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Classification Périodique et Propriétés des Éléments

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CHAPITRE IV : La classification périodique des éléments

Le tableau périodique, reste le moyen le plus important de comparaison entre les divers
éléments chimiques. Il facilite la compréhension des groupes d’éléments, leurs
propriétés chimiques associées, et leurs structures .De plus, cette classification permet
de déterminer les formules des composés et les types de liaison unissant les atomes
dans les molécules.

I. Les électrons du cœur et ceux de valence


La configuration des électrons externes (ou de valence) est importante, puisque ce
sont ces électrons qui détermineront les propriétés chimiques d’un élément. Les
électrons qui occupent le plus bas niveau d’énergie quantique sont appelés électrons
de cœur.
Exemple : cas de l’oxygène (1s2 2s2 2p4)
les électrons de cœur sont ceux de l’orbitale 1s, tandis que les six électrons de n=2
sont ceux de valence.
II. Description du tableau périodique de Mendeleïev
• Chaque ligne horizontale représente une période; il y a en tout 7 périodes
rassemblant l’ensemble des éléments connus, naturels ou synthétiques. La période
est caractérisée par le nombre n de la couche de valence (périphérique).
• Chaque ligne verticale représente une colonne ou famille; il y a en tout 18
colonnes reparties en 8 groupes. Le groupe est caractérisé par le nombre
d’électrons de valence, et numéroté par un chiffre romain de I à VIII. De plus,
dans chaque groupe on distingue les sous-groupes.
• Sous-groupe A : les électrons de valence occupent les orbitales atomiques s et/ou
p.
• Sous-groupe B : les électrons de valence occupent l’orbitale atomique d.
Les éléments appartenant au groupe VIIIB, refermant 3 colonnes, sont dits la triade
: Fe (4s2 3d6), Co (4s2 3d7), Ni (4s2 3d8) du fait de la similitude de leurs propriétés
chimiques.

Mme KOUHOUNINA BANZOUZI Merline Lady/UE CHIMIE/FSA-UDSN Page 1


groupe I II III IV V VI VII VIII VIII
(triade) (gaz rares)
Sous-groupe A/B A/B A/B A/B A/B A/B A/B B A
colonne 1/11 2/12 13/3 14/4 15/5 16/6 17/7 8, 9,10 18

La classification périodique est divisée en 4 blocs en fonction de la structure


électronique externe des éléments.
Ces blocs, dénommés s, p, d et f, comportent des éléments dont les électrons de
valence appartiennent aux sous-couches correspondantes :

• Bloc s : Structure électronique externe : ns1 ou ns2 .Colonnes 1 et 2.

• Bloc p : Structure électronique externe : ns2, npx (avec : 1 ≤x ≤ 6). Colonnes


13 à 18.
Remarque :
He (configuration : 1s2) est classé dans la colonne 18, car il a les mêmes propriétés
que celles des éléments de cette colonne (gaz inertes).
• Bloc d : Structure électronique externe : (n-1) dx, nsy
(avec : 1 ≤x ≤10 et 0 ≤y ≤2). Colonnes 3 à 12 : "métaux de transition".

• Bloc f : Structure électronique externe : (n-2) fx, (n-1) dy, ns2 (avec n = 6 ou
7, 0 ≤ x ≤ 14 ; y = 0 ou 1).

Les éléments pour lesquels n = 6 sont appelés "Lanthanides"; ceux pour lesquels
n= 7 sont appelés "Actinides" (ces derniers sont tous radioactifs).

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III. Les familles (colonnes)

Tous les éléments chimiques d’une même colonne ont même configuration
électronique de valence et appartiennent à une même famille chimique.
• Colonne 1 : les alcalins
La structure électronique externe est : ns1. Ils donnent des cations monovalents: Na +,
K+…
• Colonne 2 : les alcalino-terreux
La structure électronique externe est : ns2 ils donnent des cations bivalents: Mg 2+,
Ca2+…
• Colonnes 3 à12 : les métaux de transition
Leur structure électronique externe est : (n-1)dx, ns2 (ns1 ou ns0) avec 1 ≤x ≤ 10.
Ils donnent des cations à valences multiples: Fe 2+, Fe3+, Cu+, Cu2+...
• Colonne 13 : la famille du bore
La structure électronique externe de ces éléments est : ns2, np1
• Colonne 14 : la famille du carbone
La structure électronique externe est : ns2, np2
Ils forment principalement des liaisons de covalence.
• Colonne 15 : la famille de l’azote
La structure électronique externe est : ns2, np3. Ils donnent principalement des liaisons
de covalence
• Colonne 16 : la famille de l’oxygène ou chalcogènes
Leur structure électronique externe est : ns2, np4 .ils donnent des anions bivalents: O2-
, S2- ...

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• Colonne 17 : les halogènes
Leur structure électronique externe est : ns2, np5. ils donnent des anions monovalents:
F-, Cl-, Br -...
• Colonne 18 : les gaz rares
La structure électronique externe est : ns2, np6, sauf pour He (1s2)
La configuration de gaz rare correspond à la saturation de la couche électronique
externe. Ils présentent une grande inertie chimique, mais leur réactivité augmente
avec Z, ainsi le Xénon (54Xe) donne des composés stables lorsqu'il se combine avec
des atomes très électronégatifs comme F et O (XeF2, XeF4, XeOF4, XeO3).

Exercice :
Situer les éléments suivants : 2He, 3Li, 6C, 29Cu, 18Ar, 24Cr, 27Co et 17Cl dans le
tableau Périodique (période, colonne, famille groupe, sous groupe et bloc).

IV. Evolution des propretés physico-chimiques des éléments


Les propriétés chimiques d’un élément dépendent essentiellement de la configuration
électronique de la couche de valence. Etant la plus énergétique, elle contient donc les
électrons les plus réactifs.
1. Rayon atomique
Les atomes sont considérés comme des particules sphériques, leur taille sera donc
mesurée par la valeur de leur rayon. On peut définir le rayon atomique comme étant
la moitié de la distance entre les centres des deux atomes liés par une liaison simple.

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Le rayon atomique d’un élément est donné par la relation suivante :

n2
𝑟= a0
zeff
avec Zeff ou 𝑍 ∗ : charge effective et a0=0,53Å rayon de Bohr

Dans un tableau périodique, le rayon évolue de la manière suivante :

Rayon atomique

• Dans une période, le nombre de couches (niveaux : n) est constant, mais le


nombre d’électrons Z augmente et ils se rapprochent d’autant plus du noyau
que celui-ci exerce sur eux une force d’attraction plus forte et par conséquent
le rayon atomique diminue.
• Dans un groupe, chaque élément possède une couche électronique de plus
que celui qui est au-dessus de lui. Donc le volume atomique augmente
régulièrement avec Z, ce qui induit une force d’attraction noyau-électrons plus
faible avec l’augmentation du rayon atomique.
2. Rayon ionique
Les ions n'ont pas la même taille que les atomes dont ils dérivent, les anions étant
plus grands et les cations plus petits, mais ils suivent les mêmes tendances
périodiques.

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3. Energie d’ionisation
C’est l’énergie minimale à fournir à un atome gazeux X(g) dans son état fondamental
pour lui arracher un électron de valence. On parle énergie de 1 ere ionisation (Ei1)
l’énergie pour arracher un électron. On parle énergie de 2ème ionisation (Ei2) l’énergie
pour arracher deux électrons. On parle énergie de n ème ionisation (Ein) l’énergie pour
arracher n électron. l’énergie d’ionisation augmente avec le nombre d’électrons à
arracher c'est-à-dire que : Ei1 < Ei2 < Ei3 <…
La variation de Ei révèle la force avec laquelle les électrons, se trouvant dans les
différentes couches et sous couches, sont liés au noyau. Plus l’électron est proche du
noyau, plus la force d’attraction électron-noyau augment et par conséquent Ei
augmente.
• Dans une période, Ei augmente à peu prêt régulièrement quand Z croit ; ceci
correspond à une augmentation continue de la charge du noyau, et à une
augmentation en parallèle de la charge effective
• Dans un groupe quelconque, Ei diminue quand Z augmente. Ce phénomène
est dû à un effet d’écran croissant des électrons périphériques qui diminuent la
charge élevée positive du noyau vue par l’électron le plus externe appelée
charge effective, lequel est moins lié au noyau que les autres électrons.

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4. Affinité électronique
L'affinité électronique Ae est l’énergie qui accompagne la capture d’un électron par
un élément X, dans son état gazeux, pour former l’anion..

X gaz +e-→ X- gaz +Ae


Par comparaison avec l’énergie d’ionisation, l’affinité électronique lui serait
équivalente en valeur absolue. Ceci induit que Ae varie dans le même sens que
Ei dans le tableau périodique.

Affinité
électronique

5. Electronégativité
L'électronégativité d'un élément est la grandeur représentant la capacité d'un atome à
attirer à lui les électrons de liaison dans une molécule. Il faut noter que l’atome qui
capte l’électron est dit électronégatif et celui qui cède l’électron est dit électropositif.
Les notions de potentiel d'ionisation et l'affinité électronique sont relatives à un atome
seul. Il s'agit contrairement au potentiel d'ionisation et à l'affinité électronique qui sont
des concepts physiquement bien définis, d'un concept qualitatif.
L'électronégativité intervient dans la formation des ions, mais aussi dans la compétition
entre atomes liés pour attirer les électrons de la liaison. Cela sous-entend donc une
notion de polarité.

Electronégativité

1) Les échelles d’électronégativités


L'électronégativité est une valeur définie empiriquement, dans une échelle numérique
arbitraire. Il existe plusieurs échelles dont les plus connues sont l'échelle de Pauling et
l'échelle de Mulliken.

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a. échelle de Pauling :
Soit une molécule A-B ; supposons que B est plus électronégative que A :
𝐴 > 𝐵 (  : Électronégativité)
Alors on a :

Avec

Remarque :
K = 0,208 si les énergies sont exprimées en kcal/mol.
K = 0,102 si les énergies sont exprimées en kj/mol.

La définition de Pauling, encore utilisée aujourd'hui comme référence, est basée sur la
valeur expérimentale des énergies de liaison qui est comprise entre 0,7 et 4,0.
b. Échelle de Mulliken :
La définition proposée par Mulliken est la plus fondamentale et la plus usuelle. Selon
Mulliken l’électronégativité  est mesurée par la moyenne algébrique de l’énergie de
première ionisation et de l’affinité électronique :

EI : l’énergie d’ionisation
AE : affinité électronique
EI et AE sont exprimés en Kcal.mol-1

Bien que les méthodes utilisées soient différentes, les classements auxquels elles
conduisent sont sensiblement identiques avec des valeurs numériquement voisines et
respectant toutes la même tendance dans le tableau périodique.
Il existe aussi une relation d’équivalence entre les échelles de Pauling et de Mulliken:

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V. classement, Propriétés Physiques et Chimiques des familles
d’éléments
Dans la classification périodique, les éléments qui présentent des caractéristiques
communes sont regroupés par famille et se situent dans une même colonne du tableau
périodique. Le tableau périodique se divise alors en trois grandes régions: les métaux,
les métalloïdes, et les non métaux. Les éléments d'une même région présentent des
propriétés communes.
Les métaux: Ce sont les éléments les plus nombreux du tableau. On les retrouve à
gauche d'une ligne allant du Bore (B) à l'Astate (At). Ils sont généralement solides à
température ambiante (excepté le mercure, Hg). Ils conduisent l'électricité et la
chaleur et plusieurs d'entre eux réagissent avec des acides.
Les non métaux : Ils se trouvent dans la partie droite du tableau. Leurs propriétés
sont très différentes des métaux et ils ne conduisent ni la chaleur, ni l'électricité.
Les métalloïdes : Ils forment une ''frontière'' qui sépare les deux groupes précédents.
Ils ressemblent, par leurs propriétés aux non métaux, mais ils conduisent à divers
degrés le courant électrique (notamment le Si et le Ge, très
utilisés en électronique). Ils sont aussi appelés les semi-conducteurs.

Règle de Sanderson : Un élément est métallique si le nombre d’électron de sa


couche de n le plus élevé est inférieur ou égal au numéro de sa période.

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