Modes doux et sécurité routière au Maroc
Modes doux et sécurité routière au Maroc
sécurité routière
7. Bibliographie...................................................................................................................... 117
Synthèse.................................................................................................................................... 119
Figure 1 : R
épartition des tués en agglomération par catégorie
d’usagers en 2016 – source : HCP............................................................................................................................. 18
Figure 2 : Les victimes piétonnes selon le lieu – source : HCP................................................................................... 18
Figure 3 : Les victimes piétonnes selon le délai de décès – source : HCP.......................................................... 19
Figure 4 : Les victimes piétonnes selon leur genre et leur âge – source : HCP................................................ 19
Figure 5 : L’activité des victimes piétonnes juste avant l’accident – source : HCP........................................ 20
Figure 6 : Les victimes piétonnes selon la manœuvre du conducteur – source : HCP.................................. 20
Figure 7 : É
volution du parc automobile au Maroc entre 2007 et 2015 - source :
Maroc en chiffres 2016, HCP......................................................................................................................................... 22
Figure 8 : R
épartition des GES direct imputables à l’énergie par secteur émetteur (2014) – Source :
Centre de Compétences Changement Climatique du Maroc (4C Maroc)........................................... 23
Figure 9 : E
xemple de diagnostic de l’offre relative aux piétons................................................................................ 29
Figure 10 : Exemples de diagnostic de la demande relative aux piétons.............................................................. 32
Figure 11 : Exemple de diagnostic relatif aux cyclistes à Nevers.............................................................................. 32
Figure 12 : Exemple d’élaboration d’un schéma cyclable (Identification des enjeux).................................... 36
Figure 13 : Exemple d’élaboration d’un schéma cyclable (Réseau disponible et contraintes)................. 37
Figure 14 : E
xemple d’élaboration d’un schéma cyclable (Réglementation actuelle
des vitesses et charges de trafic)......................................................................................................................... 37
Figure 15 : E
xemple d’élaboration d’un schéma cyclable (Analyse de variantes
pour un itinéraire cyclable)........................................................................................................................................ 38
Figure 16 : Exemple d’élaboration d’un schéma cyclable (Proposition d’un réseau cyclable).................. 38
Figure 17 : Exemple de planification urbaine au niveau d’un quartier..................................................................... 39
Figure 18 : Exemple de mobilier anti-stationnement........................................................................................................... 49
Figure 19 : Principes d’aménagement d’un trottoir................................................................................................................ 50
Figure 20 : Critères de choix d’un aménagement cyclable............................................................................................... 57
Figure 21 : Matérialisation de la trajectoire cycliste par chevrons + figurines................................................. 60
Figure 22 : Sens réservé aux cyclistes en sortie de double-sens cyclables en zone de rencontre............... 60
Figure 23 : Exemple d’arceaux............................................................................................................................................................ 62
Figure 24 : Exemple d’abris vélo couverts.................................................................................................................................. 62
Figure 25 : Exemples de parking vélo............................................................................................................................................ 62
Figure 26 : S tatistiques de la France sur Les Personnes à Mobilité Réduites (Source : La prise
en compte de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite dans les Plans de
Déplacements Urbains – 2007 - Marie Boulanger – IAUL/LMCU)..................................................... 73
Figure 27 : Exemple de diagnostic pour les PMR (1)........................................................................................................... 74
Figure 28 : Exemple de diagnostic pour les PMR (2)........................................................................................................... 74
VP Voiture Particulière
TC Transports Collectifs
PT Petits Taxis
GT Grands Taxis
PL Poids lourds
Aujourd’hui au Maroc et à l’instar de nombreux pays en voie de développement, le pays est confronté
à des mutations qui résultent principalement de l’urbanisation et de la croissance de l’activité
économique. En vue d’assurer une réponse adéquate à ces transformations et à cette demande
croissante en matière de mobilité urbaine, les politiques de développement urbains ont donné
largement priorité aux problématiques liées à la défaillance du système du transport public et à
la congestion du trafic routier, alors même que la marche à pied et le vélo représentent plus de la
moitié des déplacements urbains en agglomérations. Il s’agit de deux modes de déplacements qui
ne nécessitent pas des investissements conséquents pour atteindre des résultats significatifs, mais
qui méritent d’être pris en compte au sein des politiques de déplacement urbain comme mode de
transport à part entière au même titre que le transport collectif et le transport individualisé motorisé.
Le présent guide a pour objectif de développer une démarche stratégique pour la promotion de
la mobilité douce et pour un partage équitable de la voirie urbaine entre piétons, cyclistes et
automobilistes.
Il est principalement destiné aux Communes membres du Réseau du Transport Public (REMA-TP), une
plate-forme d’échange et d’apprentissage destinée aux responsables techniques et politiques des
villes marocaines. Le réseau, initié par le programme CoMun / GIZ et animé par des experts nationaux
et internationaux, agit en partenariat étroit avec le Ministère de l’Intérieur, la DGCL, les institutions
nationales et organismes de coopération internationale concernés, ainsi qu’avec d’autres villes du
Maghreb, d’Allemagne ou d’autres pays. Il s’agit d’un investissement entrepris par le Ministère de
l’Intérieur, en faveur de l’appui et de l’accompagnement des collectivités territoriales, dans le but de
fournir aux décideurs et techniciens les outils techniques et méthodologiques qui leur permettront
d’identifier leurs besoins et d’y répondre de manière efficace et efficiente.
Étant donné que la mobilité douce n’a pas occupé pleinement sa place au sein des politiques
de développement urbains, son potentiel de développement demeure important et mérite une
revalorisation, d’autant plus qu’il s’agit d’un mode dominant au sein des villes marocaines. Ainsi,
appartient-il aux pouvoirs publics de rétablir l’équilibre entre les trois modes de déplacement
(transport public, transport individuel motorisé et mode doux), de mettre en place les actions
prioritaires indispensables pour combler les déficiences héritées du passé et de mieux tenir compte
des modes de déplacement doux dans la gestion globale du système de mobilité.
Pour revaloriser ce mode de déplacement durable, il faut tout d’abord changer l’attitude des pouvoirs
publics et qui consistait à élargir la chaussée au détriment de l’intérêt des piétons et des vélos.
L’amélioration du système de mobilité dans sa globalité ne pourra avoir lieu en négligeant les
potentialités de la mobilité douce pour privilégier les deux autres modes de déplacements. Un
système de mobilité efficace est avant tout un système complémentaire entre les trois modes de
déplacement. Avec une planification adéquate, la marche à pied et le vélo peuvent assurer un grand
nombre de déplacement en vue de soulager l’asphyxie urbaine.
Le présent guide a pour objectif de sensibiliser les acteurs communaux aux enjeux multiples de la
mobilité douce au sein d’un contexte marocain particulier, et de fournir un référentiel méthodologique
pour la mise en place des aménagements adéquats des voiries en faveur de la protection des usagers
vulnérables. Il s’agit également d’un document qui permettra de mettre exergue les expériences
phares à l’international mais également des cas pratiques étudiés au cours de la dernière rencontre
du REMA-TP à Rabat.
Préambule :
Les «modes doux» ou «modes actifs», désignent tous les modes de transports qui n’utilisent pas un
moteur et ne produisent pas de pollution ou de gaz à effet de serre. Le terme «actifs» fait référence
à l’énergie musculaire à laquelle fait appel ce type de mode de déplacement. Les Québécois ont
emprunté cette notion de mode de déplacement « actif » aux Anglo-Saxons et l’étude menée en
France en 2008, « Vélo en mode actif », a vulgarisé ce concept.
Les modes doux les plus répandus sont la marche à pied et le vélo, auxquels s’ajoutent, moins
fréquemment, le tricycle, le roller, la trottinette, la planche à roulette (skate-board)…
Dans ce guide, nous adopterons le terme «mode doux» dans un soucis d’uniformisation bien que ces
deux terminologies soient d’actualité et désignent la même chose.
Dans la plupart des centres urbains au Maroc, la demande en déplacements en milieu urbain et
périurbain est en forte croissance.
Sur les dernières années, les actions des pouvoirs publics se sont surtout concentrées sur le
développement d’une offre de transports publics comme les tramways réalisés à Casablanca et
Rabat, ou le projet en cours de Bus à haut niveau de service (BHNS) à Agadir pour faire face à la
demande croissante des déplacements et rattraper le retard cumulé dans ce sens.
Cependant, les mobilités douces (marche à pied et vélo) peinent encore à trouver leur place dans les
politiques publiques, alors qu’ils représentent plus de la moitié de la part des déplacements dans
les villes et que leurs bénéfices sont importants pour la santé, la consommation d’énergie, le coût
sur la collectivité…
Par ailleurs, et alors que le vélo se développe de plus en plus en Europe, le Maroc connaît un recul
considérable dans son utilisation en faveur du développement de la voiture particulière et le vélo
n’est pratiqué dans les villes qu’à hauteur de 5% environ.
Les graphes qui suivent donnent les répartitions modales pour cinq villes marocaines issues des
Plans de Déplacements Urbains (PDU). Dans ces graphes sont confondus les 2-roues motorisés et
les vélos. La part de la marche à pied dans les déplacements des usagers au Maroc et pour différentes
tailles de villes est importante et représente plus de 50% des déplacements quotidiens.
VP Transport Bus VP
semi-collectif (PT+GT)
4%
2-roues
54% 54%
Autres
VP (PT+GT)
Bus
2-roues
11% 8% 6%
17% 15%
11% Autres Bus
(PT+GT) 7%
6%
2-roues
3%
VP
14%
52% 50%
Marrakech (2008)
2-roues À noter que pour la ville de
Bus Casablanca, les données de la
(PT+GT) répartition modale les plus récentes
2%
21% sont celles issues du PDU de 2004.
2%
La ville de Casa a connu la mise
VP en service de sa première ligne de
15%
tram en 2012. L’évolution des parts
modales après la mise en œuvre
du tram n‘est pas connue à ce jour
(l’étude d’actualisation du PDU de
Casablanca est dans ses premières
60%
phases).
Marche à pied
Article 110 :
Tout conducteur ou passager d’un cyclomoteur, d’un motocycle avec ou sans side-car, d’un tricycle
à moteur ou d’un quadricycle à moteur non carrossé, doit obligatoirement porter un casque attaché
homologué par arrêté du ministre de l’équipement et des transports.
Article 111 :
Les conducteurs de cyclomoteurs, de motocycles, de tricycles à moteur, de quadricycles à moteur
et les cycles ne doivent pas circuler de front sur une route à double sens de circulation.
Il leur est interdit de se faire remorquer par un véhicule.
Il est interdit aux cyclistes de rouler sans tenir le guidon au moins d’une main, ou de transporter,
traîner ou pousser des objets gênants pour la conduite ou dangereux pour les autres usagers de
la route.
Les mêmes dispositions sont applicables aux conducteurs de cyclomoteurs, de motocycles, de
tricycles et quadricycles qui doivent tenir le guidon des deux mains sauf éventuellement pour
donner, au moyen des bras, les indications de changement de direction.
Article 112 :
Les conducteurs de cycles, de cyclomoteurs, de motocycles, de tricycles et de quadricycles doivent
emprunter les bandes ou pistes cyclables lorsqu’il en existe une. Par dérogation aux dispositions
de l’article 95 ci-dessus, la circulation des cycles et de tout véhicule conduit à la main et non
monté, est tolérée sur le trottoir. Il est interdit à tout conducteur autre que ceux des motocycles
de circuler, de s’arrêter ou de stationner en empiétant sur les bandes ou pistes cyclables.
Article 113 :
Le transport sur cycle, cyclomoteur, motocycle, tricycle ou quadricycle d’une personne en sus
du conducteur n’est toléré que si le véhicule est aménagé à cet effet par une selle double. Pour
l’application du présent article, la selle double ou la banquette est assimilée à deux sièges.
Il est interdit, de transporter des objets qui ne sont pas solidement arrimés aux cycles, cyclomoteurs,
motocycles, tricycles et quadricycles ou qui font saillie à la largeur hors tout du véhicule.
Le transport des objets pouvant faire saillie longitudinalement sur la partie arrière du véhicule,
sans dépasser 60 centimètres et sans masquer le ou les feux arrière du véhicule est toléré.
Article 116 :
Lorsqu’une chaussée est bordée de voies ou d’emplacements réservés aux piétons ou normalement
praticables par eux, tels que trottoirs ou accotements, les piétons sont tenus de les utiliser à
l’exclusion de la chaussée. En l’absence de telles voies ou emplacements ou, en cas d’impossibilité
de les utiliser, les piétons ne doivent s’engager sur la chaussée qu’après s’être assurés qu’ils
peuvent le faire sans danger.
Article 117 :
Lorsqu’ils ne peuvent utiliser que la chaussée, les piétons doivent circuler le plus près possible
de l’un de ses bords. Ils doivent se tenir près du bord gauche de la chaussée dans le sens de
leur marche, sauf si cela est de nature à compromettre leur sécurité ou sauf circonstances
particulières.
Article 118 :
Les piétons doivent, lorsqu’ils traversent la chaussée, tenir compte de la visibilité ainsi que de
la distance et de la vitesse des véhicules. Ils sont tenus d’utiliser, lorsqu’il en existe à moins de
50 mètres, les passages prévus à leur intention. Aux intersections à proximité desquelles n’existe
pas de passage prévu à leur intention, les piétons doivent emprunter la partie de la chaussée en
prolongement du trottoir.
Article 119 :
En dehors des agglomérations, lorsqu’il n’existe pas de passages réservés aux piétons, ces
derniers ne doivent pas s’engager sur la chaussée avant de s’être assurés qu’ils peuvent le faire
sans danger en tenant compte notamment, de la visibilité ainsi que de la distance et de la vitesse
des véhicules. Les piétons sont tenus de traverser la chaussée perpendiculairement à son axe.
Article 120 :
Hors des intersections, les piétons sont tenus de traverser la chaussée perpendiculairement à
son axe. Il est interdit aux piétons de circuler sur la chaussée d’une place ou d’une intersection
à moins qu’il n’existe un passage prévu à leur intention leur permettant la traversée directe.
Ils doivent contourner la place ou l’intersection en traversant autant de chaussées qu’il est
nécessaire.
Article 121 :
Lorsque la traversée d’une chaussée est réglée par un agent de la circulation ou par des signaux
lumineux ou sonores, les piétons ne doivent traverser qu’après le signal le permettant.
Article 122 :
En dehors des intersections, les passages pour piétons doivent être signalés.
Article 123 :
Lorsque la chaussée est divisée en plusieurs parties par un ou plusieurs refuges ou terre-pleins,
les piétons parvenus à l’un de ceux-ci, ne doivent s’engager sur la partie suivante de la chaussée
qu’en respectant les règles prévues aux articles 116 à 121 ci-dessus.
Article 125 :
Les prescriptions de la présente section ne sont applicables ni aux troupes militaires ni aux
forces de police en formation de marche, ni aux groupements organisés de piétons marchant
en colonnes. Ces formations et groupements sont astreints à ne pas comporter d’éléments de
colonne supérieure à 20 mètres, à se tenir sur la droite de la chaussée de manière à laisser
libre sur la gauche la plus grande largeur possible de chaussée et, en tout cas, un espace
suffisant pour permettre le passage d’un véhicule. Ils doivent également, s’ils comportent
plusieurs éléments de colonne laisser entre ces derniers un espace de 50 mètres. Toute
troupe ou tout détachement ou groupement de piétons marchant en colonne ou éléments de
colonne et empruntant la chaussée doit être signalé, dès la tombée de la nuit, pendant la
nuit, et de jour lorsque les circonstances l’exigent notamment en temps de brouillard, dans
les conditions fixées par arrêté du ministre de l’équipement et des transports.
Article 126 :
Les conducteurs sont tenus de réduire la vitesse à l’approche des passages réservés aux
piétons. Les piétons engagés ont la priorité de passage dans les conditions prévues aux
articles 118 à 123 ci-dessus.
Article 127 :
À l’approche des passages prévus à l’intention des piétons, les conducteurs ne doivent pas
effectuer de dépassement.
Article 128 :
À l’approche d’un véhicule à l’arrêt, les conducteurs doivent réduire leur vitesse et n’effectuer
le dépassement que s’ils s’assurent qu’aucun piéton n’est engagé sur la chaussée.
Article 129 :
Lorsque des parcs de stationnement de véhicules sont aménagés, les conducteurs ne
doivent circuler sur ceux-ci qu’à une allure très réduite et en prenant toute précaution pour
ne pas nuire aux piétons.
Dépliant de
présentation du
Guide. Source :
Transitec
• L e guide référentiel des aménagements de sécurité routière en milieu urbain (en cours de réalisation
par les Ministères de l’Équipement, du Transport et de la Logistique et de l’Eau, de l’Intérieur, de
l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville
et le Comité national de prévention des accidents de la circulation, ainsi que l’Institut national
d’aménagement et d’urbanisme).
Ce guide référentiel en cours d’élaboration traitera les volets suivants :
1- Sécurité des carrefours giratoires,
2- Sécurité des intersections,
3- Aménagements pour piétons,
4- Pistes et bandes cyclables,
5- Aménagements de sécurité aux abords des établissements scolaires,
6- Aménagements de sécurité aux abords des hôpitaux et des bâtiments administratifs,
7- Aménagements de sécurité aux abords des centres commerciaux et de loisirs,
8- Aménagements de sécurité aux abords des gares routières et ferroviaires,
9- Aménagements de zones de stationnement,
10- Aménagements liés à la réduction de la vitesse,
11- Sécurité de la voie par rapport à sa dimension,
12- Sécurisation des zones de travaux (signalisation temporaire),
13- Signalisation routière,
14- Aménagements de sécurité dans les intersections avec le tramway ou les lignes de
Bus à Haut Niveau de Service (BHNS).
Les piétons et usagers des deux roues sont la catégorie la plus exposée
aux risques d’accidents de la circulation au Maroc.
L’insécurité routière en milieu urbain est un problème majeur au Maroc et constitue aujourd’hui l’un
des grands défis à relever pour les pouvoirs publics.
En l’absence d’une culture de sécurité routière et face aux nombreuses priorités des pouvoirs publics, les
besoins en termes de sécurité routière se réduisent à l’aménagement et à la construction de voirie, sans
se soucier des normes de sécurité. Cette politique a pour résultat des villes et centres urbains aménagés
avec des voies larges et où le principe de fluidité est privilégié au détriment de celui de la sécurité.
Les premières victimes des accidents de la route au Maroc sont les usagers vulnérables (piétons et
usagers des deux roues) qui représentent plus de la moitié des tués, 60% en 2016. En milieu urbain,
cette proportion atteint plus de 82%.
Piétons
37,55%
Autres
0,81% 45,09%
Bus & autocars 0,49% 2-roues
1,62%
Camions
Voitures 14,44%
Figure 1 : Répartition des tués en agglomération par catégorie d’usagers en 2016 – source : HCP
Les statistiques qui suivent (issues de « Les accidents de la circulation impliquant les usagers
vulnérables 2010 – 2014 », CNPAC 2016) illustrent les répartitions des victimes des accidents de
la route selon le lieu, le délai de décès, le genre et l’âge, mais aussi selon l’heure de l’accident et
l’activité des victimes et des conducteurs juste avant l’accident :
38,6%
51,5%
En agglomération
2,03%
18,54%
Tué sur le champ
Mort pendant le transfert à l’hôpital
55,46%
Mort dans les 7 jours suivant l’accident
23,97% Mort dans les 30 jours suivant l’accident
Plus de la moitié des piétons décèdent sur le champ et plus de 42% décèdent au plus tard dans les
7 jours suivant l’accident (lors du transfert à l’hôpital + morts dans les 7 jours suivants l’accident).
Ces statistiques sont alarmantes et témoignent de la gravité des accidents auxquels les piétons sont
exposés.
Tués Tués
18,60% 23,81%
23,58% Moins de 15 ans
Entre 15 et 24 ans
Entre 25 et 34 ans
Homme 10,27% Entre 35 et 44 ans
Femme
10,48% Entre 45 et 54 ans
12,49% Entre 55 et 64 ans
76,42% 12,20% 65 et plus
12,16%
Figure 4 : Les victimes piétonnes selon leur genre et leur âge – source : HCP
En ce qui concerne le genre, les hommes sont beaucoup plus touchés par les accidents de la route
que les femmes du fait que, culturellement, ces dernières sont plus prudentes et moins présentes sur
les voiries urbaines. Concernant l’âge, ce sont les personnes les plus vulnérables qui sont victimes
de ces accidents. Il s’agit surtout des enfants et jeunes de moins de 15 ans et des personnes âgées
(plus de 65 ans).
44,73%
24,35% 50,09%
25,92%
11,25% 11,71%
L’analyse de l’activité des victimes avant l’accident montre que ces dernières marchaient sur la
chaussée (44,7% des tués et 50% des blessés graves) ou traversaient celle-ci sans respecter la
signalisation (26% des tués et 24,3% des blessés graves).
Les statistiques sur les manœuvres du conducteur ayant abouti à un accident avec un piéton montrent
que le conflit principal (plus de la moitié du temps) a lieu lors de la traversée de la chaussée.
Par ailleurs, les résultats des études réalisées par le CNPAC montrent que le comportement de
l’usager (inattention des piétons, non-port des équipements de sécurité pour les deux-roues) n’est
pas seul à incriminer. Bien au contraire, les multiples dysfonctionnements relevés montrent que
les caractéristiques des aménagements d’infrastructures routières et les vitesses pratiquées sont
responsables d’une partie importante de l’insécurité routière des villes.
Toutefois les indicateurs de sécurité routière, notamment le nombre de tués rapporté à la population
ou au parc des véhicules, restent insuffisants comparés à ceux des pays développés.
C’est dans cet esprit et en lien avec l’ensemble des intervenants de la sécurité routière que le Maroc
a décidé de mettre en place une Stratégie nationale de sécurité routière 2017-2026, pragmatique et
ambitieuse pour combattre l’accidentologie routière sous toutes ses formes.
Le secteur des transports au Maroc, tous modes confondus compte pour 5% du PIB, emploie 10% de
la population active urbaine et absorbe près de 38% de la consommation nationale d’énergie.
Depuis 1973, 15 à 20% du budget général d’investissement de l’État est consacré aux équipements
et infrastructures de transport.
En début de l’année 2016, le Maroc comptait 2,531 millions de véhicules légers et 1,015 million de
véhicules utilitaires en circulation.
3000
2500
2000
500
0
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Figure 7 : Évolution du parc automobile au Maroc entre 2007 et 2015 - source : Maroc en chiffres 2016, HCP
En moyenne, les marocains disposent de 100 véhicules pour 1 000 habitants. En outre, les émissions
du secteur des transports routiers en 2014 représentaient 28% des émissions totales de Gaz à
effet de serre liées à la consommation d’énergie. Ce secteur est donc l’une des principales sources
d’émission de GES.
Les indicateurs d’évolution de ce secteur étant en hausse (parc automobile, équipement des ménages
en voitures, infrastructures routières…), ce secteur constituera l’un des principaux moteurs de
l’évolution des émissions.
L’augmentation des émissions de ce secteur est directement corrélée à l’évolution du trafic routier.
Figure 8 : Répartition des GES direct imputables à l’énergie par secteur émetteur (2014)
Source : Centre de Compétences Changement Climatique du Maroc (4C Maroc)
Par ailleurs, et dans le cadre de la stratégie nationale d’efficacité énergétique, le Maroc s’est engagé
à réduire sa consommation énergétique de 35% à horizon 2030. Il est important de noter qu’environ
55% des économies réalisables en 2030 seraient issues du secteur des transports.
Dans ce sens, et lors de la COP22 organisée à Marrakech en 2016, le ministre par interim de
l’Équipement, du Transport et de la Logistique du Maroc, Mohamed Boussaid, a déclaré : « Pour une
région en pleine croissance comme l’Afrique, qui est fortement touchée par le changement climatique,
nous avons besoin de solutions de transport adéquates aux besoins locaux et à un coût abordable.
Ces solutions doivent appuyer le développement économique et social, fournir l’accès à la mobilité
et créer une valeur ajoutée au niveau local ».
1 685
Dans les pays en voie de motorisation, les modes doux sont rejetés.
Le constat dans les villes marocaines aujourd’hui est que l’organisation et la répartition de la voirie
publique ne se fait pas de manière équitable entre les différents usagers.
Les aménagements de voirie ne se font pas sur la base de normes précises, imposées au niveau de
la ville. Il en résulte, de manière générale, des emprises très importantes de voirie sur le réseau
structurant, y compris lorsque les charges de trafic aux heures de pointe ne le justifient pas.
Les acteurs concernés sont amenés à changer l’échelle de valeur afin d’aboutir
à une répartition plus équitable de la voirie publique en revalorisant notamment
les modes doux de déplacement.
Le cheminement recommandé pour la mise en œuvre de cette politique d’aménagement passe par
trois phases :
• Une première phase de planification et de conception,
• Une deuxième phase de mise en œuvre des aménagements et des équipements,
• Une troisième phase où il importe d’accompagner, d’inciter et de promouvoir.
Ce cheminement sera détaillé dans les chapitres qui suivront en mettant l’accent, pour chaque phase
de la démarche, sur chacun de ces deux types de modes doux : le piéton et le cycliste.
En outre, cette démarche doit s’inscrire dans une approche qui prenne en compte, d’un côté les
besoins et les caractéristiques de chaque usager, et d’un autre côté les particularités et les spécificités
du contexte marocain afin de pouvoir mettre en place un aménagement de voirie sécurisé, garantissant
une meilleure qualité de vie, équitable, assurant une accessibilité pour tous et s’inscrivant dans une
vision de durabilité.
Un aménagement
approprié
Des résultats
recherchés
Sécurité
Meilleure qualité de vie
Accès multimodal
Durabilité de l’environnement
Équité
La conception et la planification s’imposent comme des composantes clés pour la réussite d’une
politique de déplacements en faveur des modes doux. Cette phase de planification est encore plus
importante dans le contexte marocain où on ne trouve que peu de documents officiels et d’études
qui traitent de cette question.
Elle est positionnée au départ et à l’arrivée de tout déplacement, mais elle est rarement prise en
compte dans les statistiques et souvent oubliée dans les politiques d’aménagement urbain.
Bien que le piéton type n’existe pas, les piétons partagent un certain nombre de caractéristiques
communes qu’il est important de prendre en compte dans la phase de la conception, à savoir :
• Le piéton choisit l’itinéraire le plus direct et le plus continu,
• Il cherche à diminuer les temps d’arrêt,
• Il est souvent indiscipliné,
• Il est sensible au confort et à l’agrément,
• Il est sensible au climat,
• Il est fragile,
• Tout automobiliste, tout usager des transports publics, tout cycliste est aussi piéton.
L’exemple suivant montre la différence entre l’usage prescrit pour les déplacements des piétons et
l’usage réel qu’ils font :
1.2. Le vélo
Les usagers du vélo partagent certaines caractéristiques avec le piéton, l’automobiliste, ou les deux.
Ils :
• Reposent sur une force physique pour se déplacer,
• Sont sensibles au redémarrage,
• Sont sensibles aux détours,
• Sont individualistes (ne partageant généralement pas le même moyen de transport avec d’autres
personnes),
• Veulent arriver le plus vite possible à destination,
• Veulent stationner devant la porte.
Conflit vélo/VP non traité Absence de continuité d’aménagement Revêtement de mauvaise qualité
Il importe également d’identifier les projets d’aménagement futurs afin de prévoir les demandes de
déplacements futurs et d’adapter les aménagements en conséquence.
Aménagement
confortable et Accessibilité de tous
attractif de l’espace les cheminements
public Agrément Liaisons
Sécurité
Séparation des
Mixité des usages
usages
Ces liaisons fortes doivent être particulièrement soignées. Mais cela signifie également et surtout
assurer l’accessibilité des modes doux partout au sein des quartiers, ce qui nécessite, entre autres,
de supprimer les obstacles gênant les déplacements, d’assurer la continuité des itinéraires, de créer
des raccourcis.
Il ne s’agit donc pas de favoriser exclusivement quelques itinéraires majeurs mais bien de prendre en
considération la trame générale : tout espace, toute portion de trottoir ou de bande cyclable devant
faire partie d’un cheminement continu, d’un itinéraire particulier, comme un maillon faisant partie
d’une chaîne.
Par ailleurs, la lisibilité des itinéraires doit également être un souci. Les usagers des modes doux
doivent en effet percevoir clairement les itinéraires dans lesquels ils se déplacent. Cela peut
s’accompagner du renforcement de la signalétique, du jalonnement des itinéraires touristiques, de
plans de quartier, de la signalisation des points d’arrêt TC…
1.3.3. Sécurité
Selon la vitesse, les voitures mettent plus ou moins de temps à s’arrêter. Ce temps comprend le
temps de réaction qu’il faut au conducteur pour commencer à freiner et la distance de freinage. À
50 km/h, la distance totale d’arrêt est de 28 mètres et à 30 km/h de 13 mètres, dans les meilleures
conditions de temps de réaction et par chaussée sèche (par chaussée mouillée, il faut doubler la
distance de freinage).
C’est dans ce sens que le troisième principe consiste à assurer la sécurité des déplacements.
Pour y parvenir, une fois exclues les zones à trafic réduit ou interdit qui constituent des espaces
particuliers, on peut distinguer les deux approches suivantes :
• L a séparation des usages, sur les axes à « orientation trafic », où la fonction circulation motorisée
est largement prédominante. Sur ces axes il convient de séparer la circulation des usagers
vulnérables de celle des automobiles, de façon à pouvoir assurer leur sécurité. La circulation
des modes doux sera protégée sur les trottoirs et les pistes cyclables, leurs traversées seront
organisées et localisées en des endroits sûrs, c’est-à-dire presque exclusivement aux carrefours.
On peut estimer que ces axes représentent 10 à 20% du réseau d’une ville.
• L a mixité des usages et la cohabitation de tous les modes de déplacement sur les autres voies,
soit la très grande majorité, grâce notamment aux techniques de modération de la vitesse. Ce
parti pris d’aménagement concerne aussi bien des rues au trafic relativement important, que
des rues au trafic faible ou modeste. Le concept de zone 30 y trouve parfaitement bien sa place.
Figure 14 : Exemple d’élaboration d’un schéma cyclable (réglementation actuelle des vitesses et charges de trafic)
Figure 16 : Exemple d’élaboration d’un schéma cyclable (proposition d’un réseau cyclable)
1. Rue piétonne 8. Boulevard principal du quartier 15. Amélioration des surélévations de structures
2. Ruelles et allées 9. Rue centrale à sens unique 16. Suppression des surélévations de structures
3. Petits parcs 10. Rue centrale à double sens 17. Rues à fluidifier
4. Places piétonnes 11. Transit de centre commerciaux 18. Fermetures temporaires
5. Rues commerciales partagées 12. Larges avenues avec du transit 19. Revitaliser des rues
6. Rues résidentielles partagées 13. Grandes avenues 20. Promenades
7. Rues résidentielles 14. Avenues et ruelles historiques 21. Rues de quartiers informels
Source : L’[Link]
Le choix de la mise en place d’une zone à trafic apaisé est fondé sur plusieurs critères récapitulés
dans le chapitre « Aménagements - Zones à trafic réduit ».
Les aménagements dans ce sens seront axés sur une meilleure répartition de l’espace entre les
différents usagers tout en cherchant à garantir des conditions de sécurité et de confort pour les
usagers les plus fragiles. Les actions à mener se baseront sur le diagnostic préalablement établi de
l’offre et de la demande de déplacement sur l’axe en question.
Les exemples qui suivent illustrent les états avant et après la mise en place d’aménagements
d’axes routiers de différentes échelles prenant en compte les modes doux. Ces illustrations montrent
comment il est possible de passer d’un environnement mal organisé et défavorable aux modes doux
à un espace mieux organisé sur le même gabarit.
À noter que ces principes ne peuvent pas être dupliqués tels quels, mais qu’il est important de
prendre en compte le contexte local et la particularité de chaque site.
Après :
Sur la même emprise du boulevard peuvent être aménagés : des trottoirs larges accueillant des
terrasses et un mobilier urbain adéquat, des pistes cyclables, des voies de stationnement et une voie
de circulation automobile par sens. De plus, les traversées piétonnes sont marquées et sécurisées et
les espaces verts mis en place embellissent le boulevard.
Après :
La proposition d’aménagement consiste à aménager des trottoirs confortables pour l’ensemble des
usagers, créer des voies de stationnement pour les voitures ainsi que des espaces de stationnement
pour les vélos, créer une piste (ou une bande) cyclable et réduire la chaussée circulable à une voie
de circulation à sens unique partagée par les véhicules et les vélos. La vitesse limite dans cette
zone doit être de 30 km/h au plus.
Après :
L’aménagement proposé consiste à créer des voies centrales réservées aux transports en
commun, d’aménager deux voies de circulation automobile par sens en plus de contres allées
et de voies de stationnement, des pistes cyclables à double sens de part et d’autre de l’avenue
et de multiples traversées piétonnes garantissant la sécurité des usagers et la continuité des
cheminements piétons. Avec cet aménagement, la place de chaque mode de déplacement est
clairement identifiée.
Après :
L’aménagement proposé consiste à piétonniser cette rue de manière à créer un espace favorable à la
circulation douce et encourager par la même occasion l’activité commerciale de la rue.
Après :
L’aménagement proposé consiste à faire de la rue une zone de rencontre où les piétons sont
prioritaires par rapport aux véhicules et où les cyclistes peuvent circuler dans les deux sens. La
vitesse de circulation doit être limitée à 20 km/h.
Le réaménagement proposé consiste à créer une traversée piétonne surélevée et bien visible et
d’arrêter le stationnement pour avancer le trottoir à droite de cette traversée. De cette manière, le
cheminement piéton vers la rue piétonne est continu.
2.1.2. Trottoirs
Les trottoirs doivent présenter des largeurs suffisantes dépendamment du flux des piétons et du
gabarit offert par la rue ou l’axe en question.
Par ailleurs, même s’ils offrent des largeurs suffisantes, les trottoirs sont parfois encombrés suite
à la pression du stationnement. Afin de préserver les trottoirs, il convient donc, en premier lieu, de
faire respecter la loi. L’arrêt et le stationnement des véhicules sur les trottoirs sont en effet interdits.
La verbalisation des infractions est donc nécessaire pour permettre une bonne politique en faveur
des modes doux.
Outre la verbalisation, il faudra empêcher matériellement l’intrusion des voitures sur le trottoir, soit par :
• L’utilisation de bordures de trottoir dissuasives, de par leur hauteur et/ou de par leur forme,
• La mise en place de mobilier anti-stationnement.
Afin d’assurer la continuité des cheminements piétons -étroitement lié aux cheminements des
Personnes à Mobilité Réduite- ,il est recommandé de faire appel à des dispositifs simples, ayant le
moindre impact sur le paysage urbain, aisément perceptibles et peu encombrants.
À partir du niveau de fréquentation piétonne d’un trottoir aux heures de pointe et de la vitesse
maximale autorisée sur la route qui le côtoie, il est possible de déterminer quelle devrait être sa
largeur minimum :
En conséquence, il est recommandé de neutraliser les places de stationnement délimitées dans les
5 à 10 m en amont du passage piéton. Dans la plupart des pays européens, cette disposition est
obligatoire dans les 10 m en amont du passage piéton (l’aménagement est alors rendu lisible par
une extension du trottoir).
À 30 km/h, la distance d’arrêt d’un véhicule est d’environ 13 m sur chaussée sèche (environ 20 m
sur chaussée mouillée). Dans ces cas, la largeur de l’espace neutralisé permettant un dégagement
visuel est de 5 m.
À 50 km/h, lorsque les trafics motorisés et cyclistes sont modérés, il est recommandé d’aménager
des bandes cyclables avec un espace tampon (de 50 cm) pour rendre moins dangereuses pour les
cyclistes l’ouverture de portières des automobilistes et leurs manœuvres.
À cette vitesse, la distance d’arrêt d’un véhicule est d’environ 28 m sur chaussée sèche (environ 45
m sur chaussée mouillée). La largeur de l’espace neutralisé permettant un dégagement visuel, dans
ces cas, est de 7 m environ.
Source : Cerema
Il convient déjà de s’assurer de la bonne accessibilité à pied des arrêts, ce qui implique leur
signalisation, la sécurité et le confort des cheminements qui y mènent, le traitement des coupures
afin de raccourcir les parcours.
Concernant l’arrêt lui-même, sont préconisés les aménagements sur voie de circulation ou en saillie,
ce dernier type présentant d’ailleurs plus d’avantages. Les passages pour piétons doivent se situer à
l’arrière de l’arrêt, pour une meilleure sécurité. Afin d’assurer l’accessibilité des matériels roulants au
plus grand nombre, les hauteurs de quai et les aménagements permettant l’accostage des fauteuils
roulants et poussettes au plus près doivent être étudiés.
2.1.6. Signalisation
En plus des aménagements à mettre en place en faveur des piétons, améliorant leur sécurité et
favorisant une meilleure répartition de l’espace, la signalisation directionnelle joue un rôle important
dans l’amélioration de la qualité de service offerte par la ville aux piétons. Cette signalisation peut
être réalisée sous forme de marquage et d’équipements pour l’orientation des marcheurs, ou encore
de mobilier affichant des indications sur la direction et la distance pour se rendre à un lieu donné.
La bande cyclable présente les avantages d’être facile d’accès, de nécessiter un coût modéré de mise
en place et de permettre au cycliste d’être perçu par les automobilistes. Cependant, elle présente le
risque de non-respect d’utilisation par les automobilistes.
Elle est recommandée sur les axes à trafic et vitesses modérés ne présentant que peu de stationnement
illicite.
La piste cyclable présente l’avantage de garantir la séparation des modes doux. En revanche elle est
difficile d’accès en section courante et se caractérise par une gestion difficile aux carrefours, où elle
présente des taux d’accidents largement supérieurs aux bandes cyclables (essentiellement en raison
d’une moins bonne visibilité).
Son implantation dépend de l’emprise disponible et il est recommandé d’y appliquer une différence
de revêtement ou de niveau favorisant la lisibilité de la piste cyclable.
Elle présente l’avantage d’un coût modéré et de la circulation des vélos du côté du trottoir donc de manière
sécurisée. Par contre, lors de la mixité vélo-bus, la gestion aux arrêts de bus devient problématique.
• 4,50 m en général
• 3,50 m pour assurer une continuité de l’itinéraire cyclable
Par ailleurs, il est également possible de gérer la détection des vélos à l’arrivée du carrefour à feux
soit par sur demande par bouton-poussoir ou par boucle inductive de détection de vélo.
Les aménageurs peuvent intervenir sur cette vitesse par la conception géométrique, l’aménagement
et l’organisation du giratoire. Ils peuvent intervenir de même sur ses branches.
La sécurité dépend aussi du comportement du cycliste qui variera selon son expérience, son âge, sa
connaissance des lieux, la présence ou non de véhicules motorisés, le motif de son déplacement...
La sécurité dépend, enfin, de la trajectoire que le cycliste aura choisie pour aborder, franchir et
quitter le giratoire.
Il est donc important qu’une politique cyclable apporte des solutions en matière de stationnement
vélo dans l’espace public, aux abords des pôles d’échanges et des zones d’activités.
L’offre de stationnement vélos doit s’inscrire dans une démarche plus globale visant à proposer aux
salariés différentes alternatives à l’utilisation exclusive de l’automobile sur les trajets domicile-
travail, en s’appuyant sur les plans de déplacements d’entreprise.
c. Dispositifs de stationnement
Il existe une variété de dispositifs de stationnement qui seront adaptés en fonction des besoins et
de leur implantation.
• Le stationnement de courte durée. En centre-bourg, des petites unités de stationnement appelées
arceaux sont dédiées à un stationnement de quelques minutes à plusieurs heures. Ces arceaux
peuvent être implantés de manière régulière à proximité des commerces et des équipements
publics, pôles générateurs de trafic (administratifs, culturels, sportifs) et trouvent facilement des
espaces en lieu et place de places de stationnement VP.
• Le stationnement longue durée. Des abris ou parkings sécurisés sont prioritairement implantés
aux abords des pôles d’échanges multimodaux (gares, nœuds de correspondance bus, aires de
covoiturage, etc.) et dans certaines zones d’activités. Ce type de stationnement est généralement
conditionné à un abonnement donnant accès à un local sécurisé et fermé par badge, clé ou
code d’accès. Une surveillance à distance ou sur place sont parfois opérées. Ces équipements
sécurisés sont particulièrement adaptés pour un stationnement nocturne et diurne allant d’une
dizaine d’heures à plusieurs jours.
Zones de
circulation apaisée Aire piétonne Zone de rencontre Zone 30
en milieu urbain
Usagers • Piétons et cyclistes Tous Tous
• Véhicules liés à la
desserte suivant les
règles de ciculation
Lieux concernés Lieux dédiés aux piétons, Lieux où on souhaite Lieux où l’on souhaite
pour lesquels ont peut privilégier la vie locale maintenir la circulation et
réduire à quelques en donnant la priorité aux la vie locale en trouvant un
véhicules autorisés la piétons sur la circulation compromis en modérant la
circulation motorisée : des véhicules motorisés, vitesse.
• Rue, ensemble de rues celle-ci restant possible à • Ensemble des rues
• Grande place vitesse réuite : résidentielles, de
• Concentration de lotissement
Axes à grande circulation commerces, services • Ensemble de rues
exclus publics… commerciales pouvant
• Correspondance de comprendre des sections
transports commun avec de nombreuses
• Quartier touristique, traversées piétonnes,
historique des sections de rue de
• Rue résidentielle ou de distribution du quartier,
lotissement peu perméable des sections d’axe de
au transit modéré transit
• Rue étroite
Statut permament Permament ou temporaire Permament
ou temporaire
Type de priorité Piéton prioritaire sur tous les véhicules sauf les Régime général de priorité,
transports guidés de manière permanente rien de spécifique y compris
pour les piétons
Limitation de Allure du pas 20 km/h 30 km/h
vitesse pour les (environ 6 km/h)
véhicules
Transports publics Admis
Transports Limitation de vitesse définie dans le règlement d›exploitation
publics à guidage
permanent
Signalisation
d’entrée
Double sens VP
Sens unique VP
La communication sur la question des modes doux a longtemps été cantonnée à la sécurité, au
civisme ou à la santé publique. Or, les modes doux bénéficient aujourd’hui d’une promotion plus
attractive axée sur l’intérêt ou le plaisir de marcher ou de faire du vélo. De nombreux bénéfices
directs et indirects peuvent aussi alimenter l’argumentaire des politiques de communication en
faveur des modes doux : le côté pratique des modes doux (souplesse d’usage, liberté, fiabilité,
fluidité du trafic), les économies réalisées pour l’usager et les entreprises (indépendance et faibles
coûts), les émissions de GES évitées (lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air),
la diminution de la congestion automobile et du bruit participant à une ville apaisée, la convivialité...
> Ponctuelle :
• Promotion d’un itinéraire par mois, itinéraire malin et sécurisé,
• Indication des nouveaux aménagements.
À communiquer à travers : sites internet et réseaux sociaux, affiches, panneaux lumineux…
> Régulière :
• Articles réguliers et interviews d’usagers (particuliers, entreprises, administrations, écoles...).
A communiquer à travers : sites internet, médias locaux, affichage en mairie, lettres communales
et intercommunales.
> Permanente :
• Kit du cycliste,
• Plan des aménagements cyclistes et piétons,
• Charte de comportement (cyclistes, piétons, automobilistes),
• Fascicule sur la sécurité routière (gestion des angles morts, intersection des pistes cyclables,
traversée d’un rond-point…) et les bons équipements (casques, gilets…).
À communiquer via la mairie, les associations locales, les maisons de quartiers, lors d’événements
et de manifestations, auprès d’associations des lycées, écoles...
Le développement des modes doux passe par une communication qui ne doit pas
avoir peur d’afficher ses ambitions. Le mot marketing ne doit pas être tabou...
• La fête du vélo :
Organisée le 1er dimanche de juin, cette fête repose sur la mobilisation de centaines d’associations,
clubs, communes et autres collectivités territoriales et de milliers de bénévoles qui se mettent en
quatre pour promouvoir l’usage du vélo. Chaque année, les acteurs sont conviés à proposer des
animations auprès du Comité de promotion du vélo, organisateur de la Fête du vélo.
• Park(ing) Day :
Evénement international organisé le 3ème weekend de septembre, il invite tous les citoyens à faire
preuve d’imagination et de créativité pour détourner temporairement l’usage des places de parking
au profit d’espaces végétalisés, artistiques et conviviaux.
L’article 2 de la loi n°07-92 relative à la protection sociale des personnes handicapées au Maroc définit
un handicapé comme « toute personne se trouvant dans un état d’incapacité ou de gêne permanente
ou occasionnelle résultant d’une déficience ou d’une inaptitude l’empêchant d’accomplir ses fonctions
vitales, sans distinction entre handicapés de naissance et ceux qui souffrent d’un handicap acquis ». Une
personne handicapée est toute personne qui est incapable ou gênée d’accomplir normalement ses
fonctions vitales, suite à une déficience.
Par ailleurs, la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, définit
dans son article premier « par personnes handicapées, on entend des personnes qui présentent des
incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses
barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité
avec les autres », et donc renvoie aux barrières environnementales, qui peuvent soit soulager le
handicap et faciliter l’inclusion sociale des handicapés, soit faire de leurs activités de tous les jours
un grand défi, voire un enfer.
Figure 26 : Statistiques de la France sur les Personnes à Mobilité Réduites (Source : La prise en compte de l’accessibilité
des personnes à mobilité réduite dans les Plans de Déplacements Urbains – 2007 - Marie Boulanger – IAUL/LMCU)
Concernant les PMR, il importe de faire le relevé et analyser l’accessibilité sur l’ensemble de la
chaîne des déplacements sur la voirie. Les éléments suivants sont à noter :
• Stationnement réservé,
• État et largeur des trottoirs,
• Traversées piétonnes (abaissement, signalisation au sol et sonore),
• Information voyageurs,
• Accès aux arrêts, montée dans les véhicules.
Une ville accessible est une ville qui concilie les besoins de chacun des usagers pour accéder à la
ville et à ses différents services et activités. L’ambition de rendre la ville plus accessible se traduit
par une nouvelle lecture et une approche différente des politiques urbaines, qui intègrent la notion
de «service au citoyen».
Dans l’élaboration d’une stratégie d’accessibilité, il est important d’accorder une attention particulière
aux éléments d’aménagement suivants :
3.1. Cheminements
Les cheminements doivent être sur des sols non meublés, avec un revêtement non lisse disposant
d’une largeur utile de 140 cm au minimum libre de tout obstacle avec une pente inférieure à 5%.
Le cheminement est encombré Le trottoir est de plain-pied posant des Le cheminement est étroit et encombré
par des marches ([Link] difficultés pour les déficients visuels ([Link]
[Link]/espace%20 ([Link]) [Link]/portal/site/environnement/
[Link]) norme-ufr/personne-mobilite-reduite/
amenagement/1138/)
La BEV est bien disposée mais peu Les BEV ne doivent absolument pas être
contrastée, attention au glissement sur positionnées ainsi (recommandations
les plots (photo A. Louis) concernant les surfaces tactiles
au sol pour personnes aveugles ou
malvoyantes, CERTU)
Esthétiques mais non pratiques : les pots Une forêt de potelets encombre le
de fleurs encombrent le chemin (photo passage (photo A. Louis)
A. Louis)
3.9. Éclairage
Il est également recommandé d’utiliser un éclairage uniforme sans éblouissement permettant la mise
en relief des obstacles.
Les projecteurs sont éblouissants et donc Contraste autonome des potelets (http://
à proscrire (photo A. Louis) [Link]/rubriques/accessibilite/
images/[Link])
Revêtement différent, route des États BAO avec deux bandes de 3 stries autour
Unis, LYON (une voirie pour tous, A12 de la BEV ([Link]
revêtements et chaussées de l’espace htm)
public, CNT)
Source : Guide d’aménagement des quais bus accessibles Schéma Directeur d’Accessibilité (Syndicat mixte des transports Artois Gohelle)
Avec les travaux d’aménagement de la première ligne du tramway, la place a connu une métamorphose
en faisant l’objet d’un grand chantier. Elle est passée d’un immense carrefour routier à plusieurs
branches à une place piétonne. L’objectif était de faire de cette place un véritable pôle d’échange
multimodal (bus-bus touristiques-tramway) et un espace piéton où il fait bon se déplacer.
Le réaménagement de la place des Nations Unies a été accompagné par la piétonisation du boulevard
Mohammed V sur près de 400 mètres.
Bd. Mohammed V
Des passages piétons ont été rehaussés de couleurs fluo. Les motifs dessinés sont directement
inspirés de la tradition marocaine. L’objectif du collectif était de créer une curiosité chez les piétons
pour les amener à utiliser ces passages mais aussi d’attirer l’attention des automobilistes quant à
l’existence de tels espaces dédiés aux piétons.
Pendant deux années consécutives, la ville de Copenhague a été nommée meilleure ville cyclable par
les experts américains de viabilité Treehugger. Elle s’est placée en tête grâce à ses vastes pistes
cyclables, très utilisées.
En 2010, pas moins de 31% des déplacements quotidiens, en moyenne annuelle, étaient effectués sur
un vélo, et la proportion atteignait même 55% dans le centre-ville.
Que le temps soit maussade, ensoleillé, enneigé ou même venteux, les habitants de Copenhague
de tous âges pédalent à bonne vitesse sur de larges pistes. Le Danemark dispose même de son
« ambassade du vélo », la Cycling embassy of Danmark, qui réunit urbanistes, designers, collectivités
locales ainsi que la fédération danoise des cyclistes ou la compagnie de chemin de fer.
La voirie trop large a été réduite à une seule voie de circulation automobile et l’espace public a été
réaffecté en créant un large parking pour les vélos favorisant ainsi la pratique de ce mode doux
dans un espace sécurisé.
La popularité du vélo auprès des Néerlandais ne tient pas tant, contrairement aux idées reçues, au
relief plat de leur pays, mais bien plus à la topographie de leurs villes qui, très étroites ne peuvent
accueillir une circulation dense, ainsi qu’aux actions menées conjointement par le gouvernement et
les collectivités locales. Grace à cette politique, les Pays-Bas dénombrent aujourd’hui 18 millions de
vélos pour environ 16,4 millions d’habitants, un record mondial !
Avec l’avènement de la société de consommation et de la voiture, les Néerlandais ont été confrontés
à un problème majeur : la taille de leurs villes qui laissent peu de place à la circulation. Si le
pays a bien tenté d’élargir les routes, il a vite compris que le vélo resterait à jamais son fidèle allié.
Avec d’aussi courtes distances à parcourir couplées à une prise de conscience précoce quant à la
dépendance énergétique et aux enjeux écologiques, le vélo s’impose aujourd’hui encore comme le
moyen de transport favori des Néerlandais.
La culture du vélo est partout même au travail. Alors que la France a inauguré, en 2015, son indemnité
kilométrique pour les salariés qui se rendent au bureau à vélo, aux Pays-Bas c’est chose faite depuis
les années 1990.
La ville d’Utrecht, qui abritera prochainement le plus grand garage à vélos au monde avec 12 500
places, a inventé le vélo stop. Il suffit pour les piétons de se rendre à une borne spéciale et de lever
le pouce. Les cyclistes sont invités à s’arrêter et à les embarquer sur leur porte-bagages.
Avec les questions écologiques grandissantes, dès les années 1980, le gouvernement a tout misé sur
le vélo pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Les premiers centres-villes sans voiture ont
ainsi vu le jour, suivis des zones 30 km/h.
La configuration initiale de cette intersection, offrant un espace très large pour la circulation
automobile, favorise des comportements mettant en péril les usagers les plus fragiles (piétons et
cyclistes) de par la possibilité de circuler à grande vitesse.
La transformation de cette rue en une rue piétonne a permis d’embellir le paysage local en la
rendant plus agréable à la circulation douce, ce qui encourage l’activité commerciale et améliore
son attractivité touristique (plus d’espace pour la circulation piétonne et pour l’aménagement de
terrasses de café attractives).
Le boulevard a été transformé en une place piétonne privilégiant ainsi le déplacement des modes
doux de manière sécurisée et agréable. Cet aménagement s’inscrit dans une démarche volontariste
réduisant de façon significative l’espace alloué à la voiture en faveur des piétons.
L’espace, préalablement engorgé par les voitures en circulation et en stationnement, a été embelli et
respire mieux après la limitation de l’emprise circulable par les modes motorisés et l’aménagement
d’espaces verts et de zones pour la circulation piétonne.
La demande piétonne étant clairement constatée sur cet espace, son réaménagement en place
piétonne exprime la volonté publique de réaffecter l’espace de manière plus juste, faisant profiter
l’ensemble des usagers et protégeant les personnes les plus vulnérables.
La réalisation du présent guide s’est faite dans le cadre d’une formation destinée aux acteurs locaux
axée sur les aménagements relatifs aux modes doux. Lors de cette formation, une étude de cas a
été réalisée par les acteurs concernés afin de mettre en pratique les éléments ayant fait objet de
la formation.
L’après-midi du 1er jour de la formation a été consacré à une balade urbaine d’environ 1h30 dans les
rues du centre-ville de Rabat et plus précisément dans le secteur de la gare de Rabat Ville et de
l’avenue Moulay Hassan.
L’objectif de cette balade était d’observer le comportement des piétons et des cyclistes et la place
qu’ils occupent dans l’espace public, ainsi que de recenser les dysfonctionnements. Cette balade
urbaine a permis de faire émerger une prise de conscience sur les difficultés actuelles de circuler à
vélo sur des voies routières larges, surchargées, avec des comportements routiers inadaptés, ou de
traverser à pied certaines intersections qui font quasiment office de barrage.
Place de la gare
lé
Sa
s r
Ve
Localisation du lieu de la balade
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an
bl
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Ca
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Av
Les photos suivantes, prises par les participants illustrent quelques défauts d’aménagement ou
de comportements identifiés mais aussi des éléments positifs dans l’aménagement en faveur des
piétons.
Des piétons qui traversent Av. Mohammed V sur la plate-forme du tram en absence
d’une traversée piétonne directe devant la gare
Prise en compte des PMR pour l’accès à la gare sauf que l’emplacement de la rampe n’est pas optimal
Abaissement du trottoir au niveau de la traversée piétonne, bien marquée et régulée, sur Av. Mohammed V
Une fois arrivés à l’avenue Moulay Hassan, les participants ont pu analyser à la fois la qualité des
aménagements et des traversées piétonnes au droit du Musée d’art contemporain Mohammed V, ainsi
que la bande cyclable sur l’avenue.
Discordance observée entre l’emplacement du passage piéton et les aménagements faits au droit du Musée
(abaissement de trottoir et mobiliers de guidage des piétons)
Le résultat des travaux des participants, pour cette phase de diagnostic, est présenté dans le tableau
suivant :
Place de la gare
Groupe
1
Groupe
3
Groupe
4
Les participants ont aussi pensé au stationnement des vélos, notamment au droit de la gare, et
ils ont proposé d’aménager des places de stationnement sur une des 2 contre-allées de l’avenue
Mohammed V.
Profil type actuel et 2 des deux variantes d’aménagement d’Av. Moulay Hassan
Syndicat Mixte des Transports Artois-Gohelle : Guide d’aménagement des quais bus accessibles /
Schéma Directeur d’Accessibilité.
Plan d’investissement Vert : L’engagement du Maroc dans la lutte contre les effets du changement
climatique.
CEREMA : Limitation de l’accès au sas cycliste pour les cyclomoteurs (Fiche n° 02 - Septembre 2015).
CEREMA : Marquage des trajectoires matérialisées pour les cycles (Fiche n° 14 - Mai 2016).
Transitec : Master TURP – INSA Lyon / Intervention sur les mobilités douces.
Ce guide est destiné aux cadres techniques des collectivités territoriales et a pour
objectifs de :
• Sensibiliser les acteurs des collectivités territoriales à la thématique des
modes doux et aux enjeux divers que revêt cette thématique.
• Présenter les démarches de planification nécessaires dans les projets
d’aménagement et permettant de tenir compte des besoins en mobilité et
d’accessibilité des modes doux en ville.
• Tenir compte de l’accessibilité des PMR dans les politiques d’aménagement.
• Exposer un benchmarking au niveau national et international des meilleurs
pratiques en matière d’aménagement en faveur des modes doux. Des expériences
qui permettront aux cadres techniques d’avoir une idée sur plusieurs pratiques
et d’en tirer bénéfice.
Élaboré par :
Transitec
Avec le soutien de :
Direction Générale des Collectivités Locales
DPAT DPE
Crédits photos :
CoMun
Transitec
Juillet 2018