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Chapitre3 Partie1

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Université Cadi Ayyad Année universitaire: 2024-2025

École Nationale des Sciences Appliquées, Marrakech Module: Algèbre 1


CP1, Semestre 1 Pr. Laila TAOURIRTE

Chapitre 3: Vocabulaire des structures algébriques

1 Loi de composition interne


1.1 Définitions
Définition 1.1. Une loi de composition interne ∗ sur E (ou encore une opération sur E)
est une application définie comme suit :

∗ :E × E → E
(x, y) 7→ x ∗ y
Une loi de composition interne est donc tout simplement ce qu’on appelé jusqu’à
maintenant "une opération", c’est une manière de transformer deux objets d’un ensemble
en un troisième objet du même ensemble.

Exemple 1.1. 1) + est une loi de composition interne sur R( ou N ou Z ou Q ou C).


2) × est une loi de composition interne sur R( ou N ou Z ou Q ou C).
3) - est une loi de composition interne sur R (ou Z ou Q ou C ), mais n’est pas une
loi de composition interne sur N.
4) / n’est pas une loi de composition interne sur R (ou N ou Z ou Q ou C ), étant
donné qu’il y a un problème de zéro, en plus d’autres problèmes. Mais c’est une loi
de composition interne sur R∗ (ou Q∗ ou C∗ ).
5) Soit E un ensemble. La réunion, l’intersection, la différence symétrique et le com-
plémentaire sont des lois de composition interne sur P(E) : l’ensemble des parties
de E.
6) + définie par ∀ (x, x′ , y, y ′ ) ∈ R4 (x, y) + (x′ , y ′ ) = (x + y, x′ + y ′ ) est une loi de
composition interne sur R2 .
7) L’addition entre fonctions de R dans R est aussi une loi de composition interne
sur F(R, R)
8) × est une loi de composition interne sur {0, 1}.

Application
On définit sur l’ensemble ] − 1; 1[ la relation T tel que :
x+y
x Ty = ;
1 + xy

Montrer que T est une loi de composition interne dans ] − 1; 1[.

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Solution i
x+y
Soit x ∈] − 1; 1[ et y ∈] − 1; 1[ Montrons que : x Ty = 1+xy ∈ − 1; 1[?
Calculons :  2
x+y
1−
1 + xy
2
(1 + xy)2 − (x + y)2 x2 y 2 + 2xy + 1 − x2 − y 2 − 2xy

x+y
1− = =
1 + xy (1 + xy)2 (1 + xy)2

donc 2
1 − x2 − y 2 + x2 y 2 1 − x2 − y 2 (1 − x2 )

x+y
1− = =
1 + xy (1 + xy)2 (1 + xy)2
i.e. 2
1 − x2 − y 2 + x 2 y 2 (1 − x2 ) (1 − y 2 )

x+y
1− = =
1 + xy (1 + xy)2 (1 + xy)2
Or x ∈] − 1; 1[ et y ∈] − 1; 1[ donc : |x| < 1 et |y| < 1
donc : x2 < 1 et y 2 < 1 r

x+y
2 
x+y
2
x+y
2 √ x+y
d’où : 1 − 1+xy > 0 donc : 1+xy < 1 i.e. : 1+xy
< 1 donc : 1+xy <1
i
x+y x+y
donc : −1 < 1+xy < 1. Finalement : 1+xy ∈ − 1; 1[ cqfd
Une notation qu’on utilisera pour toute la suite est la suivante : (E, ∗).
Cette notation désigne tout simplement un ensemble E muni d’une loi de composition
interne ∗. On appelle cet ensemble un magma.

Définition 1.2. On appelle magma tout couple (E, ∗), avec ∗ une loi de composition
interne sur E.

Exemple 1.2. Selon l’exemple 1.1, on peut écrire les magmas suivants : (R, +), (N, +)
(Z, +), (C, +), (R, ×), (Z, ×) ...

Il n’y a pas d’autres propriétés imposées, comme l’associativité, la commutativité,


l’identité ou l’inversibilité, ce qui fait que les magmas peuvent être très variés. Si des
propriétés supplémentaires sont ajoutées, on peut alors parler de structures algébriques
plus avancées comme les groupes, les anneaux, ou les corps.

1.2 Propriétés des lois de composition internes


Soient E un ensemble non vide et ∗ une loi de composition interne sur E. Autrement
dit, soit (E, ∗) un magma. L’opération ∗ peut avoir ou non une ou plusieurs des propriétés
suivantes :
1) Commutativité :

Définition 1.3. ∗ est commutative ⇔ ∀(x, y) ∈ E2 x ∗ y = y ∗ x

2) Associativité

Définition 1.4. ∗ est associative ⇔ ∀(x, y, z) ∈ E 3 , (x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z)

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Ainsi, l’associativité permet d’oublier les parenthésages, i.e. les expressions (x∗y)∗z
et x ∗ (y ∗ z) peuvent se noter tout simplement :

x∗y∗z

Exemple 1.3. 1) L’addition et la multiplication dans N, Z, Q, R ou C sont commu-


tatives et associatives mais la soustration n’est ni commutative ni associative. En
effet : 2 − 3 ̸= 3 − 2 et

2 − (3 − 1) ̸= (2 − 3) − 1
2) L’addition et la multiplication dans F (R; R) sont commutatives et associatives.

3) Distributivité (d’une loi sur une autre)

Définition 1.5. On suppose que E est muni d’une deuxième loi de composition
interne notée #. On dit que ∗ est distributive sur # lorsque, pour tous x, y, z de E,
on a :

x ∗ (y#z) = (x ∗ y)#(x ∗ z) et (y#z) ∗ x = (y ∗ x)#(z ∗ x)

Exemple 1.4. • Pour tous nombres réels x, y et z, on a

x × (y + z) = x × y + x × z et (y + z) × x = y × x + z × x
donc × est distributive sur +
• Dans P(E), l’intersection est distributive sur la réunion et la réunion est distri-
butive sur l’intersection.

Remarque 1.6. + n’est pas distributive sur ×. En effet,

x + (y × z) ̸= (x + y) × (x + z)

4) Élément neutre

Définition 1.7. Soit ( E, ∗) un magma. On appelle élément neutre de ( E, ∗ ), tout


élément e ∈ E vérifiant :

∀x ∈ E x∗e=e∗x=x

Remarque 1.8. Si on sait que la loi ∗ est commutative, une et une seule des deux
égalités ci-dessus suffit.

Proposition 1.9. Si l’élément neutre e existe, alors il est unique. Autrement dit,
il y a unicité de l’élément neutre dans un magma.

Démonstration. Nous allons procéder par l’absurde. Supposons qu’il existe deux élé-
ments neutres e1 et e2 pour une loi de composition interne ∗. Nous allons démontrer
qu’ils sont en fait égaux. Soient e1 et e2 deux éléments neutres pour la loi ∗ sur un
ensemble E. Alors comme e1 est un élément neutre pour ∗, alors e2 ∗e1 = e1 ∗e2 = e2
(1), de même, comme e2 est un élément neutre pour ∗, alors e1 ∗ e2 = e2 ∗ e1 = e1
(2). De (1) et (2), nous pouvons donc dire que : e1 = e2 .

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Exemple 1.5. • dans (Z, +), (R, +) et (N, +), 0 est l’élément neutre.
• dans (Z, ×), (R, ×), (N, ×) 1 est l’élément neutre.
• dans (P(E), ∩), E est l’élément neutre.
• dans (P(E), ∪), ∅ est l’élément neutre.
• dans ( R∗ , / ), il n’y a pas d’élément neutre.
• dans ( N∗ , + ), il n’y a pas d’élément neutre.
5) Inverse
Définition 1.10. Soit ( E, ∗) un magma admettant un élément neutre e. On appelle
inverse de x ∈ E tout élément y ∈ E vérifiant :

x∗y =y∗x=e
Si on sait que la loi ∗ est commutative, une et une seule des deux égalités ci-dessus
suffit.
• On dit que x est symétrique de y et que y est symétrisable.
• Un élément qui admet un inverse est dit inversible.
Remarque 1.11. Dans un magma où la loi de composition est associative, on a
l’existence ainsi que l’unicité de l’inverse.
En effet, supposons que x admet deux inverses notés y1 et y2 .
y2 = e ∗ y2 = (y1 ∗ x) ∗ y2 = y1 ∗ (x ∗ y2 ) = y1 ∗ e = y1

Notations :
• Pour la loi de composition interne ×, l’inverse de x sera noté par x−1 .
• Pour la loi de composition interne +, l’inverse de x sera noté par −x.

Exemple 1.6. • Dans ( N, + ), seul 0 admet un inverse (on parle plutôt d’opposé
ici).
— Dans (Z, +), (R, +) et (Q, +), (C, +), tout élément admet un inverse.
— Dans ( N∗ , × ), seul 1 admet un inverse.
— Dans ( Z∗ , × ), seuls 1 et -1 admettent un inverse.
— Dans ( C∗ , × ), tous les éléments admettent un inverse sauf 0.
— Pour tout ensemble E, dans (P(E), ∪), seul ∅ admet un inverse.
— Pour tout ensemble E, dans (P(E), ∩), seul E admet un inverse.
6) Elément régulier (simplifiable)
Définition 1.12. Soient E un ensemble non vide et ∗ une loi interne sur E.
Soit x ∈ E.
a) x est régulier à gauche pour ∗ si et seulement si
x∗y =x∗z ⇒y =z

b) x est régulier à droite pour ∗ si et seulement si

y∗x=z∗x⇒y =z
c) x est régulier si et seulement si x est régulier à gauche et à droite.

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Théorème 1.13. Si ∗ est associative et possède un élément neutre e, tout élément


symétrisable est simplifiable.

Démonstration. Soit x un élément de E, symétrisable pour ∗.


Soit x′ son symétrique pour ∗. Pour (y, z) ∈ E 2

x ∗ y = x ∗ z ⇒ x′ ∗ (x ∗ y) = x′ ∗ (x ∗ z)
⇒ (x′ ∗ x) ∗ y = (x′ ∗ x) ∗ z ⇒ e ∗ y = e ∗ z ⇒ y = z

Exemple 1.7. 1) Dans : (Z; +); (Q; +); (R; +) ; (C; +), tout élément a est régulier
(simplifiable), c’est à dire :

∀(y, z) ∈ C2 , a + x = a + y ⇒ x = y

.
2) Dans : (N∗ ; ×) ; (Z∗ ; ×) ; (Q∗ ; ×) ; (R∗ ; ×) ; (C∗ ; ×), tout élément a est régulier.

Application :
1) On munit R d’une loi de composition interne ∗ définie par :

a ∗ b = ab − (a + b) + 2; ∀(a, b) ∈ R2

Montrer que ∗ est commutative.


2) Montrer que ∗ admet un élément neutre et déterminer les éléments symétrisables.
Solution :
1) Soit (a, b, c) ∈ R3
On a : a ∗ b = ab − (a + b) + 2 = ba − (b + a) + 2 = b ∗ a
Donc : ∗ est commutative.
2) ∀a ∈ R : 2 ∗ a = 2a − (2 + a) + 2 = a et

a ∗ 2 = 2a − (a + 2) + 2 = a

Donc 2 est l’élément neutre pour la loi ∗.


b) Soit a ∈ R on cherche a′ ∈ R tel que : a ∗ a′ = 2 ( ∗ est commutative).

a ∗ a′ = 2 ⇔ aa′ − (a + a′ ) + 2 = 2 ⇔ a′ (a − 1) = a

Si : a = 1 alors : 0 = 1 ⇔ a ∗ a′ = 2 donc impossible.


Si : a ̸= 1 alors : a′ = a−1
a
∈ R ⇔ a ∗ a′ = 2.
Donc : ∀a ∈ R − {1} il admet un symétrique
a
a′ =
a−1

1.3 Partie stable


Définition 1.14. Soit (E, ∗) un magma et soit F une partie non vide de E. On dit que
F est stable pour la loi de composition interne ∗ si pour tout couple (x, y) d’éléments de
F la composition x ∗ y appartient à F .
Ce qui s’écrit avec les quantificateurs : ∀x, y ∈ F x ∗ y ∈ F .

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Remarque 1.15. La loi ∗ : F × F → F est dite loi de composition interne induite sur
F.
Dans ce cas, (F, ∗) est lui-même un magma pour cette loi induite.

Exemple 1.8. • Dans C, les parties N, Z, Q et R sont à la fois stables par addition
et par produit.

Passons à une étape plus avancée dans notre exploration. Après avoir examiné les
magmas, qui sont des ensembles basiques dotés d’une simple loi de composition, nous
nous tournerons maintenant vers des ensembles présentant une structure plus riche et plus
complexe. Ces ensembles offrent des propriétés et des caractéristiques supplémentaires, ce
qui les rend plus intéressants et pertinents pour de nombreuses applications.

2 Groupes et Sous-groupes
2.1 Groupes
Définition 2.1. Un groupe (G, ∗) est un ensemble G auquel est associé une opération ∗
(la loi de composition) vérifiant les quatre propriétés suivantes :
1) pour tout x, y ∈ G, x∗y ∈G ( ∗ est une loi de composition interne)
2) pour tout x, y, z ∈ G, (x ∗ y) ⋆ z = x ∗ (y ∗ z) (la loi est associative)
3) il existe e ∈ G tel que ∀x ∈ G, x ∗ e = x et e ∗ x = x ( e est l’élément neutre)
′ ′ ′
4) pour tout x ∈ G il existe x ∈ G tel que x∗x = x ∗x = e (x′ est l’inverse de x
et est noté x−1 )
Si de plus l’opération vérifie

pour tout x, y ∈ G, x ∗ y = y ∗ x,

on dit que G est un groupe commutatif (ou abélien).

Voici des ensembles bien connus pour lesquels l’opération donnée définit une structure
de groupe.

Exemple 2.1. • ( R∗ , ×) est un groupe commutatif, × est la multiplication habituelle.


Vérifions chacune des propriétés :
1. Si x, y ∈ R∗ alors x × y ∈ R∗ .
2. Pour tout x, y, z ∈ R∗ alors x × (y × z) = (x × y) × z, c’est l’associativité de la
multiplication des nombres réels.
3. 1 est l’élément neutre pour la multiplication, en effet 1 × x = x et x × 1 = x, ceci
quelque soit x ∈ R∗ .
4. L’inverse d’un élément x ∈ R∗ est x′ = x1 ( car x × x1 est bien égal à l’élément
neutre 1 ). L’inverse de x est donc x−1 = x1 . Notons au passage que nous avions
exclu 0 de notre groupe, car il n’a pas d’inverse.
Ces propriétés font de (R∗ , ×) un groupe.
5. Enfin x × y = y × x, c’est la commutativité de la multiplication des réels.
• (R, ×) n’est pas un groupe (0 n’est pas inversible pour la multiplication).
• (Z, ×) n’est pas un groupe ( 2 n’est pas inversible, en fait, seuls 1 et -1 sont inver-
sibles).

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• (Q, ×) n’est pas un groupe.


• (Q∗ , ×) , (C∗ , ×) sont des groupes commutatifs.
• (Z, +) est un groupe commutatif. Ici + est l’addition habituelle.
En effet, on a :
1. Si x, y ∈ Z alors x + y ∈ Z.
2. Pour tout x, y, z ∈ Z alors x + (y + z) = (x + y) + z.
3. 0 est l’élément neutre pour l’addition, en effet 0 + x = x et x + 0 = x, ceci quelque
soit x ∈ Z.
4. L’inverse d’un élément x ∈ Z est x′ = −x car x + (−x) = 0 est bien l’élément
neutre 0 . Quand la loi de groupe est + l’inverse s’appelle plus couramment l’opposé.
5. Enfin x + y = y + x, et donc (Z, +) est un groupe commutatif.
• (Q, +), (R, +), (C, +) sont des groupes commutatifs.
• (N, +) n’est pas un groupe.

2.2 Propriétés des groupes


Théorème 2.2. Soit (G; ∗) un groupe. On a les propriétés suivantes :
1) L’ élément neutre dans G est unique.
2) Tout élément de G possède un symétrique (inverse) unique dans G et on a :
Si x′ est le symétrique de x et y ′ est le symétrique de y alors le symétrique de x ∗ y
est y ′ ∗ x′ :
i.e. :
(x ∗ y)′ = y ′ ∗ x′ (Attention à l’ordre)
3) Tout élément de G est simplifiable cad : ∀a ∈ G et ∀(x; y) ∈ G2

a ∗ x = a ∗ y ⇒ x = y et x ∗ a = y ∗ a ⇒ x = y

Démonstration. 1) et 2) sont des propriétés des magmas associatifs.


3) Soient : a ∈ G et (x; y) ∈ G2

x ∗ a = y ∗ a ⇒ (x ∗ a) ∗ a′ = (y ∗ a) ∗ a′
Avec a′ est le symétrique de a
d’où
x ∗ (a ∗ a′ ) = y ∗ (a ∗ a′ ) car ∗ est associative
donc x ∗ e = y ∗ e car ∗ possède un élément neutre e i.e. x = y. De même on montre l’autre
implication.

2.3 Puissance
Soit encore (G; ∗) un groupe. Pour x ∈ G nous noterons x ∗ x par x2 et x ∗ x ∗ x par
3
x.
Plus généralement nous noterons :
- xn = |x ∗ x ∗{z· · · ∗ x},
n fois
- x0 = e,

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- x−n = |x−1 ∗ ·{z


· · ∗ x−1}.
n fois
−1 −1
- (x ) = x.
On rapelle que x−1 désigne l’inverse de x dans le groupe.

Les règles de calcul sont les mêmes que pour les puissances des nombres réels.
Pour x, y ∈ G et m, n ∈ Z nous avons :
- xm ∗ xn = xm+n ,
- (xm )n = xmn ,
- Si (G, ∗) est commutatif alors (x ∗ y)n = xn ∗ y n .

2.4 Sous-groupes
Montrer qu’un ensemble est un groupe à partir de la définition peut être assez long. Il
existe une autre technique, c’est de montrer qu’un sous-ensemble d’un groupe est lui-même
un groupe : c’est la notion de sous-groupe. Il existe différentes (pas vraiment) manières
de voir cette notion :
Définition 2.3. Soit (G, ∗) un groupe. On appelle sous-groupe de (G, ∗) tout groupe de
la forme (H, ∗) où H ⊂ G.
Autrement dit, un sous-groupe de (G, ∗) est tout simplement un sous ensemble H
de G qui construit un groupe pour la même loi ∗. En particulier, ∗ doit être une loi de
composition interne sur H ; c’est à dire H doit être stable par ∗. Ceci nous mène à la
définition suivante :
Définition 2.4. Soient (G, ∗) un groupe et H une partie stable pour (G, ∗).
H est un sous-groupe de (G, ∗) si et seulement si (H, ∗) est un groupe.
Exemple 2.2. • Si(G, ∗) un groupe, e son élément neutre. G et {e} sont des sous-
groupes de G, appelés sous-groupes triviaux de G.
• (Z, +) est un sous-groupe de (Q, +), qui est lui-même un sous-groupe de (R, +).
• (2Z, +) est un sous-groupe de (Z, +).
• (2Z + 1, +) n’est pas un sous-groupe de (Z, +).
Proposition 2.5. Caractérisation d’un sous-groupe
Soit (G, ∗) un groupe d’élément neutre e. Soit H ⊂ G.
(H, ∗) est un sous-groupe de ( G, ∗), si et seulement si :
(i) H ̸= ∅ (en général, on montre que e ∈ H)
(ii) H est stable par ∗ : ∀x, y ∈ H x∗y ∈H
(iii) H est stable par passage à l’inverse : ∀x ∈ H, x−1 ∈ H.
Démonstration. Supposons que les trois propriétés soient vérifiées, et montrons que ( H, ∗)
est un sous-groupe de ( G, ∗). Il suffit donc en fait de montrer que ( H, ∗) est un groupe.
• ∗ est une loi de composition interne sur H par stabilité par produit.
• ∗ est associative sur G donc a fortiori sur H.
• e est le neutre de G, i.e. ∀g ∈ G g ∗ e = e ∗ g = g.
En particulier, ∀h ∈ H h ∗ e = e ∗ h = h.
De plus e ∈ H, donc e est le neutre de ( H, ∗).

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• Soit h ∈ H. h possède un inverse h−1 dans G. Mais par hypothèse, h−1 ∈ H et


h∗ h−1 = h−1 ∗ h = e, et donc h est inversible dans h.

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