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Introduction aux Fonctions Réelles

analyse s1 ,les fonctions réels d'une variable réelles

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CHAPITRE 1

Fonctions réelles d’une variable réelle

Les fonctions sont couramment utilisées dans l’activité scientifique, dont l’un des objectifs est
de mettre en évidence des relations entre différentes grandeurs. Par exemple
— en électricité : la loi d’Ohm qui relie la tension entre deux bornes d’un circuit électrique à
l’intensité du courant traversant ce circuit

U (I) = RI

.
— en Biologie des organismes : la loi de Von Bertalanfiy, qui exprime la taille d’un organisme
en fonction de son age :
L(a) = Le + (L(0) − Le ) exp(−ra)

où L(0) est la taille à la naissance, Le est la taille adulte et r caractérise la vitesse de
croissance de la taille de l’organisme.
— en Biologie des populations : l”équation logistique permet d’établir une relation entre la
densité d’une population à un instant t et la variable t. Elle est donnée par l’expression
suivante :
KN (0)
N (t) = .
N (0) + (K − N (0)) exp(−rt)

5
— en Physiologie : la quantité de ressource qu’un individu ingère par unité de temps en fonction
de la disponibilité en ressource.
aR
I(R) = .
b+R

1.1 Notions de bases sur les fonctions

1.1.1 Définitions
Définition 1.1.1
Soient E et F deux parties de R. La fonction f définie par un ensemble de départ E et par un
ensemble d’arrivée F est une relation de E vers F dans laquelle chaque élément de E (appelé
antécédent) possède au plus un élément dans l’ensemble F (appelé image).

Figure 1.1 – Exemple de ce qui est considéré comme fonction (à gauche) et non fonction (à
droite)

Remarque:
Il ne faudra pas confondre : f qui désigne la fonction et f (x) qui désigne l’image de x par f .
Définition 1.1.2
L’ensemble des éléments de E qui ont exactement une image dans F par la fonction f est appelé
domaine de définition de f . On le note Df .
Définition 1.1.3
L’application f définie par un ensemble de départ E et par un ensemble d’arrivée F est une
relation de E vers F dans laquelle chaque élément de E possède une image et une seule dans
l’ensemble F .

6
Remarque:
Une application est donc une fonction dont le domaine de définition est l’ensemble de départ tout
entier. Autrement dit, pour une application f définie de E vers F nous avons Df = E

Figure 1.2 – Exemple de fonction et d’application.

Définition 1.1.4
Soit f une fonction définie sur un ensemble Df , on appelle graphe de f sur Df l’ensemble des
points d’abscisse x et d’ordonnée f (x), où x ∈ Df :

G = {(x, f (x)) | x ∈ Df }.

L’équation y = f (x) est appelée équation cartésienne de la courbe représentative de f .

Exemple: 1.1.1

Figure 1.3 – Courbe d’une fonction définie sur[−3, 7[

1.1.2 Fonctions majorées, minorées, bornées


Définitions 1.1.1 (Fonction majorée)
Soit f une fonction définie sur un ensemble Df .
— on dit que la fonction f est majorée sur Df s’il existe réel M tel que pour tout x de Df :
f (x) ≤ M .

7
— on dit que la fonction f est minorée sur Df s’il existe réel m tel que pour tout x de Df :
f (x) ≥ m.
— La fonction f est dite bornée sur Df si elle est à la fois majorée et minorée.
Remarque:
Une fonction f est bornée s’il existe une réel positif M tel que |f (x)| ≤ M pour tout x ∈ Df .

Quelques fois, une fonction peut être majorée (minorée) non pas par un nombre mais par une autre
fonction. Nous donnons alors les définitions suivantes.
Définition 1.1.5
Soient f et g deux fonctions définies sur un même intervalle I de R.
— On dit que f majore g si pour tout x de I : f (x) ≥ g(x). On note f ≥ g
— On dit que f minore g si pour tout x de I : f (x) ≤ g(x). On note f ≤ g

1.1.3 La composition
Définition 1.1.6 (Composition de fonctions)
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R et g une fonction définie d’un intervalle J de
R. Si f (I) ⊂ J alors on définit la fonction composition de f et g, que l’on note g ◦ f , pour tout
x ∈ I par
g ◦ f (x) = g(f (x))

On peut écrire
f g
g ◦ f : I −→ J −→ R
x 7−→ f (x) 7−→ g(f (x))
Remarque:
— La composition de fonctions n’est généralement pas commutative g ◦ f ̸= f ◦ g.
— Il existe une fonction que l’on appelle la fonction identité que l’on écrit : Id définie pour
tout x dans R par Id(x) = x. On l’écrit de la manière suivante

Id : R −→ R
x 7−→ x
En particulier, on a la propriété suivante Id ◦ f = f ◦ Id = f .
Exemple: 1.1.2
Si f : R∗+ → R définie par f (x) = ln(x) et g : R → R définie par g(x) = −x alors g ◦ f (x) = − ln(x)
pour tout x ∈ R∗+ tandis que f ◦ g(x) = ln(−x) est n’est définie que pour R∗−

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1.1.4 Monotonie
Définitions 1.1.2
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R.
— f est dite croissante (resp strictement croissante) sur I si pour tout x, y ∈ I tels que x ≤ y
(resp x < y) alors f (x) ≤ f (y) (resp f (x) < f (y)).
— f est dite décroissante (resp strictement décroissante) sur I si pour tout x, y ∈ I tels que
x ≤ y (resp x < y) alors f (x) ≥ f (y) (resp f (x) > f (y)).

Définition 1.1.7
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R. f est dite monotone (resp strictement mo-
notone) sur I si elle y est croissante ou décroissante (resp strictement croissante ou strictement
décroissante).

1.1.5 Parité
Définition 1.1.8
Soit f une fonction f définie sur I ⊂ R.
— On dit que f est paire si et seulement si : ∀ x ∈ I, −x ∈ I et f (−x) = f (x).
— On dit que f est impaire si et seulement si : ∀ x ∈ I, −x ∈ I et f (−x) = −f (x).

Remarques:
— Si f est paire, sa courbe représentative (son graphe) est symétrique par rapport à l’axe de
des ordonnées (la droite d’équation x = 0)
— Si f est impaire, sa courbe représentative (son graphe) est symétrique par rapport à l’origine
O.

9
Figure 1.4 – Exemple de fonction paire et impaire

1.1.6 Injectivité, surjectivité, bijectivité

Les notions d’injectivité, surjectivité et bijectivité sont nouvelles pour la plupart d’entre vous.
Mais elles ne sont pas compliquées quand on comprend ce qu’elles représentent. Considérons une
fonction f définie d’un ensemble I de R vers un ensemble J de R.
Définitions 1.1.3
— On dit que f est injective si pour tous x, y ∈ I tels que f (x) = f (y) alors x = y.
— On dit que f est surjective si pour tout y ∈ J il existe x ∈ J tel que y = f (x).

10
Figure 1.5 – Concepts d’injection et de surjection

Définition 1.1.9
On dit que f : I 7→ J est bijective si elle est à la fois injective et surjective. C’est à dire si tout
élément y ∈ J il existe un unique x ∈ I tel que y = f (x).
Il est alors possible de passer de y à x par ce qu’on appelle la fonction réciproque, que l’on f −1 .
Et donc si f est bijective on a :

f : I −→ J f −1 : J −→ I
x 7−→ f (x) = y y 7−→ f −1 (y) = x

Remarque:
La courbe représentative de f −1 est le symétrique de la courbe représentative de f par rapport à la
première bissectrice (c’est à dire la droite d’équation y = x).

1.2 Les limites

1.2.1 Définitions
Définition 1.2.1
Soient I une partie de R et a un réel. On dit que a est adhérent à I lorsque pour tout η > 0 on a
[a − η, a + η] ∩ I ̸= ∅

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Définitions 1.2.1
Soit f une fonction définie sur son domaine I de R. Soient a et l deux réels finis avec a adhérent
à I. On dit que f admet une limite finie l en a, si

∀ ε > 0, ∃ η > 0, ∀x ∈ I, |x − a| ≤ η =⇒ |f (x) − l| ≤ ε

On note
lim f (x) = l
x→a

Remarque:
La définition de limite s’adapte au cas où le point a = ±∞ et aussi au cas où la limite elle même
est ±∞

l = +∞ ∀M > 0, ∃ η > 0, |x − a| < η =⇒ f (x) > M

l = −∞ ∀M > 0, ∃ η > 0, |x − a| < η =⇒ f (x) < −M

a = +∞ ∀ε > 0, ∃ A > 0, x > A =⇒ |f (x) − l| < ε

a = −∞ ∀ε > 0, ∃ A > 0, x < −A =⇒ |f (x) − l| < ε

l, a = +∞ ∀M > 0, ∃ A > 0, x > A =⇒ f (x) > M

......
Définition 1.2.2
Soit f une fonction définie sur son domaine I dans R. Soient a et l deux réels finis avec a adhérent
à I∩]a, +∞[. On dit que f admet une limite à droite en a (ou encore par valeurs supérieures en a)
si
∀ε, ∃η > 0, ∀x ∈ I, 0 < x − a < η =⇒ |f (x) − l| < ε

On écrit
lim f (x) = l
x→a+

Remarque:
Intuitivement, cela signifie que lorsque x s’approche de a en étant plus grand que a, f (x) devient
très proche de l.

12
Définition 1.2.3
Soit f une fonction définie sur son domaine I dans R. Soient a et l deux réels finis avec a adhérent
à I∩] − ∞, a[. On dit que f admet une limite à gauche en a (ou encore par valeurs inférieures en
a) si
∀ε, ∃η > 0, ∀x ∈ I, −η < x − a < 0 =⇒ |f (x) − l| < ε

On écrit
lim f (x) = l
x→a−

Remarque:
Cela signifie que lorsque x s’approche de a en étant plus petit que a, f (x) devient très proche de l.

1.2.2 Propriétés des limites


Proprieté 1.2.1
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R. Soit a un réel adhérent à I (qui peut
éventuellement être fini ou infini, et alors I est non majorée ou non minorée). Si f possède une
limite l en a alors cette limite est unique.

Proprieté 1.2.2
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R. Soit a un réel adhérent à I . Si f possède une
limite l en a on a l’équivalence suivante

lim f (x) = l ⇐⇒ lim f (x) = lim f (x) = l


x→a x→a+ x→a−

Théorème 1.2.1
Soient f et g deux fonctions définies sur un intervalle I de R, soit a un réel adhérent à I. S’il
existe un voisinage de a tel que pour tout x ∈ dans ce voisinage

g(x) ≤ f (x) ≤ h(x)

— si limx→a h(x) = −∞ alors limx→a f (x) = −∞


— si limx→a g(x) = +∞ alors limx→a f (x) + ∞
— si limx→a h(x) = limx→a g(x) = l alors limx→a f (x) = l

13
1.3 Continuité des fonctions

1.3.1 Définitions
Définitions 1.3.1
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R et soit a un élément de I.
— On dit que f est continue en a si et seulement si limx→a f (x) = f (a).
— La fonction f est dite continue à gauche de a si et seulement si limx→a− f (x) = f (a)
— La fonction f est dite continue à droite de a si et seulement si limx→a+ f (x) = f (a)

Exemple: 1.3.1

Figure 1.6 – Exemples des fonctions non continues en x0

Exemple: 1.3.2
La fonction f définie par :

 x − 1 si

x≥1
f (x) =
 2x

si x<1
est continue à droite en 1 mais n’est pas continue à gauche en 1

Remarque:
f est continue en a ⇐⇒ f est continue à droite et à gauche en a.

Définition 1.3.1
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R. On dit que la fonction f est continue sur I si
et seulement si elle est continue en chaque point de I.

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1.3.2 Continuité, opérations algébriques et composition
Proprietés 1.3.1
Soient f et g deux fonctions de I intervalle de R. Si f et g sont continues en a un réel de I alors :
— La fonction f + g est continue en a.
— pour tout réel k, la fonction kf est continue en a,
— la fonction f g est continue en a
f
— si g(a) ̸= 0, la fonction g est continue en a.

Remarque:
Si f et g deux fonctions continues sur I, alors kf + g et f g sont continues sur I. Si de plus g ne
1 f
s’annule pas sur I, g et g sont continues sur I.

Exemples: 1.3.1
— Les fonctions polynomiales sont continues sur R.
— les fonctions rationnelles (quotient de deux fonctions polynomiales) sont continues sur leur
domaine de définition.
— les fonctions usuelles x 7→ sin(x), x 7→ cos(x), x 7→ tan(x), x 7→ exp(x), x 7→ ln(x) et
x 7→ xα sont continues sur leur domaines de définition.

Remarque:
Pour démontrer qu’une fonction est continue sur un intervalle I, on montre qu’elle est en effet un
cocktail de fonctions continues classiques et les propriétés précédentes permettent de conclure.

Proprieté 1.3.1
Soient f : I → J et g : J → K deux fonctions avec I, J et K des intervalles de R. Si f est continue
en a et si g est continue en b = f (a), alors g ◦ f est continue en a.

Proposition: 1.3.1
Soit I un intervalle de R. Soit a un point de I. Soit f une fonction définie sur I\{a}. On suppose
que f admet une limite finie l en a. Alors la fonction g définie pour tout x de I par :

 f (x) si x ̸= a

g(x) =
 l

si x=a

est continue en a.
On dit que g constitue le prolongement par continuité de f en a.

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Exemple: 1.3.3
considérons la fonction f définie sur I = R\{1} par

2x2 − x − 1
f (x) =
x−1
On a limx→1 = 3, donc f est prolongeable par continuité en 1.

2
 2x − x − 1

si x ̸= 1

g(x) = x−1

 3 si x=1
g est le prolongement par continuité de f en a = 1.

1.3.3 Théorèmes sur la continuité

Nous introduisons dans cette section les théorèmes fondamentaux sur la continuité.
Théorème 1.3.1 (Théorème des valeurs intermédiaires)
Soit f une fonction définie et continue sur un intervalle I de R. Soient a et b deux réels de I
(a < b). Alors pour tout réel y compris entre f (a) et f (b) il existe un réel x compris entre a et b,
tel que y = f (x).

Figure 1.7 – Illustration du théorème des valeurs intermédiaires

Proposition: 1.3.2
Soit f une fonction continue sur l’intervalle I à valeurs réelles. On suppose qu’il existe a et b dans
I tels que f (a) ≤ 0 et f (b) ≥ 0. Alors il existe c dans I, compris entre a et b, tel que f (c) = 0.

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Théorème 1.3.2 (Fonction continue sur un segment)
Soit f une fonction continue sur un segment [a, b]. Alors f est bornée et atteint ses bornes :
Il existe x0 ∈ [a, b] tel que f (x0 ) = min{f (x), a ≤ x ≤ b}.
Il existe x1 ∈ [a, b] tel que f (x1 ) = max{f (x), a ≤ x ≤ b}

1.3.4 Continuité, monotonie, injectivité et bijectivité


Proposition: 1.3.3 (Monotonie et injectivité)
Soit f une fonction définie (pas forcément continue) sur un intervalle I de R. On suppose de plus
que f est strictement monotone. Alors f est injective.

Pour avoir la réciproque, nous sommes obligés de supposer la continuité de f , sinon cela ne marche
pas.
Proposition: 1.3.4 (Continuité et injectivité)
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R. Si f est injective et continue sur I alors elle
est nécessairement strictement monotone.
Théorème 1.3.3 (Continuité et bijectivité)
Soit f une fonction définie sur I intervalle de R. Si f continue et strictement monotone sur I.
Alors f réalise une bijection de I sur l’intervalle image J = f (I).
De plus, la bijection réciproque f −1 , de J vers I, est continue et strictement monotone (avec la
même monotonie que f ).

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Exemples: 1.3.2
— La fonction x 7→ exp(x) est une bijection de R sur R∗+ .
La bijection réciproque est x 7→ ln(x).
— Pour tout α ∈ R∗+ , les fonctions x 7→ xα est une bijection de R∗+ sur lui-même.
1
La bijection réciproque est x 7→ x α

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