Cours - no 4 -
• Première partie – Qu’est-ce que le sol ?
• Deuxième partie – Les fonctions du sol
• Troisième partie – Dégradations des sols
• Quatrième partie – Sol, alimentation et changement
climatique : des enjeux complexes
Première partie:
Le sol est la . Il s’agit
d’une fine couche, généralement meuble, située à l’interface
de la lithosphère et de l’atmosphère.
– d’ (ce sont, par exemple, les limon,
sable, argile et autres qui déterminent sa texture) ;
– de , sources d'énergie et
d'éléments nutritifs pour les organismes vivants du
sol ;
– d’ (sans lui la vie y serait impossible) et
– d’ (indispensable à la croissance des végétaux).
• Le sol est un écosystème, c’est-à-dire un complexe
dynamique.
• Il abrite un grand nombre et une grande diversité d’être
vivants, animaux, plantes et microorganismes.
• Le sol est le support de la vie végétale et animale, ainsi
que des activités humaines.
• Un sol naît, se développe, meurt et disparaît si les
conditions de son maintien ne sont pas réunies.
Les sols jouent un rôle essentiel dans l’environnement,
en constante interaction avec l’air, la flore et la faune, l’eau
et les roches.
Si les sols évoluent naturellement essentiellement sous
l’effet du climat, ils subissent également de nombreuses
pressions anthropiques.
Dans le sol, les organismes morts (végétaux, animaux et
microorganismes) se décomposent en ,
source d'énergie et d'éléments nutritifs pour les organismes
vivants du sol.
Dans un réseau alimentaire, les décomposeurs sont les
êtres vivants qui participent directement à la décomposition
de la matière organique morte ou des excréments ou
excréta d'êtres vivants.
Dans les sols, les microorganismes, archées, bactéries et
champignons sont les principaux acteurs de cette
décomposition. Ils jouent un rôle majeur, nécessaire au
recyclage des éléments (minéraux, oligoéléments...) qui
composent la matière organique.
• Le sol est complexe et extrêmement peuplé, la densité
de vie y est souvent considérable
• Les sols abritent 25 % de la biodiversité de notre planète.
• Par comparaison, les océans hébergent seulement 13 %
des espèces vivantes répertoriées à ce jour.
Le sol est constitué de particules minérales et organiques
dont l'organisation à diverses échelles détermine les
.
Ces propriétés sont variables d'un sol à l'autre et
dépendent de certaines caractéristiques du sol comme sa
texture, sa profondeur ou sa minéralogie.
– La correspond à l’appréciation du mélange des
particules minérales de taille différentes constitutives du
sol.
– La est un des facteurs majeurs de la
capacité de production et de filtration du sol.
– La , et notamment des
minéraux argileux, détermine les propriétés chimiques
des sols.
• Un sol s’organise en
horizons. On entend par
horizon des couches
horizontales successives.
• Les pédologues
désignent les horizons
par des lettres
différentes:
• Horizon O (ou A0)
• Horizon A
• Horizon B
• Horizon C
• Horizon R
• Les sols sableux sont localisés majoritairement dans les
Landes, la Sologne et les Vosges. Ils sont également
présents dans le Massif central.
• Les textures équilibrées sont majoritaires en
Champagne et dans la moitié sud de la France.
• Les textures limoneuses sont surtout présentes dans la
moitié nord de la France et les textures argileuses en
Lorraine et dans le Sud-Ouest.
• La diversité des sols est liée à la diversité des facteurs
de leur formation.
• Ces sols présentent des propriétés physiques ou
chimiques variables, les rendant plus ou moins aptes à
remplir leurs fonctions.
• La connaissance de cette diversité naturelle devient alors
indispensable pour une gestion durable des sols et de
l’environnement.
• Près de la moitié des sols forestiers français sont des
sols brunifiés (7,2 Mha).
• Les sols hydromorphes arrivent en seconde position (2,4
Mha).
• Les forêts sur sols carbonatés (2,2 Mha) se situent dans
des zones de roche mère calcaire.
• Les sols podzolisés (1,3 Mha) se sont développés sur les
substrats sableux ou limoneux les plus acides .
• Le milieu forestier étant peu soumis à l’influence
humaine par rapport aux sols agricoles (peu d’apports
et de travail du sol), il y a généralement un lien fort
entre le type de sol et d’humus.
• Les mull et dysmull sont des formes d’humus liées à une
forte activité de la faune et des micro-organismes du sol.
• Les humus de types moder se caractérisent par un
processus de décomposition-humification nettement ralenti,
la formation d’une couche brun-noir de matière organique
fine et une accumulation des couches de litière des années
précédentes.
• Les dysmoder suivent le même modèle mais les couches
sont plus épaisses. Ils se rapprochent des humus de type
mor.
• Les humus carbonatés (2,1 Mha) sont principalement
présents sur les substrats calcaires du Bassin parisien, des
Alpes et de la zone méditerranéenne.
• Les Super Pouvoirs du Sol
• Sols Sains vs Sols Insalubres
• Impact Direct sur les Animaux
• Impact Indirect sur la Santé Animale
• Maladies Transmises par le Sol
La gestion adéquate des sols, y compris la prévention de la
contamination, la régulation de l'utilisation des sols et des
pratiques agricoles durables, est essentielle pour maintenir
la santé des animaux, des plantes et des humains.
L'hygiène des sols est un élément clé de la santé
environnementale et de la sécurité alimentaire.
• Le sol est un écosystème complexe doté de super
pouvoirs essentiels à la survie de la vie sur Terre.
• Il agit comme un filtre naturel, purifiant l'eau et l'air, et
stockant le carbone.
• Les sols sains sont riches en matière organique et en
micro-organismes, favorisant ainsi la fertilité et la
croissance des plantes.
• Les sols sains sont caractérisés par leur capacité à
fournir des nutriments essentiels aux plantes, à
maintenir l'humidité, et à réguler la température du sol.
• En revanche, les sols insalubres sont altérés par la
pollution, la déforestation, la surexploitation et l'érosion.
Ces sols perdent leur capacité à soutenir la végétation, à
retenir l'eau et à absorber les polluants. Ils deviennent
ainsi stériles et vulnérables à l'érosion.
• Les sols sains sont d'une importance cruciale pour la
faune, offrant un habitat riche en nourriture, abri et
protection contre les prédateurs.
• Les sols insalubres, en revanche, exposent les
animaux à des substances toxiques provenant de la
pollution du sol, de l'accumulation de métaux lourds, et
des résidus chimiques.
• Les sols sains contribuent à la régulation des maladies
animales en absorbant et en neutralisant les agents
pathogènes.
• En revanche, les sols insalubres peuvent augmenter le
risque de maladies chez les animaux en favorisant la
prolifération d'agents pathogènes.
Les sols insalubres peuvent être des incubateurs pour
divers agents pathogènes responsables de maladies
transmises par le sol.
Parmi les maladies les plus courantes figurent :
• La tuberculose bovine
• La maladie de la griffe du chat
• La leptospirose
• La fièvre de la vallée du Rift
– A. Composition chimique du sol
– B. Cartographie Agrochimique du Sol
– C. Lien entre la Composition Minérale du Sol et la Santé
– D. Régénération et Fertilité du Sol
– E. Influence du pH du Sol
– F. Eau Tellurique
– G. Zones Pédo-logiques de Hoffman
• La composition chimique du sol est un aspect
crucial de la science du sol et de l'agriculture, car
elle détermine la capacité du sol à soutenir la
croissance des plantes, ce qui a un impact direct
sur la production alimentaire.
• Les Trois Phases du Sol :
1. Phase Solide :
• La phase solide du sol représente la majeure partie de sa
composition (généralement de 62 % à 95 %).
• Cette phase est composée de minéraux du sol, de matière
organique décomposée et d'autres particules solides.
• Les éléments minéraux comprennent à la fo i s d e s
macroéléments, tels que le fer (Fe), le magnésium (Mg), le
potassium (K), l'azote (N) et le carbone (C), ainsi que des
oligo-éléments, comme l'iode (I), le fluor (F), le brome (Br),
le cobalt (Co), le manganèse (Mn) et le molybdène (Mo).
2. Phase Liquide :
• La phase liquide du sol est composée d'eau et de
solutions minérales dissoutes.
• Cette phase est essentielle pour le transport des
éléments nutritifs vers les racines des plantes.
3. Phase Gazeuse :
• La phase gazeuse du sol contient de l'air.
• Les espaces interstitiels du sol permettent la circulation
de l'air, ce qui est essentiel pour les processus de
respiration des racines des plantes et des micro-
organismes du sol.
• La carte des sols de France représente essentiellement la
forte influence de la nature du matériel minéral dans lequel se
sont formés et évoluent actuellement les sols.
• La répartition des types de sols est fortement marquée par la
grande diversité des roches que l’on rencontre en France : les
roches quartzitiques sableuses des Landes et de Sologne, les
granites et granulites de Bretagne et des Vosges, les schistes
des Alpes, de Bretagne et du Massif central, les calcaires
durs du Bassin parisien et du Midi, les craies de Champagne,
les marnes à l’Est et en Limagne, les basaltes du Massif
central, les limons éoliens des Bassins aquitain et parisien et
d’Alsace, les alluvions fluviatiles et fluviomarines de
Camargue et des marais de l’Ouest.
• Sur un tiers du territoire, les formations superficielles
limoneuses se sont déposées sur des épaisseurs d’un
demi à plusieurs mètres d’épaisseur.
• Ces limons datent de l’ère Quaternaire (entre -50 000 et
-10 000 ans) et marquent les sols de Beauce, d’Île-de-
France et de Picardie.
• Également présents en Bretagne, en Brie ou dans la
vallée de la Garonne, ils ont des compositions variées
du fait de leur origine éolienne, fluviatile ou
colluvionnaire.
Cette carte est issue du
RESF
Les matières organiques du sol se définissent
"comme tout ce qui est vivant ou a été vivant
dans le sol".
Le carbone organique provient de la
décomposition des végétaux ou d'apports de
matière organique exogène (ex: effluents
d'élevage).
• Toute modification de l'équilibre entre apport et
minéralisation entraîne une variation, positive ou
négative, des stocks de carbone des sols.
• Par ailleurs, les matières organiques rendent de
nombreux services environnementaux.
• Les matières organiques sont indispensables à la
structure des sols et à leur stabilité vis-à-vis de la pluie.
• La cartographie agrochimique du sol consiste à évaluer
la composition minérale d'un sol en fonction de sa
localisation géographique.
• Cela permet de créer des cartes des variations de la
composition chimique du sol dans une région donnée.
• Ces cartes peuvent aider à prendre des décisions
éclairées sur la gestion des cultures, telles que la
fertilisation et la sélection de variétés de plantes
adaptées à la composition du sol.
• La composition minérale du sol peut influencer la
.
• La présence d'éléments minéraux spécifiques dans le
sol peut être liée à l'apparition de
endémiques chez les plantes, les
animaux ou les humains qui reflètent le lien complexe
entre la santé du sol et la santé de la vie végétale,
animale et humaine.
• La composition chimique du sol est un
et interdisciplinaire qui relie la chimie, la
biologie, l'agriculture et la santé publique.
La régénération et la fertilité du sol sont des aspects cruciaux
pour maintenir la santé des écosystèmes, soutenir la croissance des
plantes et assurer la disponibilité de ressources alimentaires de
qualité.
Quelques points importants à considérer en ce qui concerne la
régénération et la fertilité du sol :
• Régénération du Sol...
• Fertilité du Sol :
– La fertilité du sol est un indicateur clé de sa capacité à produire des
cultures de manière soutenable.
– Elle dépend de plusieurs facteurs, notamment la quantité d'humus, la
teneur en nutriments essentiels (tels que l'azote, le phosphore et le
potassium), la structure granulaire du sol, et son activité biologique.
– L'humus, la matière organique décomposée, joue un rôle crucial dans
l'amélioration de la structure du sol et dans la rétention d'eau et de
nutriments.
• Menaces pour la Santé du Sol : De nombreux facteurs peuvent
menacer la santé du sol, notamment la pollution atmosphérique,
l'érosion, la surexploitation des terres agricoles et l'utilisation
excessive d'engrais chimiques.
• Restauration de la Santé du Sol : Pour restaurer la santé du sol,
il est important d'adopter des pratiques agricoles durables, telles
que la rotation des cultures, la gestion de la matière organique, la
conservation de l'eau, et la réduction de la pollution. L'agroécologie
et d'autres approches respectueuses de l'environnement peuvent
contribuer à améliorer la fertilité du sol.
• Lien entre Santé du Sol et Santé Générale : La santé du sol est
étroitement liée à la santé générale de la planète. Un sol en bonne
santé favorise la croissance de plantes saines, ce qui est essentiel
pour la production alimentaire. De plus, un sol sain peut contribuer
à la lutte contre le changement climatique en stockant du carbone.
• La régénération et la fertilité du sol sont des domaines
de recherche et de gestion essentiels pour maintenir des
écosystèmes sains, promouvoir une agriculture durable
et garantir une sécurité alimentaire à long terme.
• La compréhension de ces processus est essentielle pour
préserver la santé de la planète et de ses habitants.
, qui mesure l'acidité ou l'alcalinité du sol, a une influence
significative sur les rendements et la qualité des plantes qui y poussent. Il
existe trois plages principales de pH du sol : neutre, acide et alcalin.
pH Neutre (7) :
• Les sols neutres ont un pH d'environ 7, ce qui est considéré comme neutre
sur l'échelle de pH. Les plantes en général préfèrent un sol légèrement
acide à neutre.
• De nombreuses cultures, y compris les légumes, les céréales et de
nombreux arbres fruitiers, prospèrent dans des sols neutres.
pH Acide (inférieur à 7) :
• Les sols acides ont un pH inférieur à 7. Ils sont plus riches en ions
hydrogène (H+) et sont généralement plus corrosifs.
• Les sols acides peuvent limiter la disponibilité de certains nutriments
essentiels, comme le calcium, le magnésium et le phosphore.
• Les plantes qui préfèrent des sols acides comprennent les bleuets, les
rhododendrons et les azalées.
• Pour réduire l'acidité d'un sol, on peut apporter de la chaux agricole ou
d'autres amendements.
pH Alcalin (supérieur à 7) :
• Les sols alcalins ont un pH supérieur à 7 et sont plus
riches en ions hydroxyde (OH-). Ils sont généralement
alcalins et ont tendance à avoir une teneur élevée en sels.
• Les sols alcalins peuvent avoir des problèmes de drainage
et une mauvaise rétention d'eau, ce qui peut rendre difficile
la croissance de nombreuses plantes.
• Certaines plantes, comme le trèfle alcalin et certaines
graminées, tolèrent des sols alcalins.
• L'influence du pH du sol sur les rendements et la qualité
des plantes est principalement liée à la disponibilité des
nutriments.
• La plupart des plantes préfèrent un pH du sol
légèrement acide à neutre, car c'est dans cette plage
que la plupart des éléments nutritifs essentiels sont les
plus disponibles.
• Cependant, certaines plantes ont des préférences
spécifiques pour des sols plus acides ou plus alcalins.
• Pour maximiser les rendements et la qualité des cultures,
il est important de surveiller et de corriger le pH du sol
au besoin, en fonction des plantes de culture.
En France, cinq grands types de milieux se distinguent.
1. Les milieux à acidification intense correspondent à des matériaux
parentaux filtrants favorables à l’entraînement des cations et
faiblement pourvus en minéraux altérables susceptibles de
réapprovisionner le sol. C’est principalement le cas des sols sableux des Landes
de Gascogne et des sols développés dans les grès des Vosges et certaines zones
granitiques.
2. Le domaine des sols où l’acidification reste modérée couvre
principalement le Massif armoricain et le Massif central, ainsi que
l’ouest du piémont pyrénéen.
3. De nombreux sols des grandes plaines cultivées ont des pH neutres à
basiques : le pH «naturel» des sols y est très souvent augmenté par
l’emploi d’amendements minéraux.
4. Les domaines des sols saturés par du calcium correspondent aux
grandes régions calcaires ou marneuses du territoire.
5. Enfin, dans les sols développés dans un environnement salé ou
sodique (Camargue, marais Poitevin), les pH sont très élevés.
Cette carte est issue du RESF
• L'eau tellurique est l'eau qui se trouve dans les couches
superficielles du sol. Elle provient en grande partie des
précipitations, de l'infiltration de l'eau de pluie dans le sol,
de la fonte de la neige et de l'eau souterraine qui
remonte à la surface.
• Au fur et à mesure que cette eau s'infiltre dans le sol,
elle interagit avec les particules du sol et les minéraux,
ce qui peut entraîner une augmentation de la
concentration en ions dissous.
• La composition de l'eau tellurique, ainsi que les
caractéristiques du sol, ont un impact significatif sur la
croissance des plantes et sur la capacité du sol à
soutenir la végétation.
• Le sol filtre l'eau et exerce un pouvoir tampon sur le régime
des eaux superficielles et l’alimentation des eaux souterraines.
• Il permet aussi l’alimentation en eau des organismes vivants
(animaux, végétaux, bactéries, champignons, etc) qui la
restituent à l’atmosphère, principalement via la transpiration
des plantes.
• L’eau contenue dans le sol joue un rôle prépondérant dans de
nombreux processus environnementaux par la dissolution, le
dépôt, la transformation, la dégradation et le transport de
diverses substances.
• De nombreuses réactions chimiques ont lieu à l'interface
entre la solution et la phase solide ou les organismes du sol.
• A noter que les émissions de GES (CH 4 et N 2 O) comme le
stockage de carbone dans les sols sont fortement déterminés
par les conditions hydriques.
Le Réservoir en Eau Utilisable d’un sol (RU), souvent appelé «
Réserve Utile », représente la quantité d’eau maximale que le sol
peut contenir et restituer aux racines pour la vie végétale.
La valeur du RU dépend de plusieurs caractéristiques du sol :
- la texture de la terre fine : le RU d’un horizon de sol argileux est
de l’ordre de 1,7 mm/cm de sol, celui d’un horizon de sol argilo-
limoneux de l’ordre de 2 mm/cm de sol et celui d’un sol sableux de
l’ordre de 0,7 mm/cm de sol ;
- la teneur en éléments grossiers : le RU dépend à la fois de la
quantité et de la nature des éléments grossiers, par exemple, des
silex retiennent de l’ordre de 2% d’eau, tandis que des calcaires
peuvent en retenir plus de 30 ;
- la profondeur du sol : le RU est une grandeur intégrée sur
l’épaisseur de sol, qui diffère grandement selon ce paramètre.
• La carte des réserves en eau utile de la France
métropolitaine montre une relation forte avec la texture
mais aussi la profondeur des sols.
• Ainsi, les sols présentant les plus fortes réserves en eau
utile sont les sols limoneux du Bassin parisien qui
cumulent une texture limoneuse favorable et une forte
épaisseur.
• Les sols à plus faible réserve sont les sols sableux
(Landes, Vosges) ou peu épais (Causses, Provence,
seuil du Poitou).
• Les zones Hoffman, ou zones pédologiques de Hoffman, sont des
subdivisions du sol basées sur des caractéristiques spécifiques.
• Elles sont définies en fonction de la manière dont l'eau circule
dans le sol.
• Ces zones tiennent compte de la capacité du sol à retenir et à
transporter l'eau, ce qui peut être influencé par des facteurs tels
que la texture du sol, la structure, la porosité, la pente, etc.
• Un sol est un élément de notre environnement qui
p r é s e n t e d e n o m b r e u se s p r o p r i é t é s p h ys i q u e s
essentielles, parmi lesquelles figurent sa ,
sa , sa , sa , sa
et sa .
• Ces caractéristiques sont cruciales pour comprendre le
comportement du sol et son rôle dans notre
environnement.
• La granulation est la première propriété à considérer lors de
l'analyse d'un sol.
• Elle renvoie à la structure mécanique du sol, c'est-à-dire à la
manière dont ses composants sont agrégés pour former des
agrégats.
• La granulation influe sur la cohésion du sol et détermine sa
texture, ce qui a des implications significatives pour son
utilisation dans diverses applications, de l'agriculture à la
construction.
La porosité est une propriété fondamentale du sol qui
concerne les espaces vides à l'intérieur de celui-ci.
Ces vides se divisent en deux catégories :
• les , d'une taille supérieure à 2 mm, et
• les , d'une taille inférieure à 2 mm.
La du sol représente le rapport entre le
et le volume total
du sol.
Cette caractéristique est fortement influencée par la taille et
l'uniformité des granules qui composent le sol, ainsi que par
sa structure globale.
La porosité est cruciale pour la rétention d'eau dans le sol et
pour la circulation des gaz.
La capacité du sol à retenir l'eau dépend d'abord de sa
porosité, qui représente 30 à 60% du volume total d'un sol.
Plus les pores sont petits, plus l'eau est retenue fortement.
Des pores bien connectés faciliteront la circulation de l'eau.
Les pores dont le diamètre est inférieur à 0,2 μm
contiennent une eau inutilisable par les plantes. La quantité
d'eau totale que le sol peut retenir, ainsi que la quantité
d ' e a u u t i l e , va r i e n t se l o n d e u x p r i n ci p a u x c r i t è r e s
intrinsèques :
– la texture du sol.
– la profondeur du sol.
• La porosité d'un sol est aussi influencée par les matières
organiques, la faune et la flore, ou encore l'action de
l'homme.
• Par exemple, le labour et l'apport de matières
organiques favorisent la porosité, le passage d'engins
lourds sur sol humide la diminue, parfois de manière
irréversible.
• La perméabilité est une propriété qui détermine la
capacité d'un sol à permettre le passage de l'air ou de
l'eau sous l'effet de la gravité.
• Une bonne perméabilité est essentielle pour l'évacuation
de l'eau de pluie, la réduction du risque d'inondation et la
santé des racines des plantes.
• Elle est également un facteur important dans le domaine
de la construction, notamment pour les systèmes de
drainage.
• La capillarité est une autre caractéristique liée à la
rétention d'eau dans le sol.
• Elle se rapporte à la capacité du sol à absorber l'eau et à
la faire circuler de bas en haut, à l'encontre de la gravité.
• La capillarité est inversement proportionnelle à la taille
des grains et des pores.
• Les sols avec une forte capillarité retiennent mieux l'eau,
ce qui peut être avantageux pour l'irrigation des cultures,
mais peut aussi conduire à des problèmes de
salinisation.
• La sélectivité d'un sol désigne sa capacité à retenir à sa
surface divers éléments tels que l'eau, les gaz, les
impuretés et les micro-organismes.
• Cette propriété est essentielle dans le contexte de la
filtration naturelle de l'eau et de la rétention de
nutriments dans les sols agricoles.
• Elle joue un rôle clé dans la régulation de la qualité de
l'eau et de l'environnement en général.
• La température du sol est une caractéristique importante
qui influence son état d'échauffement ou de
refroidissement.
• Les sols chauds ont tendance à être secs, rocailleux et
sablonneux, tandis que les sols froids sont humides et
compacts, souvent argileux.
• La température du sol est cruciale pour de nombreuses
applications, n o t a m m e n t d a n s l e d o m a i n e d e l a
construction.
• Elle permet de déterminer la profondeur à laquelle
doivent être placées les fondations des bâtiments
d'hébergement et les réseaux d'eau et d'assainissement
afin de prévenir les problèmes de gel.
• Les propriétés physiques d'un sol sont des éléments
clés pour comprendre son comportement et son
utilisation dans divers domaines.
• La granulation, la porosité, la perméabilité, la capillarité,
la sélectivité et la température du sol sont autant de
caractéristiques qui influencent son rôle dans notre
environnement et qui doivent être prises en compte pour
une gestion durable des ressources naturelles et une
utilisation optimale de ce précieux élément de notre
planète.
Deuxième partie
• Le sol, cet élément essentiel à la vie sur Terre, est bien
plus que de la terre et des minéraux.
• Il abrite une multitude d' qui jouent
un rôle vital dans les processus biogéochimiques de
notre planète.
• Parmi ces organismes, on trouve des bactéries, des
bactériophages, des actinomycètes, des champignons,
des algues, des protozoaires, et une variété d'autres
créatures microscopiques.
• Ces acteurs invisibles, souvent méconnus, sont
cruciaux pour la fertilité du sol et l'équilibre des
écosystèmes terrestres.
• Les bactéries du sol sont parmi les acteurs les plus influents de la
communauté microbienne.
• Elles exécutent une variété de fonctions essentielles, y compris la
, à la fois en présence
d'oxygène (aérobie) et en son absence (anaérobie).
• De plus, les bactéries jouent un rôle clé dans le cycle de l'azote en
réalisant la (conversion de l'ammonium en nitrate) et la
(réduction du nitrate en azote gazeux).
• Elles sont également responsables de la libération de soufre et de
phosphore, de l'oxydation du soufre et de l'hydrogène sulfuré
(H2S), et de la fixation de l'azote atmosphérique dans le sol.
• Les bactéries du sol peuvent avoir des modes de vie variés, étant
saprophytes, pathogènes opportunistes ou pathogènes stricts.
• La microflore du sol se divise en plusieurs catégories,
notamment la , la
et la .
– La est composée de germes
autochtones, adaptés au sol, tandis que...
– la provient souvent d'engrais
organiques.
– La se forme en présence de
matières organiques en décomposition, telles que les
excréments ou les cadavres.
• Parmi ces organismes, certains peuvent être pathogènes
pour l'homme et les animaux, tels que les virus, les bactéries,
les actinomycètes, les champignons et les algues.
• Il est important de noter que les virus pathogènes ont
généralement une durée de vie limitée dans le sol.
• Les germes pathogènes du sol ont diverses origines. Ils
peuvent être excrétés par l'homme et réintégrer le sol, créant
ainsi différents cycles possibles, avec des impacts potentiels
sur la santé humaine et animale.
• De même, les animaux peuvent excréter des germes
pathogènes, qui peuvent ensuite infecter d'autres individus,
humains ou animaux, en suivant un cycle similaire.
• De plus, de nombreux germes ont la capacité de survivre
dans le sol sous forme végétative pendant plusieurs
semaines, voire plusieurs années s'ils se trouvent sous forme
sporulée.
Forme végétative et forme sporulée
• Les actinomycètes, pour leur part, ont une préférence
marquée pour les sols riches en matières organiques,
tandis que les champignons sont souvent associés aux
couches arables du sol.
• Ces derniers ont la capacité de produire des
mycotoxines, qui peuvent contaminer les plantes et les
animaux, créant ainsi des enjeux de santé importants.
• Les algues, à la fois et , sont
également présentes dans le sol.
– Les contribuent au cycle du
carbone en utilisant la photosynthèse pour produire
de la matière organique, tandis que...
– les décomposent les
substances polluantes.
• Les parasites du sol se divisent en deux catégories
majeures :
– les , responsables d'infections intestinales,
et
– les , qui se développent directement
dans le sol avant de contaminer des hôtes, animaux
ou humains.
• Ces parasites peuvent avoir un impact significatif sur la
santé des individus et des animaux.
• La composante vivante du sol est une mosaïque
d'organismes, allant des bactéries aux protozoaires en
passant par les champignons et les algues.
• Le rôle de ces micro-organismes dans les processus
biogéochimiques, la fertilité du sol et la santé des
écosystèmes ne saurait être sous-estimé.
• Il est impératif de comprendre leur diversité et leur
fonctionnement pour mieux préserver et gérer notre
environnement.
Troisième partie –
. La dégradation physique du sol est le
résultat de l’érosion éolienne ou hydrique, et de la compaction des
sols. L’érosion, le tassement...
- polluants
- atteintes à la diversité biologique et pertes
de matière organique.
• La perte et la dégradation d'un sol ne sont pas récupérables
au cours d’une vie humaine.
• Le sol est une ressource fragile, menacée par:
• l’ ;
• l’ ;
• les ;
• la ;
• la ;
• le ;
• la ;
• les et
• les .
• C’est un capital naturel dont la perte ou la dégradation sont
susceptibles d’affecter les moyens de production de biens
et de services écologiques (minéraux, plantes, animaux,
air…) qu’il abrite.
• L’érosion du sol est principalement provoquée par l’eau et, dans
une moindre mesure, par le vent et les pratiques agricoles.
• Elle en dégrade les couches superficielles et se traduit par une
perte de sol.
• L’érosion est un phénomène naturel qui résulte de l’ablation des
couches superficielles du sol et du déplacement des matériaux
le constituant, sous l’action de l’eau, du vent, des rivières, des
glaciers, ou de l’homme.
• L’érosion hydrique des sols toucherait 26 millions d’hectares en
Europe, contre un million pour l’érosion éolienne.
• Près de 18 % des sols présentent un aléa d’érosion des sols
moyen à très fort en France métropolitaine.
• L’érosion hydrique caractérise le départ de sol sous l’action du
ruissellement des eaux de pluies ne pouvant s’infiltrer dans le sol.
Elle fait intervenir deux processus de dégradation des sols : la
et l’ .
• L’érosion peut s’exprimer sous forme de coulées d’eau
boueuse aux conséquences parfois catastrophiques.
• De façon moins visible, lorsqu’elle n’est pas maîtrisée, l’érosion
peut provoquer, à long terme, une dégradation irréversible des
sols.
• L’érosion est souvent renforcée par l’action de l’homme :
certaines pratiques culturales, surpâturage, déforestation,
imperméabilisation.
• Le risque d’érosion des sols peut être limité par une
urbanisation et une artificialisation modérées respectant les
zones sensibles et par le recours aux dispositifs de prévention
des coulées d’eau boueuse.
• Le sol, l'une des ressources naturelles les plus précieuses de
notre planète, est de plus en plus menacé par la pollution. La
pollution du sol est un problème sérieux qui peut avoir des
conséquences néfastes sur l'environnement, la santé humaine, et
l'économie.
• Nous explorerons les différentes causes de la pollution du sol en
mettant l'accent sur les facteurs naturels et anthropiques, ainsi
que les conséquences de cette pollution.
• Nous examinerons également comment les résidus solides, les
déchets ménagers, et les déchets urbains contribuent à cette
problématique.
• Enfin, nous aborderons quelques solutions possibles pour
atténuer la pollution du sol.
• Le sol peut être pollué par de multiples facteurs, qu'ils soient
d'origine naturelle ou humaine.
• Les variations naturelles de la composition du sol résultent
souvent de processus naturels tels que l'érosion, les
intempéries, ou les altérations de la terre.
• Cependant, de nombreux polluants du sol sont d'origine
anthropique, provenant de l'activité humaine.
• U n e so u rce m a je u r e d e p o l l u t i o n d u s o l e s t d ' o r i g i n e
atmosphérique.
• Une fois ces polluants déposés dans le sol, ils peuvent être
classifiés en polluants solides ou liquides, en polluants
organiques ou inorganiques, ou en effluents, en fonction de
leur état d'agrégation et de leur nature chimique.
• La pollution du sol par les résidus solides est un problème omniprésent.
• Les résidus solides englobent une variété d'objets provenant de
diverses sources, notamment les déchets ménagers, les déchets
urbains, les déchets industriels, les matériaux radioactifs, les déchets
agro-zootechniques, et d'autres polluants solides spéciaux.
• Les déchets ménagers, qui représentent une part significative des
résidus solides, sont générés quotidiennement par les habitants.
• En moyenne, un individu produit de 0,4 à 1 kilogramme de déchets
ménagers par jour.
• L'étude des déchets ménagers se penche sur deux aspects cruciaux :
leur quantité et leur composition. Cependant, outre leur impact sur la
gestion des déchets, les déchets ménagers favorisent également la
prolifération de nombreux vecteurs d'agents pathogènes, tels que les
insectes et les rongeurs, ce qui accroît le risque de maladies
infectieuses.
• Les déchets urbains, quant à eux, sont des résidus qui ne
proviennent pas d'un seul ménage, mais plutôt de
collectivités, de marchés, ou de parcs.
• En moyenne, on estime que chaque habitant produit
environ 0,3 kilogramme de déchets urbains par jour.
L'élément clé ici est la quantité de déchets générée, ce
qui peut avoir un impact significatif sur l'environnement et
les ressources nécessaires pour la gestion des déchets.
• La contamination du sol par des matières radioactives est
l'une des formes les plus dangereuses de pollution. Elle
rend le sol inexploitable et peut avoir des conséquences
dévastatrices pour l'environnement et la santé humaine.
• Cette contamination peut survenir à la suite d'un mauvais
enfouissement de déchets radioactifs, d'accidents
nucléaires, ou de l'utilisation irresponsable de matières
radioactives.
• Lorsque le sol est contaminé par des matières
radioactives, cela peut entraîner le dépôt de ces matières
dans l'atmosphère, augmentant ainsi les risques pour la
santé humaine.
• Les résidus du secteur agronomique, tels que les débris
agro-zootechniques, représentent une forme de biomasse
constituée principalement d'éléments d'origine végétale, de
fumier de bétail (qui peut avoir une consistance allant de
pâteuse à semi-liquide), de résidus de fourrage et parfois
de cadavres d'animaux.
• Cette biomasse peut poser des problèmes en raison de la
production de gaz malodorants et de sa propension à être
un milieu propice à la prolifération de germes et de
bactéries.
Les résidus "spéciaux" proviennent d'autres sources, comme les
hôpitaux et les unités de recherche, et peuvent contenir des
déchets médicaux, chimiques ou d'autres matériaux
potentiellement dangereux.
Ces types de résidus solides doivent être gérés de manière
appropriée pour éviter les risques pour la santé publique et
l'environnement. Les méthodes courantes de gestion des résidus
solides comprennent :
• Collecte
• Suppression
• Enregistrement
• Traitement par compostage
• Utilisation pour la biothermie
• Incinération
Les résidus liquides ont diverses origines: des eaux usées
domestiques, fécaloïdes, de l'eau des déchets industriels, l'eau
des déchets zootechniques, les eaux météoriques, les eaux
usées pas entièrement nettoyées, l'eau des déchets chimiques
ou des résidus de pétrole brut.
Eaux usées domestiques : Ces eaux proviennent des foyers
résidentiels et des institutions publiques. Ces eaux peuvent
contenir des substances organiques, des micro-organismes, des
produits chimiques, des détergents et d'autres polluants.
Eaux fécaloïdes : Ces eaux sont principalement constituées de
matières fécales humaines. Elles contiennent des bactéries, des
virus et d'autres micro-organismes potentiellement pathogènes.
• La gestion appropriée de ces résidus liquides est
essentielle pour prévenir la pollution de l'environnement.
• Cela peut inclure le traitement des eaux usées pour
éliminer les polluants, la réglementation stricte de leur
élimination, la mise en place de systèmes de collecte et
de traitement adéquats, ainsi que des pratiques de
prévention de la pollution, telles que la réduction des
produits chimiques nocifs, le recyclage des eaux, et la
sensibilisation du public à l'importance de la préservation
de la qualité de l'eau.
Eaux de déchets industriels : Les entreprises industrielles génèrent des
eaux usées contenant souvent des produits chimiques, des métaux lourds,
des solvants et d'autres polluants spécifiques à leur processus de production.
Eaux de déchets zootechniques : Les exploitations agricoles et les
élevages produisent des eaux usées contenant des déchets d'origine
animale, de la nourriture pour animaux, des antibiotiques et d'autres
contaminants liés à l'élevage.
Eaux météoriques : Les eaux pluviales peuvent transporter des polluants
du sol et de la surface lorsqu'elles s'écoulent dans les égouts pluviaux.
Eaux usées pas entièrement nettoyées : Les systèmes de traitement des
eaux usées peuvent ne pas éliminer efficacement tous les polluants, laissant
des résidus dans les eaux rejetées.
Eaux de déchets chimiques : Les industries chimiques génèrent des eaux
usées contenant une grande variété de produits chimiques potentiellement
dangereux.
Résidus de pétrole brut : Les déversements de pétrole brut dans
l'environnement peuvent entraîner la pollution des sols et des eaux, avec
des conséquences graves pour les écosystèmes.
• Les eaux usées industrielles
• Les eaux usées originaires de pratiques zootechniques
(agronomiques)
• Les eaux résiduaires météoriques (= sources naturelles de pollution)
peuvent contenir des germes pathogènes, des substances toxiques
et autres éléments en suspension.
• Les eaux résiduaires chimiques
• La prévention de la pollution causée par les eaux usées
implique la collecte, le traitement et l'élimination appropriés des
déchets liquides.
• La réglementation joue un rôle clé en fixant des normes et des
directives pour les industries et les exploitations afin de
minimiser leur impact environnemental.
• La qualité et la santé du sol, y compris la microflore et la
microfaune, jouent un rôle dans la dégradation et la filtration
des contaminants.
• La protection de l'environnement et de la santé humaine
dépend d'une gestion appropriée des eaux usées et d'une
prise de conscience de l'importance de la prévention de la
pollution.
• La pollution du sol, qu'elle provienne de résidus solides,
de déchets ménagers, ou de déchets urbains, a des
conséquences graves sur notre environnement et notre
santé.
• Elle peut altérer la fertilité du sol, nuire à la croissance
des cultures, contaminer les ressources en eau
souterraine, et exposer les êtres vivants à des produits
chimiques toxiques.
• De plus, la décomposition des déchets ménagers peut
libérer des gaz à effet de serre, contribuant ainsi au
changement climatique.
• Pour lutter contre la pollution du sol, il est essentiel de
prendre des mesures préventives, de promouvoir le
recyclage et la réduction des déchets, et d'adopter des
pratiques agricoles durables.
• Il est également impératif de réglementer l'élimination
appropriée des déchets et d'encourager la sensibilisation
du public.
• Les avancées technologiques dans le traitement des
déchets et la dépollution des sols offrent également des
pistes prometteuses pour résoudre ce problème
croissant.
Ø De faire évacuer les eaux usées seulement après le
traitement dans des installations publiques ou des
installations des opérateurs économiques.
Ø De faire collecter les déchets ménagers dans des
conditions qui empêchent la pollution et le
développement de vecteurs et d’agents pathogènes.
Ø L’emplacement de rampes de stockage sera
effectué sur des terrains avisés par les organismes
locaux compétents, à une distance des rivières, des
logements, des fermes d’élevage, des sources d’eau,
avec des superficies suffisamment grandes ( pour 10
ans).
• Dératisation, désinfection, décontamination (3D) systématique des
rampes pour le stockage des déchets ménagers.
• L'utilisation des moyens de transport appropriés (couverts, hygiénique,
décontaminés).
• L’utilisation du fumier seulement après la période minimale de stockage
requise selon le type de fermentation à laquelle il a été soumis
(fermentation aérobie, anaérobie et mixte).
• La diffusion aux producteurs privés des méthodes modernes
d’inactivation des engrais naturels et le danger de les utiliser sans
traitement avisé.
• La neutralisation des déchets solides, des produits toxiques et
dangereux doit être effectuée avec l'avis des organismes spécialisés.
Il est essentiel de respecter les réglementations environnementales en
vigueur pour la gestion des résidus, de veiller à la sécurité des travailleurs et
de minimiser les impacts négatifs sur l'environnement. De plus, il est
important de promouvoir la réduction à la source, le recyclage et la
réutilisation pour réduire la quantité de déchets solides générés à l'origine.
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https://www.inrae.fr/actualites/stocker-4-1-000-carbone-sols-potentiel-france
https://www.gissol.fr/
https://www.gissol.fr/outils
Observatoires, plateformes, réseaux ou encore groupements
scientifiques sont des dispositifs variés et complémentaires porté par
INRAE ou dont l’Institut est membre, qui participent à une meilleure
connaissance et gestion des sols de façon pluridisciplinaire et multi-
acteurs
• Le Groupement d'intérêt scientifique Sol (Gis Sol) a pour objectif d’acquérir,
capitaliser et mettre à disposition des données sur les sols de France et leurs évolutions.
• L’objectif du Réseau mixte technologique ou RMT Sols et territoires est de connaître
les sols et donner accès à cette connaissance dans les territoires agricoles et ruraux,
ainsi que de mieux faire prendre en compte les sols dans différentes politiques, projets
et programmes d’action.
• La principale mission du Réseau national d’expertise scientifique et technique sur
les sols (RNest) est de faciliter le partage de connaissances liées au sol entre secteurs
et de développer la transdisciplinarité des initiatives scientifiques et techniques autour de
la gestion des sols.
• AnaEE-France - Analyse et expérimentations sur les écosystèmes – France offre à
la communauté scientifique, aux entreprises et aux organisations issues de la société
civile un accès complet à l’étude des écosystèmes terrestres et aquatiques au travers de
ses plateformes expérimentales distribuées sur l’ensemble du territoire national et des
DROM.
• L’Observatoire de la zone critique (Ozcar), est une infrastructure de recherche
nationale dédiée à l’observation et à l’étude du fonctionnement des surfaces
continentales.
• L'appréciation de la pollution des sols est d'une importance
capitale pour la préservation de l'environnement et la santé
publique.
• Les sols, en tant que réservoirs d'éléments nutritifs,
d'organismes vivants et de pathogènes, jouent un rôle
essentiel dans notre écosystème.
• Il existe plusieurs méthodes d'évaluation de la qualité d'un sol,
et elles offrent un aperçu détaillé de son état de pollution.
• L'évaluation organoleptique est l'une de ces méthodes. Elle
consiste en une observation visuelle, tactile et olfactive du sol.
Les sols pollués présentent souvent une structure homogène,
une granulosité fine, une couleur plus sombre et une odeur
désagréable. Ces caractéristiques physiques peuvent donner
des indices sur la présence de contaminants.
• Une autre approche consiste en une évaluation chimique. Elle
implique l'analyse de paramètres tels que le pH du sol, la
composition des éléments, et la quantité d'azote organique.
L'indice de Khlebnikov, qui compare la quantité d'azote
organique (humus) à la quantité totale d'azote organique,
permet d'évaluer la capacité d'auto-assainissement du sol. Un
sol propre se rapproche d'un rapport de 1, tandis qu'un sol
pollué affiche un rapport plus proche de 0.
• L'évaluation biologique est également cruciale. Elle
consiste en l'analyse de la présence de micro-organismes
t e l s q u e l e N T G ( F M AT ) / g d e s o l , l e n o m b r e d e
coliformes/g de sol, le nombre de bactéries type
Clostridium perfringens/ g de sol, le nombre de
bactéries thermophiles/ g de sol (bactéries qui se
développent à 72°C → fertilisation du terrain avec du
fumier), le nombre d'œufs, larves, géohelmintes/g de sol
(corrélation entre la pollution du sol et le degré d’exposition
de la population humaine et les animaux) ou en évaluant la
présence de virus.
• Ces organismes peuvent servir d'indicateurs de la pollution
et de la santé du sol.
• La FMAT (flore mesophyle aerobie totale)/ NTG par g
est un indicateur hygiénique relatif qui indique le nombre
de germes qui se développent à 37°C.
• Les autres germes (qui se développent à d'autres
températures) représentent un indicateur agrobiologique.
• Les bactéries coliformes représentent un indicateur de
santé qui exprime le niveau de pollution, sans préciser
l’origine humaine ou animale. Pour l'interprétation du
niveau de pollution par des bactéries coliformes on
détermine le qui représente la quantité minimale
de sol dans laquelle ont été identifiées les bactéries
coliformes.
• Les bactériophages entériques (enterobacteriaceae)
permettent d’apprécier la pollution à travers le temps.
• Dans le cas d’un processus de pollution, la première
souche à apparaître est E. coli, suivie par le Vibrio puis
elles disparaissent dans l’ordre inverse de leur apparition.
• Les bactéries thermophile (qui se développent à 72°C)
montrent une fertilisation du sol par du fumier.
• Les virus, une fois qu'ils ont atteint le sol, sont absorbés
par les granules où ils se fixent de manière à ce qu’ils
soient très difficiles à « désabsorber ». Ils sont très
importants du point de vue de l'hygiène et du statut
épidémiologique.
• Les bactéries perfringens sporulées peuvent transmettre
des détails relatifs à la pollution de l'environnement.
• Leur présence unique dans les échantillons de sol indique
une pollution plus ancienne, tendis que leur identification
simultanément avec Escherichia coli indique une pollution
récente. La présence de bactéries perfringens sous-entend
un risque d'infection par des germes pathogènes de type
Salmonella, Shigella et entérovirus qui ont une résistance
supérieure aux Enterobacteriaceae sur l'environnement
extérieur.
• On doit déterminer le qui est la plus petite
quantité de sol dans laquelle ont été identifiées des
bactéries du genre perfringens.
Nombre d’helminthes du sol
• Le nombre d’œufs et de larves d’helminthes du sol
(Vers ronds trichocéphales, strongilis, etc.) reflète le
niveau d’infection de la population humaine et des
animaux qui les côtoient.
• L’examen parasitologique dans le sol sera effectué sur
des échantillons prélevés dans des pâturages et des abris.
• Il est essentiel de prendre en compte ces diverses
méthodes d'appréciation de la pollution des sols pour
mieux comprendre et prévenir les risques pour la santé
humaine et l'environnement.
• La gestion appropriée des sols pollués et la mise en
œuvre de mesures de dépollution sont indispensables
pour maintenir la qualité de notre sol et la santé de notre
planète.
L'auto-purification et la consolidation du sol sont des
processus essentiels pour maintenir la qualité des sols,
réduire la pollution et favoriser un environnement sain.
Ils dépendent de la nature des polluants présents dans le sol,
de la saison et des conditions environnementales.
Voici quelques aspects clés de ces processus :
1. Élimination des polluants inorganiques :
– Procédés physiques
– Procédés chimiques
– Procédés biologiques
2. Réduction des polluants organiques :
• Les polluants organiques peuvent être dégradés en
composés plus simples par des processus
physiques, chimiques et biologiques.
3. Variation de l'auto-purification selon les saisons :
• En été et au printemps.
• En automne et en hiver.
• En fin de compte, l'auto-purification et la consolidation du
sol sont des processus dynamiques qui dépendent de
nombreux facteurs, y compris la nature des polluants,
les conditions du sol et les saisons.
• Il est important de surveiller et de gérer la qualité du sol
pour minimiser les risques environnementaux et pour
s'assurer que les sols restent sains et productifs.
L'agriculture biologique, souvent abrégée en AB, est une approche
agricole axée sur des principes écologiques, durables et respectueux
de l'environnement. Ses objectifs sont multiples et s'inscrivent dans
une démarche globale de préservation de la planète, de la santé des
consommateurs et de la biodiversité. Voici quelques-uns des
principaux objectifs de l'agriculture biologique :
• Production d'aliments de haute qualité nutritionnelle
• Protection de l'environnement
• Maintien de la fertilité des sols
• Prévention de la pollution
• Diversité génétique
• Protection de la faune et de la flore sauvages
• Soins aux organismes vivants du sol
• Résilience face aux changements climatiques
Les principes de l'agriculture biologique sont fondamentaux
pour guider cette approche agricole respectueuse de
l'environnement et de la santé des consommateurs.
Les principaux principes de l'agriculture biologique sont:
• Maintien de la fertilité du sol :
• Protection de l'environnement
• Respect de la santé des consommateurs
• Prévention de l'érosion de l'humus
• Utilisation de produits naturels
• Réglementation et certification
• La pollution du sol est un enjeu environnemental majeur qui résulte
de facteurs et .
• Les résidus solides, les déchets ménagers, et les déchets urbains
sont autant de sources de pollution du sol. Pour préserver notre
planète et notre santé, il est impératif de prendre des mesures pour
réduire la pollution du sol, préserver la qualité de nos sols et
promouvoir des pratiques durables.
• En adoptant des pratiques responsables et en investissant dans des
solutions technologiques innovantes, nous pouvons contribuer à la
protection de notre environnement et à la préservation de cette
ressource vitale qu'est le sol.
• L'agriculture biologique repose sur des principes visant à promouvoir
la durabilité, la santé du sol, la préservation de l'environnement et la
production d'aliments de haute qualité. Elle s'efforce de créer un
équilibre entre la production alimentaire et le respect de la planète et
de ses habitants, en mettant l'accent sur des pratiques agricoles
respectueuses de l'environnement.
Pollution des sols et de la chaîne
alimentaire
Homme
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