Chapitre 1 Systèmes de numération et Codage de l’information
Chapitre 1
Systèmes de numération
et Codage de l’information
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Chapitre 1 Systèmes de numération et Codage de l’information
1. Représentation d'un nombre par les codes pondérés
L’ordinateur traite des informations qui sont constituées de symboles, Ces symboles sont exprimés
sous forme de chiffres (0,...,9), de lettres (A,...,Z) et de caractères spéciaux (+,-,*,...).
Du fait de sa structure électronique, l’ordinateur peut coder facilement deux valeurs différentes par
une tension électrique : une valeur pour une tension haute et une autre valeur pour une tension basse.
De ce fait l’ordinateur ne peut utiliser que deux valeurs 0 et 1. Cette unité d’information qui peut
valoir 0 ou 1 est appelée "bit (Binary digit)".
Fig 1.1 : Codage de l’information
Alors, un symbole est représenté par un ensemble de bits. Le codage d’une information par
l’ordinateur consiste à lui donner une représentation en binaire (une suite de bits). Plusieurs code ont
été conçus pour réalisé cette opération de codage.
Définition 1
Soit Q un nombre exprimé dans une base b. Le nombre Q sera présenté comme suit :
Q = (qn qn−1 … q0 )b
Tel que :
b : base du système
qi : symbole du système, i = 0, ..., n avec qi< b
Exemple
(793)10 est un nombre exprimé en valeur décimale.
Définition 2
Soit Q un nombre exprimé dans une base b, comme suit : 𝑸 = (𝒒𝒏 𝒒𝒏−𝟏 … 𝒒𝟎 )𝒃
On appelle le rang du chiffre 𝒒𝒏 sa position n dans le nombre à partir de la droite.
On appelle poids du chiffre 𝒒𝒏 le nombre 𝒃𝒏 tel que b est la base et n le rang du chiffre.
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Exemple
(793)10 : le rang du chiffre "3" sa position "0", le rang du chiffre "9" sa position "1"et le rang du
chiffre "7" sa position "2".
1.1. Système binaire
Le binaire permet de représenter facilement l'état logique d'un système technique ou de ses entrées-
sorties. C'est une logique à deux états.
Un interrupteur est ouvert ou fermé.
Une lampe est allumée ou éteinte
Une tension est élevée ou faible
Exemple de l'interrupteur
C’est le système utilisé en électronique pour la représentation des informations au niveau machine.
Ce système utilise deux chiffres : 0 et 1 (0 représente la tension 0 volt et le 1 représente la tension +5
volt). Le système binaire est défini par deux éléments :
La base du système (b =2)
Les symboles du système (0, 1)
Exemple
Q2= (100)2 est un nombre exprimé en binaire : le poids du chiffre 1 le nombre 21=2 tel que 2 est la
base et 1 le rang du chiffre.
Passage du système décimal au système binaire
Soit Q un nombre représenté dans le système décimal. Pour passer au système binaire, il suffit
d’effectuer des divisions successives sur la base 2 jusqu’à l’obtention d’un résultat nul.
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Exemple
On a le nombre Q= (9)10
On écrit alors tous les restes à la suite, le premier reste obtenu étant le dernier chiffre. On obtient :
Q= (9)10 = (1001)2
Passage du système binaire au système décimal
Le passage au système décimal est le plus simple. Il suffit de calculer la valeur du polynôme.
Soit 𝑄 = (𝑞𝑛 𝑞𝑛−1 … 𝑞0 )𝑏
Alors la représentation du nombre Q en valeur décimale est la suivante :
𝑄 = 𝑞𝑛 ∗ 𝑏𝑛 + 𝑞𝑛−1 ∗ 𝑏𝑛−1 + ⋯ +𝑞0 ∗ 𝑏0
Exemple
On a le nombre Q = (10110)2
Dans la première étape on doit définir le rang de chaque bit et cela en les numérotant de droite à
gauche.
Donc il suffit de calculer la valeur du polynôme :
𝑄 = 𝑞4 ∗ 24 + 𝑞3 ∗ 23 + ⋯ +𝑞0 ∗ 20
𝑄 = 1 ∗ 24 + 0 ∗ 23 + 1 ∗ 22 + 1 ∗ 21 + 0 ∗ 20
𝑄 = 1 ∗ 16 + 0 ∗ 8 + 1 ∗ 4 + 1 ∗ 2 + 0 ∗ 0
𝑄 = 22
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Q= (10110)2= (22)10
1.2. Système hexadécimal
Le système hexadécimal est défini par deux éléments :
La base du système (b =16)
Les symboles du système (0,1,2,3,4,5,6,7,8,9,A,B,C,D,E,F)
Exemple
P = (E57A)16 est un nombre présenté en hexadécimal.
P = (569GE)16 le nombre n’est pas représenté en hexadécimal, le quatrième nombre n’appartient pas
à l’ensemble des symboles du système hexadécimal (0,1,2,3,4,5,6,7,8,9,A,B,C,D,E,F)
Passage du système décimal au système hexadécimal
Soit Q un nombre représenté dans le système décimal. Pour passer au système hexadécimal, il suffit
d’effectuer des divisions successives sur la base 16 jusqu’à l’obtention d’un résultat nul.
Exemple
On a le nombre Q= (257)10
On écrit alors tous les restes à la suite, le premier reste obtenu étant le dernier chiffre. On obtient :
Q= (257)10 = (101)16
Passage du système hexadécimal au système décimal
Le passage au système décimal est le plus simple. Il suffit de calculer la valeur du polynôme.
Soit 𝑸 = (𝒒𝒏 𝒒𝒏−𝟏 … 𝒒𝟎 )𝟏𝟔
Alors la représentation du nombre Q en valeur décimale est la suivante :
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𝑸 = 𝒒𝒏 ∗ 𝟏𝟔𝒏 + 𝒒𝒏−𝟏 ∗ 𝟏𝟔𝒏−𝟏 + ⋯ +𝒒𝟎 ∗ 𝟏𝟔𝟎
Exemple
On à le nombre Q = (101)16
Dans la première étape on doit définir l rang de chaque chiffre et cela en les numérotant de droite à
gauche. Donc il suffit de calculer la valeur du polynôme :
𝑸 = 𝟏 ∗ 𝟏𝟔𝟐 + 𝟎 ∗ 𝟏𝟔𝟏 + 𝟏 ∗ 𝟏𝟔𝟎
𝑸 = 𝟏 ∗ 𝟐𝟓𝟔 + 𝟎 ∗ 𝟏𝟔 + 𝟏 ∗ 𝟏
𝑸 = (𝟏𝟎𝟏)𝟏𝟔 = (𝟐𝟓𝟕)𝟏𝟎
1.3. Système DCB
Le système DCB (Décimal Codé en Binaire) permet d’exprimer un nombre décimal en binaire. A
chaque chiffre décimal, on fait correspondre un groupe de 4 bits comme pour la base hexadécimale.
Mais ici, il n’y pas de valeur supérieure à 9.
1.4. Binaire signé et non signé
La représentation des nombres binaires signés se fait par la méthode suivante :
Si le nombre est représenté sur n bits alors on prend le bit extrême à gauche pour désigner son signe
c’est à dire "0 pour un nombre positif " et "1 pour un nombre négatif" et les bites restants
représentent la valeur absolue du nombre.
Exemple
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1.5. Changement de base ou conversion
Pour faire la conversion d’un nombre d’une base quelconque B1vers une autre base B2 il faut passer
par la base 10. Mais si la base B1et B2 s’écrivent respectivement sous la forme d’une puissance de 2
on peut passer par la base 2 (binaire) :
Base tétrale (base4) : 4=22 chaque chiffre tétral se convertit tout seul sur 2 bits.
Base octale (base8) : 8 =23 chaque chiffre octal se convertit tout seul sur 3 bits.
Base hexadécimale (base16) : 16 =24 chaque chiffre hexadécimal se convertit tout seul sur4bits.
2. Représentation d'un nombre par les codes non pondérés
Parmi les codes les plus rencontrés, on cite le code de Gray, les codes détecteurs et correcteurs
d’erreurs, le code ASCII...
2.1. Code de Gray
Son intérêt réside dans des applications d’incrémentation où un seul bit change d’état à chaque
incrémentation.
Tab1.1 : Conversion du décimal au code de Gray
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2.2. Codes détecteurs et correcteurs d'erreurs
Plusieurs codes permettent de détecter ou de corriger des erreurs, parmi ces codes, on distingue deux
types :
Les codes détecteurs d’erreurs
Les codes correcteurs d’erreurs
Codes détecteurs d’erreurs
Le code détecteur d’erreur le plus utilisé est le code de "parité paire ou impaire". On donne à un bit
dit de parité la valeur 0ou1de façon à ce que le nombre de 1dans l’information à coder impaire ou
paire.
Bit de parité impaire "BPImpaire" égale à 0 si le nombre de 1 dans l’information à coder est
impaire.
Bit de parité impaire égale a1si le nombre de1dans l’information à coder est paire.
Tab 1.2 : Exemple du code de "parité paire ou impaire"
Codes correcteurs d’erreurs
Le code correcteur d’erreur le plus utilisé est le code de Hamming.
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Le code de Hamming
Le code de Hamming permet de corriger une seul erreur dans un bloc. On fixe un entier k et on code
chaque bloc dem=2k k 1 bits par un bloc dem=2k 1 bits obtenu en ajoutant à certaines positions dans
un bloc de m bits (dits bits d’information) un ensemble de k bits de correction (voir Figure2.2).
Fig 1.2 : Bloc logique élémentaire avec k=n-m bits de correction
Les bits de correction sont les bits de numéro égal à une puissance de 2 Les bits d’information qui
servent au calcul d’un bit de contrôle de numéro X sont ceux tel que X apparaît dans la
décomposition en puissance de 2 de leur numéro.
Exemple
2.3. Code ASCII
Le code ASCII (American Standard Code for information inter-change) est un code alphanumérique,
devenu une norme internationale. Il utilise 7 bits. Ce qui permet de générer 27=128 caractères. Ce
code représente les lettres alphanumériques majuscules et minuscules, les chiffres décimaux, des
signes de ponctuation et des caractères de commande.
Chaque code est défini par 3 bits d’ordre supérieur q et 4 bits d’ordre inférieur q. Le tableau suivant
représente la conversion du décimal au code ASCII.
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Tab 1.3 :Conversion du décimal au code ASCII
3. Opérations arithmétiques dans le code binaire
Le système binaire permet d’effectuer quatre opérations arithmétiques, à savoir l’addition, la
soustraction, la multiplication et la division.
3.1. Addition
L’addition binaire se base sur les quatre règles suivantes :
0+0=0
0+1=1
1+0=1
1+1=0 avec une retenue r =1.
Exemple
𝟏𝟏𝟎𝟎𝟏𝟎𝟎𝟏 𝟏𝟏𝟎𝟏𝟏𝟏𝟎
+ 𝟏𝟏𝟎𝟏𝟎𝟏 + 𝟏𝟎𝟎𝟎𝟏𝟎
= 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟎)𝟐
( = 𝟏𝟎𝟎𝟏𝟎𝟎𝟎𝟎)𝟐
(
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3.2. Soustraction
La soustraction binaire repose sur quatre règles :
0-0=0
0-1=1 avec une retenue r=1.
1-0=1
1-1=0
Exemple
𝟏𝟏𝟏𝟎𝟏𝟏𝟎 𝟏𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟏𝟎𝟎𝟏
− 𝟏𝟏𝟎𝟏𝟎𝟏 − 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟎𝟎𝟏𝟏
= (𝟏𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟏)𝟐 = (𝟏𝟎𝟎𝟎𝟏𝟎𝟏𝟏𝟎)𝟐
3.3. Multiplication
La multiplication binaire se base sur les quatre règles suivantes :
0*0=0
0*1=0
1*0=0
1*1=1
Exemple
𝟏𝟏𝟏𝟎𝟏𝟏𝟎 𝟏𝟎𝟏𝟎𝟏𝟏𝟏
∗ 𝟏𝟏𝟎𝟏𝟏 ∗ 𝟏𝟎𝟎𝟏𝟏
𝟏𝟏𝟏𝟎𝟏𝟏𝟎 𝟏𝟎𝟏𝟎𝟏𝟏𝟏
𝟏𝟏𝟏𝟎𝟏𝟏𝟎 𝟏𝟎𝟏𝟎𝟏𝟏𝟏
𝟏𝟏𝟏𝟎𝟏𝟏𝟎 𝟏𝟎𝟏𝟎𝟏𝟏𝟏
𝟏𝟏𝟏𝟎𝟏𝟏𝟎
= (𝟏𝟏𝟎𝟎𝟎𝟏𝟏𝟏𝟎𝟎𝟏𝟎)𝟐 = (𝟏𝟏𝟎𝟎𝟏𝟏𝟏𝟎𝟏𝟎𝟏)𝟐
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3.4. Division
La division binaire repose sur les quatre règles suivantes :
0/0 cas indéterminés
1/0 cas indéterminés
0/1=0
1/1=1
Exemple
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