UE Affections Liées À La Grossesse
UE Affections Liées À La Grossesse
GROSSESSE
PLAN DU COURS
Introduction
L’HTA est l’une des premières causes de morbidité et de mortalité périnatale et maternelle,
entrainant comme conséquences, des naissances prématurée et des retards de croissance intra
utérin. La pré-éclampsie représente l’une des principales causes de morbidité et de mortalité
maternofœtales :
L’HTA pendant la grossesse est caractérisée par des chiffres tensionnels supérieurs ou
égaux à 140 mmHg pour la pression artérielle systolique (PAS) et/ou 90 mmHg pour la
pression artérielle diastolique (PAD), obtenus à deux mesures séparées d’au moins 4
heures. La définition des désordres hypertensifs survenant au cours de la grossesse amène
à distinguer plusieurs types d’atteintes :
B. Pré-éclampsie
Etat caractérisé par la survenue habituellement après la 20 è semaines de la grossesse par une
augmentation de la pression diastolique avec une augmentation ou pas de la Tension artérielle
systolique, ainsi que de la protéinurie.
I. Diagnostic
1-Signes fonctionnels : céphalées, vertiges, grossesse >= 20 SA
2-Signes clinique : TAD élevée, œdèmes membres inferieurs
3-Signes para clinique :
- NFS (hémoconcentration ; Thrombocytopénie Hb , Ht , leucocytes).
- Elévation des transaminases (ASAT, ALAT)
- Protéines, urée, créatinine, urates LDH, bilirubine
- Mesure du spot urinaire : -Rapport entre protéine (mg)/ créatine (mmol), Si ce
rapport est sup à 30 = diagnostic de pré éclampsie
- Mesure de la protéinurie de 24h : Sup à 300mg/24h = diagnostic de Pré éclampsie
PE Légère PE Sévère
TAD (mmHg) [90- 100[ >=110
Protéinurie (g/24h) ++, <0,3 g/24h +++, >= 3g/24h
OMI +/- +/-
Oligurie - <400 ml/24h
Céphalées - +/-
Vision trouble - +/-
Douleurs épigastriques - +/-
1. Anticonvulsivant:
- Diazépam 10 mg en IVDL
- Si récidive des convulsions, répéter la dose
- Ne pas dépasser 30 mg en 1 h car risque de toxicité a type de dépression respiratoire
maternelle ou 100 mg en 24h.
- Dose d’entretien : 40 mg dans 500 cc de SS9/1000 ou Ringer a 10 gouttes/min
NB : Antihypertenseur si : Au bout d’une heure de sulfate de Magnésium, la TAD reste
supérieure ou égale a 110 mm Hg. But : maintenir la TAD entre 90-100 mmHg ; Nicardipine
(Loxen par voie veineuse) Présentation: 1mg/ml. Diluer dans 5% Glucose. Injecter 2.5mg
puis, après 10’ répéter 2.5 mg, jusqu’à une dose cumulée de 10mg.
Médicaments pour pré éclampsie
Familles DCI Risque
Sédatifs Diazépam, inj, comp Hypotonie néonatale
Inhibiteurs Nifedipine 10(1x3/j) Hypotension
calciques Nicardipine 20 (1x2/J) maternelle
Nicardipine inj Hypotension
Maternelle Anti HTA
d’action centrale
Anti HTA d’action Alpha methyl Dopa 500 mg
centrale cp (1x3/j)
Anticonvulsivants Sulfate de magnésium (14g Paralysie des muscles
en Charge), 5 g/fesse IM*, squelettiques
Puis 4g en IVDL (respiration, Membres)
Intoxication urinaire
Anti Bethamethasone, 12g/ 24 h a Risque infectieux si
inflammatoires non répéter une fois RPM
stéroïdien
4.1- PE légère :
- Repos, surveillance en environnement calme, Maturation pulmonaire a entre 28-33
semaines.
- PE légère : accoucher dès le terme de 37 semaines
4.2-PE sévère
- accoucher dans les 24 heures (si bon score de Bishop alors induction, si mauvais score
de Bishop alors Césarienne)
4.3-Eclampsie : accoucher dans les 12 heures (si bon score de Bishop alors induction, si
mauvais score de Bishop alors Césarienne)
4.4-SFA
- C/S d’urgence,
- AVB instrumental si travail avance
TAF
Cette dame vous est à nouveau confiée avec à 14SA avec comme motif de consultation :
fièvre, frisson, céphalées, courbature à l’examen clinique : température 38°C, état général
altéré
e. 5. Citer quatre hypothèses diagnostics qui pourront être confirmées par les
examens cliniques et paracliniques (2pts)
f. 6. Quel sont les examens qui peuvent confirmer ce diagnostic (1pts)
g. 7. Citer trois mesures que vous aurez du prendre pour prévenir cette maladie chez
la femme (3pts)
C. Eclampsie
- contexte de pré-éclampsie,
- maux de tête,
- augmentation rapide de la tension artérielle,
- perturbations visuelles (gêne à la lumière, cécité temporaire),
- douleur en barre au niveau de l'estomac.
3. Signes et symptômes
- douleurs abdominales et nausées, vomissements ;
- diminution de la quantité des urines ;
- œdèmes et prise de poids rapide, en quelques jours
4. Complications de l’éclampsie
5. Traitement
Au cours des soins prénataux, certains tests sont demandés et à travers ceux-ci peuvent
être détectés les pathologies aiguës ou chroniques qui sont dirigées vers le traitement afin
de ne pas nuire au cycle gestationnel et de diminuer les taux de morbidité et de mortalité
maternelles et infantiles (ARNALDO; CARDOZO, 2021).
La consultation prénatale doit avoir lieu au début de la grossesse, car une évaluation plus
détaillée des conditions maternelles et fœtales peut être effectuée. Même si la grossesse
est considérée comme un processus physiologique normal, plusieurs types de
changements se produisent dans le corps de la femme, ce qui entraîne une distance plus
courte entre la santé et la maladie que lorsqu’elle n’est pas enceinte. La prévention ou au
moins le diagnostic précoce des signes anormaux, et immédiatement un traitement
efficace, peuvent agir comme une stratégie pour minimiser divers types de complications
associées à la parturition, non seulement pendant la période antepartum, mais aussi
pendant le travail (ENDRINGER; CRUZ, 2017).
Il est connu que le professionnel de la santé doit être conscient de tout signe pouvant
indiquer une situation qui compromet les soins prénataux, c’est pourquoi l’infirmière doit
effectuer toutes les étapes, en plus de la demande de tests de laboratoire (SANTOS;
BRASILEIRO, 2018).
Les soins infirmiers doivent toujours faire attention tout au long de la période
gestationnelle afin que les événements imprévus ne se manifestent pas pendant cet
événement. Les mesures de promotion de la santé et de prévention des risques pendant la
grossesse doivent se concentrer sur le service à cette clientèle beaucoup plus spécifique
qui nécessite tous les soins. Dans ce contexte, les soins prénataux, tels que recommandés
par le ministère de la Santé, constituent le principal moyen de générer la sécurité que les
clients et les professionnels de la santé doivent avoir sur la consolidation d’une grossesse
sans risques ni complications (MONTEIRO et al., 2016).
Dans ce biais, la consultation infirmière, le suivi de la femme enceinte pendant les soins
prénataux, l’attention à toute manifestation clinique en dehors de la fonction planifiée et
de conseil sont fondamentaux et doivent faire l’objet d’une surveillance appropriée.
D’autre part, ils appellent l’attention sur les complications liées à l’hypertension
artérielle, à la présence d’hémorragies, de saignements et de signes de prééclampsie et
d’éclampsie, en tant que phares de complications et de mortalité plus profondes
(SANTOS; BRASILEIRO, 2018).
Les soins infirmiers pendant la période prénatale sont d’une importance primordiale car
ils surveillent et identifient les changements possibles dans leur période initiale, et
transmettent à une évaluation plus précise dans une unité de référence, avec cette prise de
décision correcte peut faire une différence, et fournir à la femme enceinte une plus
grande sécurité et caractériser un véritable soin préventif, il convient de mentionner que
le professionnel infirmier est un protagoniste d’une importance incalculable dans les
soins prénataux, parce que c’est précisément parce qu’il a le plus grand lien avec les
femmes enceintes.
Chapitre 2 : QUELQUES TROUBLES DE LA PERIODE
PERINATALE : ;POLYHYDRAMNIOS, ANOMALIES DE PLACENTA ; MORT IN-
UTERO ;
I. Polyhydramnios
Encore appelé hydramnios, se traduit par une accumulation de liquide amniotique et étire
l'utérus en exerçant une pression sur le diaphragme de la femme enceinte. L'accumulation de
liquide peut résulter des situations suivantes : Des anomalies congénitales chez le fœtus,
notamment une obstruction de l'œsophage ou des voies urinaires.
Conditions préexistantes: Maladies non transmissibles (MNT) telles que l'obésité, le diabète,
l'hypertension, les maladies cardiaques et rénales. Anomalies utérines, chirurgie utérine
antérieure, y compris césarienne, ou présence de fibromes utérins.
Le diagnostic est fait par mesure échographique du volume de liquide amniotique. La prise en
charge consiste à traiter les troubles maternels contribuant à l'hydramnios. Lorsque la quantité
de liquide amniotique est trop importante, les médecins retirent rarement le liquide en excès.
Cependant, le liquide amniotique peut être drainé à l'aide d'une aiguille introduite dans
l'abdomen de la femme dans les cas suivants : Le travail démarre de manière précoce.
1. Placenta préavia
Un placenta est dit préavia lorsqu’il s’insère en totalité ou en partie sur le segment inférieur.
Lorsque les villosités s’attachent sur la muqueuse de l’isthme utérin ou recouvrent l’orifice
interne du canal cervical, le processus de l’effacement et de la dilatation du col, induit par les
contractions utérines, provoque un décollement partiel du pôle inférieur du placenta qui se
manifeste par des hémorragies. La fréquence du placenta préavia est de l’ordre de 0,3 à 0,5 %
des grossesses.
4. CAT
Si le fœtus mort n'est pas expulsé, on peut administrer une prostaglandine à la femme
(médicament semblable à une hormone qui stimule les contractions utérines), comme du
misoprostol, pour déclencher la dilatation du col de l'utérus
Chapitre 3 : GROSSESSE PROLONGEE ET GROSSESSE GEMELLAIRE
I. Grossesse prolongée
Chez une femme ayant des cycles réguliers de 28 jours, la durée moyenne de la grossesse
varie selon les auteurs de 280 (40 SA) à 284 jours (40 SA et 4 jours) après le 1er jour des
dernières règles avec une déviation standard de 1 à 2 semaines. Elle est soumise à des
variations physiologiques individuelles. Les variations de la durée physiologique d’une
grossesse normale font qu’il n’existe pas de consensus concernant la détermination du terme
théorique, celui-ci variant de 40 à 41 SA selon les équipes. On doit parler de « terme dépassé
» quand la grossesse dure plus longtemps que 42 SA (294 jours). Entre 41 et 42 SA, il s’agit
d’une grossesse « en voie de dépassement de terme ». La date de 41 SA (287 jours) est facile
à calculer car elle correspond à 9 mois après la date théorique de début de grossesse.
1. Facteurs de risque
Il existe des facteurs individuels, familiaux et ethniques favorisant une durée physiologique
plus longue de la grossesse. L’antécédent de dépassement de terme est un facteur de risque de
récidive estimé à environ 20 %. Des facteurs mécaniques et dynamiques peuvent être
impliqués : dysfonctionnement de la contractilité utérine, défaut de maturation du col utérin,
macrosomie fœtale. Situations exceptionnelles en pratique courante, l’anencéphalie,
l’hydrocéphalie, la trisomie 18 et l’hyperplasie congénitale des surrénales sont des facteurs de
risque de grossesse prolongée. Ces associations font évoquer un rôle de l’axe hypothalamo-
hypophyso-surrénalien fœtal dans le mécanisme de la parturition.
Le nouveau-né post-mature peut présenter une diminution du poids par rapport à la taille par
déshydratation et diminution de la graisse sous-cutanée, une peau sèche et fripée,
desquamante au niveau des mains et des pieds, teintée de méconium, un allongement des
phanères (ongles et cheveux), une absence de lanugo et de vernix.
Outre l’angoisse générée par le dépassement de terme, les risques d’intervention médicale
(déclenchement du travail, césariennes et extractions instrumentales) sont majorés.
L’association macrosomie, déclenchement et primiparité fait courir les risques de travail long,
de césariennes en cours de travail, de déchirures périnéales graves, d’hémorragie du post-
partum, d’endométrite ou de maladie thromboembolique.
3. CAT
S’il est admis que le terme de 42 SA ne doit pas être dépassé, il faut envisager une maturation
cervicale à partir de 41 SA et 5 jours en cas de col défavorable en sachant que la maturation
cervicale à l’aide des prostaglandines sur col défavorable conduit à une césarienne dans plus
de 30 % des cas.
En cas d’essai d’accouchement par les voies naturelles sur un utérus cicatriciel au-delà de 40
SA, le risque de rupture utérine n’étant pas augmenté en cas de travail spontané ou déclenché
sur un col favorable, un déclenchement peut être envisagé lorsque le score de Bishop est
supérieur ou égal à 6. Le risque de rupture utérine est majoré de façon significative en cas
d’utilisation des prostaglandines sur col défavorable (Bishop < 3). On doit renoncer à la
maturation cervicale et imposer une césarienne.
Une grossesse est dite gémellaire lorsqu'il y a deux fœtus dans la cavité utérine. En
obstétrique, le terme de grossesse multiple ne s'applique que lorsque l'utérus contient trois
fœtus ou plus.
1. Signes et symptômes
Le poids de la femme peut également indiquer qu'il s'agit d'une grossesse gémellaire. En
général, une femme qui attend deux bébés ou plus a tendance à prendre du poids beaucoup
plus rapidement que les autres femmes enceintes. Les symptômes et troubles associés à une
grossesse gémellaire
Le terme ou la durée typique d'une grossesse gémellaire est généralement un peu plus court
que celui d'une grossesse de bébé unique. Une grossesse gémellaire est souvent considérée
comme à terme entre 37 et 38 semaines de gestation
2. Diagnostic
- Lors de la section du cordon, une pince doit être laissée du côté placentaire, à cause du
risque d'anastomose avec la circulation du deuxième jumeau.
- L’accouchement par voie vaginale est possible si le premier jumeau se présente par le
siège. L’accrochage des mentons des deux jumeaux est une complication
exceptionnelle, observée lorsque le premier jumeau est en siège et le deuxième en tête.
Si cette complication survient, tenter de poursuivre l’accouchement par voie vaginale.
Chez ces jumeaux, la mortalité et morbidité périnatales sont élevées.
Temps de repos
4.3. Délivrance
Objectifs spécifiques
A la fin de ce cours, l’étudiant doit être capable de :
- Définir hyperemesis gravidarum
- Connaitre la Physiopathologie de l’hyperemesis gravidarum
- Connaitre indentifier les facteurs de risques des vomissements incoercibles
- Identifier les Conséquences des vomissements incoercibles sur la mère et sur son bébé
- De prendre en charge l’hyperemesis gravidarum
- Prévenir l’hyperemesis gravidarum
- Présenter l’évolution l’hyperemesis gravidarum
Introduction
Les vomissements gravidiques, symptôme physiologique du 1 er trimestre, sont un motif
fréquent de consultation ainsi que d’hospitalisation dans les formes incoercibles (hyperemesis
gravidarum). Ils compliquent 0,5 à 2 % des grossesses et représentent la première cause
d’hospitalisation en première partie de grossesse.
I. Définition
L’hyperemensis gravidarum peut se définir par la présence de l’un, au moins, des signes
suivants
- Vomissements incoercibles malgré un traitement symptomatique sans autre étiologie
retrouvée.
- Perte de poids d’au moins 5 % par rapport au poids initial.
- Cétonurie signant une dénutrition aiguë causée par des vomissements liés à des
troubles digestifs, neurologiques, neurovégétatifs ou survenant sans causes apparentes,
accompagnés d'une accumulation de corps cétoniques dans l'organisme
- Déshydratation.
- Troubles ioniques (hypokaliémie).
- Hyperthyroïdie biologique ou cytolyse hépatique.
II. Physiopathologie
La physiopathologie exacte des vomissements gravidiques reste encore inconnue à ce jour
mais elle est certainement multifactorielle : métabolique, hormonale, psychologique,
psychosociale, voire bactérienne
1. Hypothèse biologique
Concernant l’œstradiol, Lagiou et al. ont montré une relation entre une élévation de sa
concentration plasmatique et l’intensité des symptômes. Ils ont étudié également l’influence
probable d’autres hormones telles que la prolactine qui était significativement diminuée chez
les patientes souffrant de vomissements incoercibles. Il est important de noter par ailleurs que
l’exposition à l’œstradiol, en dehors de la grossesse, peut provoquer aussi la survenue de
nausées et de vomissements importants.
2. Hypothèse bactérienne
Plus récemment, des études ont montré une possible influence d’Helicobacter pylori dans la
survenue de vomissements incoercibles de la grossesse. Cette notion nouvelle pourrait
influencer un choix thérapeutique futur.
3. Hypothèses psychologiques
IV. Conséquences des vomissements incoercible sur la mère et sur son bébé
Si les cas de décès liés aux vomissements incoercibles de la grossesse sont aujourd’hui
exceptionnels, la morbidité maternelle reste importante.
- Les vomissements provoquent une déshydratation rapide avec une perte de poids et
des troubles de l’équilibre hydroélectro-lytique (hyponatrémie, hypokaliémie,
hypochlorémie) qui sont à rechercher systématiquement. Par ailleurs, des symptômes
prolongés peuvent provoquer des complications telles qu’une dénutrition, un
syndrome de Mallory-Weiss ou un ulcère gastroduodénal
- Les carences vitaminiques induites sont également responsables de complications
telles que l’encéphalopathie de Gayet-Wernicke, secondaire à un déficit en vitamine
B1
- Le retentissement psychologique lié à l’hospitalisation
Le retentissement fœtal est en relation avec l’intensité des symptômes. Le principal effet
secondaire identifié des vomissements incoercibles est le retard de croissances intra-utérines
et le petit poids de naissance induit, causés par la dénutrition et la déshydratation maternelle.
Il n’y a pas de conséquence fœtale en cas de vomissements bénins du 1 er trimestre. En
revanche, les malformations fœtales ne semblent pas être significativement plus importantes
dans les cohortes de patientes souffrant de vomissements incoercibles durant leur grossesse.
Le taux de fausses couches spontanées, quant à lui, est sensiblement réduit chez les femmes
présentant des vomissements incoercibles. Cette notion semble être due à la forte sécrétion
d’hCG d’une grossesse normalement évolutive plus qu’à un quelconque effet protecteur des
vomissements. Les cas de mort fœtale in utero sont exceptionnellement décrits et le sont dans
le cadre de vomissements incoercibles très sévères.
V. Traitement
TAF
Vous êtes de garde un certain 19/10/2019 dans une formation sanitaire de la place de
Yaoundé, vous recevez Pélagie une jeune fille âgée de 32 ans enceinte depuis le 20/01/2019.
Elle déclare que depuis qu’elle est enceinte, elle a des Nausées Vomi plus de 5 fois en 24
heures et persistants pendant la période post prandiaux. À l’examen clinique, Pélagie
présente une perte pondérale de plus de 5% et des signes de déshydratation. Les examens
para cliniques révèlent une Hypokaliémie et une Cétonurie.
1. Définir période post prandiale
2. De quoi souffre Pélagie ? Justifier votre réponse
3. Quel peuvent être les causes possible du problème de Pélagie ?
4. Quels sont les conséquences de ce problème sur Pélagie et sur son enfant ?
5. Quel sont les mesures de traitement générales et médicamenteux de Pélagie
6. Quels conseils pouvez-donner à Pélagie pour prévenir la situation dont elle fait face ?
Chapitre 5 : ANEMIE ; DIABETE ; NEPHROPATHIE ET CARDIOPATHIE SUR
GROSSESSE
I. Anémie et grossesse
On estime que 50 % de femmes enceintes sont anémiques au cours de la grossesse. L'anémie
ferriprive s'accompagne d'une déplétion des réserves en fer. Pour la formation des globules
rouges du fœtus, la femme enceinte a besoin de deux fois plus de fer que d'habitude. Par
conséquent, une carence en fer se développe fréquemment et il n'est pas rare qu'une anémie en
résulte. Un déficit en folates (acide folique) peut également entraîner une anémie pendant la
grossesse.
La physiologie de la grossesse fait que le sang des femmes enceintes est dilué. On parle
d’anémie physiologique par hémodilution. L’anémie correspond à un taux anormalement bas
d’hémoglobine dans le sang. L’hémoglobine est une molécule présente dans les globules
rouges du sang qui permet de transporter l’oxygène vers tous les organes du corps. Le fer a
également besoin des vitamines B12 et B9 (acide folique) pour assurer la synthèse et le
développement des globules rouges. Dans la grande majorité des cas, l’anémie s’explique par
une carence en fer ou un déficit en acide folique mais elle peut provenir d’une carence en
vitamine B12 et B9. Les symptômes de l’anémie diffèrent en fonction de la gravité. Au début,
l’anémie est asymptomatique ou ne cause que de légers symptômes de types fatigue,
faiblesse, essoufflement, nausées ou vertiges. Il arrive que les femmes enceintes anémiées
soient atteintes de pâleurs. Lorsque l’anémie est plus grave, on observe une tachycardie
irrégulière, des évanouissements ou une baisse de la tension artérielle.
L'anémie peut être causée par plusieurs facteurs : carences nutritionnelles, alimentation
inadéquate (ou absorption insuffisante des nutriments), infections, inflammation, maladies
chroniques, affections gynécologiques et obstétricales, et troubles héréditaires des globules
rouges.
3. Diagnostic de l’anémie
La prévalence de l’anémie par carence en fer varie de 12 à 43 % à travers le monde. Elle est la
conséquence d’un stock initial insuffisant chez la mère et de besoins accrus pendant la
grossesse et dans le post-partum. Une augmentation physiologique des capacités d’absorption
intestinale du fer héminique et minéral est cependant observée pour répondre à la diminution
des réserves maternelles. Les grossesses rapprochées, la multiparité, les grossesses multiples,
le jeune âge, le bas niveau socioéconomique et les infections parasitaires chroniques
favorisent la survenue de ces anémies ferriprives. Cliniquement, l’anémie ferriprive se
manifeste par une asthénie, une pâleur cutanéomuqueuse, une dyspnée d’effort avec
tachycardie et souffle systolique fonctionnel. En pratique, l’existence d’une anémie augmente
le taux de transfusions sanguines maternelles. Certains travaux rapportent également des taux
accrus d’accouchements prématurés et de faibles poids de naissance. L’anémie du post-
partum ne semble pas liée aux réserves en fer du 3e trimestre. Le traitement de la carence
avérée est l’apport oral de sels ferreux (200 mg/jour soit 100 mg/jour de fer élément) dont les
effets indésirables essentiellement digestifs ne seraient pas dose-dépendants. Le traitement
dure au minimum 3 mois et ses effets biologiques apparaissent après quelques semaines.
Une anémie sévère n’est pas sans risques pour la santé de la femme enceinte et de son bébé. Il
est possible que :
- Hypoxemie fœtale
- Asthénie maternelle
Sans traitement et en cas d’anémie sévère, il est possible que la jeune maman tolère mal les
saignements vaginaux qui interviennent durant le travail et l’accouchement ou le saignement
post-partum et qu’elle ait besoin d’une transfusion sanguine. Cette perte de sang peut
aggraver dangereusement l’anémie de la femme enceinte. Une fois l’accouchement terminé et
votre retour à la maison, il va être nécessaire de suivre les conseils pour la récupération après
l’accouchement donnés par votre professionnel.
Il touche entre 2 et 6 % des femmes enceintes, avec un risque plus élevé chez certaines
femmes (voir ci-dessous). Dans la très grande majorité des cas, le diabète gestationnel
disparaît après la grossesse, mais un risque plus élevé de développer un diabète de type
2 persiste.
La grossesse augmente les besoins de la mère en insuline (l’hormone produite par le pancréas
pour diminuer la glycémie) d’un facteur de 2 à 3. Cette augmentation est liée à l’équilibre
hormonal de la grossesse. Chez certaines femmes prédisposées, le pancréas n’est pas capable
de répondre à cette augmentation du besoin en insuline et un diabète gestationnel s’installe.
Dans certains cas, une hyperglycémie sans symptôme était déjà présente avant le début de la
grossesse et la découverte de l’hyperglycémie n’est que le révélateur d’un diabète de type 2
pré-existant méconnu
Comme pour les autres types de diabète, le diabète de grossesse peut passer inaperçu.
Lorsqu'ils sont présents, les symptômes du diabète gestationnel sont les mêmes que ceux
du diabète en général : soif intense, production d'urine augmentée, fatigue inhabituelle
ou infections urinaires. Attention, celles-ci sont assez fréquentes pendant la grossesse, même
en l'absence de diabète gestationnel. Pour le fœtus, le principal signe d'un diabète gestationnel
chez sa mère est un poids supérieur à la normale.
Chez la mère, le diabète gestationnel peut provoquer une pré-éclampsie qui se traduit par une
prise de poids, des œdèmes, de l’hypertension artérielle, un risque d’accouchement
prématuré, voire des problèmes rénaux.
4.2. Les complications du diabète gestationnel chez l'enfant
Après l’accouchement, le diabète gestationnel disparaît dans la très grande majorité des cas.
Néanmoins, les femmes qui ont souffert d’hyperglycémie pendant leur grossesse doivent faire
suivre régulièrement leur taux de glucose sanguin : environ 50 % d’entre elles souffriront
d’un diabète de type 2 au cours de leur vie, en particulier si elles présentent un surpoids ou
une obésité. Le diabète gestationnel n’empêche absolument pas d’allaiter son nouveau-né
Toute grossesse, chez une femme atteinte de néphropathie, doit être considérée comme une
grossesse à risque. Elle doit être planifiée et bénéficier d'un suivi conjoint par néphrologue et
obstétricien, en particulier lorsque la patiente est hypertendue ou lorsque sa fonction rénale est
altérée. Au prix de ces conditions et grâce aux progrès récents de l'obstétrique et de la
néonatologie, l'espoir d'une maternité sans aggravation de la néphropathie est désormais offert
à la majorité des patientes souffrant de maladies rénales.
La principale leçon à tirer des études récentes est que toute grossesse chez une femme atteinte
de néphropathie, tout particulièrement lorsqu'il existe une HTA ou une insuffisance rénale, est
une grossesse à haut risque. L'optimisation du pronostic fœtal et maternel implique une
approche multidisciplinaire, avec prise en charge de la patiente dans une unité d'obstétrique
expérimentée disposant d'une unité de néonatologie attenante, en coopération étroite avec
l'équipe néphrologique.
Situation caractérisée par une affection cardiaque chez une femme enceinte. Ses causes
comprennent les infections virales du muscle cardiaque et la consommation excessive
d'alcool, de cocaïne ou d'antidépresseurs. Dans de rares cas, la maladie peut résulter de la
grossesse ou de troubles du tissu conjonctif comme la polyarthrite rhumatoïde. Les principaux
facteurs de risques des cardiopathies et des AVC, sont une mauvaise alimentation, un manque
d'activité physique, le tabagisme et l'usage nocif de l'alcool.
I. Diagnostic
- Dernier trimestre de grossesse
- Pendant le travail
- En postpartum précoce
II. Signes de décompensation
- Baisse de l’habilite de travail domestique
- Dyspnée
- Hémoptysie
- Œdème
- Tachycardie
III. Classification pronostique
Classe Statut a l’activité intense Statut aux activités Statut au repos
ordinaires
I Aucune Non Non
II Oui Légère Non (Symptomatique Non
àgrande l’activité ordinaire)
III Marquée Oui (Symptomatique Non
A petite activité ordinaire)
IV Incapable de mener toute Inconfort avec toute activité Légère
activité
[Link] en cas de cardiopathie et grossesse
1-Indications selon le pronostic
Classe Statut aux activités ordinaires
I/II Autoriser la grossesse
-Repos++ (10h/nuit), 30 min après le repas
-Aucun travail lourd
-Régime peu sale
-Eviter toute infection respiratoire
III -Eviter la grossesse
-IVG sauf hospitalisation pendant toute la
grossesse
-Accouchement par voie basse
IV -Traiter l’insuffisance cardiaque
-Corriger la décompensation
TAF
Madame zeufack âgée de 33ans est une femme d’affaire et enceinte pour sa troisième fois.
Dans son jeune âge elle a perdu deux de ces grossesses respectivement à 24 SA et à 32 SA.
Depuis quelque jours elle se plein de dyspnée, tachycardie, essoufflement, sueur nocturne
considérable. A l’examen clinique elle présente une HU= 36cm, TA=135/100mmhg, la
protéinurie est positive poids=85 kg.
1) De quoi souffre cette dame ? justifié votre réponse ?
2) Cette pathologie est-elle de pronostique favorable pour un accouchement par voie
basse ? Justifier votre réponse
3) Quelles sont les conséquences de cette maladie sur la mère et sur le fœtus
4) Comment allez-vous la prendre en charge ?
Chapitre 6 : IST SUR GROSSESSE : SYPHILIS ; SIDA ;
C’est une maladie infectieuse dont l’agent responsable est le virus de l’immunodéficience
humaine VIH (3 types, VIH1, 2, 0). Il entraine une baisse importante de l’immunité de
l’organisme le rendant vulnérable aux infections dites opportunistes
1. Diagnostic VIH en obstétrique
1-1-Circonstance de diagnostic
- CPN
- Salle d’accouchement
- Postpartum précoce
- Consultation pédiatrique
2. Clinique
2.1. Fonction du stade clinique de l’infection : classification OMS.
[Link] Clinique 1
Patient asymptomatique, Adénopathies persistantes généralisées
- Degré d’activité 1 : patient asymptomatique, activité normale
b. Stade clinique 2
- Perte de poids < 10% du poids corporel
- Manifestations cutanéo muqueuses mineures.
c. Stade clinique 3
Perte de poids >= 10% du poids corporel, diarrhée chronique inexpliquée pendant plus de 1
mois, fièvre prolongée inexpliquée. Lésions cutanéo muqueuses et respiratoires. Activité
limitée, patient alité moins de la moitié de la journée pendant le dernier mois.
d. stade clinique 4
Syndrome cachectisant du VIH. Infections opportunistes, pathologies tumorale (lymphome,
Sarcome de Kaposi), Encéphalopathie à VIH. Activité très limitée, patient alité plus de la
moitié de la journée pendant le dernier mois.
3. Paraclinique
- Bilan à visée diagnostique
- Dépistage (test rapide)
- Charge virale(ne dois pas retarder le traitement)
Seuil de détection : 50 copies/ml
Charge virale dite élevée si: plus de 10 000 copies/ml
- CD4 (ne doit pas retarder le traitement)
Stade Biologique Statut immunitaire Taux de CD4
A Pas de déficit > 350
B Déficit modéré [200- 350]
C Déficit Sévère < 200
La syphilis est une infection bactérienne sexuellement transmissible qui faisait des ravages avant la
découverte des antibiotiques. Les symptômes de la syphilis sont très variables d’une personne à
l’autre. Les signes de cette infection peuvent ressembler à de très nombreuses maladies, ce qui a
valu à la syphilis le surnom de « grande simulatrice ». Non traitée, la syphilis peut évoluer à bas bruit
pendant des dizaines d’années en provoquant de graves complications.
Après la contamination, le patient remarque un ou plusieurs boutons rouges sur ses organes
génitaux, son anus ou au fond de sa gorge. Ce bouton évolue en ulcère non douloureux qui
peut persister pendant 1 à 2 mois. Quelques semaines après l’apparition de l'ulcère, le patient
se plaint d’un syndrome de type grippal. Des plaques de boutons ou des rougeurs peuvent
apparaître sur la paume des mains et la plante des pieds. Parfois, des troubles
neurologiques sont présents : méningite, paralysie d'une partie du visage, par [Link]
certains cas, les yeux sont touchés : inflammation de l'enveloppe des yeux (uvéite) ou de
la rétine (rétinite).Deux ans après la contamination, les symptômes disparaissent. Cette phase
peut durer plusieurs dizaines d’années.
2. Diagnostic
La durée et les symptômes des différents stades de la syphilis sont très variables d’un individu
à l’autre, ce qui fait de la syphilis une maladie difficile à [Link] les signes
cliniques peuvent être absents, le diagnostic repose sur l’interrogatoire et sur un examen
sérologique. Cet examen se fait à partir d’une prise de sang et consiste à doser
des anticorps spécifiques, dirigés notamment contre les tréponèmes. Les deux tests les plus
utilisés sont le VDRL (Venereal Disease Research Laboratory) et le TPHA (Treponema
Pallidum Haemagglutination Assay).En cas de boutons (chancre) sur les organes génitaux, le
médecin peut également faire un prélèvement pour visualiser directement la bactérie au
microscope (le tréponème, à la différence d’autres bactéries, ne peut pas être cultivé in vitro).
Cet examen n’est réalisé que dans des centres très spécialisé[Link] il y
a diagnostic de syphilis, la personne infectée est invitée à contacter ses partenaires sexuels
récents (et plus anciens si la maladie est à un stade avancé) afin qu’ils subissent un test de
dépistage et, le cas échéant, un traitement adapté.
3. Traitement
Chez 40 % des personnes touchées, de graves complications apparaissent après dix à trente
ans : rupture de gros vaisseaux sanguins, troubles neurologiques ou psychiatriques,
destruction d’organes. Ces complications, également appelées stade tertiaire de la syphilis,
peuvent entraîner le décès de la personne. La syphilis expose également à un risque accru
d’infection par le VIH/sida via les lésions que provoque cette infection (risque de trois à cinq
fois plus élevé).Pendant la grossesse, la syphilis peut être transmise de la mère au fœtus. Le
risque de transmission est d’environ 70 % en cas de syphilis précoce et de 10 % en cas
de syphilis tardive. Les complications pour le fœtus et l’enfant à naître sont fréquentes et
extrêmement sévères.
5. Prévention