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Techniques de Transmission de Données

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Transmission de données ______________________________________________Chapitre II

Chapitre II

Transmission de données

II.1. Introduction ................................................................................................................... 2


II.2. Techniques de transmission ........................................................................................... 2
II.2.1. Transmission en bande de base ............................................................................... 3
II.2.2. Techniques de modulation....................................................................................... 5
II.3. Caractéristiques de transmission .................................................................................... 6
II.4. Mode de transmission ................................................................................................... 7
II.4.1. Transmission série et parallèle ............................................................................... 7
II.4.2. Transmission synchrone et transmission asynchrone ............................................. 9

3e année Télécommunication 1 Matière : Syst & Rés de Télécommunication


Transmission de données ______________________________________________Chapitre II

II.1. Introduction

Les systèmes de transmission numérique véhiculent de l’information entre une


source et un destinataire en utilisant un support physique comme le câble, la fibre optique
ou, encore, la propagation sur un canal radioélectrique. Les signaux transportés peuvent
être soit directement d’origine numérique comme dans les réseaux de données, soit
d’origine analogique (parole, image...) mais convertis sous une forme numérique. La tâche
du système de transmission est d’acheminer le signal de la source vers le destinataire avec
le plus de fiabilité possible.

Le schéma synoptique d’un système de transmission numérique est donné à la Figure 1 où


l’on se limite aux fonctions de base. La source émet un message numérique sous la forme
d’une suite d’éléments binaires. Le codeur englobe en général deux fonctions
fondamentalement différentes. La première, appelée codage en ligne, associe un support
physique adéquat aux éléments abstraits émis par la source. La seconde, appelée codage
correcteur d’erreurs, consiste à introduire de la redondance dans le signal émis en vue de le
protéger contre le bruit et les perturbateurs présents sur le canal de transmission. La
modulation a pour rôle d’adapter le spectre du signal au canal (milieu physique) sur lequel
il sera émis. Enfin, du côté récepteur, les fonctions de démodulation et de décodage sont
les inverses respectifs des fonctions de modulation et de codage situées du côté émetteur.

Source Codeur Modulateur Canal

Démodulateur Décodeur Destinataire

Figure. 1. Schéma simplifié d’un système de transmission numérique.

II.2. Techniques de transmission

Deux techniques de transmission

A. Bande de base : suite de bits = une suite de niveaux de


tension ou de courant avec une amplitude particulière.
La durée d'un bit T = durée d'un niveau de tension ou
courant D (rapidité = 1/D bauds = débit = bit/s).
B. Large bande : adaptation de la voie de communication
à la bande passante : modulation d’une porteuse ayant
une fréquence > fréquence du bit (plusieurs voies de
communication sur un seul support physique).

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II.2.1. Transmission en bande de base

Le terme « bande de base » signifie que le signal est transmis sur le canal sans l’opération
de modulation qui translate (éventuellement en le modifiant) le spectre du signal pour le
centrer sur une fréquence porteuse f0. Autrement dit, la fréquence porteuse d’une
transmission en bande de base est la fréquence zéro (f0 = 0). Le schéma synoptique d’un
système de transmission en bande de base est illustré à la figure 2.

Le signal à transmettre est une suite d’éléments binaires {βn }. Cette suite abstraite prenant
ses valeurs de l’alphabet {0,1} est codée en une suite {an } qui module l’amplitude des
impulsions q (t) à la cadence d’émission des symboles que nous notons 1/Ts .

Codage a n  s(t )
q(t) Canal f(t)
niveaux

â n
Échantillonneur
1/(nTs)
Décision
Décodage
niveaux ̂ n 

Figure. 2. Schéma simplifié d’un système de transmission en bande de base.

II.2.1.2. Codes en ligne

Il existe un certain nombre de codes en ligne dont la fonction est d’associer une suite
d’impulsions physiques à la suite d’éléments binaires à l’entrée du système de
transmission. Dans les paragraphes suivants, nous allons décrire quelques-uns des codes en
ligne les plus usuels. Les formes d’onde correspondantes sont illustrées à la figure 3.

A. Codage « non-retour à zéro » (NRZ)

Comme le montre la figure 3.a, ce codage associe une impulsion positive au bit « 1 » et
une impulsion négative au bit « 0 ». Les deux impulsions ont la même forme rectangulaire
de durée Tb et diffèrent seulement par leurs signes.

→Le code NRZ : Signifie Non Return to Zero (non-retour à zéro) Les niveaux '0'
sont codés par une tension -V, Les niveaux '1' sont codés par une tension +V.

B. Codage bipolaire

Ce codage est illustré à la figure 3.b. On remarque que les « 1 » successifs sont codés en
des impulsions rectangulaires de polarités alternées. Les « 0 » par contre sont codés en un
niveau zéro, ce qui correspond à l’absence d’émission d’énergie.

→ Le signal réellement émis a ainsi trois niveaux, mais un symbole émis ne transporte
qu’un seul bit d’information ; nous avons Ts = Tb .

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C. Code Manchester

Comme le montre la figure 3.c, ce code génère des transitions à chaque durée de bit, quelle
que soit la séquence émise. Un « 1 » dans ce code est codé en une impulsion rectangulaire
de durée Tb avec inversion de polarité au milieu du bit, la première moitié étant de signe
positif. Un « 0 » est codé en une impulsion identique, mais de polarité opposée.

→ Les transitions à chaque durée bit rendent l’extraction d’horloge très facile, mais une
suite de « 0 » ou de « 1 » générant des impulsions de largeur Tb /2, l’occupation spectrale
se trouve élargie.

Figure. 3. Formes d’onde correspondant à quelques codes en ligne.

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D. Code de Miller

Ce code est illustré à la figure 3.d. Un « 1 » est codé en utilisant une impulsion
Manchester, c’est-à-dire une impulsion rectangulaire de durée Tb avec une inversion de
polarité au milieu du bit et un « 0 » est codé en utilisant une impulsion rectangulaire sans
changement de polarité. La polarité des impulsions correspondant à l’émission d’un « 1 »
est choisie de façon à garantir une continuité avec l’impulsion précédente. Quant à la
polarité des impulsions correspondant à l’émission d’un « 0 », elle assure une continuité
(non-transition) après un « 1 », mais elle est inversée après un autre « 0 ».

→ Dans ce code, le signal contient une transition au plus toutes les deux durées bit, ce qui
assure suffisamment de transitions pour la récupération du rythme. Par ailleurs, la forme du
signal ne contient pas d’impulsion d’une largeur inférieure à Tb , ce qui réduit notablement
l’occupation spectrale par rapport au code Manchester.

II.2.2. Techniques de modulation

La fonction de modulation a pour objectif d’adapter le signal à émettre au canal de


transmission. Cette opération consiste, en général, à moduler la phase, la fréquence et/ou
l’amplitude d’une onde porteuse centrée sur la bande de fréquence du canal. Les
modulations qui translatent le spectre du signal vers la fréquence porteuse (sans en
modifier la forme) sont appelées modulations linéaires. À l’opposé, les modulations qui
modifient la forme du spectre du signal en bande de base sont dites non linéaires. Sur un
canal gaussien, le choix d’une modulation se fait en considérant l’occupation spectrale, les
performances et la complexité du couple modulateur/démodulateur. Il est à noter que la
faible occupation spectrale et les performances sont deux contraintes antagonistes, ce qui
nécessite en pratique un compromis lors du choix d’une modulation.

A. Modulation à déplacement d’amplitude

Le signal en bande de base module l’amplitude d’une porteuse que nous notons cos (ω0t)
sans aucune perte de généralité. Le signal modulé est de la forme :

s(t )   ak  q (t  kTs )  cos(0t ) (1)


k

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B. Modulation à déplacement de phase

Dans cette technique, c’est la phase de la porteuse qui est modulée par le signal en bande
de base. Dans une MDP M-aire, le signal modulé est de la forme :

 
s(t )  Re ak  q (t  kTs )  e j0t  (2)
k 

II.3. Caractéristiques de transmission

II.3.1. Le temps de propagation : caractérise le support physique.


 Il n'est pas négligeable pour les grandes distances ni pour les lignes chargées. Il
dépend entre autre de la nature de l'isolant. Sur les supports classiques on l'estime
par Tp = 5 us/km.

II.3.2. Bande passante : On appelle bande passante BP d’une voie de transmission


l'espace de fréquences tel que tout signal appartenant à cet intervalle, ne subit qu'un
petit affaiblissement. Autrement dit : la Bande passante d’une voie de transmission est
le domaine de fréquences dans lequel les distorsions de la voie restent dans des limites
acceptables.

→ La bande passante (encore appelé largeur de bande du circuit par : BP = f2 - f1


(BP est exprimé en Hertz (Hz)).

II.3.3. Instant significatif : Instant choisi pour évaluer l'état du signal transmis (instant
d'échantillonnage).

II.3.4. Intervalle significatif Δ : Intervalle significatif Δ : intervalle entre 2 instants


significatifs.

II.3.5. Valence (v): nombre d'états significatifs distincts pour caractériser les états du
signal à transmettre. Si la valence vaut v alors chaque symbole code log2 v bits.

II.3.6. Rapidité de la modulation (R): c'est le nombre de changement d’états (de


symboles) par seconde, noté par la suite M. Elle s'exprime en baud. Chaque
modulation correspond à un symbole.

→ Rapidité de modulation: R = 1 / Δ Bauds (Δ en s)

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II.3.7. Débit binaire (D): c'est le nombre de bits transmis par seconde, soit D = M *q
où q est le nombre de bits codés par une modulation.

→ Débit binaire D : quantité d'information émise 𝐷 = 𝑅 𝑙𝑜𝑔2(𝑉) 𝑒𝑛 𝑏𝑖𝑡𝑠/𝑠

II.3.8. Le nombre maximal de modulation (i.e. de changement d’états) d'un signal par
unité de temps est lié à la bande passante du support de transmission par le critère de
Nyquist : M max  2  BP où BP est la bande passante et Mmax le nombre de modulation
maximal.

II.3.9. La valence maximale vmax d'un support de transmission est donnée par la
relation de Shannon : vmax  1  S / B .

II.3.10. La capacité (ou débit binaire maximal) d'un support de transmission représente
la quantité d'information maximale transportée par unité de temps :

Dmax  M max  log2 vmax  BP  log2 (1  S / B)

Ou D est le débit (en bit/s), BP est la bande passante du support (en Hz) et S/B est
le rapport signal sur bruit (exprimé en valeur et non en dB).

II.4. Mode de transmission

Pour une transmission donnée sur une voie de communication entre deux machines la
communication peut s'effectuer de différentes manières. La transmission est caractérisée
par :

 le sens des échanges ;


 le mode de transmission: il s'agit du nombre de bits envoyés simultanément;
 la synchronisation: il s'agit de la synchronisation entre émetteur et récepteur.

Selon le sens des échanges, on distingue 3 modes de transmission : Liaisons simplex, half-
duplex et full-duplex (Voir Chapitre I).

II.4.1. Transmission série et parallèle

Le mode de transmission désigne le nombre d'unités élémentaires d'informations (bits)


pouvant être simultanément transmises par le canal de communication. En effet, un
processeur (donc l'ordinateur en général) ne traite jamais (dans le cas des processeurs
récents) un seul bit à la fois, il permet généralement d'en traiter plusieurs (la plupart du
temps 8, soit un octet), c'est la raison pour laquelle la liaison de base sur un ordinateur est
une liaison parallèle.

A. Liaison parallèle

On désigne par liaison parallèle la transmission simultanée de N bits. Ces bits sont envoyés
simultanément sur N voies différentes (une voie étant par exemple un fil, un câble ou tout
autre support physique).

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Machine A Machine B

b0e b0r
b1e b1r
b2e b2r
b2e b2r

bNe bNr

Figure. 4. Transmission parallèle.

Ces voies peuvent être :

 N lignes physiques: auquel cas chaque bit est envoyé sur une ligne physique (c'est
la raison pour laquelle les câbles parallèles sont composés de plusieurs fils en
nappe)
 une ligne physique divisée en plusieurs sous-canaux par division de la bande
passante.

Ainsi chaque bit est transmis sur une fréquence différente... Etant donné que les fils
conducteurs sont proches sur une nappe, il existe des perturbations (notamment à haut
débit) dégradant la qualité du signal...Etc.

B. Liaison série

Dans une liaison en série, les données sont envoyées bit par bit sur la voie de transmission.
Toutefois, étant donné que la plupart des processeurs traitent les informations de façon
parallèle, il s'agit de transformer des données arrivant de façon parallèle en données en
série au niveau de l'émetteur, et inversement au niveau du récepteur.

Machine A Machine B

N E Bits N R Bits

Figure. 5. Transmission série.

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Ces opérations sont réalisées grâce à un contrôleur de communication (la plupart du temps
une puce UART, Universal Asynchronous Receiver Transmitter). Le contrôleur de
communication fonctionne de la façon suivante :

 La transformation parallèle-série se fait grâce à un registre de décalage. Le


registre de décalage permet, grâce à une horloge, de décaler le registre (l'ensemble
des données présentes en parallèle) d'une position à gauche, puis d'émettre le bit de
poids fort (celui le plus à gauche) et ainsi de suite :

Figure.6. Conversion parallèle série.

 La transformation série-parallèle se fait quasiment de la même façon grâce au


registre de décalage. Le registre de décalage permet de décaler le registre d'une
position à gauche à chaque réception d'un bit, puis d'émettre la totalité du registre
en parallèle lorsque celui-ci est plein et ainsi de suite :

Figure. 7. Conversion série parallèle.

II.4.2. Transmission synchrone et transmission asynchrone

Les bits sont émis sur la ligne à une certaine cadence. Cette cadence est définie par une
horloge dite horloge émission. Pour décoder correctement la suite de bits reçue, le
récepteur doit examiner ce qui lui arrive à une cadence identique à celle de l’émission des
bits sur le support.

Figure. 8. Principe de la synchronisation.

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A. Transmission asynchrone

En transmission série, les bits d’un même caractère sont régulièrement espacés. Mais
l’intervalle qui sépare deux caractères peut être variable, transmission asynchrone ou
arythmique.

Figure. 8.a. Transmission asynchrone.

B. Transmission synchrone

Lorsque tous les bits d’un même message sont régulièrement espacés, on parle de
transmission synchrone.

Figure. 8.b. Transmission synchrone.

II.5. Exercices
Exercice 1

Esquissez l’encodage de la séquence binaire : 0 1 0 1 1 1 0 1 0 0 1 1

1- avec un codage de I-NRZ;


2- avec un codage de Manchester différentiel ;
3- avec un codage NRZ.

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Solution :

1. Codage de Miller :

2. Codage de Manchester :

3. Codage NRZ :

Exercice 2

Calculer le temps d’émission d’un message de 450 Mo sur une liaison à 100 Mbit/s.

Solution :

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1Mo  1  210  210  8  8 388608bits

450  8 388608
Alors: Te   37.75 sec
100 000 000

Exercice 3

Pour numériser un son mono analogique, on utilise une fréquence d'échantillonnage de 22


KHz et un codage de valeurs sur 8 bits.

- Pour 1 minute de son, quel est le volume correspondant en bits (on suppose qu'il n'y a pas
de compression) ?

Solution :
1min  60sec
22 000 mesures codées chacune su 8 bits. On a donc un volume de
60  22 000  8  10 560 000bits .

Exercice 4

A. Quel est le débit maximum praticable lorsque l’on transmet une série
d’information binaires dans un canal offrant une bande passante de 3KHz et dont le
rapport sur bruit est de 20dB.
B. Même question avec un rapport signal sur bruit de 30dB.

Solution :

A. le débit maximum praticable pour S B  20dB


S B  20dB  10 log10 S B   20  S B  102  100
Théoriede Shannon: D  BW log2 1  S B   3000log2 1  S B   log2 1  101
D  3000log10 101 log10 2
log10 101  2 et log2 2  0.3  D  3000 2 0.3  20 000bit s

B. le débit maximum praticable S B  30dB


S B  30dB  10 log10 S B   30  S B  103  1000
D  3000 3 0.3  30 000bit s

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