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Argiles organophiles et intercalation

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I Partie bibliographique

ainsi définir une capacité d’échange cationique pour un échantillon donné. Cette capacité
d’échange cationique dépendant du pH de la solution, elle est en général mesurée à pH
neutre, ce qui permet une comparaison fiable des différentes données expérimentales. Dans
le cas des montmorillonites, la littérature rapporte des valeurs comprises entre 85 et 160
milliéquivalents pour 100 grammes d’argile [62].

I.4.2 Les argiles organophiles (AO)

L’intérêt du traitement organophile est de donner à l’argile une plus grande affinité pour
les milieux organiques. Pour développer des interactions avec les molécules organiques,
la surface de l’argile doit être modifiée. Pour ce faire, les ions compensateurs doivent
s’échanger avec les cations inorganiques afin de recouvrir la surface minérale de chaînes
aliphatiques et de rendre l’argile hydrophobe [65].

I.4.3 Les composés d’intercalation

Plusieurs méthodes ont été utilisées pour modifier les argiles, parmi elles on peut citer :
les méthodes d’échange des ions avec les cations organiques et inorganiques, le greffage
des composés organiques, les réactions avec les acides, les méthodes de polymérisation,
d’hydroxylation et calcination . . . etc [58]. La technique qui consiste à échanger les ions
minéraux avec ceux d’alkylammonium est la plus utilisée pour modifier les argile [67].Les
sels d’alkylammonium, sont des tensioactifs cationiques synthétisés par alkylation com-
plète des amines [67].

La synthèse des argiles organophiles est basée sur les réactions entre les minéraux argileux
et les composés organiques. Ces réactions ne peuvent avoir lieu que lorsque les molécules
d’eau entre les feuillets sont remplacées par des molécules polaires [58, 67]. Dans le cas des
smectites, l’adsorption des cations met en jeu différentes interactions chimiques à savoir :
des liaisons hydrogène, des interactions ions-dipôles et des forces de van der Waals. Les
composés hôtes peuvent être intercalés par voie liquide, vapeur ou à l’état solide [58].
Dans notre cas, nous avons opté pour la voie liquide-liquide car l’argile est totalment
délaminée dans l’eau et forme une suspension stable, ce qui expose la surface aux cations
échangeables et favorise ainsi l’adsorption. Lorsqu’on ajoute les tensioactifs cationiques à
base d’alkylammonium, les cations se libèrent et s’échangent avec les cations minéraux en
essayant d’occuper les sites échangeables. La réaction d’échange est donnée par la réaction
chimique suivante
N a+
arg ile + AH
+ +
= AHarg ile + N a
+

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I Partie bibliographique

I.4.3.1 Structure des composés intercalés : Selon la charge du feuillet, la CEC


et longueur de la chaine organique, différentes organisations internes des chaînes dans
l’espace interfoliaire ont été observées. Il en découle une extension variable de l’espace
interfoliaire comme le montre la Figure I.4.3.

Figure I.4.3: Orientation des ions d’alkylammonium dans l’espace interfeuillet des silicates
Lagaly [68].

I.4.4 La Montmorillonite

La montmorillonite est une smectite dioctahédrique dont la formule idéale pour la demi-
maille est :

3+
Si4 O10 (Al(2−x) Rx2+ )(OH)2 CEx , nH2 O

Avec R2+ constitué principalement par du magnésium et, CE, les cations échangeables,
qui peuvent être des ions alcalins N a+ ou alcalino-terreux Ca2+ [55, 65]. Les feuillets de
la montmorillonite ont une grande extension basale de l’ordre du micron comparée à leur
épaisseur d’environ 1nm ce qui leur confère un caractère très anisotrope.

L’empilement des feuillets forme la particule qui constitue le premier niveau d’organisation
(porosité intraparticulaire). Le nombre de feuillets par particule ainsi que les distributions
de distance séparant les feuillets dépendent de la nature des cations et de l’électrolyte
entourant la particule. L’association de ces particules peut former un agrégat développant
une porosité interparticulaire (Figure I.4.4).

En solution aqueuse, les feuillets sont facilement hydratables à une ou plusieurs couches
d’eau selon la nature du cation compensateur, si bien que l’assemblage peut se faire
avec des empilements de feuillets ayant des distances interfoliaires variables selon l’axe z
(phénomène d’intercalation) ou conduire dans des conditions données de concentration,

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I Partie bibliographique

Figure I.4.4: Structure de la montmorillonite [59].

de pH et de force ionique du milieu à une exfoliation plus ou moins complète conduisant


à la formation d’un gel [65].

I.4.5 La laponite

La Laponite est une smectite trioctaédrique, considérée comme l’équivalent synthétique


de l’hectorite. Les substitutions dans la couche octaédrique sont essentiellement celles du
magnésium par le litium. La formule idéale de la demi-maille de l’hectorite est la suivante :

3+
Si4 O10 (Al(3−x) Rx+ )(OH)2 CEx , nH2 O

R+ constitué principalement par du lithium ou par des lacunes et, CE, les cations échan-
geables, qui sont majoritairement des ions de sodium. La laponite est constituée de feuillets
de 30 nm de longueur, alors que les particules d’hectorite sont constituées de lattes avec
une dimension latérale allant de 300 à 1000nm [65]. Elle est donc beaucoup moins aniso-
trope que la laponite et a donné lieu à beaucoup d’études à l’état dispersée [69, 70].

I.4.6 Les argiles organophiles et leur dispersion en milieu organique

Les argiles organophiles ont la propriété de se disperser dans les solvants organiques.
Elles sont généralement préparées par modification chimique des smectites en raison de
leurs valeurs de CEC élevées. La majorité de ces modifications se font par réaction d’une
hectorite ou Montmorillonite avec des tensioactifs cationiques (sels de tetra- ou trialkyl
-ammonium). Le choix du tensioactif dépend de la polarité du solvant. Les propriétés
rhéologiques des dispersions en milieux organiques dépendent du type de l’argile organo-
phile et de l’état de disperion de l’agrégat, de la particule ou du feuillet (exfoliation ou
intercalation) [53].

La rhéologie des suspensions argileuses contenant une concentration relativement élevée


en particules solides ont généralement un comportement Binghamien [71]. Les suspen-

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