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Aponévrotomie et syndrome des loges

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SYNDROME DES LOGES

PLAN DU COURS
• Introduction
• Rappel anatomique
• Physiopathologie
• Les étiologies
• Les complications
• Prise en charge en urgence
introduction

• Les syndromes de loges (syndromes compartimentaux) ont en


commun une élévation de la pression intracompartimentale.

• Celle-ci entraîne une réduction de la perfusion capillaire avec les


risques de lésions ischémiques irréversibles du contenu de la loge
(muscles et nerfs).
Rappel anatomique
• Une loge musculaire est définie comme « tout
espace cloisonné par des parois inextensibles
(os, aponévroses) contenant un composant
musculaire accompagné d’éléments
vasculonerveux ».

•Membre supérieur
L'avant-bras est schématiquement divisé en
trois loges anatomiques:
• La loge antérieure contient les muscles
fléchisseurs du poignet.
• La loge dorsale contient les muscles
extenseurs.
• La loge radiale contient les extenseurs du
poignet et les fléchisseurs de l'avant-bras.
Rappel anatomique

• Membre inférieur
Jambe
Segment le plus souvent intéressé par
les syndromes de loges, la jambe,
entourée d’une aponévrose superficielle,
très résistante et inextensible, est
constituée de quatre loges:
• • antérieure
• externe
• postérieure superficielle
• une loge postérieure profonde
Physiopathologie

• L’augmentation de la pression intramusculaire est au cœur de la


physiopathologie du syndrome de loges. Deux mécanismes d’
élévation de la pression sont individualisables :
❖ La diminution du contenant induit une diminution du volume de la loge
musculaire et correspond essentiellement aux bandages et aux plâtres trop
serrés ou aux compressions prolongées.
❖ L’ augmentation du contenu correspondent à l’œdème lié à l’ischémie ou à un
hématome.
• Le syndrome de loge aigu correspond aux symptômes aiguës
accompagnant l’augmentation pathologique brutale de la pression
intra-musculaire, l’évolution est marquée par l’irréversibilité rapide de
la souffrance musculaire.

Physiopathologie

• Le syndrome de Volkmann est la manifestation ultime et tardive de séquelles


ischémiques entraînant une rétraction définitive des muscles de l’avant-bras.

• Le syndrome de loge chronique de loge survient essentiellement chez le sportif


et particulièrement lors de la pratique de la moto et de la planche à voile. Le
muscle accroît son volume de prés de 30% durant l’effort physiologique
entraînant un conflit contenu-contenant chez certains sujets et l’absence de
phase de récupération et de relâchement musculaire au cours d’exercices
intensifs est déterminant.
• Les lésions liées aux syndromes de loge intéressent principalement les muscles et
les nerfs.
Les étiologies:

•Diminution du volume compartimental


Certaines circonstances diminuent le volume compartimental
comme :
• les pansements et les plâtres trop serrés ;
• les brûlures étendues, profondes, circonférentielles ;
• la fermeture des hernies musculaires.
Les étiologies:

•Augmentation de volume du contenu


Provoqués par une surcharge œdémateuse, une infiltration hémorragique ou
liquidienne:
• Traumatismes fracturaires
• Autres causes traumatiques: Les contusions sans fracture et les ruptures
musculaires à l’origine d’un saignement.
• Pathologie vasculaire: par ischémie
• Chirurgie orthopédique programmée: Pouvant toucher l’enfant comme l’adulte.
• Compressions prolongées
Qu’elles soient traumatiques « crush syndrome » par écrasement .
les pantalons antichoc et les garrots trop serrés et trop longtemps gonflés.
Clinique
•Douleur
C’est le principal signe qui doit attirer l’attention. Elle est
intense, disproportionnée, à type de broiement, parfois de
brûlure avec une sensation de tension.
Elle apparaît précocement,. Aucun changement de position ne
la calme et souvent elle résiste aux antalgiques habituels.
Après quelques heures, la douleur est remplacée par un
endolorissement secondaire à l’ischémie nerveuse.
Clinique

• Examen
Il retrouve parfois une peau rouge et plus chaude, souvent
œdématiée évoluant ultérieurement vers une peau marbrée,
une tuméfaction dure et douloureuse est retrouvée par la
palpation.
• Signes neurologiques
Débutant par des paresthésies dans le territoire du nerf
traversant la loge, ils progressent jusqu’à l’anesthésie totale.
• Signes vasculaires
Il faut insister sur la présence des pouls d’aval, l’ischémie du
syndrome compartimental se faisant à l’étage capillaire
Paraclinique:

• Mesure de pressions intra musculaire


❖ Normales < 10 mmHg
❖ Anormales > 30 mmHg
Complications:

Elles sont directement liées au délai de décompression.


Sur le plan général, la rhabdomyolyse peut même être responsable du
décès du patient, dans 20 % des cas.
Sur le plan local, la surinfection, dans les cas pris tardivement, est estimée à
46 % et la moitié de ces infections doivent être amputées.

Séquelles fonctionnelles
sont la conséquence des rétractions fibreuses associées ou non aux
troubles sensitivomoteurs. Elles sont fréquentes, allant des griffes des orteils
à des déformations et des raideurs articulaires distales.
Traitement:

• Urgence chirurgicale, nécessitant l’aponévrotomie décompressive dans les


plus brefs délais pour limiter au mieux les séquelles parfois gravissimes, le
traitement comporte d’abord une phase préventive.

• Traitement préventif
Il passe par :
• la formation et la sensibilisation de tout le personnel médical ou
paramédical au risque de syndrome des loges.
• la surveillance particulière de tout blessé plâtré ou même seulement en
traction transosseuse ou collée (traction au zénith chez l’enfant). En cas de
doute, l’ablation de toute source de compression (bandages, plâtres...)
s’impose .
• une vigilance accrue en cas d’analgésie locorégionale ;
• la prise en compte des doléances du patient qui se plaint de douleurs
anormalement importantes ;
Traitement

•Aponévrotomie

• Indications
L’aponévrotomie peut être réalisée devant un syndrome de loge
évident cliniquement et/ou sur les résultat des mesures de
pression.
Traitement

• Moment
Cette intervention doit être réalisée au plus tard dans les 6
premières heures, ce qui laisse peu de place à l’hésitation.
L’indication de l’aponévrotomie se discute pour les formes vues
tardivement. Certes la décompression semble toujours indiquée
pour les formes évoluant depuis 12 à 24 heures, en raison de
l’incertitude du début exact des symptômes et de la variabilité
de la sensibilité tissulaire selon les individus, les loges,
l’importance et la durée de l’hyperpression.

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