Exercices de topologie et distances
Exercices de topologie et distances
Exercices de topologie
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Université d’Eleuthéria-Polites
République de Poldévie
Licence — /
Bruno Deschamps
Version .
Distances
Montrer que δ e une di ance sur R qui n’e pas équivalente à la di ance usuelle.
d(x, y)
f (x, y) =
1 + d(x, y)
e(x, y) = min(1, d(x, y))
Exercice .— Soit f : R+ −→ R+ une application croissante qui vérifie que f (0) = 0 et que, pour
tout x, y ≥ 0, f (x + y) ≤ f (x) + f (y).
a) Montrer que, s’il exi e s > 0 tel que f (s) = 0, alors f e identiquement nulle.
b) On suppose que f ne soit pas identiquement nulle et l’on considère un espace métrique (E, d).
Montrer que l’application (x, y) 7−→ f (d(x, y)) e une di ance sur E.
c) Montrer que les applications f suivantes vérifient la condition de l’énoncé : •0 7−→ 0 et t 7−→ 1
t
pour t > 0, •t 7−→ t α (α ∈]0, 1[), •t 7−→ min(1, t), •t 7−→ 1+t .
d: Z∗ × Z∗ −→ R
1 1
(n, m) 7−→ −
n m
Exercice .— Di ance p-adique. Pour un nombre premier p et un entier n ∈ Z non nul, on appelle
valuation p-adique de l’entier n, l’exposant vp (n) de p dans la décomposition en fa eurs premiers
de n. On convient que vp (0) = +∞. Sur E = Z, on définit alors la di ance p-adique entre deux
entiers n, m ∈ Z par
dp (n, m) = e−vp (n−m)
(avec la convention e−∞ = 0).
a) Montrer que dp e une di ance sur Z.
b) Généraliser la définition de dp à Q.
c) Montrer que limn dp (pn , 0) = 0, en déduire que si p et q sont deux nombres premiers di in s
alors dp et dq ne sont pas des di ances équivalentes.
Exercice .— Soient E un ensemble non vide et E N l’ensemble des suites à valeurs dans E. Pour
u = (un )n et v = (vn )n deux éléments de E N , on pose
Exercice .— Soient (E, d) un espace métrique, F un ensemble et ϕ : E −→ F une bije ion.
a) Montrer que dϕ : F × F −→ R+ définie par dϕ (x, y) = d(ϕ −1 (x), ϕ −1 (y)) e une di ance sur F.
b) Montrer que ϕ e une isométrie de (E, d) sur (F, dϕ ).
Exercice .— On considère un ensemble fini non vide E et d une di ance sur E.
a) Montrer que la partie Ω = {d(x, y)/ x, y ∈ E, x , y} possède un plus petit et un plus grand
élément, tout deux dans ]0, +∞[.
b) En déduire que d e équivalente à la di ance discrête.
Exercice .— Montrer que (R, |.|) e un R-espace ve oriel normé, que (C, |.|) e un C-espace
ve oriel normé et que c’e aussi un R-espace ve oriel normé.
Exercice .— Norme Nα sur Kn . On se fixe un entier n ≥ 1 et l’on considère le K-espace ve oriel
E = Kn .
/ (Norme infinie) Pour tout x = (x1 , · · · , xn ) ∈ E, on pose
up vq
uv ≤ +
p q
|uk | |vk |
c) Soient u1 , · · · , un , v1 , · · · , vn ∈ C. En considérant les quantités P 1/p et P 1/q
n p n q
i=1 |ui | i=1 |vi |
pour k = 1, · · · , n et en appliquant le /, montrer que
n
n 1/p n 1/q
X X X
|ui vi | ≤ |ui |p |vi |q
i=1 i=1 i=1
(Inégalité d’Hölder)
Quel e le nom de cette inégalité quand p = q = 2?
d) En déduire que si u1 , · · · , un , v1 , · · · , vn ∈ C alors
n 1/p n 1/p n 1/p
X X X
|ui + vi |p ≤ |ui |p + |vi |p
i=1 i=1 i=1
(Inégalité de Minkowski)
(Ind. On pourra remarquer que pour tout k = 1, · · · , n on a |uk +vk |p ≤ |uk |.|uk +vk |p−1 +|vk |.|uk +vk |p−1 .
p
On sommera alors ces inégalités et on utilisera l’inégalité d’Hölder pour q = p−1 .)
e) Soient E = Kn et α ∈ [1, +∞[. Montrer que si, pour tout x = (x1 , · · · , xn ) ∈ E, on pose
n 1/α
X
α
Nα (x) = |xi |
i=1
(Ind. Pour la première inégalité, on pourra utiliser la convexité des fon ions puissances et, pour
la deuxième, utiliser une récurrence sur l’entier n.)
Prouver finalement que les normes Nα (α ∈ [1, +∞[) sont toutes équivalentes à la norme N∞ .
g) Montrer que, pour tout x ∈ E, lim Nα (x) = N∞ (x).
α−→+∞
Exercice .— Espaces l α . Pour Xα ∈ [1, +∞[, on considère l’ensemble l α (K) con itué des suites
(xn )n d’éléments de K telles que |xn |α converge. De même, on note l ∞ (K) l’ensemble des suites
n
bornées de K.
a) Montrer l ∞ (K) e un K-espace ve oriel et que N∞ ((xn )n ) = sup |xn | e une norme sur l ∞ (K).
n
1/α
X α
b) En utilisant les exemples précédents, montrer que Nα ((xn )n ) = |xn | e une norme sur
n
l α (K).
c) Soient α ≤ β, montrer que l α (K) ⊂ l β (K) ⊂ l ∞ (K).
Exercice .— Espaces Lα . Soient a et b deux réels tels que a < b. On pose E = C 0 ([a, b], R) le
R-espace ve oriel con itué des applications de [a, b] dans R continues. Pour tout α ∈ [1, +∞[ et
Exercice .— Soient (Ei , Ni ), i = 1, · · · , n une famille finie de K-espaces ve oriels normés et
α ∈ [1, +∞[. Sur le produit cartésien E = E1 × · · · × En (qui e un K-espace ve oriel), on définit
l’application N α de E dans R+ de la manière suivantes : pour tout x = (x1 , · · · xn ) ∈ E1 × · · · , En , on
pose:
N α (x) = (N1 (x1 )α + · · · + Nn (xn )α )1/α
de même on pose
N ∞ (x) = sup(N1 (x1 ), · · · , Nn (xn ))
a) Dans le cas particulier où Ei = K et Ni = |.| pour tout i = 1, · · · , n, décrire les N α pour tout
α ∈ [1, +∞].
b) Montrer que N α e une norme sur E pour tout α ∈ [1, +∞].
c) Prouver que les N α sont équivalentes à la norme N ∞ .
On appelle produit des espaces ve oriels normés (Ei , Ni )i , l’espace ve oriel E = E1 × · · · × En
normé par l’une des normes N α précédemment définies. Quelles sont les normes N α lorsque
(Ei , Ni ) = (K, |.|) pour tout i?
Exercice .— Soit (E, N ) un K-e.v.n et F un K.e.v. Supposons que E et F soient isomorphes et
considérons ϕ : E −→ F un isomorphisme. Pour tout x ∈ F, on pose:
||x|| = N (ϕ −1 (x))
∀x ∈ E1 , N2 (ϕ(x)) = N1 (x)
Exercice .— Donner un exemple de suite numérique qui ne converge pas mais qui possède une
unique valeur d’adhérence.
Exercice .— Soit (un )n une suite numérique bornée et (an )n une suite de valeurs d’adhérence
de la suite (un )n . Montrer que si la suite (an )n converge vers un réel a, alors a e aussi valeur
d’adhérence de la suite (un )n .
Exercice .— ) Soit (un )n une suite numérique. Pour tout n ≥ 0, on pose
an = inf{uk / k ≥ n}
bn = inf{uk / k ≥ n}
a) Montrer que la suite (an )n e croissante et que la suite (bn )n e décroissante. En déduire que ces
deux suites convergent et que limn an ≤ limn bn . On appelle limite inférieure (resp. supérieure)
de la suite (un )n la limite limn an (resp. limn bn ) et on la note lim infn un (resp. lim supn un ).
b) Montrer que lim infn un et lim supn un sont des valeurs d’adhérence de la suite (un )n et que si α
désigne une valeur d’adhérence de la suite (un )n alors lim infn un ≤ α ≤ lim supn un .
c) Montrer que (un )n converge si et seulement si lim infn un = lim supn un .
) Déterminer lim infn un et lim supn un pour le suites (un )n définies par :
1
a) Pour tout n ≥ 0, un = (−1)n + n+1 .
(1 + (1 + (−1)p )/p)p
(
si n = 2p
b) Pour tout n ≥ 0, vn = .
(1 + 1/p)p si n = 2p + 1
Exercice .— On considère une suite (un )n dans un espace métrique telle que les sous-suites
(u2n )n , (u2n+1 )n et (u3n )n convergent. Montrer que (un )n converge.
Exercice .— Soit (un )n une suite numérique telle que limn un+1 −un = 0. Montrer que l’ensemble
des valeurs d’adhérence de la suite (un )n e un intervalle.
Exercice .— On considère une suite de réels positifs (xn )n vérifiant que, pour tout n, p ≥ 0, on a
Exercice .— On munit E = R[X] des normes données, pour P ∈ E, par les relations
Z 1
||P ||∞ = sup |P (t)| et ||P ||1 = |P (t)|dt
t∈[0,1] 0
(on vérifiera qu’il s’agit bien ici de normes sur E) et l’on considère la suite (X n )n .
a) Vérifier que la suite (X n )n e bornée pour ||.||∞ et converge vers 0 pour ||.||1 .
b) Les normes ||.||∞ et ||.||1 sont-elles équivalentes ?
c) Montrer que, bien que bornée, la suite (X n )n ne possède pas de valeur d’adhérence pour ||.||∞ .
Topologie
Exercice .— Reprendre les exemples d’espaces métriques précédemment rencontrés et décrire
les boules ouvertes et fermés de ces derniers.
Exercices .— / Toute boule ouverte e ouverte. Toute boule fermé et toute sphères e fermée.
/ Tout point e fermé. Donc toute partie finie e fermée.
/ Tout ouvert e une réunion de boules ouvertes.
/ On considère E = {z ∈ C/ |z| < 1/2} ∪ {i} ⊂ C et d(x, y) = |x − y|. Montrer que {z ∈ C/ |z| < 1/2} et
{i} sont des parties à la fois ouvertes et fermées.
/ Donner un exemple d’une interse ion d’ouverts qui n’e pas un ouvert et un exemple d’une
réunion de fermés qui n’e pas un fermé.
Exercice .— Montrer que dans un espace métrique E, pour tout x ∈ E et tout r > 0, on a
δ(B(x, r)) ≤ 2r. Donner un exemple où cette inégalité e ri e.
Exercice .— Donner l’exemple d’une boule ouverte dans un espace métrique dont l’adhérence
e différente de la boule fermée associée.
Exercice .— Soit A une partie d’un espace métrique E. Que décrit l’ensemble des x ∈ E tel que
d(x, A) = 0 ?
Exercice .— Soit A une partie d’un espace métrique E. Montrer que :
◦
a) CE A =CE A.
◦
b) CE A= CE A.
◦
◦ ◦
c) A = A.
◦
◦ ◦
d) A=A.
e) Trouver un exemple de partie X ⊂ R (ici R e normé par |.|) telle que les sept ensembles
◦
◦ ◦ ◦ ◦ ◦
X, X, X, X, X, X, X soient di in s deux à deux.
f) Fr(A) = A ∩ CE A.
◦
g) Ext = CE A =CE A.
◦
h) Ext(A)= Ext(A).
A∩B = A∩B = ∅
Exercice .— Soit A une partie d’un espace métrique E. On dit qu’un point x ∈ A e isolé (de
A) s’il exi e un voisinage V de x tel que V ∩ A = {x}. On dit qu’un point x ∈ E e un point
d’accumulation de A si pour tout voisinage V de x, V ∩ A contient au moins deux points.
a) Montrer que si x e un point d’accumulation de A alors pour tout voisinage V de x, V ∩ A e
un ensemble infini.
b) Montrer que A e égal à la réunion des points d’accumulations de A et des points isolés de A.
c) Soit (un )n une suite numérique. On note U = {un , n ∈ N}, A l’ensemble des valeurs d’adhérence
0 0
de (un )n , U l’ensemble des points d’accumulations de U . Montrer que U ⊂ A ⊂ U et donner un
exemple de suite pour lequel les inclusions sont ri es.
Exercice .— Une partie A ⊂ R e dite dense pour l’ordre si pour tout x < y dans R il exi e
z ∈ A tel que x < z < y.
a) Montrer que A e dense dans R si et seulement si A e dense pour l’ordre.
b) En déduire que les parties Q, R − Q et D sont denses dans R.
Exercice .— On considère sur un ensemble non vide X la di ance discrète. Quelles sont les
parties ouvertes de X ? fermées ? Quelle e l’adhérence d’un sous-ensemble A de X ? l’intérieur?
Quels sont les voisinages d’un point de X ?
d(x, y) = 0 si x = y
= |x| + |y| sinon
Exercice .— Soient (E, d) un espace métrique et x , y deux éléments de E. Montrer qu’il exi e
deux réels εx > 0 et εy > 0 tel que B(x, εx ) ∩ B(y, εy ) = ∅.
Exercice .— On dit qu’un nombre réel x e décimal si il exi e un entier a ∈ Z et un entier
a
n ≥ 0 tel que x = n . On note D l’ensemble des nombres décimaux.
10
a) Montrer que D ⊂ Q mais que l’inclusion réciproque n’e pas vraie.
b) On se donne deux réels x < y et l’on note ε = y − x > 0. Montrer qu’il exi e un entier n tel que
10−n < ε.
a
c) Expliciter en fon ion de x, y et n, un entier a tel que x < n < y.
10
d) En déduire que D e dense dans R.
d: Z∗ × Z∗ −→ R
1 1
(n, m) 7−→ −
n m
1 1 1
n ∈ B(a, ε) ⇐⇒ −ε < < +ε
a n a
Exercice .— .— Soit a un entier non nul. Montrer qu’il exi e un unique entier m ≥ 1 tel que
10m−1 divise a et 10m ne divise pas a.
.— Pour x, y ∈ Z, on pose d(x, y) = 0 si x = y et d(x, y) = 1/m où m ≥ 1 e l’unique entier tel que
10m−1 divise x − y et 10m ne divise pas x − y.
.a.— Montrer que d e une di ance sur Z.
1
.b.— Montrer que, pour tout p ∈ N − {0} et tous x, y ∈ Z, d(x, y) < ⇐⇒ 10p |(x − y).
p
n
X
.c.— En déduire que si, pour tout n ≥ 0, on pose xn = k.k!, alors la suite (xn )n converge vers
k=0
−1 dans l’espace métrique (Z, d).
(Ind. On pourra commencer par démontrer que xn + 1 = (n + 1)! pour tout n.)
.d.— Prouver que la suite (10n )n converge vers 0 et que la suite (2n )n diverge dans (Z, d).
Exercice .— On considère ici l’ensemble R des nombres réels muni de sa di ance naturelle
d(x, y) = |x − y|. On note P l’ensemble des nombres premiers.
.— Pour un réel x > 0 donné, on note π(x) le nombre de nombres premiers compris entre 1 et x.
x
On admet le résultat (profond) suivant : π(x) ' .
x→+∞ log x
.a.— Soit λ > µ > 0 deux réels, montrer que lim π(λx) − π(µx) = +∞.
x→+∞
.b.— En déduire que si a > 0 e réel, alors pour tout ε > 0, il exi e un entier k0 tel que pour tout
p
k ≥ k0 il exi e p ∈ P tel que a − ε ≤ ≤ a + ε.
k
[P ] p
.— Pour une partie A ⊂ N − {0}, on note = / p∈P, a∈A .
[A] a
[P ]
.a.— Déduire du .b que si A e infini alors la partie [A]
e dense dans R+ .
.b.— Montrer finalement que l’ensemble con itué des rapports de 2 nombres premiers e dense
dans R+
Exercice .— On considère P le plan affine et euclidien et sur P la di ance euclidienne d2 qui,
on le rappelle, e définie pour deux points M(x, y) et N (a, b) par
q
d2 (M, N ) = (x − a)2 + (y − b)2
Espaces compacts
Exercice .— / Soient X un espace métrique et A, B deux parties compa es de X. Montrer que
A ∪ B et A ∩ B sont compa es.
/ Soient E un espace ve oriel normé et A, B deux parties non vides de E. On note A + B =
{a + b/ a ∈ A, b ∈ B}.
a) Montrer que si A et B sont compa es alors A + B l’e aussi.
Exercice .— Soit (E, d) un espace métrique et (un )n une suite d’éléments de E. On note U =
{un / n ∈ N}.
a) On considère un élément l ∈ E − U . Montrer que l ∈ U si et seulement si l e une valeur
d’adhérence de la suite (un )n .
b) En déduire que U = U ∪ V A ((un )n ) où V A ((un )n ) désigne l’ensemble des valeurs d’adhérence
de la suite (un )n .
c) Donner un exemple explicite de suite (un )n telle que U ∩ V A ((un )n ) , ∅.
d) On suppose maintenant que la suite (un )n converge vers un élément l ∈ E. Montrer que
l’ensemble {un / n ∈ N} ∪ {l} e un fermé de E.
e) En déduire que, si E = Rp , alors l’ensemble {un / n ∈ N} ∪ {l} e compa .
Exercice .— On considère l’ensemble X = C 0 ([0, 1], R) des applications continues de [0, 1] dans
R et l’on considère l’application d définie, pour f , g ∈ X, par
Z1
d(f , g) = |f (x) − g(x)|dx
0
Espaces complets
Exercice .— Soient X un espace métrique et A, B deux parties complètes de X. Montrer que
A ∪ B et A ∩ B sont complètes.
0
Exercice .— / Soient d et d deux di ances équivalentes sur un ensemble E. Montrer que
0
(E, d) e complet si et seulement si (E, d ) l’e aussi.
0 0
/ Soit ϕ : (E, d) −→ (F, d ) une isométrie. Montrer que (E, d) e complet si et seulement si (F, d )
l’e aussi.
Exercice .— On considère E = C 0 ([0, 1], R) l’ensemble des applications continues de [0, 1] dans
R. Pour tout f ∈ E, on pose
Z1
N (f ) = |f (t)|dt
0
Exercice .— Soit E l’espace ve oriel des fon ions continues de [−1, 1] à valeurs dans R. Pour
f ∈ E, on pose
Z1
N (f ) = |f (t)|dt
−1
−1 si − 1 ≤ t ≤ − n1
1
fn (t) = si − n1 ≤ t ≤ n1
n1 si 1 ≤ t ≤ 1
n
c) On suppose qu’il exi e une fon ion f ∈ E telle que (fn ) converge vers f dans (E, N ). Montrer
que pour tout 0 < α < 1, on a
Z −α Z1
lim |fn (t) − f (t)|dt = 0 et lim |fn (t) − f (t)|dt = 0
n→+∞ −1 n→+∞ α
et Z −α Z 1
lim |fn (t) + 1|dt = 0 et lim |fn (t) − 1|dt = 0
n→+∞ −1 n→+∞ α
d) En déduire que (
−1 si − 1 ≤ t < 0
f (t) =
1 si 0 < t ≤ 1
Exercice .— On considère l’ensemble E = N∗ des entiers naturels non nul et l’application d
définie, pour p, q ∈ N∗ , par
d(p, q) = 0 si p = q
= 1 + p1 + 1q si p , q
/ Montrer d e une di ance sur E.
.a/ Pour a ∈ N∗ ,
décrire la boule ouverte B(a, ε) en fon ion du réel ε > 0. En particulier, montrer
qu’il exi e un réel ε0 (a) > 0 maximal pour la propriété suivante : pour tout ε ≤ ε0 (a), B(a, ε) = {a}.
.b/ Déduire de ce qui précède qu’une suite de Cauchy d’éléments de E e nécessairement con-
ante à partir d’un certain rang. En déduire que E e complet.
/ On considère l’application f : E −→ E, définie pour p ∈ E par f (p) = p + 1.
.a/ Montrer que f ne possède pas de point fixe.
.b/ Montrer que, pour tout p, q ∈ E, d(f (p), f (q)) < d(p, q).
.c/ Les propriétés .b/, .a/ et .b/ ne sont-elles pas en contradi ion avec un célèbre théorème ?
Continuité
Exercice .— Soient X et Y deux espaces métriques et f : X −→ Y une application. Montrer que
les propositions suivantes
i) f e continue,
ii) ∀A ⊂ X, f (A) ⊂ f (A),
iii) ∀B ⊂ Y , f −1 (B) ⊂ f −1 (B),
◦ ◦
iv) ∀B ⊂ Y , f −1 B ⊂f −1 (B),
sont équivalentes.
Exercice .— Soient X un ensemble et d0 la di ance discrête sur X. Montrer que toute applica-
tion f : X −→ Y , où Y désigne un espace métrique quelconque, e continue.
Exercice .— On dit d’un espace métrique (E, d) qu’il vérifie la propriété (AP F) si :
Exercice .— / Soit E = Rn , muni de la norme ||.||∞ . Montrer que, pour M = (mij )i,j ∈ Mn (R),
on a :
X n
|||M||| = sup |mij |
1≤i≤n
j=1
/ Soit maintenant E = Rn , muni de la norme ||.||1 . Montrer que, pour M = (mij )i,j ∈ Mn (R), on a :
n
X
|||M||| = sup |mij |
1≤j≤n i=1
/ On souhaite montrer que si ||.|| e une norme sur Lc (E) alors il n’e pas automatique que
! Considérons, à cet effet, E = R . On a alors L (E) = M2 (R). Pour toute matrice
||vu|| ≤ ||u||.||v||. 2
a b
A= posons ||A|| = sup(|a|, |b|, |c|, |d|).
c d
a) Montrer que ||.|| e bien une norme.
!
2 1
b) Calculer ||A|| et ||A2 || pour A = et conclure.
2 1
Calculer |||A||| en fon ion de a où |||.||| désigne la norme triple associée à ||.||∞ .
0
Exercice .— Soit E = R[X] et ||P || = sup |P (t)|. Montrer que l’endomorphisme u : P 7−→ P n’e
x∈[0,1]
pas continue.
(Ind. On pourra considérer la suite (X n /n)n .)
Exercice .— Soient (E, d) un espace métrique et A ⊂ E. Montrer que l’application x 7−→ d(x, A)
e uniformément continue.
Exercice .— On considère (E, N ) un espace ve oriel normé. Montrer que N : E −→ R e une
application continue.
0 0 0
Exercice .— Soient (E, d) et (E , d ) deux espaces métriques et f : E −→ E une application
continue.
a) Montrer que si K e une partie compa e de E, alors f (K) l’e aussi.
b) On considère f : R −→ R définie par f (x) = cos x. Expliciter f −1 ([−1, 1]).
0 0 0
c) Montrer que si K e une partie compa e de E alors f −1 (K ) n’e pas forcément compa e.
Exercice .— Soient A et B deux parties fermées, non vides, et disjointes d’un espace métrique
X.
/ Montrer que d(x, A) + d(x, B) > 0 pour tout x ∈ X
/ Pour x ∈ X, on pose
d(x, A)
f (x) =
d(x, A) + d(x, B)
a) Montrer que l’application f e continue.
b) Donner la valeur f (x) lorsque x ∈ A (resp. x ∈ B).
/ En déduire qu’il exi e deux ouverts U , V de X tels que A ⊂ U , B ⊂ V et U ∩ V = ∅.