Sujet Polytechnique Ens Si Psi 2015
Sujet Polytechnique Ens Si Psi 2015
PSI
Session 2015
Durée: 5 heures
Les différentes parties de ce sujet sont relativement indépendantes. Néanmoins, il est recommandé de les traiter
dans l’ordre proposé afin de tenir compte des différentes remarques et des notations.
1
La perspective de concevoir des systèmes d’observation de l’espace de plus en plus performants
amène les industriels à envisager la conception de télescopes constitués de deux satellites, un satellite
cible et un satellite chasseur. Cette innovation permet de disposer de distances focales très grandes tout
en bénéficiant des conditions privilégiées d’observation depuis l’espace. Elle impose de maitriser
parfaitement le positionnement relatif de deux satellites en attitude1 et en position.
Pour effectuer le pointage et l’observation d’un astre, l’axe de pointage du satellite cible, l’axe de
pointage du satellite chasseur et l’axe de pointage de l’astre doivent être confondus comme le montre
la Figure 1. Des manœuvres d’alignement très précises des deux satellites doivent donc être réalisées
dans l’espace
Lorsque le satellite chasseur et le satellite cible doivent pointer sur un nouvel astre, les axes de
pointage des deux satellites sont initialement confondus avec l’axe de pointage de l’ancien astre. Une
première manœuvre permet de faire coïncider les axes de pointage des deux satellites avec l’axe de
pointage du nouvel astre (Figure 2)..
La manœuvre débute par une modification d’attitude simultanée des deux satellites réalisée à l’aide de
la même loi de commande (Figure 2). L’attitude des satellites est connue avec une très grande
précision grâce à des « stars trackers »2. Les corrections d’attitude sont obtenues à l’aide des tuyères.
La Figure 2 montre que la modification de l’attitude des satellites entraîne un désalignement des axes
de pointage qui doit être compensé tout au long de la manœuvre. Il faut alors que le satellite chasseur
se déplace continuellement en translation pour assurer l’alignement des axes de pointage des deux
satellites. Le déplacement du satellite chasseur se fera toujours perpendiculairement à son axe de
pointage.
A la fin de la manœuvre, la Figure 3 montre la coïncidence obtenue entre les deux axes de pointage
des deux satellites et le nouvel axe de pointage de l’astre. La phase d’observation peut commencer.
1
Orientation d’un repère lié au satellite par rapport à un repère de référence
2
Capteurs qui donnent l’attitude du satellite à partir d’une cartographie des étoiles préenregistrée
2
Figure 3 : coïncidence obtenue des trois axes de pointage
Afin de valider par des essais au sol cette manœuvre, un banc de test doit être conçu et validé afin de
reproduire le déplacement du satellite chasseur en fonction du désalignement mesuré par rapport au
satellite cible. La Figure 4 présente un diagramme partiel des cas d’utilisation du banc de test.
La démarche mise en place par les équipes d’ingénieurs pour concevoir le banc de test respectera le
cycle en V représenté sur la Figure 5. Le candidat sera amené à reproduire cette démarche en
parcourant les différentes parties du sujet.
3
Figure 5 : cycle en V
Le robot chasseur est monté sur un rail lui permettant de se déplacer sur des distances importantes
selon l’axe x0 pour se rapprocher du robot cible si cela est nécessaire.
L’objectif est de valider le choix du capteur et des algorithmes permettant d’assurer la
commande en translation du satellite chasseur.
• Le déplacement ∆x du satellite chasseur selon x0 est obtenu exclusivement à l’aide du
déplacement du robot chasseur sur le rail (paramètre λ ). L’axe associé à ce déplacement en
translation sera appelé axe X.
• Le déplacement ∆y du satellite chasseur selon y0 est obtenu exclusivement à l’aide de deux
articulations du robot chasseur (paramètres θ1 et θ2 ). La commande combinée de ces deux
articulations permet d’obtenir un déplacement purement vertical. Les axes associés aux
paramètres θ1 et θ2 seront appelés respectivement axe 1 et axe 2.
• La correction de l’attitude est obtenue à l’aide de l’articulation du robot permettant le
mouvement de 4 par rapport à 3 (paramètre α ). L’axe associé à cette rotation sera appelé axe
A.
Les exigences de conception du banc de test sont regroupées dans le diagramme des exigences en
ANNEXE 1. Le diagramme de définition des blocs du banc de test est donné en ANNEXE 2. La
désignation des différents axes est rappelée sur ce diagramme.
4
y1
y0
x2 x3
λ (t ) O3
x0
θ2 α
β
x4
x5
O2
P
x0
θ1
O1 x1
x0
O0
Figure 6 : banc de test avec les deux satellites alignés, début de la manœuvre
y1
y0 y4
x3
x2 S
λ (t ) ∆Y
O3
θ2 ∆X α x0
x5 β
x4
O2
P
x0
θ1
O1 x1
O0
x0
y1 y2 y4 y0 y5 y0
y2 y3
θ1 θ2 α β
x2 x3 x4 x5
θ1 θ2 α β
x0
x1 x2 x0
z0 z0
z0 z0
Figure 7 : réalignement des deux satellites par translation selon y4
5
II Conception
Le banc de test doit reproduire fidèlement les mouvements du satellite chasseur. En condition réelle
(dans l’espace) la correction de l’attitude et le déplacement du satellite sont obtenus grâce à des
tuyères commandées en tension, qui exercent des actions mécaniques durant des intervalles de temps
très courts. Ces impulsions exercées par les tuyères provoquent le déplacement du satellite. Pour
reproduire les mouvements du satellite chasseur sur le banc de test, le choix a été fait de simuler la
dynamique de la tuyère et celle du satellite afin d’élaborer les lois de commande des moteurs du robot
chasseur.
Le schéma bloc de la Figure 8 présente l’architecture globale des boucles de correction d’attitude et de
désalignement retenues. La Figure 9 représente une structure détaillée de la boucle de correction de
désalignement.
∆X λC
α
θ1C
∆X et ∆Y
εD UT FT ΓC VC 1 SC ∆Y
1 θ 2C
p p
SM
II.1 Indiquer par leurs numéros (Figure 8) les blocs qui représentent des éléments matériels et les
blocs qui représentent des modèles ou des opérations mathématiques.
6
Elaboration des consignes de pilotage des axes
Lors d’une phase de pointage (Figure 7), un capteur appréhende la distance s de désalignement des
axes de pointage. Il faut alors que le satellite chasseur se déplace pour obtenir un alignement
satisfaisant. L’objectif de cette partie est de déterminer les consignes λC , θ1C et θ 2C qui doivent être
imposées aux trois axes du robot chasseur pour assurer un positionnement satisfaisant du satellite.
Paramétrage : O0O1 = λ x0 + ay0 O1O2 = Lx2 O2O3 = Lx3
La position courante du point O3 durant la manœuvre est définie par : O0O3 = X x0 +Y y0 .
Pour assurer l’alignement des axes, et optimiser la rapidité, le point O3 doit se déplacer selon le
vecteur S = s y4 = ∆ X + ∆Y = ∆ X x0 + ∆Y y0 (Figure 7).
II.2 Donner la relation entre α et β permettant de maintenir les deux satellites à la même attitude
durant toute la manœuvre conformément à la configuration illustrée sur la Figure 7.
II.5 Donner les expressions de ∆ X et ∆Y permettant de rétablir l’alignement entre les deux axes de
pointage en fonction des paramètres L , a , X ref , Yref , λ , θ1 et θ2 .
é d ù
On note : VO ∈3/0 = ê O0O3 ú = VX x0 +VY y0 = Xɺ x0 + Yɺ y0
3
ë dt û0
7
II.7 Donner la relation qui doit lier θ1ref et θ2ref pour être compatible avec l’hypothèse formulée sur
les vitesses angulaires et sur le déplacement vertical. En déduire une relation liantθ1 et θ2
permettant d’éviter qu’une variation de ces paramètres entraîne un déplacement selon x0 .
Lorsqu’une consigne de déplacement de l’axe X est imposée, les efforts générés dans la liaison
glissière entre le chariot et le bâti (Figure 10) peuvent entraîner un coincement par arc-boutement.
L’arc-boutement est un phénomène de blocage, par frottement entre les surfaces, sans obstacle, qui ne
dépend pas de l’intensité des actions mécaniques en jeu. Le guidage en translation présente des actions
dynamiques excentrées importantes en raison de l’intensité des accélérations imposées. L’étude
proposée permet d’évaluer ce risque d’arc-boutement et de prendre les dispositions permettant de
l’éviter.
λ (t )
M M M
GM GM GM
1, 2, 3, 4 1, 2, 3, 4 1, 2, 3, 4
e
NA NB
A B TA A B
Fm0→1 TB
O0 O 0 OC 0 OC TD x0
x0 x0
C D TC C D
d
0 l l
NC ND NC ND
2 2
8
Les actions mécaniques exercées par le bâti sur l’ensemble Σ , N A , TA , NB , TB , NC , TC , ND et TD
sont représentées sur la Figure 10. Compte tenu des actions mécaniques mises en place les valeurs des
Ni et des Ti sont positives.
En raison de la présence d’un jeu j (j<<d) dans le guidage, certaines actions mécaniques recensées
N A , TA , NB , TB , NC , TC , ND et TD peuvent être nulles.
II.10 Par un raisonnement qualitatif, en considérant λɺɺ > 0 , préciser parmi les points A, B C et D
ceux qui seront en contact. En déduire parmi les actions mécaniques recensées, celles qui
seront non nulles.
On considèrera que les contacts aux points identifiés peuvent être modélisés par des liaisons
ponctuelles avec frottement.
II.11 Ecrire les trois équations scalaires issues du principe fondamental de la dynamique appliqué à
{1,2,3,4} dans son mouvement par rapport à {0} galiléen, exprimé en Oc , en utilisant les
notations définies sur la Figure 10.
Dans la suite de l’étude, on fera l’hypothèse que les actions tangentielles ( TA , TB , TC et TD ) non nulles
sont d’égales normes.
II.12 Par analyse de ces trois équations et par application du modèle de Coulomb aux contacts entre
{0} et {1} , discuter des risques d’apparition du phénomène d’arc-boutement, et des
dispositions géométriques et cinématiques à respecter.
9
Figure 11 : schématisation de l’axe X
é A2 − F2 − E2 ù é A3 − F3 − E3 ù é A4 − F4 − E4 ù
ê −F B2 − D2 úú ê −F B3 − D3 úú ê −F B4 − D4 úú
ê 2 ê 3 ê 4
êë − E2 − D2 C2 úû G,
ê − E
, , ë 3 − D3 C3 úû G , x , y , zêë − E4 − D4 C4 úû G
x
2 2 2 0 y z 3 3 3 0 4 , x4 , y4 , z0
m1 m2 m3 m4
10
Influence de l’accélération du chariot sur le mouvement du satellite chasseur
II.14 Montrer qu’il est nécessaire d’imposer un couple Cm3→4 non nul au moteur de l’articulation
ɺɺ , même
entre 3 et 4 pour maintenir l’orientation α constante en présence d’une accélération λ
si le bras du robot n’est soumis à aucun mouvement par rapport au châssis ( θ 1 et θ 2
constants).
II.15 Dans ces conditions, décrire la situation particulière pour laquelle ce couple est nul.
L’étude est menée pour une orientation du satellite chasseur 4 constante ( α = α 0 ) et pour des
conditions initiales telles que θ1 ( 0) = 180° et θ2 ( 0) = −180° (rappel : les angles sont paramétrés sur la
Figure 6). La commande combinée de l’évolution des paramètres θ1 et θ2 permet d’obtenir un
déplacement uniquement selon y0 .
II.16 Par une étude dynamique, exprimer Fm0→1 , l’effort à appliquer au chariot 1 par la crémaillère,
() ( ) ( ) (
sous la forme Fm0→1 = F1 λɺɺ + F2 θ1 ,θɺ1 ,θɺɺ1 , expression dans laquelle F1 λɺɺ et F2 θ1 ,θɺ1 ,θɺɺ1)
désignent des fonctions des paramètres cinématiques cités en argument, ainsi que les grandeurs
géométriques et d’inertie utiles.
II.17 Dans la situation étudiée, et par des considérations géométriques, exprimer Y en fonction des
paramètres cinématiques et géométriques.
Pour une cinématique de référence (choisie pour tester le banc), et avec les conditions initiales
()
θ1 ( 0) = 180° et θɺ1 0 = 0 , l’évolution de Y et de ses dérivées est donnée sur la Figure 13:
11
2
Le cahier des charges impose une accélération minimale de 2,7 m/s selon l’axe y0 .
II.18 Dans ces conditions particulières, conclure sur la plage de variation de θ1 permettant de
respecter ce critère du cahier des charges.
II.19 Sur la Figure 14 parcourue dans le sens gauche-droite, décrire le mouvement du bras (se plie-t-
il ou se déplie-t-il?). En déduire, par une étude qualitative et pour λɺɺ > 0 , une justification du
signe de In .
Pour approcher les résultats de l’étude, la quantification de l’effort permettant de mouvoir le chariot
sera majorée de la valeur maximale de l'influence relative du mouvement du bras.
II.20 Conclure sur cette influence en proposant une forme simplifiée d'expression de l'effort Fm0→1
permettant de créer une accélération λɺɺ , en s'affranchissant de la présence éventuelle du
mouvement du bras.
12
Validation du modèle de l’axe X
Afin d’obtenir un positionnement précis du satellite selon l’axe x0 , il est nécessaire d’asservir en
position la motorisation de cet axe. Les performances souhaitées pour cet asservissement de position
sont regroupées dans le diagramme des exigences en ANNEXE 1 et rappelées sur la Figure 15.
Exigences Critères
Précision Ecart statique <1 mm pour
une consigne
de 10 mm
Rapidité Tr5% < 1.2 s pour
une consigne
de 10 mm
Amortissement Dépassement <20%
Stabilité Marge de gain >15dB
Marge de phase >50°
Compte tenu de l’ordre de grandeur des efforts et des accélérations qui interviennent, les déformations
en torsion de l’arbre de sortie du motoréducteur ne peuvent être négligées. Afin de tenir compte de ces
déformations, la Figure 16 propose une modélisation permettant de prendre en compte ce phénomène.
Le modèle de l’arbre de sortie du motoréducteur est constitué de deux solides indéformables (2 et 3)
reliés par un ressort de torsion.
13
( )
Le repère O0 , x0 , y0 , z0 est considéré comme galiléen.
Les centres de masse des axes m , ar et ap sont situés sur leurs axes de rotation respectifs.
• Cm = Cm x0 : couple exercé par le moteur sur l’arbre moteur
• Cm→ar = Cm→ar x0 : couple exercé par l’arbre moteur sur l’arbre ar
• Jm , J ar et J ap : moments d’inertie respectifs des arbres m , ar et ap autour de leurs axes de
rotation.
• ɺ ɺ
C far = −bψ 2 x0 C fap = −bψ3 x0 : couples résistants exercés respectivement sur les arbres ar
et
et ap par le solide 1 au niveau des liaisons pivots
• k : raideur du ressort de torsion. Le ressort ne subit aucune déformation dans la position
correspondant à ψ 2 = ψ 3 . La masse du ressort est négligée.
• Cr = −Cr i : couple résistant exercé sur l’arbre ap
• ψɺ 2 : rapport de réduction du réducteur du moteur (rendement unitaire)
r=
ψɺ m
• Rp : rayon du pignon de l’arbre ap.
Afin d’évaluer les performances de l’axe, il est nécessaire d’élaborer un modèle représentatif de son
comportement dynamique.
II.21 En isolant successivement l’arbre m, l’arbre ar et l’arbre ap, exprimer les 3 équations issues de
l’application du théorème du moment dynamique.
II.22 En supposant que les conditions initiales sont nulles, exprimer ψ 2 ( p) et ψ 3 ( p ) sous la
forme :
ìïψ 2 ( p ) = G1 ( p )ψ 3 ( p ) + G2 ( p ) Cm ( p )
í
ïîψ 3 ( p ) = G3 ( p )ψ 2 ( p ) − G4 ( p ) Cr ( p )
II.23 Sur le document réponse DR 1, proposer une modélisation sous forme de schémas blocs du
comportement de l’axe. Les entrées sont Cm ( p ) et Cr ( p ) , les sorties sont ψ 2 ( p) et ψ 3 ( p )
et les fonctions de transfert intervenant sont G1 ( p ) , G2 ( p) , G3 ( p) et G4 ( p) .
Afin de valider la première approche de modélisation de l’axe X, une démarche de modélisation multi-
physique par composants est mise en place. Cette modélisation incomplète est proposée sur le
document réponse DR 1 avec tous les éléments permettant d’interpréter cette modélisation.
14
II.24 Quel modèle peut-on associer aux connexions du domaine « mécanique de rotation » ?
II.25 Sur le document réponse DR 1 compléter le modèle de l’axe par composants en ajoutant les
connexions du domaine « mécanique de rotation » nécessaires :
• pour prendre en compte la perturbation due au couple résistant Cr
• pour implanter les capteurs de position angulaire permettant de relever les angles ψ 2 ( p) et
ψ3 ( p)
Afin de valider le modèle, une comparaison avec le comportement réel de l’axe est mise en œuvre. Le
robot chasseur n’est pas encore fixé sur le chariot. Un essai en boucle ouverte est réalisé sur l’axe réel
en alimentant le moteur avec une tension de 40 V appliquée à t=0. La vitesse linéaire de l’axe est
relevée en fonction du temps et comparée à la réponse du modèle (Figure 17).
II.26 Caractériser les écarts entre les performances mesurées et les performances modélisées en
analysant séparément le régime transitoire et le régime permanent. Préciser les paramètres du
modèle qui pourraient être remis en cause.
Pour la suite de l’étude, le modèle en boucle ouverte de l’axe sera considéré comme validé au regard
de la comparaison avec les résultats expérimentaux.
Le robot chasseur est maintenant fixé sur le chariot.
L’axe X doit être asservi en position. Un capteur de position linéaire de gain Kcapt permet de
connaître directement la position λ de l’axe X.
Les paramètres de la motorisation sont donnés :
• L : inductance de l’induit du moteur à courant continu
• R : résistance de l’induit du moteur à courant continu
• Kt : constante de couple du moteur
• Ke : constante de force contre électromotrice du moteur
Le schéma bloc partiel de cet asservissement est représenté sur le document réponse DR 2.
15
II.27 Donner les expressions des fonctions de transfert K1 , K2 , K3 et K4 qui apparaissent dans le
schéma bloc partiel du document réponse DR 2 (ce document réponse sera complété en V.2)
Afin de valider le modèle de l’asservissement de position, une comparaison entre les performances
modélisées et les performances mesurées est mise en œuvre. Pour effectuer cette comparaison la
perturbation issue du couple résistant est neutralisée sur le modèle. Pour la mesure et pour
l’expérimentation, l’asservissement réel et le modèle ne seront pas corrigés ( Hcor ( p) = 1).
II.28 Préciser l’opération à effectuer sur le banc de test pour que le couple résistant neutralisé sur le
moteur n’agisse pas sur le système réel ?
Les réponses du système réel et les réponses du modèle sont relevées (Figure 18 et Figure 19). Il est
rappelé que le modèle de comportement de l’axe en boucle ouverte est considéré comme validé.
Les paramètres suivants sont donnés :
Vsat : tension maximale disponible en sortie de la carte de puissance alimentant le moteur.
Vseuil : tension de seuil du moteur (non nulle).
16
II.29 Pour les réponses de la Figure 18, évaluer les écarts relevés entre les temps de réponse à 5%
du modèle et du système réel. Quel phénomène est à l’origine des écarts constatés ? Justifier.
II.30 Pour les réponses de la Figure 19, évaluer les écarts entre la précision du système réel et celle
du modèle. Identifier le phénomène qui est à l’origine des écarts constatés ? Justifier.
II.31 Donner les pistes d’amélioration du modèle de l’asservissement pour diminuer les écarts
constatés.
Afin de mener une démarche de contrôle commande sur le modèle, l’analyse qui suit se fera à partir du
modèle présenté sur le document réponse DR 2.
Afin de valider les performances du modèle de l’asservissement de position, le diagramme de Bode de
m ( p)
la fonction de transfert H BO ( p ) = est représenté sur la Figure 20 avec H cor ( p ) = 1 .
ε ( p)
m ( p)
Figure 20 : diagramme de Bode de H BO ( p ) = avec H cor ( p ) = 1
ε ( p)
II.32 Relever les marges de gain et de phase sur le diagramme de Bode de la Figure 20. Conclure sur
la performance de rapidité du modèle de l’asservissement ?
Correction proportionnelle
Afin d’améliorer les performances du modèle, un correcteur de fonction de transfert Hcor ( p ) = Kcor
est implanté.
17
II.33 Quelle expression doit vérifier K cor afin de régler la marge de gain à exactement 15dB ?
Préciser alors la marge de phase obtenue.
II.34 Une simple correction proportionnelle est-elle envisageable compte tenu des performances
préconisées par le cahier des charges en termes de précision ? Justifier.
Afin de respecter les exigences du cahier des charges, un correcteur proportionnel-intégral de fonction
Ta (1 + Tb p )
de transfert H cor ( p ) = est implanté dans le modèle.
p
II.35 Justifier le choix de ce type de correcteur. Tracer le diagramme asymptotique de Bode de gain
et de phase du correcteur, esquisser le diagramme réel. Le diagramme sera tracé en prenant
1 1
Ta > . L’axe correspondant à la valeur 0dB du gain sera visible et les pulsations Ta et
Tb Tb
seront placées sur cet axe.
II.36 Proposer une démarche permettant de choisir les valeurs de Ta et Tb afin de satisfaire les
exigences du cahier des charges en termes de précision, rapidité et stabilité. Les valeurs
numériques de Ta et Tb ne sont pas demandées.
Après réglage des paramètres du correcteur, la réponse en position du modèle à une consigne de 10
mm est relevée (Figure 21). Une perturbation en échelon a été introduite à l’instant t=8 s.
Figure 21 : réponse indicielle en position (mm) du modèle corrigé avec perturbation (temps en s)
II.37 Analyser la réponse du modèle et évaluer les écarts entre les performances spécifiées et les
performances modélisées. Conclure.
18
III Codage, implémentation
La phase de codage et d’implémentation consiste à implanter dans la cible réelle les algorithmes de
correction élaborés sur le modèle. Cette phase du cycle en V inclut une conversion automatique des
algorithmes en code C et ne sera pas étudiée dans le sujet. L’hypothèse sera faite que la génération du
code C ne contient pas d’erreur.
IV Intégration, vérification
Dans cette phase les algorithmes de correction sont testés sur le système réel. Le correcteur réglé est
maintenant implanté dans le système réel. Une consigne de 10 mm est imposée. Les réponses en
position de l’asservissement réel et du modèle sont relevées (Figure 22).
La réponse du système réel présente un dépassement excessif et met ensuite beaucoup de temps à
atteindre la consigne. Si la sortie du correcteur est supérieure à la tension Vsat, la carte de commande
limite la tension d’alimentation du moteur à Vsat. L’évolution de la sortie du correcteur et de la
commande du moteur, pour une consigne de 10 mm, est représentée sur la Figure 23.
Figure 23 : sortie du correcteur et tension de commande (en V) du moteur en fonction du temps (en s)
19
ε ( p) outPI ( p )
1
Ta
p
Tb
IV.1 Compte tenu de la structure du correcteur utilisé représenté sur la Figure 24, expliquer
comment évolue la variable outPI ( t ) , durant la période t ∈[ 0 ;1,15] s . On fera l’hypothèse
que l’erreur ε ( t ) = e0 est constante pendant cet intervalle. Expliquer alors les écarts constatés
entre les performances modélisées et les performances mesurées observables sur la Figure 22.
Pour atténuer les effets de ce phénomène, une amélioration de la correction est envisagée en utilisant
une méthode de correction « anti windup ». La structure du correcteur est représentée sur la Figure 25.
Le saturateur qui fait partie du correcteur est paramétré avec les seuils de saturation de la carte de
commande du moteur réel.
ε ( p) outPI ( p ) outPIsat ( p )
Ta .Tb
1
Ta
p
Ta
20
Une fois la correction anti windup implantée dans le correcteur réel, la réponse à une consigne de 10
mm est relevée sur la Figure 26.
Figure 26 : réponse de l’asservissement réel (en mm) avec correction anti windup (temps en s)
IV.3 Evaluer les écarts entre les performances spécifiées et les performances mesurées. Conclure.
Fiabilisation de la mesure
Lors de cette phase d’intégration, des défaillances du capteur permettant de détecter la position
linéaire du chariot ont perturbé la phase de test. Afin de résoudre ce problème, le choix a été fait de
doubler ce capteur. Un module doit être programmé afin d’accroître la fiabilité de la mesure. Le bilan
des entrées et des sorties de ce module est représenté sur la Figure 27.
21
Entrées
capteur1 Signal de mesure issu du capteur 1
capteur2 Signal de mesure issu du capteur 2
def1 Signal logique indiquant que le capteur 1 est en défaut. Si def1=1 le signal présente un
défaut. Si def1=0 le signal est correct.
def2 Signal logique indiquant que le capteur 2 est en défaut. Si def2=1 le signal présente un
défaut. Si def2=0 le signal est correct.
Sortie
mesure Signal de mesure calculé en vue de l’exploitation par le processus
La nécessité d’implanter ce graphe d’état dans une cible impose de prendre en compte le pas de calcul
choisi pour la programmation.
Le logiciel met à jour les variables du graphe d’état à chaque pas de calcul, réglé ici à 0,01s.
Une mesure est effectuée tous les centièmes de seconde.
Eléments de syntaxe :
entry / var=0 : l’affectation var=0 s’effectue à l’activation de l’état
do / var=var+1 : l’incrémentation de var s’effectue à chaque pas de calcul, tant que l’état est actif
22
IV.4 Que représentent les valeurs 0 et 1 que peuvent prendre les variables internes cap1 et cap2 ?
IV.7 Quelle durée s’écoule entre l’instant où def1 passe de la valeur 1 à la valeur 0 et l’instant où la
mesure issue du capteur 1 est exploitée ?
V Validation
La phase d’intégration et de vérification étant terminée, les performances globales du banc de test
peuvent être évaluées vis-à-vis des exigences du cahier des charges de l’ANNEXE 1. Une étude
menée sur les conditions réelles de déplacement du satellite dans l’espace montre que le déplacement
se fait à très faible vitesse. Le mouvement est obtenu grâce à des tuyères qui transmettent au satellite
des impulsions d’efforts de durée Ti . Une impulsion est envoyée toutes les 3 secondes au satellite
chasseur pour rétablir l’alignement des axes de pointage. L’attitude du satellite est gérée de manière
indépendante de l’étude menée. Seules les tuyères permettant le déplacement en translation seront
considérées. La somme des actions mécaniques gravitationnelles agissant sur les satellites est négligée.
Une étude dynamique a montré que le déplacement du satellite chasseur dans l’espace peut être
assimilé à une succession de translations rectilignes uniformes dans un plan ( )
xe , ye entre deux
impulsions des tuyères (Figure 29). Ces impulsions seront considérées de très courte durée.
y
M2
t=6s
M1
t =3s
M0
x
t=0s
Figure 29 : déplacement du satellite en conditions réelles pour 2 impulsions de tuyères
23
Un essai est réalisé pour valider le déplacement du satellite chasseur sur le banc de test. Une consigne
de position est imposée toutes les trois secondes pour reproduire les conditions de déplacement réelles
du satellite. Les déplacements ∆X et ∆Y du satellite chasseur sur le banc de test doivent reproduire la
trajectoire du satellite dans l’espace (Figure 29).
A t=0 s, une consigne de position est envoyée au banc de test. Les déplacements ∆X (déplacement
selon x0 du satellite chasseur obtenu avec l’axe X) et ∆Y (déplacement selon y0 du satellite chasseur
obtenu par la combinaison des mouvements du robot) sont relevés en fonction du temps sur la Figure
30 et sur la Figure 31.
Le cahier des charges impose que le satellite chasseur sur le banc de test ne s’éloigne pas de plus de 1
mm de la trajectoire rectiligne théorique.
V.1 Sur le document réponse DR 3 (partie 1), tracer la trajectoire effective du satellite chasseur.
Un point sera représenté toutes les 0,5 s. Indiquer sur chaque point représenté l’instant
correspondant. Déterminer l’éloignement maximal par rapport à la trajectoire théorique. Le
cahier des charges est-il validé ? Justifier.
24
permettra de limiter la vitesse de déplacement des axes. La consigne envoyée aux saturateurs sera
déterminée à partir de la dynamique simulée du satellite.
V.2 Sur le document DR 2, mettre en place la boucle de retour tachymétrique et le saturateur piloté.
Le gain de la boucle de retour tachymétrique sera noté K5 .
Afin d’élaborer la consigne de pilotage des saturateurs, le choix est fait d’élaborer une loi de
commande simulée qui va reproduire la dynamique du satellite. A partir de cette loi de commande, il
sera possible d’élaborer une consigne de vitesse pour les saturateurs et une consigne de position pour
chacun des axes.
La commande en translation du satellite est modélisée sur la Figure 32.
U com Fi Γ sat
V.3 Calculer la valeur maximale Vmax de la vitesse atteinte par le satellite. En déduire l’expression
de la consigne à implanter dans le saturateur de l’axe X.
Afin d’évaluer l’influence des saturateurs implantés dans les boucles tachymétriques des
asservissements des 3 axes, le même essai que précédemment est réalisé. A t=0 s, une consigne de
position est envoyée au banc de test. Les déplacements ∆X et ∆Y sont relevés en fonction du temps
sur la Figure 34 et sur la Figure 35.
25
Figure 34 : ∆X en mm en fonction du temps en s
V.4 Sur le document réponse DR 3 (partie 2), tracer la trajectoire effective du satellite chasseur. Un
point sera représenté toutes les 0,5 s. Indiquer sur chaque point représenté l’instant
correspondant. L’exigence de positionnement est-elle validée ? Justifier.
26
ANNEXE 1
x0
x0
x0
y0
x0 y0
27
ANNEXE 2
y0
x0
28
DR 1
Cr ( p ) ψ 3 ( p)
G4 ( p )
G3 ( p )
G1 ( p )
Cm ( p ) ψ 2 ( p)
G2 ( p )
Modélisation de l’axe sous forme de schéma bloc Modélisation de l’axe par composants
1
DR 2
2
DR 3
Partie 1 : sans saturateurs Partie 2 : avec ajout des saturateurs dans les boucles tachymétriques
y0 y0
M 1 à t=3s M 1 à t=3s
3 3
1 1
x0 5 x0
M 0 à t=0s 1 5 M 0 à t=0s 1