Cycle cellulaire et information génétique
Cycle cellulaire et information génétique
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Lycée Valentine LABBÉ La mitose répartit de façon équitable -caractériser les différentes phases de la mitose.
41 rue Paul DOUMER – BP 20226
59563 LA MADELEINE CEDEX le matériel génétique nucléaire entre -montrer l’importance du fuseau mitotique et de son
les deux cellules filles. fonctionnement dans la répartition équitable de
CLASSE PRÉPARATOIRE TB
l’information génétique.
(Technologie & Biologie)
Lien : 3.1 [chapitres 13-14. Reproduction animale / végétale]
- montrer, à l’aide de l’exemple de la division des
cellules végétales la distinction entre division nucléaire
ENSEIGNEMENT DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE (SVT) et division cellulaire.
°° SCIENCES DE LA VIE °°
La différenciation cellulaire implique - montrer à partir d’un exemple que la différenciation
un arrêt des divisions cellulaires et cellulaire conduit à l’arrêt de la prolifération cellulaire.
une sortie du cycle cellulaire. Limite : Aucun détail des signaux impliqués n’est
Partie 1. Organisation fonctionnelle de la cellule eucaryote attendu.
>> Cours << Lien : 3.3 [chapitre 17. Développement embryonnaire animal]
Objectifs : extraits du programme On appelle cycle cellulaire l’ensemble des événements, notamment génétique, de
la vie d’une cellule allant de sa formation à sa division. Chez les Eucaryotes, ce
cycle cellulaire comprend donc typiquement :
Connaissances clefs à construire Commentaires, capacités exigibles
Une phase de division cellulaire au cours de laquelle chaque cellule-fille reçoit la
1.5 Le cycle cellulaire et la vie des Ce chapitre permet une approche temporelle des
même information génétique (à quelques rares mutations près – sauf méiose) ;
cellules différents processus cellulaires décrits dans la partie 1.
Il est l’occasion de rappeler l’importance de la Une longue phase située entre deux divisions cellulaires nommé interphase, au
conservation de l’information génétique pour le cours de laquelle la cellule croît, assure ses fonctions et se prépare à la division,
renouvellement cellulaire et le maintien des notamment en dupliquant son matériel génétique.
organismes.
Chez les organismes procaryotes, réplication du matériel génétique et division peuvent se
Le cycle cellulaire est constitué par -mettre en relation les différentes phases du cycle chevaucher et le cycle cellulaire est plus difficile à caractériser.
une succession de phases assurant cellulaire avec la quantité d’ADN dans les cellules et les
la croissance, le maintien et la activités cellulaires, en particulier les processus liés à Ce cycle cellulaire peut s’arrêter lorsqu’une cellule est hautement différenciée ; elle ne
division cellulaires. l’information génétique ; se divise alors plus. Les divisions cellulaires, très nombreuses au cours du
-connaître les durées relatives des phases du cycle développement mais permettant aussi le renouvellement cellulaire, sont contrôlées
cellulaire en lien avec les processus s’y déroulant. tant par une machinerie cellulaire interne que par des signaux extracellulaires, ce
qui assure le synchronisme des divisions entre elles et éventuellement avec les
Le passage d’une phase à une autre - montrer que les points de contrôle du cycle cellulaire
est sous le contrôle de signaux participent à la conservation de l’information génétique.
rythmes environnementaux.
extracellulaires et de facteurs
internes notamment liés à l’intégrité Comment le cycle cellulaire se déroule-t-il et est-il contrôlé ?
de l’information génétique. Comment l’information génétique est-elle conservée au cours du cycle cellulaire et
La conservation de l’information - montrer l’importance de la conservation de
notamment lors de la duplication du matériel génétique ?
génétique au cours des cycles l’information génétique dans le maintien de l’activité Comment l’information génétique est-elle équitablement répartie entre les cellules-
cellulaires est liée à : des organismes. filles lors des divisons cellulaires mitotiques ?
-la réparation des lésions de l’ADN ; -montrer que la complémentarité des bases azotées est
-la duplication de l’information à l’origine de la fidélité des processus de réparation et
génétique au cours de la phase S par de réplication ;
réplication semi-conservative de -caractériser à l’échelle chromosomique la duplication
l’ADN ; chez les eucaryotes.
Limite : Les mécanismes moléculaires de la réparation
et de la réplication ne sont pas au programme.
Lien Biotechnologies : 4.2.1
Lien : 5.1 [chapitre 21. Mécanismes de l’évolution]
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Quelques rappels (important !) I. Le cycle cellulaire eucaryote, un ensemble d’étapes de vie
On appelle caryotype cellulaire sous contrôle interne et extracellulaire
- Soit le nombre de chromosomes présents dans une cellule (« garniture chromosomique » dans
le cours de certains anciens professeurs).
- Soit le cliché micrographique des chromosomes contenus dans une cellule (sens originel). Mettre en relation les différentes phases du cycle cellulaire avec la
quantité d’ADN dans les cellules et les activités cellulaires, en
On appelle ploïdie le nombre de lots de chromosomes de même type présents dans une particulier les processus liés à l’information génétique ;
cellule ; on la note à l’aide du symbole n affecté d’un coefficient correspondant justement à la
ploïdie.
Connaître les durées relatives des phases du cycle cellulaire en lien
Ex. 1 seul de chromosomes = haploïdie = n ; 2 lots de chromosomes (2 chromosomes par Capacités exigibles avec les processus s’y déroulant.
paire) = diploïdie = 2n ; 3 lots de chromosomes (3 chromosomes par « paire ») = triploïdie = Montrer que les points de contrôle du cycle cellulaire participent à la
3n ; etc. conservation de l’information génétique.
Montrer à partir d’un exemple que la différenciation cellulaire conduit
On note le caryotype et la ploïdie conjointement de la façon suivante : à l’arrêt de la prolifération cellulaire.
- Ex. n = 23 désigne une cellule haploïde comprenant 23 chromosomes (cas des gamètes
humains).
- Ex. 2n = 46 désigne une cellule diploïdie comprenant 46 chromosomes (cas de quasiment A. Le cycle cellulaire, étapes de la vie d’une cellule notamment
toutes les cellules humaines), soit 23 paires de chromosomes.
Attention ! L’état (simple ou double) des chromosomes n’impacte pas cette notation ! caractérisées par une conservation de l’information génétique
On appelle chromatide une molécule linéaire d’ADN (associée à des protéines variées)
contenue dans un génome eucaryote. 1. Notions de cycle cellulaire, mitose, méiose
Un chromosome (eucaryote) correspond : • On appelle cycle cellulaire l’ensemble des événements, notamment génétiques,
- Soit à une seule chromatide : on parle alors de chromosome simple = chromosome de la vie d’une cellule allant de sa formation à sa division.
monochromatidien. • Il existe deux types de divisons cellulaires. On distingue :
- Soit à deux chromatides associées ensemble par un centromère et génétiquement
La mitose au sens large ou phase mitotique – qui est généralement celle à
identiques entre elles, aux erreurs de réplication près (on les appelle chromatides sœurs) :
on parle alors de chromosome double = chromosome bichromatidien = chromosome
laquelle on fait référence quand on parle de « division cellulaire » sans plus de
dupliqué. précision – qui est la division d’une cellule-mère en deux cellules-filles
génétiquement identiques entre elles et génétiquement identiques à la
Un gène est fondamentalement un fragment d’ADN qui code la séquence peptidique d’un cellule-mère (à quelques éventuelles erreurs près), du moins en ce qui
polypeptide (c’est donc une sorte de « plan de montage » de protéine). La partie concerne le génome nucléaire. Cette division comprend une division du noyau
effectivement codante d’un gène (la séquence codant rigoureusement la protéine) peut être ou caryocinèse ou encore caryodiérèse (ou mitose au sens strict des auteurs
appelée un cistron. anglo-saxons*) et une division du cytoplasme ou cytocinèse ou encore
Un gène occupe une position précise sur son chromosome qu’on peut nommer locus.
Les différentes versions d’un gène (c’est-à-dire les séquences nucléotidiques possibles de ce
cytodiérèse.
gène) constituent des allèles.
Notons bien que le nombre de chromosomes est maintenu suite à la mitose : si la cellule-mère
est diploïde, les cellules-filles obtenues par mitose seront diploïdes aussi (et si la cellule était
Chez une espèce diploïde qui possède deux fois le même gène (un sur chaque chromosome
haploïde, les cellules-filles seraient haploïdes – ce qui ne se rencontre pas chez les Mammifères).
homologue), on dit que l’individu est :
- homozygote s’il possède deux fois le même allèle ;
- hétérozygote s’il possède deux allèles différents. * Attention, chez certains auteurs récents, seule la caryocinèse est appelée « mitose » (sens
Dans le cas d’un individu hétérozygote pour un gène donné, on appelle : strict). Nous gardons toutefois ici l’usage traditionnel historique : quand nous parlons de
- allèle dominant celui qui s’exprime ; « mitose », c’est au sens large.
- allèle récessif celui qui ne s’exprime pas.
Il arrive que les deux allèles soient coexprimés, on les dira alors codominants. La méiose qui est la division d’une cellule-mère diploïde en quatre cellules-
filles haploïdes (ou moins lorsque certaines cellules dégénèrent). Il s’y
déroule un brassage génétique. La méiose comprend deux divisions qui se
suivent : la division réductionnelle et la division équationnelle.
Notons bien que le nombre de chromosomes est divisé par deux lors de la méiose.
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2. Rappel : la notion de chromosome simple (= à une chromatide) et de • On s’intéresse ici au cycle cellulaire typique (figures 1-2) qui permet le
développement de l’organisme, la production de nouvelles cellules tout au long de
chromosome double (= à deux chromatides) [important] la vie ou encore la multiplication des cellules germinales avant méiose.
Attention, les notions de ce paragraphe ont été vues plusieurs fois dans l’enseignement
secondaire et sont absolument majeures. AUCUN CADEAU NE VOUS SERA FAIT, ni à l’écrit, ni
à l’oral, sur ces notions. Aucune confusion sur le vocabulaire ne doit subsister !
• Chez les organismes eucaryotes, une molécule d’ADN linéaire que l’on trouve
dans le noyau s’appelle une chromatide. L’ADN y est associé avec des protéines
variées comme les histones.
Attention à ne surtout pas confondre le terme « chromatine » (avec un N) qui désigne l’état
décondensé de l’ADN lors de l’interphase, et le terme « chromatide » (avec un D) qui désigne une
longue molécule d’ADN linéaire (associée à des protéines) – ce dont nous parlons ici.
• Un chromosome correspond :
Soit à une seule chromatide : on parle alors de chromosome simple ou de
chromosome monochromatidien.
Soit à deux chromatides : on parle alors de chromosome double ou
chromosome bichromatidien (= chromosome dupliqué). Dans ce cas, les
deux chromatides sont identiques et reliées entre elles par une zone
nommée centromère. Ces deux chromatides sont appelées chromatides sœurs.
Dans cette liaison interviennent des protéines associant les deux chromatides qu’on nomme
cohésines.
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2n n
MITOSE MITOSE
2n n Pour une cellule Méiose I Méiose II
en général : (division (division
réductionnelle) équationnelle)
2n n
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La 2e division de méiose = division équationnelle = méiose II : chaque cellule
donne deux cellules-filles et les chromosomes doubles deviennent simples
(2 chromatides → une chromatide). Il y a donc le même nombre de
chromosomes au début et à la fin de la méiose II : les cellules sont et restent
haploïdes. En revanche, il y a diminution du nombre de chromatides (comme
dans une mitose).
c. Et les plasmides ? Une réplication et une répartition lors des divisons qui
semblent aléatoires
• Les plasmides se répliquent selon des mécanismes identiques au chromosome
bactérien mais il semble qu’ils se répliquent à des rythmes (souvent plus rapides)
sans synchronisation avec le cycle cellulaire bactérien global. Il semble aussi
que des périodes de latence, où les plasmides ne se répliquent plus, soient
observées. Le contrôle de ces processus (s’il existe) est très mal compris.
• Notons enfin que les plasmides se répartissent aléatoirement dans les cellules-
filles lors d’une division cellulaire.
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B. Le cycle cellulaire, un processus contrôlé (exemple des Vertébrés)
• Les cellules, notamment dans un organisme pluricellulaire, ne prolifèrent pas au
hasard et de manière anarchique, ce qui implique l’existence d’un contrôle de la
prolifération cellulaire et donc du cycle cellulaire.
• On se limitera au cas des Vertébrés dans les processus présentés.
b. L’existence de points de contrôle assurant que la phase en amont a été • On peut mettre en évidence la variation cyclique de la concentration cytosolique
réalisée, autorisant ainsi la poursuite du cycle de certaines molécules corrélée à l’avancement du cycle cellulaire (figure 9).
Parmi elles, le MPF (Mitosis Promoting Factor, facteur promoteur de la mitose), un
• Le contrôle du cycle cellulaire permet qu’une phase du cycle cellulaire ne puisse
complexe protéique connu pour induire l’entrée en mitose. Ces facteurs migrent
pas s’engager si la phase précédente n’a pas été complètement ou
dans le noyau et agissent comme facteurs de transcription.
correctement accomplie : il existe notamment trois points de contrôle
notoires (figure 8) : • Ce MPF, actif lors de la mitose, agit en phosphorylant et, ainsi, activant
Les mécanismes moléculaires de ces contrôles sont clairement indiqués comme hors programme. notamment :
les histones H1 (qui ainsi condensent l’ADN),
Un point de contrôle en fin de phase G1 : si l’ADN est lésé, le passage en
les condensines (protéines agissant sur la condensation de l’ADN en début
phase S (réplication) n’est pas possible, ce qui laisse le temps à la cellule de
de mitose)
réparer l’ADN.
ou encore les lamines nucléaires (ce qui provoque la vésicularisation de
Un point de contrôle en fin de phase G2 : si la réplication est inachevée ou
l’enveloppe nucléaire).
incorrecte, la phase M ne peut advenir.
Un point de contrôle en cours de mitose (en métaphase) : le bon attachement • On connaît aujourd’hui de nombreux détails moléculaires mais on peut proposer
du fuseau de division sur les chromosomes et le bon positionnement des un modèle simple de contrôle du cycle cellulaire (figure 10) :
chromosomes dans la cellule (formant une plaque équatoriale) sont vérifiés.
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Tout au long des phases G1, S et G2, des protéines nommées cyclines B
s’accumulent.
Celles-ci s’associent avec une autre protéine nommée CDK (Cyclin Dependant
Kinase, kinase dépendante des cyclines Kcd), formant ainsi le MPF.
Ce MPF, a un certain seuil de concentration (et activé par d’autres voies),
déclenche la mitose ;
En fin de mitose, des enzymes dégradent les cyclines ; ne demeurent alors que
les CDK isolées qui seront recyclées au cycle cellulaire suivant.
• Notons enfin qu’il existe aussi l’inhibition de contact, lorsque des cellules
adjacentes inhibent mutuellement leur prolifération cellulaire alors que la
disparition de l’une d’entre elles engendre la division d’une autre, ce qui
permet le remplacement de la cellule absente (figure 12).
FIGURE 10. Modèle moléculaire simple de contrôle du cycle cellulaire d’une cellule animale.
D’après CAMPBELL & REECE (2004).
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4. Un dérèglement possible du cycle cellulaire engendrant une prolifération
cellulaire incontrôlée : l’exemple des cancers
a. Des cellules proliférant de manière incontrôlée : notion de cancer
• Un cancer ou tumeur maligne (figure 13) est un ensemble de cellules d’un
organisme où les cellules se multiplient anormalement et relativement
rapidement.
• Les cellules cancéreuses ont trois caractéristiques notoires :
Elles sont capables de se diviser de façon infinie, échappant aux contrôles
cellulaires.
Il arrive heureusement qu’elles soient détectées par le système immunitaire.
Elles gardent les caractéristiques cellulaires de tissus sains dont elles
proviennent.
Elles perdent l’inhibition de contact, ce qui peut les rendre invasives, c’est-à-
dire que la tumeur s’étend dans l’organisme.
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II. La conservation de l’information génétique au cours de
l’interphase
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• Dans les années 1940-1950, on s’est demandé comment fonctionnait la réplication. • Les Bactéries sont ensuite transférées sur un milieu nutritif léger où la source
De manière évidente, la production de deux molécules filles d’ADN identiques d’azote est légère (isotope léger 14N). Désormais, les nouveaux nucléotides
supposait l’utilisation de la molécule mère comme matrice mais trois modèles synthétisés et incorporés à l’ADN sont donc légers (= ils comprennent uniquement
pouvaient alors être envisagés (figure 14) : de l’azote 14N).
Soit la molécule mère est intégralement conservée et une molécule fille est • Les scientifiques étudient alors sur trois générations la nature de l’ADN obtenu à
complètement néosynthétisée : c’est le modèle conservatif. chaque cycle cellulaire (donc après chaque cycle réplicatif) : ils sont capables par
Soit chaque molécule fille comprend un brin hérité de la molécule mère et un centrifugation de séparer l’ADN selon un gradient de densité lié à la quantité de
brin néoformé : c’est le modèle semi-conservatif. nucléotides lourds présents (figure 16).
Soit chaque molécule fille comprend aléatoirement des tronçons hérités de la
molécule mère et des tronçons néoformés : c’est le modèle dispersif. ii. Résultats obtenus
FIGURE 15. Matthew MESELSON & Frank STAHL en 1957 et quelques décennies plus tard.
[Link] et
[Link]
(consultation décembre 2016)
i. Principe général : des cultures de colibacilles sur milieu azoté radioactif puis non
radioactif
• Les scientifiques utilisent des colibacilles E. coli qu’ils cultivent initialement pendant
de nombreuses générations sur un milieu nutritif où la seule source d’azote est
lourde (isotope lourd 15N). L’ADN qui s’y trouve est donc complètement lourd (= il
ne comprend que de l’azote 15N). FIGURE 16. Expérience de MESELSON & STAHL : résultats (à gauche) et interprétation (à
droite). D’après PEYCRU et al. (2010a)
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• Les résultats obtenus sont proposés à la figure 16. l’ADN léger (molécules filles comprenant un brin hérité de la molécule mère qui
était le brin néoformé du cycle 1, et un brin formé de nouveaux nucléotides
iii. Éléments d’analyse et d’interprétation synthétisé lors du cycle 2).
Travail à faire par les étudiants. Rappel : les chercheurs cherchaient à valider un des → On observe le cas (2), ce qui valide le modèle semi-conservatif (et invalide la
modèles et infirmer les deux autres. Bilan : voir figure 17. modèle conservatif).
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FIGURE 20. Expérience de CAIRNS : deuxième vision. D’après PEYCRU et al. (2010a)
Sur cette figure, seuls les brins radioactifs apparaissent.
FIGURE 19. Expérience de CAIRNS : première vision. D’après BREUIL (2007) D’après BREUIL (2007)
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b. Principe opératoire fondamental : une synthèse d’un brin néoformé par
complémentarité de bases avec le brin matrice 5’
3’
FIGURE 21. La réplication : principe fondamental. D’après CAMPBELL & REECE (2004).
3. La réplication, un processus bidirectionnel à une seule origine chez les
Bactéries et plusieurs chez les Eucaryotes
• Le nouveau brin est formé grâce aux nucléotides présents dans le noyau qui • L’origine de réplication est un point de l’ADN à partir duquel s’initie la
s’associent par complémentarité de base au brin matrice (= brin hérité de la réplication.
molécule de mère d’ADN) (figure 21). • C’est une séquence constante qui s’appelle OriC chez les Bactéries.
• Finalement, ce sont bien deux molécules d’ADN identiques entre elles et Des protéines variées interviennent dans la reconnaissance de la séquence OriC et l’initiation de la réplication.
identiques à la molécule mère qui sont obtenues (figure 21). • Contrairement à ce qui se passe chez les Eucaryotes où l’on note plusieurs
origines de réplication, le chromosome bactérien ne présente qu’une seule
On essaiera d’employer à bon escient les mots « duplication » et « réplication ». origine unique de réplication.
La duplication est la copie (aussi conforme que possible) d’un objet ; par exemple, on peut
parler de chromosome dupliqué pour désigner les chromosomes doubles puisque les
chromatides y sont en deux exemplaires semblables et résultent d’une copie. Pour information : notion de réplicon
La réplication est le nom du processus moléculaire qui permet justement de dupliquer l’ADN. On peut appeler réplicon une portion d’ADN pouvant se répliquer à partir d’une origine de
C’est un mécanisme biochimique précis. réplication. Chez les Eubactéries, le chromosome circulaire est composé d’un unique réplicon.
En revanche, les Eucaryotes possèdent des chromosomes présentant plusieurs réplicons.
2. La réplication, un processus qui suppose la polymérisation de nucléotides Fourche de réplication et œil de réplication (figure 23)
(initialement sous forme triphosphate) dans le sens 5’ → 3’ Une fourche de réplication est le lieu où les deux brins d’une molécule d’ADN en cours de
réplication sont en train de se séparer ; à partir d’une origine de réplication, on assiste à la
• La réplication d’ADN repose sur l’ajout de nucléotides qui sont initialement progression dans des sens opposés de deux fourches de réplication.
sous forme de nucléosides triphosphates : la liaison anhydride phosphorique Un œil de réplication est la zone en cours de réplication située entre deux fourches de
entre le phosphate α et le phosphate β réagit avec le groupement phosphate du réplication provenant d’une même origine de réplication.
brin en cours d’élongation. Un pyrophosphate est perdu lors de l’opération
(figure 22).
• On notera que la polymérisation s’effectue dans le sens 5’ → 3’ du brin en
cours d’élongation (à l’instar des autres processus de polymérisation d’acides
nucléiques, comme la transcription qui produit les ARN) : l’ajout de nucléotides
s’effectue en effet à l’extrémité 3’ qui porte un groupement OH libre (figure 22).
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un simple brin [d’ADN]) assurent le maintien en conformation ouverte des deux
brins d’ADN et empêchent la réassociation des brins, laissant ainsi la possibilité
aux autres enzymes d’agir.
• On peut noter que la réplication est bidirectionnelle (figure 23) : deux fourches de
réplication progressent dans des sens opposés à partir d’une même origine de
réplication.
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d. Une polymérisation de l’ADN continue dans le brin précoce et retardé de l’anglais lagging strand de to lag, décaler). À mesure que la fourche
de réplication progresse, des amorces ARN sont régulièrement synthétisées
discontinue dans le brin tardif constitué de fragments d’OKAZAKI puis la polymérisation s’effectue dans le sens 5’→3’ (seul sens possible !) en
s’éloignant de la fourche. Le caractère discontinu de cette polymérisation
explique qu’elle prenne plus de temps que la synthèse du brin précoce.
FIGURE 26. La réplication : une vision synthétique. D’après PEYCRU et al. (2010a), corrigé.
FIGURE 25. Brin précoce et brin retardé. D’après CAMPBELL & REECE (2004). Cadres : protéines appartenant au complexe de réplication.
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TABLEAU I. Principales enzymes intervenant lors de la réplication.
D’après CAMPBELL & REECE (2004).
Pour les ADN polymérases, celles qui sont nommées avec une lettre grecque se retrouvent
chez les Eucaryotes alors que celles qui sont nommées avec un chiffre romain
se retrouvent chez les Eubactéries [pas nécessaire de retenir ça !].
NB Les topoisomérases ont été omises dans ce tableau.
FIGURE 27. La réplication : une autre vision synthétique. D’après CAMPBELL & REECE (2004). a. La réplication : un processus à plusieurs origines chez les Eucaryotes, et
donc plusieurs yeux de réplication
• Deux schémas sont proposés : la figure 27 permet de bien comprendre le processus • Chez les Eucaryotes (auxquelles appartiennent les Mammifères), les
alors que la figure 26 est plus facile à refaire dans une copie. chromosomes (généralement nettement plus longs que ceux des Bactéries)
• Le tableau I résume les principales enzymes impliquées dans la réplication. présentent plusieurs réplicons (portion d’ADN pouvant se répliquer à partir
d’une origine de réplication).
• Il y a donc plusieurs origines de réplication et le processus progresse donc
simultanément au niveau de plusieurs yeux de réplications (figure 28).
• Notons que les brins des différents réplicons sont associés par des ADN ligases.
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FIGURE 28. La réplication eucaryote : plusieurs yeux de réplications simultanés.
D’après CAMPBELL & REECE (2004).
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6. L’existence d’erreurs généralement corrigées lors de la réplication
(correction sur épreuve) ou après (réparation post-réplicative)
• Chez les Bactéries comme chez les Eucaryotes, l’ADN polymérase fait des erreurs
de réplication qui génèrent des mutations ponctuelles (voir B).
• Dans la majorité des cas, ces mutations sont corrigées (voir B).
Soit sur épreuve par l’ADN polymérase elle-même qui possède une activité
exonucléasique.
Soit après réplication, grâce à des systèmes variés de réparation de l’ADN qui
balaient continuellement l’ADN à la recherche d’anomalies.
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APPARIEMENTS STANDARD : β. Insertions ou délétions par glissement de brins [pour information ?]
• Des boucles peuvent se former localement, conduisant à l’extrusion d’un ou
plusieurs nucléotides. Cela se produirait surtout lorsque les bases sont très
répétitives, car cela favorise le glissement d’un brin l’un sur l’autre lorsque le
nouveau brin est synthétisé lors de la réplication (figure 33).
• Il s’ensuit une addition de nucléotide(s), si l’extrusion se forme sur le brin
néoformé, ou au contraire une délétion de nucléotide(s), si l’extrusion se forme
Thymine (forme Adénine (forme sur le brin matrice (figure 33).
commune : cétone) commune : amino)
Guanine (forme
Cytosine (forme commune : cétone)
commune : amino)
EXEMPLES DE
MÉSAPPARIEMENTS :
Adénine (forme
Cytosine* (forme commune : amino)
rare : imino)
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3. Des modifications locales de la séquence nucléotidique qui sont souvent
corrigées par des systèmes enzymatiques de réparation de l’ADN
• La plupart des mutations sont corrigées par des systèmes enzymatiques de
réparation de l’ADN. Certaines perdurent toutefois et peuvent alors se répandre
dans les cellules au fil des mitoses.
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b. Une correction des altérations de l’ADN hors réplication impliquant des
endonucléases
FIGURE 37. Ensemble d’étapes enzymatiques permettant d’exciser et de remplacer un α. Une possibilité de réversion directe
nucléotide défectueux (par exemple : un site AP) : un modèle possible. • Il arrive que certaines mutations se corrigent « d’elles-mêmes », sans intervention
D’après PEYCRU et al. (2013). d’agents biologiques, comme elles sont apparues : c’est typiquement le cas des
dimérisations de thymines où les UV peuvent inverser le processus
• Qu’il s’agisse des altérations dues à la réplication qui n’auraient pas été spontanément.
corrigées par l’ADN pol ou d’altérations intervenant lors du stockage de l’ADN,
la majorité des altérations donne lieu à une réparation. β. Une possibilité de réversion par la photolyase
• La photolyase est une enzyme qui catalyse la dé-dimérisation de pyrimidines
• Il existe de nombreuses enzymes spécialisées dans la réparation de l’ADN, ce (dont les thymines) en utilisant la lumière visible, notamment les radiations
qui montre l’importance de l’existence de tels systèmes. Ces enzymes balaient bleu-violet. La réaction catalysée s’appelle photoréactivation (figure 39).
l’ADN régulièrement à la recherche de sites à réparer.
• Cette enzyme est répandue chez les Bactéries, les Angiospermes, la plupart des
• On peut citer les endonucléases capables de reconnaître un site défectueux et Animaux mais… n’existe pas chez les Mammifères placentaires !
d’exciser le nucléotide erroné (figure 37), voire d’exciser un fragment de brin
Notons toutefois que les Mammifères présentant une pilosité importante (sauf l’Homme) et, parfois, une peau pigmentée,
comprenant le site défectueux (figure 38). Il y a ensuite resynthèse du
ce qui limite l’exposition au rayonnement ultra-violet des tissus et rend en théorie plus rares les dimérisations de
nucléotide manquant (figure 37) ou du brin manquant par les systèmes
pyrimidines.
enzymatiques de la réplication (figure 38).
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Encadré A Taux de mutations et horloges moléculaires
Au-delà du programme : pour information – d’après mon cours de Capes
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5. Des modifications locales de la séquence nucléotidique qui peuvent avoir b. Des mutations qui sont forcément transmises à la descendance chez les
des conséquences cellulaires et se répandre dans les populations unicellulaires
• Chez les unicellulaires tels que les Bactéries, qui se reproduisent par simple
a. Des mutations classables selon leur effet sur l’information génétique : division, les mutations sont forcément transmises à la descendance.
mutations faux-sens, non-sens, neutres…
Les mutations qui perdurent produisent de nouveaux allèles. On peut classer les c. Des mutations qui ne peuvent se répandre dans les populations que si
mutations selon leur effet sur l’expression génétique (figure 40) : elles touchent les cellules à l’origine des gamètes (cellules germinales dans
• 1. Mutations efficaces : mutations modifiant la fonctionnalité d’une protéine ou le cas des Mammifères)
les séquences régulatrices. • Chez les organismes pluricellulaires à reproduction sexuée, les mutations ne
a) Mutation faux-sens : changement d’un codon en un autre qui code pour peuvent être transmises à la descendance que si elles touchent les cellules à
un acide aminé (AA) différent, ce qui change la fonctionnalité de la protéine. l’origine des gamètes.
° Mutation perte de fonction : la protéine perd sa fonction
• Dans le cas des Mammifères, il faudra ainsi qu’il s’agisse de mutations germinales
(mutation défavorable = délétère).
(= touchant les ovogonies ou les spermatogonies).
° Mutation gain de fonction : la protéine acquiert une meilleure ou
• Cela ne veut pas dire qu’une mutation somatique sera forcément sans
une nouvelle fonctionnalité (néofonction) (mutation favorable = bénéfique).
conséquence (certaines sont par exemple à l’origine de nombreux cancers) mais,
b) Mutation non-sens : apparition d’un codon-stop qui aboutit à un
dans ce cas, la mutation ne peut pas se répandre dans la population puisqu’elles
polypeptide tronqué (mutation généralement très défavorable).
ne sont pas transmissibles à la descendance.
NB Cas des mutations décalantes (insertions, délétions) qui décalent le
cadre de lecture et modifient tous les codons à la suite de la mutation : la
probabilité d’apparition d’un codon stop est alors très élevée. d. Des mutations qui se répandent ou non dans les populations sous l’effet
• 2. Mutations neutres : mutations sans effet cellulaire. de la sélection naturelle et de la dérive génétique
a) Mutation touchant des zones non codantes du génome. • Dans les populations, les allèles sont soumis à deux forces évolutives qui
b) Mutation silencieuse : le codon est remplacé par un codon équivalent conditionnent leur expansion ou leur extinction :
(grâce à la redondance du code génétique), ce qui ne modifie pas le Voir chapitres 19 (Populations) et 21 (Évolution)
polypeptide. La sélection naturelle pour les mutations favorables ou délétères : les
c) Mutation neutre avec modification d’AA : un nouveau codon codant pour mutations favorables sont sélectionnées (les individus survivent mieux et se
un nouvel AA apparaît mais cet AA ne modifie pas la fonctionnalité de la reproduisent mieux, transmettant ainsi leur patrimoine génétique) et les
protéine (raisons possibles : il est situé dans un domaine non stratégique de la mutations défavorables sont contre-sélectionnées (= éliminées) (les individus
protéine, ou bien c’est un AA avec des propriétés équivalentes à celui qu’il ne se développent pas jusqu’à leur terme ou bien sont désavantagés par la
remplace…). suite et sont éliminés par l’environnement).
La dérive génétique qui, selon des lois de probabilité, fixe ou élimine au
hasard les mutations neutres.
Notez que, à l’échelle moléculaire, il est aujourd’hui évident et démontré que la plupart des
mutations sont neutres. Le hasard est donc un élément déterminant de l’évolution des
populations et des espèces.
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III. La transmission conforme de l’information génétique au cours
de la division cellulaire mitotique
• Nous utilisons le terme « mitose » au sens large. On traite ici le cas d’une cellule
animale.
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• La mitose (figures 41-42) comprend une caryocinèse (= division du noyau) et une La mise en place du fuseau de division (= fuseau achromatique) qui est
cytodiérèse (= division du cytoplasme). On s’intéresse ici au déroulement l’ensemble des microtubules assurant les différents processus de la division
chronologique de la mitose et la succession des principaux événements cellulaire. Ce fuseau s’organise à partir des centrosomes.
caractérisant chaque étape. • Lors de la prométaphase (figure 43b) on assiste à :
La vésicularisation de l’enveloppe nucléaire.
Préalablement à la mitose, on rappelle que la cellule était en phase G2 et que la phase S a La fixation d’extrémités de microtubules sur les chromosomes doubles : on les
auparavant permis :
La duplication de l’information génétique au moyen de la réplication.
appelle microtubules kinétochoriens, les kinétochores étant des assemblages
La duplication des centrosomes (il y en a deux, composés chacun de deux centrioles). protéiques situés au niveau du centromère qui permettent justement la
fixation des microtubules.
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• La cytodiérèse (figures 46-47) se déroule souvent en même temps que la
télophase (elle peut commencer dès l’anaphase et se poursuit souvent un peu
après la fin de la télophase). Dans les cellules animales, elle suppose la formation
d’un sillon de division dû à un anneau contractile – composé de filaments
d’actine et de myosine glissant les uns contre les autres – qui assure la
constriction progressive des cellules-filles et finalement leur séparation
(figure 28).
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Pour information 5. Bilan des étapes de la mitose
Lorsque l’on observe un sillon de division en coupe au MET (figure 48), on constate la présence de • Voir tableau III.
restes de microtubules polaires ainsi que la présence de matériel dense qui constitue le corps
intermédiaire (midbody). On y trouve des protéines variées ainsi que des vésicules golgiennes.
TABLEAU III. La mitose en bref.
D’après PEYCRU et al. (2010a).
0,5 µm
Corps
intermédiaire
Microtubules
polaires
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B. Les particularités de la mitose végétale
• Citons ci-après quelques particularités de la mitose végétale.
FIGURE 49. Mitose dans les cellules végétales. D’après BREUIL (2007).
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FIGURE 52. Mitose dans les cellules végétales. D’après CAMPBELL & REECE (2004).
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C. Les mécanismes importants de la mitose
• Il s’agit ici d’examiner plus précisément certains aspects mécanistiques de la
mitose.
2. Importance du cytosquelette
• Comme nous avons pu le voir lors de la description des étapes de la mitose, le
cytosquelette est crucial dans la réalisation de la division. FIGURE 54. Évolution du fuseau achromatique lors des principales étapes de la division
mitotique. D’après PEYCRU et al. (2010a).
a. Des microtubules organisés en un fuseau de division (microtubules
Pour information
polaires, astériens et kinétochoriens) On notera sur la figure 54 que certains auteurs distinguent deux parties dans l’anaphase :
• On appelle fuseau de division, fuseau mitotique ou encore fuseau achromatique L’anaphase A où la cellule garde la même taille ; on y assiste au clivage des centromères et eu
l’ensemble de microtubules qui permettent la réalisation des étapes de la début de l’ascension polaire des chromosomes séparés.
mitose (figures 54-55). Ce fuseau s’organise autour des deux centrosomes qui L’anaphase B où la cellule s’allonge grâce aux microtubules polaires ; on y assiste à la fin de
l’ascension polaire.
migrent à des pôles opposés lors de la division.
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FIGURE 57. Rappel de l’organisation d’un microtubule. D’après CAMPBELL & REECE (2004).
On peut par exemple illustrer l’importance de la dépolymérisation des microtubules avec l’ascension
polaire (figure 58) : l’extrémité (+) se dépolymérise, or les protéines du kinétochore ont plus
d’affinité pour la tubuline polymérisée que pour la tubuline dépolymérisée, ce qui implique que la
chromatide « suit » le microtubule en cours de dépolymérisation.
b. Importance de la polymérisation-dépolymérisation des microtubules FIGURE 58. Mécanisme de l’ascension polaire des chromatides.
dans leur allongement ou leur raccourcissement D’après SEGARRA et al. (2014).
• Rappelons que les microtubules sont des dimères de tubuline – une tubuline α
et une tubuline β – répétés longitudinalement (ce qui forme un protofilament)
et associés en treize rangées. C’est un filament épais (diamètre 25 nm) et
résistant à la compression (figure 57).
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Encadré B Rappel : l’organisation du centrosome c. Rôle des lamines dans la vésicularisation et la reformation de l’enveloppe
Pour approfondir – on ne met pas ça dans une copie… nucléaire
On trouve dans les cellules un centre organisateur des microtubules (COMT) au niveau duquel
s’ancrent les microtubules, composé de protéines variées. Dans les cellules animales, le COMT
est un centrosome (figure a) (attention, certains auteurs utilisent aussi le mot « centrosome » pour
le COMT des cellules végétales) composé de deux centrioles, courts ensembles de 9 triplets de
microtubules, et de matériel dense souvent nommé matériel péricentriolaire (figure a).
L’organisation du COMT est plus diffuse et moins connue pour les cellules végétales mais certaines protéines ont été identifiées.
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identiques. In fine, ce sont deux lots génétiques identiques (à quelques erreurs
près) qui sont légués aux cellules-filles. α. Cas de la multiplication des cellules germinales (ex. des Mammifères) [avec
rappels sur la gamétogenèse]
2. Des limites à la conformité Revoir le chapitre 13 sur la reproduction animale
La gamétogenèse désigne l’ensemble des processus qui permettent, à partir des cellules
a. La possibilité de mutations non réparées transmises aux cellules-filles germinales, de produire des gamètes.
• Lors du stockage de la molécule d’ADN en interphase, comme lors de sa On parle de spermatogenèse dans le cas de la production de gamètes mâles et d’ovogenèse
réplication en phase S, des mutations ponctuelles peuvent apparaître. dans le cas de la production de gamètes femelles.
• Souvent corrigées, certaines ne le sont pas et sont alors transmises par mitoses
aux lignées cellulaires dérivant de la cellule mutée. • Qu’il s’agisse des gamètes mâles ou des gamètes femelles, la gamétogenèse
comprend trois ou quatre étapes principales au cours desquelles se déroulent les
deux types de divisions cellulaires (figure 60-61) :
b. Une inégalité de répartition du matériel cytoplasmique (y compris 1/ Une phase de multiplication des cellules germinales (spermatogonies ou
génétique) lors de la cytodiérèse ovogonies) par mitoses. Des différences sont à noter entre mâles et femelles :
• Lors de la cytodiérèse, le matériel cytoplasmique est inégalement réparti : par o Cette multiplication mitotique intervient de la puberté jusqu’à la
exemple, il peut y avoir plus de mitochondries dans une cellule-fille que dans l’autre. mort chez les Mammifères mâles, de manière continue.
Lors du développement, l’inégale répartition des déterminants cytoplasmiques est cruciale dans la détermination du o Cette multiplication mitotique intervient lors du développement
devenir des cellules. embryonnaire chez les femelles puis la méiose est amorcée
• Si l’on se penche sur les organites semi-autonomes, notons qu’une cellule-fille dans le fœtus : une jeune femelle naît ainsi, non pas avec des
peut présenter plus de matériel génétique que l’autre si elle comporte davantage ovogonies, mais avec un stock d’ovocytes I.
d’organites semi-autonomes puisqu’on rappelle que ces organites présentent leur 2/ Une phase d’accroissement des cellules germinales précédant la méiose.
propre ADN. Des mécanismes de compensation ultérieure (pas toujours pas o Cette étape (qui a lieu en interphase pré-méiotique) est peu
forcément compris) semblent toutefois permettre un rééquilibrage. importante dans la spermatogenèse.
o Cette étape est plus importante dans l’ovogenèse ; on assiste
c. L’existence (très rare) de recombinaisons mitotiques : les crossing-over au grossissement de l’ovogonie qui accumule des réserves
(surtout protéines et ARN – il y a peu de réserves vitellines
mitotiques [pour information] chez les Mammifères dont l’ovocyte est qualifié d’alécithe).
• On connaît l’existence de recombinaisons mitotiques par crossing-over où deux 3/ La maturation au cours de laquelle se déroule la méiose qui permet de
chromosomes homologues échangent des portions de chromatides entre eux. produire des cellules diploïdes à partir des cellules germinales. Dans le cas
Comme il n’y a pas d’appariement des chromosomes homologues lors de la de l’ovocyte, on assiste à son grandissement et l’accumulation importante de
prophase de mitose, ces phénomènes semblent très rares et accidentels, réserves.
contrairement à ce qui se passe lors de la méiose. o Chez les mâles, la méiose donne quatre cellules-filles
haploïdes qu’on appelle spermatides.
E. Aspects ontogénétiques et reproductifs de la mitose o Chez le femelles, la méiose produit seulement un gamète
femelle qu’on appelle ovocyte II. À chaque division de
méiose, un globule polaire est émis : il s’agit d’une petite
1. La base du développement pluricellulaire et de la reproduction asexuée cellule éjectée lors d’une division de méiose femelle qui
• Les mitoses permettent fondamentalement la multiplication des cellules ; cette dégénère ensuite (figure 61).
multiplication étant majeure lors du développement des organismes Certains auteurs affirment toutefois que le premier globule polaire peut subir une division mitotique
pluricellulaires, la mitose est donc à la base de ce développement. et que les cellules issues de cette mitose dégénérèrent ensuite.
• Comme la reproduction végétative fait appel à des organes végétatifs dont les
cellules vont – souvent avec intervention de processus de dédifférenciation et Une cellule germinale qui s’engage dans la première division de méiose s’appelle un
différenciation – se multiplier, les divisions mitotiques sont donc aussi à la base « cyte I », plus précisément un spermatocyte I (= spermatocyte primaire = spermatocyte de 1er
de la reproduction asexuée. ordre) si l’on est chez un mâle et s’appelle un ovocyte I (= ovocyte primaire = ovocyte de 1er
ordre) si l’on est chez une femelle.
Une cellule animale issue d’une première division de méiose et qui s’engage ensuite dans la
2. Une intervention dans le cadre de la reproduction sexuée deuxième division de méiose s’appelle un « cyte II », plus précisément un spermatocyte II
(= spermatocyte secondaire = spermatocyte de 2e ordre) si l’on est chez un mâle et s’appelle
un ovocyte II (= ovocyte secondaire = ovocyte de 1er ordre) si l’on est chez une femelle.
a. La multiplication des cellules germinales (Métazoaires) ou des cellules-
mères de spores (Embryophytes) 4/ Dans le cas des gamètes mâles : une différenciation des spermatides
• Lors de la reproduction sexuée, les cellules impliquées peuvent subir une (cellules rondes) en spermatozoïdes fonctionnels qu’on appelle
multiplication par mitoses. spermiogenèse (figure 60).
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(n)
À retenir de ces rappels : multiplication des cellules germinales par mitose en amont
de la méiose !
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b. La production d’un gamétophyte chez les Embryophytes
Revoir chapitre 14 sur la reproduction végétale
• Les spores subissent des mitoses à l’origine du gamétophyte : Gros Séparation
Deux mitoses dans le cas de la microspore donnant le gamétophyte mâle plan méiose des spores
(grain de pollen) (figure 62-63) ;
Trois mitoses dans le cas de la mégaspore donnant le gamétophyte femelle
(sac embryonnaire).
FIGURE 63. Étapes de la formation d’un grain de pollen : une vision simplifiée.
D’après KLEIMAN (2001).
La formation d’un grain de pollen passe par les étapes suivantes (figures 62-63) :
La microsporogenèse : une cellule-mère de spore (diploïde) subit la méiose, ce qui produit
quatre cellules haploïdes qu’on nomme microspores. Ces cellules sont contenues par quatre
dans une expansion pariétale faite en callose : cette structure constitue une tétrade de
microspores. Assez rapidement, chaque microspore est individualisée.
Diploïde (2n) Haploïde (n) Haploïde (n) Chaque microspore subit une mitose à l’état haploïde qui aboutit à une cellule principale
comprenant un premier noyau dite cellule végétative, et une petite cellule contenue dans
l’autre (chacune ayant sa membrane) qu’on nomme cellule générative ou cellule spermatogène.
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Macrosporogenèse
méiose
1e mitose
2e mitose 3e FIGURE 65. Étapes de la formation d’un sac embryonnaire : une vision simplifiée.
mitose
D’après KLEIMAN (2001).
Haploïde (n)
Haploïde (n)
Haploïde (n)
Cellularisation
Haploïde (n)
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Quelques schémas bilans
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FIGURE 68. Les mutations. D’après SAINTPIERRE et al. (2017). FIGURE 69. La mitose. D’après SAINTPIERRE et al. (2017).
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DAUTEL, O. (dir.), A. PROUST, M. ALGRAIN, C. BORDI, A. HELME-GUIZON, F. SAINTPIERRE, M. VABRE & C. BOGGIO (2017).
Pour faire une fiche de révision : quelques pistes Biologie Géologie BCPST 1re année. Vuibert, Paris.
DENŒUD, J., T. FERROIR, O. GUIPPONI, H. MOREAU, M. PAULHIAC-PISON, M.-L. PONS & F. TEJEDOR (2011). Biologie-
Il est conseillé de maîtriser les grandes lignes du plan Géologie BCPST-véto 2e année. Tec & Doc, Lavoisier, Paris.
DENŒUD, J., C. GODINOT, O. GUIPPONI, H. MOREAU, M. PAULHIAC-PISON & F. TEJEDOR (2013). Biologie-Géologie
Le plan ne doit pas être perçu comme un carcan figé, ou comme un modèle de plan de dissertation à ré- BCPST-véto 1e année. Tec & Doc, Lavoisier, Paris.
utiliser en devoir, mais bien comme un outil d’apprentissage et de structuration des concepts DENŒUD, J., C. GODINOT, O. GUIPPONI, H. MOREAU, M. PAULHIAC-PISON, M.-L. PONS & F. TEJEDOR (2014). Biologie-
importants. Vous pouvez en recopier les grandes lignes ou annexer le plan du polycopié Géologie BCPST-véto 2e année. Tec & Doc, Lavoisier, Paris.
directement. GODINOT, C., H. MOREAU, M. PAULHIAC-PISON & F. TEJEDOR (2010). Biologie-Géologie 1re année BCPST-véto. Tec &
Doc, Lavoisier, Paris.
KLEIMAN, C. (2001). La reproduction des Angiospermes. Belin, Paris.
Il est conseillé de réaliser un lexique des principales définitions. LAFON, C. (2003). La biologie autrement. 100 questions de synthèse. Ellipses, Paris.
LATRUFFE, N. (dir.), F. BLEICHER-BARDETTI, B. DUCLOS & J. VAMECQ (2014). Biochimie. Tout le cours en fiches.
Il est conseillé de reproduire les schémas (et tableaux) majeurs : Licence. PACES-UE1. CAPES. Dunod, Paris.
Liste indicative. LIZEAUX, C., D. BAUDE (dir.), V. AUDEBERT, C. BRUNET, G. GUTJAHR, Y. JUSSERAND, A. MATHEVET, P. PILLOT, S. RABOUIN
- Cycle cellulaire et contrôle & A. VAREILLE, 2008. SVT Sciences de la Vie et de la Terre Terminale S. Enseignement obligatoire. Bordas,
° Évolution de la quantité d’ADN au cours du cycle cellulaire mitotique Paris.
(lien avec l’état des chromosomes) MEYER, S., C. REEB & R. BOSDEVEIX (2008). Botanique. Biologie et physiologie végétales. Maloine, Paris, 2e édition
(1e édition 2004).
° Idem pour le cycle méiotique MORÈRE, J.-L., R. PUJOL (coord.), J.-C. CALLEN, L. CHESNOY, J.-P. DUPONT, A.-M. GIBERT-TANGAPREGASSOM, G.
° Points de contrôle du cycle cellulaire RICOU, N. TOUZET (dir.) et colloborateurs (2003). Dictionnaire raisonné de Biologie. Frison-Roche, Paris.
PEYCRU, P. (dir.), J.-F. FOGELGESANG, D. GRANDPERRIN, B. AUGÈRE, J.-C. BAEHR, C. PERRIER, J.-M. DUPIN & C. VAN
- Conservation de l’IG DER REST (2010a). Biologie tout-en-un BCPST 1re année. Dunod, Paris, 2e édition (2009), réimpression
° Expérience de MESELSON & STAHL (Biotechnologies) corrigée (2010) (1e édition 2006).
° Expérience de CAIRNS (Biotechnologies) PEYCRU, P. (dir.), J.-C. BAEHR, F. CARIOU, D. GRANDPERRIN, C. PERRIER, J.-F. FOGELGESANG & J.-M. DUPIN (2010b).
Biologie tout-en-un BCPST 2e année. Dunod, Paris, 2e édition (1e édition 2007).
° Réplication
PEYCRU, P., D. GRANDPERRIN, C. PERRIER (dir.), B. AUGÈRE, T. DARRIBÈRE, J.-M. DUPIN, C. ESCUYER J.-F.
° Typologie des mutations ponctuelles FOGELGESANG, & C. VAN DER REST (2013). Biologie tout-en-un BCPST 1re année. Dunod, Paris, 3e édition (1e
° Mésappariements édition 2006).
° Dépurinations PEYCRU, P., D. GRANDPERRIN, C. PERRIER (dir.), B. AUGÈRE, J.-F. BEAUX, F. CARIOU, P. CARRÈRE, T. DARRIBÈRE, J.-M.
° Dimères de thymines DUPIN, C. ESCUYER, J.-F. FOGELGESANG, S. MAURY, É. QUÉINNEC, E. SALGUEIRO & C. VAN DER REST (2014).
° Modèle de correction (ex. endonucléase) Biologie tout-en-un BCPST 2e année. Dunod, Paris, 3e édition (1e édition 2007).
PEYCRU, P., D. GRANDPERRIN, C. PERRIER (dir.), B. AUGÈRE, T. DARRIBÈRE, J.-M. DUPIN, C. ESCUYER, J.-F.
FOGELGESANG, & C. VAN DER REST (2017). Biologie tout-en-un BCPST 1re année. Dunod, Paris, 4e édition (1e
- Mitose
édition 2006).
° Étapes de la mitose PEYCRU, P., D. GRANDPERRIN, C. PERRIER (dir.), B. AUGÈRE, J.-F. BEAUX, F. CARIOU, P. CARRÈRE, T. DARRIBÈRE, J.-M.
° Tableau des étapes de la mitose DUPIN, C. ESCUYER, J.-F. FOGELGESANG, S. MAURY, É. QUÉINNEC, E. SALGUEIRO & C. VAN DER REST (2018).
° Mitose végétale : au moins la cytodiérèse Biologie tout-en-un BCPST 2e année. Dunod, Paris, 3e édition (1e édition 2007).
° Fuseau mitotique PRAY, L. (2008). DNA replication and causes of mutation. Nature Education, 1 (1) : 214.
RAVEN, P. H., G. B. JOHNSON, J. B. LOSOS, S. S. SINGER (2007). Biologie. De Boeck, Bruxelles.
Vous devez en outre savoir / pouvoir : RICHARD, D. (dir.), P. CHEVALET, S. FOURNEL, N. GIRAUD, F. GROS, P. LAURENTI, F. PRADÈRE & T. SOUBAYA (2012).
° Reconnaître et dessiner les principales étapes de la mitose en Biologie. Tout le cours en fiches. Licence. CAPES. Prépas. Dunod, Paris, 2e édition (1e édition 2010).
SAINTPIERRE, F., C. BORDI (dir.), M. ALGRAIN, Y. KRAUSS, I. MOLLIÈRE & H. CLAUCE (2017). Mémento Biologie BCPST
microscopie optique ou électronique (en lien avec TP 1.3.) 1re et 2e années. Vuibert, Paris.
SEGARRA, J. (dir.), É. CHAUVET, C. COLSON-PROCH, M. HUILLE, M. LABROUSSE, F. LOUET, F. METZ & E. PIÈTRE (2014).
Biologie BCPST 1re année. Ellipses, Paris.
SEGARRA, J., E. PIÈTRE (dir.), G. BAILLY, O. CHASSAING, D. FAVRE, T. JEAN, F. METZ & C. MEUNIER (2015). Biologie
Références BCPST 2e année. Ellipses, Paris.
VIGNAIS, P. (2001). La Biologie des origines à nos jours. Une Histoire des idées et des hommes. « Grenoble
ALBERTS, B., A. JOHNSON, J. LEWIS, M. RAFF, K. ROBERTS & P. W ALTER (2004). Biologie moléculaire de la cellule. Sciences », EDP Sciences, Les Ulis.
Quatrième édition. Traduction de la quatrième édition américaine (2002) par F. LE SUEUR-ALMOSNI. VIGNAIS, P. (2006). Science expérimentale et connaissance du Vivant. La Méthode et les concepts. « Grenoble
Flammarion, Paris. Première édition américaine 1983 (1986 1e édition française). Sciences », EDP Sciences, Les Ulis.
BERTHET, J. (2006). Dictionnaire de Biologie. De Boeck Université, Bruxelles (Belgique).
BOUJARD, D. (dir). B. ANSELME, C. CULLIN & CÉLINE RAGUÉNÈS-NICOL (2015). Biologie cellulaire et moléculaire. Tout le
cours en fiches. Licence. PACES. CAPES. 2e édition (1e édition 2012), Dunod, Paris.
BREUIL, M. (2007). Biologie 1re année BCPST-véto. Tec & Doc, Lavoisier, Paris.
BREUIL, M. (2009). Biologie 2e année BCPST-véto. Tec & Doc, Lavoisier, Paris.
CALLEN, J.-C. (2005). Biologie cellulaire. Des molécules aux organismes. Dunod, Paris, 2e édition (1e édition 1999).
CAMPBELL, N. A. & J. B. REECE (2004). Biologie. De Boeck Université, Bruxelles, 2e édition (1e édition 1995).
[CAMPBELL, N. A.], J. B. REECE, L. A. URY, M. L. CAIN, S. A. W ASSERAMN, P. V. MINORSKY, R. B. JACKSON (2012).
Campbell Biologie. Adaptation française J. FAUCHER & R. LACHAÎNE. Pearson, Paris (4e edition).
Lycée Valentine Labbé (59) • Classe préparatoire TB • SVT • Partie 1 • Chapitre 6. Le cycle cellulaire et la vie des cellules
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Invalidation du modèle dispersif 11
Plan du chapitre Invalidation du modèle conservatif et validation du modèle semi-conservatif 11
β. La confirmation par CAIRNS (1963) 11
Objectifs : extraits du programme 1 i. Principe général : une visualisation autoradiographique des brins d’ADN sur le
Introduction 1 chromosome bactérien en cours de réplication 12
ii. Résultats et interprétation : confirmation de la semi-conservativité de la réplication
I. Le cycle cellulaire eucaryote, un ensemble d’étapes de vie cellulaire sous contrôle interne et illustration de l’origine unique de réplication chez les Bactéries 12
et extracellulaire 2 b. Principe opératoire fondamental : une synthèse d’un brin néoformé par complémentarité de
A. Le cycle cellulaire, étapes de la vie d’une cellule notamment caractérisées par une bases avec le brin matrice 13
conservation de l’information génétique 2 2. La réplication, un processus qui suppose la polymérisation de nucléotides (initialement sous
1. Notions de cycle cellulaire, mitose, méiose 2 forme triphosphate) dans le sens 5’ → 3’ 13
2. Rappel : la notion de chromosome simple (= à une chromatide) et de chromosome double (= 3. La réplication, un processus bidirectionnel à une seule origine chez les Bactéries et plusieurs
à deux chromatides) [important] 3 chez les Eucaryotes 13
3. Étapes du cycle cellulaire mitotique et évolution de la quantité d’ADN 3 4. La réplication, un processus assuré par un complexe enzymatique que l’on peut nommer
a. Un cycle divisé en interphase et mitose 3 réplisome ou complexe de réplication 14
b. Une interphase divisible en phases G1, S et G2 4 a. Une ouverture de la molécule par une hélicase et un désenroulement par des
4. Cas du cycle cellulaire des cellules germinales s’engageant dans la méiose 4 topoisomérases 14
5. Quelques remarques sur le cycle cellulaire des Eubactéries 5 b. Des protéines stabilisatrices empêchant le ré-appariement de la séquence : les SSB 14
a. Une division cellulaire rudimentaire : la scissiparité 5 c. Une initiation de la polymérisation de l’ADN par une primase déposant une amorce ARN
b. Une division cellulaire qui suppose une réplication du chromosome bactérien souvent en suivie d’une polymérisation par une ADN polymérase 14
amont et s’inscrit dans des cycles cellulaires variables 5 d. Une polymérisation de l’ADN continue dans le brin précoce et discontinue dans le brin
c. Et les plasmides ? Une réplication et une répartition lors des divisons qui semblent tardif constitué de fragments d’OKAZAKI 15
aléatoires 5 e. Une liaison des morceaux de brins néo-synthétisé par des ligases 15
B. Le cycle cellulaire, un processus contrôlé (exemple des Vertébrés) 6 f. Bilan : une vision d’ensemble de la réplication 15
1. Un contrôle intrinsèque (= intracellulaire) 6 5. Quelques particularités de la réplication eucaryote 16
a. Mise en évidence d’un contrôle cytoplasmique du cycle cellulaire par des expériences de a. La réplication : un processus à plusieurs origines chez les Eucaryotes, et donc plusieurs
fusion cellulaire ou d’injections cytoplasmiques 6 yeux de réplication 16
b. L’existence de points de contrôle assurant que la phase en amont a été réalisée, autorisant b. Le problème de la réplication des télomères et l’intérêt des télomérases que l’on rencontre
ainsi la poursuite du cycle 6 dans certaines cellules [pour information ?] 17
c. Une variation cyclique de certaines molécules cytoplasmiques, notamment le MPF [limite 6. L’existence d’erreurs généralement corrigées lors de la réplication (correction sur épreuve)
programme ?] 6 ou après (réparation post-réplicative) 18
2. Un contrôle extrinsèque (= extracellulaire) : les facteurs de croissance 7 7. Bilan : la réplication, un processus hautement conforme 18
3. Le cycle cellulaire, un processus qui se fige lors de la différenciation (entrée en phase G0) 8 B. Les mutations ponctuelles, des modifications génétiques aléatoires généralement
4. Un dérèglement possible du cycle cellulaire engendrant une prolifération cellulaire corrigés mais pouvant être transmises 18
incontrôlée : l’exemple des cancers 8 1. Des modifications locales de la séquence nucléotidique de plusieurs types 18
a. Des cellules proliférant de manière incontrôlée : notion de cancer 8 a. Définition de mutation et mutation ponctuelle 18
b. Des cancers dus à plusieurs mutations affectant des oncogènes 8 b. Typologie des mutations ponctuelles : insertions (= additions), délétions, substitutions 18
c. Des cellules qui finissent par se déplacer et envahir l’organisme : notion de métastase 8 2. Des modifications locales de la séquence nucléotidique qui peuvent apparaître lors de la
d. Une prise en charge par le système immunitaire ou… des traitements anticancéreux 8 réplication ou du stockage de l’ADN 18
a. Des mutations ponctuelles qui peuvent apparaître lors de la réplication de l’ADN 18
II. La conservation de l’information génétique au cours de l’interphase 9 α. L’exemple des mésappariements dus à la tautomérie des bases azotées 18
A. La réplication, un processus semi-conservatif et plutôt conforme de duplication de β. Insertions ou délétions par glissement de brins [pour information ?] 19
l’information génétique 9 b. Des mutations ponctuelles qui peuvent apparaître lors du stockage de l’ADN de manière
1. La réplication, un processus semi-conservatif où un brin est néoformé à partir d’un brin spontanée ou induite 19
matrice par complémentarité de bases 9 α. Un exemple d’altération chimique pouvant engendrer une mutation spontanée : la
a. Mise en évidence de la semi-conservativité de la réplication chez les Bactéries (MESELSON dépurination 19
& STAHL 1958, CAIRNS 1963) 9 β. Un exemple d’altération de l’ADN engendrée par le rayonnement UV (un agent
α. Position du problème : la réplication est-elle conservative, semi-conservative ou mutagène) et pouvant susciter une mutation induite : la dimérisation de thymines 20
dispersive ? 9 3. Des modifications locales de la séquence nucléotidique qui sont souvent corrigées par des
β. Les travaux décisifs de MESELSON & STAHL (1958) 10 systèmes enzymatiques de réparation de l’ADN 20
i. Principe général : des cultures de colibacilles sur milieu azoté radioactif puis non a. Des erreurs de réplication corrigées au moment même de la réplication : l’activité auto-
radioactif 10 correctrice des ADN polymérases (activité exonucléasique) 20
ii. Résultats obtenus 10 b. Une correction des altérations de l’ADN hors réplication impliquant des endonucléases 21
iii. Éléments d’analyse et d’interprétation 11
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c. Des corrections hors réplication pouvant recourir à des mécanismes particuliers : l’exemple α. Cas de la multiplication des cellules germinales (ex. des Mammifères) [avec rappels sur
de la dé-dimérisation de thymines 21 la gamétogenèse] 33
α. Une possibilité de réversion directe 21 β. Cas de la multiplication des cellules mères de spores mâles (ex. des Angiospermes) 34
β. Une possibilité de réversion par la photolyase 21 b. La production d’un gamétophyte chez les Embryophytes 35
4. Des modifications locales de la séquence nucléotidique aléatoires et à la fréquence variable
22 Quelques schémas bilans 37
5. Des modifications locales de la séquence nucléotidique qui peuvent avoir des conséquences Pour faire une fiche de révision : quelques pistes 39
cellulaires et se répandre dans les populations 23 Références 39
a. Des mutations classables selon leur effet sur l’information génétique : mutations faux-sens, Plan du chapitre 40
non-sens, neutres… 23 Plan simplifié du chapitre 42
b. Des mutations qui sont forcément transmises à la descendance chez les unicellulaires 23 Plan très simplifié du chapitre 43
c. Des mutations qui ne peuvent se répandre dans les populations que si elles touchent les
cellules à l’origine des gamètes (cellules germinales dans le cas des Mammifères) 23
d. Des mutations qui se répandent ou non dans les populations sous l’effet de la sélection
naturelle et de la dérive génétique 23
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2. La métaphase (2n chromosomes doubles) 25
Plan simplifié du chapitre 3. L’anaphase (2n chromosomes doubles > simples) 25
4. La télophase et la cytodiérèse (2n chromosomes simples) 26
Objectifs : extraits du programme 1 5. Bilan des étapes de la mitose 27
Introduction 1 B. Les particularités de la mitose végétale 28
1. L’absence de centrioles dans le COMT 29
I. Le cycle cellulaire eucaryote, un ensemble d’étapes de vie cellulaire sous contrôle interne 2. L’absence d’élongation cellulaire lors de la division 29
et extracellulaire 2 3. Une cytodiérèse reposant sur l’édification d’une plaque cellulaire (phragmoplaste) percée de
A. Le cycle cellulaire, étapes de la vie d’une cellule notamment caractérisées par une plasmodesmes 29
conservation de l’information génétique 2 4. Un déplacement des microtubules lors de la mitose (et plus globalement du cycle cellulaire)
1. Notions de cycle cellulaire, mitose, méiose 2 29
2. Rappel : la notion de chromosome simple (= à une chromatide) et de chromosome double (= C. Les mécanismes importants de la mitose 30
à deux chromatides) [important] 3 1. Importance de la condensation de l’ADN 30
3. Étapes du cycle cellulaire mitotique et évolution de la quantité d’ADN 3 2. Importance du cytosquelette 30
4. Cas du cycle cellulaire des cellules germinales s’engageant dans la méiose 4 D. Aspects génétiques de la mitose : discussion de sa conformité 32
5. Quelques remarques sur le cycle cellulaire des Eubactéries 5 1. La mitose, un processus fondamentalement conforme 32
B. Le cycle cellulaire, un processus contrôlé (exemple des Vertébrés) 6 2. Des limites à la conformité 33
1. Un contrôle intrinsèque (= intracellulaire) 6 E. Aspects ontogénétiques et reproductifs de la mitose 33
2. Un contrôle extrinsèque (= extracellulaire) : les facteurs de croissance 7 1. La base du développement pluricellulaire et de la reproduction asexuée 33
3. Le cycle cellulaire, un processus qui se fige lors de la différenciation (entrée en phase G0) 8 2. Une intervention dans le cadre de la reproduction sexuée 33
4. Un dérèglement possible du cycle cellulaire engendrant une prolifération cellulaire
incontrôlée : l’exemple des cancers 8 Quelques schémas bilans 37
Pour faire une fiche de révision : quelques pistes 39
II. La conservation de l’information génétique au cours de l’interphase 9 Références 39
A. La réplication, un processus semi-conservatif et plutôt conforme de duplication de Plan du chapitre 40
l’information génétique 9 Plan simplifié du chapitre 42
1. La réplication, un processus semi-conservatif où un brin est néoformé à partir d’un brin Plan très simplifié du chapitre 43
matrice par complémentarité de bases 9
2. La réplication, un processus qui suppose la polymérisation de nucléotides (initialement sous
forme triphosphate) dans le sens 5’ → 3’ 13
3. La réplication, un processus bidirectionnel à une seule origine chez les Bactéries et plusieurs
chez les Eucaryotes 13
4. La réplication, un processus assuré par un complexe enzymatique que l’on peut nommer
réplisome ou complexe de réplication 14
5. Quelques particularités de la réplication eucaryote 16
6. L’existence d’erreurs généralement corrigées lors de la réplication (correction sur épreuve)
ou après (réparation post-réplicative) 18
7. Bilan : la réplication, un processus hautement conforme 18
B. Les mutations ponctuelles, des modifications génétiques aléatoires généralement
corrigés mais pouvant être transmises 18
1. Des modifications locales de la séquence nucléotidique de plusieurs types 18
2. Des modifications locales de la séquence nucléotidique qui peuvent apparaître lors de la
réplication ou du stockage de l’ADN 18
3. Des modifications locales de la séquence nucléotidique qui sont souvent corrigées par des
systèmes enzymatiques de réparation de l’ADN 20
4. Des modifications locales de la séquence nucléotidique aléatoires et à la fréquence variable
22
5. Des modifications locales de la séquence nucléotidique qui peuvent avoir des conséquences
cellulaires et se répandre dans les populations 23
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Plan très simplifié du chapitre
Objectifs : extraits du programme 1
Introduction 1
I. Le cycle cellulaire eucaryote, un ensemble d’étapes de vie cellulaire sous contrôle interne
et extracellulaire 2
A. Le cycle cellulaire, étapes de la vie d’une cellule notamment caractérisées par une
conservation de l’information génétique 2
B. Le cycle cellulaire, un processus contrôlé (exemple des Vertébrés) 6
© Tanguy JEAN. Les textes et les figures originales sont la propriété de l’auteur. Les figures extraites d’autres
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