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Chapitre 6: Le Systeme Monetaire International Objectifs de La Sequence

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Chapitre 6 : LE SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL

OBJECTIFS DE LA SEQUENCE

Objectif générale :

A la fin de cette séquence vous serez en mesure de comprendre le fonctionnement du système


monétaire international.

Objectifs spécifiques :

A la fin de cette séquence vous serez en mesure de connaitre :

* les modes de cotation


* les types de régimes de change
* les facteurs influençant le taux de change.

CONTENU DES APPRENTISSAGES

C’est l’ensemble des procédures définissant :


1) les monnaies de cotation, facturation et règlement du CI & des soldes de BPC,
mouvements de k et réserves de change ;

2) la résorption des déséquilibres des BPC et de l’endettement international ;


3) les monnaies de référence ou ancres. Aujourd’hui, en l’absence d’un organe politique
légitime au niveau mondial et d’une Banque centrale mondiale, le SMI est qualifié de «
Non système ».

Les monnaies internationales remplissent à la fois des rôles privés : cotation et transactions
internationales ; et des rôles publics : ancre, monnaies de réserve et d’interventions sur le change.

La BRI (BIS, Banque des règlements internationaux) sert de banque aux Banques centrales.
Cependant, pas d’accord sur les monnaies internationales et les régimes de change, ou sur les
solutions à apporter aux grands déséquilibres. : BPC américaine, besoin de financement des
PED. Le SMI a évolué selon les circonstances extérieures : guerres générant les deux
conférences monétaires internationales de Gênes en 1922 et Bretton Woods en 1944 ; selon les
positions dominantes du RU et des USA, donc de leur monnaie, la £ et le $. En 1944 John M.
Keynes proposait, sans succès, de créer une Banque mondiale et une monnaie internationale, le
Bancor. 4 phases historiques dominées par l’obsession du régime de taux de change fixe.

§ 1 L’étalon or et la £, 1870-1914, puis son éclatement, 1920-1940. 11) Sous le régime de


l’étalon or, le règlement CI & solde BPC se faisait en or ou Livre sterling, £. En cas de déficit
BPC, réglé soit en or, soit en £ ; or la demande de £ augmentait, pour régler les M excédentaires.
Il devenait plus intéressant de régler en or quand £> parité de la monnaie en or + coût de
transport. => Point de sortie d’or. En cas d’excédent BPC, vice versa => Point d’entrée d’or. Le
taux de change d’une monnaie en £ évoluait donc entre les deux points d’entrée et de sortie d’or
(Gold points), qui déterminait sa marge de fluctuation : parité or +/- coûts de transport. Ex :
pendant le XIX° siècle et jusqu’en 1914, le franc or évoluait entre 25,15 et 25,3 F/£. Ce
mécanisme a favorisé les échanges (X 10 entre 1850 et 1914) et la première mondialisation. Il
était universel dans son principe. Enfin, il était lié à l’hégémonie du RU sur le CI (1° puissance
industrielle) et les mouvements de capitaux (1° investisseur), et au rôle de la place financière de
Londres et de ses banques. La 1° guerre mondiale a fait s’effondrer ce système et généré 3 faits :
l’instabilité des taux de change, l’émergence du $ comme monnaie mondiale remplaçant la £, la
constitution de zones monétaires.

12) La Conférence de Gênes en 1922, 1° conférence monétaire multilatérale, cherche à revenir


au régime des changes fixes. Elle instaure le principe de l’Etalon de change or (Gold bullion
standard), régime de taux de change fixe en lingots (pour restreindre les mouvements d’or),
adopté par USA, GB, F, All. Entre 1923 et 1931 (RU en 1923 ; France en 1926, franc Poincaré).
Les autres pays adoptent le GES Gold exchange standard : monnaie en régime fixe par rapport à
une monnaie de référence elle-même convertible en or, donc indirectement reliée à l’or à taux
fixe. La crise de 1929 a fait éclater ce mécanisme. Dévaluation de la £ en 1931, du $ en 1933.

L’Allemagne adopte le contrôle des changes. La France constitue le Bloc or, régime d’étalon or,
avec Italie, Pays Bas, Belgique, Suisse, Pologne, de 1933 à 1936. Le franc est dévalué en 1936,
entraînant la fin du Bloc or. La GB constitue une zone à taux fixe avec son Commonwealth.
Ainsi se dégagent des zones monétaires de fixité dans un environnement de dévaluations
compétitives.

A la fin des années 1930, les USA détenaient la moitié du stock mondial d’or. Période de
multiplicité des monnaies de référence et d’instabilité monétaire.
§ 2 Le régime d’étalon de change or de Bretton Woods, 1944- 1971/73. La conférence de
Bretton Woods, 2° conférence multilatérale, 44 pays, tente de revenir au principe des changes
fixes. Elle instaure un régime d’étalon de change or (Gold exchange standard) ; chaque pays
ayant le choix entre rattacher sa monnaie à l’or, ou à une monnaie elle-même rattachée à l’or. La
force des choses a tranché : seul les Etats-Unis, qui possédaient les % du stock d’or, choisirent la
première solution, avec une parité de 35 $ l’once d’or (31 grammes), parité d’avant la guerre,
fixe mais ajustable avec l’accord du FMI en cas de déséquilibre durable de la BPC. Le $
supplante alors la £ comme monnaie de référence. Très vite les monnaies européennes sont
dévaluées et restent faibles, comme le yen, pendant la reconstruction, conférant un avantage
compétitif à ces deux zones. Tendance à l’appréciation du DM & du Y (Balassa/Samuelson),
pays obligés de défendre la parité par des achats de $ qui viendront financer le déficit de la BPC
américaine à partir des années 1960. Les ajustements de taux de change se multiplient. Le
président américain Richard Nixon suspend la convertibilité du $ en or en 1971. Le système de
Bretton Woods souffrait d’asymétrie. Les USA émettaient la monnaie internationale, le $, et
pouvaient régler leurs déficits dans leur propre monnaie. « Le déficit sans larmes » selon Jacques
Rueff. Les pays satellites accumulaient les réserves en $ pour empêcher leurs monnaies de
s’apprécier, facilitant le financement du déficit américain.

La 3° conférence multinationale, du Smithsonian Institute en 1973 adopte le principe des taux de


change flottants, avec l’espoir que les marchés détermineront un niveau d’équilibre des taux de
change entre les monnaies.
§ 3 Le régime flottant, 1973-2008, assorti de zones de fixité.

Le flottement est organisé par 4° conférence monétaire, en Jamaïque, 1976, qui démonétise l’or
(« Cette relique barbare », selon l’expression de John M. Keynes) et crée les DTS (Droits de
tirage spéciaux), monnaie peu utilisée (entre BC et pour les prêts du FMI). Le flottement génère
une grande instabilité des taux de change. Graphique : Monnaies s’appréciant (DM, FS, Yen) ou
se dépréciant (£, F, L, P,) ; le dollar reste animé de fluctuations d’une grande amplitude (simple
au double parfois) et d’une durée de 5 ans ou plus (rappel : graphique $/€). Le SMI devient
multipolaire, avec plusieurs monnaies d’importance comparable, après le $. Tentatives de
retour aux changes fixes. Trois formes.
- 1 Multilatérale, avec les accords du Plaza, 1985 puis du Louvre, 1987, créant des zones
cibles de change, avec marges de fluctuation non dévoilées entre les grandes monnaies flottantes
($, DM, Y). A conduit à une relative stabilité de change entre Etats- Unis et Europe entre 1987 et
1995, mais échoué à enrayer le yo-yo du $ à partir de la bulle financière de la fin des années
1990 (graphique €/$).

- 2 Création du SME, décision européenne, puis de la zone euro. Succès (voir le texte sur

l’euro). - 3 Arrimage de monnaies individuelles au $ : Amérique Latine, SEA (dont Baht, Won,
Yuan, $ HK). Fixité durant une dizaine d’années dans chaque cas, puis cédant aux pressions de
la spéculation devant des taux de change devenus irréalistes/PPA ou l’endettement des pays.
Graves crises de change et dévaluations massives : 25 à 80%. Graphiques.

§ 4 Le SMI actuel.

En principe régime de taux de change flottants. Devenu bipolaire depuis la naissance de l’euro,
1999. $ et € concernent 80% des opérations internationales et sont les deux monnaies de
référence (tableau). L’euro, monnaie du 2° bloc par sa population, sa production et 1° par son CI,
est devenu d’emblée la 2° monnaie mondiale, marginalisant les autres (£, FS, yen). Mais le $ est
une monnaie mondiale, avec vaste zone informelle : pays d’Amérique Latine, Moyen Orient et
SEA, dont la Chine. L’euro étant plus une monnaie régionale : utilisé et référence en Europe du
Nord et Est, Afrique du Nord. La moitié du CI de l’UE se fait en €, mais cette zone est moins
dynamique et moins peuplée. Le duopole est asymétrique : la zone d’influence du $ étant la plus
peuplée et la plus dynamique (Asie) ; étant la monnaie de facturation des matières premières et
de l’énergie, il bénéficie d’un effet de réseau plus large.

Fin 2007 dollar euro yen


Actions émises 45% 40% 7%
obligations 50% 47% <10%
Change comptant 42% 20% 13%
Energie, mat. 1° 85-90% 10-15%
Réserves change 66% 25% 3%
Dépôts OPEP 60% 20%
Dépôts Russie 35% 40%

Les déséquilibres du SMI. Deux origines.


1 la stratégie de peg/$ du SE A et Moyen orient + politique de monnaie faible des pays du SEA
et du Japon. La stratégie mercantiliste de la Chine, d’une partie du SEA, et du Japon, a des
conséquences paradoxales. Elle avantage les grandes entreprises et commerces du Nord, qui
délocalisent ou s’approvisionnent à bas prix ; au détriment des petits producteurs, directement
concurrencés et dont la survie ou l’emploi est menacé. Cette politique de monnaie faible permet
au SEA une croissance tirée par les X et attire les IDE. Effet lié : l’accumulation d’avoirs et
réserves de change en $ pour empêcher leurs monnaies de s’apprécier et pour maintenir stable la
compétitivité entre eux. (tableau & graphique réserves de change). Ces réserves sont placées en
obligations du Trésor américain et financent les déficits jumeaux des USA (budget & extérieur).
2 Le déficit BPC américain atteint -800 Mds $ (-5,6% PIB fin 2007), soit un besoin de
financement de plus de 2 Mds $/jour. Financé à 70% par les BC asiatiques et par les pays
pétroliers. Le mouvement inversé des capitaux, du Sud vers les USA est rendu indispensable par
les soldes respectifs BPC des zones Nord et Sud. Le déficit du Nord, dû aux USA, implique des
entrées de capitaux au Nord et explique l’inversion des flux de capitaux par rapport à ce dont
auraient besoin les deux zones (tableau & graphique FMI).

BPC % PIB 2004 2007


Nord - 1,7% - 2,2%
Europe +0,6% équilibre
Japon +3,7% +4,5%
USA -5,6% -5,7%
SEA +7,2% +5,4%
Réserves change 2005 % 2007 %
Grande Chine : Chine, Mds $ 1911 2 020
HK, Taïwan, Singapour
Asie
Japon J 954
Autres Asie 758 507
T. Asie 3480
Asie : 66 % Asie : 55%
Amérique Latine 220 255
Afrique 65 267
PECO & Turquie 128 264
Russie 160 R 460
Moyen Orient MO 590
Autres
autres : 14% 35,6%
UE & USA 790 Z€ 452 USA 70
RU 96 Total
618
UE & Z€, USA &
RU
USA :
:
20%
9,4%
Total 4500 100% 6560

Le paradoxe américain : Les USA sont plus débiteurs (10 000 Mds $) que créanciers (7 000
Mds $) ; mais leur dette se compose surtout de bons du trésor, sur laquelle ils payent un faible
intérêt (2,3% en moyenne) alors que leurs créances sont composées d’actions rapportant des
dividendes plus élevés (6,8%) ; ainsi, le solde des revenus liés à leur position internationale
reste-t-il positif (chiffres BRI, 2006). Cette situation se justifie car leurs placements à l’étranger
sont plus risqués et liés à des transferts de technologie ou de savoir-faire alors que les placements
du Japon et de la Chine en Amérique sont sans risque. Mais ainsi, les Américains sont en risque
de taux alors que les Asiatiques sont en risque de change. La situation est donc instable.

Cette situation permet aux Américains de consommer et d’importer à bas prix, de financer leur
déficit commercial par des emprunts alimentés par leurs propres achats. Consommation
américaine contre croissance asiatique et financement du déficit américain. L’Europe restant à
l’écart et souffrant de l’ajustement du $ qui s’opère surtout vis à vis de l’€, alors qu’il aurait
besoin de s’opérer vis à vis des monnaies asiatiques.

Comment seront recyclés les pétro-$ ? Les chocs pétroliers, + prix pétrole depuis 2000,
génèrent une rente pour les producteurs et un excédent de BPC, donc une capacité de
financement. Kindleberger avait suggéré de l’utiliser pour financer le développement des pays
pauvres.

1 Après 1973-79, ce surplus a été placé dans les banques européennes et a servi à financer
certains pays en développement, générant un endettement excessif au Mexique & Amérique
latine. Il a peu servi au développement de l’OPEP ou des autres producteurs.

2 L’excédent actuel des producteurs de pétrole & gaz atteint 500 Mds $ (double du
précédent ; +30% du PIB au moyen-Orient, +13% en Russie/+8% en Chine). 30% sont dépensés
en B&S (investissement, consommation), dont 1/3 en Europe ; 1/3 en Asie et 10% aux USA. La
balance commerciale de l’UE avec ces pays reste excédentaire alors le déficit de celle USA
augmente. Mais une partie de ces capitaux est détenue dans des Fonds souverains nationaux
dont l’usage reste mal connu, une autre est placée en bons du Trésor américain. Les conditions
de réemploi des pétro-$ contribuent donc à accentuer les déséquilibres actuels. Ces fonds
souverains commencent à se placer dans des entreprises des pays avancés.

Un nouveau Bretton Woods ? Selon certains économistes (Folkers-Landau, FMI), cette


situation reproduit celle créée par les accords de Bretton-Woods après la seconde guerre
mondiale et dénoncée par Jacques Rueff, l’Asie jouant aujourd’hui le rôle joué autrefois par
l’Europe. Dans le 1° Bretton Woods, l’axe était USA/Europe. Aujourd’hui il est USA/Asie. 3
mécanismes ont mis les USA au centre du SMI :

1 le $ monnaie de réserve & transactions internationales ;

2 les taux de change fixes ou quasi-fixes des monnaies de la périphérie (Europe années 1960 ;
Asie aujourd’hui) obligeant les BC, pour les empêcher de s’apprécier, à accumuler des réserves
de change en $ ;

3 le placement de liquidités mondiales aux USA, seule zone sûre et attractive, qui finance leur
déficit, permettant d’en repousser la résorption.

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