0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
441 vues10 pages

Mise en Position Isostatique en Usinage

Transféré par

imen.souli
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
441 vues10 pages

Mise en Position Isostatique en Usinage

Transféré par

imen.souli
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

24

Chapitre IV : La mise en position isostatique


1. Introduction

Lors de l'usinage d'une pièce sur une machine-outil l'ensemble constitué par la pièce à
usiner, le porte-pièce utilisé (mandrin, étau ou montage d'usinage), la machine-outil, le porte-
outil et l'outil forme un système bouclé. La pièce étant un des maillons de cette chaîne elle joue
un rôle important car c'est sur celle-ci que le régleur interviendra afin de positionner
correctement les surfaces à usiner Su par rapport aux surfaces S qui participent à la mise en
position de la pièce dans son support.

2. L'isostatisme - généralités
Les déplacements des machines-outils sont définis par un système d'axes qui constitue le
référentiel de base OXYZ, étant l'origine du système et X, Y, Z les axes.

La fabrication des pièces en série impose :

Que les pièces soient toujours situées de la même façon par rapport aux outils et dans le
référentiel,

Que soient respectées les conditions du bureau d'études (BE) :

Cotation fonctionnelle,
Tolérances de forme et de position,
Indice de rugosité en fonction du procédé d'obtention,
L’interchangeabilité,
D’avoir des formes simples (pour avoir, si possible, une prise de pièce facile),
De réduire les usinages,
De simplifier les montages d'usinage,
D’utiliser des outils normalisés.

3. L'étude théorique du repérage isostatique


3.1.Les objectifs

Déterminer les surfaces d'appui sur la pièce à usiner, dans le but :

De respecter les spécifications du dessin de définition,

De tenir compte de la répétitivité de l'usinage, dans un travail de série.

24
25

Le problème posé sera donc de repérer un solide dans un référentiel.

Figure IV.1 : Repérage d'un solide dans un référentiel

3.2. Les degrés de liberté ; principe de Kelvin

Un solide dans l’espace peut se déplacer suivant 6 directions. L’objectif du montage est donc
de bloquer (positionner) ces 6 mouvements : 3 rotations et 3 translations. Représentation avec
des normales de repérage (correspondant à des liaisons ponctuelles).

Principe

Pour positionner totalement un solide :

• il faut 6 repérages élémentaires

• il faut que chaque repérage élimine un mouvement

Si le nombre de repérage est inférieur à 6, le repérage est partiel

Si le nombre de repérage est supérieur à 6, le repérage est hyperstatique

3.3.Les conditions d'isostaticité ; liaison de mise en position

Ces 6 mouvements représentent les 6 degrés de liberté du solide. Pour immobiliser un solide
dans l’espace, il suffit de supprimer ces 6 degrés de liberté. Pour une meilleure stabilité de la
pièce sur le porte-pièce, on choisit de mettre le nombre d’appuis maximum
sur la plus grande surface. En fabrication, l’isostatisme, c’est l’étude de la suppression des

25
26

degrés de liberté d’un solide. Il est en effet préférable que la pièce soit bien mise en place
pendant les opérations d’usinage. Pour supprimer les degrés de liberté, il suffit d’utiliser une ou
plusieurs liaisons qui s’opposent au mouvement. La pièce doit être positionnée par rapport à la
machine dans une situation telle que l’on puisse réaliser plusieurs pièces identiques.

Conclusion : pour supprimer 6 degrés de liberté, il faut établir 6 degrés de liaison.

Figure IV.2 : Exemple : le solide S ne possède que 5 degrés de liberté

3.4.Face de référence

Exemple : Usinage d'un épaulement :

On désire réaliser l'usinage de cet épaulement dans une pièce prismatique :

Pour pouvoir situer avec précision cet épaulement, il nous faut connaître sa position par
rapport aux bords de la pièce.

x est la première cote qui nous informe sur la position de cet


épaulement. La cote x est liée à la face A : A est une "face de
référence".

Y est la deuxième cote qui va nous permettre de situer avec


précision la position de l'outil (profondeur de l'épaulement).
La cote y est liée à la face B : B est une "face de référence".

x et y sont les deux côtes qui définissent l'épaulement :


- la cote 10±0.3 est liée à la face A,
- la cote 12±0.1 est liée à la face B. A et B sont les deux faces de références.

26
27

4. La représentation normalisée d'un degré de liaison


Le symbole de base est représenté ci-après. Il est noirci pour une meilleure visualisation. La
projection éventuelle du symbole est un cercle avec hachures quadrillées. Ce symbole est placé
sur la surface spécifiée ou sur une ligne d'attache, du côté libre de matière. Ce symbole est
également normal à la surface.

Symbolisation technologique

1 Type de technologie
2 Nature de la surface repérée
3 Fonction de l’élément technologique
4 Nature de la surface de contact

Type de technologie
Appui fixe Pièce d’appui, Touche de pré-
touche… localisation, détrompeur…

Centrage fixe Centreur, broche… Pré-centreur

Système à serrage Mise en position et Bride, vérin…


serrage
symétrique…
Système à serrage Mandrin pinces Entraîneur
concentrique expansibles…

Système de réglage Appui réglage de Appui réglable de


irréversible mise en position… soutien

Système de réglage Vis d’appui Anti vibreur


réversible réglable…
Centrage réversible Pied conique… Pied conique, broche
conique

27
28

5. Les liaisons isostatiques élémentaires


5.1.La mise en position par liaison ponctuelle (LP)

La liaison ponctuelle est une liaison permettant d’enlever à un solide un degré de liberté (1
translation).

Figure IV.2 : La liaison ponctuelle

5.2.La mise en position par liaison linéaire rectiligne (LR)

Ce type de liaison permet de supprimer à un solide deux degrés de liberté : une translation et
une rotation.

Figure IV.3 : La liaison linéaire rectiligne

5.3.La mise en position par liaison linéaire annulaire (LA) : gouttière, anneau, ...

La liaison linéaire annulaire est une liaison utilisée pour bloquer sur un solide 2 degrés de
liberté de type translation.

Figure IV.4 : La liaison linéaire annulaire

28
29

5.4.La mise en position par liaison appui plan (AP)


La liaison appui plan permet de supprimer sur une surface une translation et deux rotations.

Figure IV.5 : La liaison appui plan

5.5.La mise en position par liaison rotule


La liaison rotule est utilisée pour bloquer sur une sphère 3 translations.

Figure IV.6 : La liaison rotule

5.6.La mise en position par liaison pivot glissant (verrou)


Le pivot glissant est une liaison constituée de 2 liaisons linéaires annulaires ou de 2 liaisons
linéaires rectilignes. Leur utilisation simultanée permet de supprimer 2 translations et 2
rotations.

Figure IV.7 : La liaison pivot glissant

5.7.La mise en position par liaison pivot


Cette liaison est composée d'une liaison pivot glissant et d'une liaison ponctuelle. Elle permet
de bloquer 5 degrés de liberté sur une pièce : 3 translations e 2 rotations.

29
30

Figure IV.8 : La liaison pivot

6. Le choix des surfaces de mise en position


6.1.Le principe
Une mise en position est isostatique si :

Le n° des degrés de liaisons (normales) est égal au nombre de degrés de libertés supprimés,
Chacune des normales contribue à éliminer un degré de liberté.

6.2.Les règles de choix


Cette problématique sera traitée principalement en fonction de la cotation.

La surface choisie doit être suffisamment importante pour recevoir le nombre de


normales choisi.

Figure IV.9 : Choix de la liaison selon la taille de la surface

Une cote relie la surface usinée à la surface de mise en position.

Figure IV.10 : La cote fabriquée Cf1 relie la surface usinée et celle de mise en position

30
31

7. TD mise en position isostatique

Nécessité d'une MEP correcte pour respecter les spécifications du dessin de définition.

Soit à usiner une série de pièces suivent :

Exemple 1

Exemple 2

Exemple 3

31
32

Exemple 4

Exemple 5

Exemple 6

Exemple 7

32
33

8. La solution
Exemple 1 Exemple 2

Exemple 3 Exemple 4

Exemple 5 Exemple 6 Exemple 7

33

Vous aimerez peut-être aussi