Espaces Préhilbertiens TD+corrigé
Espaces Préhilbertiens TD+corrigé
Espaces préhilbertiens
* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile
I : Incontournable
Exercice 2 *** I
Soit E = R[X]. Pour (P, Q) ∈ E 2 , on pose ϕ(P, Q) = 0+∞ P(t)Q(t)e−t dt. Pour n ∈ N, on pose hn = (X n e−X )(n) eX .
R
Exercice 4 ** I
On note E l’ensemble des suites réelles de carrés sommables c’est-dire les suites réelles (un )n∈N telles que
∑+∞ 2
n=0 un < +∞.
1
Correction H [005775]
Exercice 5 * I
Soit Φ l’application qui à deux matrices carrées réelles A et B de format n associe Tr(t A × B). Montrer que Φ
est un produit scalaire sur Mn (R). Est ce que Φ est un produit scalaire sur Mn (C) ?
Correction H [005776]
Exercice 6 ****
Soit E un R-espace vectoriel muni d’une norme, notée k k, vérifiant l’identité du parallélogramme. Montrer
que cette norme est hilbertienne.
Correction H [005777]
Exercice 7 **
Soit E un espace préhilbertien réel et (e1 , ..., en ) une famille de n vecteurs unitaires de E (n ∈ N∗ ) telle que pour
tout vecteur x de E, on ait kxk2 = ∑nk=1 (x|ek )2 . Montrer que la famille (e1 , ..., en ) est une base orthonormée de
E.
Correction H [005778]
Exercice 8 ***
Soit f une fonction continue sur [0, 1], non nulle à valeurs réelles positives. Pour P et Q polynômes donnés, on
pose Φ(P, Q) = 01 f (t)P(t)Q(t) dt.
R
2
Correction de l’exercice 1 N
(n)
Soit n ∈ N. Posons `n = (X 2 − 1)n de sorte que Ln = `n . Ln est un polynôme de degré n car `n est de degré 2n.
1. (a) Soient n ∈ N∗ et P ∈ E. Une intégration par parties fournit
1 1
(`n )(n) (x)P(x) dx =
R R
(Ln |P) = −1 Ln (x)P(x) dx = −1
1 1
(`n )(n−1) (x)P(x) −1 − −1 (`n )(n−1) (x)P0 (x) dx.
R
Maintenant, −1 et 1 sont racines d’ordre n du polynôme `n et donc, pour tout k ∈ [[0, n]], −1 et 1
(k)
sont racines d’ordre n − k de `n et en particulier racines de (`n )(k pour k ∈ [[0, n − 1]]. Donc
R1 (n−1) (x)P0 (x)
(Ln |P) = − −1 (`n ) dx.
R1 (n−k) (x)P(k) (x)
Plus généralement, si pour un entier k ∈ [[0, n − 1]], (Ln |P) = (−1)k −1 (`n ) dx alors
h i1 Z 1
n−k−1 k (k) (n−k−1) (k+1)
(Ln |P) = (−1) (`n (x)P (x) − (`n ) (x)P (x) dx
−1 −1
Z 1
= (−1)k+1 (`n )(n−k−1) (x)P(k+1) (x) dx.
−1
R1 (n−k) (x)P(k) (x) dx.
On a montré par récurrence que pour tout entier k ∈ [[0, n]], (Ln |P) = (−1)k −1 (`n )
En particulier
R1 (n)
R1 2 )n P(n) (x)
(Ln |P) = (−1)n −1 `n (x)P (x) dx = −1 (1 − x dx/quad(∗).
Cette dernière égalité reste vraie pour n = 0 et on a montré que
R1 n
∀n ∈ N, ∀P ∈ R[X], (Ln |P) = −1 1 − x2 P(n) (x) dx.
Soient alors n et p deux entiers naturels tels que 0 6 p < n. Puisque deg(L p ) = p < n, on a (Ln |L p ) =
0. On a montré que
Z 1 n Z 1 Z 0
(n)
kLn k2 = 1 − x2 Ln (x) dx = 2 × (2n)! (1 − x2 )n dx = 2 × (2n)! (1 − cos2 t)n (− sint) dt
−1 0 π/2
Z π/2
= 2 × (2n)! sin2n+1 t dt = 2 × (2n)!W2n+1 (intégrales de WALLIS).
0
q
2n+1 1
On en déduit que la famille est une base orthonormale de (R[X], | ). Pour
2 2n n! Ln
q n∈N
n ∈ N, on pose Pn = 2n+1 1 2 n (n) .
2 2n n! (X − 1)
2. La famille (Pn )n∈N est une base de orthonormée de R[X]. Chaque Pn , n ∈ N, est de degré n et donc,
∀n ∈ N, Vect(P0 , ..., Pn ) = Vect(1, X, ..., X n ) et de plus, pour n ∈ N
1 1
Pn |X n = dom ((Pn )|dom(Pn )X n ) = dom(Pn ) (Pn |Pn )
3
car Pn ∈ (P0 , . . . , Pn−1 )⊥ = (1, X, . . . , X n−1 )⊥ = (Rn−1 [X])⊥ . Ceci montre que Pn |X n > 0.
Correction de l’exercice 2 N
1. • Soient P et Q deux polynômes. La fonction t 7→ P(t)Q(t)e−t est continue sur [0, +∞[ et est négligeable
en +∞ devant t12 d’après un théorème de croissances comparées. Donc la fonction t 7→ P(t)Q(t)e−t est
intégrable sur [0, +∞[ et ϕ(P, Q) existe dans R.
• La symétrie, la bilinéarité et la positivité de l’application ϕ sont claires. De plus, pour P ∈ E,
Z +∞
ϕ(P, P) = 0 ⇒ P2 (t)e−t dt = 0
0
⇒ ∀t ∈ [0, +∞[, P2 (t)e−t = 0 (fonction continue positive d’intégrale nulle)
⇒ ∀t ∈ [0, +∞[, P(t) = 0 ⇒ P = 0 (polynôme ayant une infinité de racines).
(b) Soient P ∈ E et n ∈ N∗ . Soit A > 0. Les deux fonctions t 7→ (t n e−t )(n−1) et P sont de classe C1 sur le
segment [0, A]. On peut donc effectuer une intégration par parties et on obtient
n −t (n) dt = P(t)(t n e−t )(n−1) A − A P0 (t)(t n e−t )(n−1) dt
RA −t
RA R
0 P(t)hn (t)e dt = 0 P(t)(t e ) 0 0
Maintenant, (t n e−t )(n−1) peut s’écrire Q(t)e−t où Q est un polynôme et donc P(t)(t n e−t )(n−1) (t)
tend vers 0 quand t tend vers +∞ d’après un théorème de croissances comparées. D’autre part, la
formule de L EIBNIZ montre que le polynôme Q a une valuation au moins égale à 1. On en déduit
que la fonction t 7→ P(t)(t n e−t )(n−1) (t) s’annule en 0. En faisant tendre A vers +∞, on obtient
R +∞ R +∞ 0
0 P(t)hn (t)e−t dt = − n −t (n−1) dt.
0 P (t)(t e )
4
la famille (hn )n∈N est une base orthogonale de l’espace préhilbertien (R[X], ϕ).
(n)
(c) Soit n ∈ N. Puisque deg(hn ) = n et dom(hn ) = (−1)n , on a hn = (−1)n n!. La question précédente
fournit alors
R +∞ (n) R +∞ n −t
khn k2 = (−1)n 0 hn (t)t n e−t dt = n! 2
0 t e dt = n!Γ(n + 1) = n! ,
la famille n!1 hn n∈N est une base orthonormale de l’espace préhilbertien (R[X], ϕ).
Correction de l’exercice 3 N
P(t)Q(t) P(t)Q(t)
1. • Soit (P, Q) ∈ E 2 . L’application t 7→ √
1−t 2
est continue sur ] − 1, 1[. Ensuite, l’application t 7→ √
1+t
est bornée au voisinage de 1 car continue en 1 et donc quand t tend vers 1, P(t)Q(t)
√
1−t 2
= P(t)Q(t)
√
1+t
× √1 =
1−t
O √1−t1
. Puisque 12 < 1, on en déduit que l’application t 7→ P(t)Q(t)
√ est intégrable sur un voisinage de 1
1−t 2
à gauche. De même, quand t tend vers 1, P(t)Q(t)
√
1−t 2
= O √1+t 1
et l’application t 7→ P(t)Q(t)
√
1−t 2
est intégrable
sur un voisinage de −1 à droite. Finalement, l’application t 7→ P(t)Q(t)
√
1−t 2
est intégrable sur ] − 1, 1[ et
ϕ(P, Q) existe.
• La symétrie, la bilinéarité et la positivité de ϕ sont claires. De plus, pour P ∈ E,
P2 (t)
Z 1
ϕ(P, P) = 0 ⇒ √ dt = 0
−1 1 − t2
P2 (t)
⇒ ∀t ∈] − 1, 1[, √ = 0 (fonction continue, positive, d’intégrale nulle)
1 − t2
⇒ ∀t ∈] − 1, 1[, P(t) = 0 ⇒ P = 0 (polynôme ayant une infinité de racines).
Si de plus, n 6= p,
h iπ
sin((n+p)θ ) )
ϕ(Tn , Tp ) = 1Rπ
2 0 (cos((n + p)θ ) + cos((n − p)θ )) dθ = 1
2 n+p + sin((n−p)θ
n−p = 0.
0
Ainsi, la famille (Tn )n∈N est orthogonale. De plus, on sait que ∀n ∈ N, deg(Tn ) = n et on a donc
montré que
la famille (Tn )n∈N est une base orthogonale de l’espace préhilbertien (E, ϕ).
5
Correction de l’exercice 4 N
1. Montrons que E est un sous-espace de (RN , +, .). La suite nulle est élément de E. Soient (u, v) ∈ E 2 et
(λ , µ) ∈ R2 .
0 6 (λ u + µv)2 = λ 2 u2 + 2λ µuv + µ 2 v2 6 λ 2 u2 + λ µ(u2 + v2 ) + µ 2 v2 = (λ 2 + λ µ)u2 + (λ µ + µ 2 )v2 .
Par hypothèse, la série de terme général (λ 2 + λ µ)u2n + (λ µ + µ 2 )v2n converge et on en déduit que la
suite λ u + µv est de carré sommable. On a montré que
E est un sous-espace vectoriel de l’espace vectoriel (RN , +, .).
Correction de l’exercice 5 N
Soit (A, B) ∈ (Mn (R))2 .
Φ(A, B) = Tr(t A × B) = ∑16i, j6n ai, j bi, j .
L’application Φ n’est autre que produit scalaire canonique de Mn (R) et en particulier est un produit scalaire.
La base canonique de Mn (R) (constituée des matrices élémentaires) est orthonormée pour ce produit scalaire.
L’application Φ n’est pas un produit scalaire sur Mn (C). Par exemple, si A = iE1,1 6= 0 alors t AA = −E1,1 puis
Tr(t AA) = −1 < 0.
Correction de l’exercice 6 N
Soit N une norme sur E vérifiant ∀(x, y) ∈ E 2 (N(x + y))2 + (N(x − y))2 = 2((N(x))2 + (N(y))2 ).
Il faut montrer que la norme N est associée à un produit scalaire B. Si B existe, B est nécessairement défini par
∀(x, y) ∈ E 2 , B(x, y) = 14 ((N(x + y))2 − (N(x − y))2 ).
Réciproquement,
• Pour tout x ∈ E, B(x, x) = 41 ((N(2x))2 − (N(0))2 ) = 41 (4(N(x))2 − 0) = (N(x))2 et donc ∀x ∈ E, B(x, x) > 0
p
puis B(x, x) = 0 ⇔ x = 0. De plus, ∀x ∈ E, N(x) = B(x, x).
• ∀(x, y) ∈ E 2 , B(y, x) = 14 ((N(y + x))2 − (N(y − x))2 ) = 14 ((N(x + y))2 − (N(x − y))2 ) = B(x, y).
• Vérifions alors que l’application B est bilinéaire.
1) Montrons que ∀(x, y, z) ∈ E 3 , B(x + y, z) + B(x − y, z) = 2B(x, z).
1
B(x + y, z) + B(x − y, z) = ((N(x + y + z))2 − (N(x + y − z))2 + (N(x − y + z))2 − (N(x − y − z))2 )
4
1
= ((N(x + y + z))2 + (N(x − y + z))2 ) − ((N(x + y − z))2 + (N(x − y − z))2 )
4
1
= (2(N(x + z))2 + (N(y))2 ) − 2((N(x − z))2 + (N(y))2 ) (par hypothèse sur N)
4
2
= ((N(x + z))2 − (N(x − z))2 ) = 2B(x, z).
4
6
2) Montrons que ∀(x, z) ∈ E 2 , B(2x, z) = 2B(x, z). Tout d’abord, B(0, z) = 41 ((N(z))2 − (N(−z))2 ) = 0 puis
d’après 1)
x+y x−y x+y x−y
B(x, z) + B(y, z) = B + ,z +B − ,z
2 2 2 2
x+y
= 2B , z (d’après 1))
2
= B(x + y, z) (d’après 2)).
B((n + 2)x, y) + B(nx, y) = B((n + 2)x + nx, y) = B(2(n + 1)x, y) = 2B((n + 1)x, y),
et donc, par hypothèse de récurrence, B((n + 2)x, y) = 2(n + 1)B(x, y) − nB(x, y) = (n + 2)B(x, y).
5) Montrons que ∀n ∈ Z, ∀(x, y) ∈ E 2 , B(nx, y) = nB(x, y). Le résultat est acquis pour n > 0. Pour n ∈ N,
8) Montrons que ∀λ ∈ R, ∀(x, y) ∈ E 2 , B(λ x, y) = λ B(x, y). Soit λ un réel. Puisque Q est dense dans R, il existe
une
suite de rationnels (rn )n∈N convergente de limite λ .
Maintenant, l’application N : (E, N) → (R, | |) est continue sur E car 1-Lipschitzienne sur E. Donc
x 7→ N(x)
Finalement, l’applicationpB est une forme bilinéaire symétrique définie positive et donc un produit scalaire.
Puisque ∀x ∈ E, N(x) = B(x, x), N est la norme associée à ce produit scalaire. On a montré que
Correction de l’exercice 7 N
Soit i ∈ [[1, n]].
et donc ∑ j6=i (ei |e j )2 = 0.On en déduit que ∀ j 6= i, (ei |e j ) = 0. Ainsi, pour tout couple d’indices (i, j) tel que
i 6= j, on a ei |e j = 0. Par suite
7
la famille (ei )16i6n est une famille orthonormale.
On en déduit que kpF (x)k2 = ∑ni=1 (x|ei )2 = kxk2 . D’après le théorème de P YTHAGORE,
Correction de l’exercice 8 N
1. L’existence, la bilinéarité, la symétrie et la positivité sont immédiates. Soit P ∈ R[X].
Z 1
Φ(P, P) = 0 ⇒ f (t)P2 (t) dt = 0
0
⇒ ∀t ∈ [0, 1], f (t)P2 (t) = 0 (fonction continue positive d’intégrale nulle).
Maintenant, la fonction f est continue, positive sur [0, 1] et n’est pas nulle. Donc la fonction f est
strictement positive sur un intervalle ouvert non vide inclus dans le segment [0, 1]. Par suite, le polynôme
P a une infinité de racines et finalement P = 0.
L’application Φ est un produit scalaire sur R[X].
Correction de l’exercice 9 N
1. Soit F = Vect(x1 , ..., xn ) et m = dimF. Soit B = (ei )16i6m une base orthonormée de F puis M la matrice
de la famille (x j )16 j6n dans la base B .M est une matrice rectangulaire de format (m, n).
Soit (i, j) ∈ [[1, m]] × [[1, n]]. Puisque la base B est orthonormée, le coefficient ligne i, colonne j de la
matrice t MM est
∑m
k=1 mk,i mk, j = (xi |x j ),
et on a donc
G(x1 , x2 , ..., xn ) = t MM.
8
Puisque rg(x1 , ..., xn ) = rgM, il s’agit de vérifier que rg(t MM) = rgM. Pour cela, montrons que les
matrices M et t MM ont même noyau.
Soit X ∈ Mn,1 (R). X ∈ KerM ⇒ MX = 0 ⇒ t MMX = 0 ⇒ X ∈ Ker(t MM) et aussi
X ∈ Ker(t MM) ⇒ t MMX = 0 ⇒ t X t MMX = 0 ⇒ t (MX)MX = 0 ⇒ kMXk22 = 0 ⇒ MX = 0 ⇒ X ∈
KerM.
Finalement, Ker(t MM) = KerM et donc, d’après le théorème du rang, rg(x1 , ..., xn ) = rgM = rg(t MM) =
rg(G(x1 , x2 , ..., xn )).
2. D’après 1),
/ G L n (R)
(x1 , ..., xn ) liée ⇔ rg(x1 , x2 , ..., xn ) <⇔ rgG(x1 , x2 , ..., xn ) < n ⇔ G(x1 , x2 , ..., xn ) ∈
⇔ γ(x1 , x2 , ..., xn ) = 0.
De plus, quand la famille (x1 , x2 , ..., xn ) libre, avec les notations de la question 1), on a m = n et la
matrice M est une matrice carrée. On peut donc écrire
γ(x1 , x2 , ..., xn ) = det(t MM) = det(t M) × det(M) = (detM)2 > 0.
3. 1ère solution. Soit x un vecteur de E et pF (x) son projeté orthogonal sur F. Dans la première colonne
de γ(x, x1 , . . . , xn ), le théorème de P YTHAGORE permet d’écrire (puisque x − pF (x) ∈ F ⊥ )
Après avoir remplacé aussi en première ligne les (x|xi ) par (pF (x)|xi ), on obtient par linéarité par rapport
à la première colonne
γ(x, x1 , x2 , ..., xn ) = γ(x − pF (x), x1 , x2 , ..., xn ) + γ(pF (x), x1 , x2 , ..., xn )
Maintenant, pF (x) est dans F et donc la famille (pF (x), x1 , x2 , ..., xn ) est liée puis d’après la question
2) γ(pF (x), x1 , x2 , ..., xn ) = 0. Il reste γ(x, x1 , x2 , ..., xn ) = γ(x − pF (x), x1 , x2 , ..., xn ) et en développant
suivant la première colonne, on obtient
∀x ∈ E, γ(x, x1 , . . . , xn ) = γ(x − pF (x), x1 , x2 , ..., xn ) = kx − pF (x)k2 γ(x1 , x2 , ..., xn ).
Finalement
q
γ(x,x1 ,x2 ,...,xn )
kx − pF (x)k = γ(x1 ,x2 ,...,xn ) .
9
d 2 = (x − pF (x))|(x − pF (x)) = (x − pF (x))|x = kxk2 − (x|pF (x)).
D’autre part, pour chaque i ∈ [[1, n]], x|xi = (x − pF (x)|xI ) + (pF (x)|xi ) = (pF (x)|xi ). Par suite, les n + 1
réels d 2 , λ1 ,..., λn sont solutions du système d’équations linéaires
2
d + λ1 (x|x1 ) + . . . + λn (x|xn ) = kxk2
λ1 (x1 |x1 ) + . . . + λn (x1 |xn ) = (x|x1 )
..
.
λ1 (xn |x1 ) + . . . + λn (xn |xn ) = (x|xn )
Le déterminant de ce système vaut γ(x1 , x2 , ..., xn ) > 0 et le système est de C RAMER. Le déterminant
associé à d 2 est γ(x, x1 , x2 , ..., xn ) et les formules de C RAMER refournissent
γ(x,x1 ,...,xn )
d2 = γ(x1 ,...,xn ) .
10