V
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
UNIVERSITE CATHOLIQUE DU CONGO
FACULTE DES
COMMUNICATIONS SOCIALES
QUELQUES RECENTES INFORMATIONS SUR
LA VIE DE PATRICE EMERY LUMIMBA, SA
VIE ET SON PARCOURS
Dans le cadre de notre cours de carrefour d’actualité
Les noms sur
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Prof : TEBANGASA
Dieudonné
Promotion : L1 LMD
ANNEE ACADEMIQUE 2024 - 2025
TRAVAUX FAITS PAR :
MUNTAZINI
MUPATI Cédric
PHAMBU MBADU Merline
MUJINGA MWADI Ellevit
ENGBONGBO PEKOPE Claudia
OKITO AMATE Jevic
WEMA BAFOKA Amadia
BITSHILUALUA MULUMBA Ruth
MUNGONGO Tegra
Le portrait de Patrice Emery Lumumba, premier Premier Ministre du Congo
indépendant (1925-1961).
AVANT-PROPOS
Patrice Emery Lumumba est un personnage formidable
et merveilleux, qui a marqué de sa belle empreinte toute
l’histoire de tout le Congo et voire de l’Afrique.
Jeune intelligent, perspicace, panafricain, brave,
ambitieux, leader et tenace, Lumumba incarne la vie de
celui qui, en dépit de son âge juvénile, a su porter sur
son dos le destin de tout un peuple. Etant une pièce clé
dans la lutte pour l’indépendance, Lumumba a su
batailler au prix de son sang pour libérer le Congo qui,
depuis l’ère léopoldienne, subit les atrocités du
colonisateur Belge. Lumumba est un exemple pour tant
de jeunes au Congo désireux d’entreprendre une
carrière politique, et qui puissent être capable de
dénoncer l’hégémonie des puissances européennes en
Afrique depuis plusieurs années.
Nos recherches sur ce personnage se sont axées autour
de deux pôles importants : une première section qui
parle de manière détaillée de sa vie en général : son
enfance, sa scolarité, ses débuts dans le monde
politique, sa contribution dans le combat pour
l’acquisition de l’indépendance, sa vie de Premier
Ministre, son arrestation et les circonstances de sa mort
en janvier 1959 ; la seconde section sera basée sur
quelques récentes informations qui ont fait la toile sur
les médias il y a deux ans.
PREMIRE SECTION : LA VIE DE PATRICE EMERY LUMUMBA
1. Son enfance et ses études
De son vrai nom, Esaïe Okit’Asombo, Patrice Emery
Lumumba naquît le 2 juillet 1925 à Onalua, un petit
village du territoire de Kataka kokombe, dans l’acruelle
province du Sankuru. Son père François Tolenga et sa
mère Julienne Amatu ont, de leur union, construit une
fratrie de quatre garçons, dont Lumumba est le
deuxième. Ses frères se nomment Charles Lokolonga,
Emile Kalema et Louis Onema. Après le divorce de ses
parents, son père eut un autre enfant, Jean Tolenga, issu
d’une autre union.
Lumumba apparteanait au peuple Telela, qui tient son
origine de la grande famille des Anamongo, venus du
Cameroun en direction du Congo, et dont certains
groupements se sont dispersés au Nord du pays,
notamment à l’Equateur et dans la province Orientale,
ainsi que dans le Maniema et le Sankuru, cette dernière
catégorie à laquelle appartenait Lumumba.
Lumumba commence ses études entre l’âge de treize et
quatorze ans, inscrit dans une école sous la gestion des
missionnaires méthodistes protestants venus de Suède,
en deuxième primaire parce que comme son père qui
avait appris à lire et à écrire auprès des belges chez qui
il travaillait, il montrait assez d’aisances dans les
exercices de la lecture et de l écriture. En 1942, alors
qu’il est en cinquième primaire, Lumumba est chassé de
l’école au premier semestre de l’année pour indiscipline,
accusé en l’occurrence d’avoir violé les consignes selon
lesquelles il était prohibé d’être en contact avec le
monde féminin, de consommer de l’alcool et de
s’adonner à la pratique de la danse. Le jeune Lumumba
retourne donc à son village natal où il y reste, chômant
pendant un moment, avant que le destin ne lui fasse un
petit clin d’œil : un jour, un prêtre, étant de passage à
Onalua, découvre le jeune Lumumba et décide d’user de
sa bienveillance en l’emmenant à la mission de Tshumbe
où il s’inscrit en 5e primaire. De là, le jeune Lumumba
décide de changer son identité de EsaÏe Okit’Asombo
pour revêtir celui que nous connaissons tous : Patrice
Lumumba. Les raisons de cette étrange mutation sont
jusque-là ignorées. L’on estimerait qu’il aurait été
inspiré d’un surnom que lui aurait jadis donné sa mère.
En août de 1943, il sollicite l’autorisation de ses tuteurs
pour se rendre au Maniema, afin d’y récupérer des
vêtements pour sa première communion. Mais il ne
reviendra plus, arrêtant donc sa scolarité en cinquième
primaire à l’âge de dix-huit ans.
A Kindu, il devient Commis-Pointeur à la compagnie de
chemin de fer. Il se rend ensuite à Kisangani en 1944, où
un épisode important de sa vie va débuter, avec pour
seules armes sa perspicacité, son intelligence, son
opiniâtreté et sa bravoure.
2. Sa contribution dans la lutte pour l’indépendance
Patrice Emery Lumumba, ce jeune brave, a joué un rôle
clé pour l’acquisition par le Congo de l’indépendance en
1960. Nous ne détaillerons pas en profondeur ces débuts
en politique, mais nous parlerons exclusivement de
quelques faits marquants, qui ont laissé une empreinte
dans l’histoire de l’indépendance du pays pour lequel il
a milité comme un vaillant soldat, jusqu’au sacrifice
suprême et ultime.
Lumumba eut la chance de lier quelques contacts avec
quelques personnalités Belges importants, ce qui lui
valut une certaine notoriété dans le réseau de la
métropole. Du 5 au 13 décembre 1958, il y eut une
conférence panafricaine à Accra sous la direction
de Nkwame Nkruma, Président du Ghana qui acquit son
indépendance une année avant. Contrairement à Kasa-
Vubu, Lumumba y prend part et rencontre de grands et
illustres leaders africains venus de différents coins du
contient. Ces merveilleuses rencontres ont changé les
idéaux de Lumumba au point de stimuler ses ambitions
politiques pour le Congo.
De retour au Congo, Lumumba va tenir un meeting
populaire le 28 décembre 1958, coïncidant avec la sortie
officielle du mouvement national congolais (MNC en
sigle), dont il devient ipso facto Président. Pendant ledit
meeting, il déclare : « l’indépendance est un droit
fondamental, naturel et sacré », réclamant ainsi
l’indépendance inconditionnelle du Congo. Ce meeting
populaire conquit une grande notoriété au point que les
partisans de l’ABAKO tenu par Kasa-Vubu voulut réagir
eux également par un autre meeting organisé sur le
même lieu où s’était déroulé celui du Président du MNC.
Le meeting de l’ABACO par contre n’eut aucune
autorisation de l’autorité de la ville, en dépit de
l’entêtement du peuple, militaires particulièrement, qui
ne voulurent partir. Par conséquent, une émeute fut se
déclencha, provoquant ainsi des lourds et véhéments
affrontements entre la police Belge et les congolais. Le
bilan fut catastrophique, entraînant donc des décès
énormes. Cet événement si tragique eut lieu le 4 janvier
1959, suscitant plusieurs réactions notamment celui du
Roi Baudoin qui, par une déclaration officielle, affirma
que la Belgique s’engagerait avec diligence et sagesse
pour que le Congo acquiert son indépendance tant
convoitée.
En début de 1960, Lumumba participe à la table ronde
de Bruxelles à l’issue de laquelle la date du 30 juin de la
même année était retenue comme le jour de la
proclamation de l’indépendance officielle du Congo.
C’est en juin quelques jours avant ladite indépendance
que certaines résolutions furent prises, selon lesquelles
résolutions entre autres le Kasa-Vubu serait le Chef du
nouvel Etat, et Lumumba le Premier Ministre.
3. Sa diatribe fortuite du 30 juin, à la base de bien des
polémiques
Le 30 juin 1960, tous les regards du monde, mais surtout
de tous les congolais en particulier sont tournés vers le
palais de la nation à Léopoldville. La Belgique
proclamera enfin le Congo comme Etat indépendant.
Beaucoup de personnalités de renom sont au rendez-
vous, entre autres le Souverain Belge, le Roi Baudouin le
représentant de du Secrétaire Général des Nations
unies.
Cependant, avant la fin de la cérémonie, un fait
inattendu va peut-être pour les uns (les Belges), va
gâcher l’ambiance de ce jour si solennel et dignement
mémorable, et pour les autres (les congolais), être la
cérise sur le gateau. Quel est donc ce fait qui va
bouleverser le protocole de la cérémonie ? Lumumba,
alors que la séance était sur le point d’être levée, va
user de son audace sans frontière pour prendre la Parole
et prononcer qu’il préparait pendant que le Roi Baudoin
et le Président Kasa-Vubu prononçaient les leurs.
Dans son adresse, Lumumba rend hommage à la
persévérance de tous ces congolais qui se sont battus
jusqu’au bout pour voir enfin ce jour merveilleux arriver.
Mais aussi, Lumumba profite de cette occasion où le
monde est curieux de l’entendre pour rappeler et
dénoncer tous les traitements racistes, barbares et
inhumains subis par les congolais pendant toute la
période coloniale. Cette allocution que les Belges auront
du mal à digérer va être l’élément déclencheur d’une
série d’hostilités et de différends sporadiques qui vont
aboutir à l’assassinat du Héros national dans les mois
qui vont suivre.
4. Lumumba, Premier Ministre
Lumumba devient alors le tout Premier chef du
gouvernement du Congo.
Cependant, les événements qui vont s’enchaîner juste
après vont entraîner nouvel Etat dans une situation qui
était de mal en pis : d’abord, les multiples mutineries
des soldats de la Force Publique, la sécession du
Katanga et celle du Sud-Kasaï.
Une fois la sécession du Katanga déclenchée le 11 juillet
1960 par Moïse Tshombe, Lumumba et Kasa-Vubu
décident de commun accord d’atterrir à Lubulbashi afin
de trouver un remède efficace et prompt à cet immense
problème, cela après avoir obtenu gain de cause sur la
situation de Kalonji dans le Sud-Kasaï. Ils arrivent à
Lubumbashi le 12 juillet, mais l’avion qui les escorte est
interdit d’atterrir par un certain commandant Belge. Les
deux leaders congolais concluent donc que les Belges
ont s’ont à l’origine de cette sécession que mène Moïse
Tshombe. Par conséquent, ils prennent des mesures
draconiennes en envoyant un télégramme aux Nations
unies pour solliciter une aide militaire. Les forces
onusiennes organisent une mission au Congo
(Organisation des Nations unies au Congo ou ONUC), afin
d’intervenir contre les troupes Belges. Toujours est-il
que Lumumba est déçu du fait que les Nations unies
n’aient pas dénoncé la sécession que soutiennent les
Belges dans le Katanga. Il prend alors la décision
d’envoyer un télégramme au Président de l’URSS qui
finit par réagir avec forte diligence par l’envoi de
plusieurs avions et véhicules pour soldats qui atterrirent
à l’aéroport de Ndjili. Cette décision ne plut en aucun
cas aux occidentaux (la France, les Etats-Unis et la
Belgique) qui, par ricochet, le soupçonnèrent d’avoir
d’être communiste et de faciliter des liens entre le
Congo et le bloc soviétique. Pour les Américains,
Lumumba venait, sans le savoir, de signer son arrêt de
mort. Dès lors, les hostilités entre Occidentaux et
Lumumba prirent un accent aigu jusqu’à sa mort. C’est
en raison de cela que sous la pression de ces puissances
que Kasa-Vubu annonce le 5 septembre 1960 à la radio
nationale que Lumumba a été démis de ses fonctions de
Premier Ministre. Pour semer la confusion chez le
Peuple, Lumumba annonce à son tour à la même radio
qu’il limogeait son Président Joseph Kasa-Vubu.
Quelques jours plus tard, sur ordre de ce dernier, il est
arrêté pour être enfin relaché quelques heures après par
son fidèle compagnon Victor Lundula qui, lui également,
sera déchu de ses fonctions de Général de l’armée, pour
être remplacé par Joseph Mobutu. C’est à la suite du
discours de Kasa-Vubu àl’Assemblée Générale des
Nations Unies que les Etats-Unis reconnurent
officiellement que Lumumba n’assumait plus de
fonctions politiques au Congo.
Eu égard à tous ces événements, les proches du Premier
Ministre déchu estiment qu’il serait désormais en
danger, lui dont la résidence était surveillé. Il lui est
conseillé s’enfuir pour Kisangani pour y rejoindre
Antoine Gizenga. Lumumba profite donc d’une pluie la
nuit du 27 au 28 novembre, lui est parvenu à s’échapper
en étant caché dans le coffre arrière de son véhicule. Il
va ensuite en ville récupérer sa femme Paulin =e et son
fils Roland. Il arrive à Kenge le 28 avril puis à Masi-
Manimba. Le lendemain, il foule les pieds à Bulungu où il
profite pour tenir un meeting populaire.
Subséquemment, Kinshasa est informé de sa présence
dans le Bandundu. Ainsi, une troupe de militaires de
Mobutu est lancée à sa poursuite. La nuit du 30
novembre, il arrive à Ilebo pour accoster le lendemain à
Mweka où il tient encore un meeting populaire. De là, il
se dirige vers Lodi, sur la rive droite de la rivière
Sankuru, qu’il atteint à 23h. A 1h, c’est-à-dire le 2
décembre, il récupère sa femme et son fils pour la
traversée de la rivière. Hélas ! Les militaires de l’armée
lancés à leur poursuite ont pu les atteindre. Ils arrêtent
donc tout le monde. Lumumba est ramené à Mweka, puis
à Léopoldville pour enfin être incarcéré dans un camp
des militaires à Thysville (Mbanza-Ngungu).
5. Les circonstances de sa mort
Après son arrestation à Lodi, Lumumba vivait d'ores de déjà ses dernières
semaines. il fut détesté par les Belges entre autres pour les raisons suivantes :
-Les Belges considéraient qu'il avait commis un crime de lèse-majesté à cause
de son discours inattendu le 30 juin, lors de la proclamation de l'indépendance.,
où comme on l'a dit un peu plus en avant, a dénoncé les traitements racistes,
barbares et inhumains subis par les congolais pendant toute l'ère coloniale.
- Il n'écoutait pas les conseils des autorités Belges.
- Il rompit les relations diplomatiques entre le Congo et la Belgique, de suite du
déploiement des militaires Belges sur le territoire congolais sans avoir le feu-
vert des autorités de Léopoldville.
- Les américains lui reprochaient ses liens avec avec les régimes communistes,
notamment l'URSS, au point de faire ne basculer le Congo dans le bloc
soviétique. Notons que pour trouver un moyen de cesse la sécession du Katanga
menée par Moïse Tshombe, Lumumba sollicita l'aide du Président Russe par un
télégramme.
Alors que Lumumba est prison, Antoine Gizenga opte pour la voie de la
violence afin de libérer son compagnon. Il entreprend plusieurs assauts
militaires. Kasa-Vubu par contre choisit la voie noble de la réconciliation. Les
Américains, quant à eux estiment qu'il serait mieux que Lumumba soit éliminée.
Thomas Kanza, un jeune diplomate du pays, va se rendre aux Etats-Unis, où un
nouveau Président vient de remporter les élections à la maison blanche : John
Kennedy. Le jeune Thomas Kanza, âgé alors de vingt-sept ans, opte pour aller
négocier avec le Président Américain, plaidant ainsi en faveur de Lumumba
détenu jusque-là en prison. Kennedy accepte cette demande du diplomate et
promet de s'y impliquer personnellement après son investiture comme Président
des Etats-Unis qui était alors prévue le 20 janvier 1961. Pour faire face à tout
obstacle à son projet mafieux et barbare, la CIA, étant au courant que le John
Kennedy avait donné sa parole pour agir en faveur de la cause de Lumumba,
informe les autorités de Léopoldville pour enfin appuyer sur la détente et en finir
avec le dossier : Lumumba devait mourir avant le jour prévu pour l'investiture
du nouveau Président des Etats-Unis. C'est ainsi que conduit à Shilatembo (une
localité située à 50 km de Lubumbashi, dans le Katanga) Lumumba fut
horriblement massacré après avoir subi les coups de véhémentes tortures, aux
côtés de deux de ses compagnons. Son corps a par la suite été dissout dans
l'acide, pour être sûr que toutes les traces de sa dépouille sont effacées. Ce fut un
certain 17 janvier 1959. Un héros, un brave homme venait de mourir, entre les
mains de ses sadiques bourreaux. Chaque année, en cette date même, le Congo
en particulier et l'Afrique en général s'arrêtent pendant un instant et tourne leurs
regards vers la localité de Shilatembo dans le Katanga, où Lumumba vécut ses
tout derniers moments, où il laissa couler son sang qui libère tout un peuple, où
ses cris en réponse aux douleurs des coups lui infligés par ses bourreaux
représentaient les cris de tous les congolais qui ne cessent de résonner depuis
l'ère léopoldienne, jusqu'à nos jours. Pour avoir dénoncer l'injustice et dit la
vérité, Lumumba a été soumis à une mort atroce. Mais en effet, c'est pour la
libération de tout le peuple congolais.
Effectivement, cet homme était un personnage ayant incarné le panafricanisme
dans son intégrité et avec beaucoup de fiertés. Certaines histoires ne se
terminent pas parfois pas bien et celles de Lumumba, Mgr Christophe
Munzihirwa, Laurent Désiré Kabila en sont des illustrations parfaites.
Cependant, du sang qu'ils ont laissé couler, est née notre libération.
Par ailleurs, c’est pour honorer sa mémoire, vulgariser ce qu’ont été sa vie et sa
lutte acharnée dans la lutte pour l’indépendance et pour illustrer son sens « levé
du patriotisme que Joseph Désiré Mobutu, avec qui il a également travaillé et
qui devint Président, à la suite d’un coup d’Etat, Président de la République
qu’il renomme « Zaïre » et sur laquelle il régna pendant deux ans de gloire avant
d’être lui-même aussi déchu par un coup d’Etat par Laurent Désiré Kabila qui
par conséquent lui succéda, le proclama Héros National le 1e juillet 1966. Il sera
plus tard rejoint par Laurent Désiré Kabila, martyr lui-aussi, au rang de ceux qui
ont prouver leur sens du patriotisme jusqu’à accepter le sacrifice suprême et
ultime.
DEUXIEME SECTION : QUELQUES RECENTES INFORMATIONS
SUR PATRICE EMERY LUMUMBA
I. Première information
Le 20 juin 2022, la Belgique a enfin restitué la dent de Lumumba à la
République démocratique du Congo. Elle était alors l’unique relique
de sa dépouille, son corps ayant été dissout après son massacre. La
dent était détenue par un policier puis reprise par la justice Belge en
2016. Elle est enfin de retour au pays soixante et un après la mort du
concerné. Elle a accueillie à l’aéroport internationale de Ndjili avant de
prendre à nouveau le vol pour Tshumbe, dans le province du Sankuru,
à partir duquel elle devait être escorté pour le village Onalua
(aujourd’hui baptisé Lumumbaville). Nous rappelons que Onalua est le
village natal de Lumumba. Des cérémonies traditionnelles y ont été
organisées en son honneur.
La dépouille à Onalua, son village natal.
Après son village natal, la dent est arrivée à Kisangani qui, comme on
l’a vu en parcourant son histoire, a joué un rôle essentiel dans le début
de la vie politique de Lumumba. C’est après que Kisangani que sa dent
a finalement foulé le sol katangais où elle a été dirigée vers la localité
de Shilatembo, lieu de supplice du héros ; où en présence de plusieurs
officiels ayant répondu présent, des cérémonies dans le cadre funéraire
ont eu lieu. La Katanga était donc la dernière étape de ce long périple à
travers le pays. La dent est enfin retournée à Kinshasa où elle devait
finalement être inhumée pour ad vitam aeternam. La cérémonie de
derniers hommages ont eu lieu en présence du Président de la
République qui, pour l’occasion, a prononcé un discours où il salue la
bravoure et le patriotisme du Héros national qui est allé jusqu’à verser
son nom pour la liberté de ses concitoyens. Ce discours du Chef de
l’Etat était donc la cerise sur le gâteau avant son son inhumation.
Aujourd’hui, le Peuple Congolais se réjouit que la dent de son héros ne
soit plus en terre d’exil et qu’elle repose enfin sur la térre du pays pour
lequel il a longtemps combattu. Un mausolée a été construit où il
repose. Sur fameux boulevard qui porte son nom.
II. Deuxième information
Le 20 juin 2022, Roland Lumumba, fils de Patrice Emery Lumumba, a
accordé une interview spéciale à France où il exprime sa joie du fait la
dent de Lumumba aie été restituée au Congo après de si longues
années d’exil en terre étrangères. Cela dit, il estime toujours nécessaire
que la lumière soit faite sur son assassinat en 1961, exigeant donc des
enquêtes sérieuses.
III. Troisième information
Le 28 octobre dernier, Jean-Jacques Lumumba, petit-neveu de Patrice
Emery Lumumba, va revenir au pays après des années d’exil en
Europe. Il se serait exilé pour avoir dévoilé des secrets contre le
régime de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila. Il
annonce, en outre, qu’il retourne au pays pour apporter son aide dans
la lutte contre la corruption contre laquelle le pays s’est engagé dans
une lutte acharnée.
Photo de Jean-Jacques Lumumba
ANNEXE :
DISCOURS DE LUMUMBA LE 3O JUIN 1960 LORS DE LA
PROCLAMATION DE L’INDEPENDANCE
A vous tous, mes amis qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande
de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement
gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la
signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs
fils et à leurs petits-fils l'histoire glorieuse de notre lutte pour la libertés. Car
cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd'hui dans l'entente
avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d'égal à égal, nul Congolais
digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c'est par la lutte qu'elle
a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte
dans laquelle nous n'avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos
souffrances, ni notre sang. C'est une lutte qui fut de larmes, de feu et de sang,
nous en sommes fiers jusqu'au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte
noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l'humiliant esclavage, qui
nous était imposé par la force.Ce que fut notre sort en 80 ans de régime
colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour
que nous puissions les chasser de notre mémoire.Nous avons connu le travail
harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à
notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d'élever nos enfants
comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que
nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Qui
oubliera qu'à un noir on disait « Tu », non certes comme à un ami, mais parce
que le « Vous » honorable était réservé aux seuls blancs ? Nous avons connu nos
terres spoliées au nom de textes prétendument légaux, qui ne faisaient que
reconnaître le droit du plus fort, nous avons connu que la loi n'était jamais la
même, selon qu'il s'agissait d'un blanc ou d'un noir, accommodante pour les uns,
cruelle et inhumaine Pour les autres. Nous avons connu les souffrances atroces
des relégués pour opinions politiques ou, croyances religieuses : exilés dans leur
propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort même. Nous avons connu
qu'il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des
paillotes croulantes pour les noirs : qu'un noir n'était admis ni dans les cinémas,
ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens, qu'un noir voyageait
à même la coque des péniches au pied du blanc dans sa cabine de luxe. Qui
oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où
furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient pas se soumettre à un régime
d'injustice ? Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert, mais
tout cela aussi, nous, que le vote de vos représentants élus a agréés pour diriger
notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre coeur de
l'oppression colonialiste, nous vous le disons, tout cela est désormais fini. La
République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les
mains de ses propres enfants (…) ». Je remercie le «Congrès pour la Liberté et la
Culture» et l'Université d'Ibadan pour l'aimable invitation qu'ils ont bien voulu
m'adresser pour assister à cette Conférence Internationale où l'on discute du sort
de notre chère Afrique. C'est une satisfaction pour moi de rencontrer ici
plusieurs Ministres Africains, des hommes de lettres, des syndicalistes, des
journalistes et des personnalités internationales, qui s'intéressent aux problèmes
de l'Afrique. Comment sortir de cette impasse ? Pour moi, il n'y a qu'une voie.
Cette voie, c'est le rassemblement de tous les Africains au sein des mouvements
populaires ou des partis unifiés.Toutes les tendances peuvent coexister au sein
de ces partis de regroupement national et chacun aura son mot à dire tant dans la
discussion des problèmes qui se posent au pays, qu'à la direction des affaires
publiques. Une véritable démocratie fonctionnera à l'intérieur de ces partis et
chacun aura la satisfaction d'exprimer librement ses opinions. Plus nous serons
unis, mieux nous résisterons à l'oppression, à la corruption et aux manœuvres de
division auxquelles se livrent les spécialistes de la politique du « diviser pour
régner». Ce souhait d'avoir dans nos jeunes pays des mouvements ou des partis
unifiés ne doit pas être interprété comme une tendance au monopole politique ou
à une certaine dictature. Nous sommes nous-mêmes contre le despotisme et la
dictature. Je veux attirer l'attention de tous qu'il est hautement sage de déjouer,
dès le début, les manœuvres possibles de ceux qui voudraient profiter de nos
rivalités politiques apparentes pour nous opposer les uns aux autres et retarder
ainsi notre libération du régime colonialiste. L'expérience démontre que dans
nos territoires africains, l'opposition que certains éléments créent au nom de la
démocratie, n'est pas souvent inspirée par le souci du bien général; la recherche
de la gloriole et des intérêts personnels en est le principal, si pas l'unique mobile.
Lorsque nous aurons acquis l'indépendance de nos pays et que nos institutions
démocratiques seront stabilisées, c'est à ce moment là seulement que pourrait se
justifier l'existence d'un régime politique pluraliste. L'existence d'une opposition
intelligente, dynamique et constructive est indispensable afin d'équilibrer la vie
politique et administrative du gouvernement au pouvoir. Mais ce moment ne
semble pas encore venu et ce serait desservir le pays que de diviser aujourd'hui
nos efforts. Tous nos compatriotes doivent savoir qu'ils ne serviront pas l'intérêt
général du pays dans des divisions ou en favorisant celles-ci, ni non plus dans la
balkanisation de nos pays en de petits états faibles. Une fois le territoire national
balkanisé, il serait difficile de réinstaurer l'unité nationale. Préconiser l'unité
africaine et détruire les bases mêmes de cette unité, n'est pas souhaiter l'unité
africaine. Dans la lutte que nous menons pacifiquement aujourd'hui pour la
conquête de notre indépendance, nous n'entendons pas chasser les Européens de
ce continent ni nous accaparer de leurs biens ou les brimer. Nous ne sommes pas
des pirates. Nous avons au contraire, le respect des personnes et le sens du bien
d'autrui. Notre seule détermination -et nous voudrions que l'on nous comprenne
-est d'extirper le colonialisme et l'impérialisme de l'Afrique. Nous avons
longtemps souffert et nous voulons respirer aujourd'hui l'air de la liberté. Le
Créateur nous a donné cette portion de la terre qu'est le continent africain; elle
nous appartient et nous en sommes les seuls maîtres. C'est notre droit de faire de
ce continent un continent de la justice, du droit et de la paix. L'Afrique toute
entière est irrésistiblement engagée dans une lutte sans merci contre le
colonialisme et l'impérialisme. Nous voulons dire adieu à ce régime
d'assujetissement et d'abâtardissement qui nous a fait tant de tort. Un peuple qui
en opprime un autre n'est pas un peuple civilisé et chrétien. L'Occident doit
libérer l' Afrique le plus rapidement possible. L'Occident doit faire aujourd'hui
son examen de conscience et reconnaître à chaque territoire colonisé son droit à
la liberté et à la dignité. Si les gouvernements colonisateurs comprennent à
temps nos aspirations, alors nous pactiserons avec eux, mais s'ils s'obstinent à
considérer l' Afrique comme leur possession, nous serons obligés de considérer
les colonisateurs comme ennemis de notre émancipation. Dans ces conditions,
nous leur retirerons avec regret notre amitié. Je me fais le devoir de remercier ici
publiquement tous les Européens qui n'ont ménagé aucun effort pour aider nos
populations à s'élever. L'humanité tout entière leur saura gré pour la magnifique
oeuvre d'humanisation et d'émancipation qu'ils sont en train de réaliser dans
certaines parties de l'Afrique. Nous ne voulons pas nous séparer de l'Occident,
car nous savons bien qu'aucun peuple au monde ne peut se suffire à lui même.
Nous sommes partisans de l'amitié entre les races, mais l'Occident doit répondre
à notre appel Les occidentaux doivent comprendre que l'amitié n'est pas possible
dans les rapports de sujétion et de subordination. Les troubles qui éclatent
actuellement dans certains territoires africains et qui éclateront encore ne
prendront fin que si les puissances administratives mettent fin au régime
colonial. C'est la seule voie possible vers une paix et une amitié réelles entre les
peuples africains et européens. Nous avons impérieusement besoin de l'apport
financier , technique et scientifique de l'Occident en vue du rapide
développement économique et de la stabilisation de nos sociétés. Mais les
capitaux dont nos pays ont besoin doivent s'investir sous forme d'entraide entre
les nations. Les gouvernements nationaux donneront toutes les garanties voulues
à ces capitaux étrangers. Les techniciens occidentaux auxquels nous faisons un
pressant appel viendront en Afrique non pour nous dominer mais bien pour
servir et aider nos pays. Les Européens doivent savoir et se pénétrer de cette
idée que le mouvement de libération que nous menons aujourd'hui à travers
toute l'Afrique, n'est pas dirigé contre eux, ni contre leurs biens, ni contre leur
personne, mais simplement et uniquement, contre le régime d'exploitation et
d'asservissement que nous ne voulons plus supporter. S'ils acceptent de mettre
immédiatement fin à ce régime instauré par leurs prédécesseurs, nous vivrons
avec eux en amis, en frères. Un double effort doit être fait pour hâter
l'industrialisation de nos régions et le développement économique du pays. Nous
adressons un appel aux pays amis afin qu'ils nous envoient beaucoup de capitaux
et de techniciens. Le sort des travailleurs noirs doit aussi être sensiblement
amélioré. Les salaires dont ils jouissent actuellement sont nettement insuffisants.
Le paupérisme dans lequel vivent les classes laborieuses est à la base de
beaucoup de conflits sociaux que l'on rencontre actuellement dans nos pays. A
ce sujet, les syndicats ont un grand rôle à jouer, rôle de défenseurs et
d'éducateurs. Il ne suffit pas seulement de revendiquer l'augmentation des
salaires, mais il est aussi d'un grand intérêt d'éduquer les travailleurs afin qu'ils
prennent conscience de leurs obligations professionnelles, civiques et sociales,
et qu'ils aient également une juste notion de leurs droits. Sur le plan culturel, les
nouveaux états africains doivent faire un sérieux effort pour développer la
culture africaine. Nous avons une culture propre, des valeurs morales et
artistiques inestimables, un code de savoir-vivre et des modes de vie propres.
Toutes ces beautés africaines doivent être développées et préservées avec
jalousie. Nous prendrons dans la civilisation occidentale ce qui est bon et beau et
rejetterons ce qui ne nous convient pas. Cet amalgame de civilisation africaine et
européenne donnera à l'Afrique une civilisation d'un type nouveau, une
civilisation authentique correspondant aux réalités africaines. Des efforts sont
aussi à faire pour la libération psychologique des populations. On constate chez
beaucoup d'intellectuels, un certain conformisme dont on connaît les origines.
Ce conformisme provient des pressions morales et des mesures de représailles
qu'on a souvent exercées sur les intellectuels noirs. Il suffisait de dire la vérité
pour que l'on fut vite taxé de révolutionnaire dangereux, xénophobe, meneur,
élément à surveiller, etc. Ces manœuvres d'intimidation et de corruption morale
doivent prendre fin. Il nous faut de la véritable littérature et une presse libre
dégageant l'opinion du peuple et non plus ces brochures de propagande et une
presse muselée. J'espère que le « Congrès pour la Liberté de la Culture nous
aidera dans ce sens. Nous tendons une main fraternelle à l'Occident. qu'il nous
donne aujourd'hui la preuve du principe de l'égalité et de l'amitié des races que
ses fils nous ont toujours enseigné sur les bancs de l'école, principe inscrit en
grands caractères dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Les
Africains doivent jouir, au même titre que tous les autres citoyens de la famille
humaine, des libertés fondamentales inscrites dans cette Déclaration et des droits
proclamés dans la Charte des Nations Unies. La période des monopoles des
races est révolue. La solidarité africaine doit se concrétiser aujourd'hui dans les
faits et dans les actes. Nous devons former un bloc pour prouver au monde notre
fraternité. Pour ce faire, je suggère que les gouvernements déjà indépendants
apportent toute leur aide et appui aux pays non encore autochtones. Pour
favoriser les échanges culturels et le rapprochement entre les pays d'expression
française et ceux d'expression anglaise, il faudrait rendre l'enseignement du
français et de l'anglais obligatoire dans toutes les écoles d'Afrique. La
connaissance de ces deux langues supprimera les difficultés de communication
auxquelles se heurtent les Africains d'expression anglaise et ceux d'expression
française lorsqu'ils se rencontrent.C'est là un facteur important
d'interpénétration. Les barrières territoriales doivent aussi être supprimées dans
le sens d'une libre circulation des Africains à l'intérieur des états africains. Des
bourses d'études seraient également à prévoir en faveur d'étudiants des territoires
dépendants. Je profite de l'occasion qui m'est offerte pour rendre publiquement
hommage au Dr Kwamé Nkrumah et à M. Sékou Touré d'avoir réussi à libérer
nos compatriotes du Ghana et de la Guinée. L'Afrique ne sera vraiment libre et
indépendante tant qu'une partie quelconque de ce continent restera sous la
domination étrangère. Je conclus mon intervention par ce vibrant appel :
Africains, levons-nous ! Africains, unissons-nous ! Africains, marchons main
dans la main avec ceux qui veulent nous aider pour faire de ce beau continent un
continent de la liberté et de la justice.
(Sources : « Textes et documents », no 123 ? Ministère des Affaires
Etrangères, Bruxelles)
EPILOGUE
Si l’on doit exprimer notre opinion, après avoir été plongé dans les méandres de
cette tragique et épique histoire de Lumumba, nous dirions que Lumumba a été
héroïque pour le Congo en travaillant durement pour sa libération. Le Congo
avait bel et besoin de cette libération par l’acquisition de l’indépendance puisque
nous connaissons tous les atrocités dont ont été victimes nos bienveillants
ancêtres depuis l’occupation du Congo par Léopold II. Nous nous gardons
d’évoquer davantage la litanie de ces traitements inhumains dont les Belges ont
été les auteurs.
Cependant, Lumumba, ses partisans et les congolais en général ont peut-être
voulu hâter cette indépendance acquise en 1960. En effet, l’instruction que
fournissaient les colons aux colonisés n’était pas suffisants pour garantir des
hommes à même de diriger un Etat. Cela explique en fait le chaos auquel le pays
s’est plongé quelques jours seulement après l’indépendance. Ce phénomène
serait-elle l’origine lointaine de l’état chétif dans lequel notre pays est tenu
prisonnier aujourd’hui, soixante-trois ans après l’indépendance ? Cette question
soulève jusque-là bien des débats. ET enfin, le Peuple congolais, aujourd’hui en
proie à plusieurs problèmes majeurs, devraient recourir de temps à autres à
l’histoire pour connaître d’où l’on vient, où l’on est aujourd’hui et enfin vers où
dirigeons-nous notre destin commun et notre héritage qu’est la terre nous léguée
par nos ancêtres : le Congo.
BIBLIOGRAHIE
1. NDAWYEL è NZIEM Isidore : « Histoire générale du Congo ». Duculot
1998
2. LUHAKA LUSENDJOLA Thomas : « page facebook »
3. « Wikipédia »
4. « Journal de France 24 du 22 juin 2022 »
5. « Journal de la Radio France internationale du 28 octobre 2024 »
6. LUBAMBU TSHISUNGU Edouard : « Introduction à l’histoire politique
du Congo », God’s hope collection 2013