Exercices
1° A l’oral, retrouvez dans le texte d’autres propositions juxtaposées et coordonnées.
2°) Distinguez phrases simples et phrases complexes (cf. Nathan 6° et Hatier 6°)
a) En relevant les verbes conjugués, précisez si les phrases de ce texte sont simples ou
complexes.
Dans les contes de fées, les sorcières portent toujours de ridicules chapeaux et des manteaux noirs, et
volent à califourchon sur des balais.
Mais ce livre n’est pas un conte de fées.
Nous allons parler des vraies sorcières, qui vivent encore de nos jours. Ouvrez grand vos oreilles, et
n’oubliez jamais ce qui va suivre. […]
Les vraies sorcières s’habillent normalement, et ressemblent à la plupart des femmes. Elles vivent dans des
maisons qui n’ont rien d’extraordinaire, et elles exercent des métiers tout à fait courants.
Roald Dahl, Sacrées Sorcières, traduit par Marie-Raymond Farré,
Gallimard Jeunesse (1997)
b) Relevez les verbes conjugués et distinguez les phrases simples des phrases complexes. Dites
combien de propositions composent les phrases complexes.
L’étudiant murmura : « le prince donne un bal demain soir et je sais que ma belle y sera. Si je lui apporte
une rose rouge, elle dansera avec moi jusqu’à l’aube. Si je lui apporte une rose rouge, je pourrais la tenir
dans mes bras, et elle posera sa tête contre mon épaule. Et je serrerai sa main dans la mienne. Mais il n’y a
pas de rose rouge dans mon jardin et elle ne viendra pas s’asseoir à mes côtés. Elle passera devant moi,
elle ne me jettera même pas un regard et mon cœur se brisera. »
Oscar Wilde, « Le Rossignol et la rose », Contes, 1880.
c) Recopiez les phrases en les classant en deux groupes, selon qu’elles contiennent un ou plusieurs
verbes.
Nils, changé en lutin voyage sur le dos d’une oie sauvage.
Un long moment, le gamin eut des vertiges qui l’empêchèrent de se rendre compte de rien. L’air sifflait et
le fouettait. Les ailes frappaient. Les plumes vibraient avec un bruit de tempête. Treize oies volaient autour
de lui. Toutes caquetaient et battaient des ailes. Les yeux éblouis, les oreilles assourdies, il ne savait pas
quel était le but du voyage.
Selma Lagerlöff, Le Merveilleux Voyage de Nils Olgerson à travers la Suède,
Librairie académique Perrin.
d) Distinguez les deux éléments de chaque phrase en les soulignant de deux couleurs différentes et
entourez le mot qui les relie.
1
1. Alice ne s’était pas fait mal et elle fut vite sur pied.
2. Elle leva les yeux mais tout était noir au dessus de sa tête.
3. Devant elle s’étendait un long couloir où elle vit courir le lapin blanc.
4. Elle décida de le suivre lorsqu’il disparut en tournant un coin.
5. Elle tourna le coin à son tour mais le lapin avait disparu.
6. Alice se trouva devant plusieurs portes, quand elle eut marché un moment.
7. Brusquement, elle vit une table sur laquelle se trouvait une petite clé d’or.
8. Alice pensa que la clef pouvait ouvrir une des deux portes.
D’après Lewis Caroll, Alice au pays des merveilles, Pauvert, dept des éditions Fayard, 2000.
e) Les virgules ont été supprimées entre les propositions. Rétablissez-les.
Le gâteau s’ouvrait docilement sous les coups pelle comme la jungle sous la machette de l’explorateur.
Les deux enfants traversèrent sans difficultés plusieurs veines de crème au chocolat, de crème fouettée et
de pâte d’amande. Ils sautèrent des ruisseaux de sabayon s’enfoncèrent jusqu’aux genoux dans des mares
de sirop de groseille éclairèrent de leur lampe de petites grottes creusées dans les entrailles du gâteau par
des courants de liqueur.
De temps à autre, des cerise confites grosses comme des citrouilles leur bloquaient le passage. Paolo, que
la hâte de la découverte poussait en avant comme en cyclomoteur se contentait de les contourner. Rita,
elle, s’en emplissait la bouche. D’une main elle contribuait distraitement à la percée du tunnel de l’autre
elle explorait les parois de marrons glacés portait à sa bouche une noix farcie aussi grosse qu’une courge
faisait l’inventaire des pierres fort curieuses sur lesquelles elle marchait qui étaient pour la plupart des
amandes grillées et des cacahuètes.
Gianni Rodari, La Tarte volante, Livre de poche jeunesse, Hachette Livre.
a) Après avoir rectifié la ponctuation, exercez-vous à une lecture expressive de cet extrait.
b) Travail d’écriture d’imitation. Une sorcière cuisine dans son chaudron : à vous d’élaborer ce plat à
travers une série d’actions au passé simple.
3. Analysez le lien entre deux propositions indépendantes (cf Hatier 6° et Belin 6°).
Dans les extraits suivants repérez les propositions indépendantes et dites si elles sont juxtaposées ou
coordonnées. Dans ce dernier cas, relevez le mot coordonnant.
a. Un grand rosier se dressait près de l’entrée du jardon, les roses y étaient blanches, mais trois
jardiniers s’affairaient à les peindre en rouge. Alice trouva cela bien étrange et elle s’approcha pour
les regarder faire.
b. La Tortue fantaisie poussa un profond soupir et se frotta les yeux du revers d’une de ses pattes.
Elle regarda Alice et tenta de parler, mais durant une minute ou deux, les sanglots lui étouffèrent la
voix.
c. Le Lièvre de Mars prit la montre et la contempla d’un air maussade ; puis il la plongea dans sa
tasse de thé et la contempla de nouveau, mais il ne trouva rien à dire.
Lewis Caroll, Alice au pays des merveilles (1865), Maxi-Livres (2004).
4 . Identifiez.
2
Identifiez les juxtapositions, les coordinations, (les subordinations) dans le texte suivant.
Les sorcières habitent souvent de très vieilles maisons, mais il n’est pas toujours facile de les détecter.
Certains indices cependant ne trompent pas : le numéro de la porte est un chiffre néfaste, le garage est très
petit, on observe un va-et-vient incessant de chats, les fenêtres sont fumées, la girouette s’agite en tous
sens ou même une sorcière vient ouvrir la porte si l’on sonne. Si vous suspectez une maison d’appartenir à
une sorcière (sauf si c’est celle de votre grand-mère, bien sûr), il vaut mieux ne pas trop vous approcher,
vous pourriez recevoir un sort ! […]
Les sorcières doivent souvent sortir la nuit pour jeter quelque sort ou manigancer quelque tour de passe-
passe. Il leur faut donc saisir pendant la journée toutes les occasions pour dormir : c’ est pourquoi il n’est
pas rare de les trouver assoupies au fond d’ un confortable fauteuil ou somnolentes devant la télévision.
Certains pensent que les sorcières ne dorment jamais, c’est une question à poser à votre grand-mère.
Colin Hawkins, Les Sorcières, Albin Michel Jeunesse, 1981.
5. Reconstituez : (cf Magnard 6°)
Voici un texte dont on a supprimé les termes de liaison. Reconstituez le texte en utilisant la liste
suivante afin de combler les trous marqués par le signe […] : mais encore, donc mais, non seulement,
or, et.
Il y avait jadis un roi et une reine qui répétaient chaque jour : « Ah ! si seulement nous pouvions avoir un
enfant ! […] il ne leur en venait toujours point.[…], un jour que la reine était au bain, une grenouille sauta
hors de l’eau sur la rive et s’adressa à elle :
-Ton vœu va être exaucé : avant qu’il ne s’écoule une année, tu mettras une fille au monde.
Ce que la grenouille avait dit arriva et la reine eut une fille et elle était si jolie que le roi ne se tint plus de
joie et fit donner une grande fête. Il y invita […] ses parents, amis et connaissances, […] les sages femmes,
de celles qu’on appelle aussi des fées, afin qu’elles prennent l’enfant en affection et lui soient favorables.
Il en existait treize dans son royaume, […] il ne possédait que douze assiettes d’or dans lesquelles il se
devait de les faire manger, il fallut […] en laisser une chez elle.
D’après Grimm, La Belle au bois dormant, Contes, trad. M. Viliker, éd. de la Renaissance.
6. Transformez :
Coordonnez à l’aide des conjonctions de coordination et, mais, ou, car, les propositions juxtaposées :
1. La fille du roi se piquera à un fuseau, tombera raide morte.
2. Le Rossignol comprit la douleur de l’étudiant : il aimait les amoureux
3. Le Rossignol a donné son sang pour offrir une rose rouge à l’étudiant, la belle a jeté la rose dans le
ruisseau.
4. Le meunier a retrouvé la richesse, l’ondine en échange lui prendra son fils.
5. Le plus jeune ne pleurait pas : il avait semé en chemin ses petits cailloux.
3
7. Rédigez :
A partir des mots suivants vous rédigerez des phrases simples puis transformerez ce texte en une
seule phrase complexe. Vous pouvez évidemment ajouter des déterminants et des pronoms si vous
en avez besoin. Attention à la ponctuation.
Dans la forêt – rencontre – le petit chaperon rouge – part – le loup – apporte - petit pot de beurre –
traverse – grand-mère – galette.
8. Travail d’écriture :
SUJET : A partir d’un conte que vous avez lu, vous allez créer une quatrième de couverture.
CONSIGNES : Votre texte (environ 15 lignes) sera au présent.
Vous emploierez au moins quatre phrases simples (soulignées en bleu).
Vous emploierez au moins quatre phrases complexes : l’une sera constituée de
propositions indépendantes juxtaposées par une virgule, une autre sera constituée de propositions
indépendantes juxtaposées par un point-virgule, deux d’entre elles seront constituées de propositions
coordonnées : avec « mais » et avec « et ».