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Excellence Monsieur le président

du jury,

Messieurs les membres du jury,

Chers collègues ,

Chers parents,

Bonjour!

Nous nous permettons de vous présenter les résultats de notre recherche


intitulé "L'économie informelle, une solution palliative au chômage
en RDC, cas de la ville de Lubumbashi".

Ce travail s'est disposé à comprendre le rôle que joue l’économie


informelle dans la réduction du chômage à Lubumbashi, une ville où les
opportunités d'emploi formel se font rares. Bien que souvent perçue
comme un secteur précaire et peu structuré, l'économie informelle s'avère
être une alternative indispensable pour une grande partie de la
population, particulièrement les jeunes, qui en font leur principale source
de revenu.

Ainsi pour une bonne compréhension du sujet une question principale a


été posé comme suit:

Dans quelle mesure l'économie informelle représente-t-elle une


solution temporaire face au chômage à Lubumbashi ?

De cette question nous avions tiré deux autres questions subsidiaires


notamment celles de savoir :

Quel est l’impact de ce secteur sur la vie sociale et économique des


habitants ?

Quelles alternatives durables peuvent être envisagées pour générer des


emplois stables et réduire le recours à ce secteur ?

Les résultats de notre enquête, menée auprès de 400 travailleurs issus de


l’économie informelle, ont mis en lumière une série de constats a n'est
surtout pas négliger.

Tout d’abord, l’économie informelle est une réponse directe au manque


d’emplois formels, comme l’attestent 45 % des participants qui ont
déclaré s’y être engagés principalement à cause du chômage.

Le petit commerce, représentant 66 % des activités, s'impose comme la


voie la plus accessible pour les individus cherchant à subvenir à leurs
besoins.
Malgré cette contribution indéniable à l’économie locale, la majorité des
répondants (76 %) ne considèrent pas leur activité comme une carrière
durable, mais plutôt comme une solution provisoire à leurs difficultés
économiques. Ce constat est renforcé par le fait que 85 % d'entre eux
voient leur activité comme une réponse à court terme à leurs besoins
quotidiens.

Pour réaliser cette étude, nous avons déterminé une moyenne annuelle de
la population active informelle en divisant le total par 16, ce qui nous a
donné environ 2 349 individus actifs par an. Ensuite, nous avons tiré 30 %
de cette population pour constituer un échantillon de 705 individus, mais
seuls 400 ont répondu, soit un taux de réponse de 56,7 %. Ce taux a offert
une base solide pour notre analyse.

Pour assurer une bonne représentativité géographique, nous avons réparti


l’échantillon en fonction de la proportion de la population informelle dans
chaque commune.

L’analyse des données s'est appuyée sur des techniques statistiques,


notamment :

la répartition des fréquences selon des critères comme l'âge, le sexe, le


niveau d'éducation et les types d'activités économiques….

Par exemple, 64 % des participants étaient des jeunes adultes âgés de 18


à 35 ans, ce qui confirme que l’économie informelle est principalement
portée par cette tranche d'âge. De plus, 50 % des personnes interrogées
avaient achevé leur cycle secondaire, tandis que seulement 15 % avaient
atteint un niveau universitaire, soulignant le lien entre faible niveau
d'éducation et insertion dans le secteur informel.

Notre travail est structuré en quatre chapitres distincts.

Le premier chapitre expose le cadre théorique en présentant les concepts


clés de l'économie informelle et du chômage, ainsi que les théories
économiques sous-jacentes.

Le deuxième chapitre est consacré à une présentation détaillée de la ville


de Lubumbashi, en analysant ses aspects historiques, géographiques et
socio-économiques pour mieux comprendre le contexte de l’étude.

En fin, dans le troisième chapitre, nous avons procédé à l'analyse des


données collectées, mettant en lumière les caractéristiques de la
population active informelle et les raisons qui les motivent à s'engager
dans ce secteur.

Pour nous résumer, bien que l’économie informelle offre une solution
immédiate aux défis économiques auxquels est confrontée une grande
partie de la population de Lubumbashi, elle présente des limites
importantes en tant que réponse à long terme.

La majorité des participants considèrent leur activité informelle comme


une réponse provisoire plutôt que comme une véritable opportunité
professionnelle.

C'est pourquoi il est essentiel d’encourager la transition vers


l'entrepreneuriat formel et de faciliter l’accès à des ressources comme la
formation et le financement. De cette manière, le secteur informel pourrait
devenir un tremplin vers des opportunités économiques plus structurées
et durables.

La solution que nous proposons repose sur le soutien à l'entrepreneuriat


formel, à travers des programmes de formation, l’amélioration de l’accès
aux financements, et un accompagnement institutionnel adapté. Ces
mesures permettraient de transformer les activités informelles en
entreprises viables, contribuant ainsi à une réduction durable du chômage
à Lubumbashi et à une amélioration de la qualité de vie des travailleurs
concernés.

Je vous remercie pour votre attention et reste à votre disposition pour


répondre à vos questions.

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