Question 1.
Calculez en explicitant vos calculs :
n
X t
X
(` + 1) = 2=
`=0 m=3
n n n
X X X n(n + 1) (n + 1)(n + 2)
(` + 1) = `+ 1= +n+1=
`=0 `=0 `=0
2 2
Xt
2 = 2 + · · · + 2 = 2(t − 2) = 2t − 4
m=3
| {z }
t−2 termes
1/12 (test 4)
Question 2. Justifiez vos réponses.
(1) i + 1 est-il racine de 3x2 − 4ix + 2i − 4 = 0 ?
(2) Si l’argument de z est θ, l’argument de iz est-il θ + 3π/4 ?
(3) Est-il vrai que pour tout z ∈ C, z 6= 0, arg(z −1) = − arg(z) ?
(1) Pour le vérifier, il suffit de remplacer x par i + 1 dans l’ex-
pression 3x2 − 4ix + 2i − 4 et de voir si le résultat est nul. On a
3(i + 1)2 − 4i(i + 1) + 2i − 4 = 3(−1 + 2i + 1) + 4 − 4i + 2i − 4 = 4i
et donc la réponse est « non ».
(2) Non. En effet, on a que arg(iz) = arg(i) + arg(z) = π/2 + θ
ce qui n’est pas égal à θ + 3π/4 (même modulo 2π).
(3) Oui. En effet, z · z −1 = 1, d’où arg(z) + arg(z −1) = 0.
Une autre manière de le voir : si z = ρ(cos θ + i sin θ), on a, en
multipliant
par le conjugué,
que 1/z = (1/ρ)(cos θ − i sin θ) =
(1/ρ) cos(−θ) + i sin(−θ) .
2/12 (test 4)
√ √
Question 3. Mettre sous forme trigonométrique 2+ 6i
(calculez explicitement l’argument).
√ √
Si 2+
6i = ρ(cos θ + i sin θ), on a que
q √ √ 2 √ √
2
ρ = ( 2) + ( 6) = 8 = 2 2
√ √ √
θ = arctg( 6/ 2) = arctg( 3) = π/3
√
(rappelons que cos(π/3) = 1/2 et sin(π/3) = 3/2).
3/12 (test 4)
Question 4. √
1 3
Calculez les racines carrées de + i ; mettez les sous la
2 2
forme a + bi.
Représentez les solutions graphiquement.
On calcule comme √ pour la question
1 3
précédente que + i = ρ(cos θ + i sin θ)
2 2 z1
avec ρ = 1 et√θ = π/3. Dès lors les deux
1 3 √
racines de + i sont z1 = ρ(cos(θ/2) +
2 2
i sin(θ/2)) = cos(π/6) + i sin(π/6) et z2 = z2
−z1. Puisque√cos(π/6) = cos(π/2 − π/3) =
sin(π/3) = 3/2 et sin(π/6) = 1/2, on
trouve
√ √
3 1 3 1
z1 = + i et z2 = − − i.
2 2 2 2
4/12 (test 4)
Question 5. Soit f : R → R
6
une fonction dont le graphe est h
donné ci-dessous. Dessinez sur 4
cette même figure, les graphes
2
des fonctions g et h définies g
respectivement par 0
g(x) := |f (x − 1)| et f
-2
h(x) := f (x) + 4
-4
Écrivez explicitement (sous -4 -2 0 2 4 6
forme d’une union d’inter-
L’ensemble demandé est
valles) l’ensemble des x tels
[−4, −2] ∪ [0, 2].
que f (x) 6 0.
5/12 (test 4)
Question 6. Complétez :
x + 1 si x + 1 > 0
|x + 1| =
−x − 1 si x + 1 6 0
Question 7. Cochez la ou les bonnes réponses :
√
cos(α + β) = cos α + cos β |z| = z2
cos α · cos β zz
√
cos2 α − sin2 β ✔
zz
✔ cos α cos β − sin α sin β
cos arg(z)
cos α cos β + sin α sin β
6/12 (test 4)
Question 8. Identifiez les graphes de f (x) := x2 +2 et g(x) :=
(x + 2)2 sur la figure suivante.
5
e
4 fonction graphe
3 f e
g a
2
1
Le graphe de h(x) := x2 est
a c b. Vu que f = h+2, le graphe
b
0
de f est une translation verti-
-1
cale de b de 2 unités (vers le
d
-2 haut). D’autre part, g(x) =
-3
h(x + 2) et donc le graphe de
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4
g est une translation horizon-
tale de b de −2 unités.
7/12 (test 4)
Question 9. Cochez toutes les propositions qui sont vraies
parmi les suivantes :
Pour tout x ∈ R, |x| > 0 ;
✔ Pour tout x ∈ R, |x| > 0 ;
Il existe un x ∈ R, |x| < 0 ;
✔ Il existe un x ∈ R, |x| 6 0.
La première assertion est fausse : il suffit de prendre x = 0.
La seconde assertion est vraie. En effet, si x > 0, |x| = x > 0 ; si
x 6 0, |x| = −x > 0. Donc, |x| > 0 quel que soit x.
La troisième assertion est fausse. Elle est la négation de la se-
conde qui elle est vraie.
La quatrième assertion est vraie. C’est la négation de la première
qui elle est fausse. On peut aussi le voir directement car x = 0
est un exemple de x vérifiant |x| 6 0.
8/12 (test 4)
Question 10. Soit f : R → R. On veut déterminer l’ensemble
des x tels que f (x) 6 0. On sait que
si x > 0, f (x) 6 0 ⇐⇒ x 6 5 (1)
si x 6 0, f (x) 6 0 ⇐⇒ x 6 −2 (2)
Quelle est la solution de l’inéquation f (x) 6 0 sur R ?
L’équivalence (1) dit que, parmi les x > 0, ceux qui satisfont
à l’inéquation vérifient x 6 5. Donc, parmi les x > 0, seuls les
x ∈ ]0, 5] satisfont f (x) 6 0. De la même manière, (2) affirme
que, tous les x 6 0 qui sont solution vérifient x ∈ ]−∞, −2]. En
conclusion, l’ensemble des x ∈ R qui sont solution est ]−∞, −2] ∪
]0, 5].
9/12 (test 4)
Question 11. Soit f : R → R une fonction. Supposons qu’on
sache que
f (x) 6 0 ⇐⇒ 2 6 x 6 3. (3)
Quelle est la solution de l’inéquation f (x + 1) 6 0 ?
Étant donné (3), on a que f (x + 1) 6 0 ⇐⇒ 2 6 x + 1 6 3 ⇐⇒
1 6 x 6 2. La solution est donc x ∈ [1, 2].
10/12 (test 4)
1/2 1/2 0
Question 12. Soient les matrices A = 1 0 0 et
−3/2 0 1/2
0 1 0
B = 2 −1 4. Calculez A · B et déduisez en la matrice B −1.
0 3 2
1 0 2
On calcule aisément que A · B = 0 1 0. Pour avoir la matrice
0 0 1
identité à partir du produit AB, il suffit d’additionner −2 fois la
troisième ligne à la première. Matriciellement celà ce traduit par :
1 0 −2 1 0 −2 1 0 2
E := 0 1 0 ⇒ E · AB = 0 1 0 0 1 0 = id
0 0 1 0 0 1 0 0 1
L’égalité ci-dessous exprime que (EA)B = id, c’est à dire que∗
7/2 1/2 −1
B −1 = EA = 1 0 0
−3/2 0 1/2
∗ CalculerEA revient à ajouter −2 fois la troisième ligne de A à la première
ligne de A.
11/12 (test 4)
Question 13. x − y = −1
Discutez l’existence de solution(s) (et les calculer quand ax + by = b
elle(s) existe(nt)) en fonction des paramètres a, b ∈ R pour
bx + ay = 0
le système :
1 −1 −1
x
Le système s’écrit a b = b . En soustrayant à la deuxième
y
b a 0
(resp. troisième) équation a (resp. b) fois la première, on obtient le système
équivalent :
1 −1 −1
0 a + b x = a + b .
y
0 a+b b
Pour qu’il puisse exister une solution, il faut que les deux dernières équations
soient compatibles : a + b = (a + b)y = b, càd a = 0. Si a = 0, les deux
dernières équations s’écrivent by = b. Si b 6= 0, on en déduit y = 1 et donc,
au vu de la première équation, x = y − 1 = 0. Si au contraire b = 0, seule
la première équation donne une contrainte entre x et y : x = y − 1, équation
qui possède une infinité de solutions.
En conclusion : si a 6= 0, pas de solutions ; si a = 0 et b 6= 0, on a une
unique solution (x, y) = (0, 1) ; si a = 0 = b, on a une infinité de solutions
(x, y) = λ(1, 1) + (0, 1), λ ∈ R.
12/12 (test 4)