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Décors des maisons traditionnelles à Kenadsa

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE SAAD DAHLEB BLIDA

INSTITUT D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME

Mémoire de Master 2
OPTION : ARCHITECTURE ET HABITAT

ESSAI D’IDENTIFICATION DES DECORS DES


MAISONS TRADITIONNELLES
(CAS DE KENADSA)

Dirigé par : Présenté par :

-Dr HAMMACHE SEDDIK. ZOBIRI Mohamed El Mehdi

Maitre de conférences A

-BENDJABALLAH Sarah.

Année Universitaire 2017/2018


REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE SAAD DAHLEB BLIDA

INSTITUT D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME

Mémoire de Master 2
OPTION : ARCHITECTURE ET HABITAT

Présenté par : ZOBIRI Mohamed El Mehdi

ESSAI D’IDENTIFICATION DES DECORS DES


MAISONS TRADITIONNELLES
(CAS DE KENADSA)

President du Jury :

Mr. KACI Mebarek

Jury:

Mr. BOUTOUMI Mohamed

Rapporteur : Mr AIT SAADI HOCINE, directeur de l’institut d’architecture de Blida

Encadreur : Dr Hammache Seddik, Maitre de Conférences de l’Institut


d’Architecture et d’Urbanisme de Blida

Soutenu en Juillet 2018

Année Universitaire 2017/2018


Remerciements

En tout premier lieu. Je remercie Dieu, le tout puissant de nous avoir donné autant de
courage, de santé et de volonté pour terminer ce travail.

Je remercie l’encadreur, Dr. HAMMACHE SEDDIK d’avoir accepté de diriger ce travail.

Je remercie aussi le directeur des études, le porteur du master, Mr AIT SAADI HOCINE,
pour sa gentillesse, son aide, et sa disponibilité

Je tiens à vous témoigner notre profonde reconnaissance pour votre patience, votre
disponibilité et de votre soutient durant la réalisation de ce mémoire.

Mes remerciements les plus sincères au président du jury Monsieur, vous m’avez fait le
plaisir et l’honneur de présider ce mémoire.

Veuillez trouver dans ce travail témoignage de mon profond respect et de ma plus vive
admiration.

Et Je remercie les membres de jury qui ont accepté de juger ce travail.

Je remercie mes très chers parents qui ont toujours été là pour moi, mes frères, et tous les
intervenants.
TABLE DES MATIÈRES
TABLE DES MATIÈRES ...............................................................................................1
INTRODUCTION GENERALE .......................................................................................2
CHAPITRE 1 : DECORS INTERIEUR COMME PREOCCUPATION.............................6

ENDUIT INTERIEUR..........................................................................................6
DALLAGE ET PAVAGE......................................................................................6
GRILLES EN FER FORGE…………………...............................……….....….....6
PLATRE SCULPTE..........................................................................................13
REVETEMENT DE FAIENCE ………………………………..............................14
CHAPITRE2 : APPROCHE THEORIQUE....................................................................15
1- INTRODUCTION ............................................................................................15
2- PRESENTATION DU KSAR ET DES DIFFERENTS KSOUR DU SUD
ALGERIEN....................................................................................................................18
3- CONCEPT DE LA DOUIRIA ...........................................................................21
CHAPITRE 3 : PRESENTATION DES CAS D’ETUDE................................................24
1- DOUIRIA DU KSAR DE KENADSA.................................................................24

2- PRESENTATION DU DEUXIEME CAS D’ETUDE..........................................39


CHAPITRE 4: DECORS ET ARCHITECTURE D’INTERIEUR EN COMPARAISON..48
INTRODUCTION..............................................................................................48
LES POTENTIALITES ARCHITECTURALES..................................................48
LES TABLEAUX COMPARATIFS……………………………….........................54
CONCLUSION GENERALE.........................................................................................60
BIBLIOGRAPHIE..........................................................................................................61
LISTE DES FIGURES...................................................................................................64

1
INTRODUCTION GENERALE
La connaissance des origines et du développement des sociétés humaines a une
importance fondamentale pour l’humanité toute entière en lui permettant de
reconnaître ses racines culturelles et sociales, comme l’indique l’introduction de la
charte internationale pour la gestion du patrimoine archéologique.

Les anciens centres sont devenus les témoins des grands moments et mutations
technique et culturelles, c’est le cas de nos médinas, nos casbahs et nos ksour.
Pourtant ils sont entrain de redevenir poussière et leur avenir paraît incertain.

« Aujourd’hui, le discours sur l’identité d’une architecture algérienne qui puise ses racines
dans les traditions locales et la culture arabo-islamique est en débat. La pratique du projet
d’architecture oscille entre un contenu exhibant la technique de la modernisation et un contenu
alternatif affirmant une identité local authentique. La démarche contemporaine doit inclure une
réflexion fondamentale sur les valeurs et les pratiques traditionnelles de l’espace encore
ancrées et véhiculées par la société. Evidemment, il ne s’agit ni d’opposer modernité et
tradition ni ce prêcher un retour à la tradition, encore celui de vanter un modernisme creux. Ce
débat passionné est un thème classique dans les sociétés des pays en phase de transition
urbaine, sociale, économique et culturelle. »1

Malheureusement, la valeur architectonique inestimable de ces constructions est


entrain de se perdre à jamais, et ce non seulement du fait d’éléments naturels, mais
aussi et surtout du fait de l’homme. Il y’a l’ignorance, l’inconscience, les négligences et
les prédations criminelles. Ils doivent faire l’objet d’une attention et d’une protection
particulière.

La restauration de l’identité perdue d’hier avec ses spécificités et la réhabilitation de


son espace pour faire revivre le patrimoine traditionnel est une seule solution.
Et comme la loi n°98-04 du 15 juin 1998 relative à la protection du patrimoine
culturel, notamment l’article 41, classe les ksour dans la catégorie des secteurs
sauvegardés

« art.41 : sont érigés en secteur sauvegardés, les ensembles immobiliers urbains ou


ruraux tels que les casbahs, médinas, ksour, villages et agglomérations traditionnels
caractérisés par leur prédominance de zone d’habitat et qui, par leur homogénéité et
leur unité architectural et esthétique, présentent un intérêt historique, architectural,

1
HAMMACHE, SEDDIK, « Néo-mauresque colonial et Néo-mauresque arabisant » in « vies de villes ». Février 2016, N°= 23, P.
58

2
artistique ou traditionnel de nature à en justifier la protection, la restauration, la
réhabilitation et la mise en valeur. »

Ce mémoire s’intéresse aux Ksour, plus précisément il se préoccupe des décors


des maisons traditionnelles du sud Algérien, notamment à Kenadsa.

L’objectif de ce mémoire vise à travers l’architecture traditionnelle, d’identifier la


décoration intérieure des maisons de Kenadsa à valoriser aujourd’hui.

Ce travail s’appuie sur une collecte de données multiples, des sorties sur le site ont
été effectuée afin d’accumuler les informations nécessaires. Les relevés effectués sur
place et aussi une documentation photographique personnelle suite aux visites
programmées sur différents lieux étudiés du Ksar. Ce mémoire s’appuie également sur
les interviews faites avec les spécialistes du domaine de l’université de Béchar.
Essentiellement, la recherche bibliographique a pour sources :

- La bibliothèque de l’institut d’architecture et d’urbanisme de Blida ;


- La bibliothèque centrale de l’université de Béchar.
Le mémoire est structuré par une méthodologie d’approche échelonnée par trois
niveaux d’analyses :

- la typologie du bâti identifié sur différents sites ;


- analyse des décors des maisons traditionnelles ;
- comparaison des éléments composants de l’architecture traditionnelle
d’intérieur des différents exemples étudiés.
CHOIX DU SITE

Si peu de maison des Ksours ont réussi à résister à l’épreuve du temps, et à toutes
les agressions que la colonisation leur a fait subir, certaines tiennent encore debout,
mieux que ça, elles vivent toujours.
« Les villes anciennes que nous connaissons sont un héritage directe d’une période
qui a été très longue (trois siècles dans la plus part des régions du monde arabe……..)
et qui a donc nécessairement affecté en profondeur le décor urbain. Malgré les
destructions dues à l’explosion urbaine et à la modernisation récente de ces villes, les
centres anciens ont préservé un riche capital de monuments et des formes urbaines
dont l’étude permet d’illustrer des recherches sur la structure et les fonctions
urbaines»2

2
André Raymond : Grandes villes arabes à l’époque ottomane. La bibliothèque arabe
Sindbad, Paris, 1985, page16
3
Une maison ou un ensemble de maisons traditionnelles peuvent servir de repère
spatial ou historique dans un Ksar donné. Leurs décors les rendent remarquables, ils
deviennent des points de repère dans le Ksar, des décors qui peuvent témoigner d’un
temps passé, de l’évolution des modes de vie, tout ça on l’identifiant.
Dans le cadre de cette préoccupation, l’un des ksour de la wilaya de Béchar celui de
Kenadsa se présente comme un cas primordial à prendre en charge, son tissus ancien
riche en histoire et en valeurs socioculturelles se retrouve aujourd’hui en état de
dégradation et en voie de dévitalisation presque totale. Les spécificités du Ksar de
Kenadsa se présentent comme suit :
 Un tissu vernaculaire pas comme les autres ksour de la wilaya ayant comme
particularité l’importance de sa Zaouia et l’existence des Douiriates et des
Riadh abritant une société particulière.
 Le Ksar de Kenadsa a connu à travers son histoire trois périodes distinctes
(précoloniale, coloniale et postcoloniale) qui l’ont marqué par rapport aux autres
sites anciens, il a connu durant la période coloniale la juxtaposition au mode de
production industriel qui l’a induit un mode de production nouveau de type
occidental.
 Le choix de Kenadsa est dicté aussi par l’existence de plusieurs formes
d’habitat (traditionnelle, coloniale et industrielle) caractérisant en même temps
et la région Saharienne et le monde occidental.
Ces formes issues des situations historiques et économiques différenciées ont
retenu notre attention pour servir comme un objet d’étude à notre recherche. D’un
autre côté, le Ksar de Kenadsa se prête pour nous dans les meilleurs conditions en
tant qu’objet d’observation et de réflexion à la fois et ce en raison de sa proximité de la
ville de Béchar.
PROBLEMATIQUE
Les problèmes liés à Kenadsa sont multiples et complexes, nous tenons à en citer
ceux qui ont un lien à l’orientation de notre étude :
 D’une part l’état de son délaissement et de l’ignorance de ses valeurs
architecturales et culturelles qu’on retrouve surtout à l’intérieur des Douiriates,
ces valeurs ne sont pas reconsidérées au même titre que dans les autres pays
du Maghreb comme le Maroc.
 D’autre part les réalités sociales ou socioéconomiques de cette ville témoignant
des mutations particulières n’étaient pas prises en considération dans les
actions antérieures, alors que cette dimension est à la base de toute
intervention.

4
 Parallèlement, les spécificités architecturales propres au ksar de Kenadsa sus
citées ne sont guère étudiées ni introduit dans les décisions de sauvegarde.
METHODOLOGIE
Par rapport à notre thème, la question centrale pour établir la méthodologie serait
d’entrevoir une démarche en vue d’identifier les décors afin de faire connaître aux
habitants et le ksar en lui même. Dans ce cadre, il a été jugé utile de procéder à une
analyse architecturale qui servira comme un premier support pour des éventuels projets,
les éléments étudiés dans ce volet seront les Douiriates du ksar qui constituent des
espaces caractérisant la ville de Kenadsa. Cette analyse sera guidée par les points
suivants :
 l’étude des spécificités architecturales du ksar
 une approche théorique sur les dites spécificités.

STRUCTURE DU MEMOIRE
Ainsi, le mémoire est structuré comme suit:
1-Un premier chapitre qui se préoccupe des décors intérieurs des maisons
traditionnelles, plus précisément ceux du Maghreb.

2-Un deuxième chapitre relatif à une approche théorique générale présentant des
définitions et des cadres théoriques sur les différents concepts liés à notre thème.

3-Un troisième chapitre à une approche analogique des deux exemples du ksar de
Kenadsa. (Réparti en deux cas d’étude).,

4-Et le quatrième chapitre, décors et architecture d’intérieur en comparaison, traite la


comparaison entre les différentes maisons étudiées à base des éléments de
l’architecture traditionnelle intérieure qui sont définie par :

- Façade extérieur - Décors sols


- Décors muraux - Décors ouvertures
- Décors plafonds - Eléments spéciaux
Plus un inventaire des éléments importants et identitaires de l’architecture intérieure
traditionnelle.
Et cinquièmement pour finir la conclusion de mon travail.

5
CHAPITRE 1: DECORS INTERIEUR COMME PREOCCUPATION

Dans ce chapitre nous allons traiter les décors intérieurs des maisons du Maghreb
en général, pour cela nous évoquons plusieurs éléments à traiter:

Enduit intérieur :

Après achèvement du gros œuvre, à l’enduit ordinaire au mortier de sable et de


chaux, étendu par les maçons sur les surfaces murales du patio et des chambres, les
plâtriers ajoutent une couche de plâtre. L’épaisseur en variait selon qu’il s’agissait de la
couche uniforme d’un mur ou du relief à donner à un pilier. En plâtre seront également
les parties que l’on voudra ornées de légères sculptures, aussi bien sur les murs et les
colonnes (ou piliers) du patio que dans les intrados des arcs (faces inférieures) de
portes et les frises des appartements.

Dallage et pavage :

Sauf pour le dallage de certains communs, la pierre ne semble guère employée


dans tout le Maghreb pour en recouvrir les sols. On lui préfère, certes, le marbre et la
faïence polychrome. La combinaison de ces deux matériaux apparaît fréquemment
dans les patios, voire dans les chambres : carreaux et zellῑj servent à l’ornementation
inférieure des murs et des piliers ou colonnes.

Le revêtement des sols de la cour et du couloir d’entrée sont effectué sur une
couche de mortier préalablement étendue. Ainsi nous observons l’alternance suivante
dans les salles entourant la cour : carreaux non émaillés marquant les extrémités
latérales, à l’emplacement du lit et du placard ; carreaux émaillés unis (noir, blanc,
jaune, vert) de part et d’autre du seuil ; à celui-ci était réservé un riche tapis de zellῑj, au
milieu de la chambre.

Portes, fenêtres, balustrades en bois :

Portes cloutées fermant l’accès sur la rue ou compartimentant le couloir d’entrée,


portails à deux grands vantaux se dressant devant l’ouverture des chambres,
contrevents des fenêtres, balustrades en bois tourné bordant les galeries supérieures.

Grilles en fer forgé :


L’emploi de grilles pour la protection des cours intérieures paraît avoir été assez
inégal, nous ne connaissons guère, pour protéger les rares ouvertures extérieures, que

6
des grilles en solide fer carré et barreaux entrecroisés. A l’intérieur, nous avons l’usage
de grilles en bois tourné ou découpé.

Figure n°1 : Présentation de


grilles en fer forgé.
Source : Mémoire de master.
BENDJABALLAH SARAH.
Le décor architectural :

A une conception architecturale, qui a peu varié pour les formes essentielles depuis
plusieurs siècles, répond une ornementation demeurée également très attachée à son
ancien répertoire géométrique et floral. Rosaces polygonales entrelacées, réseaux de
palmettes et fleurons figurent parmi les principaux éléments décoratifs.

Peinture à l’œuf rehaussé d’or en feuille :

Décorateurs du bois. Sans parler du savant et patient assemblage qui caractérisait,


à l’époque mérinide, le montage des grandes portes d’appartement ouvrant sur le
patio, nous retrouvons dans celles-ci une ornementation sculptée de même inspiration,
mais de plus en plus superficielle au siècle dernier. Les peintres devaient la rehausser
par une riche polychromie sur fond rouge, correspondant à celle des plafonds et du
mobilier (coffres, étagères, lits, placards).

Alors que les diverses parties d’un plafond et les vantaux des portes étaient
entièrement préparés par les menuisiers dans leurs ateliers, les peintres les décoraient
toujours sur les lieux mêmes de la demeure en construction. A moins qu’il ne s’agisse
de réfection, leur travail s’effectuait, dison-nous, au sol avant montage définitif. Si les
portes répondaient à un modèle et à des proportions uniformes — à grands vantaux
pour les chambres axiales (ou non) et portes ordinaires de communication dans les

7
angles de la cour —, il en allait différemment pour les plafonds. Les plus courants
étaient à solives apparentes, les plus luxueux en carène. Une frise en bois peint d’une
succession d’arceaux à lambrequins — autrefois sculptés — encadrait ces plafonds.

Parmi les éléments décoratifs les plus recherchés jusqu’à ce jour, il faut citer les
stalactites en bois sculpté, doré et peint, qui enrichissent notamment l’arc d’une alcôve
médiane ou les arcades d’une salle d’apparat.

Figure n°2 : Boiseries mérinides assemblées et sculptées ;


(En haut) détail de vantaux de porte ; (en bas) détail de mlūḥ.
Source : Palais et demeures de Fès.

8
Figure n°3: Bois sculptés mérinides : (en haut) linteaux ; (en bas) console.

Source : Palais et demeures de Fès.


9
Figure n°4 : Plafond et linteau sculptés (époque mérinide).

Source : Palais et demeures de Fès.


Le décor :

Nous voyons combien les artisans de l’ancien Maghreb se montraient des


décorateurs particulièrement habiles dans l’utilisation de l’argile, du plâtre et du bois
provenant du sol ou des forêts régionales. Bien qu’ils aient été soumis, comme les
artisans contemporains des principales villes du Maghreb, à l’influence des artistes
andalous, influence renforcée sans doute par l’exode de ceux-ci vers l’Afrique du Nord,
l’application de leçons semblables aboutira cependant à de sérieuses différences d’un
pays à l’autre. En effet, au moment où, à l’extrémité orientale du Maghreb, la capitale
du royaume hafside conserve, dans ses plus riches demeures citadines, un large
emploi de la pierre de taille hérité des modes de construction romain et byzantin, que
viendra rehausser la chaude coloration des nouvelles faïences, boiseries et stucs
peints de l’Espagne musulmane, il en est différemment ailleurs,

Le luxe décoratif d’une demeure apparaît dominé par les boiseries sculptées
auxquelles s’ajoutent plâtres ciselés et faïences de couleur. Les influences originelles
importées de l’Orient en Andalousie s’imposèrent principalement dans l’ornementation
des monuments religieux et des palais sultaniens, un soin particulier étant apporté à la
décoration des médersas, si chères aux différents fondateurs. Aussi nous ne devons
pas s’étonner de voir celles-ci fréquemment évoquées à propos des plus riches

10
demeures, en raison de la ressemblance frappante de leur style architectural et de leur
ornementation commune.

Bois sculpté :

Linteaux. Plafonds. Le bois sculpté apparaît rarement au dehors, en bas des hautes
façades ocreuses des plus riches demeures.

A l’extérieur de certaines grandes demeures, peut-être exista-t-il autrefois d’autres


boiseries sculptées, formées par les consoles d’un encorbellement au-dessus de la
rue.

Dans toute riche habitation citadine, le couloir d’accès en chicane devait, dès son
début, se parer d’une frise de bois sculpté et peint, associée à un plafond à solives de
même apparence. Mais c’est surtout dans la cour centrale et ses quatre hautes
façades que se développe, dans toute son ampleur, une ornementation de bois
sculpté. Cela tient, sans doute, au rôle si important que joue l’emploi répété, à tous les
niveaux, des poutres ou linteaux de cèdre, à la place des arcs de support plus
fréquents à Tunis et à Alger. Véritable encadrement de la cour, ces boiseries
superposées forment également les assises de la galerie supérieure et des terrasses.
Chacune d’elles ne présente pas moins de deux ou trois frises sculptées, soutenues, à
la base, par les corbeaux aussi richement ornés, débordant du sommet des piliers.
Leur répartition décorative semble obéir aux mêmes règles, telles qu’elles peuvent
ressortir, à l’entrée de la demeure, au-dessus de la porte extérieure : de bas en haut,
se succèdent alors frise épigraphique.

Le décor géométrique à entrelacs semble avoir été réservé à la partie inférieure et


horizontale apparente des poutres et des consoles.

Ces boiseries ne montrent aujourd’hui que la couleur du bois.

Bien que l’action du soleil et des intempéries aient eu raison de la couleur qui devait
recouvrir autrefois d’anciennes boiseries encore visibles aujourd’hui, il est permis de
penser que celles-ci conservèrent longtemps une chaude polychromie à dominante
rouge — voire violette — rehaussée de vert, bleu, noir et jaune, parfois d’or. Une
même harmonie de couleurs devait encore s’étendre aux plâtres sculptés - panneaux
et frises — comme aux faïences du pavement des sols et des parements muraux.

Un même décor se répète dans le plafond des portiques de la cour.

11
A l’intérieur des chambres ouvrant sur la cour, il subsiste quelquefois des vestiges
de leurs frises primitives en bois sculpté, encadrant les plafonds à solives apparentes
généralement très élevés.

L’art du bois ouvragé avait recours à d’autres techniques et à des formes


décoratives différentes pour l’exécution et l’ornementation des grandes portes à deux
vantaux des pièces d’habitation, ainsi que du mobilier fixe de celles-ci, sans compter le
style particulier des grilles et balustrades intérieures.

Portes en bois assemblé et sculpté. Il n’est pas douteux que, de longue date, tout
propriétaire d’une riche demeure ait accordé la plus grande importance à avoir l’entrée
de ses appartements de portes aux dimensions monumentales et à une
ornementation. Nous savons que ces portes sont munies de portillons en arc brisé
outrepassé, et ornaient d’une riche décoration géométrique et florale. Sur les deux
faces des hauts vantaux, une très belle composition géométrique, celle-ci se
distinguera par la répétition de grands motifs cruciformes, de svastikas et de rosaces
polygonales entrelacées, l’intérieur de ces figures pouvant s’enrichir de motifs floraux
sculptés.

Ce curieux ensemble de nombreux éléments découpés et assemblés pourrait alors


être comparé au montage de compositions géométriques de même nature, également
fragmentées.

Autres ouvrages de bois sculpté. Il existait d’autres ouvrages de menuiserie


comparables, dans leur facture et leur décor, aux portes décrites plus haut. Il faut
surtout retenir l’emploi de cloisons de bois pour limiter et isoler, à l’abri de l’un des
portiques inférieurs de la cour un espace indépendant ou un endroit complémentaire
d’une chambre, au-devant de son ouverture. Fixées entre mur et pilier, ces solides
cloisons de bois assemblé présentent aussi une remarquable composition géométrique
répétée sur les deux faces.

A l’intérieur même des chambres familiales, deux autres cloisons d’un type différent
s’opposaient aux extrémités de la pièce — plus longue que large — pour y former,
d’une part, une sorte de lit clos et surélevé, d’autre part une étroite chambrette à usage
de pièce de déshabillage et d’ablutions. Bien que la plupart de ces sortes de mobilier
fixe aient maintenant disparu des anciennes demeures, on en retrouve les traces
délimitées par des pavages distincts.

Dans son style ornemental, ce mobilier fixe devait s’harmoniser parfaitement avec
celui des autres boiseries décorées, utilisées dans les différentes parties d’une
chambre, depuis la porte d’entrée à deux vantaux et le plafond à solives apparentes
jusqu’aux coffres, étagères, tables basses et divans qui composaient le mobilier
traditionnel de chaque pièce d’habitation.

12
Nous pouvons imaginer que cet ensemble fût également en honneur à Grenade et
dans les principales villes d’Andalousie, si l’on en juge par son extension à toute
l’Afrique du Nord — notamment à Alger, Tunis, Sfax et Kairouan, conformément à une
même influence venue de l’Espagne musulmane.

Rappelons aussi la faveur que connurent en Algérie et en Tunisie des balustrades


en bois tourné, correspondant à une coutume semblable à l’intérieur des demeures
citadines — Alger, Constantine, Tunis, Kairouan.

Ce décor pourrait s’étendre enfin jusqu’en Egypte, où les élégantes loggias du Caire
étaient également bordées, vers la cour, d’une riche balustrade en moucharabieh.

Par exemple à Fès, l’emploi de la grille de bois tourné a connu d’autres affectations,
telles que la cage d’un escalier, au niveau de la galerie supérieure, et l’appui des
fenêtres géminées de l’entresol donnant sur la cour. Ces utilisations supplémentaires
contribuaient toujours à donner aux anciennes demeures leur beauté et leur originalité.

Plâtre sculpté :

Ornementation de la cour. On y reconnaît l’une des formes les plus caractéristiques


de lointaines traditions en faveur au Maghreb. La somptuosité de son ornementation
évoque le Palais de l’Alhambra. Son application aux riches demeures en même temps
qu’aux belles médersas mérinides confirme, à la même époque, la ressemblance entre
ces deux types d’architecture, civile et religieuse.

Sans doute, à l’origine, les artistes andalous sont responsables d’une si large
expansion de cet art du plâtre incisé, puisqu’on en connaît la fortune de l’Ouest à l’Est
du Maghreb. Lié presque exclusivement à l’embellissement des surfaces planes —
murs et piliers —, ce décor léger et clair s’associe heureusement à l’ornementation
plus solide et colorée de la céramique et du bois sculpté et peint.

A l’encontre des monuments religieux, son emploi semble n’avoir jamais excédé
l’intérieur d’une demeure. Pourtant, il arrive que, dès l’entrée, l’antichambre précédant
le couloir d’accès intérieur soit déjà ornée d’une frise en plâtre sculpté de motifs
géométriques et floraux, répondant aux claustras cintrés qui surmontent la porte sur la
rue. Mais sa véritable apparition s’impose toujours dans la cour centrale. Cette
ornementation se déploie surtout, sous forme de réseau losangé dans les tympans et
les écoinçons d’arcs — simples ou festonnés — unissant les piliers d’angle. L’artisan
s’est plu à répéter, dans cet ensemble géométrique, les mêmes motifs floraux à base
de fleurons, palmettes, coquilles et pommes de pin.

13
Comme nous pouvions déjà le remarquer dans le décor du bois, les inscriptions
eulogiques en plâtre n’accompagnent pas moins, sous forme de bandeaux
épigraphiques, les panneaux et arcs stuqués reproduits symétriquement autour de la
cour.

Décoration des chambres. L’importance de l’entrée des chambres était déjà


soulignée, nous l’avons vu, par les grandes dimensions et la richesse ornementale des
portes à deux vantaux ; cette importance est encore davantage mise en valeur grâce
au plâtre.

La décoration de l’arc de plâtre sculpté s’ajoute alors à la forme d’arc la plus


fréquente, à l’entrée d’une chambre — au rez-de-chaussée ou à l’étage — arc
surhaussé, souvent à peine brisé.

Claustra et panneaux supérieurs. Les claustras constituent la partie inférieure de la


décoration en plâtre ajouré et sculpté qui surplombe la porte d’une chambre. Au lieu de
se répéter uniformément autour de la cour, les claustras des grandes demeures
montrent la plus grande diversité possible, non seulement d’une porte à l’autre, mais
aussi de l’extérieur à l’intérieur d’une même chambre. Cette heureuse variété résulte
de l’alternance des éléments décoratifs choisis : rosaces géométriques et assemblages
de palmettes ou fleurons. Un large panneau de plâtre richement orné relie les claustras
à la frise supérieure, au dehors comme au dedans de chaque chambre. Celle-ci
comporte enfin, entre les deux alcôves extrêmes de la pièce, une frise sous plafond,
garnie, le plus souvent, d’une succession de rosaces entrelacées, qu’accompagne,
comme ailleurs, un bandeau épigraphique eulogique.

Revêtement de faïence :

Le beau pavage de faïence qui couvre le sol de toute demeure reste un objet
d’étonnement, contrastant avec la terre battue et la poussière des ruelles extérieures. Il
s’étend, en effet, depuis l’entrée et le couloir d’accès jusqu’à la cour intérieure, les
galeries et les chambres qui l’entourent ainsi que les marches des escaliers eux-
mêmes. C’est aussi le revêtement de la partie inférieure des murs et des piliers des
portiques comme de l’ouverture de la porte et de l’intérieur des pièces d’habitation.

Afin qu’il soit maintenu en permanence net et brillant, ce revêtement de céramique


polychrome a toujours été l’objet des premiers soins de la journée.

Nous pourrons remarquer la forme carrée simple en carré étoilé à huit pointes,
employée alternativement avec les formes précédentes, surtout dans l’ornementation
murale.

14
Chapitre 2 : APPROCHE THEORIQUE
2.1. Introduction
Ce chapitre vient pour proposer des éclaircissements sur les concepts de base de
cette étude liés à l’habitation, au ksar, aux notions de la Douiria. « La connaissance
des origines ne pourrait-elle éclairer les tâches du présent ? »3 C’est à cette question
posé par Lewis MUMFORD que ce chapitre vient répondre.
L’habitat semble un des plus anciens concepts de l’humanité, un concept à peu
prés aussi important que celui de la nourriture. L’appartement de nos immeubles
modernes n’est qu’un maillon au bout d’une longue chaîne qui commence avant même
que l’homme de l’âge de pierre aménage sa grotte.

Depuis son plus lointain passé, l’homme a toujours éprouvé un besoin de retrouver
un lieu de repos et de refuge lui assurant un abri contre les contraintes extérieures, en
effet « l’instinct de permanence et de stabilité se trouve tout au long de la branche
évolutive à laquelle se rattache notre espèce »4

L’habitat est défini d’après les dictionnaires comme le lieu où l’on habite ; le
domicile ; la demeure ou le logement. Plus précisément, « Aire dans laquelle vit une
population, »5. En ce sens, l’habitat concerne aussi bien l’urbanisme que
l’aménagement du territoire ou que l’architecture.

Marc COTE décrit l’habitat que construit l’homme comme : « la traduction de tout un
système culturel…il est organisé de façon à préserver l’intimité de la famille, la
personnalité du groupe. Espace de repli, de défense, de protections, assimilées au
ventre de la mère… »6

A. MOUSSAOUI renvoi le concept de l’habitat à un seul mot utilisé dans tout le


monde arabe qui est « ad-dâr » qui, avant de signifier l’espace bâti maison, signifie
territoire : « un espace délimité et approprié, sur lequel s’exerce un pouvoir dont

3
Lewis MUMFORD. La cité à travers l’histoire. Edition du seuil. Paris 1964. P10
4
Lewis MUMFORD. La cité à travers l’histoire. Edition du seuil. Paris 1964. P11
5
Larousse 2011. P489
6
Marc COTE : l’Algérie ou l’espace retourné. Edition Média-plus. Constantine.1993.
P34
15
l’autorité est reconnue, et c’est une sorte d’apanage qui fait des attributs d’un tel
espace des parties intégrantes de celui-ci »7

Il confirme aussi cette signification et signale un autre mot du registre de l’habiter


qui désigne la chambre « al bayt » et remarque d’après l’expression locale « astabyat »
qui veut dire «se marier » que : « l’habiter ne désigne pas uniquement un édifice, il
renvoie également à des pratiques sociales et à des représentations »8

Dans ce contexte, l’histoire des villes a mis en valeur l’importance des décors
primitifs, traditionnels ou vernaculaires caractérisées par leur aspect de masse et leur
caractère populaire ; ces habitations représentent la traduction directe et non
consciente des cultures des peuples sous la forme matérielle, de leurs besoins et de
leurs valeurs et elles reflètent des types d’organisation sociale spécifique à leurs
habitants.

Enfin, toutes ces significations qui se complètent montrent la complexité du concept


habiter, c’est donc une action et des manières de vivre exprimées dans toute une
organisation spatiale et élaborées en référence à des modèles socioculturels, l’habiter
c’est ainsi des pratiques sociales, des représentations et des modes d’appropriation

Ainsi, l’habitation des populations primitives ou l’habitat vernaculaire et traditionnel ont


souvent reproduit l’image que se faisait l’homme du monde qui l’entoure, elle a aussi
interprété des symboles de sa religion et de ses appartenances culturelles traduits
dans des sites physiques très variés.

Une maison ou un ensemble de maisons traditionnelles peuvent servir de repère


spatial ou historique dans un ksar donné. Leurs particularités les rendent
remarquables, elles deviennent des points de repère dans la ville avec un décor qui
peut témoigner d’un temps passé, de l’évolution des modes de vie, tout ça on
l’identifiant.

Si peu de douiria ont réussi à résister à l’épreuve du temps et à toutes les


agressions que la colonisation leur a fait subir, certaines tiennent encore debout, mieux
qua ça, elles vivent toujours.

«Le décor de façade est défini par un travail sur l’enveloppe même de la maison
qu’elle reçoit lorsqu’elle est enduite. Toutes les façades sur rue ne diffèrent guère, qu’il

7
Abderrahmane MOUSSAOUI : Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du sud-
ouest Algérien. CNRS Editions. Pages231 et 232
8
Abderrahmane MOUSSAOUI : Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du sud-
ouest Algérien. CNRS Editions.P232
16
s’agisse de maison modestes ou palais, elles offrent toutes la même expression. Les
rares ouvertures, quant elles existent, sont étroites et souvent protégées et placées
très haut au dessus du sol et presque toute possèdent des encorbellements.»9
.L’habitation traditionnelle se définit par son introversion, organisation très répandue en
Afrique du nord et autour de la méditerranée.

La maison traditionnelle est pensée et réfléchie judicieusement, son procédé


constructif, sa composition architecturale et son système décoratif son basés sur un
langage simple ; où chaque composante prend toute sa signification.

Une source anonyme dit que le décor et la décoration se disent surtout des travaux
d’ornement, peinture, tapisserie et tapissage, sculpture qui ornent un édifice, un
appartement.

2.2. Définition des concepts:

-Le ksar : C’est est une occupation agglomérée spécifique, caractérisée par une forme
urbaine traditionnelle fortifiée. Son implantation dépend de deux critères importants à
savoir la disponibilité des ressources en eau et le site défensif.

-Le Derb : Il se présente sous forme d’un parcours labyrinthique de seuils, composant
une rythmique qui dénote de la dynamique du parcours au cours du déplacement.

-Le Parcours : C’est un ensemble de rues étroites longues et tortueuses se caractérise


par sa largeur étroite d’être ombragé pendant la journée, sauf quand le soleil est haut
dans le ciel.

-La Rahba : C’est un espace public ouvert sur le ciel.

-La Casbah : C’est le noyau originel du ksar, elle se présent sous forme d’une entité
fortifiée, elle doit bénéficier d’un intérêt particulier eu égard sa valeur historique et
sociale.

-La maison connue sous la terminologie « Dar », est la grande maison de la famille où
plusieurs familles ayant des relations parentales y cohabitent.

-La khalwa : Représentant le lieu de recueils et de méditation spirituelle du cheikh, ces


lieux hautement spirituels sont fortement visités lors des fetes du Mawlid.

9
A. Raymon (1985) : Les grandes villes arabes à l’époque ottomane. [Link].
17
-La Douiria : Ce n’est pas la maison ordinaire qui est l’unité de base, mais la Douiria
c’est à la fois un espace public et privé, c’est la résidence d’un mrabat et par
conséquent un espace domestique ou vivent les membres de sa famille.

Ce pendant, dans ces régions le terme Douiria semble vouloir dire « salle de
réception »ou « chambre d’hôtes », car c’est aussi le lieu où le mrabat reçoit, prie et
dispense ses enseignements et sa baraka et le même espace existe ailleurs dans
l’architecture du monde arabe. Il prend cependant des appellations différentes :
madhàfa en Irak, diwaniyya au Koweït, mayyal au Yémen, majlis à Constantine.

2.3 PRESENTATION DU KSAR ET DES DIFFERENTS KSOUR DU SUD ALGERIEN


Le ksar est le mode d’implantation agglomérée, spécifique à la population en milieu
saharien. C’est un ensemble d’habitations de type traditionnel formant des cités
fortifiées implantées et construites selon des données matérielles et culturelles de ces
régions.
Le Commandant Godard dans son ouvrage « L’Oasis Moderne » définit le « Ksar »
comme un terme qui s’applique à un village quelconque, qu’il ait ou non conservé son
mur de défense.

Figure n°5 : Ksar de Kenadsa


Source: Auteur 2017

18
Il est définit aussi comme : « une forme compacte, de couleur terre, horizontale,
directement en relation avec un espace vert, la palmeraie. La forme s’organise selon
un principe d’organicité où l’on distingue différentes échelles d’appropriation de
l’environnement : l’échelle de l’édifice : habitation ou édifice public, l’échelle de l’unité
urbaine : association de plusieurs édifices…, l’échelle de la cité (ksar) : ensemble des
entités en articulations structurées, hiérarchisées, faisant émerger un centre identifie
l’échelle habitée par la communauté, et l’échelle du territoire : l’ensemble des ksour
implantés (généralement) selon des principes communs… »10

Figure n°6 : Ksar de Taghit

Source: Auteur 2017

Du point de vue de fonctionnement « le ksar, en relation avec la palmeraie (oasis),


reste la forme construite la mieux adaptée aux conditions climatiques du Sahara, vu
ses principes de conception »11
De ce fait, l’implantation des ksour dépend directement de la disponibilité des
ressources en eau, condition qui assure la culture du palmier et la création des
palmeraies qui fonctionnent tels des microclimats pour ces habitations. Ainsi, le couple
ksar/palmeraie se présente tel un système qui permet à la population d’occuper le
territoire.

10
Amina ZINE dans la revue H.T.M n°2. Article : Les Ksour.
11
Amina ZINE dans la revue H.T.M n°2. Article : Les Ksour.
19
Figure n°7 :
Ksar de
Kenadsa,
vue de la
Barga

Source:
Auteur 2017

Quoi qu’il en soit de la nature des points d’eau que l’on rencontre, l’obligation
d’irriguer, voire d’inonder les plantations des oasis a conduit les ksouriens a
rassembler leurs efforts pour construire les canaux ou les séguias indispensables. Il y
a là un facteur indiscutable d’agglomération de l’habitat. Sans doute a-t-il dans la
plupart des cas, joué concurremment avec des facteurs d’autre ordre, car il y a plus
d’une inconnue dans la genèse des villes. De nombreux ksour doivent leur implantation
au souci de sécurité et le ksar de Taghit est un exemple typique de cette implantation à
caractère défensif. Au pied de l’Erg, il domine la vallée de la Zousfana et sa palmeraie.

Figure n°8 : Ksar de Taghit, implantation par


rapport à la sécurité.

Source: Denis GRANDET

20
Dans d’autre cas, les ksouriens ont supplée à l’absence de défense naturelle du site
ou ont complété celle-ci en édifiant des murailles défensives qui faisaient de leur
agglomération une véritable place forte. Nous citerons ici le cas du ksar de Takda sur
l’oued Béchar, dont les remparts et le labyrinthe de ruelles obscures constituaient un
précieux refuge pour ces occupants.

Figure n°9 : Ksar de Takda à Béchar,


défense et sécurité.

Source : Archives du musé de Kenadsa

Parmi les facteurs d’agglomération, le facteur religieux a eu très souvent une action
déterminante. Le groupement des habitations facilite, en effet, la pratique de la religion,
surtout quand on connait les rites musulmans, dont les exercices en commun sont
nombreux, recherchés et appréciés par les fidèles. La proximité de la mosquée attire,
en outre, la « baraka » sur la maison et ses occupants. Le siège des confréries
religieuses fut souvent, par ailleurs, l’origine des ksour. Kenadsa (cas de notre étude)
en est un exemple marquant.

1.4 Concept de la Douiria


A l’instar des ksour de la Saoura, le ksar de Kenadsa se caractérise spécialement
par l’existence de types de maisons exceptionnelles s’appelant « les Douiriates ». Ce
terme signifie en arabe le diminutif de (Dâr) c’est à dire de maison est selon A.
MOUSSAOUI « une maisonnette qui sert, en général, de seconde habitation. Elle est

21
d’ailleurs annexée à la principale. »12

Figure n°10 : Plan d’un type de maison (Dar) à Kenadsa


Source: Plan remasterisé par les auteurs 2017 depuis un
plan original

LEGENDE :

1. DJEMA’A PRIVEE 8. MAKHZEN

2. FOUNDOUK 9. DAR DJED (MAISON DU GRAND PERE)

3. DAR BABA AHMED 10. DAR DJED KESIR

4. MARKAD 11. DAR TIAB (CUISINE)

5. DOUIRIA 12. DOUIRIA KADIMA

6. PLACETTE DE DOUIRIA 13. DAR TIAB MAKHZEN

7. MEDERSA 14. COUR (JARDIN)

15. DAR OULID (EN RUINE)

12
A. MOUSSAOUI: Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du sud-ouest Algérien.
CNRS Editions. Page 232.
22
Il ajoute qu’ « En Tunisie, la Douiria est un espace annexé à une habitation
principale et réservé à son service domestique ; ce qui justifie son autre appellation, la
maison des domestiques (dâr lakhdam) »13.
Mais à Kenadsa, le mot Douiria est synonyme de maison habitée par un mrâbat,
elle s’apparente plus à une maison seigneuriale. En plus de la spécialisation de ses
espaces, cette maison se caractérise par ses décorations qui se trouvent dans les
salles d’apparat : « comme si à Kenadsa, la partie constituée par les somptueuses
demeures des mrâbtîn, darb ad-dwîryât, représentait une sorte de médina et le ksar
une sorte d’arrière-pays »14.
Pour en conclure, on a entrepris une identification des principaux concepts relatifs
au thème de cette recherche, à ce stade théorique, il s’avère déjà que les sociétés
humaines, son type et sa structure sont des éléments prépondérants dans la
détermination du type de l’agglomération et de son architecture.
Tandis que les Ksour ou/et petites maisons historiques, avec leur environnement
naturel ou bâti, expriment les valeurs propres aux civilisations urbaines traditionnelles.
Or, celles-ci sont menacées de dégradation, de déstructuration voire de destruction,
sous l'effet d'un mode d'urbanisation né à l'ère industrielle et qui atteint aujourd'hui
universellement toutes les sociétés.

13
A. MOUSSAOUI: Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du sud-ouest Algérien.
CNRS Editions. Page 232.
14
A. MOUSSAOUI: Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du sud-ouest Algérien.
CNRS Editions. Page26.
23
CHAPITRE 3 : APPROCHE ANALOGIQUE.

1-PRESENTATION DU PREMIER CAS D’ETUDE : (KSAR DE KENADSA)

1-1 Présentation de la ville de kenadsa:

La ville de Kenadsa est située à 20 Km de la ville de Bèchar. Elle fait partie des
grand ensemble sahariens «monts des ksour" au font d'une vallée par un relief
montagneux (Djebel Bechar au Nord-Est et la barga de sidi M'hamed Ben Bouzian en
Ouest) qui permet d'offrir une protection optimale, protection contre les rigueurs
climatiques et impératives défensives.

Elle offrait les commodités et l’hospitalité aux pèlerins ou aux voyageurs de


passage, puisque la ville se situait sur les axes caravaniers entre le royaume du Maroc
et celui du Soudan.

Tunisie
Maroc
Wilaya de

Bechar

Algérie

Mali

Figure n°11: Situation géographique de la wilaya de Bechar et de la ville de


Kenadsa.

Source : Cinqcontinents (Revue Roumaine de géographie)

24
1-2 Présentation de la maison :

La maison traditionnelle étudiée est de type Dar qui contient des Douiriates.

a- Situation de la maison
Elle est située dans un axe structurant le ksar, il s’agit de Derb Es’Souk qui relie le
souk situé à l’extérieur à la mosquée Ben Bouziane. Elle se trouve dans l’entité des
notables du ksar de Kenadsa.

Figure n°12: La situation de l’entité des notables dans le ksar.


Source : P.D.A.U de Kenadsa

Figure n °13 : La situation de


la maison (Dar) dans l’entité
des notables.

Source : P.D.A.U de Kenadsa

25
b- Description de la maison (Dar)

La maison ksourienne de cet example abrite plusieurs familles, elle est l’unité de
composition de la fraction, elle se compose du rez-de-chaussée d’une ou plus d’une
terrasse,
la maison se compose d’un espace centrale multifonctionnel très vaste où se déroule
toutes les activités domestiques journalières.
La Douiria est donc une grande maison, où chambres et cuisines apparaissent
secondaires par rapport à l’espace appelé Jalsa. D’ailleurs, souvent, la maison se
résume essentiellement à un patio recouvert et joliment décoré, où généralement
quatre piliers soutiennent deux arcatures parallèles qui à leur tour, s’élancent pour
supporter un toit assez haut et percé d’une Ain Dar.

La maison est composée de Douiriates organisées autour d’une Douiria principale


qui en constitue le centre topologique.

L’entrée en chicane résout le problème de l’intimité, même la porte étant ouverte,


les regards ne pénètrent pas vers l’intérieur. Dans la maison, l’homme dispose
fréquemment d’un espace dans lequel il peut recevoir ses hôtes dont on y accède par
une entrée séparée pour ne pas perturber la vie familiale.

Notre Dar se compose des Douriates et d’une maison d’hôte (Foundouk) plus des
cours et une placette pour une des Douirates, elle comporte aussi une grande cuisine
familiale (Dar Tiab). Et même d’un tombeau !
Chaque Douiria contient une entrée, des Biouts et un espace central.
On a deux types de Douiriates :

 Douiria à Wast Ed Dar (patio) : accès hiérarchisé par une Skifa, les Biouts sont
construits sur les 3 ou 4 faces du patio. Des piliers (quatre dans notre cas)
supportent des plafonds avancés pour constituer une enfilade de galeries
ouvertes sur le patio, les Biouts sont larges et sans grande profondeur, éclairée
par porte à 2 batants.
 Douiria à Ain Ed Dar : l’accès est indirect, l’espace central est constitué par 2
arcades d’une double hauteur (6.5m). Elle présente une ouverture au plafond
richement décorée, œil de Douiria, les Biouts ont les même caractéristique que
celle du type précédent.

26
Figure n° 14: Plan du rez-de-chaussée de la maison familiale (Dar).

Source : auteur 2017

On a au dessus le plan de la maison familiale avec le voisinage immédiat, on


remarque l’immensité de la demeure qui se compose de deux parties rectangles.
L’entrée se fait par Derb Es’Souk dans la partie droite du plan, au sud de la maison
se trouve une mosquée (mosquée de Sidi Mhamed Ben Bouziane) avec la place de la
mosquée, au nord ouest de la demeure familiale il y’a une Douiria d’une autre famille.

27
c - Les éléments de composition esthétique
La maison se compose de plusieurs décors important, dans cette phase on va
étudier ces décors et leur emplacement selon six catégories architecturales :
Façade extérieure, mur, plafond, sol, ouvertures et éléments spéciaux

 Façade extérieure

Légende :

Fenêtres

Ouvertures
d’aération

Figure n°15 : Différents vues de la façade extérieure.


Source : Auteur 2017

Malgré la grandeur de ce type d’habitat mais la maison n’a qu’une seule façade
extérieure donnant sur Derb Es’Souk, elle se compose de la porte d’entrée et trois
types de fenêtres :

 Une fenêtre principale avec casquette


représente la typologie des fenêtres
traditionnelles couvertes de grillage en fer et de
cadres en bois, elle est de dimension supérieure
par rapport aux autres fenêtres ;
 Une fenêtre de dimensions plus réduites
que la première typologie, se situe au niveau du
Dar Baba Ahmed, de couleur marron en bois ;
 Deux sources d’aération, qui se trouvent Figure n° 16: Fenêtre avec casquette
sur un mur en pierre;
Source : auteur 2017
 La porte d’entrée est un élément
traditionnel pur, avec toute sa décoration et
ornementation mauresque, elle est caractérisée
par son cadre rectangulaire, la porte en bois
verts et les décors sculptés représentent l’entrée
d’une habitation à grande valeur à l’intérieur.

28
 Décor des Murs

Figure n° 17: Illustration des Figure n° 18: La chaux


décors muraux et cadres. comme revêtement mural.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

Plan du R.D.C de la maison familiale Figure n° 19: Ouvertures


dans les murs.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

Les murs de cette maison ont plusieurs éléments d’esthétique que ce soit éléments
porteurs de structure ou ouvertures, on trouve aussi des tableaux :
 Les tableaux sont placés au niveau de l’espace centrale et au niveau des
couloirs ;
 Les ouvertures avec toutes leurs typologies sont placées de façon régulière sur
les murs, elles forment une harmonie visuelle dans la composition de la
maison ;
 La cour est composée de deux arcades sur deux niveaux avec des hauteurs
égales et une forme géométrique simple de l’arc elliptique ;
 Les arcades sont placées à distances différentes par rapport au mur pour
former une galerie avec une forme régulière.

29
Figure n° 20: décors muraux. Figure n° 21: Ouvertures
dans les murs.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

 Décor des Plafonds

Plan du R.D.C de la maison Figure n°22 : Illustration d’Ain dar.


familiale Source : Auteur 2017
Source : Auteur 2017

La cour de Dar Djed ksir est un espace central autour d’un patio à 12 poteaux,
largement ouvert sur le ciel .il est entouré de Riwaq (galeries), par contre la Douiria et
les autres Douiriates ont une ouverture zénithale (Ain dar), elle assure l’entrée du
soleil, Ain dar est couverte par des morceaux de plastic pour bloquer l’accès de la
pluie.

30
Plan du R.D.C de la maison familiale Figure n°23 : Illustration des
Source : Auteur 2017 plafonds.
Source : Auteur 2017

Le plafond de la maison de tous les espaces confondus est traditionnel, les poutres
apparentes sont en troncs de palmiers, ces troncs sont divisés en deux, trois ou quatre
parties, donnent un effet chaleureux et familier.

Ils utilisent aussi le laurier-rose, pour l’aspect esthétique du décor.

31
 Décor des sols

Figure n° 24: Illustration des Figure n° 25: Illustration des sols.


tapisseries.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

Plan du R.D.C de la maison familiale. Figure n° 26: Illustration des


sols.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

Concernant le revêtement de sol, on


constate que les carreaux de carrelage
sont de couleurs blanches avec une
forme géométrique simple (carre), et on
a aussi des tapis dans différents
espace.

Figure n° 27: Revêtement de sol.


32
Source : Auteur 2017
 Décor des Ouvertures

Figure n°28: Illustration Figure n°29 : Illustration des ouvertures d’aération.


de l’ouverture extérieure.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

Plan du R.D.C de la maison familiale


Source : Auteur 2017
Figure n°30 :
Illustration d’une
fenêtre.
Concernant les ouvertures, la maison comporte trois types Source : Auteur 2017

d’ouvertures :

Les ouvertures d’aération, les fenêtres et les portes.

Les ouvertures d’aération : on les trouve souvent sur


les murs extérieurs, et aussi dans les couloirs. Pour les
WC donnant sur l’extérieur, elles sont de forme

33
géométrique simple, composé d’un carré de dimensions
réduites.

Plan du R.D.C de la maison familiale Figure n° 31 : Illustration des ouvertures.


Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

Les fenêtres : sont de forme géométrique simple, et se composent de deux


types :
 Une fenêtre principale avec casquette représente la typologie des fenêtres
traditionnelles couvertes de grillage et de cadres en bois, elle est de dimension
supérieure par rapport aux autres fenêtres ;
 Une fenêtre de dimensions plus réduites que la première typologie, se situe au
niveau du Dar Baba Ahmed, de couleur marron en bois ;
Les portes : sont de trois types :
 La porte d’entrée, avec les
décorations et ornementations, elle
est caractérisée par son cadre
rectangulaire, la porte en bois.
 Les portes de grandes pièces sont
sous deux formes, une porte des
Douiriates, et les portes des autres
chambres sont de forme, elles sont
toutes en bois.
 Les portes des petites pièces et des
Figure n° 32 : Porte d’entrée
WC sont d’une seule ouverture en avec son ornementation.
Source : Auteur 2017

34
bois de dimensions réduites
comparées avec les autres.

Figure n° 33 : Illustration
d’une petite porte.
Source : Auteur 2017

35
 Décor des éléments spéciaux

Plan du R.D.C de la maison familiale


Source : Auteur 2017

Figure n°34: Illustration des


Labsât.
Source : Auteur 2017

Figure n°35: Illustration des éléments


spéciaux.
Source : Auteur 2017

36
« À Kenadsa, les décors en arabesque s’expriment essentiellement par la polygonie
et l’épigraphie. Ainsi, la Douiria dont nous étudions était ornementée d’un sublime
décor floral ; les murs et les piliers du patio étaient tendus d’immenses réseaux
d’entrelacs et de polygones divers ». Selon A. MOUSSAOUI Chapitre III. L’habitat à
Kenadsa : la demeure du sacré

La maison se compose de plusieurs éléments esthétiques :

Les ruines laissant encore voir des décors .Ce décor est appelé labsât. C'est un
assemblage de plaques de bois décoré avec les contours d'inspiration végétales.

Une ornementation qui va encore rendre fort cette expression par des symboles et
signes d’une géométrie sensible, au niveau d’une des grandes demeures du ksar.

Figure n°36: Illustration des éléments Figure n°37: Illustration des éléments
spéciaux. spéciaux.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

37
1-3 Conclusion :

La maison familiale (Dar) étudiée est typiquement de style traditionnel qui


représente l’identité du ksar de Kenadsa.

Elle comporte plusieurs éléments d’architecture intérieure traditionnelle et même


par rapport aux matériaux de construction. Toutefois, certaines dégradations sont
observées. Ces dommages sont causées par le manque d’entretient et par la
mauvaise étanchéité de la toiture.

Parmi les décors nous trouvons des fenêtres avec ou sans casquette de
dimensions réduites qui ont une forme carré, les portes qui sont des éléments
traditionnels pur, avec des cadres rectangulaire, et aussi d’autre forme comme l’arc
elliptique qui est présent dans la cour.

38
2-PRESENTATION DU DEUXIEME CAS D’ETUDE
2-1 Situation de la Douiria

-La Douiria se situe dans le Derb Dlima qui mène vers la mosquée El Atik du ksar de
Kenadsa.

-En face l’entrée se trouve l’entrée secondaire de la mosquée Ben Bouziane.

-Une autre Douiria la limite par son coté droit.

-Au Sud et à l'Ouest l'état est en ruine.

Agrandissement A
La Douiria

Figure n°38: Plan de situation de la Douiria au Ksar du


Kenadsa
Source : Auteur 2017

Figure n°39: Agrandissement A, plan de situation de


la Douiria.(Entouré en rouge)
Source : Auteur 2017
39
2-2 Description géométrique de la Douiria

La Douiria est constituée principalement des éléments :

a) Entrée : passage de l’extérieur vers l’intérieur hiérarchisé par :


Porte : BAB, richesse de la façade c’est la limite franche entre le monde
intérieur et monde extérieur .elle représente la violation du mur donnant à
l’espace, sa direction et sa propre signification.
Chicane : SKIFA ayant un rôle de filtre par un jeu de porte ou de passage
indirect, c’est le lieu de passage entre deux mondes ; exemple: extérieur
(masculin) et intérieur (féminin).
 Espace central : cœur ou centre de la Douiria, c’est un espace commun de
discussion, réunion, travail …, un angle de cet espace peut être utilisé par
l’escalier ou par un coin cuisine. Dans notre cas, il est formalisé en (Ain Ed
Da).
Qui est espace central constitue par deux arcades d’une double hauteur et
une ouverture zénithale ou œil de la Douiria. Le cadre et colonnes présente
à ce niveau, de par leur décoration servent de caractéristique indicative d’un
certain style architectural.

b) Bit : espace autonome réserve à chaque famille.

Elles se disposent autour de l’espace central et communique avec une porte


à un seul battant ou bien à deux battants.

Elles sont rectangulaires, peu profondes et assez longues.

Façade : le mode de vie (préservation de l’intimité) impose des façades complètement


aveugles, ne présentant que de rares ouvertures par contre on retrouve celle-ci dans
sa signification et sa décoration à l’intérieur.

Figure n°40: Plan de la Douiria.


Source : Auteur 2017
40
2-3 Les éléments de composition esthétique

 Façade extérieur

Figure n°41: La façade extérieure de la maison et ses éléments de composition.


Source : Auteur 2017

La maison étudiée à une seule façade extérieure donne sur Derb Dlima, l’accès est
fait par une porte traditionnelle en bois de grandes dimensions et hauteur importante,
est le point culminant du ton architectural de cette Douiria.
La façade extérieure contient des fenêtres qui assurent l’accès de la ventilation aux
pièces intérieures.

 Décor des murs

Figure n° 42: Illustration des


Plan de la Douiria éléments de décors.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

41
Figure n° 43:
Illustration des
décors muraux.

Source : Auteur
2017

Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017

Figure n° 44:
Présentation des
revêtements
muraux.

Source : Auteur
2017

Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017

La Douiria comprend plusieurs décors au niveau de ses murs, on constate un seul


type de revêtements (la chaux). Lui donne l’impression d’une Douiria neuve malgré son
état dégradé.
Le centre de la Douiria contient dans ses murs des niches qui servent à posé les
éléments décoratifs au niveau plus haut des murs on remarque des lampadaires.

42
Figure n° 45:
Présentation des
arcs.

Source : Auteur
2017

Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017

Les arcs de la Douiria sont d’une double hauteur pour donner plus d’espace.
Ils sont du type arc surhaussé.

 Décor des plafonds

Figure n° 46:
Présentation
des plafonds.

Source :
Auteur 2017

Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017

43
Figure n° 47: Présentation de
l’œil de la maison.
Source : Auteur 2017

Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017

Le plafond est constitué de par un lattis serré de nervures de palme, souvent


recouvert de palme, complétés par des gaines de palmiers juxtaposées. Cette base est
recouverte d’une couche de terre battue damée.

 Décor des sols

Figure n° 48: Présentation


Plan de la Douiria des revêtements de sol.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

44
Le revêtement de sol de la Douiria est d’un seul type :
Carrelage et marbre au niveau du Skifa, et carrelage dans le reste, il est de forme
carré de couleur beige marbré.
 Décor des ouvertures

<<<

Plan de la Douiria Figure n° 49: Illustration des


Source : Auteur 2017 ouvertures.
Source : Auteur 2017

Plan de la Douiria Figure n° 50: Présentation


des ouvertures.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017

Cette maison possède plusieurs catégories de fenêtres, on prend en compte :


 Les portes des pièces intérieures de la maison sont de deux sortes :

45
On trouve Des portes en double ventaux en bois de couleur marron sur toutes
les et chambre.
 Des portes simples à un ventail se trouvent au niveau de la cuisine.
 pour assurer l’entrée de la lumière, Des ouvertures sont de dimensions
minimales
 Une fenêtre d’une forme rectangulaire de couleur marron en bois dur de couleur
sombre donnent vers l’intérieur de la Douiria et s’ouvrent sur le l’espace centrale.

 Décor des éléments spéciaux

Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017
Figure n° 51: Présentation des
différents éléments spéciaux.
Source : Auteur 2017

La Douiria comprend plusieurs éléments décoratifs identitaires de l’architecture


typique traditionnelle.

L’entrée spéciale en chicane composée des espaces sombres pour assurer


l’intimité de la famille à l’intérieur, a une surface moyennement grande par rapport à un
seuil d’entrée.
Les chambres (Biouts) de la Douiria en forme rectangulaire avec une entrée au
milieu sont généralement accolées à l’espace centrale dans le sens de la longueur, ce
qui explique leur faible profondeur laquelle est justifier par la d’un bon éclairage.
Comme on vient de le voir, cette maison est composer de plusieurs parties, on
compte parmi eux :

 L'entrée de la Douiria en chicane.

46
 Les pièces (Biouts) généralement accolées au patio dans le sens de la
longueur, ce qui explique leur faible profondeur laquelle est justifié par là d’un bon
éclairage.
 la présence des éléments architecturaux exceptionnels tels que le s arcades.

47
CHAPITRE 4 : DECORS ET ARCHITECTURE D’INTERIEUR EN COMPARAISON

INTRODUCTION
Dans le chapitre précédent on a entamé la phase analyse sur plusieurs catégories
(décors façades extérieures, décors muraux, décors plafonds, décors sols, décors
ouvertures et les éléments spéciaux) pour identifier les éléments de décors des
maisons traditionnelles.
A cette phase, on va commencer une comparaison entre les différentes maisons
étudiées pour faire apparaître les communs et les divers décors existant.
La comparaison sera faite sur les différentes catégories d’analyse à travers des
tableaux.

Les potentialités architecturales :

Figure n° 52: Les arcades d’une zaouia au ksar de Kenadsa.

Source : Mémoire de magistère 2010 A. BENARADJ

1) Les types d’arcades : le cercle symbolique qui représente la (quoba), en fait


le produit d’une relation circulaire de l’art. Pour de multiples autre raisons, sans nul
doute, mais aussi pour des considérations symboliques, occupe une place de premier
plan de vocabulaire, architectural musulman avec la coupole ,l’art fait partie des
éléments que l’art islamique à le plus propagé et généralise . Cette vérité se constate
dans toute l’architecture maghrébine.

Ce qui marque lorsque l’on visite ces lieux maintenant laissés à l’abandon c’est très
probablement la présence systématique d’arcades aux styles et aux ornements très
différents. Ces arcs remplissent aussi bien un rôle esthétique que technique. On
retrouve essentiellement l’arc brise étant composé de deux courbes entrecoupées et
l’arc plein cintre possédant la forme d’un fera cheval. La plupart du temps dans la
région ces deux formes d’arcades sont de style outrepassé car les courbes dépassent

48
leur centre pour revenir vers l’intérieur. On retrouve également des arcs polylobés de
traditions marocaines ou qui s’apparentent au style architectural tunisien.

Arc en accolade Arc plein cintre Arc polylobe

Arc brise Arc outrepassé Arc trilobé

Figure n° 53 : Les différents


types d’arcs au ksar de
Kenadsa.

Source : Mémoire de
magistère 2010 A.
BENARADJ

Arc elliptique Arc lancéolé

49
2) Les ouvertures :

a)Les portes :

Ces arcs si diversement décorés mais si fortement présents sont la pour marquer
des passages. Que ce soit à l’entée du ksar, dans une rue, ou pour l’accès a une
maison, la porte est bien soulignée par l’arcature, par ailleurs, les portes n’avaient de
battant que quand cela était absolument nécessaire. Seule la porte principale et celle
de quelque pièce de la maison en possédaient.

Les décors des portes en boiserie sont faits avec des gros clous parsemant la
surface d’une porte massive le plus souvent découpée à même la porte dans l’un des
battants, s’ouvre une porte de taille moyenne. Ce procède, ou dans la surface même
d’une grande porte est ouverte une petite porte s’appelle.

Figure n° 54 : Les portes au ksar Figure n° 55 : Les portes au ksar


de Kenadsa. de Kenadsa.

Source : Mémoire de magistère Source : Mémoire de magistère


2010 A. BENARADJ 2010 A. BENARADJ
50
b) Les fenêtres :

Figure n° 56: Les fenêtres au ksar de Kenadsa.

Source : Mémoire de magistère 2010 A.


BENARADJ

c)Les colonnes :

Ce sont des supports verticaux cylindriques, rarement polygonaux. Parfois utilisées à


des fins uniquement décoratives et comportent un seul élément indispensable.

Colonne est isolée, doublée ou encastrée dans le mur en quart et trois quarts. L’intervalle
convenable séparant deux colonnes donne à la colonnade un aspect d’équilibre et de

légèreté.

Figure n° 57 : Les colonnes au ksar


de Kenadsa.

Source : Mémoire de magistère 2010


A. BENARADJ

51
Figure n°58 : Les colonnes au ksar de Kenadsa.

Source : Mémoire de magistère 2010 A.


BENARADJ

3) Les ornementations :

Les Douiriates, s’expriment dans une ornementation géométrique caractéristique de


l’art musulman, à Kenadsa comme partout en terre d’islam. Le principe en matière d’art
consiste à encourager les techniques autochtones déjà existantes, à s’exprimer dans les
limites de l’esprit musulman. L’ornementation géométrique est un art que les Berbères ont
de tout temps pratiqué. Tapis cuirs et métaux sont marqués de ses signes que d’aucuns
considèrent comme des survivances antiques Phéniciennes. Certain murs sont en effet
cerclés d’une écriture décorative répétant inexorablement les mots el’afiya el baqiya.
Questionnes à ce sujet, les membres de la zaouia nous ont tous dit qui s’agissait d’une
sorte de devise de la confrérie ziania signifiant la paix la bonne santé pour el afiya et le
fait de perdurer pour el baqiya.

Figure n°59 : Les ornementations au ksar de Kenadsa.

Source : Mémoire de magistère 2010 A. BENARADJ

52
Figure n°60 : Les ornementations au ksar de Kenadsa.

Source : Mémoire de magistère 2010 A. BENARADJ

Les matériaux de décors: le procédé utilisé pour ces inscription est le même que celui
dans toute la sculpture musulmane. Et celle utilisée sur la pierre, le plâtre, le bois, ou les
métaux.

Ici à Kenadsa la relative rareté du bois et les métaux confine cet art à ne s'exprimer
que sur les stucs de plâtre.

Les ruines laissant encore voir des plafonds richement décorés.

Ci-après les tableaux comparatifs des trois cas d’études précédents.

53
54
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56
57
58
59
CONCLUSION GENERALE

Le présent travail a été entamé par une recherche qui à pour fin sur l’identification
les décors intérieurs des maisons traditionnelles, et à leurs identification, est établit sur
plusieurs chapitres.
Nous avons entrepris dans le premier chapitre une identification des concepts liés
au thème de cette recherche, à ce stade théorique, il s’avère déjà que les sociétés
humaines, son type et sa structure sont des éléments prépondérants dans la
détermination du type de l’agglomération et de son architecture.

Ensuite on a étudié trois exemples, l’une à Boussaada et les deux autres à


Kenadsa, pour montrer les différents éléments existants, les analyses typo
morphologiques effectuées ont amené à identifier des décors similaires pour certains
de ces maisons.

Après l’étude analogique vient la comparaison entre les trois exemples, pour en finir
avec un chapitre qui a le décor comme préoccupation.

Tandis que les Ksour ou/et petites maisons historiques, avec leur environnement
naturel ou bâti, expriment les valeurs propres aux civilisations urbaines traditionnelles.
Or, celles-ci sont menacées de dégradation, de déstructuration voire de destruction,
sous l'effet d'un mode d'urbanisation né à l'ère industrielle et qui atteint aujourd'hui
universellement toutes les sociétés.
On constate que les noyaux originels des Ksours sont maintenant en état d'abandon
et tendent à disparaître progressivement. Elles se trouvent concurrencées par d'autres
types de tissus urbains développés après l'indépendance. Ces derniers tournent le dos
aux principes d'adaptation aux conditions locales, et s'inspirent dans leurs modes
d'organisations urbaine et architecturale de ce qui est produit au nord du pays.

On distingue la typologie d’habitat traditionnel concentré sur la façade intérieure


riche en éléments de décors esthétique aussi dans les maisons spontanées
inachevées de travaux sur la façade extérieure.
Il est souhaitable de sauvegarder l'identité d'une architecture Ksourienne afin de
préserver notre patrimoine architectural.

En fin, ce travail contribué de mettre en lumière l’importance des décors des


maisons traditionnelles.

60
BIBLIOGRAPHIE
OUVRAGE:

-André Raymond : Grandes villes arabes à l’époque ottomane. La bibliothèque arabe


Sindbad, Paris, 1985, page16.
-Lewis MUMFORD. La cité à travers l’histoire. Edition du seuil. Paris 1964. P10, P11.
-Larousse 2011. P489.
-Marc COTE:L’Algérie ou l’espace retourné. Edition Mé[Link].1993. P34
-Marc Coté, La ville et le désert: le bas-Sahara algérien

-Abderrahmane MOUSSAOUI : Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du


Sud-Ouest Algérien. CNRS Editions. Pages231, 232 et 26.
-Denis GRANDET. Histoire de l’architecture et de l’urbanisme traditionnels arabo
islamiques.
- Jacques Revault, Lucien Golvin, Ali Amahan : Palais et demeures de Fès.

-MESSAHEL A. & TRACHE SM. (2016), Ksour du Sud-ouest algérien : Urbanisation et


changement social, Edition CRASC, Oran.

-DIDILLON H.-J. – DONNADIEU C.-P. (1986), Habiter le désert : Les maisons


mozabites, 3éme édition Architecture + recherches / Pierre Mardaga, Bruxelles.

GENDRE. F, "La région des Ksour du sud oranais", société anonyme e l’imprimerie
rapide, Tunis, 1910,12p

ARTICLE:

-HAMMACHE SEDDIK, « Néo-mauresque colonial et Néo-mauresque arabisant » in


« vies de villes ». Février 2016, N°= 23, P. 58.

-HAMMACHE SEDDIK, (2010) Retour sur une expérience de terrain : les nouveaux
pôles urbains à Ouargla, in colloque de Ouargla « mutations de la ville saharienne »,
Algérie.

-HAMMACHE SEDDIK, (2014) Architecture-en mal d’urbanisme, Vies de villes, n° 20,


p. 89-91.

-Amina ZINE dans la revue H.T.M n°2. Article : Les Ksour.


-ZAÏED A., "Le Monde des ksours du Sud Est tunisien", Tunis, Beït al Hikma, 1992,
p268.
-Revue bimestrielle Janvier-Février 2006 Kasbah et Ksour : un Patrimoine en ruine
p27.

-HAMMACHE SEDDIK, 2001, «Projets au Ksar de Timimoune», Atelier commun,


EPAU/Université de Paris 4

61
-HAMMACHE SEDDIK, 2008, « Expériences de réhabilitation du Ksar de Ouargla »
in actes du séminaire internationale sur la gestion immobilière, Ministère de
l’Habitat et de l’Urbanisme, Alger, 10/11 juin.

-HAMMACHE SEDDIK, « Constructions en mal d’architecture » in vies de villes, n° 19,


avril

-HAMMACHE SEDDIK, BURGEL G (Codirection) (2003), Villes algériennes. Villes en


parallèle. N° 36-37, 339 p., Université de Paris-Nanterre, décembre

MEMOIRE :

- A. BENARADJ. Mémoire de magistère 2010.


- BENDJABALLAH Sarah. Mémoire de Master : ARCHITECTURE
D’INTERIEUR : HABITATION TRADITIONNELLES ET G RANDES DEMEURES
COMPAREES .
- BOUMAOUCHE, NASR-EDDINE, Thèse de Magistère « prise en compte de
l’humidité dans le projet de réhabilitation des maisons vernaculaires, cas de la
Medina de Constantine ». Architecture Bioclimatique. Université Mentouri de
Constantine : département d’Architecture et d’Urbanisme.
- ANGADI, HANANE, Thèse de Magistère « réappropriation par les usagers de
l’espace habite : cas de la ville de Tlemcen ». La Ville, Patrimoine et Urbanisme.
Université Aboubakr Belkaid de Tlemcen : département d’Architecture. 2014.
- HABEL N. – MEGUEDDEM A. & TOUMI O. (1990), Architecture Ksouriennne et
continuité, Diplôme d’architecte d’état, Sous la dir. De FERADCI L. – KOLAI A. –
LAMMA C. – LARKEN M. – MAHROUR K. , L’EPAU.

-DEHRIB AISSA, BOUDJELLA RAFIK, Mémoire de Master, Réalisation de 96


logements individuels au Ksar de Kenadsa.

- Naceur BELOUADAH Mémoire de Magistère Développement urbain et préservation


du patrimoine architectural dans les médinas ‘Cas de la médina de Bou-Saada’.
-BEKRI DAOUIA : Habitat traditionnelle (diares) – UB – PFE.2000.
-FAZIOUI NAIMA : Etude d’évolution de kenadsa.

-BELALEM ABDESSELAM : Habitat Dans Les Ksour (Ksar De Kenadsa).

AUTRES SOURCES:

-Archives du musé de Kenadsa.

-URBA BLIDA, PDAU de la ville de Kenadsa, Blida, Algérie, 2014.

-P.D.A.U de Kenadsa

-CAMBO J.-P. (1954), Le Combinat de Colomb-Bechar, La Documentation d’Outre-


mer, Paris.

62
-Colomb-Bechar et sa région : Le territoire d’Ain-Sefra, Centre d’Etudes Diocésain
Bibliothèque de recherche, Alger.

-DUVOLLET P., Nous Autres D’Afrique Du Nord : Bordj & Forts Sahariens Colomb-
Bechar, Vesoul France.

-Google earth.
TEXTES JURIDIQUE :

- CHARTE INTERNATIONALE POUR LA GESTION DU PATRIMOINE


ARCHÉOLOGIQUE Adoptée par l'ICOMOS en 1990.
- Loi n°98-04 du 15 juin 1998 relative à la protection du patrimoine culturel, art.41.

- CINQCONTINENTS Revue Roumaine de la géographie « RESSOURCES ET


PARTAGE DE L’EAU DANS L’OASIS DE KENADSA (SUD-OUEST ALGERIEN);
APPROCHE HISTORIQUE ET CONSTAT» Volume 5 / Numéro 11 Eté 2015 ISSN:
2247 - 2290 p. 83.

63
LISTE DES FIGURES

N° de
Page
Figure Titre de Figure

01 Présentation de grilles en fer forgé. 7

02 Boiseries mérinides assemblées et sculptées. 8

03 Bois sculptés mérinides : (en haut) linteaux ; (en bas) console. 9

04 Plafond et linteau sculptés (époque mérinide). 10

05 Ksar de Kenadsa. 18

06 Ksar de Taghit. 19

07 Ksar de Kenadsa, vue de la Barga. 20

08 Ksar de Taghit, implantation par rapport à la sécurité. 20

09 Ksar de Takda à Béchar, défense et sécurité. 21

10 Plan d’un type de maison (Dar) à Kenadsa. 24

11 Situation géographique de la wilaya de Bechar et de la ville de Kenadsa. 24

12 La situation de l’entité des notables dans le ksar. 25

13 La situation de la maison (Dar) dans l’entité des notables. 25

14 Plan du rez-de-chaussée de la maison familiale (Dar). 27

15 Différents vues de la façade extérieure. 28

16 Fenêtre avec casquette 28

17 Illustration des décors muraux et cadres. 29

18 La chaux comme revêtement mural. 29

19 Ouvertures dans les murs. 29

20 décors muraux. 30

21 Ouvertures dans les murs. 30

22 Illustration d’Ain dar. 30

23 Illustration des plafonds. 31

24 Illustration des tapisseries. 32

25 Illustration des sols. 32


64
26 Illustration des sols. 32
27 Revêtement de sol. 32

28 Illustration de l’ouverture extérieure. 33

29 Illustration des ouvertures d’aération. 33

30 Illustration d’une fenêtre. 33

31 Illustration des ouvertures. 34

32 Porte d’entrée avec son ornementation. 34

33 Illustration d’une petite porte. 35

34 Illustration des Labsât. 36

35 36
Illustration des éléments spéciaux.

36 Illustration des éléments spéciaux. 37

37 Illustration des éléments spéciaux. 37

38 Plan de situation de la Douiria au Ksar du Kenadsa 39

39 Agrandissement A, plan de situation de la Douiria.(Entouré en rouge) 39

40 Plan de la Douiria. 40

41 La façade extérieure de la maison et ses éléments de composition. 41

42 Illustration des éléments de décors. 41

43 Illustration des décors muraux. 42

44 Présentation des revêtements muraux. 42

45 Présentation des arcs. 43

46 Présentation des plafonds. 43

47 Présentation de l’œil de la maison. 44

48 Présentation des revêtements de sol. 44

49 Illustration des ouvertures. 45

50 Présentation des ouvertures. 45

51 Présentation des différents éléments spéciaux. 46

52 Les arcades d’une zaouia au ksar de Kenadsa. 48

53 Les différents types d’arcs au ksar de Kenadsa. 49

54 Les portes au ksar de Kenadsa. 50

65
55 Les portes au ksar de Kenadsa. 50

56 Les fenêtres au ksar de Kenadsa. 51

57 Les colonnes au ksar de Kenadsa. 51

58 Les colonnes au ksar de Kenadsa. 52

59 Les ornementations au ksar de Kenadsa. 52

60 Les ornementations au ksar de Kenadsa. 53

Liste des tableaux

1 Comparaison entre les maisons au niveau des éléments spéciaux. 54

2 Comparaison entre les maisons au niveau des plafonds. 55

3 Comparaison entre les maisons au niveau de la façade extérieure. 56

4 Comparaison entre les maisons au niveau des sols. 57

5 Comparaison entre les maisons au niveau des ouvertures. 58

6 Comparaison entre les maisons au niveau des murs. 59

66
Elément de décoration intérieur :
Elément spécial :

Maisons Eléments spéciaux

Premier
exemple
de
Kenadsa

Deuxième
exemple
de
Kenadsa

on remarque qu’il y’a une ressemblance au niveau des éléments


spéciaux dans les deux exemples, sauf que la Douiria du premier
exemple est plus riche coté mosaïque et faïences.

Tableau n°1 : comparaison entre les maisons au niveau des éléments spéciaux
source : Auteur 2017
54
Elément de décoration intérieur :
plafond :

Maisons Plafond

Premier
exemple de
Kenadsa

Deuxième
exemple de
Kenadsa

En ce qui concerne les plafonds, elle sont toutes en bois, Le décor


géométrique à entrelacs semble avoir été réservé à la partie inférieure
et horizontale apparente des poutres, pour le premier exemple on a un
plafond décoré en plâtre à la différence de l’autres maison.

Tableau n°2 : comparaison entre les maisons au niveau de plafond


source : Auteur 2017
55
Elément de décoration intérieur :
Façade extérieur :

Maisons /
Façade Fenêtres Porte
extérieur
Premier
exemple de
Kenadsa

Deuxième
exemple de
Kenadsa

On remarque que les façades extérieurs des maison traditionnelles ne sont


pas riches en décoration, sauf pour la porte, riche en décoration et des
dimensions importantes, sinon les quelques ouvertures qu’on aperçoit c’est
bel et bien pour l’aération et la lumière tout on gardon l’intimité des
espaces intérieurs.

Tableau n°3 : comparaison entre les maisons au niveau de la façade extérieur


source : Auteur 2017
56
Elément de décoration intérieur :
Sol :

Maisons Sol

Premier
exemple de
Kenadsa

Deuxième
exemple de
Kenadsa

Concernant le revêtement de sol, on a un carrelage ordinaire de forme carré,


couleur blanche, on remarque que la tapisserie fait l’objet de décoration
comme dans le premier exemple avec un tapis rectangulaire avec des motifs
sur fond rouge.

Tableau n°4 : comparaison entre les maisons au niveau du sol


source : Auteur 2017
57
Elément de décoration intérieur :
ouvertures :

Maisons Ouvertures
Fenêtres Portes
Premier
exemple
de
Kenadsa

Deuxièm
e
exemple
de
Kenadsa

Tableau n°5 : comparaison entre les maisons au niveau des ouvertures


source : Auteur 2017
58
Elément de décoration intérieur :
mur :

Maisons Mur

Premier
exemple
de
Kenadsa

Deuxième
exemple
de
Kenadsa

Les murs des maisons traditionnelles sont richement décorés, avec de la


chaux comme revêtements pour la plupart des espaces, pour le premier
exemple on a quelques espaces en peinture blanche, c’est le cas des espaces
d’accueil, en plus de ça, l’espace d’accueil comporte beaucoup de cadres et
d’objet d’art accrochés dans ses murs.

Tableau n°6 : comparaison entre les maisons au niveau des murs


source : Auteur 2017
59

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