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Blanchiment Des Capitaux

Transféré par

Nouha Soufi
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Master droit privé et sciences criminelles

Module: Droit pénal financier

Exposé sous le thème :


La lutte contre le blanchiment des capitaux au
Maroc

Réalisé par: Encadré par:


- Hicham HAYSSOUS ● Mme Soumia GUENNOUNE
- Mohamed LEFROUH
- Ayoub BELHADJ
- Khaoula BENZAOUIJ
- Jamal ED-DAOUDY
- Chaimae SAIDI ALAOUI

Année Universitaire 0

2024-2025
Remerciements :

Cher professeur Mme. Guennoune soumia, nous tenons à


exprimer nos sincères remerciements pour votre précieuse contribution
à notre exposé. Votre soutien et vos conseils ont été inestimables tout
au long de notre travail de recherche et de préparation. Votre expertise
a été une source d'inspiration pour nous, et nous sommes
reconnaissants d'avoir bénéficié de vos enseignements. Votre passion
pour le sujet a suscité notre intérêt et a enrichi notre compréhension
du sujet. Merci encore pour votre encouragement et votre dévouement
envers l'éducation.

Bien cordialement.

1
Sommaire :

Chapitre 1 : Le cadre juridique et institutionnel de la lutte


contre le blanchiment de capitaux au Maroc.

Section 1 : L'arsenal juridique spécifique.

Section2 : Le cadre institutionnel pour la lutte contre le


blanchiment de capitaux.

Chapitre 2 : Les défis et perspectives d’amélioration.

Section 1: Les défis rencontrés.

Section 2 : Solution et perspectives de promotion.

2
Introduction :

Virginie Heem et David Hotte affirment dans leur ouvrage « La lutte contre le
blanchiment de capitaux » que la mondialisation de la criminalité financière appelle la mise en
place de mesures rigoureuses pour protéger les fondements essentiels des sociétés modernes.1

À cet égard, les auteurs soulignent que la criminalité financière transcende les frontières
nationales, ce qui impose une approche globale pour lutter contre de telles pratiques. Leur
analyse s'attache à examiner les dispositifs juridiques disponibles, les acteurs impliqués, ainsi
que les techniques de blanchiment de capitaux et les méthodes de détection associées.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de rappeler que le droit pénal financier
joue un rôle fondamental dans la régulation des activités économiques et la préservation de
l’intégrité du système financier. Au cœur de cette discipline réside la lutte contre le blanchiment
de capitaux, un phénomène menaçant non seulement la stabilité économique, mais aussi la
sécurité sociale et politique des États.2

Dans ce contexte, les législations nationales et internationales se sont multipliées pour


instaurer des normes strictes visant à détecter, prévenir et sanctionner de telles pratiques. Les
instruments juridiques, tels que les obligations de déclaration des transactions suspectes et les
mesures de vigilance imposées aux institutions financières, constituent des outils indispensables
pour lutter efficacement contre ce fléau.

La lutte contre le blanchiment de capitaux ne relève pas uniquement du droit pénal ; elle
nécessite également une coopération internationale, une sensibilisation des acteurs
économiques et une mise en œuvre rigoureuse des normes établies. De cette manière, le droit
pénal financier devient un levier essentiel pour garantir la transparence et l’intégrité du système
économique mondial.

Le blanchiment de capitaux se définit comme un processus par lequel des fonds d’origine
illicite sont transformés en biens ou actifs ayant une apparence légale. Ce processus comporte

1 Heem, V., & Hotte, D. (2015). La lutte contre le blanchiment des capitaux : Aspects juridiques et pratiques (2ᵉ
éd.). L.G.D.J. ISBN : 9782275023670.
2 Davis, M. E. (2021). Financial Crime. Dans H. Pontell (Ed.), Oxford Research Encyclopedia of Criminology and

Criminal Justice. Oxford University Press.

3
généralement trois étapes : le placement, l’empilement et l’intégration. La lutte contre le
blanchiment de capitaux englobe l’ensemble des mesures juridiques, réglementaires et
opérationnelles mises en place pour prévenir et réprimer ces activités et leurs dérivés.

Le Maroc a établi un cadre juridique robuste pour lutter contre ce phénomène. La loi n°
43-05, adoptée en 2007, a constitué le premier texte législatif instituant les bases de la lutte
contre le blanchiment de capitaux.3 Cette loi a été renforcée par la loi n° 12-18 en 2021,
modifiant le Code pénal et complétant la loi n° 43-05 afin d’aligner la législation marocaine sur
les normes internationales recommandées par le Groupe d’action financière (GAFI). Ce cadre
légal a été significativement renforcé ces dernières années pour imposer des obligations strictes
de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC-FT). La loi n°
12-18 a consolidé les mesures existantes en introduisant des sanctions plus sévères et en
élargissant la définition des infractions liées au blanchiment.4

Historiquement, les rapports du GAFI indiquent que les pays ayant mis en place des
dispositifs efficaces de lutte contre le blanchiment d’argent enregistrent une diminution
significative des activités illégales. Au Maroc, entre 2019 et 2021, l’Unité de Traitement du
Renseignement Financier (UTRF) a relevé une augmentation de 20 % des signalements de
soupçon liés au blanchiment de capitaux. Bien que les données sur ce phénomène demeurent
fragmentaires, les estimations suggèrent que les fuites de capitaux dans la région d’Afrique du
Nord pourraient atteindre environ 450 milliards de dollars sur plusieurs décennies. En 2020, le
Maroc a connu une hausse notable des alertes, témoignant d’une sensibilisation croissante des
institutions financières à cette problématique.5

La lutte contre le blanchiment de capitaux au Maroc a véritablement pris son essor au


début des années 2000, notamment avec l’adoption de la loi n° 43-05, motivée par le besoin de
se conformer aux standards internationaux. Depuis lors, plusieurs révisions législatives ont été
entreprises pour renforcer ce dispositif.6

3 Ministère de la Justice, Centre National de Conformité et de Lutte contre le Terrorisme. (2021). Loi n° 43-05
relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, telle que modifiée et complétée par la loi n° 12-18 (B.O. n°
7018 du 2 septembre 2021).
4 Ministère de la Justice. (2021). Loi n° 12-18 modifiant et complétant la loi n° 43-05 relative à la lutte contre le

blanchiment de capitaux.
5 Groupe d'action financière (GAFI). (N.d.), Recommandations du GAFI.
6 Ministère de la Justice. (2007). Loi n° 43-05 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, modifiée par

la loi n° 12-18. Publiée au Bulletin Officiel

4
Ce sujet revêt un intérêt théorique, permettant une meilleure compréhension des
mécanismes financiers complexes qui sous-tendent le blanchiment d’argent, et un intérêt
pratique, car une lutte efficace protège non seulement l’économie nationale, mais améliore
également la réputation du Maroc comme destination d’investissement sûre.

La problématique centrale que nous aborderons est la suivante : Comment le cadre


juridique marocain peut-il efficacement lutter contre le blanchiment de capitaux tout en
respectant les normes internationales ?

Pour y répondre, nous examinerons dans un premier temps le cadre juridique de la lutte
contre le blanchiment de capitaux au Maroc, puis nous analyserons les défis et perspectives
d’amélioration de ce cadre.

Chapitre 1 : Le cadre juridique et institutionnel de la lutte contre


le blanchiment de capitaux au Maroc.

La lutte contre le blanchiment de capitaux au Maroc consiste en un ensemble de mesures


juridiques, réglementaires et institutionnelles visant à sanctionné les activités financières
illégales qui cherchent à dissimuler l'origine illicite de fonds. Le cadre juridique marocain de la
lutte contre le blanchiment de capitaux repose sur un ensemble de lois spécifiques (section 1),
soutenues par la Constitution et une jurisprudence (section 2).

Section 1 : L'arsenal juridique spécifique.

Le cadre juridique marocain en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux repose


sur les lois principales (paragraphe 1), et des autres dispositifs légaux et réglementaires
(paragraphe 2).

Paragraphe 1 : Les lois principales de la lutte contre le blanchiment de capitaux


au Maroc.

Le blanchiment de capitaux peut se définir comme le processus par lequel une personne
dissimule ou déguise la nature ou l’origine du produit d’activités illicites de manière à ce qu’il
paraisse provenir de sources licites7. Dans ce contexte, le Maroc repose principalement sur la

7 « Modèle de loi sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ». 1er décembre 2005. P 1.

5
loi n° 43-05 relative à la lutte contre le blanchiment d’argent, adoptée en 2007, qui constitue le
socle de l’arsenal juridique national. Cette loi impose aux « Personnes assujetties8 », qui ont
déterminés dans l’article 2 de la loi n°43-05 relative à la lutte contre le blanchiment d’argent,
des obligations de vigilance, notamment :

1- L’identification des clients : Selon l’article 4 de la loi n°43-05 les personnes


assujetties sont tenues d’identifier les clients habituels ou occasionnels, les parties aux relations
d'affaires, les donneurs d’ordre pour l'exécution d'opérations dont le bénéficiaire est une tierce
personne, et les personnes agissant au nom de leurs clients en vertu d’un mandat, et vérifier,
par des documents et des données fiables, les pouvoirs qui leur sont conférés par les clients,
qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales ou de constructions juridiques. En autre, les
personnes assujetties sont tenues d’Identifier le client et vérifier son identité au moyen de
documents, données et informations de sources fiables et indépendantes. Egalement,
les Personnes assujetties sont tenues de prendre les mesures et les dispositions appropriées pour
déterminer et vérifier l’identité du bénéficiaire effectif afin de s’assurer de bien le connaitre et
comprendre la structure de la propriété des personnes morales et les contrôler.

8 Les personnes assujetties sont :


1. Bank Al- Maghrib;
2. Barid Al- Maghrib;
3. Les établissements de crédit et organismes assimilés ;
4. Les sociétés holding offshore ;
5. Les conglomérats financiers ;
6. Les sociétés de change de devises ;
7. Les entreprises d'assurance et de réassurance, les agents et courtiers d'assurance ainsi que toute entité
autorisée à offrir des opérations d'assurance de même que les établissements qui gèrent un régime obligatoire
ou facultatif de retraite offrant la possibilité de paiement exceptionnel et libre des cotisations, et la Caisse
nationale de retraites et d'assurances au titre des assurances autorisées ;
8. Les sociétés de gestion des organismes de placement collectif en valeurs mobilières, les sociétés de gestion
des organismes de placement collectif en capital, les établissements gestionnaires de fonds de placement
collectif en titrisation et les sociétés de gestion des organismes de placement collectif immobilier ;
9. Les sociétés de bourse et les conseillers en investissement financier ;
10. Les teneurs de comptes titres ;
11. Les experts comptables et les comptables agréés ;
12. Les avocats, notaires et adouls ;
13. Les casinos, y compris les casinos sur internet ou installés à bord des navires et les établissements de jeux de
hasard ;
14. Les agents immobiliers ;
15. Les négociants en pierres et métaux précieux ;
16. Les commerçants d'antiquités ou d'œuvres d'art ;
17. Les prestataires de services aux sociétés, qui interviennent dans leur création, leur organisation et leur
domiciliation.

6
2- La conservation des documents : Les Personnes assujetties devraient être
obligées de conserver, pendant dix ans, tous les documents obtenus dans le cadre des mesures
de vigilance relatives à la clientèle, afin de leur permettre de répondre rapidement aux
demandes d’information des autorités compétentes. Cella selon les dispositions de l’article 7
de la loi n° 43-05 qui dispose que : « Sans préjudice des dispositions édictant des obligations
plus contraignantes, les personnes assujetties conservent les documents relatifs aux opérations
effectuées par leurs clients habituels ou occasionnels et les parties aux relations d'affaires
pendant dix ans à compter de la date de leur exécution.

Sont également conservés pendant dix ans, les documents relatifs à l'identité des clients
habituels ou occasionnels et des parties aux relations d'affaires à compter de la date de clôture
de leurs comptes ou de la cessation des relations avec eux, ainsi que ceux des donneurs d'ordre
visés à l’article 4 ci-dessus et des bénéficiaires effectifs, et d’une façon générale, tous les
documents permettant de reconstituer les opérations, ainsi que ceux relatifs aux résultats des
analyses effectuées sur les opérations réalisées.

Les autorités légalement habilitées en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux


et le financement du terrorisme doivent recevoir les informations qu'elles demandent dans les
délais qu'elles fixent».

Au niveau international, selon LES RECOMMANDATIONS DU GAFI9 les institutions


financières devraient être obligées par la loi de conserver les documents sur les opérations et
les informations obtenues dans le cadre des mesures de vigilance relatives à la clientèle. Les
informations obtenues dans le cadre des mesures de vigilance relatives à la clientèle et les
documents relatifs aux opérations devraient être mis à disposition des autorités compétentes
nationales lorsque ces dernières en ont le pouvoir.10

3- La déclaration de soupçon : l’article 9 de la loi n° 43-05 dispose que : « Sans préjudice


des dispositions de l'article 42 de la loi n° 22.01 relative à la procédure pénale, les personnes

9 Le Groupe d’action financière (GAFI) est un organisme intergouvernemental d’élaboration de politiques dont
l’objectif est d’établir des normes internationales, et de développer et promouvoir les politiques nationales et
internationales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la
prolifération des armes de destruction massive.
10 « Les Recommandations de GAFI », mise à jour novembre 2023. PP : 16-17.

7
assujetties sont tenues de présenter immédiatement une déclaration de soupçon à l’Unité11
concernant :

▪ Toutes sommes, opérations ou tentatives de réalisation de ces opérations


soupçonnées d'être liées à l’une ou plusieurs des infractions prévues aux articles 218-1
à 218-4 et aux articles 574-1 et 574-2 du Code pénal ;

▪ Toute opération dont l'identité du donneur d'ordre ou du bénéficiaire est


douteuse ». La déclaration de soupçon doit être faite par écrit. Toutefois, en cas
d'urgence, elle peut être faite verbalement, sous réserve de confirmation par écrit (art 10
de la loi n° 43-05).

La Loi n°43-05 été modifié par la loi n°12-18 promulguée par le Dahir n° 1-21-56 du 27
chaoual 1442 (8 juin 2021)12.

Paragraphe 2 : Autres dispositifs légaux et réglementaires.

En raison de la position géographique du Maroc, de la globalisation des marchés et de la


libre mobilité des capitaux, ainsi que de l’émergence de nouvelles technologies et moyens de
communication, l’évaluation NATIONALE DES RISQUES DE BLANCHIMENT DE
CAPITAUX ET DE FINANCEMENT DU TERRORISME estime que notre pays est exposé à
une menace externe de blanchiment de capitaux, de terrorisme et de financement du terrorisme
moyennement élevée13.

Dans ce sens, en complément de la loi n°43-05, le Code pénal marocain prévoit des
dispositions spécifiques qui incriminent le blanchiment de capitaux, notamment à travers
l’article 574-1 jusqu’à l’article 574-7, qui détaillent les sanctions pour les personnes impliquées
dans la dissimulation de l’origine des fonds issus d’activités criminelles. Par ailleurs, la
législation marocaine s’appuie sur le Code de procédure pénale, qui permet aux autorités
judiciaires et policières de mener des enquêtes approfondies, d’utiliser des techniques
d’investigation spéciales (écoutes téléphoniques, perquisitions, gel des avoirs) et de coopérer

11 Unité de Traitement du Renseignement Financier (UTRF) : Cet organisme a pour mission de recevoir et
d’analyser les déclarations de soupçon d’opérations suspectes liées au blanchiment de capitaux.
12 BO n°7018 du 24 moharrem 1443 du 02 septembre 2021.
13 « EVALUATION NATIONALE DES RISQUES DE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET DE FINANCEMENT DU

TERRORISME », DEUXIEME RAPPORT Décembre 2021. P 9

8
avec des instances internationales pour poursuivre les délinquants impliqués dans des réseaux
transnationaux de blanchiment.

Section 2 : le cadre institutionnel pour la latte contre le blanchiment des


capitaux

L'un des principaux angles d'attaque de la lutte contre la criminalité organisée


transnationale, doit viser le blanchiment de l'argent criminel issu de ces trafics dans la mesure
où le blanchiment de capitaux a une influence évidente sur le développement du crime organisé.

Sur le plan national et international, et pour mieux concrétiser la lutte contre le


blanchiment de capitaux, plusieurs instances concourent à l'élaboration et à la mise en œuvre
des normes et recommandations destinées, à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le
financement du terrorisme.

L’unité : cellule de traitement du Renseignement Financier : UTRF

Le GAFI a recommandé aux pays qui veulent adopter une loi contre le blanchiment
d'argent de créer une cellule de renseignements financiers (CRF) Ainsi la loi n°43-05
promulguée par le Dahir n° 1-07-79 du 17 avril 2007 relative à la lutte contre le blanchiment
de capitaux, prévoit la création, par voie règlementaire, d'une Unité de Traitement du
Renseignement Financier, de type administratif.

Au Maroc, l'Unité du Traitement du Renseignement Financier (UTRF), est créée pour la


circonstance, la loi n°43-05432 a consacré la section 3, et plus particulièrement les articles 14
à 28, à la création d'une Unité de traitement de renseignements financiers, à son concept, à ses
compétences, à sa mission, à la collecte des informations ainsi qu'à son fonctionnement.
Rattachée au Premier ministre et qui avait fait l'objet d'un bras de fer entre le ministère des
finances et de l'intérieur. Elle se composerait de représentants de Bank Al Maghrib, de
magistrats, de banquiers, d'experts comptables...Dotée de larges pouvoirs, ce serait une
véritable police chargée de traquer et de lutter contre les crimes financiers en rapport avec le
terrorisme ou le blanchiment de capitaux. Avec ce texte sur le blanchiment de capitaux, il est
fait d'une pierre deux coups. En raison de la volonté de lutter contre le terrorisme, c'est toute la
filière du blanchiment de capitaux qui se retrouve dans le collimateur

9
- BAM et la lutte anti-blanchiment

Pour les banques marocaines, le premier trait à la mise en place de nouveaux cadres
réglementaires de la lutte contre la criminalité financière, impliquait en premier lieu, la
promulgation de circulaires de banque Al Maghrib, et l'application des deux nouveaux textes
de la loi bancaire n°1-93- 147, du 6 juillet 1993, relatifs à l'exercice de l'activité des
établissements de crédit et de leur contrôle, abrogés par une nouvelle loi bancaire n°34-03,
relative aux établissement de crédit et assimilés.

Cette nouvelle loi abroge et remplace la loi n°1-93-147 du 6 juillet 1993 relative à l'exercice
de l'activité des établissements de crédit et de leur contrôle. Et des statuts de Bank Al Maghrib,
portés par la loi n° 76-03, votée au parlement en 2005.

En effet, dès le 19 février 2001, dans le cadre de sa circulaire sur le contrôle interne
n°6/G/2001, Bank Al-Maghrib avait demandé aux organes d'administration et de direction des
établissements de crédit de prendre les Précautions et les mesures adéquates pour empêcher que
leurs établissements ne soient impliqués, à leur insu, dans des opérations financières liées à des
activités non autorisées Ainsi, Bank Al-Maghrib qui a, dès décembre 2003, adopté la circulaire
n° 36/G/2003, sur le devoir de vigilance incombant aux établissements de crédit, a révisé ces
dispositions par la circulaire n°41/G/2007 du 2 Août 2007, en intégrant les obligations
introduites par le nouveau dispositif légal anti-blanchiment, en cohérence avec les obligations
découlant des conventions internationales ratifiées par le Maroc, ainsi qu'avec les
recommandations des organisations internationales.

- L’Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles : ACAM

Créée par la loi n° 2003-706 du 1er août 2003, dite loi de sécurité financière, sous
l'appellation de Commission de Contrôle des Assurances, des Mutuelles et des Institutions de
Prévoyance (CCAMIP), elle est issue de la fusion de la Commission de Contrôle des
Assurances (CCA) et de la Commission de Contrôle des Mutuelles et des Institutions de
Prévoyance (CCMIP).

La loi n° 2005-1564 du 15 décembre 2005, la renomme Autorité de Contrôle des Assurances


et des Mutuelles (ACAM). Elle est dotée de la personnalité morale.

10
Chargée d'assurer les mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux, l'Autorité de
Contrôle des Assurances et des Mutuelles (ACAM), est une autorité publique indépendante.
Elle assure le contrôle des assurances et des mutuelles, et de l'ensemble des acteurs du marché
français de l'assurance.

Dans le cadre de cette mission la CCA a adressé en juin 2001, aux fédérations
professionnelles, un ensemble de recommandations conduisant à définir des procédures types
de lutte contre le blanchiment de capitaux.

À ce titre, en 2002, la Fédération Française des Sociétés d'Assurances (FFSA) a adopté un


guide de recommandations professionnelles, et qui s'imposent à l'ensemble des engagements
professionnels, aux entreprises adhérentes.

- Les professions du droit et les chiffres :

1- La profession comptable :

Le GAFI a dès le début de ses activités appelé l'attention sur la réalisation d'opérations de
blanchiment par le biais des professions et des entreprises non financières. Dans son exercice
de typologie publié, en 1999, le GAFI donne des exemples d'utilisation des cabinets comptables
à des fins de blanchiment de capitaux, La volonté des pouvoirs publics et des organisations
internationales d'impliquer notamment le professionnel comptable (Expert-comptable et
Commissaires Aux Comptes) dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, est de plus en plus
marquée.

À cet effet, et dans le but d'accroître l'efficacité de cette lutte, les pouvoirs publics tentent
de mettre en avant les atouts potentiels des professions non financières et notamment la
profession comptable

2- Notaire

Banquier, professionnels du droit et du chiffre, notaire et agent immobilier sont concernés


par le devoir de surveillance qui incombe à l'ensemble des opérateurs qui interviennent dans le
processus de lutte contre le blanchiment de capitaux, il s'agit d'une participation à la lutte contre
une activité qui, si elle n'était pas combattue, mettrait en péril nos systèmes économiques.

11
Tiraillé entre la nécessité d'assurer une surveillance accrue de la régulation des opérations
et l'obligation de déclaration de soupçons, chaque notaire doit mettre en œuvre au sein de son
étude des procédures de vigilance.

Chapitre 2 : Les défis et perspectives d’amélioration.

Le blanchiment des capitaux est un phénomène mondial qui impacte gravement l’intégrité
des systèmes financiers et économiques. Au Maroc, ce défi revêt une importance particulière
en raison de la croissance rapide de l’économie et de l’expansion des secteurs financier et
commercial. Les activités illégales, souvent liées à la criminalité organisée, menacent non
seulement la stabilité économique, mais aussi la confiance des investisseurs et des citoyens.
Dans ce contexte, il est essentiel de comprendre les enjeux liés au blanchiment des capitaux et
de mettre en place des mesures efficaces pour renforcer la lutte contre ce fléau, tout en
favorisant la transparence et la bonne gouvernance.

Section 1: Les défis rencontrés :

Le blanchiment des capitaux représente un défi complexe et multiforme au Maroc,


nécessitant une approche intégrée pour y faire face efficacement. Ce texte explore les
principaux défis auxquels le pays est confronté dans cette lutte, ainsi que les perspectives
d’amélioration qui pourraient renforcer ses capacités. Parmi les défis :

❖ Corruption et gouvernance :

La corruption est l’un des principaux obstacles à la lutte contre le blanchiment des
capitaux. Les pratiques corruptives au sein des institutions publiques peuvent compromettre
l’efficacité des mesures de lutte et créer un environnement propice aux activités illégales. Pour
surmonter ce défi, il est essentiel de promouvoir la transparence et la responsabilité au sein des
institutions, en renforçant les mécanismes de contrôle et en sanctionnant les comportements
déviants.

❖ Economie informelle :

Une part significative de l’économie marocaine est informelle, ce qui complique la


traçabilité des transactions financières. Les activités non déclarées échappent souvent à la
surveillance des autorités, rendant difficile l’identification des flux d’argent potentiellement
illicites. Pour lutter contre ce phénomène, des efforts doivent être déployés pour formaliser
12
l’économie, ce qui inclut l’incitation à l’enregistrement des entreprises et la sensibilisation des
acteurs économiques sur les avantages de l’intégration dans l’économie formelle.

❖ Capacités institutionnelles :

Bien que le Maroc ait mis en place des structures pour lutter contre le blanchiment des
capitaux, il existe des lacunes en matière de formation et de ressources au sein des institutions
concernées. Le manque de personnel qualifié et d’outils technologiques adéquats peut limiter
l’efficacité des efforts déployés. Un investissement des compétences est des institutions à
détecter et à prévenir le blanchiment des capitaux.

❖ Sensibilisation et culture :

La sensibilisation au blanchiment des capitaux et à ses conséquences reste insuffisante,


tant au niveau des professionnels du secteur financier que du grand public. Une culture de
conformité et de vigilance doit être encouragée pour prévenir les activités illicites. Des
campagnes éducatives ciblées peuvent aider à informer les citoyens et les risques associés au
blanchiment des capitaux et sur les moyens de les prévenir.

Section 2 : Solution et perspectives de promotion

Le blanchiment revêt une importance cruciale pour toutes les formes de criminalité qu’il
soit au niveau national ou transnationale14. A ce titre, il faut dire que l’adoption d’une politique
de lutte optimale, à la fois préventive et curative, demande une approche qui prend en
considération plusieurs volets :

Au niveau juridique, il faut savoir que l'empilement de textes peut poser des problèmes
de cohérence d'où la demande parfois d'une simplification par l'adoption d'une convention
unique sur la prévention et la répression du blanchiment15.De ce fait, il faut penser à de
nouveaux procédés qu’il soit au niveau de la preuve, puisque la complexité des procédures

14Après les attentats du 16 mai de Casablanca, le processus de mise à niveau de la législation marocaine en cette

matière a marqué une sensible accélération. A cet effet le législateur marocain a promulgué une loi antiterroriste
qui englobe des dispositions de contrôle et d’interdiction de l’utilisation du système financier à des fins
terroristes et, en mai 2007, il adopté la loi contre le blanchiment des capitaux numéros 43-05, telle qu'adoptée
par la Chambre des représentants et la Chambre des conseillers.
15Chappez Jean « La lutte internationale contre le blanchiment des capitaux d'origine illicite et le financement

du terrorisme »In: Annuaire français de droit international, volume 49, 2003. p 555.

13
touchant aux financements internationaux rend cette preuve très difficile16, ou celui de la
qualification de l’infraction notamment l’élément moral ou l'intentionnalité du délit.

D’autre part, il faut penser à élargir le champ des infractions sous-jacentes au blanchiment
à toutes les infractions graves ; l'extension des mesures anti-blanchiment aux entreprises et
professions non financières telles que les casinos, les agents immobiliers, les négociants en
pierres ou métaux précieux, les comptables, les avocats, notaires et professions juridiques
indépendantes, les prestataires de services aux sociétés et trusts.

Ces structures nécessitent l'obtention d'informations pertinentes et à jour relatives au


bénéficiaire effectif des personnes morales telles que les sociétés, ou des constructions
juridiques telles que les trusts ou structures similaires.

Au niveau institutionnel, il faut créer un organisme spécialisé, appelé « Cellule de


renseignements financiers », chargé de collecter les déclarations de soupçon et autres
informations, de les traiter afin d'identifier les opérations réelles susceptibles de déclencher des
poursuites. Ces cellules de renseignements peuvent jouer le rôle de tampon entre les institutions
financières et les autorités judiciaires17.En outre, il faut confier les enquêtes sur le blanchiment
et le financement du terrorisme à des autorités de poursuite spécifiques, qui devraient disposer
de pouvoirs d'investigation étendus et de moyens de contrainte pour obtenir toute information
nécessaire à l'identification et à la poursuite des opérations de blanchiment. Cette démarche
implique la promotion des ressources humaines, financières et techniques suffisantes18.

Certes, l’utilisation des technologies avancées, telles que l’analyse de données et


l’intelligence artificielle, va permettre de renforcer la capacité des institutions à détecter les
schémas de blanchiment d’argent, répondant ainsi à leurs obligations en matière de sécurité
financière19.

Au niveau financier et économique : Les banques et les entreprises doivent adopter


plusieurs prérogatives puisque le blanchiment des capitaux concerne la complexité des

16Chappez Jean, Op. cit. p 560.


17 Chappez Jean Op.cit. p 551.
18 Chappez Jean, Op. cit p 550.
19En effet, la qualification d'infraction pénale relève des professionnels des opérations financières qui le plus
souvent peuvent donner l'alerte. Chappez Jean, Op.cit. p 551.

14
transactions, l’émergence de nouvelles technologies et la montée de grandes organisations
criminelles20. Il s’agit notamment de la mise en place de :

- Un dispositif de vigilance et de veille interne qui comprend les politiques et procédures


régissant les règles d’acceptation de la relation d’affaires.

- Des mécanismes de détection des activités suspectes21, voire même, la mise à jour et la
conservation des documents afférents à la relation22

- Des règles de filtrage des clients, des donneurs d’ordre et des bénéficiaires effectifs des
opérations par rapport des listes des instances internationales compétentes en la matière. Les
établissements de crédit également l’obligation de surveillance et de contrôle des opérations
financières23.

- Des politiques de diligence raisonnable (en impliquant une procédure KYC, …) ainsi
que les audits internes vont permettre d’évaluer leurs pratiques de conformité.

Enfin, la perspective internationale concernant la lutte contre le blanchiment des capitaux


concerne surtout la mise en place un dispositif contraignant qui intègre les engagements
internationaux pris en vertu des conventions bilatérales et multilatérales ratifiées, les
recommandations du GAFI et du comité de Bale sur le devoir de vigilance à l’égard de la
clientèle, ainsi que les dispositions pertinentes des résolutions du Conseil de Sécurité basées
sur le chapitre VII de la Chartes des Nations-Unies qui forment l’un des piliers de
l’ordonnancement juridique international dans le domaine de lutte contre le terrorisme.

De plus, il faut doter les institutions de régulation internationales, notamment le GAFI24,


de moyens de contrôler la mise en œuvre effective des dispositifs annoncés par les États. A ce

20Philippe Broyer "Le blanchiment de l'argent Nouveaux enjeux internationaux" Études 2002/5 Tome 396, p 612.
21 « La lutte anti-blanchiment d’argent et AML : des défis cruciaux pour la pérennité des banques » Site Internet :
SisIDhttps://sis-id.com/2024/02/lutte-anti-blanchiment-dargent-aml/
22Les banques doivent apprendre à connaître leurs clients, comprendre la nature de leurs activités, de leurs

services et procéder à une évaluation des risques associés à chaque relation commerciale. Une collecte
d’informations complètes sur un client comprend l’identification de la source de ses fonds et la surveillance
continue des activités pour détecter tout changement de comportement suspect, les deux mis ensembles sont
les maîtres mots d’une CDD efficace. Les procédures CDD doivent être adaptées au niveau du risque, permettant
aux banques de concentrer leurs ressources sur les clients présentant les risques les plus élevés.
23Dans le cadre, le circulaire de Bank Al-Maghreb oblige établissements de crédit procéder aux déclarations du

suspect a l’Unité de Traitement et de Renseignement Financier UTRF.


24En 1989, plusieurs pays et organisations ont formé le Groupe d'action financière internationale (GAFI). Sa

mission est d'élaborer et de promouvoir des normes internationales pour prévenir le blanchiment d'argent.

15
titre, on peut aussi penser à améliorer certaines procédures de contrôle comme les auto-
évaluations, organisées par le GAFI, qui ne sont peut-être pas assez contraignantes25.

Enfin, mettre en œuvre de la coopération de l’entraide judiciaire conformément aux


conventions internationales applicables, notamment le chapitre V de la Convention des Nations
Unies sur la corruption26. Celle-ci prévoit diverses formes d’entraide judiciaire telles que
l’extradition, les échanges d’informations, la mise en place d’une autorité centrale chargée
d’envoyer et de répondre aux demandes d’entraide judiciaire ainsi que la correspondance
directe et les autres formes prévues dans les autres conventions de lutte contre la corruption.

25Des praticiens ont souvent noté qu'au sein du GAFI, les facteurs politiques l'emportaient parfois sur les facteurs

techniques dans l'établissement de la liste noire.


26Rosa Ana Cano "L’entraide judiciaire et la coopération internationale en matière de lutte anti-corruption"

Village de la Justice, Revue électronique, 23 Avril 2010.

16
Conclusion :

La lutte contre le blanchiment de capitaux au Maroc revêt une importance stratégique


majeure, tant sur le plan économique que social. En effet, le blanchiment de capitaux étant
défini comme un processus visant à dissimuler l'origine illicite de fonds, il est crucial de
comprendre que son éradication est essentielle au maintien de l'intégrité du système financier
marocain.

Conscient de l'ampleur de ce fléau, et face à des défis tels que la complexité des
techniques de blanchiment et le manque de ressources, le Maroc a établi un cadre juridique
robuste, notamment par le biais de la loi n° 43-05, modifiée et complétée par la loi n° 12-18,
ainsi que d'autres réglementations pertinentes.

Néanmoins, malgré les progrès législatifs réalisés, des obstacles persistent. L’inefficacité
de certains dispositifs actuels ainsi que le besoin de modernisation des outils de détection
soulignent l'urgence de renforcer les capacités des institutions concernées.

Dans cette optique, l'accroissement de la coopération internationale et l'investissement


dans des technologies avancées apparaissent comme des leviers indispensables pour une lutte
plus efficace contre ce phénomène.

Ainsi, pour lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux au Maroc, il s'avère


essentiel d'adopter une approche intégrée, combinant un cadre juridique solide, des innovations
techniques et un engagement continu. Une telle stratégie, renforcée par une coopération
internationale accrue, permettra non seulement de protéger l'économie nationale et l'intégrité
du système financier marocain, mais également de positionner le Maroc comme un acteur
sérieux et engagé sur la scène financière internationale.

17
BIBLIOGRAPHIE :
Ouvrages généraux :
● Heem, v., & hotte, d. (2015). La lutte contre le blanchiment des capitaux : aspects
juridiques et pratiques (2ᵉ éd.). L.g.d.j. Isbn : 9782275023670.
● Davis, m. E. (2021). Financial crime. Dans h. Pontell (ed.), oxford research
encyclopedia of criminology and criminal justice. Oxford university press.
● « modèle de loi sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ». 1er
décembre 2005.
● Philippe broyer "le blanchiment de l'argent nouveaux enjeux internationaux" études
2002/5 tome 396.
● Chappez jean « la lutte internationale contre le blanchiment des capitaux d'origine
illicite et le financement du terrorisme »in: annuaire français de droit international,
volume 49, 2003

Textes de loi :
● Ministère de la justice. (2021). loi n° 12-18 modifiant et completant la loi n° 43-05
relative a la lutte contre le blanchiment de capitaux.
● BO n°7018 du 24 moharrem 1443 du 02 septembre 2021.

Revues et rapports :
● Rosa Ana Cano "l’entraide judiciaire et la coopération internationale en matière de lutte
anti-corruption" village de la justice, revue électronique, 23 avril 2010.
● « Evaluation nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du
terrorisme », deuxieme rapport decembre 2021.

WEBOGRAPHIE :

● « la lutte anti-blanchiment d’argent et aml : des défis cruciaux pour la pérennité des
banques » site internet : sisidhttps://sis-id.com/2024/02/lutte-anti-blanchiment-dargent-
aml/

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Table des Matières :

SOMMAIRE : ........................................................................................................................... 2

INTRODUCTION :.................................................................................................................. 3

CHAPITRE 1 : LE CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL DE LA LUTTE


CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX AU MAROC. ........................................ 5

SECTION 1 : L'ARSENAL JURIDIQUE SPÉCIFIQUE. ............................................... 5

PARAGRAPHE 1 : LES LOIS PRINCIPALES DE LA LUTTE CONTRE LE


BLANCHIMENT DE CAPITAUX AU MAROC. ......................................................... 5

PARAGRAPHE 2 : AUTRES DISPOSITIFS LÉGAUX ET RÉGLEMENTAIRES. 8

SECTION 2 : LE CADRE INSTITUTIONNEL POUR LA LATTE CONTRE LE


BLANCHIMENTDES CAPITAUX ................................................................................... 9

CHAPITRE 2 : LES DÉFIS ET PERSPECTIVES D’AMÉLIORATION. ...................... 12

SECTION 1: LES DÉFIS RENCONTRÉS : ................................................................... 12

SECTION 2 : SOLUTION ET PERSPECTIVES DE PROMOTION .......................... 13

CONCLUSION : .................................................................................................................... 17

BIBLIOGRAPHIE : ............................................................................................................... 18

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