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Sigmas et binômes en mathématiques

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Table des matières

Sigmas, binme et fa torisations

I. Le symbole Σ 2
1. Somme de n éléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2. Somme d'éléments indexés de 0 à n . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3. Généralisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

II. Fa torisation de an − bn 8
1. Cas parti uliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2. Cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

III. Fon tions polynomiales 10


1. Dénition  Uni ité des oe ients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2. Fa torisation de (x − a) dans une fon tion polynomiale . . . . . . . . 12

IV. Formule du binme (hors programme TS) 15


1. Développement des puissan es d'un binme . . . . . . . . . . . . . . . 15
2. Triangle de Pas al et formule du binme . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3. Expression des oe ients binomiaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

V. Pour nir, quelques exer i es 25


1. Dans le domaine des nombres réels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2. Pour eux qui onnaissent les omplexes . . . . . . . . . . . . . . . . 26

VI. Solutions des exer i es 27

1
2

Sigmas, binme et fa torisations

Avant de ommen er !
• N'oubliez pas de lire ou relire <l'introdu tion> qui explique le but de e travail.
• Si né essaire, voir aussi le <mode d'emploi> pour les liens <www>

I. Le symbole Σ
Le but de et exposé est de démystier, et surtout de dédramatiser, l'utilisation du
symbole Σ que l'on ren ontre dans de nombreuses formules de mathématiques, et
qui permet d'é rire des sommes possédant un nombre variable de termes.
Remarque Le symbole Σ est une lettre gre que majus ule qui se lit  sigma .
Si vous n'êtes pas familier ave l'alphabet gre , dont on utilise souvent les ara tères
en Mathématiques, je vous onseille vivement de visiter < e site>.
Il s'agit i i, non pas de vous apprendre des formules et des règles d'utilisation à
appliquer automatiquement, mais plutt de vous in iter à réé hir sur quelques
situations élémentaires ; ela vous permettra de omprendre en profondeur e que
vous faites et de vous familiariser ave la manipulation de sommes é rites à l'aide
de e symbole Σ, de façon à faire disparaître toute appréhension et toute angoisse
lors de l'utilisation de telles é ritures.

1. Somme de n éléments
Dans ette partie,
• n désigne un entier naturel non nul,
• a1 , a2 , . . . , an sont des éléments de l'ensemble R des nombres réels.

Remarque Si vous onnaissez les nombres omplexes, vous pourrez fa ilement


vérier que tous les résultats sont en ore valables lorsque les ak sont omplexes.

Dénition 1
Si n ∈ N∗ et si a1 , a2 , . . . , an sont n éléments de R, alors la notation :
n
X
ak = a1 + a2 + · · · + an
k=1

représente la somme de es éléments (qui peuvent être distin ts ou non).

Notation Au lieu de a1 + a2 + · · · + an , on ren ontre aussi a1 + · · · + an .

JMC - (19 aout


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I. Le symbole Σ 3

Remarque L'é riture a1 + a2 + · · · + an peut laisser supposer qu'il y a au moins


trois éléments a1 , a2 et an . Mais, par onvention :
• si n = 1, alors a1 + a2 + · · · + an représente a1 ;
• si n = 2, alors a1 + a2 + · · · + an représente a1 + a2 .
n
P
L'un des intérêts de la notation ak est d'éviter e genre de question. On a don :
k=1

1
X 2
X 3
X
ak = a1 , ak = a1 + a2 et ak = a1 + a2 + a3 .
k=1 k=1 k=1

n
X
Méthode Quand vous vous posez une question sur une quantité telle que ak ,
k=1
vous ne devez pas avoir honte de l'é rire sous la forme :
n
X n
X
ak = a1 + a2 + · · · + an ou ak = a1 + · · · + an ,
k=1 k=1

voire d'étudier un ou deux as parti uliers omme par exemple :


5
X
ak = a1 + a2 + a3 + a4 + a5 .
k=1

En eet, dans un tel as, l'on peut tout é rire sans le moindre point de suspension,
e qui permet de bien voir les hoses. Il est préférable de faire e genre d'essais plutt
que de ne pas avan er ou d'é rire n'importe quoi en tirant à pile ou fa e.

www Ex 1 : On suppose, dans et exer i e, disposer aussi de n réels b1 , b2 , . . . , bn . Que


pensez-vous des égalités suivantes ?
n
P n
P n
 P 
(ak + bk ) = ak + bk
k=1 k=1 k=1
n n
P  n
P 
p.27
P
(ak bk ) = ak × bk ?
k=1 k=1 k=1

www Ex 2 : Soit r un nombre réel quel onque.


n n
1. Que pensez-vous de l'égalité aℓ ?
P P
ak =
k=1 ℓ=1

2. De même, que pensez-vous des égalités suivantes ?


n
 n
 n n
et
P P P P
(r ak ) = r ak (r + ak ) = r + ak ?
k=1 k=1 k=1 k=1

n
 n

3. Peut-on rempla er k par r dans l'égalité ak ? p.27
P P
(r ak ) = r
k=1 k=1

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I. Le symbole Σ 4

Remarque Il est important de omprendre que, dans une expression telle que :
n
X
ak ,
k=1

il n'y a en fait au une variable k : on dit alors que k est une variable muette.
Comme on vient de le voir dans la question 1. de l'exer i e pré édent, on peut
rempla er k par n'importe quelle autre lettre, à ondition évidemment ( f. question 3.
du même exer i e) de ne pas utiliser une lettre gurant déjà dans l'expression.
n n
P p
www Pour p ∈ N∗ , que pensez-vous de la relation ? p.28
P
Ex 3 : apk = ak
k=1 k=1

2. Somme d'éléments indexés de 0 à n


Dans ertains as, les éléments de R dont on veut faire la somme sont indexés non
pas par les éléments de l'intervalle d'entiers [[1, n]] mais par eux de l'intervalle d'en-
tiers [[0, n]]. C'est par exemple le as lorsque l'on s'intéresse aux premiers éléments
d'une suite. Si n ∈ N et si a0 , a1 , . . . , an sont des éléments de R, alors la notation :
n
X n
X
ak = a0 + a1 + · · · + an ou ak = a0 + · · · + an
k=0 k=0

représente leur somme. Attention, il y a alors n+1 éléments dans ette somme !

Comme pré édemment, on a les as parti uliers :


0
X 1
X 2
X
ak = a0 , ak = a0 + a1 et ak = a0 + a1 + a2 .
k=0 k=0 k=0

www Ex 4 : Soit u une suite arithmétique.


1. Rappeler pré isément la dénition d'une telle suite.
n
X u0 + un
2. Pour tout n ∈ N, Montrer que uk = (n + 1) · p.29
2
k=0

Méthode Bien plus que la formule donnant la somme des premiers termes d'une
progression arithmétique, 'est la ruse pré édemment utilisée qu'il faut retenir : elle
permet en eet de retrouver la valeur de ette somme Sn sans risquer de se tromper
d'un ran. Si, en as de doute, vous refaites ette manipulation (de tête dès que
possible), vous n'aurez au un problème pour toujours donner une formule orre te.
Comme as parti ulier de e qui pré ède, rappelons la formule donnant la somme des
n premiers entiers naturels non nuls (qui ne vous posera jamais le moindre problème
de mémorisation si vous appliquez la méthode pré édente) :
n n
X X (n + 1) n
k= k= ·
2
k=1 k=0

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I. Le symbole Σ 5

Symétrisation d'index Dans l'exer i e 4, nous avons utilisé une astu e onsistant
à é rire une somme  à l'envers , e qui orrespond une relation du type :

a0 + a1 + · · · + an = an + an−1 + · · · + a0 .

Cette égalité, évidente d'après les règles usuelles de al ul sur les nombre réels, peut
s'é rire à l'aide de Σ sous la forme :
n
X n
X
ak = an−ℓ .
k=0 ℓ=0

On peut formaliser ette dernière relation de la façon suivante.


• Dans la somme de gau he, on pose k = n − ℓ, transformant ainsi ak en an−ℓ .
n
P
• Lorsque k varie de 0 à n, alors ℓ = n − k varie de n à 0, mais on é rit ar
ℓ=0
la borne mise en bas du Σ est toujours inférieure à elle mise en haut.
Comme les variables k et ℓ sont muettes, rien n'empê he ensuite de hanger d'index
dans la se onde somme pour é rire :
n
X n
X n
X
ak = an−ℓ = an−k .
k=0 ℓ=0 k=0

www Ex 5 : Rédiger une autre justi ation de la somme des n + 1 premiers termes d'une suite
arithmétique sans utiliser de points de suspension. p.29
n
www Quelle(s) règle(s) de symétrisation peut-on donner pour ak ? p.30
P
Ex 6 :
k=1

3. Généralisation
www Ex 7 : Soit u une suite géométrique.
1. Rappeler pré isément la dénition d'une telle suite.
n
2. Pour tout n ∈ N, on pose Sn = uk . Simplier Sn .
P
k=0
(I i, se ontenter d'une réda tion utilisant des points de suspension.) p.30
Comme on a pu le voir dans l'exer i e pré édent, parfois, pour n ∈ N, on dispose
des éléments a0 , a1 , . . . , an mais on n'a envie de ne faire que la somme d'une partie
d'entre eux, à savoir les termes dont l'index va de p à q ave 0 6 p 6 q 6 n.
Une telle somme se note alors :
q q
X X
ak = ap + ap+1 + · · · + aq ou ak = ap + · · · + aq ,
k=p k=p

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I. Le symbole Σ 6

toujours ave les as parti uliers :


p p+1 p+2
X X X
ak = ap , ak = ap + ap+1 et ak = ap + ap+1 + ap+2 .
k=p k=p k=p

www Ex 8 : Soit p, q et n des entiers naturels vériant 0 6 p 6 q 6 n, ainsi que n + 1


nombres réels a0 , a1 , . . . , an .
q
1. Combien y a-t-il d'éléments dans la somme ak ?
P
k=p

q p
2. En supposant p < q , exprimer plus simplement ak .
P P
ak −
k=0 k=0

q ??
3. Exprimer ak omme une somme a?? . p.31
P P
k=p ℓ=0

Translation d'index On se réfère souvent à une égalité du type :


q q−p
X X
ak = ap+ℓ
k=p ℓ=0

en parlant de translation d'index. Pour faire une telle translation d'index :


• dans un premier temps, on hoisit un nouvel index, par exemple ℓ ;
• on dit alors que, dans la première somme, on pose k = p + ℓ ;
• on obtient les bornes de la variable ℓ en onsidérant les valeurs limites de k :
∗ pour avoir p = k = p + ℓ, il sut de prendre ℓ = 0 ;
∗ pour avoir q = k = p + ℓ, il sut de prendre ℓ = q − p.
Même s'il est plus sûr d'utiliser deux lettres diérentes pour faire l'opération pré-
édente, omme k et ℓ sont des variables muettes, on s'empresse souvent dans un
se ond temps, rempla er ℓ par k , e qui donne alors :
q q−p
X X
ak = ap+k .
k=p k=0

www Ex 9 : Rédiger une autre justi ation de la somme des n + 1 premiers termes d'une suite
géométrique sans utiliser de points de suspension. p.31
q
www Quelle règle de symétrisation peut-on donner pour ak ? p.32
P
Ex 10 :
k=p

www Ex 11 : Soit u une suite arithmétique ainsi que des entiers p et q vériant 0 6 p 6 q .
q
X (up + uq )
Montrer que l'on a : uk = (q − p + 1) · p.32
2
k=p

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I. Le symbole Σ 7

En appliquant le résultat de l'exer i e pré édent, on retrouve que :


n
X n+1 n (n + 1)
k=n = ·
k=1
2 2

n
X
www Ex 12 : Soit n ∈ N∗ . Simplier 2 k. p.33
k=1

n
X
www Ex 13 : Pour n ∈ N, simplier : An = (k + n). p.33
k=0

n
X
www Ex 14 : Cal uler n k. p.33
k=1

www Ex 15 : Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , on a :


n
X n (n + 1) (2 n + 1)
k2 = · p.33
6
k=1

C'est une formule qui peut parfois rendre des servi es !


www Ex 16 : Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , on a :
n
X n2 (n + 1)2
k3 = · p.34
4
k=1

C'est aussi une formule qui peut rendre des servi es !

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II. Fa torisation de an − bn 8

II. Fa torisation de an − bn
Dans toute ette se tion,
• n est un entier naturel supérieur ou égal à 2,
• a et b désignent deux nombres réels.

Remarque Si vous onnaissez les nombres omplexes, vous pourrez fa ilement


vérier que tous les résultats sont en ore valables lorsque a et b sont omplexes.

1. Cas parti uliers


Pour n = 2, vous onnaissez depuis longtemps la fameuse formule :

a2 − b2 = (a − b) (a + b).

www Ex 17 : (Seulement si vous onnaissez les matri es)

Si A et B sont deux matri es 2 × 2, a-t-on aussi :


A2 − B 2 = (A − B) (A + B) ? p.34

Pour n = 3, on a ette autre formule indispensable pour la suite de vos études :

a3 − b3 = (a − b) (a2 + a b + b2 ).

www Ex 18 : Comment démontrer la formule pré édente ? p.35

Remarque Dans le membre de droite de ha une des formules pré édentes,


• il y a (a − b) en fa teur ; ela paraît normal puisque les deux membres de
gau he, aussi bien a2 − b2 que a3 − b3 , sont nuls lorsque a = b ;
• le se ond fa teur est homogène en a et b : par exemple, dans la dernière relation,
pour ha un des termes gurant dans e se ond fa teur, a2 , a b et b2 , la somme
des puissan es vaut 2.
www Ex 19 : Peut-on donner une fa torisation analogue pour a3 + b3 ? p.35
www Ex 20 : (Uniquement si vous onnaissez les omplexes)

Comment transformer a2 + b2 en une diéren e de deux arrés ? p.35

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II. Fa torisation de an − bn 9

2. Cas général
Pour tout entier n supérieur à 2, on peut généraliser les formules pré édentes.
Proposition 1
Pour tout a ∈ R, tout b ∈ R et tout entier n supérieur à 2, on a :

an − bn = (a − b) an−1 + an−2 b + an−3 b2 + · · · + a bn−2 + bn−1

e que l'on peut aussi é rire :


X
n−1 
n n n−1−k k
a − b = (a − b) a b .
k=0

www Ex 21 : Comment démontrer la formule pré édente ? p.35

Remarque Comme pour les as parti uliers déjà ren ontrés, le terme :
n−1
X
an−1−k bk = an−1 + an−2 b + an−3 b2 + · · · + a bn−2 + bn−1
k=0

est homogène de degré n − 1 ; ela peut s'interpréter de diverses façons :


• 'est une somme de termes de la forme an−1−k bk où la somme des puissan es
utilisées vaut (n − 1 − k) + k = n − 1 ;
• si l'on rempla e a et b respe tivement par t a et t b où t est un réel (voire un
omplexe), alors le résultat est multiplié par tn−1 ;
• dans le as parti ulier n = 3, si a et b représentent des longueurs, alors :

∗ a3 − b3 représente un volume,
∗ a − b représente une longueur et a2 + a b + b2 représente une surfa e ;

On retrouve l'équation aux dimensions ( f. Physique) :

Volume = Longueur × Surfa e.

Par  homogénéité physique , les termes dont la surfa e est une somme ne
peuvent être que des surfa es.
www Ex 22 : Pour quels n ∈ N peut-on en déduire une fa torisation de an + bn ?
(fa ilement et sans introduire le moindre omplexe) p.36

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III. Fon tions polynomiales 10

Méthode Si un jour vous hésitez par exemple entre :


X
n−1  X
n 
n n
a − b = (a − b) an−1−k k
b et a − b = (a − b)
n n
an−k k
b
k=0 k=0

• il n'est absolument pas interdit de regarder le as parti ulier n = 2 ;


• la remarque pré édente sur l'homogénéité vous permet aussi de hoisir : en
eet, omme an − bn est homogène de degré n et a − b est de degré 1, leur
quotient ne peut être homogène que de degré n − 1.
Au sujet des suites géométriques Si a = 1 , la formule pré édente devient :
X
n−1 
n
1 − b = (1 − b) k
b (i)
k=0

et si b 6= 1, alors ela s'é rit aussi :


n−1
X 1 − bn
bk = · (ii)
k=0
1−b

Ainsi (i) et (ii) sont deux fa ettes diérentes d'une même réalité et, si vous vous
entraînez à passer mentalement de l'une à l'autre, alors vous n'aurez plus au une
angoisse pour é rire la formule donnant la somme des n premiers termes d'une suite
géométrique. En eet pour (i), il ne devrait y avoir au un problème puisque ;
• le membre de gau he 1 − bn est de degré n en b,
• omme 1 − b est de degré 1, l'autre fa teur doit être de degré n − 1.

III. Fon tions polynomiales


1. Dénition  Uni ité des oe ients
Dénition 2
Une fon tion P de R dans R est une fon tion polynomiale à oe ients réels
lorsqu'il existe n ∈ N et une famille p0 , p1 , . . . pn de n + 1 réels tels que :
n
X
∀x ∈ R P (x) = pk xk
k=0

ou en ore, pour tout x ∈ R : P (x) = p0 + p1 x + p2 x2 + · · · pn xn .

Notation Dans la suite de e hapitre, on désignera par R[x] l'ensemble des


fon tions polynomiales à oe ients dans R.
Exemple La fon tion R −→ R est une fon tion polynomiale.
2 4 5
x 7−→ x + 3 x − x

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III. Fon tions polynomiales 11

Au passage, nous pouvons justier un résultat que vous avez déjà ren ontré et que
nous utiliserons dans la suite : il s'agit de la possibilité d'identier les oe ients de
deux fon tions polynomiales égales. Commençons par un as parti ulier.
Proposition 2
Soit n ∈ N ainsi qu'une famille p0 , p1 , . . . pn de n + 1 éléments de R tels que :
n
X
∀x ∈ R pk xk = 0.
k=0

Alors, pour tout k ∈ [[0, n]], on a pk = 0.

www Ex 23 : (Première démonstration de la proposition pré édente)

1. Montrer que p0 = 0.
n
2. Si n > 1, montrer que : ∀x ∈ R
P
pk xk−1 = 0.
k=1

3. En déduire le résultat de la proposition pré édente. p.36


www Ex 24 : (Autre démonstration, par l'absurde, de la proposition pré édente)

Prendre une famille p0 , p1 , . . . pn de n + 1 éléments de R tels que :


n
X
∀x ∈ R pk xk = 0.
k=0

En supposant que les pk ne sont pas tous nuls, onsidérer r le plus petit des
entiers k tels que pk 6= 0. p.37
Nous pouvons maintenant en déduire un résultat plus général.
Proposition 3
Soit un entier naturel n ∈ N ainsi que deux familles p0 , p1 , . . . pn et q0 , q1 , . . . qn
d'éléments de R tels que :
n
X n
X
k
∀x ∈ R pk x = qk xk .
k=0 k=0

Alors on a : ∀k ∈ [[0, n]] pk = qk .

www Ex 25 : Démontrer le résultat pré édent. p.38

JMC - (19 aout


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III. Fon tions polynomiales 12

Un résultat permettant d'identier. Le résultat que l'on vient d'établir dans la


proposition pré édente est un résultat d'uni ité, permettant de faire une  identi-
ation . En eet e résultat dit que si, pour haque x ∈ R, les deux fon tions :
P : R −→ R et Q : R −→ R
n
P n
P
x 7−→ pk xk x 7−→ qk xk
k=0 k=0

prennent les mêmes valeurs, alors les oe ients orrespondants sont égaux. Autre-
ment dit, si les fon tions polynomiales sont égales, alors on peut alors identier deux
à deux les oe ients orrespondants.
Vous devez garder à l'esprit que l'on ne peut  identier  des expressions analogues
pour en déduire l'égalité de ertaines de leurs parties qu'après avoir, omme i-
dessus, démontré un tel résultat d'uni ité. Il faut toujours y penser lorsque (souvent
pour vous éviter de réé hir) vous vous posez (ou vous posez à un interlo uteur
quel onque) une question du type :  a-t-on le droit d'identier ? . Il ne s'agit pas
d'un droit (plus ou moins a quis) mais d'un résultat, en fait un résultat d'uni ité,
que l'on doit avoir démontré avant de pouvoir l'utiliser.
Remarque sur la méthode utilisée pour prouver le résultat pré édent
• Dans la proposition 2, nous avons démontré un as parti ulier, lorsque la fon -
tion P a tous ses oe ients nuls ; ela simplie l'é riture de la partie te hnique
de la démonstration ar on n'utilise que la moitié des oe ients.
• Dans la proposition 3, nous avons utilisé e résultat parti ulier pour démontrer,
et alors très rapidement, le as général.
Enn, on peut signaler que e résultat d'uni ité reste valable même si les familles
des pk et de qk n'ont pas le même nombre d'éléments : il sut alors de ompléter
par des 0 la famille qui a le moins de oe ients. On pourrait avoir un résultat plus
pré is en introduisant la notion de degré mais ela sort du adre de ette étude.

2. Fa torisation de (x − a) dans une fon tion polynomiale


Nous pouvons aussi justier dans toute sa généralité un résultat que vous avez
ertainement déjà utilisé dans de nombreux as parti uliers.
Proposition 4
Soit P ∈ R[x] et a ∈ R. Alors on a P (a) = 0 si, et seulement si, il existe une
fon tion polynomiale Q ∈ R[x] telle que :

∀x ∈ R P (x) = (x − a) Q(x).

www Ex 26 : (Démonstration du résultat pré édent)

1. Comment résumer en un mot le type de démonstration qu'il faut faire ?


2. On suppose P (a) = 0. Montrer qu'il existe Q ∈ R[x] tel que :
∀x ∈ R P (x) = P (x) − P (a) = (x − a) Q(x).
p.38

JMC - (19 aout


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III. Fon tions polynomiales 13

Remarques
• Les diverses questions proposées par l'exer i e pré édent étaient là pour vous
aider dans la démonstration de la proposition mais, à l'avenir, e sera à vous
de vous poser e genre de questions lorsque vous aborderez une démonstration.
∗ Quelle est le type de la question posée ?
∗ Quelles sont les données ?
∗ Que faut-il démontrer et omment puis-je le faire ?
• La démonstration de l'exer i e pré édent fournit une méthode de al ul du quo-
tient de P (x) par (x − a) mais souvent e n'est pas la plus e a e.
Une autre méthode vous est proposée dans l'exer i e suivant.
www Ex 27 : Soit P ∈ R[x] déni par : ∀x ∈ R P (x) = x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1.
1. Vérier qu'il existe Q ∈ R[x] tel que ∀x ∈ R P (x) = (x − 1) Q(x).
2. L'objet de ette question est de déterminer l'expression développée de Q.
Comme 'est le premier al ul de e genre, voi i un peu d'aide.
(a) Quel est le degré de Q ?
(b) Quel est le terme de plus haut degré de Q ?
( ) En utilisant le oe ient de x4 dans P , déterminer le oe ient de x3
dans Q.
(d) En utilisant le terme de degré 3 de P , déterminer le terme de degré 2
de Q.
(e) Déterminer de même les deux derniers termes de Q.
(f) Que peut-on (doit-on) faire du terme non utilisé de P ? p.39

Remarque L'exer i e pré édent omportait une multitude de questions ar 'était


la première fois que vous ren ontriez ette méthode ; à l'avenir, e sera à vous, et à
vous seul, de vous les poser an de suivre le même heminement.
Ce qu'il ne faut surtout pas faire !
Dans le al ul pré édent, ertains auraient pu être tentés de ommen er par déve-
lopper tout le produit en é rivant quelque hose du genre :

(x − 1) q4 x4 + q3 x3 + q2 x2 + q1 x + q0
= q4 x5 + q3 x4 + q2 x3 + q1 x2 + q0 x
− q4 x4 − q3 x3 − q2 x2 − q1 x − q0
= q4 x5 + (q3 − q4 ) x4 + (q2 − q3 ) x3 + (q1 − q2 ) x2 + (q0 − q1 ) x − q0 ,

avant d'identier ave P (x). Cela aurait été une intolérable perte de temps et,
ontrairement à e que vous pensez ertainement, une erreur stratégique : en ef-
fet, dans un al ul de e type, trop é rire in ite à mal é rire et beau oup re opier,
e qui augmente énormément le risque d'erreurs.

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III. Fon tions polynomiales 14

Méthode Ce qui vient d'être dé rit dans l'exer i e pré édente peut paraître
abominablement long mais tous es al uls, que j'ai détaillés pour vous expliquer,
s'é rivent normalement sur une seule ligne.
• On ommen e par é rire :

x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1 = (x − 1) x4 + · · · .

• Puis on se dit que le terme x4 de Q(x) multiplié par le −1 du (x − 1) va


donner −x4 ; omme on veut −3 x4 dans P , e qui manque, à savoir −2 x4 , va
provenir du produit du x de (x − 1) par le terme en x3 de Q(x), e qui permet
de ompléter la fa torisation :

x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1 = (x − 1) x4 − 2 x3 + · · ·

• Ensuite on se dit que le terme x3 de Q(x) multiplié par le −1 du (x − 1) va


donner 2 x3 ; omme on veut 2 x3 dans P , il ne manque rien et le produit du x
de (x − 1) par le terme en x2 de Q(x) doit donner 0 x3 ; on omplète don la
fa torisation :

x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1 = (x − 1) x4 − 2 x3 + 0 x2 + · · · .

• Ce 0 x2 de Q(x) ne fournit don au un terme en x2 quand on le multiplie par


le −1 du (x − 1) ; le terme x2 de P (x) provient don du produit du x de (x − 1)
par le terme en x de Q(x) ; la ligne de fa torisation devient alors :

x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1 = (x − 1) x4 − 2 x3 + x + · · · .

• Ce x de Q(x) multiplié par le −1 du (x − 1) fournit −x au produit. Comme


il faut avoir −2 x, le terme onstant de Q(x) doit être −1 pour fournir le −x
qui manque, par multipli ation ave le terme en x de Q(x) et l'on a :

x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1 = (x − 1) x4 − 2 x3 + x − 1 .

• On vérie alors que le produit des termes onstants donne bien le terme
onstant de P , qui vaut 1 dans le as présent.
Évidemment il est tentant de al uler dire tement le terme onstant puisque 'est
immédiat  et ela peut être utile dans ertains as où l'on est pressé  mais il est
quand-même préférable de al uler les termes dans l'ordre dé roissant pour se garder
la véri ation nale.

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IV. Formule du binome
^ (hors programme TS) 15

Réda tion Au une des expli ations données i-dessus ne doit gurer sur une opie
puisqu'il s'agit d'un simple al ul. On y verra don seulement e qui suit.

En mettant (x − 1) en fa teur, on obtient :



x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1 = (x − 1) x4 − 2 x3 + x − 1

Je vous promets, qu'ave un peu d'entraînement, la méthode pré édente est en


général la méthode de loin la plus e a e pour fa toriser (x − a) dans une fon tion
polynomiale, même si dans l'exemple pré édent, on peut (ave un peu d'habitude
du al ul) aller un peu plus vite omme on peut le voir dans l'exer i e suivant.
www Ex 28 : Donner une autre méthode de al ul pour mettre (x − 1) en fa teur dans :
P (x) = x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1.
Indi ation : on voit que (x − 1) est en fa teur dans une partie de P. p.40
www Ex 29 : Soit P déni par : ∀x ∈ R P (x) = x4 − 6 x3 + 6 x2 − 4 x − 5.
1. Vérier que P possède une ra ine entière a.
p.41

2. Mettre x − a en fa teur dans l'expression de P .

IV. Formule du binme (hors programme TS)


Dans ette se tion, nous allons nous intéresser à la formule du binme de Newton
qui permet de développer des quantités telles que :
(a + b)n ave a ∈ R b ∈ R et n ∈ N∗ .
Cette formule très utile, qui a ré emment disparu du programme de TS, ne présen-
tant pas de gros problème de ompréhension, nous pouvons très bien nous permettre
e petit hors-programme.

1. Développement des puissan es d'un binme


Dans toute ette partie,
• n est un entier naturel non nul,
• a et b désignent deux nombres réels.
Remarque Si vous onnaissez les nombres omplexes, vous pourrez fa ilement
vérier que tous les résultats sont en ore valables lorsque a et b sont omplexes.
Vous onnaissez tous les relations :
(a + b)2 = a2 + 2 a b + b2 et (a − b)2 = a2 − 2 a b + b2
même si et ensemble de formules est redondant puisque la se onde se déduit évi-
demment de la première en hangeant b en −b.

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IV. Formule du binome
^ (hors programme TS) 16

Développement de (a + b)3
www Ex 30 : Donner l'expression développée de (a + b)3 . p.41

Remarque Même si la formule pré édente rentre dans le adre général qui va
suivre, il est bon de savoir l'é rire sans hésitation et sans avoir à y passer dix minute
pour ause d'appli ation de la formule générale que nous allons voir. Vous pourriez
la réé rire de mémoire pour voir ?

www Ex 31 : Soit n ∈ N. Cal uler de deux façons diérentes :


n
X 
(k + 1)3 − k3
k=0

n
X
et retrouver dire tement une expression simpliée de k2 . p.42
k=0

Développement de (a + b)4
www Ex 32 : Donner l'expression développée de (a + b)4 . p.42

Étude du as général
D'après e qui pré ède, nous pouvons don armer que, pour haque n ∈ {1, 2, 3, 4},
il existe une famille de n + 1 entiers naturels permettant de développer (a + b)n .
Si nous rassemblons es oe ients dans un tableau, nous obtenons :

k 0 1 2 3 4
n
1 1 1 (a + b)1 = 1 a + 1 b
2 1 2 1 (a + b)2 = 1 a2 + 2 a b + 1 b2
3 1 3 3 1 (a + b)3 = 1 a3 + 3 a2 b + 3 a b2 + 1 b3
4 1 4 6 4 1 (a + b)4 = 1 a4 + 4 a3 b + 6 a2 b2 + 4 a b3 + 1 b4

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IV. Formule du binome
^ (hors programme TS) 17

An de pouvoir ompléter ette étude (et don e tableau) pour d'autres valeurs
de n, nous allons repérer ha un des es oe ients, à l'aide de deux index :
• le premier, n, pour repérer la ligne où il se trouve
• le se ond, k , pour repérer la olonne où il se trouve, ave bien sûr 0 6 k 6 n.

Ainsi, nous noterons λn,k le oe ient se trouvant à l'interse tion de la ligne n et
de la olonne k ave k ∈ [[0, n]]. On aura don par exemple :

λ3,0 = 1 , λ3,2 = 3 , λ4,2 = 6 et λ4,4 = 1.

Ave es notations, nous pouvons don armer que, pour haque n ∈ {1, 2, 3, 4}, il
existe une famille de n + 1 entiers naturels :

λn,0 , λn,1 , . . . λn,n−1 , λn,n

tels que :
n
X
∀a ∈ R ∀b ∈ R (a + b)n = λn,k an−k bk .
k=0

Remarque Le symbole λ, qui est une lettre gre que se lisant  lambda , s'utilise
souvent en mathématiques. Si vous n'êtes pas familier ave l'alphabet gre , je vous
onseille vivement de visiter < e site>.

www Ex 33 : Développer (a + b)5 et en déduire la inquième ligne du tableau.


Expliquer omment ette ligne peut se déduire de la quatrième. p.43

En fait, le résultat de l'exer i e pré édent se généralise pour n quel onque.


Lemme 5
Pour tout entier naturel n ∈ N∗ , il existe une famille de n + 1 entiers naturels
λn,0 , λn,1 , . . . , λn,n−1 , λn,n tels que :
n
X
n
∀a ∈ R ∀b ∈ R (a + b) = λn,k an−k bk .
k=0

Plus pré isément, pour tout n > 1, nous avons :

λn+1,0 = λn+1,n+1 = 1 et ∀k ∈ [[1, n]] λn+1,k = λn,k + λn,k−1.

www Ex 34 : Justier e résultat en vous inspirant des al uls pré édents. p.44
Bien que rigoureusement démontré et ayant valeur de résultat à part entière, l'énon é
pré édent a été qualié de  lemme , par e que 'est juste un intermédiaire qui va
nous servir à démontrer l'essentiel : la formule du binme. Ce qu'il faut onnaître,
'est la formule du binme et pas e  lemme .

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IV. Formule du binome
^ (hors programme TS) 18

www Ex 35 : Soit n un entier naturel donné. En utilisant la fon tion fn dénie par :
∀x ∈ R fn (x) = (1 + x)n ,
montrer l'uni ité de la famille des λn,k .
Prouver ensuite que l'on a : ∀k ∈ [[0, n]] λn,k = λn,n−k . p.45

Remarque syntaxique Maintenant que nous avons démontré son uni ité, nous
pourrons don parler de la (arti le déni) famille λn,k des oe ients permettant
de développer (a + b)n alors que jusqu'à présent nous devions nous limiter à parler
d'une (arti le indéni) famille de oe ients permettant de développer (a + b)n .
Il faut toujours prendre garde à e que l'utilisation d'un arti le déni (le, la, les )
suppose et/ou entraîne l'uni ité hose désignée.

2. Triangle de Pas al et formule du binme


D'après e qui pré ède, et en parti ulier la démonstration du lemme pré édent, les
oe ients λn,k que nous avons introduits vérient :
λ1,0 = λ1,1 = 1
et pour n > 1 :
λn+1,0 = λn+1,n+1 = 1 et ∀k ∈ [[1, n]] λn+1,k = λn,k + λn,k−1.
On peut don al uler es oe ients en les rangeant dans un tableau généralisant
elui de la page 16, haque ligne se déduisant de la pré édente selon le s héma :

λn,k−1 + λn,k 
sauf évidemment pour


y  les oe ients extrêmes 
λn+1,k qui sont égaux à 1

Vous avez déjà ren ontré e tableau de oe ients en probabilités.


• C'est le triangle de Pas al (même s'il était onnu et utilisé bien avant Pas al :
voir par exemple l'arti le du Wiki qui lui est onsa ré).
• Les éléments de e tableau sont les oe ients binomiaux ; maintenant vous
devez mieux omprendre l'origine de ette dénomination : ils permettent de
développer les puissan es du binme (a + b).

Ainsi, pour tout entier n ∈ N∗ et pour tout k ∈ [[0, n]], on a λn,k = nk , et le résultat
du lemme pré édent s'é rit don  plus naturellement  omme suit.
Proposition 6 (Formule du binme de Newton)
Pour tout n ∈ N∗ , pour tout a ∈ R et tout b ∈ R, on a :
n   n  
n
X n n−k k
X n
(a + b) = a b = ak bn−k .
k k
k=0 k=0

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IV. Formule du binome
^ (hors programme TS) 19

Méthode Si, un jour, un doute survient lors de l'é riture de ette formule, ne pas
hésiter à la vérier ave les as parti uliers onnus n = 2 et/ou n = 3.
Remarque Si vous onnaissez les nombres omplexes, il est évident (vu les dé-
monstrations pré édentes) que ette formule reste valable lorsque a ∈ C et b ∈ C.

www Ex 36 : Remarquer l'homogénéité de la formule. Au fait que signie ela ? p.45

Remarques
 
n
• Le symbole se lit  p parmi n .
p
 
n
• Au lieu de , dans de vieilles publi ations, on peut aussi trouver Cnp .
p

Au passage Signalons qu'il est inutile d'ap-    


prendre par ÷ur la relation de Pas al : n
+
n
      k−1 k
n n−1 n−1 
= + y
k k k−1  
n+1
puisqu'elle se  voit  sur le s héma ( f. i- ontre) k
permettant de onstruire le triangle de Pas al.
Retour sur le triangle de Pas al
Vous avez ertainement remarqué que e que k 0 1 2 3 4 5
l'on appelle triangle de Pas al n'est pour n
l'instant pas vraiment un triangle vu qu'il lui 0 1
manque  la pointe supérieure .
1 1 1
On omplète ette la une en dénissant :
  2 1 2 1
0
= 1, 3 1 3 3 1
0
4 1 4 6 4 1
e qui donne un vrai triangle dont les pre-
mières lignes sont é rites i- ontre 5 1 5 10 10 5 1

On peut alors remarquer qu'ave ette dénition, 00 = 1, la formule du binme de
Newton devient valable même au rang n = 0 puisque :
0    
X 0 0
(a + b) = 1 et
0 0 0
a b = a0 b0 = 1.
k=0
0 0

Même si l'é riture de la formule du binme de Newton au rang n = 0 ne présente


guère d'intérêt al ulatoire, ela évite d'étudier des as parti uliers omme dans la
partie suivante.

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IV. Formule du binome
^ (hors programme TS) 20

Culture générale En dénombrement,



n
p
est aussi égal au nombre de parties (ou
de sous-ensembles) à p éléments d'un ensemble possédant n éléments. Voilà pourquoi

il est tout à fait naturel de poser 00 = 1 vu que l'ensemble vide, qui a 0 éléments,
possède une et une seule partie à 0 éléments qui est l'ensemble vide.

3. Expression des oe ients binomiaux


Dans e qui pré ède, nous avons utilisé les oe ients binomiaux pour é rire la
formule du binme de Newton mais, pour l'instant, la seule méthode dont nous
disposons pour déterminer es oe ients et d'utiliser le triangle de Pas al.
Ce n'est pas e qu'il y a de plus e a e, surtout si l'on n'a besoin que d'une seule
ligne de oe ients, omme par exemple pour développer (a + b)7 :
• a priori, il y a alors 8 oe ients à expli iter ;
• mais vu la symétrie que l'on a justiée dans l'exer i e 35, il n'y a en fait que
4 oe ients à al uler ;
• vous imaginez la perte de temps s'il faut é rire 7 lignes du triangle de Pas al ?

Nous allons i i donner des moyens de al uler dire tement nk en fon tion n et de k .

Première expression
Lemme 7    
n n n−1
Pour tout entier n > 1 et tout k ∈ [[1, n]], on a : = × .
k k k−1

www Ex 37 : (Démonstration du lemme pré édent)


Soit un entier n ∈ N∗ et fn la fon tion de R dans R dénie par :
∀x ∈ R fn (x) = (1 + x)n .

1. Développer fn (x) à l'aide de la formule du binme de Newton.


2. Donner deux expressions de fn′ et on lure. p.46

Proposition 8
Pour tout n ∈ N∗ et tout k ∈ [[1, n]], on a :
 
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1)
= ·
k k × (k − 1) × · · · × 1

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IV. Formule du binome
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Remarque Comme pour les sommes, les é ritures n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1)


et k × (k − 1) × · · · × 1 peuvent laisser supposer qu'il y a au moins trois éléments
dans haque produit mais, par onvention ( omme pour les sommes) :
• si k = 1, alors :

n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1) n
représente =n;
k × (k − 1) × · · · × 1 1

• si k = 2, alors :

n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1) n × (n − 1) n × (n − 1)
= représente .
k × (k − 1) × · · · × 1 2×1 2

En revan he, une telle expression ne peut a priori pas s'é rire lorsque k = 0.
Toutefois, dans e as, on a déjà vu que n0 = 1.

www Ex 38 : Démontrer le résultat de la proposition pré édente. p.47

Méthode Il ne faut surtout pas apprendre bêtement la formule de la proposition


pré édente : il sut de remarquer que le numérateur et le dénominateur de nk
ontiennent k fa teurs, le numérateur ommençant à n et le dénominateur à k .
k termes
  z }| {
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1)
= ·
k k × (k − 1) × · · · × 1
| {z }
k termes

C'est pour qu'il y ait autant de termes au numérateur et au dénominateur que l'on
a laissé le dernier fa teur 1 qui, autrement, ne sert à rien !

Exemple Pour

20
3
, on utilise 3 termes numérateur et au dénominateur, et don :
 
20 20 × 19 × 18
= = 20 × 19 × 3 = 1140.
3 3×2×1

   
10 10
www Ex 39 : Cal uler et . p.47
4 8

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IV. Formule du binome
^ (hors programme TS) 22


En utilisant ette é riture de n
k
, il est fa ile de visualiser la formule du lemme 7 :
k termes k−1termes
  z }| { z }| {  
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1) n (n − 1) × · · · × (n − k + 1) n n−1
= = × = ×
k k × (k − 1) × · · · × 1 k (k − 1) × · · · × 1 k k−1
| {z } | {z }
k termes k−1 termes

e qui peut permettre de l'assurer un jour où vous en aurez besoin.

www Ex 40 : Imaginons que l'on veuille développer (a + b)6 .


1. Combien de termes y a-t-il dans le développement de (a + b)6 ?
2. Combien y a-t-il de nombres dans le triangle de Pas al jusque n = 6 ?
6
3. En fait ombien y a-t-il vraiment de k à al uler ?

Donner le développement de (a + b)6 . p.47

Notation fa torielle
Pour k ∈ [[1, n]], au dénominateur de la formule :
 
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1)
= ,
k k × (k − 1) × · · · × 1

on trouve le produit des k premiers entiers naturels non nuls.


Dénition 3
Pour tout n ∈ N∗ , le produit des n premiers entiers naturels non nuls se note n !,
qui se lit  fa torielle n  ou en ore  n fa torielle .

n n!
Les premières valeurs de n ! sont données dans le
1 1
tableau i- ontre. Vous pouvez fa ilement vérier.
2 2
Par onvention, on pose 0 ! = 1. 3 6
Culture générale Si n ∈ N∗ , alors n ! est égal 4 24
au nombre de permutations de n objets distin ts,
5 120
par exemple les n éléments de [[1, n]].
6 720

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IV. Formule du binome
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n
Une expression plus ompa te de
k
Pour n ∈ N∗ et k ∈ [[1, n]], ave la notation fa torielle, on peut déjà é rire :
 
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1)
= (i)
k k!

mais on peut en ore faire plus ompa t en multipliant numérateur et dénominateur


par (n − k) ! puisque :

n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1) × (n − k) !

est égal à :

n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1) × (n − k) × · · · × 1 = n !
On en déduit :
 
∗ n n!
∀n ∈ N ∀k ∈ [[1, n]] = ·
k k ! (n − k) !

Remarques
• L'é riture i-dessus ne pose au un problème lorsque k = n puisque l'on a posé
par onvention 0 ! = 1.
• L'avantage de ette dernière é riture est non seulement sa ompa ité mais
aussi le fait qu'elle reste valable même pour k = 0 : en eet, toujours grâ e à
la onvention 0 ! = 1, on a bien :
 
n! n
=1= ·
0!n! 0

• En n elle est aussi valable pour n = 0 et don k = 0 puisque :


 
0! 0
=1= ·
0!0! 0

On en déduit le résultat suivant.


Proposition 9
Pour tout n ∈ N et pour tout k ∈ [[0, n]], on a :
 
n n!
= · (ii)
k k ! (n − k) !

Remarque Quand vous avez besoin d'utiliser une valeur de



, il faut immé-
n
k
diatement penser à l'une et/ou l'autre des deux expression (i) et (ii) i-dessus.

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IV. Formule du binome
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Ave un peu d'entraînement, le passage de l'une à l'autre doit se faire instantané-


ment, et de tête, e qui permet de pouvoir utiliser automatiquement, ( 'est indis-
pensable) elle qui se prête le mieux au problème à traiter.
• C'est une mauvaise politique que de ne retenir (par ÷ur) que l'une ou l'autre
de es deux formules en se disant que l'on pourra toujours si né essaire, ou si
l'examinateur insiste, ommen er à réé hir pour voir omment on pourrait
essayer de retrouver l'autre formule ... (je sais, j'ai fait exprès de rajouter des
détours dans la phrase pré édente, mais peut-être ainsi traduit-elle bien votre
état d'esprit sur la question).
• Il faut au ontraire apprendre à jongler ave les diérentes formes, non pas
en les apprenant par ÷ur, mais en les utilisant et en sa hant rapidement
passer de l'une à l'autre. Comment avoir l'idée d'utiliser telle ou telle forme
ou savoir la repérer dans un al ul si elle ne se présente pas spontanément et
naturellement à votre esprit ?

Méthode de travail
• Dès que vous allez ommen er à travailler et que vous aurez besoin d'une de
es formules, il faut dire tement essayer de l'é rire sur vote brouillon sans aller
la her her dans les pages pré édentes de e hapitre (imaginez que vous êtes
en temps limité et que vous n'avez pas a ès aux do uments).
• Même si vous avez un doute (et 'est légitime dans un premier temps), ne
vous ruez surtout pas sur une page où ette formule est é rite, et en ore moins
sur formulaire, ar vous ne feriez que du  opier- ollé  et la formule n'aurait
au une han e de s'imprimer durablement dans votre erveau.
• Si vous hésitez, il ne s'agit pas non plus de tirer à pile ou fa e pour sortir oûte
que oûte une formule au hasard ; ela n'apporte rien. En revan he, essayez de
réé hir à la façon dont ette formule a été introduite, de revoir la démar he
qui a permis de la justier, de penser à quelques exemples, de vérier e que
vous avez é rit dans quelques as (très) simples, e que vous pourrez faire
même en temps limité et sans do ument.
• Évidemment vous risquez ainsi de ommettre ertaines des erreurs, mais toute
erreur à e niveau se révélera bénéque si vous en analysez vraiment les auses.
Il est des erreurs que l'on doit ommettre un jour ou l'autre, et mieux vaut
le plus tt possible. C'est ainsi que vous assimilerez le mieux es formules (et
toutes les autres d'ailleurs), même si vous avez parfois l'impression au début
d'y passer beau oup de temps.
www Ex 41 : À titre d'exer i e, donner une autre justi ation de la relation de Pas al en
utilisant l'é riture ompa te ave les fa torielles. p.48

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V. Pour nir, quelques exer i es 25

V. Pour nir, quelques exer i es


1. Dans le domaine des nombres réels
n
X k2
www Ex 42 : Pour n ∈ N∗ , on pose un = · Déterminer lim un . p.48
n3 n→∞
k=1

n
X
www Ex 43 : Pour n ∈ N∗ , simplier An = (k + n)2 . p.50
k=1

www Ex 44 : Soit n ∈ N∗ .
n  
X n
1. Simplier S1 = k
3 .
k
k=0
n  
X n
2. En déduire S2 = 3k−1
. p.50
k
k=1

n 
www En utilisant (k + 1)4 − k4 , montrer dire tement que :
P
Ex 45 :
k=0
n
X n2 (n + 1)2
k3 = · p.50
4
k=0

www Ex 46 : Soit n un entier naturel non nul.


n   n  
X n X
k n
1. Simplier An = ainsi que Bn = (−1) .
k k
k=0 k=0

2. On suppose que n est pair et l'on pose n = 2 m. Simplier :


       
n n n n
Cn = + + + ··· +
0 2 4 2m
ainsi que :
       
n n n n
Dn = + + + ··· + .
1 3 5 2m − 1
3. Donner des relations analogues sans l'hypothèse n pair. p.51

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V. Pour nir, quelques exer i es 26

2. Pour eux qui onnaissent les omplexes


www Ex 47 :

1. Pour t ∈ R, exprimer de deux façons (cos t + i sin t)5 .


2. En déduire une fon tion polynomiale P ∈ R[x] telle que :
∀t ∈ R cos 5 t = P (cos t).
3. Vérier qu'il existe Q ∈ R[x] tel que :
∀x ∈ R P (x) − 1 = (x − 1) Q(x)

puis expli iter un tel polynme Q. p.52


www Ex 48 : Pour n ∈ N∗ et x ∈ R on pose :
     
2n 2 2n 4 n 2n
Sn (x) = 1 − x + x + · · · + (−1) x2n .
2 4 2n

1. Exprimer Sn (x) à l'aide d'un Σ.


2. Exprimer Sn (x) en fon tion de (1 + i x)2n et (1 − i x)2n .
 
3. Pour tout t ∈ − π2 , π2 , simplier Sn (tan t).
4. En déduire les ra ines réelles de l'équation Sn (x) = 0. p.53

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VI. Solutions des exer i es 27

VI. Solutions des exer i es


Exer i e 1 :
La première relation est vraie puisque :
n
X
(ak + bk ) = (a1 + b1 ) + (a2 + b2 ) + · · · + (an + bn )
k=1

= (a1 + a2 + · · · + an ) + (b1 + b2 + · · · + bn )
X n  X n 
= ak + bk .
k=1 k=1

La se onde relation est fausse pour n > 2 puisque, si l'on prend :


a1 = a2 = · · · = an = 1 et b1 = b2 = · · · = bn = 1,
alors on a :
n
X n
X
ak = bk = n
k=1 k=1

et don :
n
X  n
X 
ak × bk = n2
k=1 k=1

alors que :
n
X
(ak bk ) = n.
k=1

Ces quantités sont évidemment diérentes puisque n 6= 0 et n 6= 1.

Exer i e 2 :
1. Par dénition, on a :
n
X n
X
ak = a1 + a2 + · · · + an = aℓ .
k=1 ℓ=1

2. La première relation est vraie puisque :


n
X
(r ak ) = (r a1 ) + (r a2 ) + · · · + (r an )
k=1

= r (a1 + a2 + · · · + an )
X n 
=r ak .
k=1

• Pour dérouler le al ul pré édent, on a mis r en fa teur dans haque terme.


• Si on remonte e al ul, on utilise e que l'on appelle la distributivité de l'addition
par rapport à la multipli ation.
Ce sont deux fa ettes d'une même réalité.

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VI. Solutions des exer i es 28

La bonne se onde relation est :


n
X n
X
(r + ak ) = n r + ak ,
k=1 k=1

puisque :
n
X
(r + ak ) = (r + a1 ) + · · · + (r + an )
k=1

= n r + ( a1 + · · · + an )
n
X
= nr + ak .
k=1

3. Dans un tel as, il ne faut surtout pas rempla er k par r ar, si on le fait, on obtient :
n
X
(r ar ) = 1 a1 + 2 a2 + · · · + n an
r=1

e qui n'a absolument rien à voir ave :


n
X
(r ak ) = r a1 + r a2 + · · · + r an .
k=1

Exer i e 3 :
• Si l'on suppose p = 1 ou n = 1, alors la relation :
n
X n
X p
apk = ak
k=1 k=1

est évidemment vraie. Mais ela est vraiment de peu d'intérêt.


• Supposons p > 2 et n > 2. Si l'on prend :

a1 = 1, a2 = 1, ..., an = 1,

on a :
n
X
apk = n
k=1

alors que :
X
n p
ak = np .
k=1

Vérions par l'absurde que es deux quantités sont diérentes. Supposons :


0 = np − n = n (np−1 − 1).

Alors, omme n > 0, on en déduit :

np−1 = 1,

e qui est impossible puisque p − 1 > 1 et n > 2.

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VI. Solutions des exer i es 29

Exer i e 4 :
1. Une suite arithmétique est dénie par son premier terme a ∈ R et sa raison r ∈ R.
Si l'on note u ou en ore (uk )k∈N une telle suite, alors on a :
∀k ∈ N uk = a + k r,

mais aussi :
u0 = a et ∀k ∈ N uk+1 = uk + r
ou en ore :
u0 = a et ∀k ∈ N∗ uk = uk−1 + r.

Remarque Dès que l'on vous parle d'une suite arithmétique, il est indispensable de
penser à es diverses ara térisations an de toujours pouvoir utiliser la plus adéquate.

2. Soit n ∈ N. On a alors :
Sn = u 0 + u 1 + · · · + un−1 + un
| | | |
Sn = un + un−1 + · · · + u1 + u0

Comme, dans haque olonne, la somme uk + un−k est onstante et vaut u0 + un , en


faisant la somme des deux lignes pré édentes, on obtient :
2 Sn = (n + 1) (u0 + un )

et don :
(n + 1) (u0 + un )
Sn = ·
2

Exer i e 5 :
n
P
Considérons Sn = uk . En posant k = n − ℓ, nous obtenons :
k=0

n
X n
X
Sn = un−ℓ et don Sn = un−k .
ℓ=0 k=0

On en déduit alors :
n
X n
X n
X
2 Sn = uk + un−k = (uk + un−k ).
k=0 k=0 k=0

Comme u est une suite arithmétique de raison r, on a :


uk + un−k = (u0 + k r) + (un − k r) = u0 + un .

Il s'ensuit que :
n
X
2 Sn = (u0 + un ) = (n + 1) (u0 + un )
k=0

et don que :
(n + 1) (u0 + un )
Sn = ·
2

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VI. Solutions des exer i es 30

Remarque

• Le fond de ette se onde démonstration est exa tement le même que elui de la première.
Seule la présentation (le pa kaging) hange.
• La première forme, ertainement plus intuitive, est souvent elle qui permet de om-
prendre e qui se passe. La se onde forme apparaît omme plus rigoureuse mais personne
ne vous tiendra rigueur d'é rire la démonstration ave des points de suspension.
• En tout as, il est préférable de voir une démonstration ave des points de suspension
bien omprise plutt qu'une démonstration é rite ave des Σ mais mal dominée.

Exer i e 6 :
• Si l'on pose k = n − ℓ et don ℓ = n − k , alors :
∗ pour k = 1, on a ℓ = n − 1 ;
∗ pour k = n, on a ℓ = 0.
Ainsi, lorsque k varie de 1 à n, alors ℓ dé roît de n − 1 à 0 ; on obtient don :
n
X n−1
X
ak = an−ℓ
k=1 ℓ=0

puisque, par onvention, la borne mise en bas du Σ est inférieure à elle mise en haut.
• Si l'on pose k = n + 1 − ℓ et don ℓ = n + 1 − k , alors :
∗ pour k = 1, on a ℓ = n ;
∗ pour k = n, on a ℓ = 1.
Ainsi, lorsque k varie de 1 à n, alors ℓ dé roît de n à 1 ; on obtient don :
n
X n
X
ak = an+1−ℓ
k=1 ℓ=1

puisque, par onvention, la borne mise en bas du Σ est inférieure à elle mise en haut.

Exer i e 7 :
1. Une suite géométrique est dénie par son premier terme a ∈ R et sa raison r ∈ R.
Si l'on note u ou en ore (uk )k∈N une telle suite, alors on a :

∀k ∈ N uk = a r k .

mais aussi :
u0 = a et ∀k ∈ N uk+1 = r uk
ou en ore :
u0 = a et ∀k ∈ N∗ uk = r uk−1 .
Dès que l'on vous parle d'une suite géométrique, il est indispensable de penser à es
diverses ara térisations an de toujours pouvoir utiliser la plus adéquate.

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VI. Solutions des exer i es 31

2. Soit n ∈ N. On a alors :
Sn = u 0 + u 1 + · · · + u n
r Sn = u1 + · · · + un + un+1 .

Par diéren e, on obtient :


(1 − r) Sn = u0 − un+1 .
• Si r 6= 1, on en déduit :

u0 − un+1 1 − rn+1
Sn = = u0 ·
1−r 1−r

• Si r = 1, alors la suite u est onstante et l'on a :

Sn = (n + 1) u0 .

Ne jamais oublier e as parti ulier !

Exer i e 8 :
1. La liste qui nous intéresse :
ap , ap+1 , . . . , aq
peut être vue omme e qui reste dans la liste :
a0 , a1 , . . . , aq qui ontient q + 1 éléments

après suppression de la liste :


a0 , a1 , . . . , ap−1 qui ontient p éléments.

Don la liste qui nous intéresse ontient q + 1 − p éléments.


2. On a :
q
X p
X q
X
ak − ak = ap+1 + · · · + aq = ak .
k=0 k=0 k=p+1

3. On a :
q
X q−p
X
ak = ap + ap+1 + · · · + aq = ap+ℓ .
k=p ℓ=0

Exer i e 9 :
n
P
Soit n ∈ N et Sn = uk . On a alors :
k=0

n
X n
X n
X
r Sn = r uk = r uk = uk+1
k=0 k=0 k=0

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VI. Solutions des exer i es 32

En é rivant :
n
X n+1
X n
X 
uk+1 = uk = uk + un+1 ,
k=0 k=1 k=1

et
n
X
Sn = u 0 + uk
k=1

par diéren e, on obtient :


(1 − r) Sn = u0 − un+1
et l'on termine alors omme ave le première méthode.

Exer i e 10 :
Si l'on pose ℓ = p + q − k , alors :
• on a k = p + q − ℓ et don ak = ap+q−ℓ ;
• lorsque k varie de p à q , alors ℓ dé roît de q à p et l'on obtient don :
q
X q
X
ak = ap+q−ℓ
k=p ℓ=p

puisque, par onvention, la borne mise en bas du Σ est inférieure à elle mise en haut.

Exer i e 11 :
q
P
Posons Sp,q = uk . Ave le hangement d'index ℓ = p + q − k , on obtient :
k=p

q
X q
X
Sp,q = up+q−ℓ = up+q−k .
ℓ=p k=p

On en déduit alors :
q
X q
X q
X
2 Sp,q = uk + up+q−k = (uk + up+q−k ).
k=p k=p k=p

Comme u est une suite arithmétique, on a :


uk + up+q−k = up + uq .

Il s'ensuit que :
q
X
2 Sp,q = (up + uq ) = (q − p + 1) (up + uq )
k=p

et don que :
q
X (up + uq )
uk = (q − p + 1) ·
2
k=p
q
P
Ainsi, on peut don retenir que la somme uk est égale au produit du nombre de termes
k=p
par la demi somme des termes extrêmes.

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VI. Solutions des exer i es 33

Exer i e 12 :
En mettant 2 en fa teur, on obtient :
n n
X X n (n + 1)
2k = 2 k=2
2
k=1 k=1

et don :
n
X
2 k = n (n + 1).
k=1

Exer i e 13 :
Soit n ∈ N. Le hangement d'index ℓ = k + n donne :
n
X 2n
X
An = (k + n) = ℓ.
k=0 ℓ=n

Ainsi, An est la somme de n + 1 termes d'une suite arithmétique de premier terme n et de


dernier terme 2n ; don :
n + 2n 3n (n + 1)
An = (n + 1) = ·
2 2

Exer i e 14 :
n n
X X n2 (n + 1)
Pour tout n ∈ N∗ , on a : (n k) = n k= ·
2
k=1 k=1

Exer i e 15 :
Pour n ∈ N∗ , démontrons par ré urren e :
n
X n (n + 1) (2 n + 1)
Hn : k2 = ·
6
k=1

1
X 1×2×3
• Pour n = 1, on a évidemment k2 = 1 = ·
6
k=1

• Soit n ∈ N tel que Hn soit vrai. On a alors :


n+1
X n
X
k2 = k 2 + (n + 1)2
k=1 k=1

n (n + 1) (2 n + 1)
= + (n + 1)2
6
n+1 
= n (2 n + 1) + 6 (n + 1)
6
n+1 
= 2 n2 + 7 n + 6
6
n+1
= (2 n + 3) (n + 2).
6
D'où Hn+1 puisque (n + 1) (n + 2) (2 n + 3) s'é rit :
 
(n + 1) (n + 1) + 1 2 (n + 1) + 1 .

On en déduit que le résultat d'après le prin ipe de ré urren e.

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VI. Solutions des exer i es 34

Remarques sur les inq lignes du al ul pré édent

• Il ne faut rien é rire de plus dans le al ul pré édent : en parti ulier, dans le passage
de la troisième à la quatrième ligne, surtout ne pas é rire le développement des deux
produits ; il faut le faire de tête.
• Si le passage de l'avant-dernière à la dernière ligne vous semble mira uleux ou pas
évident, 'est que vous aviez oublié le but : il sut d'é rire Hn+1 pour le voir. Comme
n'importe qui est apable de développer e produit de tête, inutile d'en mettre plus.

Exer i e 16 :
Pour n ∈ N∗ , démontrons par ré urren e :
n
X n2 (n + 1)2
Hn : k3 = ·
4
k=1

n
X 12 × 22
• Pour n = 1, on a évidemment : k3 = 1 = ·
4
k=1

• Soit n ∈ N tel que Hn soit vrai. On a alors :


n+1
X n
X
k3 = k 3 + (n + 1)3
k=1 k=1

n2 (n + 1)2
= + (n + 1)3
4
(n + 1)2 2 
= n + 4 (n + 1)
4
(n + 1)2 (n + 2)2
=
4
e qui prouve Hn+1 et termine la démonstration de la ré urren e.

Exer i e 17 :
   
1 0 0
1
En prenant A = et B = , on a :
0 0 0
0
    
1 0 1 0 1 0
A2 = A A = =
0 0 0 0 0 0
et     
2 0 1 0 1 0 0
B =BB = = .
0 0 0 0 0 0
On en déduit :  
1 0
A2 − B 2 = A2 =
0 0
alors que :     
1 1 1 −1 1 −1
(A + B) (A − B) = = 6= A2 − B 2 .
0 0 0 0 0 0

Remarque C'est par e que A B 6= B A que l'on a :


A2 − B 2 6= (A + B) (A − B).

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VI. Solutions des exer i es 35

Exer i e 18 :
On a :
(a − b) (a2 + a b + b2 ) = a3 + a2 b + a b2
− a2 b − a b 2 − b 3 .

On en déduit :
a3 − b3 = (a − b) (a2 + a b + b2 ).

Exer i e 19 :
En hangeant b en −b dans la relation :

a3 − b3 = (a − b) (a2 + a b + b2 ),

on obtient :
a3 + b3 = (a + b) (a2 − a b + b2 ).
Il est don inutile de retenir une nouvelle relation.

Exer i e 20 :
En remplaçant b par ib dans l'identité :

a2 − b2 = (a − b) (a + b),

on obtient :
(a − i b) (a + i b) = a2 − (i b)2 = a2 + b2 .
On utilise quand-même ela moins souvent que le hangement de b en −b dans a3 + b3 .

Exer i e 21 :
Par distributivité, on obtient :
 n−1
X   n−1
X   n−1
X 
(a − b) ak bn−1−k = a ak bn−1−k − b ak bn−1−k
k=0 k=0 k=0
n−1
X n−1
X
= ak+1 bn−1−k − ak bn−k .
k=0 k=0

Si, dans la première somme, on pose ℓ = k + 1 et don k = ℓ − 1, on obtient :


n−1
X n
X
ak+1 bn−1−k = aℓ bn−ℓ .
k=0 ℓ=1

Comme k et ℓ sont des variables muettes, on a :


n
X n
X
aℓ bn−ℓ = ak bn−k .
ℓ=1 k=1

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VI. Solutions des exer i es 36

On en déduit :
 n−1
X  Xn n−1
X
k n−1−k
(a − b) a b = ak bn−k − ak bn−k
k=0 k=1 k=0
 n−1
X   n−1
X 
k n−k n n k n−k
= a b +a − b + a b
k=1 k=1

et don :
 n−1
X 
k n−1−k
(a − b) a b = an − b n .
k=0

Exer i e 22 :
Supposons n impair et posons n = 2 p + 1 ave p ∈ N∗ .
Si dans la formule :
2p
X 
a2p+1 − b2p+1 = (a − b) a2p−k bk
k=0

on rempla e b par −b, on obtient :


a2p+1 + b2p+1 = a2p+1 − (−b)2p+1
2p
X 
2p−k k
= (a + b) a (−b)
k=0
2p
X 
= (a + b) (−1)k a2p−k bk .
k=0

Exer i e 23 :
n
P
1. Comme la relation pk xk = 0 est vraie pour tout réel x, on peut y rempla er x par 0 ;
k=0
on obtient alors dire tement p0 = 0.
2. Comme p0 = 0, l'hypothèse devient :
n
X n
X
∀x ∈ R 0= pk xk = x pk xk−1 ,
k=1 k=1

on en déduit :
n
X
∀x ∈ R∗ pk xk−1 = 0, (*)
k=1

Comme la fon tion polynomiale :


Q: R −→ R
Pn
x 7−→ pk xk−1
k=1

est ontinue, il sut alors de faire tendre x vers 0 dans (∗) pour obtenir :
n
X
∀x ∈ R pk xk−1 = 0.
k=1

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VI. Solutions des exer i es 37

3. Démontrons par ré urren e sur n ∈ N, la propriété Hn :


Si p0 , p1 , . . . pn est une famille de n+1 éléments de R tels que :

n
X
∀x ∈ R pk xk = 0,
k=0

alors, pour tout k ∈ [[0, n]], on a pk = 0 .


• Pour n = 0, si l'on suppose que p0 est une famille d'un seul élément tel que :

∀x ∈ R p0 = 0,

alors il est alors immédiat que p0 = 0. On en déduit que H0 est vraie.


• Soit n ∈ N∗ tel que Hn−1 est vraie. Montrons que Hn est vraie. Considérons don
une famille p0 , p1 , . . . pn de n + 1 éléments de R tels que :
n
X
∀x ∈ R pk xk = 0,
k=0

D'après la première question, on a p0 = 0 et


n
X
∀x ∈ R pk xk−1 = 0,
k=1

ou en ore :
n−1
X
∀x ∈ R pk+1 xk = 0.
k=0

D'après l'hypothèse Hn−1 , on en déduit :

∀k ∈ [[0, n − 1]] pk+1 = 0 ou en ore ∀k ∈ [[1, n]] pk = 0.

Comme on a déjà prouvé p0 = 0, on en déduit Hn , e qui termine la démonstration


par ré urren e.

Exer i e 24 :
Démontrons le résultat annon é par l'absurde. Supposons don qu'il existe une famille p0 ,
p1 , . . . pn de n + 1 réels non tous nuls tels que :
n
X
∀x ∈ R pk xk = 0.
k=0

Désignons par r le plus petit des entiers k tels que pk 6= 0, e qui s'é rit en ore :

r = min k ∈ [[0, n]] pk 6= 0 .

On a don alors :
n
X n
X n
X
pk xk = pk xk = xr pk xk−r ave pr 6= 0. (∗)
k=0 k=r k=r

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VI. Solutions des exer i es 38

De l'hypothèse :
n
X
∀x ∈ R pk xk = 0,
k=0

on déduit alors :
n
X
∀x ∈ R∗ pk xk−r = 0.
k=r

En faisant tendre x vers 0 dans ette dernière égalité, on obtient pr = 0, e qui est ontradi -
toire ave (∗) et termine la démonstration.

Exer i e 25 :
Considérons que deux familles p0 , p1 , . . . pn et q0 , q1 , . . . qn de réels tels que :
n
X n
X
∀x ∈ R pk xk = qk xk .
k=0 k=0

Par diéren e, on en déduit immédiatement :


n
X
∀x ∈ R (pk − qk ) xk = 0.
k=0

En appliquant le résultat de la proposition pré édente, on obtient :

∀k ∈ [[0, n]] pk − qk = 0

et don :
∀k ∈ [[0, n]] pk = qk .

Exer i e 26 :
1. Il faut i i démontrer une équivalen e et don deux impli ations.
S'il existe Q ∈ R[x] tel que :

∀x ∈ R P (x) = (x − a) Q(x),

alors il sut de rempla er x par a pour avoir P (a) = 0.


Remarque Ce n'est pas la partie la plus intéressante du résultat !

2. Ré iproquement, supposons don P (a) = 0. Soit x ∈ R. On a alors :

P (x) = P (x) − P (a)


n
X n
X
= pk xk − p k ak
k=0 k=0
n
X 
= pk xk − ak
k=0
n
X 
= pk xk − ak
k=1

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VI. Solutions des exer i es 39

Pour tout k ∈ [[1, n]], on a :


 k−1
X 
k k k−1−ℓ ℓ
x − a = (x − a) a x .
ℓ=0

En désignant par Qk la fon tion polynomiale dénie par :


k−1
X
∀x ∈ R Qk (x) = ak−1−ℓ xℓ ,
ℓ=0

on a alors :
xk − ak = (x − a) Qk (x)
et il est immédiat que :
n
X n
X
P (x) = pk (x − a) Qk (x) = (x − a) pk Qk (x).
k=1 k=1

Si on pose alors :
n
X
Q= pk Q k (égalité de fon tions),
k=1

il est immédiat que Q ∈ R[x] et que :

∀x ∈ R P (x) = (x − a) Q(x),

e qui termine la démonstration.

Exer i e 27 :
1. Comme :
∀x ∈ R P (x) = x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1,
P est une fon tion polynomiale vériant :

P (1) = 1 − 3 + 2 + 1 − 2 + 1 = 0.

D'après la proposition pré édente, on en déduit qu'il existe Q ∈ R[x] tel que :

∀x ∈ R P (x) = (x − 1) Q(x).

Remarque La détermination des oe ients de Q fait l'objet de la se onde question.


J'espère que vous aviez lu tout l'énon é avant de vous attaquer à la première question.
C'est indispensable !

2. (a) Étant donné


(∗) que la fon tion polynomiale x → x − 1 est de degré 1,
(∗) que P est une fon tion polynomiale de degré 5,
la relation :
∀x ∈ R P (x) = (x − 1) Q(x)
entraîne que Q est une fon tion polynomiale de degré 4 ; ainsi il existe don des
réels q0 , q1 , . . ., q4 tels que :

∀x ∈ R Q(x) = q4 x4 + q3 x3 + q2 x2 + q1 x + q0 .

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VI. Solutions des exer i es 40

(b) En identiant les oe ients des termes de degré 5 dans les deux membres de
l'égalité P (x) = (x − 1) Q(x), on trouve :

Q(x) = x4 + · · ·

( ) En regardant les oe ients des termes en x4 de l'égalité :

x5 − 3 x4 · · · = (x − 1) x4 + q3 x3 + · · · ),

on obtient :
−3 = q3 − 1 et don q3 = −2.
(d) En identiant les oe ients des termes de degré 3 de :

x5 −3 x4 + 2 x3 + · · · = (x − 1) x4 − 2 x3 + q2 x2 + · · · ),

on obtient :
2 = q2 + 2 et don q2 = 0.
(e) En identiant les oe ients des termes de degré 2 de :

x5 −3 x4 + 2 x3 + x2 + · · · = (x − 1) x4 − 2 x3 + q1 x + · · · ),

on obtient :
1 = q1 + 0 et don q1 = 1.
En identiant les oe ients des termes de degré 1 de :

x5 −3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + · · · = (x − 1) x4 − 2 x2 + x + q0 ),

on obtient :
−2 = q0 − 1 et don q0 = −1
(f) On peut alors vérier l'égalité des termes onstants dans :

x5 −3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1 = (x − 1) x4 − 2 x3 + x − 1 .

Il est indispensable de toujours faire ette véri ation !

Exer i e 28 :
Pour tout x ∈ R, on a :

P (x) = x5 − 3 x4 + 2 x3 + (x − 1)2
= x3 (x2 − 3 x + 2) + (x − 1)2 .

Comme x2 − 3 x + 2 a 1, et don aussi 2, omme ra ine, on a :

x2 − 3 x + 2 = (x − 1) (x − 2),

on en déduit :
P (x) = x3 (x − 1) (x − 2) + (x − 1)2
= (x − 1) (x4 − 2 x3 + x − 1).

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VI. Solutions des exer i es 41

Exer i e 29 :
• Si a ∈ Z vérie P (a) = 0, alors :

a (a3 − 6 a2 + 6 a − 4) = 5.

Comme a3 − 6 a2 + 6 a − 4 est évidemment élément de Z, on en déduit que a divise 5.


Par suite, on a :
a ∈ {−1, 1, −5, 5}.
Il est alors aisé (même sans al ulatri e) de vérié que 5 onvient puisque :

P (5) = 54 − 6 × 53 + 6 × 52 − 4 × 5 − 5
= 54 − 6 × 53 + 6 × 52 − 52
= 54 − 6 × 53 + 53
= 54 − 54
= 0.

• La fa torisation de P (x) par (x − 5) donne :



x4 − 6 x3 + 6 x2 − 4 x − 5 = (x − 5) x3 − x2 + x + 1 .

Pour information, les résultats su essifs sont :



x4 − 6 x3 + 6 x2 − 4 x − 5 = (x − 5) x3 + · · ·

= (x − 5) x3 − x2 + · · ·

= (x − 5) x3 − x2 + x + · · ·

= (x − 5) x3 − x2 + x + 1 .

Exer i e 30 :
En développant, on obtient :

(a + b)3 = (a + b) (a + b)2

= (a + b) a2 + 2 a b + b2
= a3 + 2 a2 b + a b 2
+ a2 b + 2 a b 2 + b 3
= a3 + 3 a2 b + 3 a b 2 + b 3 .

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VI. Solutions des exer i es 42

Exer i e 31 :
• Première évaluation : une simpli ation  téles opique  donne :
n
X n
X n
X
3 3
 3
(k + 1) − k = (k + 1) − k 3 = (n + 1)3 .
k=0 k=0 k=0

• On a don :
n
X 
(n + 1)3 = (k + 1)3 − k 3
k=0
n
X 
= 3 k2 + 3 k + 1
k=0
n
X n
X n
X
=3 k2 + 3 k+ 1
k=0 k=0 k=0
n
X n (n + 1)
=3 k2 + 3 + (n + 1).
2
k=0

On en déduit :
n
X n (n + 1)
3 k 2 = (n + 1)3 − 3 − (n + 1)
2
k=0

(n + 1) 2 (n + 1)2 − 3 n − 2
=
2
2

(n + 1) 2 n + n
=
2
 
n n + 1 2n + 1
=
2
et don :
n
X n (n + 1) (2n + 1)
k2 = ·
6
k=0

Exer i e 32 :
En développant, on obtient :

(a + b)4 = (a + b) (a + b)3

= (a + b) a3 + 3 a2 b + 3 a b2 + b3
= a4 + 3 a3 b + 3 a2 b 2 + a b 3
+ a3 b + 3 a2 b 2 + 3 a b 3 + b 4
= a4 + 4 a3 b + 6 a2 b 2 + 4 a b 3 + b 4 .

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VI. Solutions des exer i es 43

Exer i e 33 :
Comme pré édemment, on peut é rire :

(a + b)5 = (a + b) (a + b)4 .

En utilisant les λ4,k , on a :



(a + b)5 = (a + b) λ4,0 a4 + λ4,1 a3 b + λ4,2 a2 b2 + λ4,3 a b3 + λ4,4 b4
= λ4,0 a5 + λ4,1 a4 b + λ4,2 a3 b2 + λ4,3 a2 b3 + λ4,4 a b4
+ λ4,0 a4 b + λ4,1 a3 b2 + λ4,2 a2 b3 + λ4,3 a b4 + λ4,4 b5

Si l'on pose alors :


λ5,0 = λ4,0 λ5,5 = λ4,4 (i)
ainsi que :
∀k ∈ [[1, 4]] λ5,k = λ4,k + λ4,k−1 (ii)
on a :
(a + b)5 = λ5,0 a5 + λ5,1 a4 b + λ5,2 a3 b2 + λ5,3 a2 b3 + λ5,4 a b4 + λ5,5 b4 ,
ou en ore :
n
X
(a + b)5 = λ5,k an−k bk .
k=0

En utilisant les relation (i) et (ii), on peut alors ompléter le tableau des oe ients :

k 0 1 2 3 4 5
n
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 1 5 10 10 5 1

Dans e tableau, haque ligne (à l'ex eption de la première) se déduit de la pré édente en
utilisant le s héma :

λn,k−1 + λn,k 
sauf évidemment pour


y  les oe ients extrêmes 
λn+1,k qui sont égaux à 1

On a don :
(a + b)5 = a5 + 5 a4 b + 10 a3 b2 + 10 a2 b3 + 5 a b4 + b5 .

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VI. Solutions des exer i es 44

Exer i e 34 :
Pour n ∈ N∗ , soit Hn la propriété :
Il existe n+1 entiers naturels λn,0 , λn,1 , . . ., λn,n tels que :

n
X
∀a ∈ R ∀b ∈ R (a + b)n = λn,k an−k bk .
k=0

• H1 est évidemment vraie puisque les entiers :

λ1,0 = 1 et λ1,1 = 1

répondent évidemment au problème lorsque n = 1.


• Soit n ∈ N∗ . Soit a et b deux réels. En supposant Hn , on a don :

(a + b)n+1 = (a + b) (a + b)n
X n 
= (a + b) λn,k an−k bk .
k=0

En développant, on obtient :
n
X n
X
(a + b)n+1 = λn,k an−k+1 bk + λn,k an−k bk+1 .
k=0 k=0

Dans la se onde somme, le hangement d'index ℓ = k + 1 donne :


n
X n+1
X n+1
X
λn,k an−k bk+1 = λn,ℓ−1 an−ℓ+1 bℓ = λn,k−1 an−k+1 bk .
k=0 ℓ=1 k=1

On en déduit :
n
X n+1
X
n+1 n−k+1 k
(a + b) = λn,k a b + λn,k−1 an−k+1 bk
k=0 k=1
n
X n
X
= λn,0 an+1 + λn,k an−k+1 bk + λn,k−1 an−k+1 bk + λn,n bn+1
k=1 k=1
n
X
= λn,0 an+1 + (λn,k + λn,k−1 ) an+1−k bk + λn,n bn+1 .
k=1

Si l'on pose alors :


λn+1,0 = λn,0 et λn+1,n+1 = λn,n
ainsi que :
∀k ∈ [[1, n]] λn+1,k = λn,k + λn,k−1 ,
on obtient n + 2 entiers naturels λn+1,0 , λn+1,1 , . . ., λn+1,n+1 tels que :
n+1
X
∀a ∈ R ∀b ∈ R (a + b)n+1 = λn+1,k a(n+1)−k bk ,
k=0

e qui prouve Hn+1 et termine la démonstration par ré urren e.

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VI. Solutions des exer i es 45

Exer i e 35 :
• Considérons λn,0 , . . ., λn,n d'une part et λ′n,0 , . . ., λ′n,n d'autre part, deux familles de
n + 1 entiers naturels tels que :
n
X n
X
∀a ∈ R ∀b ∈ R (a + b)n = λn,k an−k bk = λ′n,k an−k bk .
k=0 k=0

On a don en parti ulier :


n
X n
X
∀x ∈ R (1 + x)n = λn,k xk = λ′n,k xk .
k=0 k=0

Ainsi, les deux fon tions polynomiales :


n
X n
X
x 7→ λn,k xk et x 7→ λ′n,k xk
k=0 k=0

sont égales ; par suite, elles ont les mêmes oe ients et don :

∀k ∈ [[0, n]] λn,k = λ′n,k

e qui démontre l'uni ité attendue.


• En utilisant la formule donnant le développement de (a + b)n , on obtient :
n
X
∀x ∈ R (1 + x)n = λn,k xk
k=0

et
n
X n
X
n n−k
∀x ∈ R (x + 1) = λn,k x = λn,n−k xk .
k=0 k=0

Comme (1 + x) = (x + 1) , les deux fon tions polynomiales :


n n

n
X n
X
x 7→ λn,k xk et x 7→ λn,n−k xk
k=0 k=0

sont égales ; par suite, elles ont les mêmes oe ients et don :

∀k ∈ [[0, n]] λn,k = λn,n−k

e qui prouve le résultat demandé.

Exer i e 36 :
• D'une part, le membre de droite est homogène ar 'est une ombinaison linéaire de
termes ap bq qui sont globalement de même degré puisque p + q = n.
• D'autre part, si l'on rempla e a par t a et b par t b alors les deux membres sont multipliés
par tn .
Ce genre de onsidération peut aider à la véri ation des formules.

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VI. Solutions des exer i es 46

Exer i e 37 :
1. La formule du binme nous donne :
n  
X n k
∀x ∈ R (1 + x)n = x .
k
k=0

2. En développant (1 + x)n ave la formule du binme, on a :


n  
X n k
∀x ∈ R fn (x) = x ,
k
k=0

et on en déduit en dérivant :
n  
X n
∀x ∈ R fn′ (x) = k xk−1 . (i)
k
k=1

Comme :
∀x ∈ R fn (x) = (1 + x)n ,
on obtient en dérivant sous ette forme :
∀x ∈ R fn′ (x) = n (1 + x)n−1 .

En développant (1 + x)n−1 ave la formule du binme de Newton, on en déduit :


n−1   n−1  
X n−1 k X n−1 k
fn′ (x) = n x = n x .
k k
k=0 k=0

En ré-indexant, on a :
n  
X n − 1 k−1
∀x ∈ R fn′ (x) = n x . (ii)
k−1
k=1

Il sut alors, pour k ∈ [[1, n]], d'identier les oe ients de xk−1 des deux expressions
polynomiales (i) et (ii), pour obtenir :
   
n n n−1
∀k ∈ [[1, n]] = ·
k k k−1

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VI. Solutions des exer i es 47

Exer i e 38 :
En é rivant la relation :    
n−r n−r n−r−1
=
k−r k−r k−r−1
pour r allant de 0 à k − 1, on obtient :
   
n n n−1
pour r = 0 : = ×
k k k−1
   
n−1 n−1 n−2
pour r = 1 : = ×
k−1 k−1 k−2
   
n−2 n−2 n−3
pour r = 2 : = ×
k−2 k−2 k−3

..
.
   
n−k+2 n−k+2 n−k+1
pour r = k − 2 : = ×
2 2 1
   
n−k+1 n−k+1 n−k
pour r = k − 1 : = ×
1 1 0
   
n−r n−k
En remplaçant haque par son expression dans la ligne suivante, et sa hant que =
k−r 0
1, on en déduit :
 
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1)
= ·
k k × (k − 1) × · · · × 1

Exer i e 39 :
• On a d'une part :
 
10 10 × 9 × 8 × 7
= = 10 × 3 × 7 = 210.
4 4×3×2×1

• Pour le se ond on ommen e par se ramener à k 6 2,


n
e qui donne :
   
10 10 10 × 9
= = = 45.
8 2 2×1

Exer i e 40 :
1. Pour n allant de 0 à 6, le triangle de Pas al ontient 7 lignes.
2. le nombre total de oe ients pour é rire es 7 lignes est don :
7
X
1 + 2 + ···+ 7 = k = 28.
k=1

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VI. Solutions des exer i es 48

3. Pour développer (a + b)6 , on a a priori besoin des 7 oe ients mais, en fait, il y en a
juste 2 à al uler.
• Comme :    
6 6
= ,
k 6−k
 
6
il sut d'évaluer les valeurs de pour k ∈ [[0, 3]].
k
       
6 6 n n
• Les valeurs = 1 et = 6 ar, pour tout n, on a : et = n.
0 1 0 1
• Pour k = 2, on a :
 
6 6×5
= = 15.
2 2
• Pour k = 3, on a :
 
6 6×5×4
= = 5 × 4 = 20.
3 3!

On a don :
(a + b)6 = a6 + 6 a5 b + 15 a4 b2 + 20 a3 b3 + 15 a2 b4 + 6 a b5 + b6 .

Exer i e 41 :
Soit n ∈ N∗ et k ∈ [[1, n − 1]]. On a alors :
   
n−1 n−1 (n − 1) ! (n − 1) !
+ = + ·
k k−1 k ! (n − 1 − k) ! (k − 1) ! (n − k) !

Une rédu tion au même dénominateur k ! (n − k) ! donne :


   
n−1 n−1 (n − 1) ! × (n − k) (n − 1) ! × k
+ = + ·
k k−1 k ! (n − k) ! k ! (n − k) !

et don :    
n−1 n−1 (n − 1) !   n!
+ = (n − k) + k = ·
k k−1 k ! (n − k) ! k ! (n − k) !
D'où le résultat.

Exer i e 42 :
1
Soit n ∈ N∗ . En mettant en fa teur, on a :
n3
n n
X k2 1 X 2
un = = k
n3 n3
k=1 k=1

et don :
1 n (n + 1) (2n + 1)
un = ·
n3 6
On en déduit :
(n + 1) (2n + 1)
un = ·
6 n2

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VI. Solutions des exer i es 49

En divisant numérateur et dénominateur par n2 , on a :

(1 + n1 ) (2 + n1 )
∀n ∈ N∗ un =
6
et il est alors évident que :
1
lim un = ·
n→∞ 3

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VI. Solutions des exer i es 50

Exer i e 43 :
Soit n ∈ N∗ . Une translation d'index donne :
2n
X 2n
X
An = ℓ2 = k2 .
ℓ=n+1 k=n+1

On en déduit :
2n
X n
X
An = k2 − k2
k=1 k=1

2 n (2 n + 1) (4 n + 1) n (n + 1) (2 n + 1)
= −
6 6
n (2n + 1) 
= 2 (4 n + 1) − (n + 1)
6
n (2n + 1) (7 n + 1)
= ·
6

Exer i e 44 :
1. En utilisant la formule du binme de Newton, on obtient :
n  
X n
S1 = 3k = (3 + 1)n
k
k=0

et don
S1 = 4 n .
2. On a évidemment :  
n
X n
3 S2 = 3k = S1 − 1
k
k=1

et don :
4n − 1
S2 = ·
3

Exer i e 45 :
D'une part, on a :
n
X n n
 X X
(k + 1)4 − k 4 = (k + 1)4 − k 4 = (n + 1)4 .
k=0 k=0 k=0

Comme :
4
(k + 1) − k 4 = 4 k 3 + 6 k 2 + 4 k + 1,
on en déduit :
n
X 
(n + 1)4 = (k + 1)4 − k 4
k=0
n
X n
X n
X n
X
=4 k3 + 6 k2 + 4 k+ 1
k=0 k=0 k=0 k=0

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VI. Solutions des exer i es 51

et don :
n
X
4 k 3 = (n + 1)4 − n (n + 1) (2n + 1) − 2 n (n + 1) − (n + 1).
k=0

e qui donne :
n n
X X n2 (n + 1)2
4 k 3 = n2 (n + 1)2 et don k3 = ·
4
k=0 k=0

n
P
Remarque Cette méthode peut se généraliser pour simplier Sn,r = k r ave n ∈ N
k=0
et r ∈ N. Il sut d'exprimer de deux façons diérentes
n 
X 
r+1
(k + 1) − k r+1 .
k=0

On obtient ainsi Sn,r en fon tion des pré édents : Sn,r−1 , Sn,r−2 , . . .

Exer i e 46 :
• On a immédiatement
n   n  
X n X n
An = = (1 + 1)n = 2n et Bn = = (1 − 1)n = 0.
k k
k=0 k=0

• On a :
m   m−1  
X n X n
Cn = et Dn = .
2ℓ 2ℓ+1
ℓ=0 ℓ=0

Il est alors immédiat qeu :


Cn + Dn = An = 2n et Cn − Dn = Bn = 0.
∗ Par somme on en déduit 2 Cn = 2n et don :
Cn = 2n−1 .
∗ Par diéren e on obtient 2 Dn = 2n et don
Dn = 2n−1 .
Heureusement que l'on a supposé n > 1 !
• Pour x ∈ R, désignons par ⌊x⌋ la partie entière de x 'est-à-dire le plus grand entier
(relatif) inférieur ou égal à x.
On a alors :
2⌋
⌊n   ⌊ n−1
2 ⌋
X n X  n

Cn = et Dn = .
2ℓ 2ℓ+1
ℓ=0 ℓ=0

La démonstration est ensuite analogue à elle du as parti ulier de la question pré édente
et l'on trouve :
2⌋ 
⌊n  2 ⌋
⌊ n−1
X n X  n

Cn = = 2n−1 et Dn = = 2n−1 .
2ℓ 2ℓ+1
ℓ=0 ℓ=0

Remarque Pour la partie entière de x, vous pourrez aussi trouver d'an iennes nota-
tions telles que [x] voire E(x).

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VI. Solutions des exer i es 52

Exer i e 47 :
1. En utilisant la formule du binme de Newton, nous obtenons :
5  
5
X 5
(cos t + i sin t) = (i sin)k t cosn−k t
k
k=0

et la somme du membre de droite peut aussi s'é rire :

cos5 t + 5 i sin t cos4 t − 10 sin2 t cos3 t

− 10 i sin3 t cos2 t + 5 sin4 t cos t + i sin5 t.

Pour tout t ∈ R, la formule de Moivre nous donne :

(cos t + i sin t)5 = cos(5t) + i sin(5t).

2. D'après e qui pré ède, pour tout t ∈ R, nous avons :

cos(5t) + i sin(5t) = cos5 t + 5 i sin t cos4 t − 10 sin2 t cos3 t

− 10 i sin3 t cos2 t + 5 sin4 t cos t + i sin5 t.

En identiant les parties réelles, nous obtenons :

cos(5t) = cos5 t − 10 sin2 t cos3 t + 5 sin4 t cos t.

La relation fondamentale sin2 t = 1 − cos2 t nous donne alors :


cos(5t) = cos5 t − 10 (1 − cos2 t) cos3 t + 5 (1 − cos2 t)2 cos t.

En réduisant, on en déduit :

cos(5t) = 16 cos5 t − 20 cos3 t + 5 cos t.

Par suite, la fon tion P dénie par :

∀x ∈ R P (x) = 16 x5 − 20 x3 + 5 x

répond au problème.
3. Étant donné que P est une fon tion polynomiale et que :
P (1) = 16 − 20 + 5 = 1 et don P (1) − 1 = 0

on en déduit qu'il existe une fon tion polynomiale Q telle que :


∀x ∈ R P (x) − 1 = (x − 1) Q(x).

Pour tout x ∈ R, nous avons :

P (x) − 1 = 16 x5 − 20 x3 + 5 x − 1
= (x − 1) (16 x4 + 16 x3 − 4 x2 − 4 x + 1).

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VI. Solutions des exer i es 53

Exer i e 48 :
• On a :
     
2n 2 2n 4 n 2n
Sn (x) = 1 − x + x + · · · + (−1) x2n
2 4 2n

n  
X 2n 2k
= (−1)k x .
2k
k=0

• La formule du binme donne :


2n  
2n
X 2n
(1 + i x) = (i x)p
p=0
p

ainsi que :
2n  
2n
X 2n
(1 − i x) = (−i x)p .
p=0
p

En sommant on obtient :
2n  
X  2n
(1 + i x)2n + (1 − i x)2n = 1 + (−1)p (i x)p .
p=0
p

Étant donné que :



∗ si p est impair, alors 1 + (−1)p = 0,

∗ si p est pair, alors 1 + (−1)p = 2,
on a aussi :
2n  
X 2n
(1 + i x)2n + (1 − i x)2n = 2 (i x)p .
p=0
p
p pair

Comme p ne prend que des valeurs paires, on pose p = 2k ave don k variant de 0 à n,
e qui donne :
n  
X 2n
(1 + i x)2n + (1 − i x)2n = 2 (i x)2k
2k
k=0
n  
X 2n 2k
=2 (−1)k x .
2k
k=0

On en déduit :
1 
Sn (x) = (1 + i x)2n + (1 − i x)2n .
2
• On a :
1 
Sn (tan t) = (1 + i tan t)2n + (1 − i tan t)2n .
2

JMC - (19 aout


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VI. Solutions des exer i es 54

Or :
 sin t 2n
(1 + i tan t)2n = 1 + i
cos t

(cos t + i sin t)2n


=
cos2n t

e2int
= ·
cos2n t
Par onjugaison, on en déduit :

e−2int
(1 − i tan t)2n =
cos2n t
et don :
e2int + e−2int cos 2nt
Sn (tan t) = = ·
2 cos2n t cos2n t
 
• Pour tout x ∈ R, il existe un unique t ∈ − π2 , π2 tel que x = tan t et l'on a alors :

0 = Sn (x) = Sn (tan t) ⇐⇒ cos 2nt = 0.

Or le réel t est solution de l'équation cos 2nt = 0 si, et seulement si :


π
2nt ≡ [π]
2
et don si, et seulement si :
π π 
t≡ .
4n 2n
 
Comme t ∈ − π2 , π2 , ela équivaut à dire qu'il existe k ∈ [[−n, n − 1]] tel que :

π π (2k + 1) π
t= +k = ·
4n 2n 4n

Par suite, les solutions de l'équation Sn (x) = 0 sont les :


 
(2k + 1) π
xk = tan ave k ∈ [[−n, n − 1]].
4n
 
Comme la fon tion tan est stri tement roissante sur l'intervalle − π2 , π2 , on a obtenu
2n valeurs 'est-à-dire autant que le degré de la fon tion polynomiale Sn .

JMC - (19 aout


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