Systèmes d'Information et Méthode MERISE
Systèmes d'Information et Méthode MERISE
Cours et exercices
Version 7.0
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Chapitre 1. Introduction aux Systèmes d’information
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Si nous reprenons l’analogie anatomique, et si nous comparons l’entreprise à un
corps humain, nous pouvons réduire l’entreprise à un cerveau qui pilote, un
muscle qui opère et des nerfs qui font transiter les informations. Voici un
schéma simplifié qui en découle :
a. Le système de pilotage
Le système de pilotage définit les missions et les objectifs, organise l’emploi des
moyens, contrôle l’exécution des travaux. Il assigne des objectifs à
l’organisation, analyse l’environnement et le fonctionnement interne à
l’organisation, contrôle le système opérant. Il est relié aux autres systèmes par
des flux d’informations internes.
b. Le système d’information
Le système d’information est l’ensemble organisé des ressources : matériel,
logiciel, personnel, données, procédures permettant d’acquérir, de traiter, de
stocker, de communiquer des informations (sous forme de données, de textes,
d’mages, de sons …etc.) dans l’organisation. Il alimente l’organisation en
informations d’origines diverses (internes ou externes). Il est la passerelle
obligatoire pour toutes les informations de l’entreprise.
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c. Le système opérant
Le système opérant est l’ensemble des moyens humains, matériels,
organisationnels qui exécutent les ordres du système de pilotage. Il assure le
fonctionnement du système global, son activité est contrôlée par le système de
pilotage.
II. La pyramide des connaissances
Donnée : symboles qui représentent les propriétés des objets, des événements et
de leur environnement. C’est le résultat d’observations. La donnée est sans
utilité tant qu’elle n’est pas dans une forme utilisable.
Information : elle est contenue dans des descriptions, des réponses à des
questions comme qui, quoi, quand et combien. Les systèmes d’information
génèrent, stockent, traitent et restituent les données. L’information est déduite
des données.
Connaissance : c’est un savoir-faire qui rend possible la transformation d’une
information en instructions. La connaissance peut être obtenue soit par le
transfert de celui qui la détient à travers des instructions ou par son extraction
d’après l’expérience.
Sagesse : c’est la possibilité d’augmenter l’efficacité. La sagesse génère une
valeur ajoutée qui requiert la fonction mentale que l’on appelle jugement. Les
valeurs éthiques que cela implique sont inhérentes à l’acteur et sont uniques et
personnelles.
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III. Les fonctions du système d’information
Généralement, on attribue quatre fonctions au système d’information :
acquisition, mémorisation, traitement, et diffusion de l’information.
1. L’acquisition de l’information
L’acquisition de l’information est réalisée par collecte et saisie. Cette étape peut
être réalisée manuellement ou être automatisée.
2. La mémorisation (ou le stockage) de l’information
La mémorisation de l’information correspond à l’enregistrement de cette
dernière sous la forme de fichiers et de bases de données. En effet, une fois
saisie, l’information doit être stockée de manière durable et stable.
3. Le traitement de l’information
Le traitement de l’information correspond à la transformation du contenu ou de
la forme de l’information par des programmes informatiques ou des
interventions manuelles. L’information est traitée en vue de répondre aux
objectifs de l’organisation.
4. La diffusion (ou la communication) de l’information
Une fois traitée, l’information doit être diffusée aux différents acteurs ou aux
différentes fonctions de l’organisation.
IV. La classification des systèmes d’information
Les systèmes d’information peuvent être classifiés en grandes catégories : les
systèmes de traitement des transactions, les systèmes d’information de gestion,
les tableaux de bord de gestion et les systèmes d’information d’aide à la
décision.
1. Les systèmes de traitement des transactions
Les systèmes de traitement des transactions traitent les données qui proviennent
de transactions que l’organisation effectue avec ses clients, ses fournisseurs, ses
créanciers et ses employés. Ils produisent aussi les documents et pièces qui
témoignent de ces opérations (bons de commande, bons de livraison,
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factures,…etc.). Ils sont responsables du traitement de toutes les données
permettent de réaliser le suivi des activités de l’organisation.
2. Les systèmes d’information de gestion
Les systèmes d’information de gestion ont pour objectif de soutenir les activités
des gestionnaires de l’organisation, qu’elles se situent au niveau du contrôle des
opérations, du contrôle de gestion ou de la planification stratégique. Ils reposent
souvent sur les bases de données créées par les systèmes de traitement des
transactions, bien qu’ils aient aussi des sources de données externes à
l’organisation.
Puisque ces systèmes reposent en grande partie sur les données produites par les
systèmes de traitement des transactions, la qualité de l’information qu’ils
produisent est largement tributaire du bon fonctionnement de ces derniers.
3. Les tableaux de bord de gestion
Les tableaux de bord de gestion sont des systèmes conçus pour fournir de
l’information de façon sommaire et ciblée. Ils sont constitués d’un certain
nombre d’indicateurs essentiels et pertinents. Ils mettent en évidence les
résultats significatifs, les exceptions, les écarts et les tendances.
Les tableaux de bord de gestion partage le même objectif que le système
d’information de gestion. Cependant, dans le cas de ce dernier type de système
d’information, l’accent est mis sur le repérage et la localisation des problèmes.
4. Les systèmes d’information d’aide à la décision
Les systèmes d’information d’aide à la décision(SIAD) sont des systèmes
conçus dans l’objectif de soutenir les activités de prise de décision. Le processus
de prise de décision est composé de trois grandes phases : l’identification du
problème ; l’élaboration et l’évaluation des scénarios de solution ; le choix d’une
solution.
En principe, un SIAD doit fournir l’information permettant aux décisionnaires
d’identifier une situation impliquant une prise de décision.
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5. Les systèmes experts
Les systèmes experts (ou systèmes de base de connaissance) trouvent leur
origine dans la recherche en intelligence artificielle. Ils résultent d’un effort qui
vise à représenter par des moyens informatiques les connaissances d’un expert
dans un domaine donné.
V. Le système d’information et ses composants
Un système d’information est constitué de différentes ressources : les
personnes, le matériel, les logiciels, les procédures et les données.
Le système d’information n’est pas assimilable au système informatique, qui
n’en est qu’une partie. Le système d’informatique est un support du système
d’information ; il prend en charge l’information numérisée et les traitements
automatisés.
1. Les moyens humains
Les moyens humains sont composés de l’ensemble des personnes intervenant au
niveau du système d’information.
Exemple : les utilisateurs, qui, pour l’exécution de leurs tâches, « consomment »
l’information produite par système d’information, contribuent à l’acquisition, au
stockage, au traitement et à la communication d’informations. Les spécialistes des
systèmes d’information ont pour fonction exclusive de concevoir, d’implanter et
de faire fonctionner le système d’information.
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informatisé). Les procédures décrivent, quant à elles, l’articulation entre les
traitements manuel et automatisé.
Exemple : procédure de traitement des achats
4. Les données
Les données existent sous des formes variées (mots, nombres, images, sons,
…etc.).
VI. Système d’information et système informatique
Parmi les informations qui appartiennent au système d’information, certaines
doivent ou peuvent faire l’objet d’un traitement automatisé grâce aux outils
informatiques.
Le système informatique est la partie informatisée du système d’information
automatisable.
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Tests :
vérification du logiciel (i.e. système informatique)
validation du logiciel
vérification du système d'information
validation du système d'information
Vérification : le produit en cours d’élaboration répond-il à la définition des
besoins ? (est-ce bien le produit ?)
Validation : le produit en cours d’élaboration remplit-il les fonctionnalités
désirées par l'utilisateur ? (est-ce le bon produit ?)
Exploitation : utilisation du logiciel une fois installé (et dont on fait la recette)
Maintenance
Correction des erreurs
Amélioration des fonctions existantes
Ajout de nouvelles fonctionnalités
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Chapitre 2. La Méthode MERISE
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III. Classification globale de MERISE
C’est une méthode systémique qui s’appuie sur la théorie des systèmes en vue
d’une approche systémique et globale d’un système d’information d’une
organisation.
C’est une méthode de conception non évolutive. Elle ne prend en compte que la
structure fonction et non la structure-évolution de l’organisation.
MERISE marque bien la distinction entre conception et maintenance,
n’intervient qu’au sens régulation (au sens systémique) et s’applique donc
essentiellement à des projets ayant une grande stabilité.
IV. La vocation de MERISE
Sa vocation est double:
méthode de conception des SI,
démarche méthodologique de développement de SI.
1. Démarche méthodologique de développement des SI
Parmi les informations qui appartiennent au système d’information, certaines
doivent ou peuvent faire l’objet d’un traitement automatisé grâce aux outils
informatiques. Pour assurer la cohérence du système d’information, la méthode
Merise propose une démarche d’informatisation comportant les étapes suivantes:
A. Le schéma directeur : dont le rôle est de définir, de manière globale, la
politique d’organisation et d’automatisation du système d’information. Pour
ce faire, il est nécessaire de répertorier l’ensemble des applications
informatiques existantes à modifier et à développer.
Pour rendre contrôlable et modulable ce développement, il est nécessaire de
découper le système d’information en sous-ensembles homogènes et
relativement indépendant. Ces sous-ensembles sont appelés domaines. Par
exemple, on peut trouver le domaine « Approvisionnement », le domaine «
Personnel ». Les résultats attendus à la fin de cette étape sont une définition
précise des domaines, une planification du développement de chaque
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domaine et un plan détaillé, année par année, des applications qui doivent
être réalisées.
B. L’étude préalable par domaine: qui doit aboutir à une présentation
générale du futur système de gestion (modèles des données et des
traitements) en indiquant les principales novations par rapport au système
actuel, les moyens matériels à mettre en œuvre, les bilans coût – avantage.
Cette étude est réalisée en 4 phases :
une phase de recueil qui a pour objectif d’analyser l’existant afin de
cerner les dysfonctionnements et les obsolescences les plus frappantes du
système actuel.
une phase de conception qui a pour objectif de formaliser et hiérarchiser
les orientations nouvelles en fonction des critiques formulées sur le
système actuel et d’autre part des politiques et des objectifs de la direction
générale. Cela revient à modéliser le futur système avec une vue
pertinente de l'ensemble.
une phase d’organisation dont l’objectif est de définir le système futur
au niveau organisationnel: qui fait quoi ?
une phase d’appréciation dont le rôle est d’établir les coûts et les délais
des solutions définies ainsi que d’organiser la mise en œuvre de la
réalisation. A cet effet un découpage en projets est effectué.
C. L’étude détaillée par projet qui consiste d’une part à affiner les solutions
conçues lors de l’étude préalable et d’autre part à rédiger, pour chaque
procédure à mettre en œuvre, un dossier de spécifications détaillé décrivant
les supports (maquettes d’états ou d’écran) ainsi que les algorithmes associés
aux règles de gestion… A l’issue de cette étude, il est possible de définir le
cahier des charges utilisateurs qui constitue la base de l’engagement que
prend le concepteur vis à vis des utilisateurs. Le fonctionnement détaillé du
futur système, du point de vue de l’utilisateur, y est entièrement spécifié.
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D. La réalisation dont l’objectif est l’obtention des programmes fonctionnant
sur un jeu d’essais approuvés par les utilisateurs.
E. La mise en œuvre qui se traduit par un changement de responsabilité :
l’équipe de réalisation va en effet transférer la responsabilité du produit à
l’utilisateur. Cette étape intègre en particulier la formation des utilisateurs.
Après une période d’exploitation de quelques mois, la recette définitive de
l’application est prononcée.
F. La maintenance qui consiste à faire évoluer les applications en fonction des
besoins des utilisateurs, de l’environnement et des progrès technologiques.
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A. Le niveau conceptuel
Le niveau conceptuel consiste à concevoir le SI en faisant abstraction de toutes
les contraintes techniques ou organisationnelles et cela tant au niveau des
données que des traitements.
Le niveau conceptuel répond à la question Quoi ? (le quoi faire, avec quelles
données).
Le formalisme Merise employé sera :
Le Modèle Conceptuel des Données (MCD).
Le Modèle Conceptuel des Traitements (MCT).
B. Le niveau organisationnel
Le niveau organisationnel a comme mission d’intégrer dans l’analyse les critères
liés à l’organisation étudiée. Le niveau organisationnel fera préciser les notions
de temporalité, de chronologie des opérations, d’unité de lieu, définira les postes
de travail, l’accès aux bases de données…
Les questions posées, au niveau des traitements, sont :
Qui ?
Où ?
Quand ?
Le formalisme Merise employé sera :
Le Modèle Organisationnel des Données (MOD).
Le Modèle Organisationnel des Traitements (MOT).
C. Le niveau logique
Le niveau logique est indépendant du matériel informatique, des langages de
programmation ou de gestion des données. C’est la réponse à la question Avec
quoi ?
Le formalisme sera :
Le Modèle Logique des Données (MLD).
Le Modèle Logique des Traitements (MLT).
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D. Le niveau physique
Le niveau physique permet de définir l’organisation réelle (physique) des
données. Il apporte les solutions techniques, par exemple sur les méthodes de
stockage et d’accès à l’information. C’est la réponse au Comment ?
Le formalisme employé sera :
Le Modèle Physique des Données (MPD).
Le Modèle Opérationnel et physique des Traitements (MOpT).
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Chapitre 3. Modèle Conceptuel de Données (MCD)
I. Introduction
La modélisation conceptuelle des données du système d’information d’une
organisation se fait à l’aide de concepts dont la mise en œuvre permet d’obtenir
une représentation appelée « modèle conceptuel de données » (MCD).
Le modèle conceptuel de données est un modèle qui permet de concevoir le
schéma de données utilisables dans notre SI.
Pour élaborer un MCD il faut passer par les étapes suivantes:
DD (Dictionnaire des données)
DF (Dépendance fonctionnelle)
Modèle E/A (Entité-Association)
II. Dictionnaire des données (DD)
Le dictionnaire des données est un document qui permet de recenser, de classer
et de trier toutes les données collectées lors des entretiens ou de l’étude des
documents.
Exemple
Suite à une demande du président d’une association, nous devons établir le
dictionnaire des données de la gestion des adhérents.
Voici une représentation d’une fiche d’adhérent:
Association Annajah
Fiche Adhérent
Numéro : 125
Nom : Alami
Prénom : Karim
Adresse : Rue El Kindy
Code Postal : 62000
Ville : Nador
Téléphone : 05-36-99-99-99
E-mail : [email protected] 17
Date d'adhésion : 20/08/2016
À la lecture de la fiche, nous pouvons déterminer la présence de neuf
informations différentes.
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3. Cas pratique
Association Annajah
Liste des Achats
Numéro : 125
Nom : Alami
Prénom : Karim
Adresse : Rue El Kindy
Code Postal : 62000
Ville : Nador
Date Code Désignation Qté Prix Total
article
14 /10/16 R1 REPAS 4 40 160,00
15/10/16 C1 Café 1 11 11,00
15/10/16 G1 Glace 2 8 16,00
16/10/16 B1 Baguette 3 1,20 3,60
Total dû : 190,60
Dépendance fonctionnelle pour les clients
Posons-nous la question :
« Quand je connais le numéro du client, est ce que je pourrai connaitre de façon
sûre et unique le nom du client ? ». Si la réponse est « oui » alors voici la
transcription de la DF :
Numcli → Nom
Voici maintenant l’ensemble des DF élémentaires :
Numcli → Prénom
Numcli → Adresse
Numcli → Code Postal
Numcli → Ville
Dépendances fonctionnelles pour les articles :
CodeArticle → Désignation
CodeArticle → PrixUnitaire
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Intéressons nous à la donnée Qté :
Est ce que la connaissance du code de l’article nous permet de connaître de
façon sûre et unique une quantité ?
Autrement dit :
Connaissant « R1 » nous pouvons connaître de façon sûre et unique la quantité
«4» ?
Nous nous rendons compte que cette donnée Qté fait partie d’une dépendance
fonctionnelle composée.
Voici une proposition :
(Numcli, CodeArticle, Date) → Qté
Et maintenant si nous nous posons la question :
« Connaissant le code du client, le code de l’article et la date d’achat puis je
connaître de façon sûre et unique la quantité achetée ? ».
Il est évident que la réponse est oui !
Voilà, nous venons de définir l’ensemble des dépendances fonctionnelles
concernant notre cas.
Remarque
Les dépendances fonctionnelles ne concernent que les données non déduites.
C’est pour cela que n’apparaissent pas les données concernant le total par ligne
et le total global de la facture qui sont des informations déduites par calcul.
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1. Les Entités
Une Entité est une population d’individus homogènes. Une entité est un objet
du réel perçu qui a une existence propre. Elle peut donc être décrite
indépendamment des autres objets.
Une entité peut être :
un individu comme par exemple : une personne, un client, un animal,
…etc.
un objet concret comme par exemple : une matière première, un produit,
…etc.
un objet abstrait comme par exemple : un service, un compte, …etc.
un lieu comme par exemple : une région, un dépôt, …etc.
un objet documentaire comme par exemple : un contrat, une facture,
…etc.
Notation :
Client Article Fournisseur
2. Les propriétés
Une propriété est une information élémentaire qui caractérise une entité ou une
association.
L’identifiant :
C’est une propriété particulière qui permet de connaître de façon unique et sûre
les occurrences d’une entité donnée.
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3. Les associations
Une association est un objet du réel perçu qui n'a d'existence qu'au travers des
entités qu'elle met en correspondance. Une Association est une liaison qui a
une signification précise entre plusieurs entités.
4. Les cardinalités
La Cardinalité d’un lien entre une entité et une association précise le minimum
et le maximum de fois qu’un individu de l’entité peut être concerné par
l’association.
Pour chaque entité, on doit préciser la cardinalité minimale et la cardinalité
maximale par rapport à l’association
On trouve les combinaisons suivantes :
0,1 : au moins zéro, au plus un.
0,n : au moins zéro, au plus n.
1,1 : au moins un, au plus un.
1,n : au moins un, au plus n.
Exemple :
Client
num_client Article Fournisseur
nom num_article num_fournisseur
prénom désignation nom
adresse prix_unitaire téléphone
... ... ...
1,n
1,n Commander 0,n 1,n
Livrer
quantité_commandée
quantité_livrée
date_commande
date_livraison
...
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Application:
Une personne possède 0 ou plusieurs voitures, et une voiture est possédée par
une seule personne.
Travail à Faire :
Trouver les entités en proposant leurs attributs et élaborer le modèle E/A.
Exercice 1 :
Une banque désire posséder un SGBD pour suivre ses clients. Elle désire ainsi
stocker les coordonnées de chaque client (nom, prénom adresse), et les comptes
dont elle dispose ainsi que leur solde (sachant par ailleurs que certains comptes
ont plusieurs bénéficiaires). On stockera également les opérations relatives à ces
comptes (retrait et dépôt, avec leur date et le montant).
Exercice 2 :
Les règles de gestion :
Le magasin vend des produits à des clients
Les produits possèdent une référence (un code), un libellé et un prix
unitaire.
Les clients ont une identité (nom, prénom, adresse …)
Les clients passent des commandes de produits. On mémorise la date de la
commande.
Pour chaque commande, le client précise une adresse de livraison.
La commande concerne un certain nombre de produits, en une quantité
spécifiée pour chaque produit.
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Chapitre 4. Modèle Organisationnel de Données (MOD)
I. Notion du MOD
Les modèles organisationnels de données déterminent qui - quel site de données
- stocke quoi - quelles informations dans quel modèle organisationnel de
données.
Donc Les MOD déterminent quels sites manipulent telle partie du MCD
Site : Sa définition dépend de l’infrastructure informatique :
Une succursale ;
Un poste de travail dans un autre bâtiment ;
Un poste de travail dans une pièce voisine ;
Une application informatique autre que le SGBD (au sein du même
ordinateur).
II. Méthodologie
Cette découpage par site, construite à partir du MCD permet de conserver l a
cohérence, de maîtriser la "redondance" d'information entre site et détermine les
consolidations de données éventuelles.
La notion de site est géographique. Un site peut être le site d'un poste de travail
ou le site de données pour un même poste de travail.
III. Application
………………………………………………………..
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Chapitre 5. Modèle Logique de Données (MLD)
I. Introduction
La description conceptuelle a permis de représenter le plus fidèlement possible
les réalités de l’univers à informatiser. Mais cette représentation ne peut pas être
directement manipulée et acceptée par un système informatique. Il est donc
nécessaire de passer du niveau conceptuel ou organisationnel à un niveau plus
proche des capacités des systèmes informatiques. Ce niveau, appelé niveau
logique.
II. Concepts de base
Le Modèle Logique des Données (MLD) est la suite normale du processus
Merise. Son but est de nous rapprocher au plus près du modèle physique.
Donc Le modèle logique de données est un passage du MOD siège ou MCD
vers un système informatique de stockage des informations dans une base de
données (Modèle physique de données)
III. Les règles de passage du MCD au MLD
La transformation du MCD/MOD en MLD est assez simple et passe par les
étapes suivantes:
Transformation des entités en tables,
Transformation des associations,
1. Transformation des entités en tables
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2. Transformation des associations
Les trois cas de liaisons entre entités sont respectivement :
la liaison un à plusieurs,
la liaison plusieurs à plusieurs, et
la liaison un à un.
3.1. Liaison un [0, 1 ou 1, 1] à plusieurs [0, n ou 1, n]
Personne Voiture
0,n 1,1
C.I.N <pi Matricule
Nom posseder Modèle
Prénom Marque
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3.3. Liaison un [1, 1] à un [0, 1]
IV. Conclusion
Le passage du modèle conceptuel au Modèle Logique des Données est purement
mécanique, il suffit de respecter les quelques règles énoncées précédemment. Il
n’y a plus de travail de conceptualisation ou de réflexion proprement dit.
Lorsque nous réalisons un Modèle Logique des Données nous ne faisons que «
détruire » un Modèle Conceptuel ou Organisationnel des Données pour recréer
un autre modèle.
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Chapitre 6. Modèle Physique de Données (MPD)
I. Introduction
Le modèle physique de données est un modèle de la base de données.
Construire le Modèle Physique des Données consiste à transformer le Modèle
Logique des Données en une suite de relations.
II. Méthodologie
Cette étape consiste à implémenter le modèle dans le SGBD (Ms Access,
Oracle, MySQL …), c'est-à-dire le traduire dans un langage de définition de
données.
Le langage généralement utilisé pour ce type d'opération est le SQL, et plus
spécialement le langage de définition de données du SQL.
Passer du modèle logique de données au modèle physique des données ne
présente aucune difficulté. On abandonne juste la représentation graphique pour
une représentation plus linéaire.
III. Conclusion
Le Modèle Physique des Données est l’étape ultime dans le processus de gestion
des données de la méthode Merise.
L’essentiel du travail de réflexion ayant été encadré par le modèle conceptuel, le
passage au modèle physique n’est qu’une simple formalité. Il peut être donné à
un développeur pour qu’il puisse créer la base de données correspondante sur un
serveur de base de données quelconque.
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Travaux Dirigés
Exercice 1:
Nous pouvons considérer qu’un employé dans un restaurant (le cuisinier par
exemple) peut prendre zéro ou plusieurs commandes. Par contre, une commande
est prise par un et un seul employé.
Une commande concerne une et une seule table et une table peut passer une ou
plusieurs commandes.
Une commande dépend d’un seul service (midi ou soir) et durant un service une
ou plusieurs commandes peuvent être passées.
Un employé peut posséder zéro ou plusieurs diplômes obtenus à une date
précise, et qu’un diplôme peut être possédé par un ou plusieurs employés.
Travail à Faire
1) Elaborer le Modèle E/A
Exercice 2:
Soit la liste des propriétés suivante :
nom_client, montant_réglement, libellé, code_facture, quantité, code_article,
code_client, Prix_unitaire.
Soient les Règles de gestion suivantes :
RG1 : un client doit au moins régler une facture
RG2 : une facture peut être réglée plusieurs fois
RG3 : une facture doit contenir au moins un article
RG4 : un article peut être contenu dans plusieurs factures
Travail à Faire
1) Concevoir le dictionnaire des données
2) Déduire les dépendances fonctionnelles
3) Elaborer le Modèle E/A
Exercice 3:
GESTION DES LEÇONS D’UNE AUTO-ÉCOLE
Une auto-école comprend des moniteurs et des véhicules. Elle prépare des
élèves à passer un permis de type donné. Les moniteurs donnent des leçons aux
élèves ; une leçon possède une durée (durée_leçon).
Les règles de gestion sont les suivantes :
RG 1) Une leçon n'est donnée que par un seul moniteur
RG 2) Un élève ne passe qu'un seul type de permis
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RG 3) Une leçon est donnée que pour un seul élève
RG 4) Un élève n'apprend à conduire que sur un seul véhicule
Les informations retenues sont :
Nom_moniteur ;
durée_leçon ;
type_permis ;
nom_élève ;
marque_vehicule ;
prix_permis ;
intitulé_permis ;
Travail à Faire
1- Trouver les entités en proposant leurs propriétés et identifiants.
2- Elaborer le Modèle E/A
Exercice 4:
GESTION DES DOSSIERS COMPTABLES D’UN CENTRE DE GESTION
On se situe dans un centre de gestion comprenant plusieurs agences délocalisées.
Dans chaque agence travaillent plusieurs comptables, chacun gérant plusieurs
exploitations.
Un comptable ne travaille que dans une seule agence et une exploitation ne peut
être gérée que par un seul comptable.
On souhaite connaître la liste des exploitations gérées par chacun des
comptables et chacune des agences.
Les informations retenues sont :
Le nom de l’exploitation,
La commune où se situe l’exploitation,
Le nom du comptable,
Le directeur et la ville de l’agence,
Le nom de l’agence,
L’âge du comptable,
Le numéro de téléphone du comptable.
Travail à Faire
1- Concevoir le dictionnaire des données
2- Déduire les dépendances fonctionnelles
3- Elaborer le Modèle E/A
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Exercice 5:
Une entreprise de la distribution d'ouvrages scolaires dispose de dépôts situés
dans des régions différentes. Ces dépôts stockent des ouvrages publiés par
différents éditeurs.
Le gestionnaire de cette entreprise précise les points suivants :
- Un même livre peut être édité chez plusieurs éditeurs sous le même
numéro ISBN.
- Un livre peut être écrit par plusieurs écrivains.
- Un livre peut être stocké dans plusieurs dépôts, il faut connaître la
quantité totale en stock par dépôt et par éditeur.
Le dictionnaire des données de l'application contient les données suivantes :
Numéro ISBN du livre ; Titre du livre ; Année de l'édition du livre ; Nom de
l'écrivain ; Nom de l'éditeur ; Raison sociale ; Adresse de l'éditeur ; Numéro du
dépôt ; Nom du dépôt ; Code région ; Nom de la région ; Population de la
région ; Quantité en stock
Travail à Faire
Elaborer le Modèle E/A
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