COURS D’ ANALYSE AVEC LA METHODE MERISE
1 LA METHODE MERISE
Introduction
Philosophie de la Méthode
Modélisation des Données (Niveau Conceptuel)
Enseignant : M. Armel Géraud MADJITOLOUM
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1.1.1 Introduction
Merise est née vers 1978-1979, développée par l'équipe de J.
L. Lemoigne (université Aix en Provence). Cette naissance
résulte d'une part de l'inadéquation des méthodes déjà
existantes (MINOS et CORIG) due aux bouleversements
technologiques des années 70 et des nombreux travaux sur
les bases de données. (MEthode d'étude et de Réalisation
Informatique pour les Systèmes d'Entreprises). La méthode
Merise admet: Une vision globale de l'entreprise: mise en
place d'un SI est liée à la refonte de l'organisation,et une
vision systémique de l'entreprise : à travers le symbole du
macroscope. La méthode Merise admet des principes et une
démarche. La démarche consiste à une succession d'étapes
basée sur de nombreuses disciplines.« MERISE » : MEthodes
pour Rassembler les Idées Sans Effort. Un aspect important
de Merise consiste à mener l'étude des données et celle des
traitements. Ces deux études sont séparées dans un premier
temps. De même, la méthode Merise traite en profondeur
l'aspect organisationnel.
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1.2 Philosophie de la Méthode
Les Trois Cycles
Les Etapes de Merise
Une Approche par Niveau
Etude de l'Existant
1.2.1 Les Trois Cycles
La démarche de Merise se fait selon trois axes appelés cycles
(Fig. 1.1)
Le cycle de vie : comment enchaîner les étapes,
Le cycle d'abstraction : quels outils permettent de les
mener,
Le cycle de décision : quelles décisions sont à prendre
au fil de celles-ci.
Figure 1.1. Les 3 Cycles de Merise
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Les trois cycles se déroulent simultanément.
1. Le cycle de vie : comporte trois grandes périodes :
o La conception : période d'étude de l'existant puis
du système à mettre en place,
o La réalisation : recouvre la mise en œuvre et
l'exploitation,
o La maintenance : devra permettre au système
d'évoluer et de s'adapter aux modifications de
l'environnement et aux nouveaux objectifs pendant
une certaine durée de vie et ensuite il devra laisser
la place à un nouveau système.
2. Le cycle d'abstraction : concerne le système de
spécification d'un SI :
o La mémoire du SI est décrite sur le plan conceptuel,
puis logique et enfin physique.
o Les processus de traitements sont décrits sur le plan
conceptuel, puis organisationnel et enfin
opérationnel.
Chaque couche est décrite sous la forme d'un modèle.
Lorsque les paramètres des couches inférieures évoluent,
la couche décrite n'est pas altérée, et elle ne le sera que
si ses propres paramètres seront modifiés.
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Chaque modèle est décrit à travers un formalisme
reposant sur des règles et des principes, un vocabulaire
et une syntaxe. Des règles de transition permettent de
passer plus ou moins automatiquement d'un modèle à un
autre.
3. Le cycle de décision : Tout au long de l'étude et de la
maintenance, des décisions sont à prendre, très générales
d'abord puis de plus en plus détaillées.
Les décisions globales sont prises par la direction générale
mais, à chaque niveau, chacun doit être consulté.
[Link] Exemple :
La décision d'organiser un écran d'une certaine manière ne
doit pas se faire sans l'accord de celui qui passera ses heures
à utiliser cet écran.
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1.2.2 Les Etapes de Merise
Le processus de conception et de développement d'1 système
est découpé en étapes (Figure 1.2) :
Schéma directeur
Etude préalable
Etude détaillée
Etude technique
Production du logiciel
Mise en œuvre.
Figure 1.2. Les Etapes de Merise
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1.3 Une Approche par Niveau
Différents types de problèmes tels que changement de
matériel ou logiciel, réglementation nouvelle, etc... D'où
différents niveaux correspondant à des préoccupations
différentes.
Niveau conceptuel : Définition des finalités de
l'entreprise. Détermination de l'ensemble des règles de
gestion traduisant les objectifs et les contraintes de
l'entreprise. Le SI doit les intégrer. C'est le niveau le
plus stable.
Exemple : Gestion du personnel, Tenue de comptabilité, etc.
Niveau organisationnel : Organisation à mettre en
place pour atteindre les objectifs visés : postes de travail,
chronologie des opérations, nature des traitements.
Niveau technique : Moyens techniques nécessaires au
projet (matériels/logiciels). Il est soumis à de fréquents
changements.
Niveau Données Traitements
Modèle Conceptuel des Modèle Conceptuel des
Conceptuel
Données (MCD) Traitements (MCT)
Modèle Logique des Modèle Organisationnel des
Organisationnel
Données (MLD) Traitements (MOT)
Technique Modèle Physique des Modèle Opérationnel Des
(Physique) Données (MPD) traitements (MOpT)
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+ 2 autres niveaux :
L'étude de l'existant
La validation
Remarque :
Production de documents à chaque niveau,
Dossier du projet.
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1.3.1 Etude de l'Existant
Passage obligé pour le concepteur qui ignore le domaine
d'étude.
1. Prendre connaissance dans le détail du domaine à étudier.
2. Recenser l'ensemble exhaustif des objectifs poursuivis par
l'entreprise dans ce domaine.
Si un schéma directeur existe, alors le travail est en partie
fait.
Pendant le recueil de l'existant, deux entités interviennent :
Poste de travail : Connaissance détaillée sur le poste en
question.
Direction : Elle présente une vue globale ainsi que
l'ensemble des objectifs dans le domaine.
Ce qui entraîne l'utilisation de plusieurs techniques :
Interviews (contact directe = bonne compréhension)
Questionnaires
Enquêtes
Etc.
Il y a évidemment une structuration des informations
recueillies en vrac.
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Les interviews diffèrent selon les entités visées :
1. Interviews de direction
o Première connaissance du problème posé.
o Recenser les objectifs du demandeur.
o Cerner les principaux postes de travail.
o Décrire les interfaces avec les autres projets.
o Délimiter le champ d'étude.
[Link] Résultats :
o Objectifs principaux ;
o Liste des postes de travail ;
o Quantification globale ;
o Champ d'étude ;
o Contraintes en termes de :
Moyens (matériels, humains, financiers),
Calendriers (délais souhaités),
Texte de réglementation (législation du travail,
plan comptable général, etc.).
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2. Interviews des postes de travail
o Recenser et décrire les tâches exécutées
o Observer la circulation des informations
o Apprendre le langage de l'entreprise
[Link] Résultats
o Recensement des tâches,
o Recensement des données,
o Recensement des règles.
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1.4 Modélisation des Données
(Niveau Conceptuel)
Introduction
Les Règles de Gestion
Le Dictionnaire de Données
Les dépendances fonctionnelles
1.4.1 Introduction
Il s'agit de l'élaboration du Modèle Conceptuel des
Données (MCD) qui est une représentation graphique et
structurée des informations mémorisées par un SI. Le MCD
est basé sur deux notions principales : les entités et les
associations, d'où sa seconde appellation : le schéma
Entité/Association.
L'élaboration du MCD passe par les étapes suivantes :
La mise en place de règles de gestion (si celles-ci ne
vous sont pas données),
L'élaboration du dictionnaire des données,
La recherche des dépendances fonctionnelles entre
ces données,
L'élaboration du MCD (création des entités puis
des associations puis ajout des cardinalités).
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1.4.2 Les Règles de Gestion
Avant de vous lancer dans la création de vos tables (ou même
de vos entités et associations pour rester dans un vocabulaire
conceptuel), il vous faut recueillir les besoins des futurs
utilisateurs de votre application. Et à partir de ces besoins,
vous devez être en mesure d'établir les règles de gestion des
données à conserver.
Prenons l'exemple d'un développeur qui doit informatiser le
SI d'une bibliothèque. On lui fixe les règles de gestion
suivantes :
Pour chaque livre, on doit connaître le titre, l'année de
parution, un résumé et le type (roman, poésie, science
fiction, ...).
Un livre peut être rédigé par aucun (dans le cas d'une
œuvre anonyme), un ou plusieurs auteurs dont on connaît
le nom, le prénom, la date de naissance et le pays
d'origine.
Chaque exemplaire d'un livre est identifié par une
référence composée de lettres et de chiffres et ne peut
être paru que dans une et une seule édition.
Un inscrit est identifié par un numéro et on doit mémoriser
son nom, prénom, adresse, téléphone et adresse e-mail.
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Un inscrit peut faire zéro, un ou plusieurs emprunts qui
concernent chacun un et un seul exemplaire. Pour chaque
emprunt, on connaît la date et le délai accordé (en nombre
de jours).
Ces règles vous sont parfois données mais vous pouvez être
amené à les établir vous-même. C'est ce qui arrive le plus
souvent. Les futurs utilisateurs de votre projet n'ont pas été
en mesure de vous fournir ces règles avec suffisamment de
précision ; c'est pourquoi vous devrez les interroger afin
d'établir vous-même ces règles. N'oubliez jamais qu'en tant
que développeur, vous avez un devoir d'assistance si cela
s'avère nécessaire.
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1.5 Le Dictionnaire de Données
C'est une étape intermédiaire qui peut avoir son importance,
surtout si vous êtes plusieurs à travailler sur une même base
de données, d'un volume conséquent.
Le dictionnaire des données est un document qui regroupe
toutes les données que vous aurez à conserver dans votre
base (et qui figureront donc dans le MCD). Pour chaque
donnée, il indique :
Le code mnémonique : il s'agit d'un libellé désignant
une donnée (par exemple «titre_l» pour le titre d'un livre)
La désignation : il s'agit d'une mention décrivant ce à
quoi la donnée correspond (par exemple «titre du livre»)
Le type de donnée :
o A ou Alphabétique : lorsque la donnée est
uniquement composée de caractères alphabétiques
(de 'A' à 'Z' et de 'a' à 'z')
o N ou Numérique : lorsque la donnée est composée
uniquement de nombres (entiers ou réels)
o AN ou Alphanumérique : lorsque la donnée peut
être composée à la fois de caractères alphabétiques
et numériques
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o Date : lorsque la donnée est une date (au format
AAAA-MM-JJ)
o Booléen : Vrai ou Faux
La taille : elle s'exprime en nombre de caractères ou de
chiffres. Dans le cas d'une date au format AAAA-JJ-MM,
on compte également le nombre de caractères, soit 10
caractères. Pour ce qui est du type booléen, nul besoin de
préciser la taille (ceci dépend de l'implémentation du
SGBDR).
Et parfois des remarques ou observations complémentaires
(par exemple si une donnée est strictement supérieure à 0,
etc).
Reprenons l'exemple de notre bibliothèque et du système de
gestion des emprunts que nous sommes chargés
d'informatiser. Après l'étude des règles de gestion, nous
pouvons établir le dictionnaire des données suivant :
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Code mnémonique Désignation Type Taille Remarque
id_i Identifiant numérique d'un inscrit N
nom_i Nom d'un inscrit A 30
prenom_i Prénom d'un inscrit A 30
rue_i Rue où habite un inscrit AN 50
ville_i Ville où habite un inscrit A 50
cp_i Code postal d'un inscrit AN 5
tel_i Numéro de téléphone fixe d'un inscrit AN 15
tel_port_i Numéro de téléphone portable d'un inscrit AN 15
email_i Adresse e-mail d'un inscrit AN 100
date_naissance_i Date de naissance d'un inscrit Date 10
id_l Identifiant numérique d'un livre N
titre_l Titre d'un livre AN 50
annee_l Année de parution d'un livre N 4
resume_l Résumé d'un livre AN 1000
ref_e Code référence de l'exemplaire d'un livre AN 15
id_t Identifiant d'un type de livre N
libelle_t Libellé d'un type de livre AN 30
id_ed Identifiant d'une édition de livre N 6
nom_ed Nom d'une édition de livre AN 30
id_a Identifiant d'un auteur N
nom_a Nom d'un auteur A 30
prenom_a Prénom d'un auteur A 30 A 30
date_naissance_a Date de naissance d'un auteur Date
id_p Identifiant numérique d'un pays N
nom_p Nom d'un pays A 50 A 50
id_em Identifiant numérique d'un emprunt N
date_em Date de l'emprunt Date
delais_em Délai autorisé lors de l'emprunt du livre N
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[Link] Remarque :
Les données qui figurent dans le MCD (et donc dans le
dictionnaire des données) doivent être, dans la plupart des
cas, élémentaires :
Elles ne doivent pas être calculées : les données calculées
doivent être obtenues, par le calcul, à partir de données
élémentaires qui, elles, sont conservées en base.
Cependant, il existe quelques cas où il s'avère pertinent
de conserver, pour des raisons d'optimisation, une donnée
calculée, le montant d'une commande par exemple. On ne
conservera cependant pas les données calculées
intermédiaires sauf en cas d'obligation légale (c'est le cas
pour un montant HT par exemple, où les composantes
peuvent d'ailleurs avoir un prix variable dans le temps).
En effet, cela évite de refaire les calculs plusieurs fois pour
un résultat qui restera fixe.
Elles ne doivent pas être composées : les données
composées doivent être obtenues par la concaténation de
données élémentaires conservées en base. Par exemple
une adresse est obtenue à partir d'une rue, d'une ville et
d'un code postal : ce sont ces trois dernières données qui
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sont conservées et donc qui figureront dans le MCD (et
dans le dictionnaire des données).
1.5.2 Les dépendances fonctionnelles
Soit deux propriétés (ou données) P1 et P2. On dit que P1 et
P2 sont reliées par une dépendance fonctionnelle (DF) si
et seulement si à une valeur de P1 correspond une et
une seule de P2. Cette dépendance est représentée comme
ceci :
On dit que P1 est la source de la DF et que P2 en est le
but. Par ailleurs, plusieurs propriétés peuvent être source
comme plusieurs propriétés peuvent être but d'une DF.
En reprenant le dictionnaire de données précédent, on peut
établir les DF suivantes :
Exemple de DFs
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Ces DFs nous permettent de déduire les exemples de
règles de gestion suivantes
A partir d'un numéro d'emprunt, on obtient une date
d'emprunt, un délai, l'identifiant de l'inscrit ayant
effectué l'emprunt, la référence de l'exemplaire
emprunté.
A partir d'une référence d'exemplaire, on obtient
l'identifiant du livre correspondant.
A partir d'un numéro de livre, on obtient son titre,
son année de parution, un résumé, l'identifiant du
type correspondant, son numéro d'édition.
...
[Link] Graphe de Dépendances Fonctionnelles (GDF)
On peut également représenter une dépendance
fonctionnelle à l'aide d'un Graphe de Dépendances
Fonctionnelles (GDF).
[Link] Exemple :
Exemple de GDF
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CHAPITRE I :
MODELE CONCEPTUEL DE DONNEES (MCD)
I-1. Les concepts de Bases : Entité (Objet) , Relation et
Propriétés
I-1-1. Concept d’entité (Objet)
Approche par l’exemple
Il existe au moins deux manières d’introduire les trois
principaux concepts manipulés dans un MCD à partir d’un réel
perçu.
La première consiste à s’intéresser d’abord au niveau le
plus élémentaire des données du réel perçu ; c'est-à-dire
par exemple au NOM d’un CLIENT ou encore à la
QUANTITE du PRODUIT commandé et ensuite à réunir en
un tout celles-ci pour décrire des entités correspondant à
une réalité de gestion.
La seconde consiste à identifier a priori les entités de
gestion couramment manipulés dans le réel perçu.
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Exemple :
Le client AWA a passé la commande C1 contenant les
produits P1 et P2.
Le même client AWA a passé la commande C2 contenant
les produits P2 et P3.
Le client NDIAYE a passé la commande C3 contenant les
produits P1 et P2.
Le même client NDIAYE a passé la commande C4
contenant les produits P2 et P3.
La commande C1 a donné lieu à la facture F1.
La commande C2 a donné lieu à la facture F2.
La commande C3 a donné lieu à la facture F3.
La commande C4 a donné lieu à la facture F4.
La description de ce réel peut se résumer par le tableau suivant :
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CLIENTS COMMANDES PRODUITS FACTURES
AWA C1 P1, P2 F1
AWA C2 P2, P3 F2
NDIAYE C3 P1, P2 F3
NDIAYE C4 P2, P3 F4
A partir de ce tableau, nous voyons apparaitre :
Un ensemble dénommé « CLIENTS » ;
Un ensemble dénommé « COMMANDES » ;
Un ensemble dénommé « PRODUITS » ;
Un ensemble dénommé « FACTURES » ;
Dans le formalisme individuel du MCD, chaque ensemble
précédemment identifié définit une entité.
Alors, qu’est-ce que c’est qu’une entité ?
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I.1.2.Définition et formalisme d’une entité (Objet)
Définition
Une entité est un objet pourvu d’une existence propre et
conforme aux choix de gestion de l’entreprise.
Formalisme
Nom de l’entité
Application à l’exemple
Client Commandes
s
Produits Factures
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I.1.3. Concept de relation
a) Définition
Une relation entre entité est une association perçue dans le
réel entre deux ou plusieurs entités. Une relation est dépourvue
d’existence propre.
b) Formalisme d’une relation
Entité 1 Entité 2
Nom de la
relation
Entité 3
Entité 4
C) Application à l’exemple
Représentation des entités et relations
Clients Commandes
Passé
Facturer
Nom de la
commande
Produits relation
Facture
Facturer
s
produit
Schéma : Entités-Relations
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Exercice
Supposant qu’on ait la liste des données suivantes
- Nom du fournisseur,
- Numéro du produit,
- Libellé du produit,
- Nom du client,
- Adresse du fournisseur,
- Quantité commandée
- Prix d’achat du produit.
TAF : Etablir le Modèle Conceptuel de Données
Fournisseurs Produits
Fournir
prix d’achat
Commandé
quantité cdée
Clients
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I.1.4. le concept de propriétés
a) Définition
Une propriété (ou attribut) est une donnée élémentaire que l’on
perçoit sur une entité ou sur une relation entre objets.
b) Exemple
Le nom de la propriété est inscrit à l’intérieur de l’entité.
Reprendre les entités et mettre les propriétés.
Exercice
Faire la représentation du modèle de commande du produit
passé à des fournisseurs à des dates bien déterminées.
Fournisseurs Dat
e
Commander
quantité Cdé
Produits
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Une quantité commandée n’a d’existence que par rapport à un
fournisseur et une date. Elle peut donc être considérée comme
étant en relation entre ces objets. D’habitude, on regroupe pour
un fournisseur et une date les quantités et on crée un objet
commande identifié par le numéro de commande.
Fournisseurs Commandes
passer
effectuer Concerner
Qté cdée
Date Produits
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Exercice : Présenter le modèle Conceptuel des données des
personnes possédant des véhicules et des personnes pouvant
garer des véhicules dans un bâtiment donné.
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[Link] de Cardinalités
a) Occurrence d’un objet
Exemple de l’entité Clients qui a deux constituants AWA et
NDIAYE. On dit que l’entité Clients a deux occurrence ou
réalisations.
Définition
Une occurrence d’une entité est un élément individualisé
appartenant à cette entité.
b) Occurrence d’une relation Définition
Une occurrence d’une relation est une relation individualisée
constituée d’une et une seule occurrence des entités participant à
la relation.
c) Cardinalités (objet-relation) Définition
La cardinalité d’une entité par rapport à une relation s’exprime
par deux nombres appelés Cardinalité minimale et Cardinalité
maximale dont les définitions suivent :
La cardinalité minimale (0 ou 1) est le nombre de fois qu’une
occurrence d’une entité participe aux occurrences de la relation.
Si la cardinalité mini est 0, c’est qu’il existe parmi toutes les
occurrences de l’entité au moins une occurrence ne participant
pas aux occurrences de la relation.
Si la cardinalité mini est 1, ceci correspond au fait que chaque
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occurrence de l’entité participe toujours à une occurrence de
relation.
La Cardinalité maximale (1 ou n) indique le nombre de fois qu’une
occurrence de l’entité participe aux occurrences de la relation.
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Formalisme
Exemple
Cas de cardinalités pour une relation Passer Commande
entre Client et Commande.
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I.1.6. Compléments sur les entités et relations
a) Identifiant d’une entité Définition
C’est une propriété particulière de l’entité telle qu’à chaque
valeur de la propriété corresponde une et une seule
occurrence de l’entité.
Formalisme Entité
Réf
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b) Identifiant d’une relation Définition
C’est l’identifiant obtenu par concaténation des
identifiants des entités participant à la relation.
Exemple
Soit l’exemple de la relation Passer Commande entre les
entités Clients et Commandes.
Client Commande
PasserCommande
N°cmde
N°client
1,n 1,1
Dans cet exemple, l’identifiant de la relation PasserCommande
est N°client- N°commande. L’identifiant d’une relation n’est
en général pas inscrit dans la relation.
C) Dimension de la relation
C’est le nombre d’entités participant à la relation.
Une relation entre deux entités est appelée : relation Binaire.
Une relation entre trois entités est appelée : relation Ternaire.
Une relation entre N entités est appelée : relation N-aire.
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D) Relation réflexive Définition
C’est une relation d’une entité sur elle-même.
Exemple :
Cardinalité 0 : Un employé peut ne pas avoir employé dans l’entreprise.
Cardinalité 1 : Un employé peut avoir au maximum un
conjoint qui est lui- même employé de l’entreprise.
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I.7. Exemple récapitulatif d’élaboration d’un MCD Enoncé
du cas :
Soit une PME spécialisée dans la mise à disposition de personnes pour le
compte de ses clients. Chaque intervention donne lieu à un contrat
avec le client ; les principales informations du contrat sont :
La description succincte de l’intervention,
La date du début de l’intervention,
La qualification précise de chaque intervention (il existe plus de 20
qualifications possibles),
Le nombre de jours X hommes prévus.
A chaque qualification correspond un tarif journalier. La PME s’accorde
en interne une certaine souplesse sur la détermination précise de la
qualification de son personnel en procédant de la manière suivante :
Chaque personne possède à priori une qualification de base.
A chaque intervention il est possible de réajuster la qualification
dite d’intervention par rapport à la qualification de base. La
qualification retenue doit toujours appartenir à l’ensemble des
qualifications standard.
TAF : Constituer le MCD correspondant au système simplifié présenté
ci- dessus.
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Correction
Recherche des entités de gestion. Cette PME sera conduite à
gérer les 4 entités suivantes :
Les clients ; les contrats ; les personnes et les qualifications.
Représentation des entités
CLIENTS CONTRATS
1,1
Num Signer/passer Num
Raison sociale Date
1,n
1,n
1,n
Intervenir Requerir/demander
Nb/jour X hoes
0,n
0,n
PERSONNELS 0,n
QUALIFICATIONS
1,1
Num Posseder
Code
0,n
Tarif/jour
Relation Requérir
- Un contrat requiert au moins une qualification........ 1
- Un contrat peut requérir plusieurs qualifications ..... n
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Coté Qualification
- Une qualification peut ne pas être requise pour les contrats…0
- Une qualification peut être demandée dans plusieurs contrats….n
Qualifier/posséder
- Une qualification peut exister sans que personne ne la possède en
tant que qualification de base……0
- Une qualification peut être exercée par plusieurs personnes…….n
Intervenir
- Pour un contrat, il ya au moins une intervention d’une ou plusieurs
personnes …..1,n
Coté Qualification
- Une qualification peut ne jamais être requise par un intervenant et
au plus par plusieurs intervenant 0, n
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1.7 Règles de vérification et de normalisation d’un MCD
Introduction : L’élaboration se réalise en plusieurs étapes.
Une des étapes essentielles est celle qui consiste à élaborer le
MCD en appliquant un certain nombre de règles dites de
vérification et de normalisation.
Règle 1 : Existence d’un identifiant pour chaque
entité. Exemple 1 : Les clients réservent leur table dans
un restaurant.
Par simplification il est supposé qu’un client ne réserve jamais
deux fois la même place.
Table
Client
Réserver
N°table
N°client
Date
heure
Réserver n’a pas d’identifiant en soi, ce qui revient à dire qu’il
n’est pas une entité. C’est donc une relation qui a pour
identifiant N°client+N°table.
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Règle 2 : Toutes les propriétés autres que l’identifiant
doivent être en dépendance fonctionnelle complète et directe
de l’identifiant.
Dans cette règle, il y a 3 notions à savoir :
La dépendance fonctionnelle, dépendance complète et la
dépendance directe.
1. Dépendance fonctionnelle : pour chaque occurrence d’une
entité, chaque propriété doit être en dépendance fonctionnelle de
l’identifiant et doit ainsi prendre une et une seule valeur.
Autrement dit, on ne peut avoir de valeurs répétitives, ni absence
de valeur pour une même propriété.
La propriété prénom enfant peut prendre plusieurs valeurs
Employé
N°
Nom
Prénom
Prénom Enfant
Domiciliation
Prime de qualification
Selon le nombre d’enfants. (Faire d’abord l’entité)
Il faut en conséquence créer une autre entité, d’où le nouveau
MCD
Enseignant : M. Armel Géraud MADJITOLOUM
COURS D’ ANALYSE AVEC LA METHODE MERISE
Employé Enfant
N° N°Emp N°ordre
Nom NomEnft
Appartenir
Prénom prenomEnft
0,n 1,1
Domiciliation dateEnft
Prime de qualification
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2. Dépendance complète : Les propriétés doivent dépendre de tout
l’identifiant et non pas d’une partie de cet identifiant.
ENFANT
NEmp,NOrdre
Prenom
DateNaiss
La propriété nom ne dépend pas complètement de l’identifiant, mais
d’une partie de cet identifiant : en effet, le nom dépend du NEmp et
nom du NOrdre.
3. Dépendance direct : Toutes les propriétés d’une relation doivent
dépendre complètement de l’identifiant de la relation ; de plus, chaque
propriété doit dépendre de tout l’identifiant et non d’une partie de cet
identifiant. Ainsi, pour chaque occurrence d’une relation, chaque
propriété doit être en dépendance fonctionnelle de l’identifiant de la
relation et doit donc prendre une et une seule valeur.
Activité 1 : Dépendances Fonctionnelles
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Pour la structuration du système d'information d'une société, on a
recueilli les informations sur les sujets suivants :
CLIENT: N°client, nom
SOCIETE: Nom-société, activité, capital
DEPOT: Nom-dépôt, adresse, superficie
La FACTURE a la structure suivante
N°facture :
Date :
N°client :
N°produit Désignation PU vente Quantité
En utilisant les règles de gestion ci-dessous, donnez l'ensemble
des dépendances fonctionnelles
Une société possède plusieurs dépôts,
Un dépôt peut contenir plusieurs ou aucun produit,
Un produit peut être entreposé dans plusieurs dépôts.
Activité 2 : Règles de Gestion, DD, GDF et MCD
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Chaque département de l'Institut BEM est identifié par un
numéro (unique) et un nom. Il est dirigé par un directeur,
identifié par son nom, et par un nombre d'enseignants qui y
travaillent.
Un enseignant est identifié par son nom, son prénom et son
grade. Il peut enseigner plusieurs modules, mais uniquement dans
son département. Un module est caractérisé par un code unique et
une désignation. Il peut être enseigné par plusieurs enseignants.
Une équipe de recherche est identifiée par un numéro et un
thème de recherche. Chaque enseignant doit appartenir à une
équipe de recherche. Un projet est identifié par un numéro et
une désignation. Chaque équipe peut prendre en charge au
moins un projet de recherche.
1. Extraire les règles de gestion
2. Construire le Dictionnaire des Données (DD)
3. Donner le Graphe des Dépendances Fonctionnelles (GDF)
4. Déduire le MCD
Activité 3 : DFs, DD, GDF et MCD
On s'intéresse au système de gestion de stock d'une
entreprise disposant de plusieurs magasins
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Dans les magasins de l'entreprise, on gère des produits
identifiés par leur référence, désignation, prix unitaire de vente
et la quantité en stock.
Un produit peut être en stock dans plusieurs magasins, où
chaque magasin est identifié par un code interne et une
adresse.
En cas de rupture de stock, une commande numérotée et datée
est passée aux fournisseurs aux fins de l'approvisionnement.
Un produit est vendu par un ou plusieurs fournisseurs. Le
fournisseur est caractérisé par un numéro, un nom et une
adresse.
Même questions que pour l'activité 2.
Activité 4 : GDF et MCD
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Dans le cadre de l'informatisation de la Gestion d'une
bibliothèque, une séance de questions réponses a eu lieu entre
l'informaticien (Interviewer) et le responsable de la bibliothèque.
L'interviewer : « Quels sont vos objectifs ? »
Le bibliothécaire : « Ce que je souhaite, c'est la gestion de
l'ensemble des livres de notre bibliothèque, ainsi que
celles des emprunteurs et leurs inscriptions aux nouvelles
publications.»
L'interviewer : « Définissez-moi le fonctionnement de la
bibliothèque. »
Le bibliothécaire : « Les ouvrages sont tous définis par une
référence, un titre, un auteur dont on connaît le nom et le
prénom, un éditeur pour lequel on note le nom, et l'adresse,
le thème que traite l'ouvrage, une liste de mots clés qui vont
nous permettre d'affiner les recherches. On propose ainsi aux
emprunteurs des listes qui référencent, pour chaque mot clé,
les ouvrages concernés. En plus de ces informations, on
connaît le numéro du tome dans le cas d'une suite
d'ouvrages, son nombre d'exemplaire, et la disponibilité de
chacun des exemplaires. Pour chaque exemplaire, on note
son numéro d'inventaire, sa date d'achat, son prix d'achat, sa
date d'édition, son nombre de pages, le fait qu'il soit
emprunté, ou qu'il soit présent à la bibliothèque. »
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L'interviewer : « Il y a toujours un auteur pour un ouvrage
?»
Le bibliothécaire : « Oui, il y a au moins un auteur. Il arrive
même qu'il y en ait plusieurs pour un même ouvrage, mais on
ne s'intéresse qu'au premier auteur. »
L'interviewer : « Et n'y a t'il qu'un éditeur pour un ouvrage
?»
Le bibliothécaire : « Effectivement, il n'y a qu'un seul éditeur
par ouvrage. »
L'interviewer : « Combien de thèmes sont affectés à
chaque ouvrage ? »
Le bibliothécaire : « Pour des raisons de commodité, nous
n'affectons qu'un seul thème par ouvrage; ce qui nous
permet d'effectuer un classement sur nos présentoirs par
thème, puis par ordre alphabétique au sein du thème. Par
contre, pour affiner la recherche des ouvrages, chaque
thème est associé à une liste de mots clés. »
L'interviewer : « Combien de mots clés pour un ouvrage
?»
Le bibliothécaire : « C'est complètement variable, la seule
chose que l'on puisse affirmer, c'est qu'il y en a au moins un.
C'est exactement la même chose pour le nombre des mots
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clés associés à chaque thème.»
L'interviewer : « Que se passe-t-il dans le cas où un
ouvrage n'est pas le tome d'une série ? »
Le bibliothécaire : « Simplement, on ne note aucune
information pour le numéro du tome. Je souhaite apporter une
information à ce sujet : le numéro de tome est peut être mal
choisi, car pour un numéro de tome, nous avons des valeurs
numériques classiques comme (1,2,...) mais aussi (I, II,
Premier, Seconde, ou encore «20 ans après» pour la suite des
trois mousquetaires d'Alexandre DUMAS. Il est dans tous les
cas important de définir l'organisation des tomes dans une
suite d'ouvrages.»
L'interviewer : « Qu'entendez-vous par disponibilité d'un
ouvrage ? »
Le bibliothécaire : « Nous devons à tout instant savoir si un
ouvrage est disponible ou pas. Nous avons actuellement une
fiche par ouvrage qui référence le nombre d'exemplaires
prêtés par rapport au nombre total des exemplaires »
L'interviewer : « Qu'est ce que le numéro d'inventaire d'un
exemplaire ? »
Le bibliothécaire : « C'est tous simplement un numéro
d'ordre. Exemple: si l'on possède cinq exemplaires d'un
ouvrage quelconque, et que l'on en rachète un, le numéro
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d'inventaire de ce nouvel exemplaire sera six ».
L'interviewer : « Pourquoi noter le nombre de pages, n'est
t'il pas toujours le même ? »
Le bibliothécaire : « Et bien non ! En fonction du format, et
de la pagination, il arrive que, lors de la réédition d'un même
ouvrage, le nombre de pages change. Nous avons un
exemple caractéristique avec le Coran qui vient d'être
rééditer à la même date par notre éditeur en deux versions
qui n'ont ni l'une ni l'autre le même nombre de pages que les
exemplaires que nous avions précédemment ».
L'interviewer : « Qui sont les emprunteurs ? »
Le bibliothécaire : « Tous les emprunteurs sont des
personnes physiques, dont on enregistre le nom, le prénom,
l'adresse, le numéro de téléphone et l'adresse électronique,
ces personnes sont inscrites soit parce qu'elles ont fait au
moins un emprunt, soit parce qu'elles s'intéressent à un ou
plusieurs thèmes, nous pouvons ainsi les informer des
nouvelles publications d'ouvrages que nous recevons en
fonction des thèmes qui les intéressent.»
L'interviewer : « Un emprunteur peut donc n'avoir effectué
aucun emprunt ? »
Le bibliothécaire : « Oui, à son inscription, il peut venir
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s'inscrire à un ou plusieurs thèmes qui l'intéressent, sans
forcement emprunter d'ouvrages.»
L'interviewer : « Comment sont gérées les inscriptions
?»
Le bibliothécaire : « Les inscriptions sont annuelles, on note
donc la date d'inscription de toute nouvelle personne. Pendant
sa période d'inscription, la personne va être informée par
courrier électronique de l'arrivée de nouveaux ouvrages des
thèmes qui l'intéressent, s'il a choisi, bien sur, de s'inscrire,
ce qui n'est pas obligatoire. Ainsi, il va pouvoir emprunter
tous livres qu'il souhaite »
L'interviewer : « Comment gérez-vous les prêts ? »
Le bibliothécaire : « A chaque emprunt on note la date de
l'emprunt, et la date prévue du retour qui est fixée entre
l'emprunteur, et nous même; ce qui nous permet de pouvoir
informer notre emprunteur d'un éventuel retard.
»
L'interviewer : « Que se passe-t-il en cas de retard ? »
Le bibliothécaire : « Jusqu'à présent, nous n'avons jamais eu
à traiter de réel problème, et donc il ne se passe rien. Au
retour, nous enregistrons la date de retour effective de chaque
livre ».
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1. Construire le GDF
2. Déduire le MCD
CHAPITRE II :
Le passage au modèle logique des données : MLD
1. Modèle conceptuel des données(MCD)
Le modèle conceptuel des données (MCD) a pour but d'écrire de façon
formelle les données qui seront utilisées par le système d'information.
Il s'agit donc d'une représentation des données, facilement
compréhensible, permettant de décrire le système d'information à l'aide
d'entités. La description par la méthode des entités- association
(MERISE) utilise les concepts présentés dans la première partie :
Entité
Association
Identification
Attributs
cardinalité
2. Modèle Logique de Données (MLD) :
- Permet de modéliser la structure selon laquelle les données
seront stockées dans la future base de données.
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- Est adapté à une famille de SGBD : SGBD relationnels (MLD
Relationnels ou MLD-R)
- Utilise le formalisme graphique Merise ou UML
- Permet d’implémenter la base de données dans un SGBD donné
du type relationnel
- Passage du MCD au MLR
3. Passage du MCD au MLR
NIVEAU CONCEPTUEL MCD
En formalisme Entité-Relation
Ensemble de règles
MLD (Relationnel)
NIVEAU LOGIQUE
En formalisme « MERISE »
Création des tables de la base de
données en langage SQL
NIVEAU PHYSIQUE SGBD Relationnel
Règle 1 : transformation d’une entité
Une entité du MCD devient une table
Chaque ligne correspond à un enregistrement
Chaque colonne correspond à un attribut (champ)
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L’identifiant devient la clé primaire de la table
Le nom de l’entité devient le nom de la table
Règle 2 : Transformation d’une association sans propriété type (*,n)-(1,1)
Une commande est passée par un seul client
Un client peut n’avoir passé aucune commande
On duplique dans la table COMMANDE, l’identifiant du CLIENT
Commande est une entité faible car elle dépend de client
Client est une entité forte
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Règle 3 : transformation d’une association (1, n) -(*, n) [*=0 ,1]
Relation du type N-N (cardinalité max des deux côtés de l’association à n)
La relation devient une entité
La clé primaire de l’association est composée des clés étrangères des
relations correspondant aux entités de part et autre de la relation
Les éventuelles propriétés de l’association deviennent des attributs de
l’entité
Exemple 1 : un client (nouveau) peut n’avoir aucune commande
Exemple2 : l’association est porteuse d’un attribut. L’attribut de l’association est
dans l’entité correspondant
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2 Cas particulier : associations 1,1
Association : 1,1 – 1,1
Exemple : course à la voile : 3 solutions
Trois solutions suivant que l’on privilégie
Association binaire 0,1-0,1
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4. Associations ternaires ( n-aires)
C’est la généralisation de l’association (1,n)/(1,n)
L’association gère une table, qui reçoit en clé étrangère, les clés primaires
des tables associées
La composition des clés étrangères devient la clé primaire de la table
association
Les données éventuelles de l’association deviennent les attributs de la table
association
Exemple
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Qui se traduit en
SAISON (idSaison)
PILOTE (numPilote,NomPilote)
ECURIE ( nom_ecurie )
ENGAGER (idsaison,numPilote,nom-ecurie,salaire)
5. Traduction des associations réflexives en relation
5.1. traduction des associations réflexives [n , n]
Une association réflexive [n,n] sur une entité E est traduite en une relation de
même nom avec deux clefs étrangères. L'une d'elles porte le nom de l'identifiant
de l'entité et l'autre, le nom de l'association. La clef primaire de cette relation est
constituée de ces deux attributs.
Exemple :
Enseignant : M. Armel Géraud MADJITOLOUM Se traduit en :
Voisin_De (#NomPays,#VoisinDe)
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5.2. Traduction des associations réflexives [1,n]
Une association réflexive [1 , n] est traduite en une clé étrangère dans la relation
représentant cette entité. Le nom de cette clé étrangère est celui de l’association
si c’est le nom de l’association qui étiquette le trait de cardinalité maximale 1,
sinon c’est le nom de l’association réciproque.
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Se traduit par :
Salarié (Matricule,Nom,Prénom,Fonction,#Encadré_Par)
5.3. Traduction des associations réflexives [1 , 1 ]
Une association réflexive [1,1] sur une entité est traduite en une clé étrangère
dans la relation représentant cette entité. Le nom de cette clé étrangère est celui
de la relation
Se traduit en :
Individu (Numpersid,Nom,Prénom,#Assis_à_Gauche_De)
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CHAPITRE III
Diagramme de FLUX
Les flux d’information dans l’organisation
1. Découpage en domaines
Pour réduire la complexité de modélisation de l’entreprise en un seul
tenant, on découpe l’entreprise en domaines d’activité (Vente,
Stock, Achat, Comptabilité, Gestion du personnel) Un domaine
d’activité de l’organisation est un sous-ensemble relativement
indépendant composé d’informations, règles et de procédures de
gestion.
o Chaque domaine peut être considéré comme un système
autonome (ayant un SP, Si et un SO)
o Les domaines de l’entreprise échangent des flux entre eux,
certaines informations peuvent figurer dans plusieurs systèmes
d’information.
o Le SI de l’entreprise peut être considéré comme la réunion non
disjointe des SI de chaque domaine.
Comment découper une organisation en domaines ?
La technique employée se base sur les ensembles d’informations
échangés, dits aussi flux d’information. Ces flux peuvent être classés
comme suit :
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a) Flux en provenance de l’environnement extérieur
b) Flux à destination de l’environnement extérieur
c) Flux interne échangé (entre les domaines)
2. Analyse des flux
L’analyse des flux permet de représenter le fonctionnement global
de l’entreprise
Acteurs et flux
Un acteur représente une entité active intervenant dans le
fonctionnement de l’entreprise :
o Client, Fournisseurs, (acteur externe)
o Un domaine de l’entreprise (Gestion Personnel, Comptabilité)
Un flux de données est la représentation d’un échange d’informations
entre deux acteurs
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3. Graphe des flux
Le graphe des flux est une représentation graphique des acteurs et des
flux
4. Graphe des flux
Exemple : Gestion des sinistres dans une société d’assurance
A l'arrivée d'une déclaration de sinistre, on l'examine. Si la déclaration
est recevable, on demande l'avis d'un expert, sinon on notifie le refus à
l'assuré. Au retour de l'expertise et après réception de la facture du
garage, on calcule le montant du remboursement et on envoie le
chèque au client.
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COURS D’ ANALYSE AVEC LA METHODE MERISE
Liste des acteurs
SOCIETE D’ASSURANCE (int),
CLIENT (ext),
EXPERT (ext),
GARAGE (ext)
Liste des flux
DECLARATION,
DEMANDE AVIS,
FACTURE,
REFUS,
AVIS EXPERT,
CHEQUE
Lorsque le graphe comporte plusieurs acteurs internes on regroupe
parfois tous ces acteurs en une même entité (correspondant au SI à
étudier) et on ne garde que les flux en entrée et en sortie. C’est le «
graphe des flux contextuel ».
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CHAPITRE IV
Le modèle conceptuel des traitements (MCT)
L’objectif du MCT est de répondre à la question QUOI faire par rapport
à un événement.
o C’est la chronologie qui importe.
o le MCT est une représentation de la succession des règles de
gestion dont l’entreprise veut se doter pour répondre aux
événements auxquels elle doit faire face, du fait de son activité et
de son environnement.
o il décrit le fonctionnement du SI d’une organisation au niveau
conceptuel : on ne décrit que les règles fondamentales de gestion
(les invariants, ‘le métier’ de l’organisation). Description la plus
stable.
Exemple introductif
Les demandes des crédits bancaires doivent suivre les règles de
gestion suivantes :
Règle 1 : Toute demande d‘un crédit bancaire doit faire l'objet d'un
examen préalable
Règle 2 : L'accord définitif du crédit bancaire ne peut être donné
qu'après avis du supérieur hiérarchique.
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Le fonctionnement du SI est décrit par :
L’enchaînement d’opérations, déclenchées selon certaines conditions
de synchronisation (et, ou, …), par des événements contributifs
(internes ou externes), et produisant d’autres événements résultats
(internes ou externes).
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Le Modèle conceptuel des Traitements (Evénements)
Les Types d’événement
Evénements externes : proviennent de l’univers extérieur, sont
traités par une opération conceptuelle (ex: arrivée d’un flux d’entrée,
date de déclenchement),
o C’est un stimulus pour le SI qui provoque une réaction. Il doit
être détectable par le SI.
o C’est un message c’est à dire un ensemble de données qui sont
associés au fait nouveau.
o Evénements internes : générés par une opération conceptuelle,
contribuent au déclenchement d’une autre opération (état
intermédiaire du SI ou état d’attente),
Evénements internes : générés par une opération conceptuelle,
contribuent au déclenchement d’une autre opération (état
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intermédiaire du SI ou état d’attente),
Le Modèle Conceptuel des Traitements (Opérations)
Opération
o Séquence continue d’actions non interruptible.
o Déclenchée par un ou plusieurs événements internes ou externes.
o Produit des événements résultats internes ou externes,
conditionnés par des règles d’émission.
Les actions sont constituées :
o des traitements appliqués aux données en entrée selon certaines
règles,
o des tâches de consultation et de mise à jour d’une base
d’informations (base de données) implicitement accessible.
Le Modèle Conceptuel des Traitements(Synchronisation)
Synchronisation
o Condition exprimée sur les événements, qui détermine le
déclenchement d’une opération.
o S’exprime sous la forme d’une proposition logique utilisant des et
et des ou (on évitera au maximum le non, les non-événements
n’étant pas toujours détectables par le SI)
Exemple : a ou (b et c)
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Le Modèle Conceptuel des Traitements (Règles d’émission)
Elles caractérisent les résultats possibles de l’opération.
Exemple :
o les conditions d’émission des résultats d’une opération ne sont
pas nécessairement exclusives (un résultat peut être émis par
deux règles d’émission distinctes)
o les conditions d’émission portent souvent sur des cas d’anomalies
(ex : une rupture de stock).
Pas de sortie prévue si A est négatif => Impasse !
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Si A est négatif, il y a deux possibilités=> Ambiguïté !
Construction du MCT
Démarche
Étape 1 : A partir du graphe des flux, on construit la liste de tous les
événements en entrée et en sortie du SI.
Étape 2 : Passage au MCT
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o tout événement en entrée se retrouve en entrée d'une opération,
il existe d’autres événements en entrée (ex: des dates
conceptuelles),
o tout événement en sortie est produit par une opération,
o une opération peut avoir plusieurs événements contributifs
vérifiant une règle de synchronisation,
o une opération peut avoir plusieurs événements résultats émis
selon certaines règles d'émission,
o une opération peut ne construire aucun événement résultat mais
uniquement des événements internes,
o tout événement résultat est destiné soit à un acteur externe, soit
à une autre opération,
o le découpage en opérations est guidé par les règles de gestion.
Règles de validation
Une opération ne peut pas être interrompue par l’attente d’un
événement externe. Si tel est le cas, il faut décrire une seconde
opération déclenchée par cet événement en attente.
Gestion des sinistres
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Exercice1 (GESTION DES CARTES BLEUES)
Le demandeur désirant obtenir une carte bleue doit en faire la
demande auprès de son agence.
La carte bleue n'est pas accordée si le demandeur n'est pas un client
de l'agence.
Chaque jour, l'agence transmet au centre de gestion des cartes bleues
les demandes de ses clients.
Dès que l'agence a reçu la carte bleue en provenance du centre (en
général 4 jours après la demande), elle adresse au client un avis de
mise à disposition et un avis de prélèvement de la cotisation annuelle.
Le client vient alors retirer sa carte. Si au bout de 2 mois la carte n'a
pas été retirée, elle est détruite.
1. Etablir le graphe des flux
2. Etablir le MC
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