Le Détectewt Çénétat
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Le Détectewt Çénétat
Le Directeur Général,
Adresse : 117, Blvd du 30 juin, Blg SCTP (ex Onatra) - Kinshasa / Gombe
Téléphone : +243 81 22 37 602
République Démocratique du Congo
DECISION PORTANT REGLEMENT AERONAUTIQUE DE LA REPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO 2018
RELATIF A LA SECURITE DU TRANSPORT AERIEN DES MARCHANDISES DANGEREUSES (RACD 15-1)
I
Vu le Doc 9284 AN/905 de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale
relatif aux instructions techniques pour la sécurité du transport aérien des
marchandises dangereuses ;
Vu l'urgence ;
DECIDE :
Article l er :
Article 2 :
Sont abrogées, toutes les dispositions antérieures, contraires à la
présente Décision qui entre en vigueur à la date de sa signature.
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République Démocratique du Congo
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
AUTORITÉ DE L’AVIATION CIVILE
1. SOMMAIRE
CHAPITRE 1 : GENERALITES.
CHAPITRE 2 : CHAMP D’APPLICATION
CHAPITRE 3 : CLASSIFICATION
CHAPITRE 4 : RESTRICTIONS FRAPPANT LE TRANSPORT AERIEN DES
MARCHANDISES DANGEREUSES
CHAPITRE 5 : EMBALLAGE
CHAPITRE 6 : ETIQUETAGE ET MARQUAGE
CHAPITRE 7 : RESPONSABILITES DES L’EXPEDITEUR
APPENDICE 5 : FORMATION
APPENDICE 2 : RAPPORT RELATIF AUX INCIDENTS OU ACCIDENTS CAUSES PAR App 2-1
LES MARCHANDISES DANGEREUSES……………………….………...……………................... App 2-1
1. Objet ……………………………………….………………………………………………………….. App 2-1
2. Domaine d’application ………………………………………………………...………………… App 2-1
3. Rapport relatif aux incidents ou accidents causés par les marchandises dangereuses……… App 2-1
4. Forme et contenu d’une notification d’accident concernant les marchandises dangereuse…. App 2-2
_______________
1. SOMMAIRE
i 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
2. TABLE DES MATIÈRES
ii 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
iii 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
iv 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
3. LISTE DES PAGES EFFECTIVES
v 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
vi 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
vii 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
4. LISTE DES AMENDEMENTS
viii 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
5. DOCUMENTS DE REFERENCE
ix 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
6. ABREVIATIONS
x 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
CHAPITRE 1 : GENERALITES
1-1 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
1-2 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
1-3 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
CHAPITRE 2 : CHAMP D’APPLICATION
2-1 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
2-1 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
2-3 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
CHAPITRE 3 : CLASSIFICATION
3-1 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
CHAPITRE 4 : RESTRICTIONS FRAPPANT LE TRANSPORT AÉRIEN DES MARCHANDISES
DANGEREUSES
4-1 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
CHAPITRE 5 : EMBALLAGE
5-1 02 Mars 2018 01 02 Mars 2018
_______________
5. DOCUMENTS DE RÉFÉRENCES
- Annexe 18 OACI, Sécurité du transport aérien des marchandises dangereuses, 4ème édition,
Juillet 2011, amendement n°12 du 12 Novembre2015 ;
- Doc 9284 AN/905 OACI, Instructions techniques pour la sécurité du transport aérien des
marchandises dangereuses, Edition 2017-2018 ;
- Doc 9481 AN/928, Eléments indicatifs sur les interventions d’urgence en cas d’incidents
d’aviation concernant les marchandises dangereuses Edition 2017-2018.
_______________
6. ABRÉVIATIONS
_______________
CHAPITRE 1. GÉNÉRALITÉS
15.1.1.1 OBJET
Le RACD 15-1 présente les exigences réglementaires pour le transport aérien des marchandises
dangereuses en République Démocratique du Congo.
(a) Les exigences du présent règlement s'appliquent à tous les types d'exploitation aérienne civile
nationale et internationale, à l'intérieur, à partir et à destination de la République
Démocratique du Congo.
15.1.2 DÉFINITIONS
(a) Dans le présent règlement les termes suivants ont la signification indiquée ci-après :
(iii) se traduit par des déchirures qui sont la cause de graves hémorragies ou de lésion
d’un nerf, d’un muscle ou d’un tendon ; ou
(iv) se traduit par la lésion d’un organe interne ; ou
(v) se traduit par des brûlures du deuxième ou du troisième degré ou par toute brûlure
affectant plus de 5 % de la surface du corps ; ou
(vi) résulte de l’exposition vérifiée à des matières infectieuses ou à un rayonnement
nocif.
(6) Colis. Résultat complet de l’opération d’emballage, comprenant à la fois l’emballage et
son contenu préparé pour le transport.
(7) Dérogation. Autorisation autre qu’une approbation, accordée par l’Autorité, de ne pas
appliquer les dispositions des Instructions techniques.
(8) Emballage. Récipients et tous autres éléments ou matériaux nécessaires pour
permettre au récipient d’accomplir sa fonction de rétention.
Pour les matières radioactives, voir le paragraphe 7.2 de la Partie 2 des Instructions
techniques.
(9) État de destination. État sur le territoire duquel l’envoi doit finalement être déchargé
d’un aéronef.
(10) État de l’exploitant. État où l’exploitant a son siège principal d’exploitation ou, à défaut,
sa résidence permanente.
(11) État d’origine. État sur le territoire duquel l’envoi doit être chargé à bord d’un aéronef
pour la première fois.
(12) Exemption. Disposition de la présente Annexe par laquelle une marchandise
dangereuse donnée est exclue du champ d’application des prescriptions qui régissent
normalement le transport de cette marchandise.
(13) Expédition. Un ou plusieurs colis de marchandises dangereuses qu’un exploitant
accepte d’un expéditeur en une seule fois et à une seule adresse, qui figurent sur un
même récépissé et qui sont adressés à un seul destinataire à une adresse unique.
(14) Exploitant. Personne, organisme ou entreprise qui se livre ou propose de se livrer à
l’exploitation d’un ou de plusieurs aéronefs.
(15) Incident concernant des marchandises dangereuses. Événement, autre qu’un
accident concernant des marchandises dangereuses, associé et relatif au transport
aérien de marchandises dangereuses, qui ne survient pas nécessairement à bord d’un
aéronef et qui provoque des lésions corporelles ou des dommages matériels ou
environnementaux, un incendie, une rupture, un déversement, une fuite de fluide, un
rayonnement ou d’autres signes de dégradation de l’intégrité de l’emballage.
Tout autre événement associé et relatif au transport de marchandises dangereuses qui
compromet gravement la sécurité d’un aéronef ou de ses occupants est également
considéré comme constituant un incident concernant des marchandises dangereuses.
(18) Membre d’équipage. Personne chargée par un exploitant de fonctions à bord d’un
aéronef pendant une période de service de vol.
(19) Membre d’équipage de conduite. Membre d’équipage titulaire d’une licence, chargé
d’exercer des fonctions essentielles à la conduite d’un aéronef pendant une période de
service de vol.
(20) Numéro ONU. Numéro à quatre chiffres assignés par le Comité d’experts des Nations
Unies sur le transport des marchandises dangereuses et le Système général harmonisé
de classification et d’étiquetage des produits chimiques pour identifier un objet ou une
matière ou un groupe donné d’objets ou de matières.
(22) Pilote commandant de bord. Pilote désigné par l’exploitant, ou par le propriétaire dans
le cas de l’aviation générale, comme étant celui qui commande à bord et qui est
responsable de l’exécution sûre du vol.
(23) Suremballage. Contenant utilisé par un seul expéditeur pour y placer un ou plusieurs
colis et n’avoir qu’une unité afin de faciliter la manutention et l’arrimage.
Cette définition ne comprend pas les unités de chargement.
_______________
(a) Les exigences du présent règlement s’appliquent à tous les types d’exploitation aérienne civile
nationale et internationale en République Démocratique du Congo.
(b) Quand les Instructions techniques l’indiquent expressément, l’Autorité peut accorder une
approbation à condition que soit obtenu, dans ces cas, un niveau général de sécurité du
transport qui est au moins équivalent à celui qui résulterait de l’application des Instructions
techniques.
Les exigences relatives à la certification se trouvent dans le RACD 09-2 relatif à la certification
des transporteurs aériens et des plus amples informations sur les exigences de la certification
marchandises dangereuses sont détaillées dans l’Appendice 6 du présent règlement.
(c) Dans les cas :
(1) d’extrême urgence ; ou
(2) lorsque d’autres modes de transport sont inutilisables en pratique ; ou
(3) lorsqu’il est contraire à l’intérêt public de respecter intégralement les spécifications
prescrites, l’AAC/RDC peut permettre qu’il soit dérogé aux dispositions des Instructions
techniques étant entendu que, dans ces cas, tous les efforts possibles sont déployés
pour obtenir un niveau général de sécurité du transport équivalent à celui qui résulterait
de l’application des Instructions techniques.
(d) En cas de survol du territoire Congolais, si aucun des critères régissant l’octroi des
dérogations n’est pertinent, une dérogation peut être accordée uniquement sur la base de la
conviction qu’un niveau équivalent de sécurité du transport aérien a été obtenu.
Aux fins des approbations, les « États intéressés » sont les États d’origine et de l’exploitant,
sauf indications contraires des Instructions techniques.
Aux fins des dérogations, les « États intéressés » sont les États d’origine, de l’exploitant, de
transit, de survol et de destination.
Les éléments relatifs au traitement des dérogations, y compris des exemples d’urgences
extrêmes, se trouvent dans l’Appendice 8 du présent règlement.
Voir le chapitre 4, au point 4.3, les marchandises dangereuses dont le transport aérien est
interdit en toutes circonstances.
Le présent règlement n’a pas pour objet d’obliger un exploitant à transporter une matière ou
un objet particulier ou d’empêcher un exploitant d’adopter des dispositions spéciales pour le
transport d’une matière ou un objet donné.
(a) L’Autorité prend les mesures nécessaires à l’application des dispositions détaillées figurant
dans les Instructions techniques. L’AAC/RDC prend aussi les mesures nécessaires pour
appliquer tout amendement des Instructions techniques qui est éventuellement publié durant
la période spécifiée d’applicabilité d’une édition des Instructions techniques.
(b) L’Autorité informe l’OACI des difficultés rencontrées dans l’application des Instructions
techniques et des amendements à y apporter.
(c) Les Instructions Techniques de l’OACI (DOC 9284) font partie intégrante du RACD 15-1.
(d) Si un amendement des Instructions techniques applicable immédiatement pour des raisons de
sécurité n’est pas encore mis en œuvre par l’Autorité, elle facilite néanmoins l’acheminement
sur son territoire de marchandises dangereuses expédiées depuis un autre État contractant
conformément à cet amendement, à condition que les marchandises en question répondent
en tous points aux dispositions révisées.
(a) Dans l’intérêt de la sécurité et pour réduire au minimum les interruptions dans le transport
international de marchandises dangereuses, l’AAC/RDC prend également les mesures
nécessaires à l’application des dispositions du présent règlement et des Instructions
techniques à l’égard des vols intérieurs d’aéronefs civils.
15.2.4. EXEMPTIONS
(a) Les objets et matières qui sont normalement classés parmi les marchandises dangereuses
mais qu’il est nécessaire de transporter dans un aéronef conformément aux règlements
applicables de navigabilité et d’utilisation des aéronefs sont exclus du champ d’application, ou
qui sont destinés aux fins particulières qui sont précisées dans les Instructions techniques,
sont exemptés des dispositions du présent règlement.
(b) Les rechanges des objets et matières décrits au point (a) ci-dessus ou les objets et matières
retirés aux fins de remplacement qui sont transportés dans un aéronef le sont conformément
aux dispositions du présent règlement, sauf autorisation contraire figurant dans les
Instructions techniques.
(c) Certains objets et certaines matières transportés par des passagers ou des membres
d’équipage sont exclus du champ d’application du présent règlement dans la mesure stipulée
dans les Instructions techniques.
(a) Lorsque l’AAC/RDC adopte des dispositions différentes de celles qui sont spécifiées dans les
Instructions techniques, elle notifie promptement ces divergences nationales à l’OACI, en vue
de leur publication dans les Instructions techniques.
(b) L’AAC/RDC notifie une différence par rapport aux dispositions décrites au 15.2.2 (a), en
application de l’article 38 de la Convention, uniquement dans le cas où elle ne peut accepter le
caractère obligatoire des Instructions techniques. Lorsque l’AAC/RDC adopte des dispositions
différentes de celles qui figurent dans les Instructions techniques, ces divergences sont
communiquées uniquement en vertu des dispositions décrites au point (a) ci-dessus.
(a) L’Autorité prend des dispositions de nature à permettre que des marchandises dangereuses
destinées au transport aérien et préparées conformément aux Instructions techniques de
l’OACI soient acceptées en vue d’un transport de surface à destination ou en provenance
d’aérodromes.
(a) L'Autorité de l'Aviation Civile est chargée de veiller au respect des dispositions du présent
règlement.
_______________
CHAPITRE 3. CLASSIFICATION
(a) Tout objet ou matière est classé conformément aux dispositions des Instructions
techniques.
(b) Les définitions détaillées des classes de marchandises dangereuses figurent dans les
Instructions techniques.
_______________
(a) Le transport aérien des marchandises dangereuses est interdit, sauf dans les conditions
qui sont spécifiées dans le présent règlement et dans les dispositions et procédures
détaillées qui figurent dans les Instructions techniques.
(a) Le transport aérien des marchandises dangereuses décrites ci-après est interdit, sauf
dans les cas où les États intéressés auront accordé une dérogation au titre des
dispositions décrites au 15.2.1(a) ou si les dispositions des Instructions techniques
indiquent qu’elles peuvent être transportées au titre d’une approbation octroyée par l’État
d’origine :
(1) les marchandises dangereuses désignées dans les Instructions techniques comme
étant interdites au transport dans des circonstances normales, et
Les informations supplémentaires sur le transport aérien des animaux vivants, animaux
venimeux, infectés et dépouilles mortelles se trouvent dans l’Appendice 7 du présent
règlement.
(a) Les matières et objets qui sont désignés nommément ou identifiés à l’aide d’une
description générique dans les Instructions techniques et dont, selon celles-ci, le transport
aérien est rigoureusement interdit, ne seront transportés à bord d’aucun aéronef.
_______________
CHAPITRE 5. EMBALLAGE
15.5.1. PRESCRIPTIONS GÉNÉRALES
15.5.2 EMBALLAGES
(a) Les emballages utilisés pour le transport aérien de marchandises dangereuses doivent
être de bonne qualité et sont fabriqués et soigneusement fermés de façon à éviter toute
déperdition du contenu qui pourrait résulter, dans les conditions normales du transport
aérien, de changements de température, d’humidité ou de pression, ou de vibrations.
(b) Les emballages doivent être appropriés au contenu. Les emballages en contact direct
avec des marchandises dangereuses résisteront à toute action chimique ou autre, de
celles-ci.
(c) Les emballages répondent aux spécifications des Instructions techniques relatives aux
matériaux et à la fabrication.
(d) Les emballages sont soumis à des épreuves conformes aux dispositions des Instructions
techniques.
(e) Les emballages dont la fonction essentielle est la rétention d’un liquide doivent résister
sans fuite à la pression indiquée dans les Instructions techniques.
(f) Les emballages intérieurs sont emballés, assujettis ou calés par une bourre de manière à
éviter les ruptures ou les déperditions et à limiter les mouvements à l’intérieur de
l’emballage ou des emballages extérieurs dans les conditions normales du transport
aérien. La bourre et les matériaux absorbants ne doivent pas réagir dangereusement
avec le contenu des emballages.
(g) Aucun emballage n’est réutilisé avant d’avoir été inspecté et reconnu exempt de corrosion
et autres dommages. Lorsqu’un emballage est réutilisé, toutes les mesures nécessaires
sont prises pour éviter une contamination des matières qui y sont placées par la suite.
(h) Si, en raison de la nature des matières qu’ils contenaient, les emballages vidés mais non
nettoyés peuvent présenter un risque, ils sont fermés hermétiquement et traités en
fonction du risque qu’ils présentent.
_______________
(a) Sauf indications contraires des Instructions techniques, les étiquettes appropriées sont
apposées sur chaque colis de marchandises dangereuses conformément aux dispositions
de ces Instructions.
15.6.2 MARQUES
(a) Sauf indications contraires des Instructions techniques, chaque colis de marchandises
dangereuses porte une marque indiquant la désignation officielle de son contenu et, le
cas échéant, le numéro ONU, ainsi que toutes autres marques éventuellement spécifiées
dans lesdites Instructions.
(a) En attendant la mise au point et l’adoption d’une meilleure forme d’expression destinée à
un usage généralisé, l’anglais est utilisé en plus du français adopté par la République
Démocratique du Congo pour les marques associées aux marchandises dangereuses.
_______________
(a) Sauf indications contraires des Instructions techniques, toute personne qui propose au
transport aérien des marchandises dangereuses établit, signe et fournit à l’exploitant un
document de transport de marchandises dangereuses qui contient les renseignements
prescrits par lesdites Instructions.
(b) Le document de transport contient une attestation signée par la personne qui propose les
marchandises dangereuses au transport, indiquant que les marchandises dangereuses
sont identifiées de façon complète et précise par leur désignation officielle de transport, et
qu’elles sont classifiées, emballées, marquées, étiquetées et dans l’état spécifié par les
règlements applicables pour le transport par air.
(a) En attendant la mise au point et l’adoption d’une meilleure forme d’expression destinée à
un usage généralisé, l’anglais est utilisé en plus du français adopté par la République
Démocratique du Congo pour le document de transport des marchandises dangereuses.
_______________
(b) Le transport des marchandises dangereuses est inclus dans le champ d’application du
système de gestion de la sécurité (SGS) de l’exploitant.
(a) Un exploitant n’accepte des marchandises dangereuses en vue de leur transport par air :
(2) qu’après avoir vérifié que le colis, le suremballage ou le conteneur contenant les
marchandises dangereuses est conforme aux dispositions relatives à l’acceptation des
marchandises dangereuses qui figurent dans les Instructions techniques.
(a) Tout exploitant établit et utilise une liste de vérification d’acceptation pour être à même de
respecter plus aisément les dispositions décrites au point 15.8.1.
(a) Les colis et les suremballages contenant des marchandises dangereuses, ainsi que les
conteneurs de fret contenant des matières radioactives, sont chargés et arrimés à bord d’un
aéronef conformément aux dispositions des Instructions techniques.
(a) Les colis et les suremballages contenant des marchandises dangereuses ainsi que les
conteneurs contenant des matières radioactives sont inspectés pour déterminer s’il y a eu
des déperditions ou des dommages, avant d’être chargés à bord d’un aéronef ou dans une
unité de chargement. Les colis, suremballages ou conteneurs qui fuient ou sont
endommagés ne sont pas chargés à bord d’un aéronef.
(b) Une unité de chargement qui contient des marchandises dangereuses n’est chargée à bord
d’un aéronef que si une inspection a révélé qu’elle ne présente pas de déperdition visible ou
que les marchandises qu’elle contient n’ont pas subi de dommages.
(c) Lorsqu’un colis de marchandises dangereuses déjà chargé à bord d’un aéronef semble être
endommagé ou fuir, l’exploitant l’enlève de l’aéronef ou le fait enlever par un service ou un
organisme approprié et il s’assure ensuite que le reste de l’expédition est en état d’être
transporté par air et qu’aucun autre colis n’est contaminé.
(d) Les colis ou les suremballages contenant des marchandises dangereuses ainsi que les
conteneurs contenant des matières radioactives sont inspectés lorsqu’ils sont déchargés de
l’aéronef ou de l’unité de chargement pour y relever toute trace de dommage ou de
déperdition. Si l’on découvre des traces de dommage ou de déperdition, l’emplacement de
l’aéronef où les marchandises dangereuses ou l’unité de chargement étaient placées est
inspecté pour repérer tout dommage ou contamination.
(a) Aucune marchandise dangereuse n’est transportée dans une cabine occupée par des
passagers ni dans le poste de pilotage d’un aéronef, sauf dans les cas autorisés par les
Instructions techniques.
15.8.6. DÉCONTAMINATION
(a) Toute contamination dangereuse repérée dans un aéronef, due à une déperdition ou à
l’endommagement d’un colis de marchandises dangereuses, doit être éliminée sans délai.
(b) Un aéronef qui aura été contaminé par des matières radioactives sera immédiatement retiré
du service et n’est remis en service que si l’intensité de rayonnement sur toute surface
accessible et la contamination non fixée ne dépassent pas les valeurs spécifiées dans les
Instructions techniques.
(a) Les colis contenant des marchandises dangereuses qui risquent d’avoir une réaction
dangereuse au contact les unes des autres ne sont pas chargés à bord d’un aéronef à
proximité les uns des autres ni dans une position telle qu’il pourrait y avoir interaction en cas
de fuite.
(b) Les colis de matières toxiques et de matières infectieuses sont chargés à bord d’un aéronef
conformément aux dispositions des Instructions techniques.
(c) Les colis de matières radioactives sont chargés à bord d’un aéronef de manière à être
séparés des personnes, des animaux vivants et des pellicules non développées,
conformément aux dispositions des Instructions techniques.
(a) Lorsque des marchandises dangereuses régies par les dispositions du présent règlement
sont chargées à bord d’un aéronef, l’exploitant les protège contre tout dommage. Il les arrime
à bord afin d’éliminer tout risque de déplacement en cours de vol qui pourrait changer
l’orientation des colis. Les colis contenant des matières radioactives sont arrimés de manière
à satisfaire à tout moment aux prescriptions de séparation décrites au point 15.8.7 (c)
(a) Les colis de marchandises dangereuses qui portent l’étiquette « Aéronef cargo seulement »
sont chargés conformément aux dispositions des Instructions techniques.
_______________
(a) L’exploitant d’un aéronef dans lequel des marchandises dangereuses sont transportées
remet au commandant de bord, le plus tôt possible avant le départ de l’aéronef, une
notification écrite spécifiée dans les Instructions techniques.
(a) L’exploitant fournit aux membres d’équipage de conduite, dans le manuel d’exploitation,
les renseignements qui leur permettent de s’acquitter de leurs fonctions dans le transport
de marchandises dangereuses, et fournit les instructions sur les mesures à prendre dans
les cas d’urgence impliquant des marchandises dangereuses.
(a) L’Autorité veille à ce que des renseignements soient diffusés de telle sorte que les
passagers soient avertis des types de marchandises dangereuses qu’il leur est interdit de
transporter à bord d’un aéronef conformément aux dispositions des Instructions
techniques.
(a) Les exploitants, expéditeurs et autres organismes qui interviennent dans le transport
aérien de marchandises dangereuses, doivent fournir à leur personnel les
renseignements qui leur permettent de s’acquitter de leurs fonctions dans le transport de
marchandises dangereuses, et émettent des instructions sur les mesures à prendre dans
les cas d’urgence impliquant des marchandises dangereuses.
(a) Si un cas d’urgence se produit en vol, le pilote commandant de bord informe, aussitôt que
la situation le permet, l’organisme compétent des services de la circulation aérienne de la
présence à bord de marchandises dangereuses, conformément aux dispositions des
Instructions techniques, pour transmission aux autorités aéroportuaires.
(a) L’exploitant établi des procédures pour fournir les renseignements au service d’urgence et
aux autorités compétentes. En cas :
(2) d’incident grave dans lequel des marchandises dangereuses transportées comme
fret risquent de jouer un rôle, l’exploitant de l’aéronef qui transporte des
marchandises dangereuses en fret et qui subit un accident ou un incident grave
fournit sans tarder aux services d’urgence s’occupant de l’accident ou de l’incident
grave les renseignements sur les marchandises dangereuses qui se trouvent à bord
et qui figurent dans les renseignements écrits remis au pilote commandant de bord.
Aussitôt que possible, l’exploitant communique aussi ces renseignements aux
autorités compétentes de l’État de l’exploitant et de l’État dans lequel est survenu
l’accident ou l’incident grave.
(b) L’exploitant d’un aéronef qui transporte des marchandises dangereuses en fret et qui
subit un incident, s’il reçoit une demande à cet effet, fournit sans tarder aux services
d’urgence qui s’occupent de l’incident et à l’autorité compétente de l’État dans lequel s’est
produit l’incident, les renseignements sur ces marchandises qui figurent dans les
renseignements écrits remis au pilote commandant de bord.
(c) Les expressions « accident », « incident grave » et « incident » sont celles qui sont
définies dans le RACD 13.
_______________
(a) Des programmes de formation initiale et de recyclage relatifs aux marchandises dangereuses
sont établis et tenus à jour en conformité avec les Instructions techniques.
(a) Les programmes de formation relatifs aux marchandises dangereuses à l’intention des
exploitants sont approuvés par l’Autorité.
Des programmes de formation relatifs aux marchandises dangereuses sont prescrits pour tous
les exploitants, que ceux-ci soient agréés ou non pour le transport des marchandises
dangereuses.
(b) Les programmes de formation relatifs aux marchandises dangereuses à l’intention des
opérateurs postaux désignés sont approuvés par l’Autorité de l’aviation civile où les envois
postaux sont acceptés par l’opérateur postal désigné.
(c) Les programmes de formation relatifs aux marchandises dangereuses prescrits pour des
entités autres que des exploitants et des opérateurs postaux désignés sont approuvés par
l’Autorité dans les conditions qu’elle a fixées.
Voir le chapitre 11 point 15.11.4 au sujet des marchandises dangereuses transportées par la
poste.
Voir le RACD 09-2, section 9.2.1.3 — relatif à la certification des transporteurs aériens, pour
ce qui concerne la surveillance des activités d’exploitants étrangers.
_______________
(a) L’Autorité établit des procédures d’inspection, de surveillance et de contrôle de toutes les
entités qui assurent des fonctions prévues par son règlement relatif au transport aérien de
marchandises dangereuses en vue de faire respecter ledit règlement.
(1) Il est prévu que ces procédures contiennent des dispositions concernant :
(ii) la vérification des pratiques des entités visées décrit au point 15.11.1(a) ;
(iii) les enquêtes sur des violations présumées (voir le point 15.11.3).
(a) L’Autorité collabore avec les autres États en cas de violations de la réglementation sur les
marchandises dangereuses, en vue de mettre fin à ces violations.
(b) Cette collaboration peut notamment consister à coordonner les enquêtes et les mesures
d’application, échanger des renseignements sur le dossier de conformité d’intervenants
soumis à la réglementation, conduire en commun des inspections et d’autres procédures
techniques, échanger des spécialistes et tenir des réunions et des conférences
conjointes.
(c) Les échanges d’information appropriée peuvent inclure les alertes et bulletins de sécurité
ou les avis sur les marchandises dangereuses, les mesures de réglementation proposées
ou prises, les rapports d’incidents, les documents ou autres éléments de preuve mis au
jour lors d’enquêtes sur les incidents, les mesures d’application prévues et adoptées et
les moyens d’information et de sensibilisation pouvant être rendus publics.
15.11.3. SANCTIONS
(a) L’Autorité prend les mesures appropriées pour l’application de ses règlements concernant
les marchandises dangereuses, notamment en prescrivant les sanctions appropriées à
appliquer en cas de violation desdits règlements.
(b) L’Autorité prend les mesures appropriées pour l’application de ses règlements concernant
les marchandises dangereuses, notamment en prescrivant les sanctions appropriées à
appliquer en cas de violation desdits règlements, lorsqu’il est informé par un autre État
contractant d’un cas de violation, par exemple lorsqu’un État contractant, ayant constaté
qu’une expédition de marchandises dangereuses arrivant sur son territoire n’est pas
conforme aux prescriptions des Instructions techniques, en informe l’État d’origine.
(a) Les procédures des opérateurs postaux désignés relatives au contrôle de l’introduction de
marchandises dangereuses dans le transport aérien par la poste aérienne sont
approuvées par l’autorité de l’aviation civile où les envois postaux sont acceptés.
(b) En conformité avec la Convention de l’Union postale universelle (UPU), les marchandises
dangereuses ne sont pas autorisées dans la poste, sous réserve des dispositions des
Instructions techniques.
(c) L’Union postale universelle a établi des procédures pour le contrôle de l’introduction des
marchandises dangereuses dans le transport aérien par la voie des services postaux (voir
le règlement concernant les colis postaux et le règlement de la poste aux lettres de
l’UPU).
(d) L’Appendice 9 du présent règlement contient des orientations sur l’approbation des
procédures des opérateurs postaux désignés relatives au contrôle de l’introduction de
marchandises dangereuses dans le transport aérien.
_______________
(b) Pour éviter la répétition d’accidents et incidents concernant des marchandises dangereuses,
l’Autorité établit des procédures pour enquêter et recueillir des renseignements sur de tels
accidents et incidents qui se produisent sur son territoire, autres que ceux décrits au point
(a). Les comptes rendus sur de tels accidents et incidents doivent être établis conformément
aux dispositions détaillées des Instructions techniques.
(c) Afin d’éviter que ne se répètent les cas de transport dans le fret de marchandises
dangereuses non déclarées ou mal déclarées, l’Autorité établit des procédures pour
enquêter et recueillir des renseignements sur les cas de ce type qui se produisent sur son
territoire et concernent des marchandises dangereuses transportées à destination ou en
provenance d’un autre État. Les comptes rendus sur de tels cas sont établis conformément
aux dispositions détaillées des Instructions techniques.
(d) pour éviter que ne se répètent les cas de transport dans le fret de marchandises
dangereuses non déclarées ou mal déclarées, l’Autorité établit des procédures pour
enquêter et recueillir des renseignements sur les cas de ce type qui se produisent sur son
territoire, autres que ceux qui sont décrits au point (c).
Les comptes rendus sur de tels cas sont établis conformément aux dispositions détaillées
des Instructions techniques et dans l’Appendice 2 du présent règlement.
Les informations détaillées sur les consignes d’urgence en cas d’accidents/incidents causés
par les marchandises dangereuses se trouvent dans l’Appendice 4 du présent règlement.
_______________
_______________
APPENDICES
1 OBJET
L’exploitant d’un aéronef dans lequel des Marchandises Dangereuses doivent être transportées
doit remettre au pilote commandant de bord, le plus tôt possible avant le départ de l’aéronef, les
renseignements écrits imprimés, précis et lisibles spécifiés dans les Instructions Techniques . La
présente norme de mise en œuvre a pour objet la présentation du NOTOC et des instructions pour son
utilisation.
2 DOMAINE D’APPLICATION
La présente norme de mise en œuvre qui s’adresse aux exploitants d’aéronefs traite les exigences en
matière de renseignements à fournir au Pilote Commandant de Bord, conformément au Chapitre 4 de
la 7e Partie des Instructions Techniques de l’OACI.
3 INSTRUCTIONS D’UTILISATION
Il est toujours possible qu’une urgence survienne en vol et qu’un aéronef fasse un atterrissage
d’urgence. S'il y a les marchandises dangereuses à bord, des détails de ces derniers devront être
donnés aux services de la circulation aérienne au profit des services de secours. En outre, si un
incident survient pendant le vol, le Pilote Commandant de Bord doit savoir quelles marchandises
dangereuses sont à bord et leur localisation sur l’aéronef. À cet effet, il doit être fourni des
renseignements écrits sur ce qui a été chargé à bord. Cette information est désignée habituellement
sous le nom « NOTOC » - l'avis au Pilote Commandant de Bord ;
Le NOTOC peut être produit manuellement ou par des moyens automatisés et au minimum il doit
contenir, pour chacun des colis de marchandises dangereuses :
(a) le Numéro de la lettre de transport aérien (s’il en est fourni) ;
(b) la désignation officielle de transport (complété le cas échéant par le ou les désignations
techniques, voir la Partie 3, chapitre 1 des Instructions Techniques de l’OACI). Lorsque des
générateurs chimiques d’oxygéne contenus dans des inhalateurs-protecteurs sont transportés
en vertu de la disposition particulière A114 ; la mention « inhalateur-protecteur (cagoule anti
fumée) pour équipage d’aéronef suivant la disposition particulière A114 » ; doit compléter la
désignation officielle de transport ;
(c) le nom d'expédition et le N° 'UN/ID appropriés ;
(d) la classe/division, tous risques subsidiaires identifiés et, pour des explosifs, le groupe de
compatibilité ;
(e) le groupe d'emballage qui figure dans le document de transport des marchandises
dangereuses, nombre de paquets et quantité nette ou brute ;
(f) la catégorie et l'index de transport (pour les matières radioactives) ;
(g) la position de chargement;
(h) l’heure, pour l’avion-cargo uniquement ;
(i) l'aéroport du déchargement;
(j) quand il y a application d'exemptions d'Etat.
3.1. Il n'est pas rare que certaines expéditions soient composées de colis de différentes quantités
nettes de mêmes marchandises dangereuses. Quand il y a une expédition comprenant plusieurs
colis de mêmes marchandises dangereuses, le NOTOC peut indiquer pour chaque position de
chargement rien que les quantités totales et quantités nettes du plus grand et du plus petit colis.
3.2. Le NOTOC doit contenir des détails de toutes les marchandises dangereuses qui sont laissées à
bord après un précédent vol ou qui sont temporairement débarqués et doivent être rechargés
pour le vol suivant.
3.3. Un numéro de téléphone peut y être mentionné pour indiquer le lieu où les renseignements
concernant le NOTOC peuvent être obtenus et que le Pilote Commandant de Bord, en cas
d'urgence, doit donner aux services de la circulation aérienne comme alternative à l’exigence
réglementaire imposant de fournir les renseignements détaillés sur les marchandises
dangereuses.
3.4. Les renseignements portés sur le NOTOC doivent être présentés d'une façon lisible.
3.5. Le NOTOC doit inclure la confirmation, par une signature écrite ou par une autre indication, qu'il
n'y a aucune évidence que des colis endommagés ou qui présentent des fuites ont été chargés et
le Pilote Commandant de Bord doit accuser réception de l'information, par signature ou d'une
autre façon.
3.6. Le NOTOC doit d'être facilement disponible pour le Pilote Commandant de Bord en vol.
3.7. Une copie lisible du NOTOC doit être maintenue au sol à l'aéroport de départ et cette copie doit
inclure la reconnaissance de la réception des renseignements par le Pilote Commandant de
Bord. Cette copie ou l'information à son propos doit être facilement accessible au départ et aux
aéroports prévus de destination jusqu'à ce que le vol soit totalement accompli.
3.8. Sur certains vols, il peut y avoir une grande quantité de marchandises dangereuses à
transporter ; ceci signifie qu'en cas d'urgence il est presque impraticable ou impossible pour le
Pilote Commandant de Bord de fournir des renseignements détaillés aux services de la
circulation aérienne sur les marchandises dangereuses à bord. Dans de telles circonstances, il
est recommandé que, en plus du NOTOC, un exploitant fournisse un résumé des
renseignements contenus dans le NOTOC, indiquant au moins les quantités, les classes ou les
divisions des marchandises dangereuses dans chaque compartiment de cargo ; ceci aiderait le
Pilote Commandant de Bord à savoir l'essentiel des renseignements à livrer en cas d’urgence en
vol.
3.9. Le NOTOC, ou une copie, doit être conservé pendant une période minimum de trois mois, mais
après que le vol ait été accompli, l'endroit de la conservation n'a pas besoin d'être facilement
accessible.
3.10. Outre les langues que peut exiger l’Etat de l’exploitant, l’anglais est utilisé pour les
renseignements fournis au Pilote Commandant de bord.
N° VOL ________________________________________________________
Les marchandises dangereuses inscrites ci-dessous ont été chargées à bord de l’aéronef
Désignation officielle
Groupe d’emballage
Risque Subsidiaire.
Indice de transport
(pour les matières
Nombre de colis
déchargement
aérodrome de
Identification
radioactives)
chargement
Destination
Position de
Dérogation
Classe Ou
Division
N°ONU/
brute
LTA
N°
Je certifie que les marchandises dangereuses consignées ci-dessus ont été chargées conformément au règlement applicable et que les colis
étaient en bon état, non endommagés et ne présentent pas de fuites
Signature de l’agent de fret
J’ai pris connaissance de la présence de marchandises dangereuses à bord de cet aéronef et je connais leur emplacement.
Signature du Pilote Commandant de Bord
_______________
1 OBJET
(a) Tout type d'incident ou d’accident causés par les marchandises dangereuses doit être
rapporté indépendamment du fait que les marchandises dangereuses se trouvaient dans le
fret, la poste, les bagages des passagers ou les bagages des membres d'équipage ;
(b) La découverte de marchandises dangereuses non déclarées ou mal déclarées dans le fret, le
courrier ou les bagages doit également faire l’objet d’un rapport ;
(c) La présente norme de mise en œuvre a pour objet la présentation des rapports initiaux et de
suivi relatif aux incidents et accidents causés par les marchandises dangereuses ou en cas de
découverte de marchandises dangereuses non déclarées ou mal déclarées.
2 DOMAINE D’APPLICATION
(a) La présente norme de mise en œuvre s’adresse aux exploitants d’aéronefs et présente le
formulaire de rapport relatif aux incidents ou accidents causés par les marchandises
dangereuses.
(b) mention de toute notification adressée conformément aux dispositions du RACD 13 relatif aux
enquêtes sur les accidents et incidents d’aviation ;
(h) renseignements sur tout risque qui persisterait pour la sécurité, la santé ou l’environnement
par suite de l’accident ;
(i) indication de la mesure dans laquelle l’Etat dans lequel l’accident s’est produit mènera
l’enquête ou se propose de déléguer ses pouvoirs pour la conduite de cette enquête ;
_______________
(b) Des marchandises dangereuses autres que celles de la classe 1, non conformes aux
dispositions des Instructions Techniques et non couvertes par une autorisation existante
(Formulaire FOAAC-OPS-15-02 voir § 2.2)
2. PRESENTATION DES FORMULAIRES POUR LES DEMANDES D’AUTORISATION
1. POSTULANT
Nom: Téléphone:
Société: Télécopie:
Email:
2. DETAILS DU VOL
Expéditeur:
Destinataire:
3. MUNITIONS DE GUERRE
Quantité Calibre Marque des armes/des munitions et type (fusil, pistolet, etc.)
4. MARCHANDISES DANGEREUSES
Nom et signature
Ce formulaire s'applique seulement aux cas de demandes de transport de marchandises dangereuses lorsqu’elles ne
sont pas conformes aux dispositions des Instructions Techniques.
Toutes les rubriques doivent être remplies. Si l'espace est insuffisant pour énumérer tous les items, utiliser une feuille
séparée.
La demande d’autorisation doit être faite au moins 10 jours ouvrables avant la date du vol sur lequel les marchandises
dangereuses doivent être transportées.
POSTULANT
NOM : Téléphone :
Société : Télécopie :
Email :
DETAILS DU VOL
MARCHANDISES DANGEREUSES
Instruction N° :
MOTIF DE LA REQUETE :
3.1. Définition
3.1.1. Il n'existe pas de définition internationalement reconnue pour les armes et munitions de guerre.
Cependant la définition des armes et munitions de guerre s'étend aux cas suivants :
3.1.3. Si une arme à feu n'est pas considérée comme une arme de guerre, elle doit être traitée comme
une arme de sport pour les besoins de son transport par aéronef.
3.2.1. Les munitions de guerre ne peuvent être transportées par aéronef qu'avec l'agrément de tous les
États concernés, à savoir l'État de départ, de transit, les États survolés et l'État de destination de
l'expédition y compris l'État du transporteur aérien.
3.2.2. Tout demandeur d'autorisation de transport d'armes et munitions de guerre au départ, en transit
et à destination de la RDC, doit en faire la demande à l'Autorité, selon le formulaire et la manière
prescrite.
4. CONDITIONS DE TRANSPORT
4.1. Une fois que l'autorisation est accordée, les munitions de guerre ne peuvent être transportées par
avion que si elles sont placées en un lieu inaccessible aux passagers durant le vol et dans le cas des
armes à feu, lorsqu'elles sont vidées de leurs munitions. Dans certaines circonstances exceptionnelles,
les armes et les munitions de guerre peuvent être transportées sous d'autres conditions différentes
pourvu qu'une autorisation appropriée soit accordée.
4.2. Quelle que soit la forme sous laquelle les armes et munitions de guerre sont autorisées au
transport par voie aérienne, le pilote commandant de bord doit être informé avant le vol de la nature
des armes et munitions de guerre qui sont transportées ainsi que leur emplacement.
5.1. Certaines munitions de guerre sont également des marchandises dangereuses par définition ;
dans pareils cas, les dispositions contenues dans le présent règlement et dans les Instructions
Techniques OACI en matière de transport de marchandises dangereuses s'appliquent.
5.2. Le formulaire de demande d'autorisation de transport de munitions de guerre peut être utilisé pour
solliciter une autorisation pour les articles qui sont à la fois munitions de guerre ou marchandises
dangereuses.
8.1.1. Il n'existe pas de définition des armes de sport, reconnue sur le plan international. En général,
les armes de sport sont toutes des armes qui ne sont pas des armes de guerre ou des munitions.
Les armes de sport comprennent donc les couteaux de chasse, arcs et articles similaires. Les anciens
fusils qui furent considérés à un moment comme armes de guerre (les mousquets) peuvent aujourd'hui
être considérés comme armes de sport.
8.1.2. Une arme à feu est un fusil ou un pistolet qui lance un projectile. En absence d'une définition
spécifique, les armes à feu suivantes sont considérées généralement comme armes de sport :
(a) celles qui sont conçues pour les jeux de tir ;
(b) celles qui sont utilisées pour viser une cible ;
(c) le pistolet pour déclencher les départs de course, etc.
8.1.3. Il n'existe pas de normes internationalement reconnues pour le transport aérien des armes de
sport, mais il existe cependant des exigences en matière de sécurité qui s'appliquent.
8.1.4. Toute arme à feu qui n'est pas une arme de guerre doit être considérée comme arme de sport
en ce qui concerne son transport aérien.
8.2.1. Aucune autorisation de l'Autorité n'est nécessaire pour le transport des armes de sport, à
condition que :
(a) le Pilote Commandant de Bord doit tenir compte dans sa décision, de la nature du vol, de son
lieu de départ et de son lieu d'arrivée ainsi que les probabilités d'occurrence d'actes illicites
pendant le vol ;
(b) il faut en plus que les armes de sport transportées soient placées de manière à ne pas être
directement accessibles aux passagers, soit en les enfermant dans une boîte fermée à clé,
soit dans les bagages enregistrés.
Lorsque les armes de sport sont placées dans un endroit qui n'est pas totalement inaccessible aux
passagers, le Pilote Commandant de Bord doit en être informé.
_______________
4.1.1. Tout exploitant ou expéditeur doit élaborer des renseignements sur les mesures d‘urgence. Des
informations pertinentes doivent être accessibles immédiatement et à tout moment afin de permettre
les interventions d'urgence nécessaires à la suite d'incidents ou d'accidents impliquant des
marchandises dangereuses. À cet égard, il faut prévoir:
(a) un document distinct, tel qu'une fiche de sécurité qui doit comporter les éléments suivants :
OU
(b) un document distinct, tel que les « Éléments indicatifs sur les interventions d'urgence en cas
d'incident d'aviation concernant des marchandises dangereuses » (doc 9481) de
l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
4.1.2. Ces Renseignements doivent être visibles, disponibles à distance des colis contenant les
marchandises dangereuses et être immédiatement accessibles en cas d'incident ou accident.
_______________
APPENDICE 5 : FORMATION
(b) Les exploitants qui ne transportent pas de marchandises dangereuses ou qui ne sont pas
autorisés à leur transport, doivent former leur personnel dans le domaine de marchandises
dangereuses.
3. EXPLOITANTS ETRANGERS
(a) Tout document délivré à un membre d'équipage de conduite étranger d'un aéronef immatriculé
dans un pays qui est un État membre de l'Organisation de l'aviation civile internationale
indiquant qu'il a reçu une formation pour le transport aérien de marchandises dangereuses est
reconnu comme un certificat de formation valable pour l'application du présent règlement,
conformément à l'article 33 de la Convention relative à l'Aviation civile internationale, lorsque
ce document est valable dans cet État membre.
(b) La formation d'une personne devrait inclure les révisions les plus récentes apportées au
présent règlement qui, par ailleurs, incorpore d'autres documents par renvoi, par exemple, les
Instructions Techniques de l'OACI. Par conséquent, une formation supplémentaire peut
s'avérer nécessaire si des modifications sont apportées aux exigences réglementaires
applicables aux fonctions de la personne avant l'expiration du certificat de formation.
(a) posséder des capacités pédagogiques suffisantes et avoir suivi avec succès un programme
de formation relatif aux Marchandises Dangereuses dans les catégories applicables ou dans
la catégorie 6 avant d'exécuter eux-mêmes un tel programme de formation sur les
marchandises dangereuses ;
(b) Les Instructeurs dispensant des programmes de formation initiale et d'actualisation relatifs aux
Marchandises Dangereuses initiaux doivent dispenser ce cours au moins tous les 24 mois ou
dans le cas contraire participer à une formation d'actualisation.
_______________
(b) Le(s) postulant (s) doit soumettre à l’Autorité de l’aviation civile un formulaire de demande
d’autorisation de transport aérien de marchandises dangereuses dûment rempli pour toute
délivrance ou renouvellement de l’agrément des marchandises dangereuses.
(c) Aucun exploitant et /ou expéditeur ne doit manipuler ni transporter des marchandises
dangereuses sans un agrément valide. La durée de validité de l’agrément est de un (01) an,
renouvelable après inspection. La demande de renouvellement de l’agrément doit être
introduite deux (02) mois avant la date d’expiration.
(a) détenir l'édition en vigueur du Règlement de l'IATA sur le transport des Marchandises
Dangereuses (DGR) qui doit être mis à la disposition de tout le personnel formé concerné ;
(b) aménager dans son entrepôt, une zone de stockage des Marchandises Dangereuses ;
(c) fournir des procédures d’exploitation standard (SOP) complètes décrivant en détail l'ensemble
des opérations Marchandises Dangereuses ;
(d) soumettre une attestation de formation marchandises dangereuses (catégorie 6) pour deux
(02) personnes au minimum. La formation doit être faite en classe conformément aux RACD
15-1, les Instructions Techniques de l’OACI, la réglementation de l’IATA.
2.1.2 Au moment du dépôt de la demande, les attestations de formation sur les Marchandises
Dangereuses doivent être valides pour une durée minimale de trois (03) mois. Pour les attestations de
formation dont la durée de validité est de moins de trois (03) mois, une formation récurrente du
personnel doit être organisée.
2.1.3 Après la formation récurrente, les agents du fret et les transitaires doivent soumettre les
attestations de formation à l’Autorité.
2.1.4 La formation doit être dispensée par un instructeur agréé par l’Autorité, l'IATA ou l’OACI.
(c) veiller à ce que tous les emballages soient fabriqués, reconditionnés et testés sous un
programme d'assurance qualité qui satisfait l’Autorité, afin de garantir que chaque emballage
répond aux exigences des Instructions Techniques de l’OACI ;
(d) veiller à ce que chaque type d'emballage soit testé et certifié par type de conception. Leur
utilisation ultérieure doit être spécifiée dans le rapport d'essai applicable et se conformer à tout
égard au type de conception qui a été testé. Une copie du rapport d'essai et du certificat de
test doit être fournie à l'acheteur du colis ;
(e) fournir pour chaque type d'emballage, des informations concernant les procédures à suivre, y
compris les instructions de fermeture pour les emballages et récipients intérieurs, une
description des types et dimensions des fermetures, y compris tout autre composant pour
assurer que les colis présentés pour le transport sont capables de transmettre les
performances applicables des tests et les exigences en matière de pression différentielle des
Instructions Techniques de l’OACI, selon le cas ;
(f) veiller à ce que des installations de stockage dédiées soient préservées pour protéger les
Marchandises Dangereuses contre tout élément pouvant entraîner des dégâts physiques
potentiels. Les exigences de ségrégation doivent être satisfaites pendant le stockage ;
(g) conserver et fournir à l'Autorité, sur demande, une copie complète de l’inventaire détaillé de
toutes les transactions d'emballage effectuées, qui comprend :
(h) soumettre et conserver des attestations de formation (Catégorie 2) à jour de deux (02)
employés au minimum. La formation du personnel doit être faite en salle de cours
conformément aux Instructions Techniques de l’OACI, la réglementation de l’IATA et le RACD
15-1.
2.3.2 Au moment de la présentation de la demande, les attestations de formation sur les Marchandises
Dangereuses doivent être valides pour une durée minimale de trois (03) mois. Pour les attestations de
formation dont la durée de validité est de moins de trois (03) mois, une formation récurrente du
personnel doit être organisée.
2.3.4 Après la formation récurrente, les fournisseurs doivent soumettre des attestations de formation à
l’Autorité.
2.3.5 La formation doit être dispensée par un Instructeur agréé par l’Autorité, l'IATA ou l’OACI.
2.4.2. Pour toute demande d’agrément d’Instructeur en Marchandises Dangereuses, les documents ci-
dessous doivent être fournis :
2.4.3. L'Instructeur doit démontrer à l’Autorité des connaissances techniques adéquates pour toutes les
catégories liées à ses responsabilités de formation et à ses compétences pédagogiques.
2.4.4. La formation sur les Marchandises Dangereuses ne peut être dispensée si l’attestation
(agrément ou habilitation) a expiré.
_______________
1.1. Généralités
1.1.1. Le transport par voie aérienne d'animaux vivants, d'animaux vivants infectés ou venimeux est
soumis aux conditions suivantes :
(a) les animaux doivent être enfermés dans une première caisse métallique ;
(b) les grillages fermant cette caisse doivent avoir des mailles dont les dimensions sont
suffisamment petites pour ne laisser passer ni les animaux eux-mêmes, ni les petits auxquels
ils peuvent donner naissance ;
(c) la première caisse doit être placée et calée au centre d'une caisse à claire voie de
construction suffisamment solide pour pouvoir supporter une charge de 500 kg sur son
couvercle sans présenter d'amorce d'écrasement ;
(d) les dimensions intérieures de la seconde caisse doivent être telles qu'un espace vide de 10
cm sépare de tous côtés la première caisse de la seconde (sauf aux points de calage) ;
(e) la seconde caisse doit porter une étiquette spéciale noire pour les animaux venimeux et rouge
pour les animaux infectés avec tête de mort à gauche et dans la partie droite de l'indication :
(f) la caisse contenant les animaux doit être placée de préférence dans une soute à bagages
aérée et solidement arrimée.
1.2.1. Les animaux vivants ne doivent être utilisés pour le transport d’une matière infectieuse que si
cette matière ne peut être expédiée d’une autre manière. Les animaux vivants infectés ne
peuvent être transportés que dans les conditions d’une approbation accordée par les autorités
compétentes de l’État d’origine, de transit, de destination et de l’exploitant. Celle-ci doit inclure,
au moins, les autorités de santé publique et vétérinaires et/ou toute autre autorité compétente, le
cas échéant.
1.2.2. Il faut adopter une démarche basée sur le risque, selon que la matière infectieuse relève de la
catégorie A ou de la catégorie B et selon qu’elle est affectée au numéro UN 2814, UN 2900 ou
UN 3373, lorsqu’on examine une telle demande d’approbation.
1.2.3. les animaux intentionnellement infectés doivent être expédiés dans des emballages étanches
aux germes qui offrent un niveau de sécurité au moins égal à celui des emballages que l’on
utilise pour le transport aérien des animaux axéniques. Les
expéditions doivent être déclarées et porter la marque « animaux vivants infectés », les
marques et étiquettes étant apposées en conformité avec les Instructions Technique de l’OACI.
1.2.4. Lorsqu’un récipient vide doit être retourné à l’expéditeur, il faut le désinfecter ou le stériliser
convenablement avant l’expédition. De plus, toutes les marques et étiquettes prescrites ci-
dessus doivent alors être enlevées, effacées ou rendues illisibles de toute autre manière.
2.1. Généralités
2.1.1. Le transport des dépouilles mortelles par voie aérienne est soumis aux mêmes dispositions que
le transport par voie de surface. Cependant Il doit être démontré que :
(a) Le dispositif épurateur de gaz exigé peut remplir ses fonctions dans les conditions habituelles
de vol que rencontre un aéronef au cours d'un voyage en particulier pendant les montées et
les descentes, et en cas d'incident de pressurisation ;
(b) Le cercueil doit porter extérieurement une marque, plaquette ou autre signe apparent
confirmant la présence d'un épurateur agréé ;
(c) Le cercueil doit être placé dans un compartiment isolé des occupants de l'avion en ce qui
concerne le conditionnement d'air et ne peut être placé à proximité que de matériaux inertes,
à l'exclusion toutefois d'objets destinés à se trouver en contact fréquent avec des personnes
(trousses, bagages, jouets, denrées alimentaires, vêtements, etc.) ;
(d) Le Pilote Commandant de Bord doit être informé de la présence d’une dépouille mortelle à
bord.
Les dépouilles mortelles excepté celles incinérées, doivent être contenues dans un cercueil en zinc
scellé hermétiquement et introduit dans un autre cercueil en bois. Le cercueil en bois doit être protégé
des dommages par un emballage extérieur et couvert par une toile ou une bâche de sorte que la
nature de son contenu ne soit pas apparente. Les dépouilles incinérées doivent être embarquées dans
des urnes funèbres qui sont efficacement protégés des chutes par un emballage approprié.
_______________
L’Autorité peut accorder des dérogations pour permettre le transport aérien de Marchandises
Dangereuses qui pourraient ne pas être autorisées dans des circonstances normales ou leur transport
dans des conditions différentes de celles qui sont prescrites dans les Instructions techniques.
Ces dérogations peuvent être accordées uniquement dans des cas d’extrême urgence ou lorsque
d’autres modes de transport sont inutilisables en pratique ou lorsqu’il est contraire à l’intérêt public de
respecter intégralement les Instructions techniques :
1.1 Extrême urgence.
Les Marchandises Dangereuses peuvent être transportées pour les motifs suivants :
(a) secours humanitaire;
(b) secours environnemental;
(c) épidémie;
(d) sûreté nationale ou internationale;
(e) protection des personnes (par exemple, sauvetage) ;
(f) disponibilité limitée au point de destination.
Les demandes fondées uniquement sur des motifs commerciaux ne devraient pas être considérées
comme étant urgentes et le transport par d’autres modes devrait également être envisagé.
1.2 Lorsque d’autres modes de transport sont inutilisables en pratique, l’Autorité doit faire procéder à
une évaluation des risques, qui doit porter sur :
(a) Durée du voyage. Le transport par d’autres modes peut se traduire par un voyage d’une durée
déraisonnable et pouvant avoir des effets préjudiciables sur l’efficacité des marchandises
dangereuses.
(b) Infrastructure. La disponibilité des autres modes de transport peut être restreinte.
(c) Sûreté. Les dispositions globales du mode aérien en matière de sûreté peuvent réduire la
possibilité d’une intervention illicite (les vols entre autres).
(d) Itinéraire. Le transport aérien peut se traduire par une réduction du risque d’exposition du
public aux Marchandises Dangereuses en cas d’incident ou d’accident. Les risques de
piraterie peuvent également être réduits de manière significative.
(e) Coûts. Les coûts du transport par d’autres modes peuvent être irréalistes d’un point de vue
économique. Toutefois, la décision d’accorder une dérogation ne doit pas être fondée
uniquement sur les coûts.
1.3 Lorsqu’il est contraire à l’intérêt public de respecter intégralement les Instructions techniques, par
exemple dans les cas suivants :
2. RENSEIGNEMENTS A FOURNIR
2.1 Quand une dérogation est demandée, les renseignements ci-après doivent être fournis :
(a) raison pour laquelle il est essentiel que l’objet ou la matière soit transporté par avion ;
(b) évaluation des risques et déclaration dans laquelle le demandeur explique pourquoi il estime
que la proposition (y compris toute mesure de sécurité décrite par le demandeur) permettra
d’obtenir un niveau de sécurité au moins équivalent à celui qui résulterait de l’application des
Instructions techniques ;
(c) renseignements détaillés relatifs à l’exploitant, notamment le type d’aéronef, les numéros de
vol, etc.
(d) Si applicable, l’autorisation de l’Etat d’origine, de transit, de survol et de destination ;
(e) déclaration de Marchandises Dangereuses : désignation officielle de transport, classification et
numéro ONU proposés, accompagnés de toutes les informations techniques détaillées,
emballage proposé, quantité à transporter ;
(f) toute instruction spéciale de manutention et tous les renseignements sur les interventions
d’urgence spéciales ;
(g) nom et adresse de l’expéditeur et du destinataire ;
(h) aéroports de départ, de transit et de destination ainsi que dates proposées ;
(i) La copie du certificat de formation Marchandises Dangereuses du transitaire ou expéditeur ou
du représentant de l’exploitant responsable de la demande d’autorisation de transport aérien
des Marchandises Dangereuses interdites.
4. APPROBATION
4.1 Une approbation peut être octroyée par l’Autorité dans les circonstances suivantes :
(a) le transport des marchandises dangereuses est interdit dans les avions passagers et/ou cargo
mais font l’objet de disposition particulière A1 ou A2 ;
(b) le transport d’animaux infectés;
(c) le transport d’explosifs interdits : les matières et objets explosibles en quantités supérieures
aux quantités autorisées pour le transport et les explosifs dont le transport est interdit ne
peuvent être transportés qu’au titre d’une approbation.
5. AUTORISATION PARTICULIERE
Une autorisation particulière est une autorisation accordée à un exploitant qui n’a pas d’agrément de
transport de Marchandises Dangereuses et qui pour un cas d’extrême urgence doit effectuer un
transport occasionnel de Marchandises Dangereuses.
7.1 L'autorisation particulière peut être accordée pour la durée de l’opération. Elle est renouvelable sur
demande de l’exploitant. Si l’Autorité estime ne pouvoir accorder l'autorisation sollicitée, elle en informe
le demandeur.
7.2 L'autorisation particulière peut être retirée à tout moment par l’Autorité si une infraction aux
dispositions des Instructions techniques de l’OACI ou Instructions spéciales jointes à l’autorisation est
constatée ; ou s’il apparait que des conditions suffisantes de sécurité n’ont pas été respectées par
l’exploitant.
7.3 Une nouvelle demande n’est recevable que si les circonstances ayant motivé le refus ou le retrait
d'autorisation ont disparu ou ont été modifiées.
8.1 Si au cours du transport des Marchandises Dangereuses, il apparaît qu'un danger menace la
sécurité de la population, l’exploitant est tenu d'en informer immédiatement l’Autorité.
8.2 Cette information ne dispense pas l’exploitant de prendre sur le champ les mesures de protection
qu'imposent les circonstances.
_______________
1.3 Avant qu’un opérateur postal désigné ne puisse mettre en œuvre l’acceptation des piles ou
batteries au lithium, il doit avoir reçu une autorisation écrite de l’Autorité.
2. PROCÉDURES
2.1. Les opérateurs postaux désignés par la RDC doivent établir des procédures suivantes visant à
contrôler l’introduction de Marchandises Dangereuses dans le transport aérien. Ces procédures
doivent être approuvées par l’Autorité :
(a) formation du personnel en conformité avec le Chapitre 4 de la Partie 1 des Instructions
techniques ;
(b) compte rendu aux autorités de l’aviation civile des accidents et incidents concernant des
marchandises dangereuses ;
(c) compte rendu aux autorités de l’aviation civile des cas de marchandises dangereuses cachées
ou non déclarées ;
(d) fourniture de renseignements à la clientèle aux points d’acceptation (ex. boîte aux lettres,
bureaux de poste, agences postales, sites web) ;
(e) fourniture de renseignements relatifs aux Marchandises Dangereuses aux clients titulaires de
compte ;
(f) inclusion dans les contrats avec les clients titulaires de compte de dispositions concernant les
Marchandises Dangereuses qui ne sont pas autorisées dans la poste ;
(g) procédures d’urgence ;
(h) conservation des documents (ex. liste de vérification en vue de l’acceptation de la neige
carbonique) ;
(i) procédures d’acceptation documentées à l’intention du personnel relativement aux
Marchandises Dangereuses autorisées au titre de la section 2.3 de la Partie 1 des Instructions
techniques ;
(j) procédures visant à exiger que le nom, l’adresse et la signature de l’expéditeur figurent sur les
colis contenant des Marchandises Dangereuses ;
(k) procédures en vue de vérifier que toute divergence des États ou des exploitants figurant dans
l’Appendice 3 des Instructions techniques est respectée ;
(l) procédures visant à garantir que toute modification des Instructions techniques est incorporée
dans les procédures existantes ;
(m) procédures pour la manutention des colis refusés au transport.
3. FORMATION
3.1. Le personnel d’un opérateur postal désigné doit être formé, en ce qui a trait aux prescriptions,
d’une manière correspondant à ses responsabilités.
3.2. Selon les responsabilités du membre du personnel, les aspects de la formation à assurer peuvent
différer de ce qui est prévu dans le Tableau 1-6 des Instructions techniques. Par conséquent, pour ce
qui est de l’acceptation des Marchandises Dangereuses autorisées au titre du § 2.3.2 de la Partie 1
des Instructions techniques, le personnel d’un opérateur postal désigné doit recevoir une formation
portant uniquement sur les prescriptions propres aux Marchandises Dangereuses permises dans la
poste aérienne et non pas sur l’acceptation de toutes les classes de Marchandises Dangereuses.
3.3. Les catégories de personnel indiquées dans le Tableau 1-6 des Instructions techniques ne sont
pas exhaustives.
3.4. Par exemple, le personnel d’un opérateur postal désigné dont les responsabilités comprennent le
traitement de lettres, de correspondance et d’imprimés ne pouvant contenir de marchandises
dangereuses n’a pas à être formé.
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