0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
60 vues48 pages

PowerPoint Template

Transféré par

Fikri Conseil
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
60 vues48 pages

PowerPoint Template

Transféré par

Fikri Conseil
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Microéconomie

Pr. Zineb BELKHATAB

Année universitaire : 2024 / 2025


Objectifs du cours:

▪ Comprendre les principes fondamentaux de la microéconomie.

▪ Analyser les comportements des agents économiques (consommateurs,


entreprises).

▪ Appliquer les concepts de l’offre et de la demande aux décisions de gestion.

▪ Utiliser la microéconomie pour comprendre les choix économiques dans


différents types de marchés.
Plan du cours:
Chapitre préliminaire: Définitions et concepts de base

Chapitre I: La théorie des choix du consommateur


I-1: Le comportement du consommateur
I-2: La fonction d’utilité
I-3: L’équilibre du consommateur

Chapitre II: La théorie de la demande


II-1: La fonction de la demande
II-2: L'équilibre du consommateur face à une variation du revenu
II-3: L'équilibre du consommateur face à une variation des prix

Chapitre III: La fonction de la production


III-1: Les facteurs de production
III-2: Analyse de la production à court terme
III-3: Analyse de la production à long terme
Chapitre préliminaire:
Définitions et concepts de
base
Définition des concepts de base :

Science économique :

Adam Smith: « La science économique est la science de l’accumulation de la


richesse ».

Jean Baptiste Say: « L’économie politique est la manière dont se forment, se


distribuent et se consomment les richesses ».

Raymond Barre : « La science de l’administration des ressources rares ».

Lionel Robbins : « La science qui étudie le comportement humain en tant que relation
entre les fins et les moyens rares à usages alternatifs ».
Définition des concepts de base :
Science économique :

Paul Samuelson : « L’économie cherche comment les individus et la société décident,


en faisant ou non usage de la monnaie, d’affecter des ressources productives rares à la
production à travers le temps de marchandises et services variés, et de répartir ceux-ci à
des fins de consommation présente ou future, entre les individus et les collectivités au
sein d’une société ».

Edmond Malinvaud : « L'économie est la science qui étudie comment les ressources
rares sont employés pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société; elle
s'intéresse, d'une part, aux opérations essentielles que sont la production, la distribution
et la consommation de biens et, d'autre part, aux institutions et aux activités ayant pour
objet de faciliter ces opérations ».

Fourastié Jean : « La science économique est celle qui a pour objet la production, la
consommation et l'échange de biens et services rares ».
Définition des concepts de base :

Objets de la science économique :

L'économie étudie la façon dont les individus ou les sociétés utilisent les ressources rares
en vue de satisfaire au mieux leurs besoins (nombreux et illimités.). C’est la science de
l’administration des ressources.

Donc, c’est la science des :

Richesses : La richesse est l’ensemble des biens matériels et des services qui permettent de
satisfaire un besoin.
Echanges : Un échange est un transfert de biens entre les hommes. Le résultat de cet
échange se traduit par un prix, ce prix peut s’exprimer :
En nature : échanger du blé contre des légumes, on parle de troc
Ou en monnaie : le prix du blé en DH
Choix efficaces : Face à au problème de la rareté des moyens (moyens soient suffisants
parfois même abondants), l’homme est amené à faire des choix.
Définition des concepts de base :

Objets de la science économique :

De toutes ces définitions découle deux éléments fondateurs en sciences économiques :

- Les moyens: Les ressources qui sont rares


- Les objectifs : Les besoins qui sont illimités

Pour aborder cette problématique, les économistes adoptent trois niveaux d’analyse :

1. L’analyse macroéconomique
2. L’analyse microéconomique
3. L’analyse mésoéconomique
Définition des concepts de base :
Microéconomie / Macroéconomie / Mésoéconomie :

Macroéconomie Mésoéconomie Microéconomie


Analyse l'économie à une échelle Se situe entre la microéconomie Étudie le comportement des
globale ou nationale, en et la macroéconomie, et agents économiques individuels
examinant des indicateurs s'intéresse aux secteurs ou aux comme les ménages, les
agrégés comme le PIB, le taux régions économiques spécifiques, entreprises, et comment ils
d'inflation, le chômage, et la ainsi qu'aux interactions entre les prennent des décisions en
politique monétaire ou acteurs au sein d'une branche ou matière de production, de
budgétaire. d'une région donnée. consommation, de fixation des
Exemples : croissance Exemples : étude d'un secteur prix, etc.
économique, cycles industriel, ou des relations Exemples : la théorie du
économiques, inflation, intersectorielles. consommateur, la théorie de
chômage, politique monétaire. l'entreprise, la formation des prix
dans un marché.
Définition des concepts de base :

Le postulat de la rationalité :

Les agents économiques doivent aménager les ressources rares qui sont à leur
disposition pour en tirer le meilleur résultat possible. Cela suppose un comportement
rationnel.

La rationalité est à deux niveaux :

- Soit que le consommateur utilise son budget de manière à maximiser sa satisfaction


que lui procure la consommation des biens qu’il a choisis;
- Soit que le consommateur cherche à minimiser le revenu (Coût) nécessaire pour
atteindre un niveau de satisfaction prédéterminé.
Définition des concepts de base :

Economie positive VS Economie normative :

La microéconomie s’appuie sur deux approches différentes, mais complémentaires.

L'approche positive vise à observer et à expliquer les phénomènes tels qu'ils se


présentent. Elle consiste à étudier et à analyser les faits économiques. Par exemple,
on peut évaluer l'impact d'une augmentation des taxes sur la consommation de gasoil.
Cette approche permet également de prédire les conséquences de cette augmentation
en s'appuyant sur l'analyse d'expériences similaires passées.
Définition des concepts de base :
Economie positive VS Economie normative :
Exemples supplémentaires :

1. Impact des subventions sur les prix des produits agricoles : L'approche positive examine
comment les subventions influencent les prix et la production des denrées alimentaires, en
analysant les données économiques disponibles et les résultats des politiques antérieures.

2. Effet d'une baisse des taux d'intérêt sur l'investissement : Elle cherche à comprendre
comment une diminution des taux d'intérêt affecte les décisions d'investissement des
entreprises en se basant sur les études passées et les données économiques.

3. Réduction du temps de travail : Si une entreprise réduit les heures de travail


hebdomadaires de ses employés, l'approche positive va examiner si cela conduit à une
augmentation ou une diminution de la productivité en s'appuyant sur des études précédentes
sur ce type de mesure.

4. Introduction d'une nouvelle technologie dans les écoles : En analysant les effets de
l'introduction d'ordinateurs ou de tablettes dans des établissements scolaires similaires,
l'approche positive pourrait prévoir si cela améliorera les résultats des élèves.
Définition des concepts de base :
Economie positive VS Economie normative :

L'approche normative vise à décrire ce qui devrait être. Elle concerne les actions à
entreprendre et les politiques à adopter pour obtenir les meilleurs résultats possibles.
Par exemple, si le gouvernement souhaite redistribuer les revenus des plus riches vers
les plus pauvres, l'économiste doit alors évaluer si un impôt sur le revenu est le
moyen le plus approprié pour réaliser cette redistribution. Si c'est le cas, il devra
également recommander le barème d'imposition adéquat. Cette démarche relève de
l'approche normative.
Définition des concepts de base :
Economie positive VS Economie normative :
Exemples supplémentaires :

1. Réduction des émissions de CO2 : Si un gouvernement souhaite diminuer les émissions


de gaz à effet de serre, l'économiste devra déterminer quelles politiques sont les plus
efficaces. Par exemple, il pourrait recommander une taxe carbone ou des subventions pour
les énergies renouvelables afin d'encourager un comportement plus écologique. Il s'agit ici
de décider ce qui devrait être fait pour atteindre l'objectif environnemental.

2. Réforme de l’éducation : Si le gouvernement veut améliorer la qualité de l'éducation, les


économistes pourraient recommander l'investissement dans la formation des enseignants ou
la réduction de la taille des classes. Il s’agit de chercher à établir ce qui doit être fait pour
garantir une meilleure éducation.

3. Suppression des sacs en plastique : Si un gouvernement veut réduire la pollution


plastique, l'économiste pourrait recommander de bannir l'utilisation des sacs en plastique ou
d'imposer une taxe sur ces sacs. Il s'agirait de déterminer quelle politique permettrait de
mieux atteindre l'objectif de réduction de la pollution tout en minimisant les impacts
économiques négatifs.
Chapitre I: La théorie des
choix du consommateur
I-1: Le comportement du consommateur :
A. Le consommateur :

Le consommateur :

- Est un agent économique dont la caractéristique dans l’économie est l’acquisition et la


consommation de biens à partir d’une richesse donnée.
- Entretient des relations avec d’autres agents économiques par diverses opérations
(Travail = Rémunération ; Achat d’un bien = Prix de ce bien).
- Peut-être une personne physique, un ménage avec ou sans enfants, une
communauté,…
- Dispose d’un revenu et doit définir une structure de sa dépense.

Le problème

Choisir quelles quantités acheter des différents biens proposés en fonction de ses goûts et
préférences et de son budget.
I-1: Le comportement du consommateur :
A. La relation de préférence du consommateur :

La relation de préférence stricte permet de comparer deux paniers de biens et de


déterminer le panier qui est préféré à l’autre. Ainsi, si l’on compare deux paniers de biens
A et B, la relation : A > B = le panier de biens A est préféré au panier de biens B.

La relation d’indifférence établit que deux paniers de biens apportent exactement la


même satisfaction au consommateur qui est donc « indifférent » entre les deux paniers de
biens. Ainsi, lorsque le consommateur est indifférent entre le panier de biens A et le
panier de biens B : A ~ B

Les deux relations peuvent être combinées en une seule indiquant qu’un panier de biens
est préféré ou indifférent ( Désiré) à un autre panier de biens : A >
~ B
I-1: Le comportement du consommateur :
A. La relation de préférence du consommateur :

La relation de préférence doit vérifier un certain nombre d’hypothèses pour que le


consommateur puisse être considéré comme rationnel au sens strict.

1. Complétude : Cela signifie que le consommateur est capable de comparer n'importe


quels paniers de biens (ou options) et de décider s'il préfère l'un à l'autre, ou s'il les
considère comme égaux. En d'autres termes, il peut toujours faire un choix clair entre
deux paniers. Par exemple, si on lui propose deux paniers, A et B, il peut soit préférer
A, soit préférer B, ou dire qu'ils sont équivalents, mais il ne sera jamais indécis.
I-1: Le comportement du consommateur :
A. La relation de préférence du consommateur :

La relation de préférence doit vérifier un certain nombre d’hypothèses pour que le


consommateur puisse être considéré comme rationnel au sens strict.

2. Transitivité : La transitivité est une forme de logique appliquée aux préférences. Si un


consommateur préfère le panier A au panier B, et qu’il préfère aussi le panier B au panier
C, alors, logiquement, il doit préférer le panier A au panier C. Cela évite des
contradictions dans les choix. Par exemple, si quelqu’un préfère les pommes aux oranges
et les oranges aux bananes, il est logique qu’il préfère les pommes aux bananes. Sinon,
son comportement ne serait pas cohérent.
I-1: Le comportement du consommateur :
A. La relation de préférence du consommateur :

La relation de préférence doit vérifier un certain nombre d’hypothèses pour que le


consommateur puisse être considéré comme rationnel au sens strict.

3. Plus est préféré à moins : Cette hypothèse repose sur l’idée que, toutes choses étant
égales par ailleurs, un consommateur rationnel préfère avoir plus de biens que moins. Si
on lui propose un panier avec plus de biens que ce qu’il possède déjà, il le préfèrera. Par
exemple, s’il peut choisir entre 2 pommes et 3 pommes, il préférera 3 pommes, car avoir
plus est considéré comme mieux.
I-2: La fonction d’utilité :

Afin de maximiser sa satisfaction ou l’utilité totale que lui procure la consommation


des biens qu’il les a choisis.

Il existe deux approches d’analyse de l’utilité:

▪ La première considère que l’utilité est mesurable et dans ce cas, on se réfère au concept
d’utilité cardinale;

▪ La deuxième adopte le classement des utilités sans les mesurer et dans ce cas on a affaire
à la notion d’utilité ordinale.
I-2: La fonction d’utilité :

A. L’utilité cardinale:

La théorie de l'utilité cardinale propose que l'on puisse quantifier l'utilité (ou la satisfaction)
qu'un individu retire d'une certaine quantité de consommation.

Selon cette hypothèse, le consommateur est capable de mesurer précisément le degré de


satisfaction que lui apporte un bien. Par exemple, la consommation d'un gâteau pourrait lui
apporter une utilité totale de 10, tandis que celle d'un pain n'apporterait qu'une utilité totale
de 5. Cela signifie que le gâteau procure deux fois plus de satisfaction que le pain.
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :

Les inventeurs de la théorie distinguent deux comportements de l'utilité:

▪ L'utilité totale (Ut), c'est-à-dire l'intensité de satisfaction obtenue par la


consommation d'une quantité d'un bien.

Ut = U(x, y)
où U est le niveau d'utilité atteint pour des niveaux donnés de x et de y.

▪ L'utilité marginale (Um), signifie le niveau de satisfaction procurée par la dernière


unité consommée d'un bien ou par chaque unité supplémentaire d'un bien.

Um (x) = ΔUt(x) / Δx
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :

On va alors distinguer deux types de bien :

▪ Les biens imparfaitement divisibles sont ceux qui ne peuvent pas être subdivisés en
petites quantités en dessous d'un certain seuil (comme une voiture ou une paire de
lunettes, par exemple). En d'autres termes, on ne peut pas consommer une demi-voiture
ou une demi-paire de lunettes de manière fonctionnelle. Dans ce cas, l'utilité marginale
d'un bien imparfaitement divisible, comme le bien X, correspond à l'augmentation de la
satisfaction totale (ou utilité) que procure l'ajout d'une unité complète supplémentaire de
ce bien.

Par exemple, On ne peut pas acheter ou utiliser un quart d'ordinateur de manière effective.
L'utilité marginale ici serait l'augmentation de satisfaction apportée par un ordinateur
supplémentaire.
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :

On va alors distinguer deux types de bien :

• Les biens qui sont parfaitement divisibles, c'est-à-dire pour lesquels une unité de
mesure est disponible et où il est toujours possible de diminuer la quantité, incluent des
éléments comme l'eau et le sel. L'utilité marginale d'un bien 𝑋 parfaitement divisible se
définit comme le changement dans l'utilité totale résultant d'une variation infinitésimale
de la quantité consommée. Pour représenter cela mathématiquement, on utilise le
concept de dérivée.

Par exemple: Le carburant : Considérons un réservoir de voiture. Si vous ajoutez un


centilitre de carburant, l'utilité marginale peut être perçue comme l'augmentation de
distance que vous pouvez parcourir grâce à cette petite quantité supplémentaire.
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :

La loi de l’utilité marginale décroissante a été formulée par l'allemand Heinrich


Gossen en 1854 : « l'intensité d'un bien plaisir qui se prolonge diminue et finit par
disparaître quand l'individu parvient à satiété. »

C'est ce qui sera repris par les néoclassiques en retenant l'hypothèse selon laquelle l’utilité
marginale procurée par chaque dose supplémentaire d'un bien consommé va en diminuant et
devient nulle à partir d'un certain seuil appelé "point de satiété". Au-delà de ce point,
l’utilité marginale de doses supplémentaires peut devenir négative et se transformer
en désutilité.
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :
Le point S est le point de
satiété. Au-delà de S, la
situation est irrationnelle.
s

Au point S', l'évolution de la


satisfaction devient nulle, ce
qui caractérise une situation de
satiété. ( le consommateur est
totalement satisfait).

𝑺′ Quantité
du bien
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :
EXEMPLE:

Quantité Utilité Utilité


de biens totale marginale
1 10 -
3 18 4
5 24 3

Pour calculer l'utilité marginale lorsque


la quantité de biens passe de 3 à 5
unités, on écrit:
(24 - 18)/(5 - 3) = 6/2 = 3.
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :
EXERCICE D’APPLICATION N°1:
Les niveaux d’utilité procurés par la consommation des pommes sont comme suit :

Nombre de pommes consommées L’utilité totale (U)


1 6
2 10
3 12
4 12
5 10

T.A.F :
1. Calculer l’utilité marginale (Um)
2. Représenter dans un même graphique U et Um
3. Lisez le graphique
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :
CORRECTION:

Calcule de l’utilité marginale :


Nombre de pommes consommées L’utilité totale (U) L’utilité marginale (Um)
1 6 -
2 10 4
3 12 2
4 12 0
5 10 -2

Pour 3 pommes consommées : Um = (12 -10) / (3 -2) = 2


I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :
CORRECTION:
L’utilité totale peut être divisée en 3 phases :
14
dans la 1ère phase U augmente, elle devient
12
stable dans la 2ème phase et elle décroît dans la
10
3ème phase.
8

6 L’utilité marginale est décroissante, elle


4 signifie que la satisfaction éprouvée pour
2 chaque pomme supplémentaire est moins
0
importante que pour la précédente.
0 1 2 3 4 5 6
-2
Lorsque l’utilité totale atteint son maximum,
-4
l’utilité marginale est nulle.
L’utilité totale (U)
L’utilité marginale (Um) Toutefois, un individu rationnel ne devrait pas
parcourir sa consommation au-delà de
saturation du besoin.
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :
EXERCICE D’APPLICATION N°2:
L'utilité totale procurée par la consommation de l'eau pour un individu est donnée par le
tableau suivant:

Quantité du Bien Utilité totale


T.A.F :
0 0
1 4 1- Définir la notion d'utilité totale et
2 7 d'utilité marginale?
2- Calculer l'utilité marginale?
3 9 3- Représenter graphiquement la
4 10 courbe d'utilité totale et celle d'utilité
5 10 marginale?
4- Que traduit la décroissance de la
6 10 courbe.
7 9
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :
CORRECTION :

1.
- Utilité totale (Ut): c’est le niveau de satisfaction procuré par la consommation de la
totalité d’un bien.
- Utilité marginale (Um): c’est le niveau de satisfaction procuré par la consommation
d’une unité supplémentaire d’un bien.
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :
CORRECTION :
2. Calcul des utilités marginales:

Quantité du Bien Utilité totale Utilité marginale


0 0 -
1 4 Um(1) = (4 –0) / (1 –0) = 4
2 7 3
3 9 2
4 10 1
5 10 0
6 10 0
7 9 -1
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :
CORRECTION :
3. Représentation graphique des courbes des Um et Ut :
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L’UTILITÉ MARGINALE DÉCROISSANTE :
CORRECTION :
4. Interprétation :

- Le point A représente le niveau de saturation ou de satiété, au-delà duquel toute


consommation n’est plus utile.

- A mesure que la consommation du bien augmente, l’utilité marginale diminue, ce qui


traduit la loi de la consommation marginale décroissante.

- L’utilité marginale devient nulle au point de satiété dans notre cas A=10.
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :

On peut considérer deux biens x et y leurs prix unitaires sont différents.

Soit : Umx/Px et Umy/Py les utilités marginales équilibré par leurs prix.

Le consommateur doit dépenser son revenu dans un bien x ou y. Donc, pour que
l'utilité soit maximale dans le cas de deux biens x et y, il faut que les utilités marginales
équilibrées par leurs prix soient égales tel que :

Umx / Px = Umy / Py

Sous la contrainte : R = Px.X + Py.Y

Quelle quantité doit-il se procurer pour apporter le plus de satisfaction?


I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
EXEMPLE:

Soit X et Y deux biens avec un prix respectivement de 20 Dhs et de 10 Dhs. Le


consommateur dispose d’un revenu de 110 Dhs.
Le tableau suivant représente les utilités marginales pondérées par les prix :

Quantité Umx Umx/Px Umy Umy/Py


1 800 40 800 80
2 700 35 700 70
3 600 30 500 50
4 540 27 400 40
5 400 20 300 30
6 200 10 150 15

Nous avons : Umx / Px = Umy / Py = 30


Donc la combinaison optimale est (3A, 5B) qui vérifié : 3 x 20 + 5 x 10 = 110
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
EXERCICE D’APPLICATION:

Un consommateur mesure, la satisfaction que lui procure la consommation séparée de deux


biens X et Y. Le tableau suivant indique, pour chacun des deux biens, la valeur de l'utilité
totale en fonction de la quantité consommée,
Avec:
- X et Y : respectivement, nombres d'unités des biens X et Y;
- Ux et Uy : respectivement, utilitéstotales de X et de Y

X 0 1 2 3 4 5 6
Ux 0 10 18 24 28 30 30
Y 0 1 2 3 4 5 6
Uy 0 12 23 32 39 43 43
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
EXERCICE D’APPLICATION:

T.A.F :
1. Calculer et représenter sur un même graphique les utilités totales et marginales des biens
X et Y.
2. L'individu, qui affecte la totalité de son revenu nominal R à l'achat des biens X et Y,
veut maximiser sa satisfaction. Sachant que les biens X et Y ont le même prix unitaire,
égal à 2 dhs (Px=Py=2dhs), et que R1 =18 dhs, quelle combinaison de quantités des
deux biens le consommateur doit-il choisir?
3. Déterminer les choix optimaux du consommateur, sachant que Px=2dhs, Py=3dhs, et que
le revenu nominal est égal à R2= 15 dhs.
4. Déterminer les choix optimaux du consommateur, sachant que Px=2dhs, Py=3dhs, et que
le revenu nominal est égal à R3= 9 dhs.
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
CORRECTION DE L’EXERCICE:

1. Calcul des utilités marginales :

X 0 1 2 3 4 5 6
Ux 0 10 18 24 28 30 30
Um(X) - (10-0)/(1-0) = 10 8 6 4 2 0
Y 0 1 2 3 4 5 6
Uy 0 12 23 32 39 43 43
Um(Y) - (12-0)/(1-0) = 12 11 9 7 4 0
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
CORRECTION DE L’EXERCICE:

1. Représentations graphiques des utilités marginales et totales de X et Y:


I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
CORRECTION DE L’EXERCICE:

2. Détermination de la combinaison du choix des quantités:

Pour maximiser sa satisfaction le consommateur doit respecter l’équilibre, d’où :

A l’équilibre :
Umx / Px = Umy / Py et R = Px.X + Py.Y

Nous avons: Prix du bien X = Prix du bien Y = 2 Dhs et Revenu R1 = 18 Dhs.

Donc: Umx / 2 = Umy / 2 et 18 = 2X + 2Y

Umx = Umy et 9 = X + Y
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
CORRECTION DE L’EXERCICE:

Et on vérifie sur notre tableau On obtient:


Um (X) = Um (Y) pour (X,Y) = (4,5) et (X,Y) = (6,6)

Mais pour la 2ème combinaison on a : 6*2 + 6*2 = 24 > 18 ici l’équilibre n’est pas vérifié.
Il reste la 1ère combinaison qui vérifie la condition: 4*2 + 5*2 = 18

Donc pour maximiser sa satisfaction, le consommateur, doit choisir les quantités de la


combinaison (X=4 ; Y=5)
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
CORRECTION DE L’EXERCICE:

3. Détermination des choix optimaux pour Px = 2, Py = 3 et R = 15 :

Nous avons:
Prix du bien X = 2 dhs et Prix du bien Y = 3 Dhs; Revenu R1 = 15 Dhs

Um(x) / Px = Um(y) / Py et R = Px.X + Py.Y

Donc: Um(x) / 2 = Um(y) / 3 et 15 = 2X + 3Y

On cherche sur le tableau l’égalité : 3Um(x) = 2Um(y)


Tout en vérifiant : 15 = 2X + 3Y
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
CORRECTION DE L’EXERCICE:

3. Détermination des choix optimaux pour Px = 2, Py = 3 et R = 15 :

X 0 1 2 3 4 5 6
Ux 0 10 18 24 28 30 30
Um(X) - (10-0)/(1-0) = 10 8 6 4 2 0
3Um(X) - 30 24 18 12 6 0
Y 0 1 2 3 4 5 6
Uy 0 12 23 32 39 43 43
Um(Y) - (12-0)/(1-0) = 12 11 9 7 4 0
2Um(Y) - 24 22 18 14 8 0
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
CORRECTION DE L’EXERCICE:
3. Détermination des choix optimaux pour Px = 2, Py = 3 et R = 15 :

La 1ère condition d’équilibre qui est 2 Um (Y) = 3 Um (X) est vérifiée par les combinaisons:
A : (X = 2 ; Y = 1) ; B : (X = 3 ; Y = 3) , C : (X = 6 ; Y = 6)

Vérifions pour la 2ème condition d’équilibre qui est : 2X + 3Y = 15


Combinaisons Contrainte Commentaire
(X = 2 ; Y = 1) (2*2) + (3*1) = 7 < 15 le consommateur
n’a pas atteint sa satisfaction optimale.
(X = 3 ; Y = 3) (2*3) + (3*3) = 15 c’est bien la
combinaison appropriée.
(X = 6 ; Y = 6) (2*6) + (3*6) = 30 > le budget nécessaire pour cette combinaison
15 dépasse le budget du consommateur, la
satisfaction ne pourra pas être atteinte.
I-2: La fonction d’utilité :
A. L’utilité cardinale:
• LOI DE L'EGALISATION DES UTILITES MARGINALES PONDEREES PAR LES PRIX :
CORRECTION DE L’EXERCICE:
4. Détermination des choix optimaux pour Px = 2, Py = 3 et R = 9 :

A l’équilibre : 3Um(x) = 2Um(y) Tout en vérifiant : 9 = 2X + 3Y

Et on procède à la vérification de la 2ème condition d’équilibre vis-à-vis des 3


combinaisons ci-dessus, pour le revenu donné qui est égal à 9 Dhs.

On remarque que la combinaison la plus proche de ce revenu est (X=2 ; Y=1) les deux
autres combinaisons sont largement supérieures au budget du consommateur.
Ce dernier est dans l’obligation de choisir (X=2 ; Y=1) comme choix optimums.

Vous aimerez peut-être aussi