Aphtes et Aphtoses : Types et Traitements
Aphtes et Aphtoses : Types et Traitements
Aphtes et aphtoses
L. Vaillant, M. Samimi
Résumé : Les aphtes sont des ulcérations muqueuses, douloureuses, généralement observées dans la
bouche, plus rarement dans la région génitale. Elles apparaissent soit isolées et ponctuelles, soit multiples
et récidivantes, définissant, dans ce dernier cas, l’aphtose dont trois types ont été décrits : l’aphtose
mineure, l’aphtose miliaire et l’aphtose majeure. Le diagnostic est fondé sur l’anamnèse et l’examen
clinique, complété, en cas de nécessité, par l’exclusion des diagnostics différentiels. Ceux-ci, nombreux,
groupent les affections (infectieuse, médicamenteuse, néoplasique, auto-immunitaire, traumatique, etc.)
s’exprimant par une bulle (ou des vésicules) ou une ulcération (ou des érosions). L’aphtose montre une
prédisposition génétique ; divers facteurs (environnementaux, infectieux, médicamenteux, etc.) peuvent
individuellement déclencher les poussées. L’aphtose est associée à des affections gastro-intestinales (mala-
die cœliaque, rectocolite ulcérohémorragique et maladie de Crohn), des déficiences nutritionnelles (fer,
folates, vitamines, zinc, etc.), des désordres immunitaires (infection par le virus de l’immunodéficience
acquise, neutropénies) et des syndromes rares. La maladie de Behçet est une vasculite inflammatoire,
chronique et récidivante, dont l’expression principale est une aphtose bipolaire récidivante. Son diag-
nostic est fondé sur des critères cliniques définis internationalement et par consensus. Son pronostic est
conditionné par la nature des organes atteints. Le traitement des aphtes est symptomatique. Les trai-
tements locaux (anesthésiques, corticoïdes locaux et sucralfate) sont utilisés en première intention. En
cas d’aphtose, un traitement préventif systémique (colchicine) est associé aux traitements locaux. Le
thalidomide, de grande efficacité, est réservé à l’aphtose sévère, en raison de ses effets secondaires.
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Épidémiologie
Introduction
La prévalence des aphtes dans la population générale est éle-
L’aphte est une forme particulière d’ulcération muqueuse, appa- vée : autour de 25 % de la population générale rapportent au
raissant d’emblée, sans bulle ou vésicule préalable. L’ulcération moins un épisode d’aphte dans l’année passée [4, 5] ; de plus, 38,7 %
est une perte de substance dépassant la membrane basale. Une des hommes et 49,7 % des femmes ont au moins deux épisodes
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22-045-B-10 Aphtes et aphtoses
Figure 1. Aphte de la lèvre inférieure (collection du Professeur Vaillant). Figure 2. Aphtose mineure (collection du Professeur Parent).
d’aphtes dans leur vie [4] . L’aphtose débute typiquement chez les
individus âgés de 10 à 20 ans [2] .
Les patients avec une histoire familiale d’aphtose ont des aphtes
plus tôt dans la vie et des manifestations plus sévères que ceux qui
n’ont pas d’histoire familiale. Certains patients ont une prédispo-
sition génétique. Lorsque les deux parents ont une aphtose, 90 %
de leurs enfants ont une aphtose ; lorsque aucun parent n’a une
aphtose, 20 % de leurs enfants souffrent d’aphtose [6] .
La fréquence et la sévérité des récidives tendent à diminuer avec
l’âge. L’incidence apparaît légèrement plus élevée chez les femmes
et, dans les classes favorisées socioéconomiquement [6] . Les aphtes
sont, chez l’enfant, les lésions orales les plus fréquentes, avec une
prévalence de 1 %. Les enfants porteurs d’aphtes rapportent dans Figure 3. Aphtose miliaire (collection du Professeur Parent).
40 % des cas une aphtose débutant avant l’âge de 5 ans, dont la
fréquence des récurrences augmente au cours du temps [6] .
La guérison de la poussée est spontanée, sans séquelle, qu’il y
ait eu ou non un traitement ; elle survient en sept à 15 jours sans
“ Point fort cicatrices. L’épisode inaugural apparaît avant 40 ans [2] , souvent
entre 10 et 20 ans, et peut être induit par un traumatisme mineur
ou les menstruations. Il est suivi de récurrences espacées entre
elles par des semaines ou des mois. Les poussées se situent dans
• Prévalence des aphtes : 5 à 60 % suivant la population des zones différentes. Les aphtes peuvent également apparaître
étudiée continuellement sans intervalle de temps libre.
• Prévalence de l’aphtose : jusqu’à 20 % de la population
générale Aphtose miliaire
• Prévalence des aphtes chez l’enfant : 1 %
L’aphtose miliaire débute plus tardivement dans la vie que les
• 40 % enfants de moins de 15 ans, porteurs d’aphtes,
deux autres formes et affecte 5 à 10 % des patients [8] . Elle est carac-
décrivent une aphtose avant cinq ans térisée par la petite taille (1 à 2 mm de diamètre) de ses lésions,
leur nombre important à chaque poussée (5 à 20, pouvant aller
jusqu’à 100) et l’intensité de la douleur associée (Fig. 3). Locali-
sés de préférence sur le plancher buccal et les faces latérales de la
Aspects cliniques langue, ces aphtes n’ont pas de liseré érythémateux et peuvent être
confondus avec une primo-infection herpétique. Ce dernier point
Aphte explique probablement l’appellation anglaise « herpétiforme ». La
guérison demande sept à 14 jours, elle ne laisse pas de cicatrice sauf
Les aphtes sont des ulcérations inflammatoires, douloureuses, lorsque les éléments primitifs ont coalescé et formé une ulcération
de taille variable (le plus souvent de 5 à 10 mm de diamètre), profonde. Les récidives ont une fréquence variable en fonction du
rondes ou ovalaires, à bords nets. Précédée d’une sensation de patient.
cuisson puis d’une macule érythémateuse, l’ulcération apparaît
avec un fond déprimé nécrotique, de couleur grisâtre ou jaunâtre
Aphtose majeure
(« beurre frais »), des bords nets cerclés d’un halo inflammatoire
rouge vif (Fig. 1). Il n’y a pas d’adénopathie satellite. Les aphtes L’aphtose majeure de Sutton apparaît généralement après la
guérissent le plus souvent sans cicatrice. La localisation la plus fré- puberté et atteint 10 à 15 % des patients [6] . Elle est composée
quente est la muqueuse orale libre : versant muqueux des lèvres, d’aphtes géants, unique ou multiples (jusqu’à 10 éléments ; en
face interne des joues, face inférieure de la langue, plancher buc- général 1 à 3), de 1 à 5 cm de diamètre, localisés sur toute la surface
cal. de la cavité orale et pouvant s’étendre à l’oropharynx avec une pré-
dilection pour le palais mou (Fig. 4). Les ulcérations, douloureuses
et étendues, empêchent le patient de parler, de mastiquer, d’avaler
Aphtose normalement, et diminuent de façon importante sa qualité de
Aphtose mineure vie. Elles peuvent persister des mois (en moyenne 2 semaines à
L’aphtose mineure représente 80 % des patients souffrant 3 mois), développant une induration de leurs bords et laissant des
d’aphtose [7] . Elle est composée d’aphtes de moins de 10 mm de cicatrices fibreuses et rétractiles lors de leur guérison. Leur pério-
diamètre (Fig. 2). Un aphte peut être isolé, mais habituellement dicité est aléatoire : de longues périodes de rémission et d’activité
les aphtes surviennent en nombre limité (moins de 10), siégeant intense peuvent alterner à un rythme imprévisible.
n’importe où dans la cavité buccale, et guérissant en sept à dix
jours. La douleur est constante, d’intensité variable et exacerbée Facteurs de risque et facteurs déclenchants
par le mouvement de la région où siège l’ulcération. Souvent le
patient ne fume pas ou a commencé à présenter des aphtes après Il a été montré que l’aphtose est, de façon statistiquement signi-
avoir arrêté de fumer. ficative, plus fréquente chez les hommes (prévalence de 10 %
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Tabac
La corrélation négative entre tabac et aphtes est maintenant
bien démontrée. L’incidence de l’aphtose est plus élevée chez les
non-fumeurs que chez les fumeurs [8, 16] . L’arrêt du tabagisme peut
induire des poussées d’aphtes, que l’utilisation de tablettes de Figure 5. Herpès buccal récidivant (collection du Professeur Vaillant).
nicotine est capable de contrôler [17] .
La cause de cet effet protecteur du tabac sur la survenue d’aphtes
est inconnue. La kératinisation de la muqueuse orale, secondaire
au tabagisme, et un effet anti-inflammatoire direct de la nicotine
ont été évoqués [18] .
Diagnostic
Diagnostic positif
Le diagnostic d’aphte est posé sur l’anamnèse et l’aspect
clinique. Une vascularite leucocytoclasique est à l’origine de
l’ulcération, mais l’examen anatomopathologique est souvent
non contributif, donnant une image d’ulcération non spécifique.
La biopsie n’est faite que pour exclure d’autres diagnostics évo-
qués sur un aspect atypique (carcinome, lichen plan, maladie
bulleuse auto-immune, etc.), notamment en l’absence de guérison
de l’aphte au-delà de deux semaines. Aucun examen biologique Figure 6. Herpès récidivant chez un patient immunodéprimé (collec-
ne permet de confirmer un aphte ou une aphtose. tion du Professeur Parent).
Contrairement à une idée reçue, le diagnostic d’aphte est
difficile, souvent porté par excès. Un aphte peut être faci-
lement confondu avec une ulcération buccale, une érosion l’évolution chronique d’une ulcération traumatique. La biopsie
douloureuse (en particulier un érythème polymorphe, un lichen permet le diagnostic (infiltrat à éosinophiles du chorion).
plan, un pemphigus) et beaucoup d’infections orales. Aussi,
Infections virales
un examen clinique complet est-il nécessaire en présence de
toute poussée d’aphtes pour rechercher des lésions cutanées ou Elles sont le plus souvent responsables d’érosions superficielles
d’autres muqueuses orientant vers un autre diagnostic. Toutefois, en bouche, notamment l’herpès récidivant (Fig. 5, 6). La récidive
l’interrogatoire seule a une très bonne valeur prédictive posi- des lésions, toujours au même endroit de la muqueuse buccale,
tive quand il trouve qu’il s’agit d’une ulcération (non précédée doit faire suspecter une infection herpétique, qui peut être confir-
d’une lésion liquidienne), douloureuse, récidivante, strictement mée grâce au prélèvement de cellules infectées sur une lésion
intrabuccale (pas d’atteinte des lèvres), et survenant sans cause récente. L’immunodétection directe des antigènes viraux ou une
identifiée par le malade [19] . mise en culture permettent de confirmer le diagnostic.
Gingivite ulcéronécrotique
Diagnostic différentiel D’origine polymicrobienne, l’ulcération nécrotique de la
papille interdentaire et de la gencive marginale est associée à une
Si tous les signes cliniques d’un aphte ne sont pas présents, il mauvaise haleine, de la fièvre et des adénopathies. Son risque est
faut rechercher une autre cause d’ulcération buccale. l’extension latérale et apicale, conduisant à la parodontite ulcéro-
La présence d’une bulle ou d’une vésicule évoluant en ulcéra- nécrotique.
tion exclut le diagnostic d’aphte. Les causes peuvent être virales,
immunitaires ou auto-immunes. Autres bactéries
Les autres ulcérations buccales sont autant de diagnostics diffé- D’autres bactéries sont des causes rares d’ulcérations buc-
rentiels. cales : gonocoque (amygdale et luette), syphilis, tuberculose, lèpre,
[20]
noma, etc.
Ulcérations aiguës (en dehors des aphtes)
Ulcération traumatique Mycoses systémiques
Elle est fréquente en bouche, et le plus souvent unique, plane, Les mycoses systémiques à histoplasmes, cryptocoques, asper-
blanchâtre et non inflammatoire. Elle doit guérir en sept à dix gillus et la mucormycose sont responsables d’ulcération buccale
jours, une fois la cause traitée. Sa persistance après deux semaines irrégulière, végétante, souvent unique. Elles surviennent sur un
impose une biopsie pour éliminer un carcinome épidermoïde. terrain prédisposé (immunodéficit, hémopathies, diabète, etc.). Le
La cause principale est dentaire (morsure, délabrement dentaire, prélèvement mycologique et l’examen histologique permettent le
matériaux d’obturation ou prothèses amovibles), mais les causes diagnostic.
sont variées (aliments, corps étrangers, rapport sexuel, pathomi-
Leucémies
mie ou automutilation). Les ulcérations buccales au cours des
pathomimies et des automutilations nécessitent une prise en Des ulcérations buccales peuvent révéler des leucémies et sont
charge psychiatrique. associées à des pétéchies, ecchymoses ou hémorragies gingivales.
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Pyostomatite végétante [21] Figure 7. Carcinome épidermoïde ulcéré (collection du Docteur Hüt-
Elle est exceptionnelle, souvent associée à une pathologie tenberger et du Professeur Vaillant).
gastro-intestinale, et réalise des nappes de muqueuse papilloma-
teuse et fissurée succédant à une miliaire pustuleuse fugace et Lymphome T angiocentrique (granulome malin centrofacial)
des microabcès intraépithéliaux à éosinophiles. L’évolution des Il donne des lésions ulcéronécrotiques du palais, de la cavité
lésions buccales est habituellement celle des lésions intestinales. nasale et de la partie médiane du visage.
Autres tumeurs
Ulcérations récidivantes Une ulcération buccale chronique peut révéler un cylindrome,
Érythème polymorphe récidivant [20] un sarcome, une histiocytose, un carcinome mucoépidermoïde,
Il est souvent d’origine herpétique et responsable d’ulcérations voire un mélanome.
buccales, survenant sept à 14 jours après un herpès récur-
rent. Le diagnostic est facile en cas d’atteinte cutanée associée,
mais l’atteinte muqueuse isolée est possible. Il faut rechercher
à l’interrogatoire un herpès labial dans les jours précédents. Ce
n’est qu’en cas d’érythème polymorphe postherpétique que le
“ Point fort
(val)aciclovir est efficace. Le diagnostic d’un aphte ou d’une aphtose est clinique,
fondé sur l’anamnèse, la morphologie et l’évolution des
[2, 20]
Ulcérations chroniques lésions. Aucun examen de laboratoire (dosages sanguins
Une ulcération buccale à début progressif et insidieux est consi- ou biopsie tissulaire) n’est spécifique de cette affection.
dérée comme chronique si elle persiste plus de 15 jours. La réalisation de ces examens est donc inutile sauf si elle
contribue à exclure une autre pathologie ou à déterminer
Ulcérations médicamenteuses une maladie associée.
Les médicaments qui peuvent induire des aphtes sont plus sou-
vent responsables d’ulcérations buccales ne ressemblant pas à des
aphtes (72 % versus 28 % des cas) [16] . Les ulcérations disparaissent
généralement à l’arrêt du traitement. Étiologie de l’aphtose
Carcinome épidermoïde (Fig. 7) Une aphtose buccale, sans autre pathologie associée, est consi-
Premier diagnostic à évoquer devant une ulcération buc- dérée comme idiopathique. Des aphtes sont observés dans
cale unique et chronique, il se présente comme une ulcération différentes affections qu’ils peuvent révéler. Aussi, l’interrogatoire
superficielle indolore ou parfois fissuraire. L’ulcération s’étend doit préciser, entre autres, les prises médicamenteuses, l’existence
progressivement, devient plus profonde et douloureuse. Son de signes digestifs, la possibilité d’une malnutrition. Les aphtes
dépistage se fait par la palpation systématique de toute ulcéra- peuvent apparaître des années avant les autres signes cliniques de
tion buccale à la recherche d’une induration, d’une infiltration la maladie (maladies de Crohn et de Behçet). Avant de considérer
ou d’une fixation au tissu sous-jacent. Toute ulcération persistante que l’aphtose buccale est idiopathique, un bilan biologique est
doit être biopsiée largement et profondément [2] . conseillé.
Dans les aphtoses secondaires, certains aphtes peuvent être
Sialométaplasie nécrosante atypiques : absence de signes inflammatoires (agranulocytose,
C’est une nécrose des glandes salivaires accessoires, due à une réaction médicamenteuse), ulcérations en carte de géographie
ischémie, souvent post-traumatique. La localisation la plus fré- (médicaments), ou superficielles (entérocolopathies, déficit vita-
quente est le palais surtout postérieur (50 %), mais peut atteindre minique). Ils peuvent être associés à d’autres lésions orales (langue
toutes les glandes salivaires. Cette ulcération est souvent doulou- rouge vernissée des déficits vitaminiques), ulcérations linéaires
reuse, à bords indurés, précédée d’une masse (œdème, voussure), avec aspect pavimenteux des joues (maladie de Crohn) et ulcé-
parfois fluctuante pouvant évoquer un abcès dentaire, et souvent rations buccales hémorragiques (rectocolite).
accompagné de frissons, malaise. Elle guérit sans séquelles en trois
à huit semaines (moyenne 5 semaines). Le diagnostic est fait par
l’examen histologique. Elle est favorisée par la boulimie/anorexie,
Médicaments
l’asthme (spray corticoïdes ou salbutamol), un traumatisme local, Les ulcérations orales ont été rapportées comme effets secon-
le tabagisme, l’alcoolisme [13, 22] . daires de nombreux médicaments. Ceux-ci peuvent induire de
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Figure 10. Maladie de Behçet : éruption pustuleuse acnéiforme (col- Disease de 1990 [1] (Tableau 1) ou ceux de l’International Criteria
lection du Professeur Parent). for Behçet’s Disease (Tableau 2) (2014) plus performants (sensibi-
lité 95 % et spécificité 91 % versus 85 % et 96 %) [36] .
“ Point fort
Le diagnostic de maladie de Behçet repose sur un score
clinique de critères internationaux. Seuls deux scores sont
à utiliser. Le plus ancien est celui de l’International Study
Group for Behçet’s Disease de 1990. Il est maintenant rem-
placé par celui de l’International Criteria for Behçet Disease
(2014).
La gravité de l’aphtose ou son évolution ne sont pas
des facteurs de risque d’une évolution vers la maladie de
Behçet.
Il n’existe pas de tests biologiques, d’histopathologie ou
d’imagerie qui permette ou aide au diagnostic de maladie
Figure 11. Hypersensibilité au point de piqûre (pathergy test) (collec- de Behçet.
tion du Professeur Vaillant).
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Tableau 1.
Table diagnostique (établie par l’International Study Group for Behçet’s Disease [1] ) (d’après Davatchi et al. [34] ) a .
Ulcérations orales récidivantes Aphtose mineure, majeure ou herpétiforme observée par un médecin ou rapportée par le malade de façon
crédible avec une fréquence d’au moins 3 épisodes en une période de 12 mois
Ulcérations génitales récurrentes Aphte ou cicatrice observée par le médecin ou le patient
Lésions ophtalmiques Uvéite antérieure, uvéite postérieure ou cellules dans le vitré à l’examen par la lampe à fente
Vascularite rétinienne observée par un ophtalmologue
Lésions cutanées Érythème noueux observé par le médecin ou le patient
Pseudofolliculite ou lésions papulopustuleuses ou nodules acnéiformes observés par le médecin chez un
patient sorti de l’adolescence et qui ne prend pas de corticostéroïdes
Test d’hypersensibilité Test d’hypersensibilité au point de piqûre positif observé par un médecin 48 h après sa réalisation
Papule érythémateuse de diamètre supérieur à 2 mm, présente à l’endroit de la piqûre, 48 h après sa réalisation
avec une aiguille 20–22 ayant pénétré obliquement dans la peau non vascularisée à une profondeur de 5 mm
a
Le diagnostic est retenu quand le patient présente des ulcérations orales récidivantes associées à au moins deux des autres critères après exclusion des autres pathologies.
Tableau 2.
Critères diagnostiques de l’International Criteria for Behçet’s Disease [36] (d’après Volkov et al. [35] ) a .
Aphtes buccaux récidivants (2 points) Aphtose observée par un médecin ou rapportée par le malade de façon crédible avec une fréquence d’au
moins trois épisodes en 12 mois
Ulcérations génitales récurrentes Aphte ou cicatrice observée par le médecin ou le patient
(2 points)
Lésions oculaires (2 points) Uvéite antérieure, uvéite postérieure ou cellules dans le vitré à l’examen par la lampe à fente
Vascularite rétinienne observée par un ophtalmologue
Lésions cutanées (1 point) Érythème noueux
Pseudofolliculite ou lésions papulopustuleuses, ou nodules acnéiformes chez un patient sorti de
l’adolescence et qui ne prend pas de corticoïdes
Test d’hypersensibilité (1 point) Test d’hypersensibilité au point de piqûre positif
Papule érythémateuse de diamètre supérieur à 2 mm, 48 h après sa réalisation
Lésions vasculaires (1 point) Thromboses veineuses
Thromboses artérielles ou anévrismes
Atteinte du système nerveux central Lésion du parenchyme cérébral
(1 point) Thrombose cérébrale
a
Le diagnostic est retenu quand le patient a un score supérieur ou égal à 4 points, après exclusion des autres pathologies.
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Tableau 3.
Traitement préventif de l’aphtose récurrente (études de la littérature de plus de 20 malades).
Traitement Amélioration importante (%) Effets secondaires (%) Étude contrôléeversus placebo Auteurs Nombre de patients
[80]
Aprémilast 53 43 O 104
[73]
Thalidomide 100 98 O 73
[77]
Colchicine 63 18 N 54
[82]
Étanercept 45 10 O 40
[83]
Azathioprine 75 23 O 34
[84]
Ciclosporine 70 94 O 34
[35]
Vitamine B12 74 0 O 31
[58]
Sucralfate 85 0 O 26
[85]
Pentoxyfylline 54 8 N 24
Interferon ␣–2a 65 100 O [81]
23
O : oui ; N : non.
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Toute référence à cet article doit porter la mention : Vaillant L, Samimi M. Aphtes et aphtoses. EMC - Chirurgie orale et maxillo-faciale 2021;34(2):1-13
[Article 22-045-B-10].
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