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Principes Clés de la Procédure Civile

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Séance2 : Les grands principes de la procédure civile

Le principe de la gratuité
L'accès à un juge est un principe garanti à la fois au niveau national par les normes
en vigueur et au niveau internationale par le biais de la CEDH (convention
européenne des droits de l'homme).
Ce principe implique comme son nom l'indique que tout justiciable dispose du
droit d'accéder à un juge et un procès sans avoir à payer quoi que ce soit. En effet
le juge, les greffiers et la grande majorité des parties à un procès sont payé par
l'argent du contribuable et il n'est donc pas nécessaire aux différentes parties du
procès de les payer directement.

Toutefois, le principe de gratuité souffre de sévère exception qui en font un leurre.

• Le premier problème qui vient se poser est que pour tout litige
supérieur en valeur à 10 000€ la présence d'un avocat est requise
pour les deux parties puisque la procédure est écrite. Hors l'avocat,
profession libérale, est payé directement par la personne qui l'engage
ce qui rend le procès très couteux.
• Le second problème est celui du commissaire de justice (huissier de
justice) qui doit aussi être payer pour apposer son sceau et réaliser
plusieurs documents nécessaires au bon déroulement de la procédure
judiciaire (assignations, significations, etc).
• Les experts embauchés pour une vérification professionnel de
certaines pièces apportées au dossier doivent être payé.
• Les médiateurs sont aussi payés par les parties.

En principe les prix de l'avocat, les frais d'experts et des honoraires de l'huissier
devrait être remboursé à la partie perdante à la partie gagnante selon l'article 700
du CPC (code de procédure civile). Néanmoins, les juges en vertu de cet article
doit condamner la partie perdante au remboursement en équité. Par conséquent si
une partie ne dispose pas des moyens de rembourser l'autre ou qu'une autre est
particulièrement l'argent factuellement remboursé sera souvent bien inférieur à la
somme dépensée initialement.
Forcément une personne qui touche le smic ne va pas rembourser 75 000€ de frais
d'avocat s'il perd une plainte contre une grosse société comme BNP Paribas par
exemple.
Le principe du contradictoire
Les parties doivent se communiquer entre elles les moyens de droits et de faits
qu'elles comptent utiliser lors du procès et sur lesquelles elles basent leurs
prétentions. Les pièces du dossiers et preuves doivent aussi être communiquer
entre les parties.

Le juge lui-même est luis aussi tenu au principe du contradictoire cela se traduit
de plusieurs manières :

• Si les parties ne se communiquent pas les pièces entres-elles, le juge


doit leur ordonner de le faire, il peut même leur donner un temps
imparti pour échanger ces pièces.
• Le juge ne peut fonder sa décision que sur un moyen de droit
invoquer par les 2 parties. Autrement s'il le juge vraiment nécessaire
il peut notifier toutes les parties au procès qu'il envisage de soulever
un moyen d'office (terme important), et il invite les parties au procès
à partager leurs observations (prétentions, fait, moyen de droit,
preuves) sur ce nouveau moyen l'une avec l'autre. (Voir article 16 du
CPC)

En gros si deux personnes s'engagent dans une procédure contractuelle et que


le juge se dit "Ils sont cons, ils demandent une faute contractuelle sans avoir
signer de contrat" il peut soulever le moyen extracontractuel d'office et
demander aux parties de préparer leurs arguments et preuves sur une faute
extracontractuelle.

Le principe de la loyauté de la preuve


En principe la preuve doit être acquise de manière licite
La cour de Cassation a admis une exception à ce principe dans un arrêt de 2004.
Il est donc autorisé pour les employés d'acquérir illégalement les preuves d'un
licenciement abusif en photocopiant des documents privés de l'entreprise dans
laquelle il travaillait.

La Cour de cassation considère depuis un arrêt du 25 novembre 2020, qu’un mode


de preuve illicite n’est plus nécessairement écarté des débats s’il est indispensable
(Cass. Soc., 25 nov. 2020, nº 17-19.523)
Ainsi, la jurisprudence a admis que la faute du salarié puisse valablement être
démontrée par un moyen de preuve illicite si celui-ci est :

• Indispensable à l’exercice du droit à la preuve et ;


• Si l’atteinte portée à la vie personnelle du salarié est
strictement proportionnée au but poursuivi.

L’utilisation de cette preuve illicite ne doit pas porter atteinte au caractère


équitable de la procédure dans son ensemble ce qui implique de mettre en balance
le droit au respect de la vie personnelle du salarié et le droit à la preuve de
l’employeur.

Le principe du procès équitable


Les parties sont mises sur un pied d'égalité.

Le principe de la publicité du procès


Le procès est rendu publique et tout le monde peut y assister en dehors des
demandes de huis clos et/ou de huis clos partiel.

Le principe du dispositif
Les parties disposent en principe du procès, de l'objet du litige sur lequel le juge
doit trancher, des éléments qu'ils choisissent d'invoquer ou non. Enfin les parties
disposent du droit de se désister du procès.

• En vertu de l'article 5 du CPC Le juge ne peut pas se prononcer ultra


petita, c’est-à-dire qu'il ne peut pas se prononcer sur un élément qu'il
ne lui a pas été demander de juger par les parties
• En vertu de l'article 4 du CPC, les parties déterminent de par l'objet
de leur prétention l'objet du litige
• Ainsi les parties peuvent modifier l'objet du litige durant le procès.

L'échange de prétentions des parties


Le procès civil débute après que les parties est échangé leurs prétentions
Respectives. Pour ce faire elles suivent une certaine procédure.
La demande initiale : Aussi appelé demande d'assignation, s'est celle qui
enclenche le début de la procédure judiciaire. Elle contient les prétentions de la
partie demanderesse.
Les conclusions : Réponse de la partie défenderesse par rapport à une demande
préalable.

Les tribunaux ne sont tenus de ne répondre qu'aux dernières écritures. De ce fait


quand les parties s'échangent plusieurs demandes et conclusions répétés, il ne faut
pas oublier de faire des demandes récapitulatives qui reprennent bien tous les
éléments invoqués précédemment.

Une partie peut modifier ses prétentions à n'importe quel moment du procès par
le biais de ce que l'on appelle une demande incidente.

Le désistement
Il en existe deux types distincts :

• Le désistement d'instance : Il met fin à une procédure. Il est


cependant possible pour l'une des parties de porter plainte contre
l'autre de nouveaux après un désistement d'instance
• Le désistement d'action : Il met fin à un droit d'action à l'encontre de
l'autre partie. La personne qui se désiste d'action renonce
indéfiniment à pouvoir porter plainte contre l'autre partie sur les
faits, moyens et prétentions précisés.

Le désistement peut se faire de manière unilatérale si seule la demande initiale a


été faite et qu'aucune réponse (conclusion) n'a été produite. Si l'autre partie à
conclut (répondu à la demande initiale), il faut alors un accord pour mettre fin à
la procédure civile.
La radiation est une sanction prise par le juge lorsque les parties n'effectue par
leur due diligences.

La radiation
Autrement une sanction prise quand les parties prennent trop de temps à fournir
aux bonnes personnes les documents qui leurs sont demandés.
Les parties disposent alors d'un délai de 2ans pour solliciter le rétablissement de
l'affaire. Pour cela il suffit d'accomplir la formalité à la source de la radiation.
La procédure judiciaire avec représentation obligatoire

La procédure de toute affaire dont le montant est estimé supérieur à 10 000€ se


fait en présence des avocats. La procédure est dite écrite, car le juge ne doit pas
prendre en compte les requêtes exprimées oralement par les parties.

La forme d'une assignation


Une demande d'assignation ou demande initiale est faite par un commissaire de
justice suite à la requête de la partie demanderesse. Elle doit contenir les éléments
suivants :

• L'état civil des parties


• "Ayant pris pour avocat consultant…"
▪ Ici est indiquer le nom de l'avocat qui sera chargé de préparer
toutes les prétentions de la partie demanderesse et les fournir
par écrit au juge et à la partie adverse.
▪ Eventuellement si le demandeur a pris un avocat de plaidoirie
différent de son avocat consultant il doit indiquer son nom ci-
après.
• Indiquer la profession du demandeur
• "Fait par l'huissier…" Indiquer le nom de l'huissier et l'emplacement
de son cabinet
• Noms et professions des personnes assignés
• "Ou étant et parlant à…" suivie du nom et de l'adresse de la personne
auquel l'huissier a remis la lettre de demande d'assignation en main
propre
▪ Si la personne n'est pas présente chez elle, et qu'aucune autre
personne habitant à la même adresse ne prend la lettre alors
l'huissier remis un avis de passage.
• "Devra comparaitre à l'audience du [Date] au [Lieu]…"
▪ Si l'assigné ne se présente pas alors seule les demandes du
demandeur seront prises en compte. Le juge reste impartial et
de ce fait ne prendra pas les dites demande comme véridique
et en vérifiera la légalité.
• Sont indiqué ici les modalités de représentations requise (il est
nécessaire d'être représenté par avocat pour tout litige supérieur à 10
000€)
• Indiquer ici les prétentions du demandeur
• "Par ces motifs et au vu de l'article … du Code civil, Mr X déclare
responsable Mr Y et le condamne à payer la somme de ... … …€"

Si la personne à qui l'acte d'assignation est destiné n'a pas de résidence, domicile
ou lieu de travail connu, alors l'huissier dresse un PV (procès-verbal) ou il relate
les différents efforts et recherche qu'il a fait pour tenter de retrouver celui-ci.
Une copie du PV est par la suite adressée dans la journée à la dernière adresse
connu du destinataire de la lettre d'assignation. L'huissier envoie par la suite une
lettre indiquant le bon accomplissement de toute formalité nécessaire à la même
adresse.
Le jugement sera alors rendu par défaut sans le défendeur.

Les formalités du procès juridique


La demande d'assignation est souvent accompagnée d'un ensemble de
documents :

• Un BCP (bordereau de communication des pièces) qui contient


l'ensemble des pièces relative au dossier à transmettre à la partie
adverse.
• Une demande d'exécution provisoire, c'est une demande qui est
désormais accepté par défaut sauf exception. Elle permet de rendre
l'exécution du jugement obligatoire même si la partie débouter de
ses prétentions fait appel.

Le JME (juge de la mise en exécution) qui est chargé de contrôler le bon


déroulement de tout procès suivant une procédure écrite va agir sur le procès.
Après un temps défini d'échange entre les parties il émet une ordonnance de
clôture, celle-ci indique que les parties ne peuvent plus apporter de nouvelles
pièces au procès. A partir de ce moment, les juges fixe une date de plaidoirie.
A la suite de la plaidoirie une date de délibéré est fixée pour trancher le litige.

Le JME a compétences exclusives pour statuer sur tous les incidents de procédure
qui ont pour effet de mettre fin au procès sans que le fond (les arguments
juridiques basé sur les faits) du procès ne soit examiner.
En gros il s'occupe de toutes les fins de non-recevoir et faute de forme.

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