50 o/o des épis sont apparus.

. Le stade de récolte :

Après la floraison, le grain passe de l'état "laiteux" à l'état "pâteux". Au stade "laiteux",
les enveloppes du grain sont formées;au stade "pâteux", il contient de 45 à 500/o d'eau,
il remplit ses enveloppes et acquiert son poids maximum (défini par le poids de 1000 grains).

Entre les stades laiteux et pâteux, la quantité d'eau contenue dans le grain est stable :

c'est le palier hydrique, phase critique de remplissage du grain. Une rupture d'alimenta-
tion en eau pendant cette période (par exemple brusque élévation de température) perturbe
le palier hydrique et ralentit la migration des réserves vers le grain : c'est l'échaudage.

Au terme du stade pâteux, la maturation du grain est ensuite rapide : le taux d'humidité
descend à30o/o en 4 ou 5 jours, puis à 20o/o au bout de B à 10 jours, à condition que des
pluies ne retardent pas la perte d'eau. Par beau temps, le taux d'humidité du grain peut pas-
ser de 20 o/o à 15 0/o en 2 ou 3 jours; à ce stade, le grain est dur, cassant sous la dent,
ne peut être rayé par l'ongle et les épis s'égrenent facilement à la main, En prélevant un
échantillon toujours au même endroit du champ et à Ia même heure de la journée, on peut
suivre l'évolution du dessèchement du grain. ll faut aussi surveiller l'état des pailles ; des pailles
encore vertes indiquent un manque de maturité des grains et risquent de perturber le fonc-
tionnement de la moissonneuse-batteuse (bourrages).

A partir de 15 0/0, la récolte peut commencer, mais le mieux est de battre si possible le
grain, à 13 ou 14 o/o d'humidité, taux idéal pour assurer une bonne conservation.

La récolte des céréales a pour but de recueillir un grain propre à la consommation, des-
tiné à I'alimentation humaine, à la préparation des aliments du bétail ou à la transformation
industrielle. La moissonneuse-batteuse est la véritable interface entre le champ et les circuits
de stockage et de conditionnement. Son utilisation doit permettre à I'agriculteur de récolter
du grain ayant une bonne valeur marchande, propre et avec un minimum de casse. Bien
que cet objectif puisse paraître évident, la réalité montre que I'agriculteur est en fait soumis
à différentes contraintes :

- récolter vite avec un minimum de main d'æuvre,


- choisir un matériel capable de réaliser la récolte dans le temps disponible,
- récolter tous les types de graines en adaptant la machine, à un prix raisonnable, avec des
équipements spécifiques (céréales, colza, soja, tournesol, maTs,...),
- tenir compte de la destination de la paille (broyage ou pressage ultérieur).

Les aléas climatiques mis à part, la maîtrise de ces contraintes demande à l'agriculteur
une solide expérience et une parfaite connaissance technologique des équipements. Ce cha-
pitre décrit fonction par fonction, les organes des moissonneuses-batteuses conventionnel-
les utilisées pour la récolte des céréales à paille, Les évolutions technologiques et les équipe-
ments pour la récolte des autres produits sont examinés dans les chapitres suivants.

36
Tête de récolte Convoyeur Batteur Secoueurs

J> grain + paille


z
o
4
-/

+
F
grain + débris
G

-uU grain propre


E

U -+
- - - -i'.
paille

:> otons

Caisson de nettoyage

Fig. 16
- Organigramme des circuits empruntés par la récolte
dans une moissonneuse-batteuse conventionnelle.
La figure 16 montre les principaux circuits suivis par la récolte. Le fonctionnement d'une
moissonneuse-batteuse conventionnelle est assuré par six groupes d'organes (fig. 17) :

- les organes de coupe et d'alimentation,


- les organes de battage,
- les organes de séparation du grain et de la paille,
- les organes de nettoyage des grains,
- les organes de récupération des grains,
- les équipements complémentaires.

o LES ORGANES DE COUPE ET D'ALIMENTATION (fig. 17 et 18) :

L'ensemble, appelé souvent table de coupe ou plate-forme de coupe, a pour rôle de


faucher la récolte et de l'amener dans un couloir alimentant les organes de battage. Sa largeur
peut varier de 2,10 m à plus de 7 m, de sorte que dans la plupart des cas il est indispensable,
pour le transport sur route, de la démonter et de la placer en long sur une remorque tirée
par la moissonneuse-batteuse ; d'une façon générale, I'accrochage ou le décrochage de
la plate{orme s'effectue grâce à des verrous mécaniques et des raccords hydrauliques
raoides.

37
Moteu SéDarateurotalif

I
2
É
o

É
o

Convoyeur I Contrc-baneur I Visàgrcin


Baffe de coupe Baneu Ventilaleur

Fig 17 - Vue en coupe d'une moissonneuse-batteuse conventionnelle.

CEMAGREF.FORMATION

ORGANES DE COUPE +ORGANES D'ELEVATION}I


ri
I
relevage I

Ressorf de
suspension

Releveur Y,s Verin de relevage


Barre de couoe d'alimentation de la coupe

Fig. 18 Vue de profil des organes de coupe et d'élévation.


-
38
La table de coupe comporte (fig. 18) :

- un tablier métallique ou tablier de coupe constitué d'une paroi métallique étanche, située
entre la barre de coupe et le dispositif d'alimentation,
- une barre de coupe fixée à I'avant du tablier, analogue à celle rencontrée sur les faucheu-
ses à lame alternative,
- des releveurs d'épis,
- deux diviseurs situés de chaque côté du tablier,
- un rabatteur,
- un tambour d'alimentation constitué de deux demr vis à pas opposés et à doigts escamo-
tables. Ce tambour d'alimentation est généralement appelé vis d'alimentation.
Selon les modèles, le tablier est à double fond et des patins protègent le fond contre I'abra-
sion. Ces patins, fixes ou réglables en hauteur, protègent également la barre de coupe et
évitent les bourrages, dans le cas où une roue passe dans un trou ou en cas de fausses
manceuvres. Lorsque ces patins sont réglables, il convient de tenir compte de l'état de la
récolte et de les relever au maximum lorsque la récolte est versée.
Dans certains cas, la table de coupe peut comporter entre la barre de coupe et la vis sans
fin un tapis d'alimentation, en toile caoutchoutée, muni de barrettes vulcanisées. ll assure
une alimentation continue, ei une meilleure circulation des petites graines.
Le plus souvent, il existe dans le tablier un logement prévu pour une lame de réserve
(fis. 1e).
La hauteur du tablier de coupe (hauteur de coupe) est réglable en marche. Elle peut varier
de 5 à 70 cm selon I'importance de la paille et le désir de la récolter ou non ; I'existence
de nombreux verts entre les chaumes, une récolte versée, une forte densité de semis ou
une humidité excessive de la base des tiges sur pied peuvent également influer sur le choix
de cette hauteur de coupe. Pour le colza,le réglage de la hauteur de coupe dépend égale-
ment de la hauteur de l'étage fructifère.
Sous réserve de bien ramasser les épis, il y a toujours intérêt à couper haut pour éviter
de surcharger la machine en paille, ce qui ralentit sa marche, et peut provoquer des bourra-
ges. Ceci n'est pas toujours possible lorsque l'on recherche soit à récolter le maximum de
paille pour la presser, soit à broyer la paille en un seul passage avec la moissonneuse-batteuse.

Le relevage de la table de
coupe est commandé hydrau-
liquement depuis le poste de
conduite et comoorte deux
vérins hydrauliques, associés
à des ressorts compensateurs
montés de part et d'autre du
tablier. La suspension de la
coupe peut être aussi assurée
oar un ou olusieurs amortis-
seurs nyoropneumailques
reliés au circuit hydraulique
des vérins, afin d'amortir les
variations de oression occa-
sionnées par les irrégularités
du terrain. Fig. 19
- Logement de Ia lame de réserve.

39
Le contrôle de la hauteur de la coupe au travail s'opère soit visuellement depuis le poste
de conduite grâce à un index se déplaçant devant des graduations, soit automatiquement
par repérage de la position du convoyeur (hauteur théorique) ou grâce à des patins palpeurs
placés sous la table de coupe (hauteur réelle). Dans certains cas, les constructeurs propo-
sent des systèmes de contrôle de la pression d'appui de la table de coupe sur le sol (se
reporter au chapitre "les automatismes et les systèmes d'aide à la conduite").

Selon la distance qui sépare la barre de coupe de la vis d'alimentation, on distingue deux
types de table de coupe (fig. 20) : la table de coupe courte ou "table américaine" dont
I'espacement entre la lame de
couoe et la vis est d'environ 15 30à45cm
cm, et la table de coupe longue
ou table "européenne", où la
lame se situe à environ 30 à 40
cm de la vis. La table de couoe
courte est en principe réservée
aux récoltes à tiges courtes (pois,
soja,..), tandis que la table euro-
péenne est plus polyvalente et
permet la récolte du colza (en
adaptant, le cas échéant, une ral-
longe de table).
Table courle Table longue
. La barre de coupe
Fig. 20 Les différents types de table de coupe.
Elle est identioue à celle d'une
-
Jaucheuse à lame alternative ; les Sections alternées
doigts sont espacés de 76,2 mm
(3 pouces) et les sections de la
lame sont faucillées. La longueur
importante de la lame implique un
réglage soigné du jeu au niveau
des guides et des doigts. Afin de
parvenir à un meilleur guidage de
la lame, les constructeurs adop-
tent de plus en plus des lames à
sections alternées (fig. 21).

Le disoositif de commande de
la barre de coupe comprend soit
un train de pignons épicycloTdaux
(fig. 22), soit un boîtier à bain Fig. 21 Vue partielle d'une barre de coupe
- à sections alternées.
d'huile avec un excentrioue et
une bielle (fig. 23) ; l'entraînement du boîtier se faisant par courroie ou par moteur hydrauli-
que. Le boîtier effectue environ 500 cycles par minute, ce qui permet une cadence rapide
.1.000
de la lame, de I'ordre de coups par minute. Parmi les barres de coupe spéciales, citons
le système de barre flottante ou barre flexible (Heniker, Love...), principalement utilisée
pour la récolte du soja. Dans ce système, la barre de coupe n'est pas liée de manière rigide
au tablier, mais par l'intermédiaire d'une suspension (se reporter au chapitre 4 : "L'adapta-
tion des moissonneuses-batteuses pour la récolte du soja").

40
. Les releveurs d'épis ou Courroie
doigts releveurs (fig. 24) :

Leur présence est facultative,


ils sont emboîtés sur les doigts de
la barre de coupe et iixés par une
goupille ou par boulonnage. Leur
espacement correspond le plus
souvent à quatre ou six espaces
entre-doigts de la barre de coupe.
Leur rôle est important lorsque les
récoltes sont versées, car ils sou-
/A
lèvent les tiges du sol et évitent Satellite
que la barre de coupe et les grif-
fes des rabatteurs ne descendent
trop bas, ce qui limite la montée
de la verdure et des pierres dans
la table de couoe. Des releveurs
spéciaux sont adaptés aux diffé-
Axe manivelle
rentes récoltes : pois, soja...

. Les diviseurs :

Au nombre de deux, ils sont


situés de chaque côté du tablier. Couronne fixe
lls séparent la récolte à couper de
celle restant debout. ll existe des Fig 22 Train épicycloidal pour l'entraînement
diviseurs fixes et des diviseurs - de la lame de coupe.
réglables (fig. 25), les plus cou-
rants. Relativement encombrants,
les diviseurs sont généralement
déposés lors du transport.

Pour la récolte de certaines


graines à tiges entremêlées
(colza, luzerne...), on utilise des
diviseurs animés constitués oar
une barre de couoe à lame alter-
native ou à double lame (Busatis),
placée verticalement aux extrémi-
tés de la table de couoe.

. Les rabatteurs :

lls sont situés au-dessus du


tablier. Leur rôle est d'amener
régulièrement la récolte vers la
lame et de diriger les épis vers le Bielle d'entraînement Boîtieravec excentrique
dispositif d'alimentation en les
empêchant de retomber sur le
sol.
Fig. 23
- deBoîtier d'entrainement
coupe par
de la lame
excentrique.

41
Les rabatteurs (fig. 26), comportent
plusieurs flasques ou étoiles (3 à 6),
parallèles au sens d'avancement et qui
sont portées, dans leur partie centrale, z
oar l'axe des rabatteurs. Des barres tr
d'accouplement relient, dans chaque E
étoile, les branches entre elles, deux à L
L
deux. Le nombre de branches peut U
t
varier de 6 à 8 selon les modèles de
U
rabatteurs. Les sommets des différentes
étoiles sont alignés et supportent des
barres horizontales dont la longueur est
aooroximativement celle de la lame.
Chaque barre porte à intervalles régu-
liers des dents flexibles appelées éga-
lement peignes. Certains rabatteurs
récents comportent des peignes à dents Fig.24 Doigts releveurs.
en matière plastique. -

La conception des rabatteurs est telle Diviseur médian


que les griffes de toutes les barres sont
toujours dirigées vers le bas, quelle que Ecafteur extérieur
soit la position des barres. Cette concep-
tion est rendue possible grâce à un gui-
dage par excentrique (Iig.27):des biel-
lettes forment un angle constant avec les
dents de la barre qu'elle supporte. Lors-
que le plateau et la couronne tournent
chacun autour de leur axe, les biellettes
restent constamment parallèles entre
elles, ainsi que toutes les dents qui, de
ce fait, sont toujours dirigées vers le bas.

Les rabatteurs sont supportés de cha-


que côté par des bras qui peuvent être z
tr
relevés. Leur rotation est obtenue par
courroie trapézoïdale et variateur de E
L
vitesse ou par moteur hydraulique. I
U
E
Afin d'adapter leur efficacité aux con- o
ditions de récolte, les rabatteurs doivent
disposer de plusieurs réglages : hau- Ecafteur intérieur Patin U

teur, position longitudinale, inclinai-


Fig. 25 Diviseurs latéraux réglables.
son des griffes, vitesse de rotation : -

- le réglage en hauteur : lorsque la récolte est normalement dressée, les griffes du rabat-
teur doivent la prendre environ aux deux tiers de sa hauteur ; lorsque la récolte est versée,
les griffes du rabatteur doivent d'abord soulever les épis avant la coupe. Le réglage en hau-
teur s'obtient grâce au relevage hydraulique des bras supportant le rabatteur (fig.26),

42
z
tr
Banes rigides
tr
I
L
U
t
Etoiles wftiæles Dents flexibles
U

'Axe du nbatteur

Plateau:venical
d:ertrémité

st

Couronne verticale

Bras du nbatteur
Com mand e lryd ro stati q u e Vérin de..réglage Vérin de régtage
de la roâtion bôté ctu
tongtwotnat en hauteur du
gaucha du nbaneur) nbatteur rabatteur

Fig. 26 Les rabatteurs.


-

- le réglage longitudinal s'opère hydrauliquement (fig. 26), par des vérins hydrauliques.
Dans des conditions normales de récolte, les rabatteurs sont placés de telle sorte que leur
axe se trouve à I'aplomb de la barre de coupe. Toutefois, dans les récoltes versées, il peut
s'avérer nécessaire de déplacer légèrement le rabatteur vers I'avant pour relever les tiges
avant de les couoer.

43
L'avancement et la hau- Biellenes
teur des rabatteurs doivent
être réglés de façon à ame-
ner les épis sur la table de B,as rigides pottés
coupe sans f ormer de W lacouronne
paquets ni provoquer de
battage prématuré, cause
de pertes de grains et quel-
quefois d'épis entiers z
devant la coupe. F
E
L
- le réglage de I'inclinaison I
U
des griffes intervient après É.

les deux réglages précédents U


a
et également pour but
d'adaoter le rabatteur à l'état
et à la nature de la récolte. ll
Plateau vertiæl
s'obtient, par exemple, grâce d'exvémité
au déplacement d'un verrou à
ressort sur l'étoile d'entraîne- rigide
ment du rabatteur (fig. 28).
Pour incliner une rangée de Couronne excentrée Dents llexibles
griTfes, on modifie l'angle que
fait la biellette avec I'horizon- Sysfème de réglage de
naison des denfs
I' incl i
tal, en faisant varier la position
de la couronne par rapport à Fig.27 Principe du mécanisme de commande
celle du plateau. Le réglage - des peignes des rabatteurs.
est obtenu par le dispositif sui-
vant (fig. 29) : la couronne
possède intérieurement une bande de roulement sur laquelle s'appuient deux galets qui sont
maintenus par une pièce coudée, dont la lumière centrale coulisse sur l'extrémité d'une tige
solidaire du bras de relevage. Si on élève la couronne (fig. 29), I'extrémité de la biellette se
soulève et la rangée de griffes est orientée vers I'avant ; si on abaisse la couronne (fig. 29),
I'extrémité de la biellette s'abaisse également et la rangée de griffes s'oriente vers l'arrière.
Les possibilités d'inclinaison varient généralement de 5o à 15o par rapport à la verticale.

Les griffes doivent être inclinées de telle manière que la récolte soit poussée vers la vis
d'alimentation et ne s'enroule oas autour du rabatteur :

- dans les récoltes droites, les griffes sont en principe verticales (fig. 29). En récolte nor-
male, les peignes doivent seulement guider le produit et permettre ainsi un apport régulier
à la vis d'alimentation,

- dans les récoltes versées (fig. 29), les griffes doivent être inclinées vers la vis pour ramas-
ser la récolte devant la lame de coupe et pour la relever vers la vis d'alimentation avant qu'elle
ne sort coupée. Attention : une inclinaison trop forte peut provoquer des enroulements,

- dans les récoltes à paille courte, il peui être nécessaire d'incliner assez fortement les
griffes vers la vis, afin de guider plus efficacement les tiges.

44
- le réglage de la vitesse de rotation est Verrou à ressort
réalisé depuis le poste de conduite en agis-
sant sur le variateur de vitesse. La vitesse
choisie doit être telle que le rabatteur régu-
larise la chute des tiges et ne provoque pas
un battage prématuré des épis. Les possi-
bilités de réglage vont le plus souvent de
0 à 50 tr/min.

Dans des conditions normales de travail,


la vitesse tangentielle des rabatteurs doit
être légèrement supérieure à la vitesse
d'avancement de la machine (environ 10
0/o),afin d'amener les tiges coupées vers la
vis d'alimentaiion. En effet, si la vitesse de
rotation est trop lente, les épis risquent
d'être repoussés sur le sol ; si, par contre,
elle est trop rapide, la récolte peut s'enrou-
ler autour des griffes.

En récolte versée, la vitesse de rotation


du rabatteur doit être légèrement augmen-
tée pour accentuer l'effet de ramassage du Trous de réglage de I'inclinaison
rabatteur. Ne pas exagérer cette vitesse sur des griffes du rabatteur
les récoltes très sèches, s'égrenant
facilement. Ftg. 28
- Réglage manuel de I'inclinaison
des peignes des rabatteurs.
Dans les récoltes à hautes tiges, il est
souhaitable de diminuer la vitesse du rabat-
teur par rapport à la vitesse d'avancement.

. La vis d'alimentation (fig. 30 et 31) :

Elle est constituée d'un corps ou tambour horizontal comprenant sur chacun de ses
côtés, une demi-vis hélicoidale et des doigts escamotables, placés au centre, ou répar-
tis sur toute la largeur. Les deux demi-vis hélicoi'dales de pas inverses rassemblent la récolte
au centre du tablier et le tambour dirige la récolte vers le convoyeur. L'ensemble tourne dans
une auge étanche formée dans le tablier et peut être réglé en hauteur, ainsi que d'avant
en arrière. La position de la vis d'alimentaiion doit être telle qu'il ne se produise pas de broyage
de la paille ou des grains entre les spires de la vis et le tablier ; par ailleurs, la récolte ne
doit pas rester sur le tablier de coupe, ce qui entraînerait une alimentation irrégulière des
organes de battage. Lors de ce réglage, les deux côtés de la vis d'alimentation doivent être
ajustés de manière symétrique, afin que la vis reste toujours parallèle au fond du tablier. Cer-
taines machines possèdent à I'arrrère de la vis, une tôle réglable (fig. 31), qui affleure les
soires de la vis et évite I'enroulement du produtt.

Les doigts escamotables sont disposés sur le tambour en une succession de rangées ou
en une rampe hélicoïdale. Ces doigts s'effacent dans le tambour lorsqu'ils sont dirigés vers
I'arrière, afin de laisser passer la récolte vers le convoyeur. Ce mouvement est obtenu par
le montage des doigts sur un support avec maneton dont I'axe est excentré par rapport à

45
lncliæison des griffes I ncl i naison des g riffes
vers I'amnt vers l'ailère

z
F
(E
o
q
q
u

U
()
Récofte droite

Récolte versée gn fous sens

Fig. 29 L'inclinaison des peignes des rabatteurs en fonction de l'état de la récolte.


-
46
Derni-vis hélicoidales
celui du tambour (fig. 31), l'ensemble se
trouvant à I'intérieur du corps de vis. ll est
possible de régler la position des doigts par Doigls escamolaô/es
rapport au fond du tablier et par rapport au
tambour, ce qui permet de Jaire varier le
moment où ils doivent s'escamoter.

La vis est entraînée par une chaîne ou


par une courroie qui prend généralement
son mouvement sur la commande du con-
voyeur. Pour certaines récoltes (riz, haricots,
etc), le pignon de commande de la vis peut
être changé, afin d'en réduire la vitesse (de
.150
190 à tr/min par exemple). ll existe pres-
que systématiquement une sécurité (limiteur
de couple) protégeant la vis contre les sur-
charges ou les corps étrangers. Selon les
cas, la vis sans fin est à commande réversi-
ble, afin de permettre, en cas de bourrage, z
o
d'inverser le sens de rotation de la vis
deouis le ooste de conduite. Cette inversion E
u
est réalisée soit par un crabot baladeur, soit ri
U
par une commande électrique ou hydrauli- E
o
que séparée : la figure 32 montre un cra- U
bot baladeur commandé oui permet de faire Barre de coupe

Fig. 30 La vis d'alimentation.


-
z Vue de dessus Vue de côté
o
F

tr
I
Tambour creux Doigts Demi-vis héliæîdales Convoveur-élé
Convoyeur-élévateur
û
cc

Axe du âmbour Suppo/tdes do,gts Dispositif de réglage Tôle orienable


avec manetons des dor'grts

Fig. 31 Principe de fonctionnement des doigts escamotables de la vis d'alimentation.


-
47
Arbra de commande Arbre de commande Arbre de commande
du dispositil du dispositil du dispositif
d'alimenation d'alimenâtion d'alimenhtion
(sens rrhvarce) Crabot baladeur

z
tr

L
u
U
(r

Câble de commande
du cnbot

Sens de rotation normal lnversion

Fig. 32 Inverseur à crabot coulissant.


-
passer le mouvement par un autre arbre ; le retour en position normale de marche se fait
automatiquement à I'aide d'un ressort de rappel. La figure 33 représente deux autres types
d'inverseurs : un inverseur à commande électrique qui comprend une couronne dentée et
un moteur électrique (démarreur à solénoïde) et un moteur hydraulique associé à un crabot
coulissant.

. Le convoyeur:
ll fait suite au tablier de coupe et comprend un élévateur à chaînes et barrettes et un
caisson incliné étanche, le couloir d'alimentation, qui possède à sa partie inférieure un
système rapide d'attache et de verrouillage du tablier de coupe.

L'élévateur prend la récolte à la sortie de la vis d'alimentation et I'amène aux organes de


battage en la poussant contre la paroi inférieure du couloir d'alimentation (fig. 34). Sur la
plupart des moissonneuses-batteuses, l'élévateur est du type à chaînes et barrettes. Les
chaînes sont au nombre de trois ou quatre ; dans ce dernier cas, les barrettes oeuvent être
alternées (fig. 35). Les chaînes sont supportées par deux arbres à pignons, dont l'écarte-
ment peut être réglé, ce qui assure leur tension. L'arbre inférieur est maintenu par des res-
sorts, il oscille en fonction de l'épaisseur de la récolte. La tension des chaînes doit être régu-
lièrement controlée ; une bonne tension est obtenue lorsque les barrettes situées au milieu

48
Moteur électrique
(démarreur)

Moteur
hydraulique

Arbre
d'entralnement

z
tr
tr
îu
É

y:|ili"+ + tnversion
U

Fig. 33 Deux principes d'inversion de marche du convoyeur :


-
à gauche, par moteur électrique, à droite par moteur hydraulique.

Arbre supérieur
du convoyeur touchent légèrement le fond
du couloir d'alimentation (fig. 36). Les bar-
rettes ont des formes différentes selon le
type de récolte : en L pour les céréales et
en T oour le maïs. Afin d'éviter la contrainte
des échanges de barrettes, les convoyeurs-
élévateurs sont de plus en plus munis de
barrettes de type mixte céréales-maÏs.

Le convoyeur est munid'un embrayage


de sécurité qui le protège contre les sur-
charges et les corps étrangers. Un bac à z
pierres est disposé à la partie supérieure tr
du couloir d'alimentation ; son rôle est de t
protéger les organes de battage, il convient L
û
de le vider régulièrement (fig. 38). E
o
U
La figure 37 montre un modèle particu- Dis pos itif d' ali me nhtio n
lier de convoyeur articulé constitué de cinq
tambours rotatifs. Sur les quatre tambours Fig 34
- Convoyeur à chaînes et barrettes.

49
inférieurs, les oales de deux z Chaînes Ahre inlérieur
tambours successifs sont dis- F
oosées à 90o et tournent à la =
;
même vitesse le tambour u
supérieur tourne, par contre, U
E
à une vitesse supérieure pour
alimenter régulièrement le =
U
o
batteur.

. LES ORGANES DE
BATTAGE:

Leur rôle est de séparer par


choc et friction la majeure par-
tie du grain des épis.

Les organes de battage


comportent (fig. 38) :
Banétes Culoir d'alimenbtion
- un batteur, Fig 35 Vue avant d'un convoyeur à barrettes alternées.
- un contre-batteur, -
- un tire-oaille.
Ahre inférieur (mobile)
Le batteur et le contre-batteur sont les Fessort de tension
éléments essentiels des organes de battage du convqeur
(fig. 39), puisque leur action permet de Pignon de I'ahre
séparer au moins 85 % du grain des épis. inférieur /
Ce paragraphe ne décrit que les batteurs
transversaux qui équipent actuellement la
Supponde
majorité des moissonneuses-batteuses ; les I'ahre infét
batteurs longitudinaux ou axiaux sont étu-
diés au chapitre 3.
z
tr
. Le batteur (fig. a0)
E
ll s'agit d'un tambour horizontal perpen- T
U
diculaire au sens d'avancement de la E

moissonneuse-batteuse. ll est constitué de U


flasques en acier sur lesquelles peuvent
être fixées des battes métalliques ou, plus
rarement, des doigts ou des battes à face
caoutchoutée.
Le batteur à battes métalliques équipe Chaîne et barrettes
actuellement la ouasi-totalité des
moissonneuses-batteuses. Son diamètre Couloir d'alimenation
varie de 45 à 66 cm et peut atteindre 80 cm Vis d'alimenâtion
(machines AVTO), 45 et 60 cm étant les dia-
mètres les plus courants. La longueur du de réglage de la tension
batteur est également très variable, de
Fig. 36
-desSystème
chaînes d'un convoyeur.

50
0,80 à '1,60 m environ, selon les
constructeurs et aussi selon la taille
de la moissonneuse-batteuse.
ll comporte, en nombre pair, des
battes en acier ou en fonte, équidis-
tantes, boulonnées sur les flasques
(fig. a0). Les battes comportent en
relief, des stries obliques. Le sens
des stries étant inverse pour deux
battes successives, afin d'empêcher
le glissement latéral de la récolte. Le
nombre de battes est généralement
de 6 pour les batteurs de 45 cm de
diamètre, et de 8 pour les batteurs de
60 cm de diamètre. Cette disposition
oermet de conserver une distance
identique entre deux battes succes-
sives (225 mm environ).
La forme et la disoosition des bat-
tes interviennent directement dans la Fig 37 Convoyeur à tambours rotatifs.
qualité du battage. L'équilibrage -
dynamique du batteur dort être assuré : lorsqu'une batte est remplacée, il convient de le fatre
en orientant les stries de la nouvelle batte dans le même sens et en remplaçant obligatoire-
ment la batte diamétralement opposée. C'est pourquoi, les battes sont le plus souvent ven-
dues par paires ; leur équilibrage doit être réalisé au cours du montage.
L'entraînement du batteur s'effectue par I'intermédiaire du tire-paille ou directement depuis
le moteur par variateur de vitesse à courroie trapézotdale, commandé hydrauliquement ou
électriquement. La vitesse du batteur doit être suffisante pour séparer la plus grande partie
possible du grain des épis. ll
faut battre les éois avec suffi-
z Tire-æille
samment d'énergte pour qu'ils
F
soient vides de grain, mais
E
attention aux excès de vttesse I
qui endommagent les grains u
U
É
ou les cassent ; cette détério-
ration est très grave dans le U
cas des semences ou d'orge
de brasserie et, de toute
façon, elle provoque des per-
tes, car les grains cassés sont
plus facilement expulsés par la
ventilation de la machine que
les grains entiers. De plus, un
battage trop agressif brise la
paille et déchtquette les
"verts". Les fragments entrai
nés surchargent les circuits et
les grilles, provoquant des Bac à pierres Contre-batteur
pertes et un excès de "verts"
dans le grain. Fig 38 Schéma de principe des organes de battage.
-
51
La vitesse périphérique du batteur est
réglée entre 23 eI27 mls pour le blé, I'orge
et l'avoine ; autour de 27 mls pour le seigle
et de 28 à 30 m/s pour le triticale. Ce
réglage est fondamental puisqu'il condi-
tionne, en partie, les pertes de grain. Un
compte{ours branché sur I'arbre du batteur
permet le contrôle de la vitesse instantanée.

L'abaque représenté par la figure 41 indi-


que la correspondance entre la vitesse tan-
gentielle et la vitesse de rotation des bat-
teurs, en fonction de leur diamètre.

- le batteur à battes caoutchoutées cons-


titue une variante du batteur à battes métal-
liques. Seulement utilisé pour certaines grai-
nes oléagineuses, il comporte des battes ooo
disposées selon une spirale à grand pas et
oo ; oT
0u
dont la face extérieure est recouverte de
caoutchouc. Dans certaines réalisations, les
battes peuvent être réalisées intégralement Auget à pienes Contre-batleur
en caoutchouc ou en matériau éouivalent.
Fig 39 - Principe d'action du batteur et
. le batteur à doigts ou pointes (fig. a2) :
du contre-batteur.

ll comprend, en nombre pair, des battes horizontales, équidistantes, fixées sur les flas-
ques et sur lesquelles sont boulonnés des doigts légèrement recourbés en sens inverse de
la rotation ; on I'appelle également batteur américain. Le contre-batteur associé à ce tvpe
de batteur est également muni
de doigts. L'agressivité du 1; '',-,--.-.,
battage dépend de I'interpé-
nétration plus ou moins
grande entre les doigts du baf
f,",ffr,ffi.---u
teur et du contre-batteur. Un
tel batteur ne oeut fonctionner
correctement que s'il y a
symétrie totale des doigts, ce
qui exclut tout jeu dans les piè-
ces. L'introduction de oierres
ou d'objets métalliques occa-
sionne de graves dégâts, ce z
qui a conduit les constructeurs o
à abandonner le batteur à 8afies strées
E.
doigts pour le batteur à battes o
f,
qui, de plus, désagrège moins U
Flasque o
la oaille. Pour certaines récol-
tes tel que le riz, I'usage du Batteur à battes métalliques u
batteur à doigts reste cepen-
dant indispensable, Fig 40 Batteur Ecossais à battes métalliques.
-
52
CEMAGBEF.FORMATION
trlmin
1.500
443
/
1.400 a4s
a 446
1.300
a
/ //
1.200
t ,
/ 7 ass
/ 7 a as6
.100
I /
1
/ 2 460
/ I z7 I 461
1.000
/ a t z 7
o66
900
/
/ ,
t t
./.
7
.t 'a
800
/t / ,
..
I 476
// 7 7 480
t t
/t 7 .a I
J
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700 /.t z t
7 E
Ë
(! 7 ,
Il ./ v t , f
o
t 600
tt
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la
o
.t 7 I
ll
o
o 500
./ / f
ït
P
o
L
/ t ./ 7 a o
.a)
o
îl , / 7 a E
o 400 7 7 .9
E
'ô -a a I o
2
2, z
.o
æ,
300
-a

200
10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 mls

Très lente Lente Moyenne Rapide Très rapide

Vitesse circonférentielle du batteur +


Fig. 41 Abaque de correspondance : vitesse circonférentielle-vitesse de rotation,
- en fonction du diamètre du batteur.

53
. le contre-batteur (fig. 43) :

ll a la forme d'une portion de cylindre


enveloppant le batteur à sa partie inférieure.
ll est constitué par une série de fers plats
disposés de chant, les contre-battes, réu-
nies par des fils ronds d'acier ou joncs pla-
cés perpendiculairement à ces fers. Cet
ensemble forme une grille au travers de
laquelle passe la majorité des grains et les
débris séparés de la paille par I'action du
batteur.

Batteur à doigts ou pointes


Le nombre de contre-battes varie selon le
Fig 42 Batteur Américain à doigts
type de machines. Pour les céréales tradi- - ou pointes.
tronnelles, il est généralement compris entre
9 et 15. Le nombre de ioncs et leur diamè-
tre dépendent du calibre des graines à battre, pour les grosses graines, on enlève un jonc
sur deux. Pour la récolte du mats-grain, on remplace le plus souvent le contre-batteur classi-
que par un contre-batteur mai's qui possède moins de contre-battes (5) et dont les joncs
sont plus gros et plus écartés.

Le contre-batteur est réglé horizontalement en usine, de sorte qu'il soit bien oarallèle au
batteur, Cette position doit être vérifiée régulièrement, car elle conditionne un battage effi-
cace. L'angle d'enveloppement du contre-batteur est variable selon les constructeuré, mais
esttoujours supérieur à 100o. En effet, plus l'angle d'enveloppe du contre-batteur est pro-
noncé, plus la force centrifuge exerce sur le produit une pression élevée qui I'oblige à traver-
ser les premiers éléments du contre-batteur.
ll en résulte qu'une partie importante des
grains passe dans le premier tiers du contre-
batteur. Dans les machines modernes,
I'angle d'enveloppement varie entre .100o
et 130o, et trois contre-battes assurent en
général I'action de battage initial. Précisons
que certarns constructeurs proposent des
contre-batteurs en plusieurs parties.

La partie antérieure du contre-batteur est


parfois pleine, ce qui augmente l'intensité
du battage. En fait, les constructeurs pro- z
posent surtout des tringles ou des tôles tr
amovibles s'insérant dans des glissières c
entre les premières contre-battes et dont I
I
U
la mrse en place s'effectue à I'arrêt (fig. a ). E
(5
Cet équipement est utilisé pour battre les
U
récoltes difficiles ou encore pour l'ébarbage
des céréales (orge, seigle, etc), d'où le nom
de tôles d'ébarbage qui leur est également Fig. 43 Vue partielle d'un ensemble batteur
donné.
- et contre-batteur.

54
Le contre-batteur est souvent prolongé Tringlerie de commande
en arrière par un peigne qui précède les
organes de séparatton et se trouve juste au-
dessous du tire-paille (fig. a5). L'action du
tire-paille sur le peigne fait subir à la paille
un second battage atténué. Toutefois, lors-
que la récolte est très sèche et la paille fra-
gile, il est conseillé de recouvrir le peigne
d'une tôle, afin d'éviter une surcharge du
système de nettoyage par les débris de
paille courte. Un écran-déflecteur peut se
trouver derrière le contre-batteur, aftn de
diriger I'air chargé de poussière vers le fond
de la machine.

L'écartement batteu r-contre-batteu r


joue un rôle fondamental dans la réalisation
d'un battage efficace. Une distance trop fai-
ble provoque la casse des gratns et une dis-
tance trop grande conduit à un battage
imoarfart. L'écartement batteur-contre- Fig. 44 Vue de dessous d'un contre-batteur
batteur est donc lié directement à la nature - muni de tôles d'ébarbage.
et à l'état de la récolte, à la taille des grains,
à la facilité d'égrenage et au taux d'humi- z
dité. D'une façon générale, il convient de tr
retenir l'écartement le plus faible possible Peigne du
E
sans qu'rl se produise de casse des grains : contebatteul
L
I
U
tr

- si les épis ne sont pas battus à fond, u


il faut en principe rapprocher le contre-
batteur du batteur. Si après un second
essai, le battage des épis est toujours insuf-
fisant, il faut augmenter la vitesse du batteur.
Le réglage dort se poursuivre ainsijusqu'à
ce que les grains soient battus correcte-
ment. Précisons toutefois que cette
méthode est réservée aux batteurs de
45 cm de diamètre ; pour les batteurs de
grand diamètre (60 cm), il est préférable
d'agir d'abord sur la vitesse du batteur
avant de modifier l'écartement batteur
contre-batteur,

- si le grain est cassé, il faut d'abord


réduire la vitesse du batteur. Si après un Ecnn-déflecteur Contr+batteul
deuxième essar, le grain est toujours cassé,
il faut alors augmenter l'écartement batteur
contre-batteur. Fig 45 Les organes de battage.
-
55
Le réglage se poursuit ainsi, alternativement, si nécessaire, en vérifiant à chaque fois les résur-
tats obtenus avant d'aller olus loin.

L'écartement batteur-contre-batteur est généralement plus important à I'entrée qu'à la sortie


pour susciter un effet de frottement progressif sur la récolte. Les écartements batteur-contre
batteur préconisés sont les suivants :

- 12 à 14 mm à l'avant et 3 mm à I'arrière pour le blé, le seigle et le triticale,

- 14 mm à I'avant et 3 mm à I'arrière pour I'orge,

- 16 à'18 mm à I'avant et 4 mm à l'arrière pour l'avoine.

Les réglages doivent être adaptés à l'état de dessication du produit et selon les conditions
de récolte pendant la journée. lls doivent aussi être adaptés en fonction des variétés : en
blé, par exemple, les variétés à gros grains se battent en général mieux que celles à petits
grains. A titre d'exemple, une variété de blé tendre comme "Thésée" se bat facilement, tan-
dis que les variétés "Baroudeur" et "Soissons" se battent moins facilement, et les variétés
"Scipion" et "Apollo" sont plus difficiles à battre.

Pour certains produits, des observations tendent à montrer que le réglage concentrique
du contre-batteur (écartements d'entrée et de sortie identiques), peut être satisfaisant et per-
met de mieux utiliser la surface de séparation du contre-batteur.

@mmaûesimulhnée
de l'6ertementà
l'avant et à l'anière

'" ,/t

: Commande de
l'éærtement à
l'arrière

Par manivelle Par levier

Fig. 46 Dispositifs de réglage en marche de l'écartement batteur-contre-batteur.


-
56
La figure 46 montre deux dispositifs de réglage en marche, par levier ou manivelle com-
mandés depuis le poste de conduite. Suivant les cas, les écartements à I'avant et à I'arrière
sont réglés séparément (il y a alors deux leviers ou manivelles) ou simultanément (un seul
levier ou manivelle), en conservant un rapport proportionnel entre les deux écartements. Sur
quelques machines, il existe en plus un levier également commandé depuis le poste de con-
duite, lequel permet d'abaisser I'arrière du contre-batteur, de manrère à assurer un débour-
rage rapide ou à dégager des pailles humides comme le colza.
Les organes de battage ont tendance à s'encrasser relativement vite, surtout lorsque les
récoltes sont humides et contiennent de nombreuses parties vertes. Cela entraîne rapide-
ment le déséquilibrage du batteur et une mauvaise séparation des grains au niveau du contre-
batteur. ll convient donc de vérifier régulièrement la propreté des organes de battage, en
utilisant les trappes de visite prévues à cet effet.
. Le tire-paille (fig. 45) :

Appelé aussi tambour de dégagement, il est constitué d'un rotor munr de 4 à 6 pales,
tournant à 700 et 800 tr/min. ll canalise la masse de oaille provenant du batteur et la tire
par dessus le peigne, ce qui réalise une séparation supplémentaire ; sa présence évite I'enrou-
lement de la paille autour du batteur et la proiette vers I'arrière. -

. LES ORGANES DE SÉPARATION DU GRAIN DE LA PAILLE (fig. A7)


La séparation du grain de l'épi est assurée lors du passage de la récolte entre le batteur
et le contre-batteur. Cette séparation est la plus importante, puisque au moins 85 o/o des grains
passent à travers le contre-batteur.
La plus grande partie des grains restant dans la paille est récupérée lors d'une séparation
qui consiste à faire passer le reste de la récolte sur des secoueurs qui la brassent, provo-
quant son aération et favorisant la séparation du grain restant. Sur les moissonneuses-batteuses
modernes, l'action des secoueurs est complétée par des organes complémentaires de
séparation.

Batteur Peigne Ec

Secoueurs

z
Grain - menues pailles
tr

ll
t
I
Contre-batteur Vilebrequins I
U
des secoueurs E
Gnin
u
Séparation du grain de l'épi Séparation du grain de la paille

Fig. 47 Principe des organes de séparation.


-
57
z
o

I
o
I
I
U
E
o
U

Paroi du seæueur

Denls da scie
ou marches Chutes Radans Extension à auget

tl +I ll!t -
ll
ll l.i
Secoueurs
Lir

ï
JI

Vilebreguins Table de prépantion Grilles Paliers méblliques

Fig. 48 Vue des parties supérieure et inférieure des secoueurs.


-
58
. Les secoueurs (fig. 48) :

Les moissonneuses-batteuses possèdent plusieurs secoueurs (usqu'à 6)disposés les uns


à côté des autres et animés d'un mouvement alternatif ayant une fréquence de 150 à 200
coups/minute. Les manetons qui les animent sont décalés de telle sorte que deux secoueurs
voisins ne se trouvent lamais, au même instant, dans une positron identique. Une telle dispo-
sition amène la paille à progresser vers I'arrière en décrivant une série de demi-circonférences
et en subissant régulièrement des chutes de 20 à 30 cm.
Chaque secoueur est constitué par une poutre creuse en tôle, dont les côtés latéraux sont
fermés, et qui repose sur les manetons d'un vilebrequin ; les paliers du vilebrequin sont en
matière plastique ou en bois contre-plaqué (fig. a8). Une grille recouvre chaque secoueur
dont les côtés latéraux sont prolongés par des tôles en dents de scie avec des redans
pour que la paille s'accroche et ne recule pas ; les ouvertures de la grille sont telles qu'elles
laissent le passage au grain, aux balles, aux menus débris et aux otons. D'une façon géné-
rale, la grille est polyvalente et convient pour toutes les récoltes. Le secoueur a une pente
ascendante vers I'arrière de la machine d'environ 20o/0, ce qui permet aux éléments passés
à travers la grille de s'acheminer vers les organes de nettoyage. Selon les cas, le fond de
secoueur est fermé ou ouvert. Dans un secoueur à fond fermé, les éléments tombés dans
le fond du secoueur se dirigent directement vers la table à grains ; Qans un secoueur à
fond ouvert, les éléments passés à travers la grille tombent sur une table réceptrice ou
table de retour et sont ensuite dirigés vers
la table à grains. Dans certains cas, il est
possible de monter des extensions sur les
secoueurs, qui augmentent ainsi la surface
sur laquelle a lieu le secouage.
La surface de secouage d'une
moissonneuse-batteuse correspond à la lar-
geur additionnée de tous les secoueurs mul-
tipliée par leur longueur. Cette surface peut
atteindre 6 me.
La surface totale de séparation, plus déli-
cate à déterminer, peut être mesurée de dif-
férentes manières. La méthode la plus sim-
ple consiste à calculer la somme des surfa-
ces du contre-batteur prise à l'aplomb de
I'axe du batteur, du peigne et des
SECOUEUTS.

Le mouvement des vilebrequins est com-


mandé par courroie. Aucun réglage parti-
culier des secoueurs n'est à effectuer, mais
il faut les nettoyer régulièrement. Un ou plu-
sieurs écrans déflecteurs en matière sou-
ple sont disposés derrière le tire-paille et au-
dessus des secoueurs pour régulariser le
flux de paille et éviter les projections de
grain. Sur certaines machines, il existe un
signal acoustique commandé par un
contact situé au-dessus des secoueurs et
avertissant le conducteur en cas de bour- Fig. 49
- Principe d'un indicateur de bourrage
rage (fig. 49). des secoueurs.

59
. Les organes complémentaires de séparation :

La surface des secoueurs ne pouvant pas dépasser une certaine valeur, pour des ques-
tions d'encombrement, les constructeurs mettent en place des dispositifs complémentaires.
Parmi les nombreux systèmes utilisés, citons

- les agitateurs-répartiteurs (fig. 50) :

lls renforcent I'action de secouage en brassant la paille qui se trouve sur les secoueurs.
La figure 50 montre le système adopté par la société Claas et qui comprend deux vilebre-
quins pourvus de dents - une par secoueur. Le premier vilebrequin se trouve au-dessus
de la partie antérieure des secoueurs et le second à la partie postérieure. La synchronisation
des mouvements des agitateurs et des secoueurs accentue le brassage de la paille et dimi-
nue son entassement sur les secoueurs, ce qui permet de récupérer davantage de grains.
On peut admettre que I'action des agitateurs-répartiteurs est identique à celle qui serait obte-
nue avec une augmentation de 20 à 30 o/o de la surface des secoueurs.

La figure 51 montre le dispositif de secouage "tridimensronnel" de Fiatagri. ll correspond


à I'action de petites fourches à deux dents (une fourche par secoueur), disposées dans
une chute entre deux marches. Le mouvement de ces fourches est obtenu par un ensemble
de biellettes, le tout étant commandé par le déplacement des secoueurs. Les fourches décri-
vent un mouvement elliptique sur toute la largeur des secoueurs, ce qui brasse la paille et
la retourne.

- les dents oscillantes :

Utilisées par John-Deere sous I'appellation "Cross-shaker" (fig. 52), elles sont situées au-
dessus des secoueurs et ont également pour rôle d'accentuer leur action en faisant foison-
ner la paille qui tend normalement à se compresser en cours de secouage. Le dispositif com-
porte une cage rotative qui entraîne, au-dessus de chaque secoueur, une série de huit lon-
gues dents recourbées en acier, chacune d'entre elles étant associée à un roulement à
portée oblique monté sur un arbre central fixe. La rotation de la cage entraîne les dents

\
\

,ixri
[ '-.1
æ

\.+NY
\t/t,),

Fig 50 Aérateurs à fourches.


-
60
Fourclps à deux dents

Bielletes

Fig 51 Principe du secouage "tridimensionnel".


-

Fig 52 Dents oscillantes du système "Cross-Shaker", John Deere.


-
61
et les conduit à effectuer continuellement un mouvement latéral, dont I'amplitude correspond
approximativement à la largeur d'un secoueur. Les dents pénètrent ainsi dans la paille en
oscillant latéralement et la forcent à s'éparpiller sur toute la largeur des secoueurs, quelles
que soient les conditions de travail (terrain en pente par exemple). La présence des dents
oscillantes est équivalente à une surface supplémentaire des secoueurs de I'ordre de 25 o/o.

- les séparateurs rotatifs :

Leur rôle est de prolonger la durée du battage avant que la paille soit reprise par les
secoueurs. Situés juste après le tire-paille, ils comportent un tambour horizontal à battes
armées de dents et un contre-séparateur à grille (se reporter au chapitre 3 : l'évolution
technologique des systèmes de battage et de séparation).

. LES ORGANES DE NETTOYAGE:

Au cours de la phase de séparation grain-paille, divers éléments passent à travers le contre-


batteur et les secoueurs. ll s'agit non seulement du grain, mais aussi des otons, des balles,
ainsi que des débris de paille et de la poussière.

Les otons sont des épis non battus, des graines non décortiquées et des morceaux de
rachis qui contiennent encore quelques grains.

Les balles sont les fines enveloppes des grains.

Les organes de nettoyage recueillent dans un premier temps I'ensemble de ces éléments,
puis procèdent à un tri qui ne gardera que le grain et les otons, sous l'action conjuguée d'un
criblage mécanique et d'un courant d'air,

Table de prépantion Peigne de la table de Grille supérieure Table de retour


préparation I I

z
F-

E
îL
U
tr

U
Peigyg de la grille
supeneure

Ventilateur Vis à gnin Vis à otons Grille inférieure Extansion de la


grille supérieure

Fig. 53 Les organes de nettoyage d'une moissonneuse-batteuse.


-
62
Sur la plupart des moissonneuses-batteuses, le nettoyage s'effectue en une seule opéra-
tion, mais certains constructeurs proposent un nettoyage complémentaire ;
de telles
moissonneuses-batteuses sont qualifiées de moissonneuses-batteuses à double nettoyage.
Les organes de nettoyage - ou de premier nettoyage - sont situés en dessous des organes
de battage et des secoueurs (fig. 53), derrrère les roues avant. Les organes de nettoyage
complémentaire se trouvent par contre à la partie supérieure de la machine, derrière la trémie.

Les organes de nettoyage comprennent (fig. 54) une table de préparation ou table
à grain et un caisson de nettoyage comprenant au minimum deux grilles de nettoyage
montées sur un châssis oscillant et un ventilateur.

. La table à grain ou table de préparation :

La table à grain est un plan légèrement incliné vers l'avant et animé de secousses. Elle
reçoit I'ensemble des éléments passés à travers le contre-batteur (fig. 53) et les secoueurs
(fig. 5a). Son rôle est double :

- diriger l'ensemble des éléments qui y arrivent vers le caisson de nettoyage (fig. 55). Pour
cela, la table est animée de secousses (300 à 350 à la minute environ) grâce à un arbre
excentrique dont les mouvements sont coordonnés avec ceux du caisson de nettoyage,

- effectuer une première séparation entre les grains et les menues pailles. Pour cela, sa lon-
gueur peut attetndre 1,80 m et elle possède des redans comme les secoueurs. Sous I'action

Batteur disposé Clindre de séparation


transverselement ou cylindre tir*paille

z
tr
E
I
I
u
G

U
Auget épierreur Contre-batteur Table de
get épieneur préparation Griile de sépantion

Fig 54 Les organes de battage et la table de préparation.


-
63
Ecnn-déflecteur derrière Sacoueurc Vilebrequins des C/oisons longiad i nales
le contr+bareur secoueurs de laable de prépanlon

z
I
E
(r
o
îû
tr

Table de préparation C/oisons longitudinales Grille supérieure à


de la grille supérieure lamalles

Fig 55 - Vue arrière des secoueurs et de la paÉie supérieure


des organes de nettoyage.

des secousses de la table, les éléments les plus lourds (grains et otons en particulier) se trou-
vent dans la couche inférieure et les parties les plus légères dans la couche supérieure. Ces
deux couches s'acheminent petit à petit vers la partie terminale de la table qui est prolongée
par un peigne. Les parties les plus lourdes tombent alors dans le caisson de nettoyage, tan-
dis que la paille et les menus débris sont expulsés à I'extérieur par le corrrant d'air du ventila-
teur, Ce premier tri est d'autant plus efJicace que la hauteur de chute entre la table de pré-
paration et le caisson de nettoyage est élevée.

La table à grain comporte presque systématiquement des cloisons longitudinales den-


tées destinées à maintenir le plus possible la récolte uniformément répartie sur toute la lar-
geur de la table, même lorsque le moissonnage-battage s'effectue sur des terrains en pente.

Selon le type de la récolte, différents réglages ou modifications peuvent être apportés à


la table àgrain : changement de calage pour les récoltes sèches ou légères ; remplacement
des grilles (maÏs en particulier).

La figure 56 montre un système de nettoyage (Claas Commandor) dont la table de prépa-


ration est en deux parties. Une partie, placée en contrebas et en retrait, permet de ménager,
en-dessous de I'extrémité du plus grand élément, une chute supplémentaire soumise à I'air
pulsé du ventilateur de nettoyage. Au bout de chaque étage, un peigne de forme adaptée
permet de dissocier le mélange grains, balles et menues pailles.

Sur les tables de préparation, ainsi que sur la table de retour de séparation, l'écoulement
du produit s'effectue en sens inverse de celui des tamis supérieur et inférieur. Cette disposi-
tion permet d'accroître I'efficacité de la ventilation et l'équilibre dynamique à I'intérieur du
caisson de nettoyage. L'objectif étant de ramener les vibrations au plus faible niveau possible.

64
Table de prépantion Table de retour de

Ventilateur de Etéflecteur de vent Vis à grans Vis à otons Tamis inlérieur


nettoyage à lamelles

Fig 56 Organes de nettoyage d'une machine Claas "CS"


-

Notons que certains cons-


tructeurs conçoivent des 1\
tables de préparation munies
de vis parallèles (fig. 57) qui
recueillent le grain sous le
contre-batteur et le dirigent
vers le caisson de nettoyage.
C'est le cas notamment de
John Deere (modèle 9600), et
de Case lH (Axial-Flow, série
1 600).

. Le caisson de nettoyage
(fis 58) : Fig 57 - Table à g

Ouvert à sa partie supérieure, il contient deux, parfois trois grilles superposées réglables
ou interchangeables, animées d'un mouvement d'oscillation alternatif. Ces grilles sont sou-
mises de bas en haut (fig. 59)à I'action de I'air provenant du ventilateur situé à I'avant du
carsson.

Les grilles ont un triple rôle : laisser passer le plus vite possible le grain propre vers le
fond du caisson oùr il sera repris par la vis à grain ; envoyer les otons en bout de grille d'où
ils tomberont vers I'auget à otons ; éliminer successivement, grâce au courant d'air du venti-
lateur, les parties légères puis les parties plus lourdes.

65
- la grille supérieure :
Axe etentninement Table de prépntion z
o
Appelée encore grille à du wntilateur
otons ou crible à courtes É.
pailles, elle reçoit les grains I
battus. les balles. les débris de U
(r
paille et les otons. Elle suit les
U
oscillations de la table de oré-
paration et la séparation s'y Grille supérieure
à larnellas
effectue par densité et par
criblage : &tension de la
- la séparation par den- grille supérieure
sité est obtenue grâce au
courant d'air orovenant du
ventilateur soufflant sous les
grilles et emportant les bal-
les, les produits légers et les
menues pailles qui sont éva-
à
cués I'arrière de la
machine,
- la séparation par cri-
blage s'effectue par gravité
au travers des ouvertures
de la grille. La taille des
ouvertures permet le pas-
sage sélectif du grain et non Manettes de réglage
des lamelles
celui des otons oui sont
acheminés oar secousses
successives vers l'extrémité
Fig. 58
- Caisson de nettoyage
d'une moissonneuse-batteuse.
de la grille, puis tombent
dans I'auget à otons.

Tabla de préparation

W
Ventilateur Auget et vis à gnin Auget at wls à otons Grille inférieure

Fig 59 Circuit de I'air, du grain et des otons dans le caisson de nettoyage.


-
66
Extension z
o

E
L
I
U
E

=
U

Grille lermée

Grille ouvefte
au mat<imum

Principe de fonctionnement
des lamelles (vue de côté)

Fig 60 Grille supérieure à lamelles.


-
La grille supérieure peut être soit interchangeable, soit fixe, mais avec des ouvertures
réglables. Dans le premier cas, la grille est une simple plaque de tôle percée sur toute sa
surface d'orifices de formes différentes selon les constructeurs ; chaque grille est adaptée
à un ou à plusieurs types de récolte et doit être changée en conséquence. Dans le deuxième
cas, la grille, appelée aussi grille à lamelles (fig. 60) est constituée par une série de lamelles
oarallèles. orientées vers I'arrière de la machine, Le recouvrement olus ou moins imoortant
des lamelles les unes sur les
autres peut être réglé manuel-
lement depuis I'arrière du cars-
son (fig. 61). La grille à lamel-
les est souvent prolongée par
une extension également à
lamelles et dont I'inclinaison se
règle indépendamment de
celle de la grille.
Comme la table de oréoa-
ration, la grille supérieure - fixe
ou non - et I'extension com-
portent des cloisons longitu-
dinales pour régulariser
l'épaisseur de la récolte qui s'y
trouve. ll existe aussi assez
régulièrement un peigne pro-
longeant la grille ou I'extension Frg 61 Grille supérieure à lamelles réglables.
-
67
L'inclinaison de la grille supérieure peut être réglée selon la nature de la récolte : en con-
ditions normales, la grille doit être inclinée vers I'avant ; dans le cas de récoltes peu glissan-
tes - comme le riz - la grille doit être au contraire horizontale.

Lorsque la grille est à lamelles réglables, les ouvertures formées par celles-ci doivent être
aussi petites que possible pour obtenir un grain propre ; elles doivent être suffisamment ouver-
tes pour que tous les grains soient séparés avant le dernier quart de la grille. Un mode de
réglage très simple, à l'arrêt, consiste à jeter une poignée de grains sur la grille, celle-ci étant
entièrement fermée et à I'ouvrir jusqu'à ce que les grains tombent au travers ; arrivé à ce
stade, on ouvre encore la grille d'un cran supplémentaire. Un réglage final est nécessaire
au début du travail dans le champ. Les lamelles de l'extension doivent être légèrement plus
ouvertes que celles de la grille supérieure et la pente de l'extension doit être plus importante
que celle de la grille pour récupérer les grains qui tendent à être entraînés par le courant
d'air du ventilateur. Toutefois, lorsque les récoltes sont humides ou comoortent des mauvar-

Ertension Grille supérieure Poche conductrice du vent Nez à

z
o
tr
r
I
Grille gnepel L
U
r
U

'é2.
za9-
-,,OOOC\
O OOOCOi _l c- c) --
iOOOOoO( :-C-O-
)ooooooc
,ooocoo/
:-(-clc-
rooooc --r--
1C)Cla
<

-------'-
Pour petites gnines

grilles de nettoyage.

68
ses herbes, il peut être nécessaire, selon les cas, de réduire I'inclinaison de I'extension et
de recouvrir le peigne d'une grille "Graepel" à courte paille (fig. 62).

- La grille inférieure appelée encore grille à grains ou crible de finition a pour rôle de
parfaire le nettoyage réalisé par la grille supérieure en ne laissant passer que le grain et les
impuretés, dont les dimensions sont inférieures à celles du grain. Les oscillations de la grille
inférieure peuvent être alternées avec celles de la grille supérieure.

La grille inférieure est généralement de type plat, interchangeable. Selon les récoltes, ,

convient de monter la grille correspondante (fig. 62), une moissonneuse- batteuse étant tou-
jours livrée avec un jeu de différentes grilles. Dans certains cas, la grille inférieure est à lamel-
les - comme la grille supérreure - mars les ouvertures formées par celles-ci doivent être très
petites.

La Société GRAEPEL propose pour certaines machines trois grilles, dites "en cascade"
(fig. 63), I'ensemble de ces grilles pouvant être ou non à lamelles. Le terme de "cascade"
s'applique aux chutes successives que subit la récolte, ce qui, indépendamment de la grande
surface de nettoyage, la soumet de façon prolongée à l'action du ventilateur et débarrasse
ainsi le grain et les otons d'un maximum d'impuretés.

Pour les céréales, on utilise des grilles supérieures à lamelles et des grilles inférieures soit
à lamelles soit perforées, dont les calibres les plus courants sont :

- 8 à 12 mm pour le blé, Table de retour Table de préparation

- 8 à 14 mm pour I'orge,

- 7 à 8 mm pour le seigle et le
triticale,

- 14 à 16 mm pour l'avoine.

. Le ventilateur :

ll joue un rôle primordial


dans le nettoyage de la récolte
par soufïlage entre les grilles.
Placé dans un tambour, sous
la table de préparation et en
avant du caisson de net-
toyage, le ventilateur est relié
de façon étanche au caisson
par une buse de ventilation.
Des déflecteurs sont logés
dans la buse, afin de répartir
le courant d'air sur toute la sur- Fig. 63 Vue arrière d'un caisson de nettoyage
face des grilles. Latéralement,
- à trois grilles en cascade.

69
des ouvertures réglables II I I
dosent I'air à l'admission du
ventilateur.

Le ventilateur peut être à


\11
I
ll/1 It \\1ïï ilt/ I \ \ï ïïil//
pales radiales ou hélicoldales.
Sur les machines de haut de
gamme, à fort débit, il peut
être constitué d'une série de
corps alimentés individuelle-
ment en air (fig. 6a).

Les trois réglages qui con-


ditionnent I'efficacité du fonc- CEMAGREF-FOFMATION

tionnement du ventilateur sont


Fig. 64 Ventilateur à six corps alimentés
le volume d'air admis, le - individuellement.
débit et I'orientation du flux
d'air.

- le volume d'air admis :

On peut le faire varier en ouvrant plus ou moins les ouvertures d'admission d'arr du venti-
lateur. ll importe que toutes ces ouvertures soient identiques, afin d'avoir une ventilation uni-
forme sur toute la largeur du caisson de nettoyage.

- le débit :

Son intensité se règle en modifiant la vitesse du ventilateur qui est entraîné par I'intermé-
diaire d'un variateur à courroie ou d'un moteur hydraulique.

Un débit d'air insuffisant réduit I'efficacité du nettoyage et se traduit automatiquement par


une certaine quantité d'impuretés passant avec le grain dans la trémie. Au contraire, lorsque
la ventilation est excessive, la grille supérieure n'est plus chargée et une partie imporiante
du grain rejoint les otons ou se trouve projetée vers I'extérieur de la machine et déposée
sous l'andain. On conseille une ventilation forte pour le blé, I'orge, le seigle et le triticale et
une ventilation moyenne pour l'avoine. ll faut prêter une attention à ce réglage, car on provo-
que autant de pertes par manque de ventilation que par excès. L'excès peut entraîner des
grains vers I'extérieur, tandis qu'une ventilation trop faible ne dégage pas les déchets qui
alors bouchent les grilles empêchant les grains de passer.

- I'orientation du flux d'air :

Des déflecteurs ont pour rôle de répartrr le flux d'air sur I'ensemble des grilles, en privilé-
giant toutefois la partie antérieure de celles-ci. Une bonne orientation des déflecteurs est pri-
mordiale pour obtenir un nettoyage correct de la récolte.

ll est conseillé de diriger I'air vers le premier tiers des grilles, afin de les dégager au maxi-
mum et d'éviter aux menues oailles de s'v déooser.

70
. Les organes de nettoyage complémentaire ou de second nettoyage :

lls équipent en option certains modèles de moissonneuses-batteuses ou des machines


destinées à la récolte de graines de semence. Ces organes sont disposés à la partie supé-
rieure de la machine, derrière la trémie de réception.

Le grain contenant encore des impuretés est récupéré dans I'auget à grains par la vis
à grain, puis transporté par un élévateur à grain vers les organes de second nettoyage.
Ceux-ci comportent (fig. 65) un ébarbeur rotatif suivi d'un trieur à deux grilles, qui permet-
tent d'éliminer les mauvaises graines mêlées à la céréale récoltée (grains cassés ou graines
indésirables).

z
tr
tr
L

U
(r

U
Trémie à bon gnin

Elémteurde
deuième rr,ttcryage

Elemteur de
Detglièmewntilation rctour des otons

à rnenues pailles

Grille de finition du
premier nettofage

Première ventilation

Auget à gnins

Auget à otons

Fig 65 - Système de double nettoyage.

71
Vis de vidange Vis de remplissage z
o
F
de trémie
I
L
u
tr
o
U
=
o

Elémteur
Elevateur
de gnins
à ofons
Secoueurs

.L.+

Vis à otons

Table à grain Vis à grain


Contre-batteur Ventilateur

Fig. 66 Organes de nettoyage et de récupération du grain.


-
. LES ORGANES DE RÉCUPÉRATION DU GRAIN:

Le Tond du caisson de nettoyage comporte deux augets où s'accumulent respectivement


le grain et les otons. Deux vis sans fin récupèrent ces produits qui empruntent chacun un
circuit ditférent (fig. 66).

. Le circuit du graln propre :

La vis à grain dirige le grain vers un élévateur à grain qui à son tour I'amène vers la
vis de remplissage de la trémie. L'élévateur à grain peut être à vis, à godets ou à palettes
en caoutchouc, ce dernier système étant actuellement le plus utilisé (fig. 67).

La tension des chaînes de l'élévateur doit être contrôlée régulièrement, une tension insuf-
fisante de la chaîne pouvant entraîner une casse du grain et une tension trop forte la détério-
ration de l'élévateur.

Des trappes de visite dans les parois de la vis à grain et de l'élévateur facrlitent la surveil-
lance et permettent un accès facile pour leur nettoyage ou une intervention en cas de bourrage.

72
z
ts

E
+
U

Fig 67 A gauche:élévateuràgodets, àdroite:élévateurà palettescaoutchoutées


-
La vis de remplissage de la trémie se trouve à la partie supérieure de la trémie dont
la capacité peut varier de 1.000 à 10.000 litres. Certaines machines possèdent une vis de
répartition siiuée également à la partie supérieure de la trémie. Cette vis (fig. 68) comporte
des secteurs réglables, qui assurent une répartition uniforme du grain.

Une vis de décharge se Vis de répartition ou


Vis sans fin de d'égalisation du gnin
trouve à la partie inférieure de décharge du gnin Elémteur à gnins dans la trémie
la trémie et peut être repliée
avec sa goulotte, notamment
pendant le transport. La posi-
tion de la vis de décharge est
assurée, sort manuellement,
soit hydrauliquement.

Enfin, une jauge disposée


dans la trémie actionne un
signal sonore ou lumineux qui
indioue au conducteur le
niveau de remplissage de la
trémie ; ce niveau peut être z
tr
aussi contrôlé depuis le poste
E
de conduite grâce à un hublot.
L
L
U
E
o
. Le circuit des otons :

U
O

Les otons rassemblés dans


Iôles de recouvrement Fond de la témie
I'auget à otons peuvent suivre de la vis de fond
des circuits différents, selon de trémie
que la moissonneuse-batteuse
est à recyclage des otons ou Fig 68 - Vue de dessus d'une trémie et de la vis
à batteur auxiliaire à otons. de répartition du grain.

73
- circuit à recyclage des otons :
z
tr
Dans ce cas, la vis à otons dirige E.
o
les otons vers un élévateur à oalef I
U
tes caoutchoutées oui les amène en
avant sur toute la largeur du batteur
U
(fig. 66). Les otons suivent alors le cir-
cuit : battage, secouage, nettoyage,
étudié orécédemment. ll convient
d'éviter la surcharge des grilles de
nettoyage, afin que les otons ne con-
tiennent trop de grains propres, car
ceux-ci risouent d'être cassés au
cours du deuxième battaqe.

- circuit avec batteur auxiliaire à


otons :

Contrebatteurà doigts htteur


Un petit élévateur remonte les
otons vers un batteur à otons tour- Fig. 69 Batteur à otons (contre-batteur soulevé).
nant à 800 tr/min environ et situé au -
niveau de la table de préparation
(fig. 69). Sous I'action du courant d'air créé par ce batteur, la récolte qui en sort est répartie
sur la zone médiane de la table de préparation avant de tomber sur les grilles de nettoyage.
Selon I'intensité du battage à effectuer, le contre-batteur peut être une tôle lisse ou nervurée.

Comme pour le système de récupération du grain, des trappes de visite sur la vis à otons
et sur l'élévateur permettent de contrôler la composition du produit entraîné et d'intervenir

Table de
préparation

z
o
Ventilateur tz2.
É
o
,'.2
+
tr
(r
o Batteur
à otons
U

Fig 70 - Clrcuit des otons avec batteurs latéraux et retour sur la table de préparation.

74
éventuellement en cas de bourrage. Des raclettes métalliques peuvent être aussi montées
sur l'élévateur à otons.
ll est très important que le retour des otons soit réduit au minimum, car le grain
mélangé, ramené au batteur, subit un second battage et risque d'être brisé. Pour limiter ce
retour, il faut ouvrir un peu plus la grille supérieure ou réduire la vitesse du ventilateur
De plus, les menues pailles et débris légers mélangés aussi aux otons sont également
battus à nouveau et provoquent une surcharge de la grille supérieure. Pour limiter leur pré-
sence, on peut augmenter la vitesse du ventilateur et, pour prévenir la cassure de la paille,
réduire la vitesse du batteur.
La figure 70 représente une machine équipée de batteurs à otons qui projettent le mélange
de chaque côté de la table de préparation (Deutz-Fahr).

. L'ÉVALUATION DES PERTES DE GRAIN:


L'évaluation précise des pertes de grain des moissonneuses-batteuses est toujours une
opération assez délicate, qui demande de I'expérience et une bonne connaissance des machi-
nes. Rappelons que les pertes de grain se situent à trois niveaux :

- au niveau de la couoe,
- à la sortie des secoueurs,
- à I'arrière du caisson de nettoyage
LÀRCEUR OE COUPT RttLl.E

POIOS OE GRÀIN PÀR METRE


D'ÂNDÀlN (an grommes)

4oo too 2oo r00 0 10 20 30 40 50 60 70 80


NOMBRE OE GRÀINS PERDUS PAR METFE O'ANOAIN PERIES DE GRAINS EN k9 PAR ho

Fig 71 Abaque pour l'évaluation des pertes de grains.


-
75
Les pertes à la coupe sont les plus difficiles à apprécier, puisque la machine rejette la paille
et les débris dans le même axe que la coupe. Pour les autres pertes, I'agriculteur ne dispose
que de deux méthodes peu pratiques : la première consiste à compter les grains pouvant
être décelés sur le sol et dans I'andain de paille (sur de petites surfaces témoin successives),
la seconde méthode consiste à déposer derrière le tablier de coupe des plateaux récepteurs
qui recueillent les grains (et les débris) rejetés par le caisson de nettoyage et les secoueurs,
Certains constructeurs proposent des "kits" de réception avec la méthode de calcul corres-
pondante. L'abaque de la figure 71 permet de déterminer la masse de grains perdus en
fonction du nombre de grains décelés par mètre d'andain. Dans tous les cas, il est essentiel
de prendre connaissance des instructions contenues dans le manuel d'utilisation du
constructeur.
Les détecteurs de pertes de grain (se reporter aussi au chapitre 7), constituent une aide
utile pour apprécier les variations de pertes

Précisons toutefois qu'une moissonneuse-batteuse ne peut pas récolter '100 0/o des grains

et qu'il convient de relativiser I'importance des pertes, lorsqu'elles sont faibles et lorsque le
temps passé à les réduire coûte plus cher que le gain obtenu.

. LES BROYEURS DE PAILLE (is.72 et 73) :

Le broyage facilite I'enfouissement ultérieur de la paille et améliore sa décomposition. Des


mesures ont montré que le pourcentage de brins inférieurs à dix centimètres peut dépasser
85 o/o, dont 70 0/o ont moins de cinq centimètres de longueur.

Les moissonneuses-batteuses peuvent être équipées à I'arrière, de broyeurs fabriqués par


leurs constructeurs ou par des fabricants spécialisés. Les modèles proposés disposent soit
de couteaux fixes sur le rotor
(fig.72), soit de couteaux arti- z
culés. Les couteaux f ixes tr
hachent olus fin et réclament É
une puissance moindre ; en +
É
revanche, ils sont plus fragiles U
CE

et leur détérioration conduit à


U
un déséquilibrage du rotor. o

Les modèles à couteaux Déflecteur


articulés, réversibles, sont
accompagnés de contre-
couteaux ou contre-pergnes
(fis. 73)

A la sortie des broyeurs, la


répartition de la paille hachée
est assurée par des déflec-
teurs réglables manuellement
ou mécaniquement. Paille hachée Couteaux
et
Afin de récupérer la paille contre-couteaux
sans la broyer, diverses solu-
tions sont proposées : bascu- Fig. 72 Broyeur de paille à couteaux fixes.
-
76
lement du broyeur vers I'avant ou Couteaux réversibles (à deux
vers l'arrière, coulissement vers tranchants), oscrT/ants sur leur aG et
l'avant, panneau déf lecteur à disposés sur quate
rangées
deux positions (sortie libre ou z
Droyage),
IF
Contre-couteaux (r
Selon les cas, des rotors épar- ro
ri
U
pilleurs de paille à axes verticaux tr
o
peuvent être montés, afin de
U
répartir la paille hachée et les
menues pailles sur toute la largeur
o
de la coupe (Axial-Flow, CASE
tH) ooo
o

Certaines machines peuvent


être équipées d'éparpilleurs cen-
trifuges (fig. 74), qui reprennent
les déchets à la sortie des grilles
et les éoandent de manière Fig. 73
- Broyeur à couteaux mobiles.
homogène sur le sol, afin de
répartir la matière organique et de
faciliter les ooérations ultérieures:

déchaumage, labour,...

Dans le cas du maTs-grain, I'opération de


broyage peut s'effectuer au moyen de
broyeurs placés à l'avant de la
moissonneuse-batteuse, sous les becs-
cueilleurs (se reporter au chapitre 5).

Fig 74 - Eparpilleurs centrifuges placés


à la sortie du caisson de nettoyage.

77
:
@
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F
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o
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78

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