Programme Physique-Chimie 1ère S
Programme Physique-Chimie 1ère S
DAKAR 1999
86
PROGRAMME DE PHYSIQUE CLASSE DE 1°S
CHAPITRE
Numéro Titre Horaire
ENERGIE - CHAMPS.
P1 Travail et puissance 6
P2 Energie cinétique 5
P4 Calorimétrie 6
ELECTRONIQUE
P9 Amplificateur opérationnel : montages dérivateur et intégrateur ; 6
applications (rentrée 2001)**.
OPTIQUE
P11 Etude expérimentale des lentilles minces. 6
Total . 66
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PROGRAMME DE CHIMIE CLASSE DE 1°S
CHAPITRE
Numéro Titre Horaire
CHIMIE ORGANIQUE
C1 Généralités sur la chimie organique. 3
C2 Les alcanes 4
C4 Le benzène. 3
ELECTROCHIMIE
C6 Notion de couple oxydant – réducteur. 4
Total 54
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P H Y S I Q U E
ce travail est indépendant du chemin suivi ; le poids est une force conservative.
- Dans le calcul du travail d'une force appliquée à un système en rotation autour d'un axe fixe, on se
limitera à des cas où le moment des forces est constant.
- Le calcul du travail d'une force variable est hors programme. On donnera simplement sans
démonstration l'expression du travail de la tension d'un ressort W1-2 = 1/2 k(x12 - x2 2) et celle du
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CHAPITRE P2 : Energie cinétique Durée :5 h CLASSE : 1° S
Commentaires P2
- Tout au début de ce chapitre, il est nécessaire d'introduire le concept d'énergie et quelques notions
connexes. Il s'agit de préciser aux élèves, à partir d'observations familières, le concept d'énergie, de
citer quelques formes d'énergie ainsi que les transferts d'énergie entre systèmes et les
transformations d'énergie. A travers ces exemples, on insistera sur deux formes importantes
d'énergie : énergie cinétique et énergie potentielle.
- Par la suite, s'intéressant à l'énergie cinétique, on en donnera l'expression pour le solide en translation
et pour le solide en rotation autour d'un axe fixe. On donnera les propriétés de l'énergie cinétique :
grandeur scalaire positive dont la valeur dépend du référentiel mais qui ne donne aucune
information sur le sens et la direction du mouvement.
Le moment d'inertie d'un solide en rotation sera introduit sans démonstration. On en donnera
cependant la signification physique. On donnera les expressions des moments d'inertie d'un cerceau,
d’un disque, d’un cylindre, d’une sphère homogènes par rapport à un axe passant par leur centre de
symétrie.
Le théorème de Huygens est hors programme.
- Le théorème de l’énergie cinétique sera énoncé dans le cas général. Il pourra être vérifié à l'aide
d'un enregistrement. On l'appliquera à d'autres systèmes ; ce faisant on insistera sur son importance
dans la résolution des problèmes de mécanique.
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CHAPITRE P3 : Energie potentielle. Energie mécanique Durée :6 h CLASSE1S
Commentaires P3
- Un retour, sur quelques exemples simples de formes d'énergie vus au chapitre précédent, permettra
de rappeler que l'énergie potentielle d’un système est l'énergie en "réserve" liée aux positions des
différentes parties du système. Dans la suite, s'intéressant au système (Terre-objet) on donnera sans
démonstration l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur Epp = mgz + cte. On insistera sur le
fait que l'énergie potentielle de pesanteur est définie à une constante près et l'on montrera comment la
valeur de cette contante est déterminée par le choix de la "référence" (état pour lequel Ep = 0) et de
l'origine de l'axe des côtes. On montrera aussi comment la variation d'énergie potentielle de pesanteur
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CHAPITRE P4 : Calorimétrie Durée :6 h CLASSE : 1° S
Commentaires P4
- On pourrait débuter le chapitre par l'analyse de l'énergie mécanique des systèmes réels ; on notera
que pour de tels systèmes l'énergie mécanique décroît, ceci étant dû à l'existence de forces de
frottement. Dans le cas particulier d'un cycliste ou d'un automobiliste qui freine on mettra l'accent sur
l'élévation de température au niveau des freins, phénomène qui se produit en même temps que la
diminution de l'énergie mécanique. Les forces de frottement seront considérées comme des
interactions entre particules à l'échelle microscopique dans la région de contact. La diminution
d'énergie mécanique à l'échelle macroscopique se retrouve comme gain d’énergie répartie entre les
particules à l'échelle microscopique : on dit qu'il y a « production de chaleur ».
- La température absolue, vue en classe de seconde, prend ici toute son importance : la température
absolue est la grandeur macroscopique qui mesure l'énergie microscopique d'agitation des particules.
Dès lors il est aisé d'expliquer le fait que l'augmentation de l'énergie d'agitation désordonnée des
particules liée à la diminution de l'énergie mécanique, se manifeste le plus souvent par une élévation
de température. L'exception du changement d'état sera soulignée. On insistera alors sur la nuance à
faire entre chaleur et température.
- La production d’énergie thermique n'a pas toujours pour origine la dégradation de l'énergie
mécanique : certaines réactions chimiques libèrent de l’énergie thermique; le courant électrique qui
traverse un dipôle s'accompagne d'un « dégagement de chaleur » ; des objets exposés à la lumière
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solaire s'échauffent etc. Par ailleurs lorsque deux corps portés à des températures différentes sont en
présence il y a entre eux échange d’énergie par chaleur. La chaleur est un mode de transfert
d’énergie : dans le cas d’espèce l’énergie passe du corps chaud au corps froid jusqu'au moment où il
s'établit un équilibre thermique. A travers divers exemples on illustrera la conduction thermique, la
convection et le rayonnement.
La « quantité de chaleur » échangée par un système sera exprimée algébriquement ; on distinguera le
cas où il y a échange d’énergie avec variation de température du cas où l'échange se fait sans
variation de température (changement d'état).
On présentera le calorimètre, appareil de mesure des quantités de chaleur. Les grandeurs
calorimétriques (chaleur massique, capacité calorifique, chaleur latente de changement d'état) seront
définies ; en TP des mesures calorimétriques permettront la détermination expérimentale de ces
grandeurs. Toutefois le principe de cette détermination expérimentale étant pratiquement la même
pour ces grandeurs une mesure bien menée avec l’une d’entre elles est plus utile que plusieurs
mesures qui conduisent à des résultats aberrants.
- La chaleur de réaction sera également définie. A partir d'exemples on expliquera sa détermination :
* par la méthode expérimentale (mesures calorimétriques) on pourrait prendre l’exemple de la
détermination expérimentale de la chaleur mise en jeu lors de la réaction entre un acide et une base.
* par le calcul ; à partir du diagramme de Hess ou de la somme d'équation-bilan.
- Les notions d'énergie de liaison et de chaleur de formation sont hors programme.
NB : L'unité SI de quantité de chaleur est le joule ; pour des raisons d'interdisciplinarité on signalera la
calorie comme unité ; toutefois on habituera les élèves à travailler avec l'unité SI de quantité de
chaleur.
Commentaires P5
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caractéristiques des forces électrostatiques s'exerçant entre deux charges. Par la suite on énoncera la
loi de Coulomb (on en donnera l'expression vectorielle).
- A partir d'expériences simples (pendule électrostatique chargé dévié par un bâton de verre chargé,
déviation d'un faisceau d'électrons dans un tube de déflexion) on définira le champ électrique. On le
caractérisera par le vecteur champ électrique.
Dans des cas simples on précisera les caractéristiques du vecteur champ électrique.
- Il y a lieu de traiter en cours le champ créé par une charge ponctuelle positive puis négative, le
champ engendré par une distribution de charges ponctuelles situées dans le même plan, le champ
régnant entre deux conducteurs métalliques plans parallèles (en s'abstenant toutefois d'évoquer la
relation E = U / d qui sera établie dans le chapitre qui suit).
- En exercice on traitera, entre autres exemples, le champ d'un dipôle constitué de deux charges q et
-q.
- On introduira le concept de ligne de champ électrique et l'on réalisera expérimentalement quelques
spectres électriques pour matérialiser ces lignes ; on insistera sur l’intérêt des spectres dans la
recherche de la topographie d’un champ électrique.
Commentaires P6
- Les acquis des chapitres qui précèdent permettront d'évaluer le travail de la force électrostatique entre
deux points A et B d'un champ électrique uniforme et par suite d'introduire les concepts de potentiel et
de différence de potentiel électrostatique. L'introduction de ces grandeurs se fera en montrant
simplement à partir de l'expression du travail obtenue que ce travail est indépendant du chemin suivi
mais qu'il dépend des points A et B et plus précisément de leur "état électrique" ; le potentiel sera
défini comme une grandeur qui caractérise l'état électrique de chaque point du champ.
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- A la force électrostatique, force intérieure conservative, on fera correspondre l'énergie potentielle
électrostatique et l'on admettra la relation entre le travail de la force électrostatique et la variation de
l’énergie potentielle. On établira la conservation de l'énergie totale (E = Ec + Epe = cte).
- Les résultats établis dans le cas particulier d'un champ uniforme seront généralisés avec la rigueur et
les précisions nécessaires.
De façon générale en tout point d'un champ électrique sont définis :
* le vecteur champ électrique E qui permet de connaître la force électrostatique F = q E qui s'exerce sur
une charge électrique q placée en ce point.
* le potentiel V permettant de connaître l'énergie potentielle électrostatique E = q V que possède toute
charge en ce point.
- On définira les surfaces équipotentielles.
- Par ailleurs le travail de la force électrostatique qui s'exerce sur une charge q entre les points A et B
est donné par l'expression W ( F ) = q (VA - VB).
Commentaires P7
- Partant par exemple des effets du courant électrique on pourrait expliquer qualitativement les
échanges d'énergie dans un circuit quelconque. L'énergie électrique échangée par un dipôle (AB) ,
soit WAB = UAB IAB t, pourra être déduite de la variation d'énergie potentielle électrostatique (ou travail
des forces électrostatiques) entre ses bornes A et B.
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- La puissance "échangée " par un dipôle s'exprimera par p= ui. Comme u et i, la puissance p est
algébrique. Pour plus d'harmonie et de simplicité il est essentiel de conserver les conventions de
signe utilisées depuis le début de ce programme pour les grandeurs électriques (intensité et tension)
et pour l'énergie. On utilisera également la convention récepteur et la d'ohm généralisée u = ri - e.
- On peut remarquer dès lors que :
* Si u et i sont de même signe, la puissance p = ui est positive ; ce qui est le cas de tous les dipôles
passifs qui reçoivent de l'énergie du générateur.
* Si u et i sont de signes contraires p = ui est négative, ce qui est le cas des générateurs qui fournissent
de l'énergie. Ainsi la puissance "échangée" par un dipôle peut être positive dans ce cas elle est
"reçue" ou négative en ce moment elle est "cédée", ce qui est conforme aux conventions de signe
pour l'énergie.
- Dans le cas d'un résistor la puissance "échangée" est p= ui = Ri 2, elle est positive, signifiant qu'elle
est reçue ou consommée par le résistor, il est essentiel de signaler que cette puissance est cédée
instantanément au milieu ambiant sous forme calorifique (puissance Joule).
- Pour un récepteur (moteur, électrolyseur), la tension est u = ri - e soit u = ri + e'. Le récepteur échange
p = ui = ri2 - ei ; soit :
* pj = ri2 > 0 est la puissance consommée par effet Joule. dans la résistance interne.
* pt = - ei < o est la puissance que le générateur cède à l'ensemble du circuit; c'est la puissance
"engendrée" par le générateur.
* p'= ri2 - ei est la puissance "disponible" aux bornes du générateur, c'est la puissance cédée à
l'extérieur du générateur. Le rendement du générateur sera défini par le rapport de la puissance
disponible sur la puissance engendrée.
- Pour un circuit série comportant un générateur linéaire, un résistor et un récepteur tel qu’un moteur,
on traduira le bilan énergétique : "la somme algébrique des puissances échangée est nulle". On en
déduira la loi de Pouillet que l'on généralisera. Le chapitre pourrait être clos par des exemples
pratiques d'utilisation de l'énergie électrique et de ses transformations.
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CHAPITRE P8 : Condensateurs : capacité, énergie Durée :4 h CLASSE 1S
emmagasinée (rentrée 2001)**
Commentaires P8.
Ce chapitre prépare aux montages électroniques qui seront réalisés avec l’amplificateur opérationnel
dans la suite du programme(chapitre P9).
Il pourrait être abordé par la description d’un condensateur plan. Il s’agit de rappeler que le
condensateur plan a servi d’exemple dans le chapitre précédent pour illustrer un moyen de réaliser un
champ électrique uniforme.
Par la suite on mettra en évidence les phénomènes de charge et de décharge d’un condensateur :on
utilisera avantageusement l’oscilloscope ou toute autre expérience mettant en évidence des échanges
d’énergie entre le condensateur et le reste du circuit..
Toutefois, au niveau de la classe de première, une présentation simplifiée des condensateurs est
exigée. Malgré tout la convention de signe pour l’intensité instantanée i et la relation entre cette
grandeur et la dérivée première par rapport au temps de la charge instantanée dq/dt ou q’ devront être
clairement expliquées par le professeur.
A ce niveau, on donnera, sans démonstration, la relation entre la charge du condensateur et la tension
à ses bornes ainsi que les expressions de l’énergie emmagasinée.
L’étude des condensateurs sera complétée en classe de terminale où l’on étudiera les facteurs
influençant la capacité d’un condensateur plan, les lois d’association des condensateurs,
l’établissement de l’expression de l’énergie emmagasinée et les lois de variation, au cours du temps,
des grandeurs électriques(charge, intensité et tension) lors de la charge et de la décharge.
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CHAPITRE P9 : Amplificateur opérationnel : montages Durée :6 h CLASSE1°S
dérivateur et intégrateur ; applications (rentrée 2001).
Commentaires P9
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Deuxième partie : PROPAGATION DES SIGNAUX- ONDES
PROGRESSIVES.- INTERFERENCES MECANIQUES.
Commentaires P10
- Diverses observations expérimentales permettent de mettre en évidence la variété des signaux.
Dans l'ordre chronologique on pourrait traiter de la propagation d'un signal dans un milieu à une
dimension (corde, ressort), à deux dimensions (perturbation produite en un point de la surface d'un
liquide : cuve à ondes) et à trois dimensions (bruit engendré en un point de l'espace). A travers ces
exemples on insistera sur le mécanisme de propagation des signaux, les caractères de la célérité : on
montrera que la célérité est constante dans un milieu homogène isotrope donné (on indiquera par
conséquent un procédé de mesure de la célérité) ; le rôle de l'inertie et de l'élasticité du milieu dans la
célérité de propagation pourrait être illustré par l'utilisation de l'échelle de perroquet".
- On donnera les valeurs de la célérité du son dans l'air et dans l'eau.
- La suite du chapitre portera sur une étude expérimentale de la propagation des mouvements
vibratoires. Dans le cas d'un phénomène vibratoire entretenu, on définira la notion de longueur d'onde
dans un milieu unidimensionnel (corde liée à un vibreur entretenu) en mettant en évidence la double
périodicité .
Le stroboscope sera présenté brièvement et utilisé comme moyen pour « ralentir » ou « immobiliser »
apparemment un mouvement périodique rapide afin de pouvoir l’étudier..
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- La cuve à ondes sera utilisée pour l'étude de la propagation des phénomènes entretenus dans le cas
d'un milieu bidimensionnel ; on présentera la propagation d'ondes circulaires et d'ondes rectilignes, la
notion de longueur d'onde sera généralisée.
- L'onde sonore (émise par un haut parleur excité par un générateur basses fréquences) reçue par un
microphone pourrait être analysée à l'aide d'un oscilloscope ; on pourrait ainsi calculer la longueur
d'onde de vibrations sonores dans l'air.
- Le principe de superposition déduit de l'observation de la rencontre de deux ébranlements permettra
de justifier qualitativement le phénomène d'interférences mécaniques. Ce phénomène sera étudié
expérimentalement grâce à la cuve à ondes. L'exploitation de documents pourrait permettre de
justifier qualitativement la figure d'interférences.
On donnera sans démonstration les expressions de la différence de marche pour les franges
d'amplitude maximale et pour les franges d'amplitude nulle.
- On généralisera aux ondes sphériques à travers des exemples d'illustration.
100
Troisième partie : OPTIQUE
Commentaires P11
- Comme indiqué par le titre, cette partie devra être traitée de façon expérimentale. Il est recommandé
de faire un TP cours; le Kit optic présente l’avantage, pour cela, d’être simple, manipulable par les
élèves et peu encombrant. Par ailleurs la plupart des lycées et collèges en sont dotés.
- Par leur action sur un faisceau de lumière parallèle on définira lentilles convergentes et lentilles
divergentes. On mettra en évidence les caractéristiques des deux types de lentilles : axe optique,
centre optique, foyers objet et image, distance focale, vergence...
- On visualisera l’image d’un objet donné par une lentille. A ce propos on traitera différents cas et l’on
fera découvrir les caractéristiques de l’image (nature, taille) et le grandissement. Les formules de
conjugaison que l’on établira seront utilisées pour retrouver les caractéristiques de l’image par le
calcul. On insistera également sur les procédés graphiques utilisables pour la construction de l’image.
En travaux dirigés on pourrait faire recours à des procédés graphiques pour traiter des cas simples
d’association de lentilles.
- On terminera le chapitre par quelques applications des lentilles (verres correcteurs, objectifs
photographiques, lentilles de projection, microscope...). L’application aux verres correcteurs sera
précédée d’une description simplifiée du système optique que constitue l’œil.
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Contenus Activités d'apprentissage Compétences exigibles ou en
cours d'apprentissage
* Dispersion de la lumière* Mise en évidence du* Retenir l’ordre de déviation des
blanche.par un prisme phénomène de dispersion de la radiations de la lumière blanche
lumière blanche à l’aide du vers la base du prisme.
* Spectre d’absorption. prisme. * Retenir l'existence de spectres
d'émission et de spectre
* Spectre d’émission. * Observations de spectres d'absorption.
d'émission, * Tracer le cheminement d'un rayon
* Spectroscope. d'absorption(documents). lumineux à travers un prisme.
* Expliquer le phénomène de l’arc
en ciel.
* Expériences avec le *Donner des applications.
spectroscope.
Commentaires P12
- On pourrait également utiliser le Kit optic pour faire découvrir expérimentalement :
* la déviation de la lumière vers la base du prisme,
* la décomposition de la lumière blanche en plusieurs couleurs : c’est la dispersion,
* l’ordre de dispersion de la lumière blanche du violet au rouge.
- On retiendra que la lumière blanche est formée de plusieurs radiations correspondant à des
fréquences déterminées. On distinguera par l’occasion lumière monochromatique et lumière
polychromatique.
- L’étude de la dispersion de la lumière blanche par un prisme permettra d’expliquer le principe du
spectroscope. On expliquera simplement la formation de l’arc en ciel. On fera observer des spectres
d’émission et des spectres d’absorption, à défaut du matériel requis on présentera des documents.
L’interprétation énergétique de l’obtention de ces spectres est hors programme (l’aspect
corpusculaire de la lumière ne sera étudiée qu’en classe de terminale). - On ne traitera pas non plus
des formules du prisme.
102
C H I M I E
103
- NB : Dans ce chapitre on ne se préoccupera pas de la géométrie des molécules.
Commentaires C2
- Un des objectifs de ce chapitre est d’élargir et d’approfondir les connaissances de base nécessaires à
l’apprentissage de la chimie organique.
- La nomenclature systématique des alcanes doit être exposée avec la plus grande clarté.
La nouvelle nomenclature(UICPA, 92) entre en vigueur à partir de la rentrée 2000.
- On veillera à préciser les notions de chaîne principale et de ramification ainsi que les règles de
numérotation de la chaîne principale. La formule brute générale, les formules semi-développées
possibles et la structure des alcanes devront être précisées et étayées d’exemples.
- La notion de “carbone tétragonal” est à préciser ; on introduira à ce propos la représentation en
perspective et la représentation de Newman.
- La description de la structure d’un exemple simple d’alcane tel que l’éthane permettra d’introduire la
notion de conformation. Pour la description des structures les modèles moléculaires pourraient être
avantageusement utilisés.
- Les réactions de destruction et de substitution seront étudiées expérimentalement. Pour la plupart des
expériences on peut utiliser le butane qu’on peut prélever d’une bonbonne de gaz domestique (ou
d'un briquet).
- Les mécanismes réactionnels sont hors programme mais on veillera à préciser que lors des
réactions de substitution la structure du squelette carboné est conservée ; ce qui n’est pas le cas lors
des réactions de destruction (exemple combustion dans le dioxygène ou oxydation brutale).
- On parlera du caractère exothermique des réactions de combustion des alcanes et l'utilisation qui est
faite de la chaleur de réaction dans la vie courante.
- Si cela n’a pas été fait dans le chapitre précédent on indiquera les différentes sources
d’hydrocarbures ; l’exploitation de ces sources pourrait faire l’objet d’exposés par les élèves.
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CHAPITRE C3 : Les chaînes carbonées insaturées : les Durée :5 h CLASSE :1 S
alcènes et les alcynes.
Commentaires C3
- Il s’agit moins de faire l’étude des alcènes puis celle des alcynes que de procéder à une étude
générale qui puisse faire ressortir les propriétés communes des deux familles. Il ne s'agit pas non plus
de faire une étude monographique à ce niveau. On dégagera expérimentalement chacune de ces
propriétés à partir d'alcènes et d'alcynes d'usage courant (éthylène, acétylène).
- Les formules générales, les règles de nomenclature seront précisées.
- En ce qui concerne la géométrie des molécules, on distinguera les concepts de carbone digonal et
trigonal avec le carbone tétragonal vu dans l'étude des alcanes. Au delà de la terminologie on fera le
lien précis entre le type de carbone et sa géométrie ; on se gardera toutefois de faire un
développement théorique sur la géométrie des molécules ; l’étude reste descriptive et doit s’appuyer
sur l’utilisation de modèles moléculaires.
- On introduira l’isomérie Z/E.
- L’étude des propriétés chimiques des chaînes insaturées sera expérimentale. On pourrait commencer
par la préparation d’un exemple d’alcène et d’alcyne (éthylène par déshydratation de l’éthanol,
acétylène par action de l’eau sur le carbure de calcium). Les composés préparés seront utilisés pour
réaliser :
* quelques réactions de destruction : combustion dans le dichlore, le dioxygène.
* des réactions d’addition : on insistera sur la variété des réactions d’addition.
- On étudiera les réactions de polymérisation : on soulignera l’importance de ce type de réaction
notamment dans l’industrie.
105
CHAPITRE C4 : Composés aromatiques : le benzène. Durée :3 h CLASSE : 1S
Commentaires C4
- La particularité de structure du benzène doit être bien connue des élèves. On veillera à l'exposer avec
la plus grande clarté. On justifiera la structure du noyau benzénique par des arguments chimiques
(existence par exemple de trois dérivés disubstitués et non quatre) et physiques (caractère coplanaire
des six atomes carbone, longueur de la liaison C- C etc.). On soulignera la stabilité du benzène.
- A partir d'une étude expérimentale on fera découvrir les propriétés chimiques particulières du
benzène : - réactions d'addition relativement difficiles et impliquant d'emblée six atomes ou groupes
d'atomes monovalents. - réactions de substitution nombreuses et faciles.
- La stabilité du benzène, comme ses propriétés chimiques spécifiques seront mises en relation avec la
particularité de structure. En ce qui concerne les réactions d'addition on soulignera les changements
de structures qui les accompagnent ; ce qui permettra d'introduire les conformations chaise et bateau
que l'on représentera à l'aide de modèles moléculaires.
- Pour les réactions de substitution on précisera que la structure du noyau benzénique est conservée ;
avantageusement on pourrait utiliser les modèles moléculaires. La représentation concrète des
isomères disubstitués permettra de préciser et de distinguer les positions ortho, méta et para. Pour la
nitration du benzène, on ne préparera que le mononitrobenzène, pour cela on opérera en milieu
refroidi (bain bien glacé) ; on signalera cependant l'existence du dinitro et trinitrobenzène en précisant
les positions relatives des substituants (position méta), toutefois aucune justification théorique n'est à
faire. Les règles d'orientation sont hors programme.
- On citera quelques exemples de composés aromatiques en précisant leur formule semi-développée
(toluène, xylène, aniline, phénol, naphtalène).
- L'utilisation des composés aromatiques et dérivés sera donnée : insecticides, solvants,
explosifs etc.
106
Contenus Activités d'apprentissage Compétences exigibles ou en
cours d'apprentissage
*Reconnaissance des fonctions : • Représentation de formules * Identifier les fonctions
alcools, aldéhyde, cétone, acide développées. oxygénées à partir de leur
carboxylique, ester. • Utilisation des modèles formule.
Groupement caractéristique. moléculaires * Nommer un alcool, un éther-
Formule brute * oxyde, un aldéhyde, une cétone.
Nomenclature un acide carboxylique, un ester.
Isomérie : les trois classes d’alcools. * Distinguer les trois classes
*Caractérisation des aldéhydes et d’alcool par leurs formules
cétones développées.
Action de la DNPH, * Distinguer les aldéhydes des
Action du réactif de Schiff, Tests d’identification des cétones par des tests
Action de la liqueur de Fehling). aldéhydes et des cétones. d’identification.
Action du réactif de Tollens *.
Commentaires C5
Ce chapitre vise essentiellement deux objectifs spécifiques :
- le premier est de pouvoir caractériser quelques composés organiques oxygénés par leur
groupement caractéristique, leur formule et leur nom.
- le second est de montrer que l’on peut caractériser en général les fonctions, mais on se
contentera de donner l’exemple des aldéhydes et cétones pour lesquels des tests simples à
réaliser permettent cette caractérisation.
Pour la reconnaissance des différentes fonctions oxygénées on pourrait présenter dans l’ordre :
* les composés organiques dont la molécule comporte un atome d'oxygène : alcool et éther-oxyde
(liaison simple - O -) d'une part, aldéhyde et cétone (liaison double C O ) d'autre part
* les composés dont la molécule comporte deux atomes d'oxygène : acide carboxylique et ester (
O
C
O ).
Au cours de cette présentation on donnera les règles de nomenclature ; pour les alcools on distinguera
les trois classes. Dans la suite on fera les tests d'identification des aldéhydes et cétones. Les
propriétés des autres fonctions seront étudiées en terminale.
107
Deuxième partie : OXYDOREDUCTION
Dans toute cette partie les expériences à réaliser nécessitent des conditions simples à réunir :
- moyens matériels non sophistiqués, peu onéreux : verrerie ordinaire, solutions diluées de sels
métalliques, lames métalliques.
- protocole expérimental simple : contact direct des réactifs sans chauffage ni refroidissement le plus
souvent ; bon nombre de ces expériences sont réalisables dans des tubes à essais et ne présentent
aucun danger.
C'est l'occasion de faire manipuler les élèves pour donner à la chimie encore une fois l'image qui lui
sied.
Commentaires C6
- A titre introductif on pourrait :
* présenter brièvement les métaux en insistant sur leur caractère électropositif conséquence d'une
structure électronique particulière,
* rappeler, expériences à l'appui, les caractéristiques de quelques ions : couleur en solution aqueuse,
tests d'identification. La caractérisation des ions étudiée en classe de seconde prend ici toute son
importance.
- Dans l'ordre on présentera les notions de réaction d'oxydoréduction et de couple oxydant-réducteur
ion métallique/métal. L'action d'un métal tel que le zinc sur la solution de l'ion d'un autre métal tel que
M n+ + n e- <====> M
108
CHAPITRE C7 : Classification qualitative des couples Durée :6 h CLASSE : S
oxydant-réducteur ion métallique/métal
Commentaires C7
- Partant des espèces de deux couples ion métallique/métal : on fera découvrir le sens de la réaction
spontanée entre ces deux couples ; ce qui permettra de les classer. On retiendra que l'oxydant le plus
fort réagit avec le réducteur le plus fort pour donner l'oxydant le plus faible et le réducteur le plus faible
(loi du plus fort pour mémoire ou règle du gamma). Il est important de souligner dès à présent le
caractère exoergique de cette réaction spontanée ; ce qu'on pourrait mettre en évidence en faisant
réagir dans un tube à essais la poudre de métal et la solution d’ion métallique le plus oxydant.
- L'expérience préliminaire ainsi réalisée sera répétée avec d'autres couples ion métallique/métal. Un
choix judicieux permettra, à l'aide d'un minimum de tests, d'arriver à une classification générale des
couples usuels ion métallique/métal : Ag+/Ag, Al3+/Al, Cu2+/Cu, Fe2+/Fe, Pb2+/Pb, Sn2+/Sn,
Zn2+/Zn.
- On soulignera l'intérêt de la classification dans la prévision des réactions.
109
Commentaires C8
- De l'action des acides chlorhydrique et sulfurique dilués et à froid sur quelques métaux on déduira la
réduction de l'ion hydronium H3O+ en dihydrogène H2. Ce qui permet d'introduire le couple H3O+/H2
noté simplement H+/H2 et par suite d'insérer ce couple dans la classification électrochimique des
métaux précédemment établie.
- La pile Daniell sera réalisée et son fonctionnement expliqué ; on montrera en particulier que le bilan
des réactions d'électrodes correspond à la réaction spontanée qui a lieu entre les couples Cu 2+/Cu et
Zn2+/Zn.
- Cette réaction, comme déjà vue, est assortie d'une énergie chimique convertie ici en énergie
électrique dont une partie est perdue sous forme calorifique dans les différentes sections du circuit de
fonctionnement.
- Se servant de la pile Daniell comme prototype, on réalisera, en TP, diverses piles dont on déterminera
les polarités et la valeur de leur f.e.m. On donnera à l'appui leur schéma conventionnel.
- La demi-pile à hydrogène étant prise comme référence (E°H3O+/H2 = 0,00 V) (ou à défaut une demi-
pile ion métallique/métal tel que Cu2+/Cu) on en déduira les potentiels des autres demi-piles ion
métallique/métal.
- La notion de potentiel normal sera expliquée ; après avoir indiqué le principe de la classification on
donnera un extrait du tableau des potentiels normaux, extrait concernant pour le moment les couples
ion métallique/métal usuels et le coupleH+/H2. On retiendra que le potentiel d'un couple mesure la
"force" de l'oxydant de ce couple.
- On précisera à nouveau le sens de la réaction spontanée entre deux couples de potentiels normaux
donnés : "l'oxydant du couple dont le potentiel est le plus élevé réagit avec le réducteur du couple dont
le potentiel est le plus bas".
- A partir du tableau des potentiels normaux on montrera comment on peut prévoir la polarité, calculer la
f.e.m et écrire l’équation-bilan de fonctionnement d'une pile.
- Pour clore le chapitre on signalera, à titre tout à fait indicatif, l'existence d'autres piles ; mais à cette
occasion aucun développement théorique n'est à faire ni sur leur constitution ni sur leur
fonctionnement. On parlera plutôt de l'utilisation pratique faite des piles.
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CHAPITRE C9 : Généralisation de l’oxydoréduction en Durée :5 h CLASSE°1S
solution aqueuse.
* la mesure des potentiels normaux de ces couples : cela se fera à partir de la détermination de la
polarité et de la f.e.m de piles constituées de la demi-pile correspondant à chacun de ces couples et
de la demi-pile à hydrogène (ou à défaut de la demi pile Cu 2+/Cu en tenant compte du décalage de
0,34V).
- On précisera que la réaction d'oxydoréduction en solution aqueuse se solde par un transfert
d'électrons du réducteur le plus fort (potentiel le plus bas) à l'oxydant le plus fort (potentiel le plus
élevé). On apprendra aux élèves à en faire le bilan en écrivant correctement au préalable les demi-
équations électroniques des deux couples. A titre d’application on fera le dosage de l’ion ferreux par
l‘ion permanganate en milieu acide. D’autres exemples seront traités en exercices.
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CHAPITRE C10 : Electrolyses, bilan quantitatif. Durée : 6 h CLASSE :°1 S
Commentaires C10
- Jusqu'à maintenant les réactions d'oxydoréduction étudiées étaient des réactions spontanées. Dans
ce chapitre les réactions considérées ont lieu grâce à l'action du courant électrique. Dès lors, on
montrera à partir d'un exemple simple que dans l'électrolyse ont lieu des réactions d'oxydoréduction
provoquées inverses des réactions spontanées, l'apport d'énergie étant assuré par le courant
électrique.
- A titre indicatif les règles simplifiées de l'électrolyse pourraient être énoncées à l'issue de l'étude
expérimentale d'un exemple d'électrolyse tel que l'électrolyse d'une solution d'iodure de potassium
entre électrodes en graphite. Toutefois on montrera, à partir d'exemples, que l'existence de
phénomènes tels que les surtensions rendent plus difficile la prévision des réactions d'une
électrolyse ; la connaissance des potentiels d'oxydoréduction reste nécessaire mais ne suffit pas pour
prévoir complètement les réactions qui se produisent effectivement aux électrodes. En conséquence,
tout au long de cette étude, il est souhaitable de privilégier l'observation expérimentale. Les exemples
étudiés pourront être variés mais devront être traités cas par cas et l'on partira toujours de la mise en
évidence des produits formés avant l'interprétation par les réactions d'électrodes.
- Parmi les exemples étudiés on présentera l'électrolyse du chlorure d'étain (II) entre électrodes de
graphite (intervention des espèces du soluté), l’électrolyse de l'eau entre électrodes de graphite
(intervention du solvant), l’électrolyse d'une solution de sulfate de cuivre (II) entre électrodes de cuivre
ou électrolyse à anode soluble (intervention de l'électrode).
- On fera l'étude quantitative de l'électrolyse ; on l'appliquera à des calculs de quantités de matière
formées au niveau des électrodes.
- On insistera sur l'importance de l'électrolyse dans la préparation de produits industriels la purification
et l'affinage des métaux, les dépôts métalliques (plaques d'or en bijouterie, chromage de pièces
métalliques, etc.)
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CHAPITRE C11 : Oxydoréduction par voie sèche. Durée : 4 h CLASSE °1 S
Commentaires C11
- Les réactions d'oxydoréduction par voie sèche pourraient être illustrées expérimentalement par des
combustions de solides et gaz dans le dioxygène (sodium, magnésium, carbone, dihydrogène) et
dans le dichlore (sodium, dihydrogène). On montrera que si pour certaines de ces réactions le
transfert d'électrons est justifié, pour d'autres il l'est moins. Traitant de la combustion du dihydrogène
dans le dioxygène (ou le dichlore), on introduira le principe d'un "transfert fictif" d'électrons de
l'élément le moins électronégatif, l'hydrogène, à l'élément le plus électronégatif, l'oxygène (ou le
chlore). Ce qui conduit à la convention des nombres d'oxydation dont on donnera les règles (corps
simple, ion simple, molécule, ion polyatomique). Pour l'attribution des nombres d'oxydation, il sera
utile de connaître l'électronégativité des éléments. Pour une "molécule" du type A-B on expliquera
l'attribution des nombres d'oxydation aux éléments A et B à partir des valeurs de leur électronégativité
extraites de l'échelle d'électronégativité (échelle de Pauling).
- A travers divers exemples on insistera sur l'utilisation des nombres d'oxydation pour identifier une
réaction d'oxydoréduction, distinguer l'élément oxydé et l'élément réduit, équilibrer l'équation
correspondante.
- A titre d'applications on soulignera l'importance des réactions d'oxydoréduction par voie sèche dans la
préparation des métaux :
* réduction des oxydes, des sulfures métalliques par le carbone, le monoxyde de carbone et le
dihydrogène;
* réduction des oxydes de métaux tels que le manganèse et le chrome par l'aluminium ou
aluminothermie.
- Parlant de l'oxydation lente des métaux, on expliquera le phénomène de corrosion des métaux et les
méthodes de protection utilisées en particulier pour le fer (ou l'acier)
Thème : Un chapitre pourra être traité sous forme d'exposé par les élèves pour illustrer les engrais.Il
faudrait pouvoir citer différents types d'engrais : azotés(nitriques et ammoniacaux), phosphatés,
potassiques. Il faudrait insister sur leur importance et leur utilisation.
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