Décors des maisons traditionnelles à Kenadsa
Décors des maisons traditionnelles à Kenadsa
Mémoire de Master 2
OPTION : ARCHITECTURE ET HABITAT
Maitre de conférences A
-BENDJABALLAH Sarah.
Mémoire de Master 2
OPTION : ARCHITECTURE ET HABITAT
President du Jury :
Jury:
En tout premier lieu. Je remercie Dieu, le tout puissant de nous avoir donné autant de
courage, de santé et de volonté pour terminer ce travail.
Je remercie aussi le directeur des études, le porteur du master, Mr AIT SAADI HOCINE,
pour sa gentillesse, son aide, et sa disponibilité
Je tiens à vous témoigner notre profonde reconnaissance pour votre patience, votre
disponibilité et de votre soutient durant la réalisation de ce mémoire.
Mes remerciements les plus sincères au président du jury Monsieur, vous m’avez fait le
plaisir et l’honneur de présider ce mémoire.
Veuillez trouver dans ce travail témoignage de mon profond respect et de ma plus vive
admiration.
Je remercie mes très chers parents qui ont toujours été là pour moi, mes frères, et tous les
intervenants.
TABLE DES MATIÈRES
TABLE DES MATIÈRES ...............................................................................................1
INTRODUCTION GENERALE .......................................................................................2
CHAPITRE 1 : DECORS INTERIEUR COMME PREOCCUPATION.............................6
ENDUIT INTERIEUR..........................................................................................6
DALLAGE ET PAVAGE......................................................................................6
GRILLES EN FER FORGE…………………...............................……….....….....6
PLATRE SCULPTE..........................................................................................13
REVETEMENT DE FAIENCE ………………………………..............................14
CHAPITRE2 : APPROCHE THEORIQUE....................................................................15
1- INTRODUCTION ............................................................................................15
2- PRESENTATION DU KSAR ET DES DIFFERENTS KSOUR DU SUD
ALGERIEN....................................................................................................................18
3- CONCEPT DE LA DOUIRIA ...........................................................................21
CHAPITRE 3 : PRESENTATION DES CAS D’ETUDE................................................24
1- DOUIRIA DU KSAR DE KENADSA.................................................................24
1
INTRODUCTION GENERALE
La connaissance des origines et du développement des sociétés humaines a une
importance fondamentale pour l’humanité toute entière en lui permettant de
reconnaître ses racines culturelles et sociales, comme l’indique l’introduction de la
charte internationale pour la gestion du patrimoine archéologique.
Les anciens centres sont devenus les témoins des grands moments et mutations
technique et culturelles, c’est le cas de nos médinas, nos casbahs et nos ksour.
Pourtant ils sont entrain de redevenir poussière et leur avenir paraît incertain.
« Aujourd’hui, le discours sur l’identité d’une architecture algérienne qui puise ses racines
dans les traditions locales et la culture arabo-islamique est en débat. La pratique du projet
d’architecture oscille entre un contenu exhibant la technique de la modernisation et un contenu
alternatif affirmant une identité local authentique. La démarche contemporaine doit inclure une
réflexion fondamentale sur les valeurs et les pratiques traditionnelles de l’espace encore
ancrées et véhiculées par la société. Evidemment, il ne s’agit ni d’opposer modernité et
tradition ni ce prêcher un retour à la tradition, encore celui de vanter un modernisme creux. Ce
débat passionné est un thème classique dans les sociétés des pays en phase de transition
urbaine, sociale, économique et culturelle. »1
1
HAMMACHE, SEDDIK, « Néo-mauresque colonial et Néo-mauresque arabisant » in « vies de villes ». Février 2016, N°= 23, P.
58
2
artistique ou traditionnel de nature à en justifier la protection, la restauration, la
réhabilitation et la mise en valeur. »
Ce travail s’appuie sur une collecte de données multiples, des sorties sur le site ont
été effectuée afin d’accumuler les informations nécessaires. Les relevés effectués sur
place et aussi une documentation photographique personnelle suite aux visites
programmées sur différents lieux étudiés du Ksar. Ce mémoire s’appuie également sur
les interviews faites avec les spécialistes du domaine de l’université de Béchar.
Essentiellement, la recherche bibliographique a pour sources :
Si peu de maison des Ksours ont réussi à résister à l’épreuve du temps, et à toutes
les agressions que la colonisation leur a fait subir, certaines tiennent encore debout,
mieux que ça, elles vivent toujours.
« Les villes anciennes que nous connaissons sont un héritage directe d’une période
qui a été très longue (trois siècles dans la plus part des régions du monde arabe……..)
et qui a donc nécessairement affecté en profondeur le décor urbain. Malgré les
destructions dues à l’explosion urbaine et à la modernisation récente de ces villes, les
centres anciens ont préservé un riche capital de monuments et des formes urbaines
dont l’étude permet d’illustrer des recherches sur la structure et les fonctions
urbaines»2
2
André Raymond : Grandes villes arabes à l’époque ottomane. La bibliothèque arabe
Sindbad, Paris, 1985, page16
3
Une maison ou un ensemble de maisons traditionnelles peuvent servir de repère
spatial ou historique dans un Ksar donné. Leurs décors les rendent remarquables, ils
deviennent des points de repère dans le Ksar, des décors qui peuvent témoigner d’un
temps passé, de l’évolution des modes de vie, tout ça on l’identifiant.
Dans le cadre de cette préoccupation, l’un des ksour de la wilaya de Béchar celui de
Kenadsa se présente comme un cas primordial à prendre en charge, son tissus ancien
riche en histoire et en valeurs socioculturelles se retrouve aujourd’hui en état de
dégradation et en voie de dévitalisation presque totale. Les spécificités du Ksar de
Kenadsa se présentent comme suit :
Un tissu vernaculaire pas comme les autres ksour de la wilaya ayant comme
particularité l’importance de sa Zaouia et l’existence des Douiriates et des
Riadh abritant une société particulière.
Le Ksar de Kenadsa a connu à travers son histoire trois périodes distinctes
(précoloniale, coloniale et postcoloniale) qui l’ont marqué par rapport aux autres
sites anciens, il a connu durant la période coloniale la juxtaposition au mode de
production industriel qui l’a induit un mode de production nouveau de type
occidental.
Le choix de Kenadsa est dicté aussi par l’existence de plusieurs formes
d’habitat (traditionnelle, coloniale et industrielle) caractérisant en même temps
et la région Saharienne et le monde occidental.
Ces formes issues des situations historiques et économiques différenciées ont
retenu notre attention pour servir comme un objet d’étude à notre recherche. D’un
autre côté, le Ksar de Kenadsa se prête pour nous dans les meilleurs conditions en
tant qu’objet d’observation et de réflexion à la fois et ce en raison de sa proximité de la
ville de Béchar.
PROBLEMATIQUE
Les problèmes liés à Kenadsa sont multiples et complexes, nous tenons à en citer
ceux qui ont un lien à l’orientation de notre étude :
D’une part l’état de son délaissement et de l’ignorance de ses valeurs
architecturales et culturelles qu’on retrouve surtout à l’intérieur des Douiriates,
ces valeurs ne sont pas reconsidérées au même titre que dans les autres pays
du Maghreb comme le Maroc.
D’autre part les réalités sociales ou socioéconomiques de cette ville témoignant
des mutations particulières n’étaient pas prises en considération dans les
actions antérieures, alors que cette dimension est à la base de toute
intervention.
4
Parallèlement, les spécificités architecturales propres au ksar de Kenadsa sus
citées ne sont guère étudiées ni introduit dans les décisions de sauvegarde.
METHODOLOGIE
Par rapport à notre thème, la question centrale pour établir la méthodologie serait
d’entrevoir une démarche en vue d’identifier les décors afin de faire connaître aux
habitants et le ksar en lui même. Dans ce cadre, il a été jugé utile de procéder à une
analyse architecturale qui servira comme un premier support pour des éventuels projets,
les éléments étudiés dans ce volet seront les Douiriates du ksar qui constituent des
espaces caractérisant la ville de Kenadsa. Cette analyse sera guidée par les points
suivants :
l’étude des spécificités architecturales du ksar
une approche théorique sur les dites spécificités.
STRUCTURE DU MEMOIRE
Ainsi, le mémoire est structuré comme suit:
1-Un premier chapitre qui se préoccupe des décors intérieurs des maisons
traditionnelles, plus précisément ceux du Maghreb.
2-Un deuxième chapitre relatif à une approche théorique générale présentant des
définitions et des cadres théoriques sur les différents concepts liés à notre thème.
3-Un troisième chapitre à une approche analogique des deux exemples du ksar de
Kenadsa. (Réparti en deux cas d’étude).,
5
CHAPITRE 1: DECORS INTERIEUR COMME PREOCCUPATION
Dans ce chapitre nous allons traiter les décors intérieurs des maisons du Maghreb
en général, pour cela nous évoquons plusieurs éléments à traiter:
Enduit intérieur :
Dallage et pavage :
Le revêtement des sols de la cour et du couloir d’entrée sont effectué sur une
couche de mortier préalablement étendue. Ainsi nous observons l’alternance suivante
dans les salles entourant la cour : carreaux non émaillés marquant les extrémités
latérales, à l’emplacement du lit et du placard ; carreaux émaillés unis (noir, blanc,
jaune, vert) de part et d’autre du seuil ; à celui-ci était réservé un riche tapis de zellῑj, au
milieu de la chambre.
6
des grilles en solide fer carré et barreaux entrecroisés. A l’intérieur, nous avons l’usage
de grilles en bois tourné ou découpé.
A une conception architecturale, qui a peu varié pour les formes essentielles depuis
plusieurs siècles, répond une ornementation demeurée également très attachée à son
ancien répertoire géométrique et floral. Rosaces polygonales entrelacées, réseaux de
palmettes et fleurons figurent parmi les principaux éléments décoratifs.
Alors que les diverses parties d’un plafond et les vantaux des portes étaient
entièrement préparés par les menuisiers dans leurs ateliers, les peintres les décoraient
toujours sur les lieux mêmes de la demeure en construction. A moins qu’il ne s’agisse
de réfection, leur travail s’effectuait, dison-nous, au sol avant montage définitif. Si les
portes répondaient à un modèle et à des proportions uniformes — à grands vantaux
pour les chambres axiales (ou non) et portes ordinaires de communication dans les
7
angles de la cour —, il en allait différemment pour les plafonds. Les plus courants
étaient à solives apparentes, les plus luxueux en carène. Une frise en bois peint d’une
succession d’arceaux à lambrequins — autrefois sculptés — encadrait ces plafonds.
Parmi les éléments décoratifs les plus recherchés jusqu’à ce jour, il faut citer les
stalactites en bois sculpté, doré et peint, qui enrichissent notamment l’arc d’une alcôve
médiane ou les arcades d’une salle d’apparat.
8
Figure n°3: Bois sculptés mérinides : (en haut) linteaux ; (en bas) console.
Le luxe décoratif d’une demeure apparaît dominé par les boiseries sculptées
auxquelles s’ajoutent plâtres ciselés et faïences de couleur. Les influences originelles
importées de l’Orient en Andalousie s’imposèrent principalement dans l’ornementation
des monuments religieux et des palais sultaniens, un soin particulier étant apporté à la
décoration des médersas, si chères aux différents fondateurs. Aussi nous ne devons
pas s’étonner de voir celles-ci fréquemment évoquées à propos des plus riches
10
demeures, en raison de la ressemblance frappante de leur style architectural et de leur
ornementation commune.
Bois sculpté :
Linteaux. Plafonds. Le bois sculpté apparaît rarement au dehors, en bas des hautes
façades ocreuses des plus riches demeures.
Dans toute riche habitation citadine, le couloir d’accès en chicane devait, dès son
début, se parer d’une frise de bois sculpté et peint, associée à un plafond à solives de
même apparence. Mais c’est surtout dans la cour centrale et ses quatre hautes
façades que se développe, dans toute son ampleur, une ornementation de bois
sculpté. Cela tient, sans doute, au rôle si important que joue l’emploi répété, à tous les
niveaux, des poutres ou linteaux de cèdre, à la place des arcs de support plus
fréquents à Tunis et à Alger. Véritable encadrement de la cour, ces boiseries
superposées forment également les assises de la galerie supérieure et des terrasses.
Chacune d’elles ne présente pas moins de deux ou trois frises sculptées, soutenues, à
la base, par les corbeaux aussi richement ornés, débordant du sommet des piliers.
Leur répartition décorative semble obéir aux mêmes règles, telles qu’elles peuvent
ressortir, à l’entrée de la demeure, au-dessus de la porte extérieure : de bas en haut,
se succèdent alors frise épigraphique.
Bien que l’action du soleil et des intempéries aient eu raison de la couleur qui devait
recouvrir autrefois d’anciennes boiseries encore visibles aujourd’hui, il est permis de
penser que celles-ci conservèrent longtemps une chaude polychromie à dominante
rouge — voire violette — rehaussée de vert, bleu, noir et jaune, parfois d’or. Une
même harmonie de couleurs devait encore s’étendre aux plâtres sculptés - panneaux
et frises — comme aux faïences du pavement des sols et des parements muraux.
11
A l’intérieur des chambres ouvrant sur la cour, il subsiste quelquefois des vestiges
de leurs frises primitives en bois sculpté, encadrant les plafonds à solives apparentes
généralement très élevés.
Portes en bois assemblé et sculpté. Il n’est pas douteux que, de longue date, tout
propriétaire d’une riche demeure ait accordé la plus grande importance à avoir l’entrée
de ses appartements de portes aux dimensions monumentales et à une
ornementation. Nous savons que ces portes sont munies de portillons en arc brisé
outrepassé, et ornaient d’une riche décoration géométrique et florale. Sur les deux
faces des hauts vantaux, une très belle composition géométrique, celle-ci se
distinguera par la répétition de grands motifs cruciformes, de svastikas et de rosaces
polygonales entrelacées, l’intérieur de ces figures pouvant s’enrichir de motifs floraux
sculptés.
A l’intérieur même des chambres familiales, deux autres cloisons d’un type différent
s’opposaient aux extrémités de la pièce — plus longue que large — pour y former,
d’une part, une sorte de lit clos et surélevé, d’autre part une étroite chambrette à usage
de pièce de déshabillage et d’ablutions. Bien que la plupart de ces sortes de mobilier
fixe aient maintenant disparu des anciennes demeures, on en retrouve les traces
délimitées par des pavages distincts.
Dans son style ornemental, ce mobilier fixe devait s’harmoniser parfaitement avec
celui des autres boiseries décorées, utilisées dans les différentes parties d’une
chambre, depuis la porte d’entrée à deux vantaux et le plafond à solives apparentes
jusqu’aux coffres, étagères, tables basses et divans qui composaient le mobilier
traditionnel de chaque pièce d’habitation.
12
Nous pouvons imaginer que cet ensemble fût également en honneur à Grenade et
dans les principales villes d’Andalousie, si l’on en juge par son extension à toute
l’Afrique du Nord — notamment à Alger, Tunis, Sfax et Kairouan, conformément à une
même influence venue de l’Espagne musulmane.
Ce décor pourrait s’étendre enfin jusqu’en Egypte, où les élégantes loggias du Caire
étaient également bordées, vers la cour, d’une riche balustrade en moucharabieh.
Par exemple à Fès, l’emploi de la grille de bois tourné a connu d’autres affectations,
telles que la cage d’un escalier, au niveau de la galerie supérieure, et l’appui des
fenêtres géminées de l’entresol donnant sur la cour. Ces utilisations supplémentaires
contribuaient toujours à donner aux anciennes demeures leur beauté et leur originalité.
Plâtre sculpté :
Sans doute, à l’origine, les artistes andalous sont responsables d’une si large
expansion de cet art du plâtre incisé, puisqu’on en connaît la fortune de l’Ouest à l’Est
du Maghreb. Lié presque exclusivement à l’embellissement des surfaces planes —
murs et piliers —, ce décor léger et clair s’associe heureusement à l’ornementation
plus solide et colorée de la céramique et du bois sculpté et peint.
A l’encontre des monuments religieux, son emploi semble n’avoir jamais excédé
l’intérieur d’une demeure. Pourtant, il arrive que, dès l’entrée, l’antichambre précédant
le couloir d’accès intérieur soit déjà ornée d’une frise en plâtre sculpté de motifs
géométriques et floraux, répondant aux claustras cintrés qui surmontent la porte sur la
rue. Mais sa véritable apparition s’impose toujours dans la cour centrale. Cette
ornementation se déploie surtout, sous forme de réseau losangé dans les tympans et
les écoinçons d’arcs — simples ou festonnés — unissant les piliers d’angle. L’artisan
s’est plu à répéter, dans cet ensemble géométrique, les mêmes motifs floraux à base
de fleurons, palmettes, coquilles et pommes de pin.
13
Comme nous pouvions déjà le remarquer dans le décor du bois, les inscriptions
eulogiques en plâtre n’accompagnent pas moins, sous forme de bandeaux
épigraphiques, les panneaux et arcs stuqués reproduits symétriquement autour de la
cour.
Revêtement de faïence :
Le beau pavage de faïence qui couvre le sol de toute demeure reste un objet
d’étonnement, contrastant avec la terre battue et la poussière des ruelles extérieures. Il
s’étend, en effet, depuis l’entrée et le couloir d’accès jusqu’à la cour intérieure, les
galeries et les chambres qui l’entourent ainsi que les marches des escaliers eux-
mêmes. C’est aussi le revêtement de la partie inférieure des murs et des piliers des
portiques comme de l’ouverture de la porte et de l’intérieur des pièces d’habitation.
Nous pourrons remarquer la forme carrée simple en carré étoilé à huit pointes,
employée alternativement avec les formes précédentes, surtout dans l’ornementation
murale.
14
Chapitre 2 : APPROCHE THEORIQUE
2.1. Introduction
Ce chapitre vient pour proposer des éclaircissements sur les concepts de base de
cette étude liés à l’habitation, au ksar, aux notions de la Douiria. « La connaissance
des origines ne pourrait-elle éclairer les tâches du présent ? »3 C’est à cette question
posé par Lewis MUMFORD que ce chapitre vient répondre.
L’habitat semble un des plus anciens concepts de l’humanité, un concept à peu
prés aussi important que celui de la nourriture. L’appartement de nos immeubles
modernes n’est qu’un maillon au bout d’une longue chaîne qui commence avant même
que l’homme de l’âge de pierre aménage sa grotte.
Depuis son plus lointain passé, l’homme a toujours éprouvé un besoin de retrouver
un lieu de repos et de refuge lui assurant un abri contre les contraintes extérieures, en
effet « l’instinct de permanence et de stabilité se trouve tout au long de la branche
évolutive à laquelle se rattache notre espèce »4
L’habitat est défini d’après les dictionnaires comme le lieu où l’on habite ; le
domicile ; la demeure ou le logement. Plus précisément, « Aire dans laquelle vit une
population, »5. En ce sens, l’habitat concerne aussi bien l’urbanisme que
l’aménagement du territoire ou que l’architecture.
Marc COTE décrit l’habitat que construit l’homme comme : « la traduction de tout un
système culturel…il est organisé de façon à préserver l’intimité de la famille, la
personnalité du groupe. Espace de repli, de défense, de protections, assimilées au
ventre de la mère… »6
3
Lewis MUMFORD. La cité à travers l’histoire. Edition du seuil. Paris 1964. P10
4
Lewis MUMFORD. La cité à travers l’histoire. Edition du seuil. Paris 1964. P11
5
Larousse 2011. P489
6
Marc COTE : l’Algérie ou l’espace retourné. Edition Média-plus. Constantine.1993.
P34
15
l’autorité est reconnue, et c’est une sorte d’apanage qui fait des attributs d’un tel
espace des parties intégrantes de celui-ci »7
Dans ce contexte, l’histoire des villes a mis en valeur l’importance des décors
primitifs, traditionnels ou vernaculaires caractérisées par leur aspect de masse et leur
caractère populaire ; ces habitations représentent la traduction directe et non
consciente des cultures des peuples sous la forme matérielle, de leurs besoins et de
leurs valeurs et elles reflètent des types d’organisation sociale spécifique à leurs
habitants.
«Le décor de façade est défini par un travail sur l’enveloppe même de la maison
qu’elle reçoit lorsqu’elle est enduite. Toutes les façades sur rue ne diffèrent guère, qu’il
7
Abderrahmane MOUSSAOUI : Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du sud-
ouest Algérien. CNRS Editions. Pages231 et 232
8
Abderrahmane MOUSSAOUI : Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du sud-
ouest Algérien. CNRS Editions.P232
16
s’agisse de maison modestes ou palais, elles offrent toutes la même expression. Les
rares ouvertures, quant elles existent, sont étroites et souvent protégées et placées
très haut au dessus du sol et presque toute possèdent des encorbellements.»9
.L’habitation traditionnelle se définit par son introversion, organisation très répandue en
Afrique du nord et autour de la méditerranée.
Une source anonyme dit que le décor et la décoration se disent surtout des travaux
d’ornement, peinture, tapisserie et tapissage, sculpture qui ornent un édifice, un
appartement.
-Le ksar : C’est est une occupation agglomérée spécifique, caractérisée par une forme
urbaine traditionnelle fortifiée. Son implantation dépend de deux critères importants à
savoir la disponibilité des ressources en eau et le site défensif.
-Le Derb : Il se présente sous forme d’un parcours labyrinthique de seuils, composant
une rythmique qui dénote de la dynamique du parcours au cours du déplacement.
-La Casbah : C’est le noyau originel du ksar, elle se présent sous forme d’une entité
fortifiée, elle doit bénéficier d’un intérêt particulier eu égard sa valeur historique et
sociale.
-La maison connue sous la terminologie « Dar », est la grande maison de la famille où
plusieurs familles ayant des relations parentales y cohabitent.
9
A. Raymon (1985) : Les grandes villes arabes à l’époque ottomane. [Link].
17
-La Douiria : Ce n’est pas la maison ordinaire qui est l’unité de base, mais la Douiria
c’est à la fois un espace public et privé, c’est la résidence d’un mrabat et par
conséquent un espace domestique ou vivent les membres de sa famille.
Ce pendant, dans ces régions le terme Douiria semble vouloir dire « salle de
réception »ou « chambre d’hôtes », car c’est aussi le lieu où le mrabat reçoit, prie et
dispense ses enseignements et sa baraka et le même espace existe ailleurs dans
l’architecture du monde arabe. Il prend cependant des appellations différentes :
madhàfa en Irak, diwaniyya au Koweït, mayyal au Yémen, majlis à Constantine.
18
Il est définit aussi comme : « une forme compacte, de couleur terre, horizontale,
directement en relation avec un espace vert, la palmeraie. La forme s’organise selon
un principe d’organicité où l’on distingue différentes échelles d’appropriation de
l’environnement : l’échelle de l’édifice : habitation ou édifice public, l’échelle de l’unité
urbaine : association de plusieurs édifices…, l’échelle de la cité (ksar) : ensemble des
entités en articulations structurées, hiérarchisées, faisant émerger un centre identifie
l’échelle habitée par la communauté, et l’échelle du territoire : l’ensemble des ksour
implantés (généralement) selon des principes communs… »10
10
Amina ZINE dans la revue H.T.M n°2. Article : Les Ksour.
11
Amina ZINE dans la revue H.T.M n°2. Article : Les Ksour.
19
Figure n°7 :
Ksar de
Kenadsa,
vue de la
Barga
Source:
Auteur 2017
Quoi qu’il en soit de la nature des points d’eau que l’on rencontre, l’obligation
d’irriguer, voire d’inonder les plantations des oasis a conduit les ksouriens a
rassembler leurs efforts pour construire les canaux ou les séguias indispensables. Il y
a là un facteur indiscutable d’agglomération de l’habitat. Sans doute a-t-il dans la
plupart des cas, joué concurremment avec des facteurs d’autre ordre, car il y a plus
d’une inconnue dans la genèse des villes. De nombreux ksour doivent leur implantation
au souci de sécurité et le ksar de Taghit est un exemple typique de cette implantation à
caractère défensif. Au pied de l’Erg, il domine la vallée de la Zousfana et sa palmeraie.
20
Dans d’autre cas, les ksouriens ont supplée à l’absence de défense naturelle du site
ou ont complété celle-ci en édifiant des murailles défensives qui faisaient de leur
agglomération une véritable place forte. Nous citerons ici le cas du ksar de Takda sur
l’oued Béchar, dont les remparts et le labyrinthe de ruelles obscures constituaient un
précieux refuge pour ces occupants.
Parmi les facteurs d’agglomération, le facteur religieux a eu très souvent une action
déterminante. Le groupement des habitations facilite, en effet, la pratique de la religion,
surtout quand on connait les rites musulmans, dont les exercices en commun sont
nombreux, recherchés et appréciés par les fidèles. La proximité de la mosquée attire,
en outre, la « baraka » sur la maison et ses occupants. Le siège des confréries
religieuses fut souvent, par ailleurs, l’origine des ksour. Kenadsa (cas de notre étude)
en est un exemple marquant.
21
d’ailleurs annexée à la principale. »12
LEGENDE :
12
A. MOUSSAOUI: Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du sud-ouest Algérien.
CNRS Editions. Page 232.
22
Il ajoute qu’ « En Tunisie, la Douiria est un espace annexé à une habitation
principale et réservé à son service domestique ; ce qui justifie son autre appellation, la
maison des domestiques (dâr lakhdam) »13.
Mais à Kenadsa, le mot Douiria est synonyme de maison habitée par un mrâbat,
elle s’apparente plus à une maison seigneuriale. En plus de la spécialisation de ses
espaces, cette maison se caractérise par ses décorations qui se trouvent dans les
salles d’apparat : « comme si à Kenadsa, la partie constituée par les somptueuses
demeures des mrâbtîn, darb ad-dwîryât, représentait une sorte de médina et le ksar
une sorte d’arrière-pays »14.
Pour en conclure, on a entrepris une identification des principaux concepts relatifs
au thème de cette recherche, à ce stade théorique, il s’avère déjà que les sociétés
humaines, son type et sa structure sont des éléments prépondérants dans la
détermination du type de l’agglomération et de son architecture.
Tandis que les Ksour ou/et petites maisons historiques, avec leur environnement
naturel ou bâti, expriment les valeurs propres aux civilisations urbaines traditionnelles.
Or, celles-ci sont menacées de dégradation, de déstructuration voire de destruction,
sous l'effet d'un mode d'urbanisation né à l'ère industrielle et qui atteint aujourd'hui
universellement toutes les sociétés.
13
A. MOUSSAOUI: Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du sud-ouest Algérien.
CNRS Editions. Page 232.
14
A. MOUSSAOUI: Espace et sacré au Sahara, Ksour et Oasis du sud-ouest Algérien.
CNRS Editions. Page26.
23
CHAPITRE 3 : APPROCHE ANALOGIQUE.
La ville de Kenadsa est située à 20 Km de la ville de Bèchar. Elle fait partie des
grand ensemble sahariens «monts des ksour" au font d'une vallée par un relief
montagneux (Djebel Bechar au Nord-Est et la barga de sidi M'hamed Ben Bouzian en
Ouest) qui permet d'offrir une protection optimale, protection contre les rigueurs
climatiques et impératives défensives.
Tunisie
Maroc
Wilaya de
Bechar
Algérie
Mali
24
1-2 Présentation de la maison :
La maison traditionnelle étudiée est de type Dar qui contient des Douiriates.
a- Situation de la maison
Elle est située dans un axe structurant le ksar, il s’agit de Derb Es’Souk qui relie le
souk situé à l’extérieur à la mosquée Ben Bouziane. Elle se trouve dans l’entité des
notables du ksar de Kenadsa.
25
b- Description de la maison (Dar)
La maison ksourienne de cet example abrite plusieurs familles, elle est l’unité de
composition de la fraction, elle se compose du rez-de-chaussée d’une ou plus d’une
terrasse,
la maison se compose d’un espace centrale multifonctionnel très vaste où se déroule
toutes les activités domestiques journalières.
La Douiria est donc une grande maison, où chambres et cuisines apparaissent
secondaires par rapport à l’espace appelé Jalsa. D’ailleurs, souvent, la maison se
résume essentiellement à un patio recouvert et joliment décoré, où généralement
quatre piliers soutiennent deux arcatures parallèles qui à leur tour, s’élancent pour
supporter un toit assez haut et percé d’une Ain Dar.
Notre Dar se compose des Douriates et d’une maison d’hôte (Foundouk) plus des
cours et une placette pour une des Douirates, elle comporte aussi une grande cuisine
familiale (Dar Tiab). Et même d’un tombeau !
Chaque Douiria contient une entrée, des Biouts et un espace central.
On a deux types de Douiriates :
Douiria à Wast Ed Dar (patio) : accès hiérarchisé par une Skifa, les Biouts sont
construits sur les 3 ou 4 faces du patio. Des piliers (quatre dans notre cas)
supportent des plafonds avancés pour constituer une enfilade de galeries
ouvertes sur le patio, les Biouts sont larges et sans grande profondeur, éclairée
par porte à 2 batants.
Douiria à Ain Ed Dar : l’accès est indirect, l’espace central est constitué par 2
arcades d’une double hauteur (6.5m). Elle présente une ouverture au plafond
richement décorée, œil de Douiria, les Biouts ont les même caractéristique que
celle du type précédent.
26
Figure n° 14: Plan du rez-de-chaussée de la maison familiale (Dar).
27
c - Les éléments de composition esthétique
La maison se compose de plusieurs décors important, dans cette phase on va
étudier ces décors et leur emplacement selon six catégories architecturales :
Façade extérieure, mur, plafond, sol, ouvertures et éléments spéciaux
Façade extérieure
Légende :
Fenêtres
Ouvertures
d’aération
Malgré la grandeur de ce type d’habitat mais la maison n’a qu’une seule façade
extérieure donnant sur Derb Es’Souk, elle se compose de la porte d’entrée et trois
types de fenêtres :
28
Décor des Murs
Les murs de cette maison ont plusieurs éléments d’esthétique que ce soit éléments
porteurs de structure ou ouvertures, on trouve aussi des tableaux :
Les tableaux sont placés au niveau de l’espace centrale et au niveau des
couloirs ;
Les ouvertures avec toutes leurs typologies sont placées de façon régulière sur
les murs, elles forment une harmonie visuelle dans la composition de la
maison ;
La cour est composée de deux arcades sur deux niveaux avec des hauteurs
égales et une forme géométrique simple de l’arc elliptique ;
Les arcades sont placées à distances différentes par rapport au mur pour
former une galerie avec une forme régulière.
29
Figure n° 20: décors muraux. Figure n° 21: Ouvertures
dans les murs.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017
La cour de Dar Djed ksir est un espace central autour d’un patio à 12 poteaux,
largement ouvert sur le ciel .il est entouré de Riwaq (galeries), par contre la Douiria et
les autres Douiriates ont une ouverture zénithale (Ain dar), elle assure l’entrée du
soleil, Ain dar est couverte par des morceaux de plastic pour bloquer l’accès de la
pluie.
30
Plan du R.D.C de la maison familiale Figure n°23 : Illustration des
Source : Auteur 2017 plafonds.
Source : Auteur 2017
Le plafond de la maison de tous les espaces confondus est traditionnel, les poutres
apparentes sont en troncs de palmiers, ces troncs sont divisés en deux, trois ou quatre
parties, donnent un effet chaleureux et familier.
31
Décor des sols
d’ouvertures :
33
géométrique simple, composé d’un carré de dimensions
réduites.
34
bois de dimensions réduites
comparées avec les autres.
Figure n° 33 : Illustration
d’une petite porte.
Source : Auteur 2017
35
Décor des éléments spéciaux
36
« À Kenadsa, les décors en arabesque s’expriment essentiellement par la polygonie
et l’épigraphie. Ainsi, la Douiria dont nous étudions était ornementée d’un sublime
décor floral ; les murs et les piliers du patio étaient tendus d’immenses réseaux
d’entrelacs et de polygones divers ». Selon A. MOUSSAOUI Chapitre III. L’habitat à
Kenadsa : la demeure du sacré
Les ruines laissant encore voir des décors .Ce décor est appelé labsât. C'est un
assemblage de plaques de bois décoré avec les contours d'inspiration végétales.
Une ornementation qui va encore rendre fort cette expression par des symboles et
signes d’une géométrie sensible, au niveau d’une des grandes demeures du ksar.
Figure n°36: Illustration des éléments Figure n°37: Illustration des éléments
spéciaux. spéciaux.
Source : Auteur 2017 Source : Auteur 2017
37
1-3 Conclusion :
Parmi les décors nous trouvons des fenêtres avec ou sans casquette de
dimensions réduites qui ont une forme carré, les portes qui sont des éléments
traditionnels pur, avec des cadres rectangulaire, et aussi d’autre forme comme l’arc
elliptique qui est présent dans la cour.
38
2-PRESENTATION DU DEUXIEME CAS D’ETUDE
2-1 Situation de la Douiria
-La Douiria se situe dans le Derb Dlima qui mène vers la mosquée El Atik du ksar de
Kenadsa.
Agrandissement A
La Douiria
Façade extérieur
La maison étudiée à une seule façade extérieure donne sur Derb Dlima, l’accès est
fait par une porte traditionnelle en bois de grandes dimensions et hauteur importante,
est le point culminant du ton architectural de cette Douiria.
La façade extérieure contient des fenêtres qui assurent l’accès de la ventilation aux
pièces intérieures.
41
Figure n° 43:
Illustration des
décors muraux.
Source : Auteur
2017
Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017
Figure n° 44:
Présentation des
revêtements
muraux.
Source : Auteur
2017
Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017
42
Figure n° 45:
Présentation des
arcs.
Source : Auteur
2017
Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017
Les arcs de la Douiria sont d’une double hauteur pour donner plus d’espace.
Ils sont du type arc surhaussé.
Figure n° 46:
Présentation
des plafonds.
Source :
Auteur 2017
Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017
43
Figure n° 47: Présentation de
l’œil de la maison.
Source : Auteur 2017
Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017
44
Le revêtement de sol de la Douiria est d’un seul type :
Carrelage et marbre au niveau du Skifa, et carrelage dans le reste, il est de forme
carré de couleur beige marbré.
Décor des ouvertures
<<<
45
On trouve Des portes en double ventaux en bois de couleur marron sur toutes
les et chambre.
Des portes simples à un ventail se trouvent au niveau de la cuisine.
pour assurer l’entrée de la lumière, Des ouvertures sont de dimensions
minimales
Une fenêtre d’une forme rectangulaire de couleur marron en bois dur de couleur
sombre donnent vers l’intérieur de la Douiria et s’ouvrent sur le l’espace centrale.
Plan de la Douiria
Source : Auteur 2017
Figure n° 51: Présentation des
différents éléments spéciaux.
Source : Auteur 2017
46
Les pièces (Biouts) généralement accolées au patio dans le sens de la
longueur, ce qui explique leur faible profondeur laquelle est justifié par là d’un bon
éclairage.
la présence des éléments architecturaux exceptionnels tels que le s arcades.
47
CHAPITRE 4 : DECORS ET ARCHITECTURE D’INTERIEUR EN COMPARAISON
INTRODUCTION
Dans le chapitre précédent on a entamé la phase analyse sur plusieurs catégories
(décors façades extérieures, décors muraux, décors plafonds, décors sols, décors
ouvertures et les éléments spéciaux) pour identifier les éléments de décors des
maisons traditionnelles.
A cette phase, on va commencer une comparaison entre les différentes maisons
étudiées pour faire apparaître les communs et les divers décors existant.
La comparaison sera faite sur les différentes catégories d’analyse à travers des
tableaux.
Ce qui marque lorsque l’on visite ces lieux maintenant laissés à l’abandon c’est très
probablement la présence systématique d’arcades aux styles et aux ornements très
différents. Ces arcs remplissent aussi bien un rôle esthétique que technique. On
retrouve essentiellement l’arc brise étant composé de deux courbes entrecoupées et
l’arc plein cintre possédant la forme d’un fera cheval. La plupart du temps dans la
région ces deux formes d’arcades sont de style outrepassé car les courbes dépassent
48
leur centre pour revenir vers l’intérieur. On retrouve également des arcs polylobés de
traditions marocaines ou qui s’apparentent au style architectural tunisien.
Source : Mémoire de
magistère 2010 A.
BENARADJ
49
2) Les ouvertures :
a)Les portes :
Ces arcs si diversement décorés mais si fortement présents sont la pour marquer
des passages. Que ce soit à l’entée du ksar, dans une rue, ou pour l’accès a une
maison, la porte est bien soulignée par l’arcature, par ailleurs, les portes n’avaient de
battant que quand cela était absolument nécessaire. Seule la porte principale et celle
de quelque pièce de la maison en possédaient.
Les décors des portes en boiserie sont faits avec des gros clous parsemant la
surface d’une porte massive le plus souvent découpée à même la porte dans l’un des
battants, s’ouvre une porte de taille moyenne. Ce procède, ou dans la surface même
d’une grande porte est ouverte une petite porte s’appelle.
c)Les colonnes :
Colonne est isolée, doublée ou encastrée dans le mur en quart et trois quarts. L’intervalle
convenable séparant deux colonnes donne à la colonnade un aspect d’équilibre et de
légèreté.
51
Figure n°58 : Les colonnes au ksar de Kenadsa.
3) Les ornementations :
52
Figure n°60 : Les ornementations au ksar de Kenadsa.
Les matériaux de décors: le procédé utilisé pour ces inscription est le même que celui
dans toute la sculpture musulmane. Et celle utilisée sur la pierre, le plâtre, le bois, ou les
métaux.
Ici à Kenadsa la relative rareté du bois et les métaux confine cet art à ne s'exprimer
que sur les stucs de plâtre.
53
54
55
56
57
58
59
CONCLUSION GENERALE
Le présent travail a été entamé par une recherche qui à pour fin sur l’identification
les décors intérieurs des maisons traditionnelles, et à leurs identification, est établit sur
plusieurs chapitres.
Nous avons entrepris dans le premier chapitre une identification des concepts liés
au thème de cette recherche, à ce stade théorique, il s’avère déjà que les sociétés
humaines, son type et sa structure sont des éléments prépondérants dans la
détermination du type de l’agglomération et de son architecture.
Après l’étude analogique vient la comparaison entre les trois exemples, pour en finir
avec un chapitre qui a le décor comme préoccupation.
Tandis que les Ksour ou/et petites maisons historiques, avec leur environnement
naturel ou bâti, expriment les valeurs propres aux civilisations urbaines traditionnelles.
Or, celles-ci sont menacées de dégradation, de déstructuration voire de destruction,
sous l'effet d'un mode d'urbanisation né à l'ère industrielle et qui atteint aujourd'hui
universellement toutes les sociétés.
On constate que les noyaux originels des Ksours sont maintenant en état d'abandon
et tendent à disparaître progressivement. Elles se trouvent concurrencées par d'autres
types de tissus urbains développés après l'indépendance. Ces derniers tournent le dos
aux principes d'adaptation aux conditions locales, et s'inspirent dans leurs modes
d'organisations urbaine et architecturale de ce qui est produit au nord du pays.
60
BIBLIOGRAPHIE
OUVRAGE:
GENDRE. F, "La région des Ksour du sud oranais", société anonyme e l’imprimerie
rapide, Tunis, 1910,12p
ARTICLE:
-HAMMACHE SEDDIK, (2010) Retour sur une expérience de terrain : les nouveaux
pôles urbains à Ouargla, in colloque de Ouargla « mutations de la ville saharienne »,
Algérie.
61
-HAMMACHE SEDDIK, 2008, « Expériences de réhabilitation du Ksar de Ouargla »
in actes du séminaire internationale sur la gestion immobilière, Ministère de
l’Habitat et de l’Urbanisme, Alger, 10/11 juin.
MEMOIRE :
AUTRES SOURCES:
-P.D.A.U de Kenadsa
62
-Colomb-Bechar et sa région : Le territoire d’Ain-Sefra, Centre d’Etudes Diocésain
Bibliothèque de recherche, Alger.
-DUVOLLET P., Nous Autres D’Afrique Du Nord : Bordj & Forts Sahariens Colomb-
Bechar, Vesoul France.
-Google earth.
TEXTES JURIDIQUE :
63
LISTE DES FIGURES
N° de
Page
Figure Titre de Figure
05 Ksar de Kenadsa. 18
06 Ksar de Taghit. 19
20 décors muraux. 30
35 36
Illustration des éléments spéciaux.
40 Plan de la Douiria. 40
65
55 Les portes au ksar de Kenadsa. 50
66
Elément de décoration intérieur :
Elément spécial :
Premier
exemple
de
Kenadsa
Deuxième
exemple
de
Kenadsa
Tableau n°1 : comparaison entre les maisons au niveau des éléments spéciaux
source : Auteur 2017
54
Elément de décoration intérieur :
plafond :
Maisons Plafond
Premier
exemple de
Kenadsa
Deuxième
exemple de
Kenadsa
Maisons /
Façade Fenêtres Porte
extérieur
Premier
exemple de
Kenadsa
Deuxième
exemple de
Kenadsa
Maisons Sol
Premier
exemple de
Kenadsa
Deuxième
exemple de
Kenadsa
Maisons Ouvertures
Fenêtres Portes
Premier
exemple
de
Kenadsa
Deuxièm
e
exemple
de
Kenadsa
Maisons Mur
Premier
exemple
de
Kenadsa
Deuxième
exemple
de
Kenadsa