Sigmas et binômes en mathématiques
Sigmas et binômes en mathématiques
I. Le symbole Σ 2
1. Somme de n éléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2. Somme d'éléments indexés de 0 à n . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3. Généralisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II. Fa torisation de an − bn 8
1. Cas parti uliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2. Cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1
2
Avant de ommen er !
• N'oubliez pas de lire ou relire <l'introdu tion> qui explique le but de e travail.
• Si né essaire, voir aussi le <mode d'emploi> pour les liens <www>
I. Le symbole Σ
Le but de et exposé est de démystier, et surtout de dédramatiser, l'utilisation du
symbole Σ que l'on ren ontre dans de nombreuses formules de mathématiques, et
qui permet d'é rire des sommes possédant un nombre variable de termes.
Remarque Le symbole Σ est une lettre gre que majus ule qui se lit sigma .
Si vous n'êtes pas familier ave l'alphabet gre , dont on utilise souvent les ara tères
en Mathématiques, je vous onseille vivement de visiter < e site>.
Il s'agit i i, non pas de vous apprendre des formules et des règles d'utilisation à
appliquer automatiquement, mais plutt de vous in iter à réé hir sur quelques
situations élémentaires ; ela vous permettra de omprendre en profondeur e que
vous faites et de vous familiariser ave la manipulation de sommes é rites à l'aide
de e symbole Σ, de façon à faire disparaître toute appréhension et toute angoisse
lors de l'utilisation de telles é ritures.
1. Somme de n éléments
Dans ette partie,
• n désigne un entier naturel non nul,
• a1 , a2 , . . . , an sont des éléments de l'ensemble R des nombres réels.
Dénition 1
Si n ∈ N∗ et si a1 , a2 , . . . , an sont n éléments de R, alors la notation :
n
X
ak = a1 + a2 + · · · + an
k=1
1
X 2
X 3
X
ak = a1 , ak = a1 + a2 et ak = a1 + a2 + a3 .
k=1 k=1 k=1
n
X
Méthode Quand vous vous posez une question sur une quantité telle que ak ,
k=1
vous ne devez pas avoir honte de l'é rire sous la forme :
n
X n
X
ak = a1 + a2 + · · · + an ou ak = a1 + · · · + an ,
k=1 k=1
En eet, dans un tel as, l'on peut tout é rire sans le moindre point de suspension,
e qui permet de bien voir les hoses. Il est préférable de faire e genre d'essais plutt
que de ne pas avan er ou d'é rire n'importe quoi en tirant à pile ou fa e.
n
n
3. Peut-on rempla er k par r dans l'égalité ak ? p.27
P P
(r ak ) = r
k=1 k=1
Remarque Il est important de omprendre que, dans une expression telle que :
n
X
ak ,
k=1
il n'y a en fait au une variable k : on dit alors que k est une variable muette.
Comme on vient de le voir dans la question 1. de l'exer i e pré édent, on peut
rempla er k par n'importe quelle autre lettre, à ondition évidemment ( f. question 3.
du même exer i e) de ne pas utiliser une lettre gurant déjà dans l'expression.
n n
P p
www Pour p ∈ N∗ , que pensez-vous de la relation ? p.28
P
Ex 3 : apk = ak
k=1 k=1
représente leur somme. Attention, il y a alors n+1 éléments dans ette somme !
Méthode Bien plus que la formule donnant la somme des premiers termes d'une
progression arithmétique, 'est la ruse pré édemment utilisée qu'il faut retenir : elle
permet en eet de retrouver la valeur de ette somme Sn sans risquer de se tromper
d'un ran. Si, en as de doute, vous refaites ette manipulation (de tête dès que
possible), vous n'aurez au un problème pour toujours donner une formule orre te.
Comme as parti ulier de e qui pré ède, rappelons la formule donnant la somme des
n premiers entiers naturels non nuls (qui ne vous posera jamais le moindre problème
de mémorisation si vous appliquez la méthode pré édente) :
n n
X X (n + 1) n
k= k= ·
2
k=1 k=0
Symétrisation d'index Dans l'exer i e 4, nous avons utilisé une astu e onsistant
à é rire une somme à l'envers , e qui orrespond une relation du type :
a0 + a1 + · · · + an = an + an−1 + · · · + a0 .
Cette égalité, évidente d'après les règles usuelles de al ul sur les nombre réels, peut
s'é rire à l'aide de Σ sous la forme :
n
X n
X
ak = an−ℓ .
k=0 ℓ=0
www Ex 5 : Rédiger une autre justi ation de la somme des n + 1 premiers termes d'une suite
arithmétique sans utiliser de points de suspension. p.29
n
www Quelle(s) règle(s) de symétrisation peut-on donner pour ak ? p.30
P
Ex 6 :
k=1
3. Généralisation
www Ex 7 : Soit u une suite géométrique.
1. Rappeler pré isément la dénition d'une telle suite.
n
2. Pour tout n ∈ N, on pose Sn = uk . Simplier Sn .
P
k=0
(I i, se ontenter d'une réda tion utilisant des points de suspension.) p.30
Comme on a pu le voir dans l'exer i e pré édent, parfois, pour n ∈ N, on dispose
des éléments a0 , a1 , . . . , an mais on n'a envie de ne faire que la somme d'une partie
d'entre eux, à savoir les termes dont l'index va de p à q ave 0 6 p 6 q 6 n.
Une telle somme se note alors :
q q
X X
ak = ap + ap+1 + · · · + aq ou ak = ap + · · · + aq ,
k=p k=p
q p
2. En supposant p < q , exprimer plus simplement ak .
P P
ak −
k=0 k=0
q ??
3. Exprimer ak omme une somme a?? . p.31
P P
k=p ℓ=0
www Ex 9 : Rédiger une autre justi ation de la somme des n + 1 premiers termes d'une suite
géométrique sans utiliser de points de suspension. p.31
q
www Quelle règle de symétrisation peut-on donner pour ak ? p.32
P
Ex 10 :
k=p
www Ex 11 : Soit u une suite arithmétique ainsi que des entiers p et q vériant 0 6 p 6 q .
q
X (up + uq )
Montrer que l'on a : uk = (q − p + 1) · p.32
2
k=p
n
X
www Ex 12 : Soit n ∈ N∗ . Simplier 2 k. p.33
k=1
n
X
www Ex 13 : Pour n ∈ N, simplier : An = (k + n). p.33
k=0
n
X
www Ex 14 : Cal uler n k. p.33
k=1
II. Fa torisation de an − bn
Dans toute ette se tion,
• n est un entier naturel supérieur ou égal à 2,
• a et b désignent deux nombres réels.
a2 − b2 = (a − b) (a + b).
a3 − b3 = (a − b) (a2 + a b + b2 ).
2. Cas général
Pour tout entier n supérieur à 2, on peut généraliser les formules pré édentes.
Proposition 1
Pour tout a ∈ R, tout b ∈ R et tout entier n supérieur à 2, on a :
an − bn = (a − b) an−1 + an−2 b + an−3 b2 + · · · + a bn−2 + bn−1
Remarque Comme pour les as parti uliers déjà ren ontrés, le terme :
n−1
X
an−1−k bk = an−1 + an−2 b + an−3 b2 + · · · + a bn−2 + bn−1
k=0
∗ a3 − b3 représente un volume,
∗ a − b représente une longueur et a2 + a b + b2 représente une surfa e ;
Par homogénéité physique , les termes dont la surfa e est une somme ne
peuvent être que des surfa es.
www Ex 22 : Pour quels n ∈ N peut-on en déduire une fa torisation de an + bn ?
(fa ilement et sans introduire le moindre omplexe) p.36
Ainsi (i) et (ii) sont deux fa ettes diérentes d'une même réalité et, si vous vous
entraînez à passer mentalement de l'une à l'autre, alors vous n'aurez plus au une
angoisse pour é rire la formule donnant la somme des n premiers termes d'une suite
géométrique. En eet pour (i), il ne devrait y avoir au un problème puisque ;
• le membre de gau he 1 − bn est de degré n en b,
• omme 1 − b est de degré 1, l'autre fa teur doit être de degré n − 1.
Au passage, nous pouvons justier un résultat que vous avez déjà ren ontré et que
nous utiliserons dans la suite : il s'agit de la possibilité d'identier les oe ients de
deux fon tions polynomiales égales. Commençons par un as parti ulier.
Proposition 2
Soit n ∈ N ainsi qu'une famille p0 , p1 , . . . pn de n + 1 éléments de R tels que :
n
X
∀x ∈ R pk xk = 0.
k=0
1. Montrer que p0 = 0.
n
2. Si n > 1, montrer que : ∀x ∈ R
P
pk xk−1 = 0.
k=1
En supposant que les pk ne sont pas tous nuls, onsidérer r le plus petit des
entiers k tels que pk 6= 0. p.37
Nous pouvons maintenant en déduire un résultat plus général.
Proposition 3
Soit un entier naturel n ∈ N ainsi que deux familles p0 , p1 , . . . pn et q0 , q1 , . . . qn
d'éléments de R tels que :
n
X n
X
k
∀x ∈ R pk x = qk xk .
k=0 k=0
prennent les mêmes valeurs, alors les oe ients orrespondants sont égaux. Autre-
ment dit, si les fon tions polynomiales sont égales, alors on peut alors identier deux
à deux les oe ients orrespondants.
Vous devez garder à l'esprit que l'on ne peut identier des expressions analogues
pour en déduire l'égalité de ertaines de leurs parties qu'après avoir, omme i-
dessus, démontré un tel résultat d'uni ité. Il faut toujours y penser lorsque (souvent
pour vous éviter de réé hir) vous vous posez (ou vous posez à un interlo uteur
quel onque) une question du type : a-t-on le droit d'identier ? . Il ne s'agit pas
d'un droit (plus ou moins a quis) mais d'un résultat, en fait un résultat d'uni ité,
que l'on doit avoir démontré avant de pouvoir l'utiliser.
Remarque sur la méthode utilisée pour prouver le résultat pré édent
• Dans la proposition 2, nous avons démontré un as parti ulier, lorsque la fon -
tion P a tous ses oe ients nuls ; ela simplie l'é riture de la partie te hnique
de la démonstration ar on n'utilise que la moitié des oe ients.
• Dans la proposition 3, nous avons utilisé e résultat parti ulier pour démontrer,
et alors très rapidement, le as général.
Enn, on peut signaler que e résultat d'uni ité reste valable même si les familles
des pk et de qk n'ont pas le même nombre d'éléments : il sut alors de ompléter
par des 0 la famille qui a le moins de oe ients. On pourrait avoir un résultat plus
pré is en introduisant la notion de degré mais ela sort du adre de ette étude.
∀x ∈ R P (x) = (x − a) Q(x).
Remarques
• Les diverses questions proposées par l'exer i e pré édent étaient là pour vous
aider dans la démonstration de la proposition mais, à l'avenir, e sera à vous
de vous poser e genre de questions lorsque vous aborderez une démonstration.
∗ Quelle est le type de la question posée ?
∗ Quelles sont les données ?
∗ Que faut-il démontrer et omment puis-je le faire ?
• La démonstration de l'exer i e pré édent fournit une méthode de al ul du quo-
tient de P (x) par (x − a) mais souvent e n'est pas la plus e a e.
Une autre méthode vous est proposée dans l'exer i e suivant.
www Ex 27 : Soit P ∈ R[x] déni par : ∀x ∈ R P (x) = x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1.
1. Vérier qu'il existe Q ∈ R[x] tel que ∀x ∈ R P (x) = (x − 1) Q(x).
2. L'objet de ette question est de déterminer l'expression développée de Q.
Comme 'est le premier al ul de e genre, voi i un peu d'aide.
(a) Quel est le degré de Q ?
(b) Quel est le terme de plus haut degré de Q ?
( ) En utilisant le oe ient de x4 dans P , déterminer le oe ient de x3
dans Q.
(d) En utilisant le terme de degré 3 de P , déterminer le terme de degré 2
de Q.
(e) Déterminer de même les deux derniers termes de Q.
(f) Que peut-on (doit-on) faire du terme non utilisé de P ? p.39
avant d'identier ave P (x). Cela aurait été une intolérable perte de temps et,
ontrairement à e que vous pensez ertainement, une erreur stratégique : en ef-
fet, dans un al ul de e type, trop é rire in ite à mal é rire et beau oup re opier,
e qui augmente énormément le risque d'erreurs.
Méthode Ce qui vient d'être dé rit dans l'exer i e pré édente peut paraître
abominablement long mais tous es al uls, que j'ai détaillés pour vous expliquer,
s'é rivent normalement sur une seule ligne.
• On ommen e par é rire :
x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1 = (x − 1) x4 + · · · .
• On vérie alors que le produit des termes onstants donne bien le terme
onstant de P , qui vaut 1 dans le as présent.
Évidemment il est tentant de al uler dire tement le terme onstant puisque 'est
immédiat et ela peut être utile dans ertains as où l'on est pressé mais il est
quand-même préférable de al uler les termes dans l'ordre dé roissant pour se garder
la véri ation nale.
Réda tion Au une des expli ations données i-dessus ne doit gurer sur une opie
puisqu'il s'agit d'un simple al ul. On y verra don seulement e qui suit.
Développement de (a + b)3
www Ex 30 : Donner l'expression développée de (a + b)3 . p.41
Remarque Même si la formule pré édente rentre dans le adre général qui va
suivre, il est bon de savoir l'é rire sans hésitation et sans avoir à y passer dix minute
pour ause d'appli ation de la formule générale que nous allons voir. Vous pourriez
la réé rire de mémoire pour voir ?
n
X
et retrouver dire tement une expression simpliée de k2 . p.42
k=0
Développement de (a + b)4
www Ex 32 : Donner l'expression développée de (a + b)4 . p.42
Étude du as général
D'après e qui pré ède, nous pouvons don armer que, pour haque n ∈ {1, 2, 3, 4},
il existe une famille de n + 1 entiers naturels permettant de développer (a + b)n .
Si nous rassemblons es oe ients dans un tableau, nous obtenons :
k 0 1 2 3 4
n
1 1 1 (a + b)1 = 1 a + 1 b
2 1 2 1 (a + b)2 = 1 a2 + 2 a b + 1 b2
3 1 3 3 1 (a + b)3 = 1 a3 + 3 a2 b + 3 a b2 + 1 b3
4 1 4 6 4 1 (a + b)4 = 1 a4 + 4 a3 b + 6 a2 b2 + 4 a b3 + 1 b4
An de pouvoir ompléter ette étude (et don e tableau) pour d'autres valeurs
de n, nous allons repérer ha un des es oe ients, à l'aide de deux index :
• le premier, n, pour repérer la ligne où il se trouve
• le se ond, k , pour repérer la olonne où il se trouve, ave bien sûr 0 6 k 6 n.
Ainsi, nous noterons λn,k le oe ient se trouvant à l'interse tion de la ligne n et
de la olonne k ave k ∈ [[0, n]]. On aura don par exemple :
Ave es notations, nous pouvons don armer que, pour haque n ∈ {1, 2, 3, 4}, il
existe une famille de n + 1 entiers naturels :
tels que :
n
X
∀a ∈ R ∀b ∈ R (a + b)n = λn,k an−k bk .
k=0
Remarque Le symbole λ, qui est une lettre gre que se lisant lambda , s'utilise
souvent en mathématiques. Si vous n'êtes pas familier ave l'alphabet gre , je vous
onseille vivement de visiter < e site>.
www Ex 34 : Justier e résultat en vous inspirant des al uls pré édents. p.44
Bien que rigoureusement démontré et ayant valeur de résultat à part entière, l'énon é
pré édent a été qualié de lemme , par e que 'est juste un intermédiaire qui va
nous servir à démontrer l'essentiel : la formule du binme. Ce qu'il faut onnaître,
'est la formule du binme et pas e lemme .
www Ex 35 : Soit n un entier naturel donné. En utilisant la fon tion fn dénie par :
∀x ∈ R fn (x) = (1 + x)n ,
montrer l'uni ité de la famille des λn,k .
Prouver ensuite que l'on a : ∀k ∈ [[0, n]] λn,k = λn,n−k . p.45
Remarque syntaxique Maintenant que nous avons démontré son uni ité, nous
pourrons don parler de la (arti le déni) famille λn,k des oe ients permettant
de développer (a + b)n alors que jusqu'à présent nous devions nous limiter à parler
d'une (arti le indéni) famille de oe ients permettant de développer (a + b)n .
Il faut toujours prendre garde à e que l'utilisation d'un arti le déni (le, la, les )
suppose et/ou entraîne l'uni ité hose désignée.
λn,k−1 + λn,k
sauf évidemment pour
y les oe ients extrêmes
λn+1,k qui sont égaux à 1
Méthode Si, un jour, un doute survient lors de l'é riture de ette formule, ne pas
hésiter à la vérier ave les as parti uliers onnus n = 2 et/ou n = 3.
Remarque Si vous onnaissez les nombres omplexes, il est évident (vu les dé-
monstrations pré édentes) que ette formule reste valable lorsque a ∈ C et b ∈ C.
Remarques
n
• Le symbole se lit p parmi n .
p
n
• Au lieu de , dans de vieilles publi ations, on peut aussi trouver Cnp .
p
Première expression
Lemme 7
n n n−1
Pour tout entier n > 1 et tout k ∈ [[1, n]], on a : = × .
k k k−1
Proposition 8
Pour tout n ∈ N∗ et tout k ∈ [[1, n]], on a :
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1)
= ·
k k × (k − 1) × · · · × 1
n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1) n
représente =n;
k × (k − 1) × · · · × 1 1
• si k = 2, alors :
n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1) n × (n − 1) n × (n − 1)
= représente .
k × (k − 1) × · · · × 1 2×1 2
En revan he, une telle expression ne peut a priori pas s'é rire lorsque k = 0.
Toutefois, dans e as, on a déjà vu que n0 = 1.
C'est pour qu'il y ait autant de termes au numérateur et au dénominateur que l'on
a laissé le dernier fa teur 1 qui, autrement, ne sert à rien !
Exemple Pour
20
3
, on utilise 3 termes numérateur et au dénominateur, et don :
20 20 × 19 × 18
= = 20 × 19 × 3 = 1140.
3 3×2×1
10 10
www Ex 39 : Cal uler et . p.47
4 8
En utilisant ette é riture de n
k
, il est fa ile de visualiser la formule du lemme 7 :
k termes k−1termes
z }| { z }| {
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1) n (n − 1) × · · · × (n − k + 1) n n−1
= = × = ×
k k × (k − 1) × · · · × 1 k (k − 1) × · · · × 1 k k−1
| {z } | {z }
k termes k−1 termes
Notation fa torielle
Pour k ∈ [[1, n]], au dénominateur de la formule :
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1)
= ,
k k × (k − 1) × · · · × 1
n n!
Les premières valeurs de n ! sont données dans le
1 1
tableau i- ontre. Vous pouvez fa ilement vérier.
2 2
Par onvention, on pose 0 ! = 1. 3 6
Culture générale Si n ∈ N∗ , alors n ! est égal 4 24
au nombre de permutations de n objets distin ts,
5 120
par exemple les n éléments de [[1, n]].
6 720
n
Une expression plus ompa te de
k
Pour n ∈ N∗ et k ∈ [[1, n]], ave la notation fa torielle, on peut déjà é rire :
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1)
= (i)
k k!
n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1) × (n − k) !
est égal à :
n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1) × (n − k) × · · · × 1 = n !
On en déduit :
∗ n n!
∀n ∈ N ∀k ∈ [[1, n]] = ·
k k ! (n − k) !
Remarques
• L'é riture i-dessus ne pose au un problème lorsque k = n puisque l'on a posé
par onvention 0 ! = 1.
• L'avantage de ette dernière é riture est non seulement sa ompa ité mais
aussi le fait qu'elle reste valable même pour k = 0 : en eet, toujours grâ e à
la onvention 0 ! = 1, on a bien :
n! n
=1= ·
0!n! 0
Méthode de travail
• Dès que vous allez ommen er à travailler et que vous aurez besoin d'une de
es formules, il faut dire tement essayer de l'é rire sur vote brouillon sans aller
la her her dans les pages pré édentes de e hapitre (imaginez que vous êtes
en temps limité et que vous n'avez pas a ès aux do uments).
• Même si vous avez un doute (et 'est légitime dans un premier temps), ne
vous ruez surtout pas sur une page où ette formule est é rite, et en ore moins
sur formulaire, ar vous ne feriez que du opier- ollé et la formule n'aurait
au une han e de s'imprimer durablement dans votre erveau.
• Si vous hésitez, il ne s'agit pas non plus de tirer à pile ou fa e pour sortir oûte
que oûte une formule au hasard ; ela n'apporte rien. En revan he, essayez de
réé hir à la façon dont ette formule a été introduite, de revoir la démar he
qui a permis de la justier, de penser à quelques exemples, de vérier e que
vous avez é rit dans quelques as (très) simples, e que vous pourrez faire
même en temps limité et sans do ument.
• Évidemment vous risquez ainsi de ommettre ertaines des erreurs, mais toute
erreur à e niveau se révélera bénéque si vous en analysez vraiment les auses.
Il est des erreurs que l'on doit ommettre un jour ou l'autre, et mieux vaut
le plus tt possible. C'est ainsi que vous assimilerez le mieux es formules (et
toutes les autres d'ailleurs), même si vous avez parfois l'impression au début
d'y passer beau oup de temps.
www Ex 41 : À titre d'exer i e, donner une autre justi ation de la relation de Pas al en
utilisant l'é riture ompa te ave les fa torielles. p.48
n
X
www Ex 43 : Pour n ∈ N∗ , simplier An = (k + n)2 . p.50
k=1
www Ex 44 : Soit n ∈ N∗ .
n
X n
1. Simplier S1 = k
3 .
k
k=0
n
X n
2. En déduire S2 = 3k−1
. p.50
k
k=1
n
www En utilisant (k + 1)4 − k4 , montrer dire tement que :
P
Ex 45 :
k=0
n
X n2 (n + 1)2
k3 = · p.50
4
k=0
= (a1 + a2 + · · · + an ) + (b1 + b2 + · · · + bn )
X n X n
= ak + bk .
k=1 k=1
et don :
n
X n
X
ak × bk = n2
k=1 k=1
alors que :
n
X
(ak bk ) = n.
k=1
Exer i e 2 :
1. Par dénition, on a :
n
X n
X
ak = a1 + a2 + · · · + an = aℓ .
k=1 ℓ=1
= r (a1 + a2 + · · · + an )
X n
=r ak .
k=1
puisque :
n
X
(r + ak ) = (r + a1 ) + · · · + (r + an )
k=1
= n r + ( a1 + · · · + an )
n
X
= nr + ak .
k=1
3. Dans un tel as, il ne faut surtout pas rempla er k par r ar, si on le fait, on obtient :
n
X
(r ar ) = 1 a1 + 2 a2 + · · · + n an
r=1
Exer i e 3 :
• Si l'on suppose p = 1 ou n = 1, alors la relation :
n
X n
X p
apk = ak
k=1 k=1
a1 = 1, a2 = 1, ..., an = 1,
on a :
n
X
apk = n
k=1
alors que :
X
n p
ak = np .
k=1
np−1 = 1,
Exer i e 4 :
1. Une suite arithmétique est dénie par son premier terme a ∈ R et sa raison r ∈ R.
Si l'on note u ou en ore (uk )k∈N une telle suite, alors on a :
∀k ∈ N uk = a + k r,
mais aussi :
u0 = a et ∀k ∈ N uk+1 = uk + r
ou en ore :
u0 = a et ∀k ∈ N∗ uk = uk−1 + r.
Remarque Dès que l'on vous parle d'une suite arithmétique, il est indispensable de
penser à es diverses ara térisations an de toujours pouvoir utiliser la plus adéquate.
2. Soit n ∈ N. On a alors :
Sn = u 0 + u 1 + · · · + un−1 + un
| | | |
Sn = un + un−1 + · · · + u1 + u0
et don :
(n + 1) (u0 + un )
Sn = ·
2
Exer i e 5 :
n
P
Considérons Sn = uk . En posant k = n − ℓ, nous obtenons :
k=0
n
X n
X
Sn = un−ℓ et don Sn = un−k .
ℓ=0 k=0
On en déduit alors :
n
X n
X n
X
2 Sn = uk + un−k = (uk + un−k ).
k=0 k=0 k=0
Il s'ensuit que :
n
X
2 Sn = (u0 + un ) = (n + 1) (u0 + un )
k=0
et don que :
(n + 1) (u0 + un )
Sn = ·
2
Remarque
• Le fond de ette se onde démonstration est exa tement le même que elui de la première.
Seule la présentation (le pa kaging) hange.
• La première forme, ertainement plus intuitive, est souvent elle qui permet de om-
prendre e qui se passe. La se onde forme apparaît omme plus rigoureuse mais personne
ne vous tiendra rigueur d'é rire la démonstration ave des points de suspension.
• En tout as, il est préférable de voir une démonstration ave des points de suspension
bien omprise plutt qu'une démonstration é rite ave des Σ mais mal dominée.
Exer i e 6 :
• Si l'on pose k = n − ℓ et don ℓ = n − k , alors :
∗ pour k = 1, on a ℓ = n − 1 ;
∗ pour k = n, on a ℓ = 0.
Ainsi, lorsque k varie de 1 à n, alors ℓ dé roît de n − 1 à 0 ; on obtient don :
n
X n−1
X
ak = an−ℓ
k=1 ℓ=0
puisque, par onvention, la borne mise en bas du Σ est inférieure à elle mise en haut.
• Si l'on pose k = n + 1 − ℓ et don ℓ = n + 1 − k , alors :
∗ pour k = 1, on a ℓ = n ;
∗ pour k = n, on a ℓ = 1.
Ainsi, lorsque k varie de 1 à n, alors ℓ dé roît de n à 1 ; on obtient don :
n
X n
X
ak = an+1−ℓ
k=1 ℓ=1
puisque, par onvention, la borne mise en bas du Σ est inférieure à elle mise en haut.
Exer i e 7 :
1. Une suite géométrique est dénie par son premier terme a ∈ R et sa raison r ∈ R.
Si l'on note u ou en ore (uk )k∈N une telle suite, alors on a :
∀k ∈ N uk = a r k .
mais aussi :
u0 = a et ∀k ∈ N uk+1 = r uk
ou en ore :
u0 = a et ∀k ∈ N∗ uk = r uk−1 .
Dès que l'on vous parle d'une suite géométrique, il est indispensable de penser à es
diverses ara térisations an de toujours pouvoir utiliser la plus adéquate.
2. Soit n ∈ N. On a alors :
Sn = u 0 + u 1 + · · · + u n
r Sn = u1 + · · · + un + un+1 .
u0 − un+1 1 − rn+1
Sn = = u0 ·
1−r 1−r
Sn = (n + 1) u0 .
Exer i e 8 :
1. La liste qui nous intéresse :
ap , ap+1 , . . . , aq
peut être vue omme e qui reste dans la liste :
a0 , a1 , . . . , aq qui ontient q + 1 éléments
3. On a :
q
X q−p
X
ak = ap + ap+1 + · · · + aq = ap+ℓ .
k=p ℓ=0
Exer i e 9 :
n
P
Soit n ∈ N et Sn = uk . On a alors :
k=0
n
X n
X n
X
r Sn = r uk = r uk = uk+1
k=0 k=0 k=0
En é rivant :
n
X n+1
X n
X
uk+1 = uk = uk + un+1 ,
k=0 k=1 k=1
et
n
X
Sn = u 0 + uk
k=1
Exer i e 10 :
Si l'on pose ℓ = p + q − k , alors :
• on a k = p + q − ℓ et don ak = ap+q−ℓ ;
• lorsque k varie de p à q , alors ℓ dé roît de q à p et l'on obtient don :
q
X q
X
ak = ap+q−ℓ
k=p ℓ=p
puisque, par onvention, la borne mise en bas du Σ est inférieure à elle mise en haut.
Exer i e 11 :
q
P
Posons Sp,q = uk . Ave le hangement d'index ℓ = p + q − k , on obtient :
k=p
q
X q
X
Sp,q = up+q−ℓ = up+q−k .
ℓ=p k=p
On en déduit alors :
q
X q
X q
X
2 Sp,q = uk + up+q−k = (uk + up+q−k ).
k=p k=p k=p
Il s'ensuit que :
q
X
2 Sp,q = (up + uq ) = (q − p + 1) (up + uq )
k=p
et don que :
q
X (up + uq )
uk = (q − p + 1) ·
2
k=p
q
P
Ainsi, on peut don retenir que la somme uk est égale au produit du nombre de termes
k=p
par la demi somme des termes extrêmes.
Exer i e 12 :
En mettant 2 en fa teur, on obtient :
n n
X X n (n + 1)
2k = 2 k=2
2
k=1 k=1
et don :
n
X
2 k = n (n + 1).
k=1
Exer i e 13 :
Soit n ∈ N. Le hangement d'index ℓ = k + n donne :
n
X 2n
X
An = (k + n) = ℓ.
k=0 ℓ=n
Exer i e 14 :
n n
X X n2 (n + 1)
Pour tout n ∈ N∗ , on a : (n k) = n k= ·
2
k=1 k=1
Exer i e 15 :
Pour n ∈ N∗ , démontrons par ré urren e :
n
X n (n + 1) (2 n + 1)
Hn : k2 = ·
6
k=1
1
X 1×2×3
• Pour n = 1, on a évidemment k2 = 1 = ·
6
k=1
n+1
X n
X
k2 = k 2 + (n + 1)2
k=1 k=1
n (n + 1) (2 n + 1)
= + (n + 1)2
6
n+1
= n (2 n + 1) + 6 (n + 1)
6
n+1
= 2 n2 + 7 n + 6
6
n+1
= (2 n + 3) (n + 2).
6
D'où Hn+1 puisque (n + 1) (n + 2) (2 n + 3) s'é rit :
(n + 1) (n + 1) + 1 2 (n + 1) + 1 .
• Il ne faut rien é rire de plus dans le al ul pré édent : en parti ulier, dans le passage
de la troisième à la quatrième ligne, surtout ne pas é rire le développement des deux
produits ; il faut le faire de tête.
• Si le passage de l'avant-dernière à la dernière ligne vous semble mira uleux ou pas
évident, 'est que vous aviez oublié le but : il sut d'é rire Hn+1 pour le voir. Comme
n'importe qui est apable de développer e produit de tête, inutile d'en mettre plus.
Exer i e 16 :
Pour n ∈ N∗ , démontrons par ré urren e :
n
X n2 (n + 1)2
Hn : k3 = ·
4
k=1
n
X 12 × 22
• Pour n = 1, on a évidemment : k3 = 1 = ·
4
k=1
n+1
X n
X
k3 = k 3 + (n + 1)3
k=1 k=1
n2 (n + 1)2
= + (n + 1)3
4
(n + 1)2 2
= n + 4 (n + 1)
4
(n + 1)2 (n + 2)2
=
4
e qui prouve Hn+1 et termine la démonstration de la ré urren e.
Exer i e 17 :
1 0 0
1
En prenant A = et B = , on a :
0 0 0
0
1 0 1 0 1 0
A2 = A A = =
0 0 0 0 0 0
et
2 0 1 0 1 0 0
B =BB = = .
0 0 0 0 0 0
On en déduit :
1 0
A2 − B 2 = A2 =
0 0
alors que :
1 1 1 −1 1 −1
(A + B) (A − B) = = 6= A2 − B 2 .
0 0 0 0 0 0
Exer i e 18 :
On a :
(a − b) (a2 + a b + b2 ) = a3 + a2 b + a b2
− a2 b − a b 2 − b 3 .
On en déduit :
a3 − b3 = (a − b) (a2 + a b + b2 ).
Exer i e 19 :
En hangeant b en −b dans la relation :
a3 − b3 = (a − b) (a2 + a b + b2 ),
on obtient :
a3 + b3 = (a + b) (a2 − a b + b2 ).
Il est don inutile de retenir une nouvelle relation.
Exer i e 20 :
En remplaçant b par ib dans l'identité :
a2 − b2 = (a − b) (a + b),
on obtient :
(a − i b) (a + i b) = a2 − (i b)2 = a2 + b2 .
On utilise quand-même ela moins souvent que le hangement de b en −b dans a3 + b3 .
Exer i e 21 :
Par distributivité, on obtient :
n−1
X n−1
X n−1
X
(a − b) ak bn−1−k = a ak bn−1−k − b ak bn−1−k
k=0 k=0 k=0
n−1
X n−1
X
= ak+1 bn−1−k − ak bn−k .
k=0 k=0
On en déduit :
n−1
X Xn n−1
X
k n−1−k
(a − b) a b = ak bn−k − ak bn−k
k=0 k=1 k=0
n−1
X n−1
X
k n−k n n k n−k
= a b +a − b + a b
k=1 k=1
et don :
n−1
X
k n−1−k
(a − b) a b = an − b n .
k=0
Exer i e 22 :
Supposons n impair et posons n = 2 p + 1 ave p ∈ N∗ .
Si dans la formule :
2p
X
a2p+1 − b2p+1 = (a − b) a2p−k bk
k=0
Exer i e 23 :
n
P
1. Comme la relation pk xk = 0 est vraie pour tout réel x, on peut y rempla er x par 0 ;
k=0
on obtient alors dire tement p0 = 0.
2. Comme p0 = 0, l'hypothèse devient :
n
X n
X
∀x ∈ R 0= pk xk = x pk xk−1 ,
k=1 k=1
on en déduit :
n
X
∀x ∈ R∗ pk xk−1 = 0, (*)
k=1
est ontinue, il sut alors de faire tendre x vers 0 dans (∗) pour obtenir :
n
X
∀x ∈ R pk xk−1 = 0.
k=1
n
X
∀x ∈ R pk xk = 0,
k=0
∀x ∈ R p0 = 0,
ou en ore :
n−1
X
∀x ∈ R pk+1 xk = 0.
k=0
Exer i e 24 :
Démontrons le résultat annon é par l'absurde. Supposons don qu'il existe une famille p0 ,
p1 , . . . pn de n + 1 réels non tous nuls tels que :
n
X
∀x ∈ R pk xk = 0.
k=0
Désignons par r le plus petit des entiers k tels que pk 6= 0, e qui s'é rit en ore :
r = min k ∈ [[0, n]] pk 6= 0 .
On a don alors :
n
X n
X n
X
pk xk = pk xk = xr pk xk−r ave pr 6= 0. (∗)
k=0 k=r k=r
De l'hypothèse :
n
X
∀x ∈ R pk xk = 0,
k=0
on déduit alors :
n
X
∀x ∈ R∗ pk xk−r = 0.
k=r
En faisant tendre x vers 0 dans ette dernière égalité, on obtient pr = 0, e qui est ontradi -
toire ave (∗) et termine la démonstration.
Exer i e 25 :
Considérons que deux familles p0 , p1 , . . . pn et q0 , q1 , . . . qn de réels tels que :
n
X n
X
∀x ∈ R pk xk = qk xk .
k=0 k=0
∀k ∈ [[0, n]] pk − qk = 0
et don :
∀k ∈ [[0, n]] pk = qk .
Exer i e 26 :
1. Il faut i i démontrer une équivalen e et don deux impli ations.
S'il existe Q ∈ R[x] tel que :
∀x ∈ R P (x) = (x − a) Q(x),
on a alors :
xk − ak = (x − a) Qk (x)
et il est immédiat que :
n
X n
X
P (x) = pk (x − a) Qk (x) = (x − a) pk Qk (x).
k=1 k=1
Si on pose alors :
n
X
Q= pk Q k (égalité de fon tions),
k=1
∀x ∈ R P (x) = (x − a) Q(x),
Exer i e 27 :
1. Comme :
∀x ∈ R P (x) = x5 − 3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1,
P est une fon tion polynomiale vériant :
P (1) = 1 − 3 + 2 + 1 − 2 + 1 = 0.
D'après la proposition pré édente, on en déduit qu'il existe Q ∈ R[x] tel que :
∀x ∈ R P (x) = (x − 1) Q(x).
∀x ∈ R Q(x) = q4 x4 + q3 x3 + q2 x2 + q1 x + q0 .
(b) En identiant les oe ients des termes de degré 5 dans les deux membres de
l'égalité P (x) = (x − 1) Q(x), on trouve :
Q(x) = x4 + · · ·
x5 − 3 x4 · · · = (x − 1) x4 + q3 x3 + · · · ),
on obtient :
−3 = q3 − 1 et don q3 = −2.
(d) En identiant les oe ients des termes de degré 3 de :
x5 −3 x4 + 2 x3 + · · · = (x − 1) x4 − 2 x3 + q2 x2 + · · · ),
on obtient :
2 = q2 + 2 et don q2 = 0.
(e) En identiant les oe ients des termes de degré 2 de :
x5 −3 x4 + 2 x3 + x2 + · · · = (x − 1) x4 − 2 x3 + q1 x + · · · ),
on obtient :
1 = q1 + 0 et don q1 = 1.
En identiant les oe ients des termes de degré 1 de :
x5 −3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + · · · = (x − 1) x4 − 2 x2 + x + q0 ),
on obtient :
−2 = q0 − 1 et don q0 = −1
(f) On peut alors vérier l'égalité des termes onstants dans :
x5 −3 x4 + 2 x3 + x2 − 2 x + 1 = (x − 1) x4 − 2 x3 + x − 1 .
Exer i e 28 :
Pour tout x ∈ R, on a :
P (x) = x5 − 3 x4 + 2 x3 + (x − 1)2
= x3 (x2 − 3 x + 2) + (x − 1)2 .
x2 − 3 x + 2 = (x − 1) (x − 2),
on en déduit :
P (x) = x3 (x − 1) (x − 2) + (x − 1)2
= (x − 1) (x4 − 2 x3 + x − 1).
Exer i e 29 :
• Si a ∈ Z vérie P (a) = 0, alors :
a (a3 − 6 a2 + 6 a − 4) = 5.
P (5) = 54 − 6 × 53 + 6 × 52 − 4 × 5 − 5
= 54 − 6 × 53 + 6 × 52 − 52
= 54 − 6 × 53 + 53
= 54 − 54
= 0.
Exer i e 30 :
En développant, on obtient :
(a + b)3 = (a + b) (a + b)2
= (a + b) a2 + 2 a b + b2
= a3 + 2 a2 b + a b 2
+ a2 b + 2 a b 2 + b 3
= a3 + 3 a2 b + 3 a b 2 + b 3 .
Exer i e 31 :
• Première évaluation : une simpli ation téles opique donne :
n
X n
X n
X
3 3
3
(k + 1) − k = (k + 1) − k 3 = (n + 1)3 .
k=0 k=0 k=0
• On a don :
n
X
(n + 1)3 = (k + 1)3 − k 3
k=0
n
X
= 3 k2 + 3 k + 1
k=0
n
X n
X n
X
=3 k2 + 3 k+ 1
k=0 k=0 k=0
n
X n (n + 1)
=3 k2 + 3 + (n + 1).
2
k=0
On en déduit :
n
X n (n + 1)
3 k 2 = (n + 1)3 − 3 − (n + 1)
2
k=0
(n + 1) 2 (n + 1)2 − 3 n − 2
=
2
2
(n + 1) 2 n + n
=
2
n n + 1 2n + 1
=
2
et don :
n
X n (n + 1) (2n + 1)
k2 = ·
6
k=0
Exer i e 32 :
En développant, on obtient :
(a + b)4 = (a + b) (a + b)3
= (a + b) a3 + 3 a2 b + 3 a b2 + b3
= a4 + 3 a3 b + 3 a2 b 2 + a b 3
+ a3 b + 3 a2 b 2 + 3 a b 3 + b 4
= a4 + 4 a3 b + 6 a2 b 2 + 4 a b 3 + b 4 .
Exer i e 33 :
Comme pré édemment, on peut é rire :
(a + b)5 = (a + b) (a + b)4 .
En utilisant les relation (i) et (ii), on peut alors ompléter le tableau des oe ients :
k 0 1 2 3 4 5
n
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 1 5 10 10 5 1
Dans e tableau, haque ligne (à l'ex eption de la première) se déduit de la pré édente en
utilisant le s héma :
λn,k−1 + λn,k
sauf évidemment pour
y les oe ients extrêmes
λn+1,k qui sont égaux à 1
On a don :
(a + b)5 = a5 + 5 a4 b + 10 a3 b2 + 10 a2 b3 + 5 a b4 + b5 .
Exer i e 34 :
Pour n ∈ N∗ , soit Hn la propriété :
Il existe n+1 entiers naturels λn,0 , λn,1 , . . ., λn,n tels que :
n
X
∀a ∈ R ∀b ∈ R (a + b)n = λn,k an−k bk .
k=0
λ1,0 = 1 et λ1,1 = 1
(a + b)n+1 = (a + b) (a + b)n
X n
= (a + b) λn,k an−k bk .
k=0
En développant, on obtient :
n
X n
X
(a + b)n+1 = λn,k an−k+1 bk + λn,k an−k bk+1 .
k=0 k=0
On en déduit :
n
X n+1
X
n+1 n−k+1 k
(a + b) = λn,k a b + λn,k−1 an−k+1 bk
k=0 k=1
n
X n
X
= λn,0 an+1 + λn,k an−k+1 bk + λn,k−1 an−k+1 bk + λn,n bn+1
k=1 k=1
n
X
= λn,0 an+1 + (λn,k + λn,k−1 ) an+1−k bk + λn,n bn+1 .
k=1
Exer i e 35 :
• Considérons λn,0 , . . ., λn,n d'une part et λ′n,0 , . . ., λ′n,n d'autre part, deux familles de
n + 1 entiers naturels tels que :
n
X n
X
∀a ∈ R ∀b ∈ R (a + b)n = λn,k an−k bk = λ′n,k an−k bk .
k=0 k=0
sont égales ; par suite, elles ont les mêmes oe ients et don :
et
n
X n
X
n n−k
∀x ∈ R (x + 1) = λn,k x = λn,n−k xk .
k=0 k=0
n
X n
X
x 7→ λn,k xk et x 7→ λn,n−k xk
k=0 k=0
sont égales ; par suite, elles ont les mêmes oe ients et don :
Exer i e 36 :
• D'une part, le membre de droite est homogène ar 'est une ombinaison linéaire de
termes ap bq qui sont globalement de même degré puisque p + q = n.
• D'autre part, si l'on rempla e a par t a et b par t b alors les deux membres sont multipliés
par tn .
Ce genre de onsidération peut aider à la véri ation des formules.
Exer i e 37 :
1. La formule du binme nous donne :
n
X n k
∀x ∈ R (1 + x)n = x .
k
k=0
et on en déduit en dérivant :
n
X n
∀x ∈ R fn′ (x) = k xk−1 . (i)
k
k=1
Comme :
∀x ∈ R fn (x) = (1 + x)n ,
on obtient en dérivant sous ette forme :
∀x ∈ R fn′ (x) = n (1 + x)n−1 .
En ré-indexant, on a :
n
X n − 1 k−1
∀x ∈ R fn′ (x) = n x . (ii)
k−1
k=1
Il sut alors, pour k ∈ [[1, n]], d'identier les oe ients de xk−1 des deux expressions
polynomiales (i) et (ii), pour obtenir :
n n n−1
∀k ∈ [[1, n]] = ·
k k k−1
Exer i e 38 :
En é rivant la relation :
n−r n−r n−r−1
=
k−r k−r k−r−1
pour r allant de 0 à k − 1, on obtient :
n n n−1
pour r = 0 : = ×
k k k−1
n−1 n−1 n−2
pour r = 1 : = ×
k−1 k−1 k−2
n−2 n−2 n−3
pour r = 2 : = ×
k−2 k−2 k−3
..
.
n−k+2 n−k+2 n−k+1
pour r = k − 2 : = ×
2 2 1
n−k+1 n−k+1 n−k
pour r = k − 1 : = ×
1 1 0
n−r n−k
En remplaçant haque par son expression dans la ligne suivante, et sa hant que =
k−r 0
1, on en déduit :
n n × (n − 1) × · · · × (n − k + 1)
= ·
k k × (k − 1) × · · · × 1
Exer i e 39 :
• On a d'une part :
10 10 × 9 × 8 × 7
= = 10 × 3 × 7 = 210.
4 4×3×2×1
Exer i e 40 :
1. Pour n allant de 0 à 6, le triangle de Pas al ontient 7 lignes.
2. le nombre total de oe ients pour é rire es 7 lignes est don :
7
X
1 + 2 + ···+ 7 = k = 28.
k=1
3. Pour développer (a + b)6 , on a a priori besoin des 7 oe ients mais, en fait, il y en a
juste 2 à al uler.
• Comme :
6 6
= ,
k 6−k
6
il sut d'évaluer les valeurs de pour k ∈ [[0, 3]].
k
6 6 n n
• Les valeurs = 1 et = 6 ar, pour tout n, on a : et = n.
0 1 0 1
• Pour k = 2, on a :
6 6×5
= = 15.
2 2
• Pour k = 3, on a :
6 6×5×4
= = 5 × 4 = 20.
3 3!
On a don :
(a + b)6 = a6 + 6 a5 b + 15 a4 b2 + 20 a3 b3 + 15 a2 b4 + 6 a b5 + b6 .
Exer i e 41 :
Soit n ∈ N∗ et k ∈ [[1, n − 1]]. On a alors :
n−1 n−1 (n − 1) ! (n − 1) !
+ = + ·
k k−1 k ! (n − 1 − k) ! (k − 1) ! (n − k) !
et don :
n−1 n−1 (n − 1) ! n!
+ = (n − k) + k = ·
k k−1 k ! (n − k) ! k ! (n − k) !
D'où le résultat.
Exer i e 42 :
1
Soit n ∈ N∗ . En mettant en fa teur, on a :
n3
n n
X k2 1 X 2
un = = k
n3 n3
k=1 k=1
et don :
1 n (n + 1) (2n + 1)
un = ·
n3 6
On en déduit :
(n + 1) (2n + 1)
un = ·
6 n2
(1 + n1 ) (2 + n1 )
∀n ∈ N∗ un =
6
et il est alors évident que :
1
lim un = ·
n→∞ 3
Exer i e 43 :
Soit n ∈ N∗ . Une translation d'index donne :
2n
X 2n
X
An = ℓ2 = k2 .
ℓ=n+1 k=n+1
On en déduit :
2n
X n
X
An = k2 − k2
k=1 k=1
2 n (2 n + 1) (4 n + 1) n (n + 1) (2 n + 1)
= −
6 6
n (2n + 1)
= 2 (4 n + 1) − (n + 1)
6
n (2n + 1) (7 n + 1)
= ·
6
Exer i e 44 :
1. En utilisant la formule du binme de Newton, on obtient :
n
X n
S1 = 3k = (3 + 1)n
k
k=0
et don
S1 = 4 n .
2. On a évidemment :
n
X n
3 S2 = 3k = S1 − 1
k
k=1
et don :
4n − 1
S2 = ·
3
Exer i e 45 :
D'une part, on a :
n
X n n
X X
(k + 1)4 − k 4 = (k + 1)4 − k 4 = (n + 1)4 .
k=0 k=0 k=0
Comme :
4
(k + 1) − k 4 = 4 k 3 + 6 k 2 + 4 k + 1,
on en déduit :
n
X
(n + 1)4 = (k + 1)4 − k 4
k=0
n
X n
X n
X n
X
=4 k3 + 6 k2 + 4 k+ 1
k=0 k=0 k=0 k=0
et don :
n
X
4 k 3 = (n + 1)4 − n (n + 1) (2n + 1) − 2 n (n + 1) − (n + 1).
k=0
e qui donne :
n n
X X n2 (n + 1)2
4 k 3 = n2 (n + 1)2 et don k3 = ·
4
k=0 k=0
n
P
Remarque Cette méthode peut se généraliser pour simplier Sn,r = k r ave n ∈ N
k=0
et r ∈ N. Il sut d'exprimer de deux façons diérentes
n
X
r+1
(k + 1) − k r+1 .
k=0
On obtient ainsi Sn,r en fon tion des pré édents : Sn,r−1 , Sn,r−2 , . . .
Exer i e 46 :
• On a immédiatement
n n
X n X n
An = = (1 + 1)n = 2n et Bn = = (1 − 1)n = 0.
k k
k=0 k=0
• On a :
m m−1
X n X n
Cn = et Dn = .
2ℓ 2ℓ+1
ℓ=0 ℓ=0
La démonstration est ensuite analogue à elle du as parti ulier de la question pré édente
et l'on trouve :
2⌋
⌊n 2 ⌋
⌊ n−1
X n X n
Cn = = 2n−1 et Dn = = 2n−1 .
2ℓ 2ℓ+1
ℓ=0 ℓ=0
Remarque Pour la partie entière de x, vous pourrez aussi trouver d'an iennes nota-
tions telles que [x] voire E(x).
Exer i e 47 :
1. En utilisant la formule du binme de Newton, nous obtenons :
5
5
X 5
(cos t + i sin t) = (i sin)k t cosn−k t
k
k=0
En réduisant, on en déduit :
∀x ∈ R P (x) = 16 x5 − 20 x3 + 5 x
répond au problème.
3. Étant donné que P est une fon tion polynomiale et que :
P (1) = 16 − 20 + 5 = 1 et don P (1) − 1 = 0
P (x) − 1 = 16 x5 − 20 x3 + 5 x − 1
= (x − 1) (16 x4 + 16 x3 − 4 x2 − 4 x + 1).
Exer i e 48 :
• On a :
2n 2 2n 4 n 2n
Sn (x) = 1 − x + x + · · · + (−1) x2n
2 4 2n
n
X 2n 2k
= (−1)k x .
2k
k=0
ainsi que :
2n
2n
X 2n
(1 − i x) = (−i x)p .
p=0
p
En sommant on obtient :
2n
X 2n
(1 + i x)2n + (1 − i x)2n = 1 + (−1)p (i x)p .
p=0
p
Comme p ne prend que des valeurs paires, on pose p = 2k ave don k variant de 0 à n,
e qui donne :
n
X 2n
(1 + i x)2n + (1 − i x)2n = 2 (i x)2k
2k
k=0
n
X 2n 2k
=2 (−1)k x .
2k
k=0
On en déduit :
1
Sn (x) = (1 + i x)2n + (1 − i x)2n .
2
• On a :
1
Sn (tan t) = (1 + i tan t)2n + (1 − i tan t)2n .
2
Or :
sin t 2n
(1 + i tan t)2n = 1 + i
cos t
e2int
= ·
cos2n t
Par onjugaison, on en déduit :
e−2int
(1 − i tan t)2n =
cos2n t
et don :
e2int + e−2int cos 2nt
Sn (tan t) = = ·
2 cos2n t cos2n t
• Pour tout x ∈ R, il existe un unique t ∈ − π2 , π2 tel que x = tan t et l'on a alors :
π π (2k + 1) π
t= +k = ·
4n 2n 4n