Irrigation au Lycée Technique de Bikele
Irrigation au Lycée Technique de Bikele
TECHNIQUES AGRICOLE
2022 -2023
Introduction
La FAO (1998), estime que l'irrigation consiste à approvisionner les cultures en eau par des
moyens artificiels, en vue de permettre l'agriculture dans les zones arides et semi arides de
compenser les effets de sécheresse. C'est donc une pratique agricole appliquée soit pour
pallier aux problèmes d'eau suite à des poches de sècheresse, soit pour une production
pendant la saison sèche. En effet, on pourrait parler d'irrigation de complément quand il
s'agira de palier aux déficits hydriques et d'irrigation totale où toute l'eau dont ont besoin les
cultures sera apportée artificiellement ; c'est généralement le cas de la production en saison
sèche.
Irrigation de surface
irrigation par bassins
irrigation par sillons/à la raie
irrigation par planches
Irrigation par aspersion
Irrigation goutte à goutte
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Chapitre [Link] d’irrigation
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Chapitre 2. Irrigation gravitaire ou irrigation de surface
Consiste à faire couler une mince couche d’eau sur un sol incliné de 0,2 à 3%. Le débit à
déverser est fonction de la pente, de la largeur et la longueur de la planche. Elle s’avère la
plus difficile car il faut ajuster le débit d’irrigation avec toutes les autres variables. La formule
pratique est celle de CREVAT : consiste à déterminer la longueur de la planche qui dépend de
l‘infiltration du sol (ce qui correspond au temps de ruissellement). D’une façon pratique
l’aiguadier ouvre la vanne et attend que l’eau arrive à la fin de la planche pour la fermée.
La plus connue et la plus simple dans l’irrigation gravitaire. Sa pratique nivelé (pente 0,1 à
1%), on construit des bassins par des digues qu’on fait remplir d’eau à une certaine hauteur et
y laisser l’eau s’infiltrer. Au Magrèbe (Algérie et Maroc surtout) cette technique est connue
sous le nom de « Robta ». Elle (technique) occasionne une perte importante de superficie due
au nombre important de cloisonnement. Au Maroc, la taille des bassins est de 40 à 50 m²
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Irrigation par bassins
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Irrigation par la raie
Principe : le débit d’irrigation est véhiculé à l’intérieur d’une gaine souple déroulée devant les
rangées de culture. La gaine est équipée de dérivations qui dirigent l’eau au sein de chaque
raie à alimenter. Chacune de ces dérivations est constituée d’un tuyau souple de petit
diamètre, de courte longueur, et sa section de sortie peut être plus ou moins obturée pour
limiter le débit admis dans la raie.
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b- irrigation par rampe à vannettes Principe : ce matériel, déjà largement développé aux USA,
est maintenant fabriqué en France. Le tube est équipé de vannettes en face de chaque raie
d’arrosage. Ces vannettes, fixées sur la paroi du tube, peuvent coulisser en libérant un orifice
p plus ou moins important. Le réglage de l’ouverture est donc facile et indéréglable,
conduisant à un arrosage d’excellente qualité.
Le système californien est une méthode dans laquelle les sont enterrées en tête de parcelle.
Des cheminées verticales sortent en surface et emmènent l’eau dans les raies d’irrigation. Ces
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cheminées peuvent être régulées par des gaines souples ou vannette. C’est un système fixe, il
n’y a donc aucune manipulation. Il ne gêne pas le passage des engins agricoles. Néanmoins sa
pose demande des travaux d’installation ainsi qu’une étude hydraulique correcte.
Le débit d’irrigation est véhiculé à l’intérieur d’une gaine souple déroulée devant les rangées
de culture. La gaine est équipée de dérivations qui dirigent l’eau au sein de chaque raie à
alimenter. Chacune de ces dérivations est constituée d’un tuyau souple de petit diamètre, de
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courte longueur, et sa section de sortie peut être plus ou moins obturée pour limiter le débit
admis dans la raie.
1.3.2. Transirrigation
Le système le plus récent est appelé système de transirrigation. Un tube en PVC est disposé en
tête de parcelle. Ce tuyau est percé de trous équidistants. C’est le déplacement d’un piston à
l’intérieur de ce cylindre qui met en mouvement la masse d’eau contenue dans le tuyau et
permettant l’alimentation des raies. Du fait du système, le débit s’annule de lui-même au
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dernier trou, ce qui permet un contrôle très précis des doses. Le système peut être enterré ou à
ciel ouvert. Il peut être complètement automatisé. Cependant, sa pose nécessite une étude
hydraulique sérieuse et beaucoup de soin.
L’irrigation à la raie avec gaine souple de distribution est particulièrement bien adaptée aux
parcelles de taille moyenne avec des cultures qui nécessitent des interventions mécanisées
(traitement et récolte) au cours de la saison d’arrosage, comme par exemple les cultures
légumières. Lorsque l’installation n’est pas en service, la gaine est aplatie au ras du sol et ne
gêne pas le passage des engins agricoles. Le coût d’investissement reste modeste (de l’ordre
de 400 Euro /ha).
Les rampes à vannettes sont bien adaptées sur toutes cultures ne nécessitant que peu de
passages pendant la saison d’irrigation. Elles permettent un réglage très précis des arrosages.
Elles sont particulièrement bien adaptées aux grandes cultures irriguées à la raie, comme le
maïs ou le tournesol, avec des coûts d’investissement de l’ordre de 550 F/ha.
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Chapitre 3. Irrigation par aspersion
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2.1. Définition
Dans tous les systèmes par conduites sous pression, les principales composantes sont :
L’eau d’irrigation est amenée aux plantes sous forme de pluie artificielle, grâce à l’utilisation
d’appareils d’aspersion alimentés en eau sous pression. À partir de la prise d’irrigation,
l’agriculteur dispose d’une canalisation d’approche alimentant les rampes sur lesquelles sont
montés les asperseurs.
L'irrigation par aspersion convient aux cultures en lignes, de plein champ et à l'arboriculture.
La distribution de l'eau peut se faire sur ou sous frondaison. Cependant, les asperseurs géants
sont à éviter dans le cas des cultures délicates telles que la laitue, car les grosses gouttes d'eau
risquent de provoquer le dépérissement des plantes.
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N.B. Frondaison désigne le moment de l'année où les feuilles d'un arbre commencent à
pousser
L'irrigation par aspersion s'adapte à toutes les pentes de terrain cultivable, qu'elles soient
uniformes ou irrégulières. Les rampes d'arrosage portant les asperseurs doivent suivre autant
que possible les courbes de niveau. Cette disposition a l'avantage de minimiser les variations
de pression le long de la rampe et de garantir un arrosage uniforme.
La technique d'irrigation par aspersion est la meilleure pour les sols sableux à taux
d'infiltration assez fort, sans pour autant ignorer qu'elle s'adapte parfaitement à la plupart des
types du sol. La pluviométrie moyenne des asperseurs (en mm/h) doit être inférieure au taux
d'infiltration permanent du sol, pour éviter le ruissellement des eaux en surface. Cette
technique est à écarter pour l'irrigation des cultures sur des sols à encroûtement rapide.
Cette technique est à écarter pour l'irrigation des cultures sur des sols à encroûtement rapide.
Au cas où on ne peut pas recourir à d'autres techniques d'irrigation, les asperseurs doivent être
choisis de sorte que la distribution de l'eau soit en pluie fine. On doit éviter l'emploi des
asperseurs à fortes pressions délivrant une forte pluie (grosses gouttes).
L'eau d'irrigation doit être propre, exempte de matières solides en suspension, pour éviter
l'obstruction des buses et le dépôt des matières solides sur frondaison.
Le schéma type d'un réseau d'irrigation par aspersion comporte les éléments suivants:
a. l'unité de pompage
c. les rampes
d. les asperseurs.
L'unité de pompage comporte généralement une pompe centrifuge qui puise l'eau de la
source et la refoule à la pression requise dans le réseau de canalisations.
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Les canalisations principales et les canalisations d'approche (ou secondaires) servent à
transporter l'eau de la pompe jusqu'aux rampes d'arrosage. Ces canalisations sont
généralement fixes et posées à la surface du sol ou enterrées.
Les rampes sont des tuyaux qui transportent l'eau à partir des canalisations principales ou
secondaires (canalisations d'approche) jusqu'aux asperseurs. Elles sont dans la plupart des cas
mobiles et pour cela elles sont faites en alliage léger d'aluminium ou en plastique pour en
faciliter le transport.
2.5.2. Raccords
La liaison entre les prises et les appareils s'effectue grâce à des tuyaux souples et reliés entre
eux par des raccords rapides à baïonnette
2.5.3. Asperseur
Caractérisé par le diamètre de sa buse qui, pour une pression déterminée, définit son débit, la
portée du jet et la répartition de l’eau, en un mot la pluviométrie de l’asperseur.
La quantité d’eau qui arrive au sol le long du jet d’asperseur diminuant lorsque l’on s’éloigne
de celui-ci, pour obtenir une répartition de l’eau homogène on doit disposer les asperseurs de
manière à avoir un recoupement suffisant des jets. Ils sont généralement disposés en carré,
rectangle ou en triangle dont les dimensions les plus courantes sont 18 X18m, 18 X 21 m,
21x21 m, 18 X 24m.
Portatives comprennent des canalisations principales ainsi que des rampes pouvant être
déplacées à la main. De ce fait, les conduites formant l'ensemble du système doivent être
légères, facilement raccordables et détachables les unes des autres.
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Consiste à disposer sur la parcelle en début de campagne un quadrillage de rampes de petits
diamètres, le long desquelles on déplace ensuite manuellement les asperseurs.
Consiste à équiper les rampes fixes de l’ensemble des asperseurs. Une fois post l’ensemble
n’est plus déplacé pendant toute la saison d’irrigation. La mise en eau successive des postes
d’arrosages est réalisée par l’ouverture ou la fermeture de petites vannes en tête de chaque
rampe.
Les asperseurs sont généralement disposés en carré, dont le côté est choisi dans la série des
écartements normalisés. Un série couramment retenue est la suivante (en mètres) : 6 × 6, 12 ×
12, 18 × 18, 24 × 24, 42 × 42, 63 × 63, 81 × 81. Il s’agit de multiples de la longueur unitaire
des tubes utilisés (6 ou 9 m).
Chaque type d’asperseur peut être équipé de jeux de buses de caractéristiques différentes,
permettant de couvrir une certaine gamme de pluviométrie d’arrosage.
Les arroseurs rotatifs constituent les appareils encore le plus souvent utilisés. Une uniformité
acceptable de l’arrosage est obtenue par recouvrement partiel des surfaces arrosées par chaque
asperseur.
Les dispositifs carrés (les plus courantes) : Distance max entre 2 arroseurs =R2
Les dispositifs triangle (parfois adoptés) : Distance max entre 2 arroseurs =R3
R : Portée de l’arroseur
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Chapitre [Link] localisé ou goutte -a -goutte
3.1. Historique
Les 1ers essais ont été faits en France (1927-1930) : irrigation du sous-sol avec des tuyaux de
drainage en poterie perforé. Plus tard…….. Aux USA et Israël, on essaya d’humecter le sol à
0,40 m en profondeur par des canalisations en plastique perforés. Difficulté : De contrôle, les
orifices s’obstruaient avec le développement des racines. La solution…. distribution en
surface (plus économique) par des rampe à rayon d’action localisé (rayon de
l’orifice).Problèmes : cette technique ne porte intérêt que par certain nombre de cultures
(culture en ligne tels que la vigne et vergé arboricoles) .En 1970 que le développement vers
d’autres cultures (maraîchères) Actuellement, c’est la technique de pointe pour l’économie et
la gestion des eaux.
3.2. Définition
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La micro-irrigation (ou irrigation localisée) est une expression de techniques nouvelles
d’irrigation (en particulier et principalement « goutte à goutte ») Les caractéristiques
communs de ces techniques :
Quand l’eau est introduite dans le sol goutte à goutte, elle se diffuse dans toutes les directions
formant une BULBE (forme d’un oignon). Il faut signaler que : La forme du bulbe varie en
fonction de la texture du sol.
3.3. Avantages
3.4. Inconvénients
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connaissent une sensibilité des goutteurs à l'obstruction
nécessitent la filtration de l'eau d'irrigation,
nécessitent une maintenance rigoureuse,
exigent un haut niveau de compétence au moins pour les études,
conviennent mieux à des cultures à forte valeur ajoutée,
ne conviennent pas à toutes les cultures (kiwi par exemple)
fonctionnent avec du matériel délicat à durée de vie relativement faible.
L’irrigant doit faire un choix judicieux : en fonction du climat, nature du sol, topographie,
type de culture, le débit de l’eau disponible, la qualité de l’eau, main-d’œuvre et surtout le
coût de l’installation (Crédit).
Utilisant de faibles débits avec de faibles pressions, cette technique présente l’avantage sur
l’aspersion d’exiger peu d’énergie et des équipements légers. Les arrosages ne mouillent pas
les feuilles, ne sont pas sensibles au vent et les pertes par évaporation sont limitées. La micro-
irrigation permet un très bon contrôle des apports d’eau tant en ce qui concerne les quantités
apportées que l’uniformité des apports : on peut atteindre des rendements hydrauliques de
95%, voire même plus élevés.
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Chapitre [Link] et inconvénients des systèmes d’irrigations
La technique la plus ancienne d'irrigation utilise un canal à ciel ouvert, qui apporte
l'eau par gravité à des canaux de plus en plus petits venant irriguer les parcelles
cultivées.
Grand inconvénient : ce système d'irrigation utilise énormément d'eau, d'autant plus
qu'une grande partie se perd par évaporation.
L'irrigation par aspersion utilise des canalisations souterraines où l'eau circule sous
forte pression. Ces canalisations alimentent en eau à des tuyaux mobiles auxquels sont
raccordés des systèmes d'aspersion (arroseurs canons) : les cultures sont alors
arrosées par une fine pluie artificielle.
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Cette technique nécessite des installations coûteuses, mais est beaucoup plus économe
en eau que la précédente.
Développée depuis une trentaine d'années, cette technique consiste à apporter de l'eau
sous faible pression de façon intermittente et uniquement aux endroits où elle est
nécessaire, dans le voisinage immédiat des racines, ce qui se réalise à l'aide de fins
tuyaux posés sur le sol ou enterrés.
La consommation en eau est très réduite, mais la quantité et la durée des apports en
eau doivent être précisément contrôlées, ce qui est difficile en pratique. De plus, l'eau
doit être filtrée afin de ne pas obstruer les fins tuyaux qui la distribuent.
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- Risque d’apports
d’adventices et de pollutions
par les canaux
Goutte-à-goutte - Répartition uniforme de l’eau dans - Temps d’installation long
la parcelle au départ
- Basse pression et économie - Complique le sarclage des
d’énergie cultures
- Economie en eau - Nécessite une eau de bonne
- Ne mouille pas le feuillage des qualité et un système de
plantes et réduit ainsi certaines filtration performant
maladies cryptogamiques - Présente un débit irrégulier
- Limite l’évaporation et le sur les terrains en pente (sauf
refroidissement du sol si goutteur auto-régulant)
- Est compatible avec l’utilisation de - Nécessite de fractionner les
paillage apports
- Défavorise la poussée des - Risque de rupture de
mauvaises herbes entre les rangs capillarité dans le sol
- Risque d’obturation
nécessitant un entretien et un
nettoyage réguliers
Aspersion - Facile et rapide à installer - Investissement de départ
- Facile à déplacer d’une culture à important
l’autre - Favorise le développement
- Limite la présence des acariens qui des adventices
sont gênés par une ambiance - Mouille le feuillage (risque
humide de maladies)
- Peut servir de protection contre le - Sensible au vent
gel des cultures - Pertes en eau importantes
par évaporation
- Débit et pression plus
importants que dans un
système de goutte-à-goutte
- Nécessite un système de
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filtration
Avantages Inconvénients
Coûts d’exploitation réduits car le système est Coûts d’investissement généralement plus élevés
alimenté par le soleil et ne nécessite pas de que les solutions diesel équivalentes. Les prix
carburant sont cependant de plus en plus bas
Ne dépend pas d’un approvisionnement en La plupart des applications nécessitent une
carburant aléatoire ou coûteux (cela évite aussi le capacité de stockage d’eau généralement
risque de vol de carburant) supérieure à celle des systèmes équivalents au
diesel ou sur réseau
Entretien de routine réduit du fait que les Risque de vol des panneaux et autres
panneaux solaires et les onduleurs n’ont pas de équipements
pièces mobiles
Pas de pollution ni de bruit Système soumis aux niveaux d’ensoleillement
Longue durée de vie (les panneaux solaires de Pièces détachées et techniciens compétents
qualité sont garantis 25 ans et les onduleurs généralement disponibles seulement dans les
généralement de 6 à 8 ans) grandes villes et insuffisants sur le terrain
Solution modulaire, facilement évolutive via Expertise technique encore faible dans la plupart
l’ajout de modules et d’autres accessoires des zones de production et de développement en
matière d’eau
Le pompage solaire PV est une solution particulièrement adaptée et rentable dans de vastes
régions d’Afrique, où le carburant peut être cher à transporter, les réseaux électriques
inexistants ou défectueux et l’accès aux points d’eau limité, mais qui bénéficient d’un
ensoleillement assez élevé et régulier. Bien que les coûts de la solarisation des points d’eau
soient généralement plus élevés que les systèmes de pompage à générateur diesel, il a été
démontré que l’installation de systèmes de pompage solaires PV permet de réaliser des
économies supérieures à court et à moyen terme (GLOSWI, 2018).
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Chapitre [Link] d’un système d’irrigation. (Travaux Pratique)
2.1.4. La technologie
2.2.4. La technologie
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Le pompage agricole a fait appel pendant longtemps essentiellement à l’électricité d’origine
thermique, au gazole et au gaz butane. Ce sont des ressources non renouvelables.
L’énergie solaire photovoltaïque constitue une alternative avantageuse par rapport aux autres
sources d’énergie.
En plus d’être une énergie propre et durable, le pompage solaire est devenu compétitif par
rapport aux systèmes conventionnels, notamment l’électricité et les groupes électrogènes
utilisant du gazole. Les coûts d’exploitation et de maintenance sont faibles. Utilisé à l’origine
pour les pompes immergées et le pompage profond, l’évolution technologique des
équipements a permis d’adapter les pompes solaires.
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Pompage d’eau de surface sans stockage
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Quatre système d’irrigation par énergie solaire
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Couverture integrale
La couverture intégrale présente l’avantage de supprimer les interventions manuelles pour les
changements de poste, presque totalement lorsque les manœuvres des vannes sont manuelles
ou totalement si ces manœuvres sont automatiques. Cet avantage est néanmoins obtenu au
prix d’un investissement d’autant plus élevé que le système est automatisé.
Le gros intérêt de la couverture intégrale est qu’avec une bonne disposition d’asperseurs on
peut obtenir une répartition bien homogène de l’eau sur l’ensemble de la surface irriguée.
Les systèmes ont également évolué peu à peu vers des appareils mobiles ou machines
d’arrosage. Les plus répandus sont les enrouleurs et les pivots.
L’enrouleur est constitué d’une bobine mue par un moteur hydraulique, sur laquelle s’enroule
un tuyau flexible en polyéthylène. L’enroulement du tuyau provoque le déplacement d’un
canon d’arrosage monté sur un chariot à roues fixe à l’extrémité du tuyau. L’enrouleur
effectue ainsi un arrosage en bande, sans intervention. Au cours de l’arrosage, la vitesse
d’enroulement est réglée automatiquement de façon h apporter la dose d’eau choisie. En fin
de parcours l’enroulement s’arrête automatiquement et l’ensemble est déplacé au moyen d’un
tracteur pour arroser la bande suivante.
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Irrigation par canon enrouleur
Le pivot ou rampe pivotante est constitué d’une rampe articulée dont les travées sont portées
par des tourelles automotrices entraînées par des moteurs électriques. La rampe peut
comprendre jusqu’à une quinzaine de travées de 35 à 65 m chacune. Elle est alimentée eau par
l’une de ses extrémités, par un tuyau vertical ou pivot, autour duquel elle tourne.
Le pivot arrose automatiquement un cercle ou une portion de cercle dont la superficie peut
atteindre 100 à 150 ha.
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