L'échange des facteurs de production dans le cadre du commerce international fait référence à la
manière dont les différents pays échangent non seulement des biens et des services, mais aussi les
ressources nécessaires à leur production, comme le capital, le travail et les ressources naturelles.
Concepts clés :
1. Facteurs de production :
o Travail : Main-d'œuvre disponible dans un pays.
o Capital : Investissements, équipements et infrastructures nécessaires à la production.
o Ressources naturelles : Matières premières et ressources environnementales.
Théories Économiques :
Avantage Comparatif : Cette théorie stipule qu'un pays doit se concentrer sur la production
des biens pour lesquels il a un coût d'opportunité relativement bas, même si cela signifie que
d'autres pays peuvent produire ces biens à un coût absolu plus faible. Par exemple, un pays
riche en terre arable peut se spécialiser dans l'agriculture, tandis qu'un pays industrialisé peut
se concentrer sur la production manufacturière.
Théorie Heckscher-Ohlin : Cette théorie élargit l'idée d'avantage comparatif en considérant
l'abondance des facteurs de production. Les pays exporteront des biens qui utilisent
abondamment les facteurs qu'ils possèdent en quantité, tout en important des biens qui
nécessitent des facteurs rares.
Mobilité des Facteurs :
Mobilité du Capital : Les investissements étrangers directs (IED) permettent aux entreprises
de transférer des capitaux d'un pays à un autre, favorisant ainsi la création d'emplois et le
développement local.
Mobilité du Travail : Les barrières à l'immigration peuvent limiter la circulation des
travailleurs. Cependant, la migration de la main-d'œuvre peut apporter des compétences
précieuses dans les pays d'accueil et remédier aux pénuries de main-d'œuvre
Impact Économique et Social :
Croissance Économique : L'échange de facteurs de production peut stimuler la croissance
économique en augmentant l'efficacité et en favorisant l'innovation. Les pays peuvent se
développer plus rapidement en accédant à des ressources et à des technologies étrangères.
Inégalités : L'ouverture aux échanges peut accroître les inégalités, tant à l'intérieur des pays
qu'entre eux. Les secteurs qui ne peuvent pas s'adapter à la concurrence internationale peuvent
souffrir, entraînant des pertes d'emplois et des difficultés économiques.
Délocalisation : La recherche de coûts de production plus bas peut entraîner la délocalisation
d'industries vers des pays où les coûts de travail sont inférieurs, créant des préoccupations
pour l'emploi dans les pays d'origine.
Exemples Concrets :
Industries Technologiques : Des pays comme les États-Unis se concentrent sur les
technologies de pointe et les services, utilisant leur capital humain et technologique. Ils
importent des biens manufacturés de pays à faible coût de main-d'œuvre, comme la Chine.
Ressources Naturelles : Les pays du Golfe, riches en pétrole, exportent cette ressource, tandis
qu'ils importent des biens manufacturés et des services qui nécessitent une main-d'œuvre
hautement qualifiée.
Firmes Multinationales (FMN) :
Une firme est dite multinationale lorsqu’elle possède au moins une unité de production (filiale) à
l’étranger.
Investissements Directs Étrangers (IDE) : Les FMN investissent dans des pays étrangers
pour établir des filiales, ce qui leur permet d'accéder à de nouveaux marchés et de bénéficier
de coûts de production plus bas. Par exemple, une entreprise automobile peut établir une usine
dans un pays avec une main-d'œuvre bon marché tout en exportant des véhicules vers d'autres
marchés.
Une chaîne de valeur mondiale (CVM) implique la fabrication et la distribution transfrontalières de
produits de base. Elle intègre divers processus, de l'acquisition des matières premières à la livraison
des produits finis aux consommateurs. Une chaîne de valeur mondiale comprend l'idée, la conception,
la commercialisation et les services après-vente des produits. Les réseaux d'approvisionnement
mondiaux ont un impact sur la façon dont nous fabriquons les choses. La plupart des biens finaux
modernes comprennent des matériaux étrangers ajoutés à différents stades de la fabrication et
distribués par l'intermédiaire de réseaux d'approvisionnement mondiaux. Ces liens constituent des
systèmes organisationnels complexes, diversifiés, fragmentés, dynamiques et en développement.
Comment les entreprises organisent-elles leur production au sein de chaînes de valeur mondiales ?
Pour organiser leur production à l'échelle internationale, les entreprises peuvent utiliser deux stratégies
: intégrer une filiale à l'étranger dans la chaîne de valeur (investissement direct à l'étranger) ou bien
confier une étape de la production, comme la fabrication d'un composant, ou l'assemblage de pièces, à
un fournisseur étranger indépendant (sous-traitance internationale). Pour un intrant standardisé, il est
probablement moins coûteux de s'appuyer sur des fournisseurs étrangers, tandis que pour des produits
intermédiaires personnalisés, nécessitant un transfert de technologie spécifique, il est peut-être plus sûr
d'établir (et de contrôler) une filiale à l'étranger
Exemple : Toyota
Chaîne de valeur : Toyota conçoit ses véhicules au Japon, où elle développe des technologies et
des prototypes. Les pièces et composants sont ensuite fabriqués dans divers pays (par exemple,
moteurs en Thaïlande, pièces électroniques en Chine) avant d'être assemblés dans des usines
situées dans des pays à faible coût de main-d'œuvre, comme le Mexique, pour ensuite être
distribués à l'international.
Exemple : Apple
Chaîne de valeur : Apple conçoit ses produits aux États-Unis, notamment les iPhones et les
MacBooks. La fabrication des composants a lieu dans divers pays (processeurs en Corée du Sud,
écrans en Chine). L'assemblage final se fait principalement en Chine, où les coûts de main-
d'œuvre sont plus compétitifs. Apple distribue ensuite ses produits dans le monde entier, tirant
parti de sa forte chaîne de distribution.