Support de Cours Complet
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Thèmes principales :
Bibliographie :
La fonction achats a pour objet l’acquisition des matières premières, des produits semi-finis ou
finis et des services dont l’entreprise a besoin.
La nouvelle conception de la fonction achats tend de plus en plus à intégrer les activités d’achats
dans une réflexion plus globale de l’entreprise.
I-1.L’acheteur d’aujourd’hui
L’acheteur moderne se voit élargir son champ d’intervention et faire preuve de polyvalence, (en
plus de qualité de négociateur), il doit disposer de :
cheteur
L’acheteur occupe une position centrale dans l’entreprise moderne et ceci pour divers raisons :
Les achats jouent un rôle stratégique dans l’entreprise, ces rôles permettent à l’entreprise d’avoir
des produits qui répondent aux exigences des clients.
La finalité de la fonction achats est d’obtenir la conformité aux besoins des produits livrés. Besoins
en Coûts, Qualité, Délais et Besoins en innovation.
Les achats sont au service de nombreux prescripteurs internes de l’entreprise.
Besoins en : Cout :
---- Marketing
Qualité :
----Production
Délais :
----Logistique
Innovation :
---- Marketing
---- production
Les achats représentent 30 % à 70 %du chiffre d’affaire HT. En terme de marge, gagner 1 % aux
achats équivaut souvent à augmenter son chiffre de 10 %.
- Constituer le cahier des charges Coûts, Qualité, Délais, et le faire respecter par les
fournisseurs ;
- Établir les prix d’achats et générer des économies ;
- Concevoir et piloter les politiques fournisseurs ;
- Sécuriser les portefeuilles à court et à moyen terme ;
- Participer à des objectifs de collaboration transverse avec d’autre service : par exemple baisse
des stocks ou baisse des coûts de non qualité avec la logistique et la qualité.
- Être leader en gestion de crise.
Le marketing achat est l’équivalant en amont du marketing ventes en aval. Il s’agit d’étudier le
marché fournisseurs de façon à trouver le meilleur en coût, qualité et délais.
Étape très importante qui permet à l’entreprise de séparer ses achats en classes homogènes, appelés
« familles d’achats ».
Cette étape permet de regrouper les produits ou services achetés par marché fournisseurs.
Chaque marché ayant ses propres contraintes, l’entreprise aura la possibilité de s’adapter pour
définir une stratégie d’achats.
Cette classification s’établit en fonction des contraintes externes et des contraintes internes de
l’entreprise.
Cette étape consiste à déterminer les forces et les faiblesses du portefeuille d’achats dans le but de
classer et hiérarchiser les action s à mener.
Forces Faiblesses
Chiffre d’achats du portefeuille Spécifications techniques/ qualités particulières
Leader sur le marché Difficultés de développement produits
Bonne définitions des spécifications de spécifiques
développement Difficultés logistiques
Opportunités Menaces
Nouveau fournisseurs Concentration du marché fournisseurs
Alternative en conception de produits Normes ou réglementations de haut niveau
innovation d’exigence
Évolution des matières premières
Une contrainte est u n « frein à l’achat », qui empêche l’acheteur de faire entrer dans son panel les
fournisseurs mieux disant sur les critères de coût – qualité – prix.
L’analyse des contraintes permet de situer chaque famille d’achats dans la matrice suivante
Contraintes
Achats à Achats
Internes négociations difficiles
internes
Achats Achats à
négociations
Simples externes Contraintes
externes
L’acheteur devra diminuer les contraintes afin de rendre les achats les plus simples possibles.
Cette étape consiste à analyser les risques relatifs aux contraintes internes et externes, et leurs
conséquences sur les approvisionnements.
Exemples de risques techniques :
-négocier avec les fournisseurs sur le prix et la qualité et parvenir à un compromis entre
Le terme gestion – fournisseur signifie que l’entreprise cherche à obtenir un avantage concurrentiel
à travers des relations d’ordre stratégique avec ses fournisseurs. Et cela en associant de plus en plus
les fournisseurs très en amont par des partenariats qui s’orientent vers des objectifs qualitatifs, en
soutenant leurs efforts d’innovation et d’amélioration de la qualité et devenir plus performant.
Le partenariat acheteur – fournisseur est fondé sur une dépendance mutuelle à long terme entre un
acheteur et les fournisseurs qui peuvent garantir une qualité supérieure et une livraison rapide et
fiable.
Ce modèle implique :
Ce modèle permet le partage des économies réalisées grâce à la synergie client – fournisseur
résultante d’une âpre discussion, néanmoins le client s’octroi une bonne part des gains étant le
propulseur de cette démarche.
La fonction au sein d’une entreprise a pour mission de satisfaire ses besoins d’exploitation traduits
par les biens (matières premières, marchandises, fournitures divers) et services (consommations
intermédiaires et autres prestations extérieures reçues).
Elle joue un rôle central dans la recherche de compétitivité de l’entreprise et la création de valeur.
Ce processus achats prend en compte toutes les activités liées à l’acquisition des biens et services
au sein d’une entreprise.
L’acheteur doit travailler avec ses prescripteurs internes afin de mieux définir le besoin, car un
besoin sur-évalué se traduit par des coûts élevés et inutiles.
Les besoins exprimés doivent se traduire dans la rédaction d’un cahier des charges qui permet de
spécifier les attentes vis–à–vis de ce produit ou de ce service.
Le cahier des charges permet la description des caractéristiques du produit ou du service tout en
précisant les conditions commerciales (coût, objectif, conditions de règlement, etc.) et les critères que
doivent remplir les fournisseurs, pour mieux gérer les risques d’achats.
Les prescripteurs internes concernés doivent être associés à la rédaction de ce cahier des charges.
I-10-2. La recherche des fournisseurs
La sélection des fournisseurs commence par le recensement et l’évaluation des fournisseurs qui
comporte trois aspects, à savoir un aspect économique, un aspect technique et un aspect
administratif.
La décision de traiter avec un fournisseur doit toujours être fondée sur un ensemble de critères
raisonnables, en premier lieu sur la capacité du fournisseur à atteindre les objectifs relatifs à la
qualité, à la quantité, à la livraison, au prix, au coût et au service.
- Une lettre d’introduction qui présente le contexte de la consultation et les objectifs visés ;
- Un accusé de réception que doivent retournes les fournisseurs ;
- Un guide de l’appel d’offre qui donne les principes régissant son déroulement ;
- Le cahier des charges des produits ou services ;
- Les termes et conditions de l’établissement d’une relation d’affaire ;
- Un questionnaire afin de recueillir des informations générales sur le fournisseur ;
- Un guide de réponse qui précise les supports à utiliser, les formulaires-types, les délais de
réponse ;
- Des annexes s’il y’a lieu.
Après réception des réponses des fournisseurs, l’entreprise procède à l’analyse multicritères des
offres.
-une première de présélection sur la base de critères ayant un caractère éliminatoire (compétence
technique particulière, équipements industriels spécifiques, localisation géographique, etc.).
-la seconde étape qui consiste à faire une analyse multicritères des offres restantes, elle doit être
formelle et explicite et permettra de communiquer sur le choix final et compris des fournisseurs non
retenus.
1° - Le critère de la qualité
Le fournisseur doit répondre aux exigences de qualité mentionnées dans le cahier des charges, et
maîtriser parfaitement le produit ou le service acheté.
Les entreprises apprécient de travailler avec des fournisseurs qui donnent de l’importance aux
systèmes management et dont les pratiques qualité sont bien définis.
Le fournisseur doit proposer un prix compétitif par rapport à ses concurrents, les conditions de
règlement demandées doivent être acceptables et les incoterms proposés avantageux. Ce coût global
doit être compétitif.
Les délais de livraison, de mise à disposition, de mise en service sont des critères clés pour
sélectionner les fournisseurs. Le fournisseur choisi doit disposer d’un système logistique lui
permettant de livrer à l’heure.
I-10-5. La négociation
Avant d’entamer une négociation il convient de recueillir des informations sur le fournisseur, le
produit, le service et le poids de l’achat à réaliser.
Pour un fournisseur homologué, l’acheteur dispose en amont de certains éléments sur ce dernier.
Pour un nouveau fournisseur, les points principaux à analyser sont sa situation économique, son
positionnement concurrentiel, ses prévisions d’activité et ses moyens de production.
Il convient aussi de connaître la part des achats de l’entreprise dans le chiffre d’affaire du
fournisseur, ce qui permettra d’évaluer le rapport de force et de s’en servir comme un levier.
La préparation technique du dossier consiste à déterminer les clauses à négocier et les objectifs à
atteindre, et les clauses sur lesquelles des concessions peuvent être faite au fournisseur.
Il convient de hiérarchiser les priorités et de se fixer des objectifs à la fois réalistes et ambitieux, et
de préparer pour chaque point de négociation les arguments afin de convaincre le fournisseur
d’améliorer son offre.
L’acheteur doit mener les débats et intervenir en premier, afin de prendre en main la conduite de
l’entretien, et il est conseillé de commencer par les points les plus faciles et d’en finir par ceux
susceptibles d’engendrer des difficultés. A la fin de chaque négociation il faut récapituler les points
négociés afin d’obtenir un assentiment explicite du vendeur et procéder enfin à la rédaction d’un
compte rendu signé par les deux parties.
C’est le résultat de la négociation et du choix final du fournisseur. Elle consiste à établir un contrat
d’achat ou un bon de commande entre l’entreprise et le vendeur, ce contrat ou bon de commande
constitue un lien juridique entre les deux parties et reprend tous les termes des accords convenus lors
de la négociation.
A cet effet le bon de commande ou le contrat renseigne le nom et l’adresse de l’entreprise qui
commande, le numéro de la commande et la date, le nom et l’adresse du fournisseur, la date de
livraison, les conditions de règlement, la description des quantités et articles ou fournitures
commandés, le prix unitaire mentionné sur le catalogue, les instructions générales.
La signature du contrat ne peut intervenir qu’après acceptation du contenu par les deux parties.
Cette signature traduit l’engagement des deux parties à respecter toutes les clauses du contrat.
Les politiques et stratégies d’achats ont pour but de définir les procédures à respecter et la mise en
œuvre de plan d’action et la définition d’objectifs opérationnels pour les acheteurs et les fournisseurs.
L’entreprise doit tracer une stratégie achats qui va couvrir d’une part : les coûts, la qualité et le
délai, et d’autre part les fournisseurs.
L’objectif principal de l’entreprise est de réduire les coûts, plusieurs approches sont possibles :
Les stratégies doivent décrire le dispositif d’assurance qualité fournisseur à développer, et ont pour
but d’éviter la non-qualité.
Ces stratégies se focalisent sur des fournisseurs et la réalisation des audits et la mise en œuvre des
plans d’action en cas de dérives.
Ces stratégies doivent permettre le respect des délais annoncés et la capacité de s’adapter aux
impondérables.
Les directeurs achats doivent avoir la maîtrise du flux logistique, des fournisseurs, la capacité à
stocker et à gérer d’éventuelles livraisons de dernière minute.
I- 11- 4. L’identification des bons fournisseurs
Adopter une démarche qui inclut la rationalisation du panel et qui permettra à l’entreprise de
décider qui est le meilleur fournisseur sur tel ou tel segment d’achats.
Décrire un bon fournisseur n’est pas chose facile, c’est un exercice complet et complexe. Un bon
fournisseur n’est pas obligatoirement celui qui a proposé le meilleur prix.
Il est a noter que la direction des achats doit donner des directives sur les critères d’élimination des
fournisseurs du panel afin d’éviter les problèmes contractuels en cas d’éviction abusive.
La stratégie achats doit permettre à la direction achats la détection de l’innovation chez les
fournisseurs car elle constitue un avantage concurrentiel essentiel pour les entreprises. L’enjeu
consiste a analyser la valeur que peut apporter chaque fournisseur dans le développement de
l’entreprise.
Il faut mettre en avant les fournisseurs ayant une vision stratégique compatible avec celle de
l’entreprise ; une bonne connaissance du partenaire rend la relation plus efficace et améliore
l’anticipation des développements futurs. La direction achats doit s’efforcer d’intégrer les
fournisseurs lors de la conception des produits ou services. Cette démarche permet de mieux maîtriser
les coûts et les objectifs, mais aussi de réduire les délais de développement, et d’améliorer le taux de
réussite des lancements par une meilleure anticipation des risques par les fournisseurs.
Pour être en phase avec les principes du développement durable, la direction achats doit veiller à ce
que les fournisseurs s’engagent en matière de pratique sociales et de respect de l’environnement.
La direction achats doit veiller à la rédaction d’une charte achat et développement durable à
destination des fournisseurs. Cette charte contient les règles d’éthique à respecter être les acheteurs et
les fournisseurs, et a pour objectif d’inciter les fournisseurs à se mettre en conformité avec la
législation et les lois de travail.
Pour mettre en place une stratégie d’achats efficace, la direction achats doit faire dans un premier
temps un état des lieux, et cela à travers :
Faire une analyse pertinente des dépenses de la direction achats en utilisant les méthodes les plus
adoptées:
- Le diagramme de Pareto : il considère que 20% des stocks totalisent 80% des dépenses,
d’où la nécessité de concentrer l’action sur ces achats ce qui peut engendrer des économies par
leur optimisation ;
- La matrice stratégique de Kraljic : elle met en parallèle l’importance de chaque famille
d’achat et la complexité du marché fournisseur. On distingue les achats directs (stratégiques)
et les achats indirectes (ex : entretien des locaux, matériel informatique, etc.).
- Sécuriser l’approvisionnement ;
- Assurer l’efficacité de la transmission des informations ;
- Chercher à améliorer la qualité de la relation avec les fournisseurs ;
- Être au courant des évolutions du marché et des offres de la concurrence.
Il n’existe pas une stratégie unique applicable à l’ensemble des achats, mais plusieurs méthodes et
stratégies.
Lors d’élaboration d’une stratégie d’achats la direction achats doit prendre en considération les
facteurs suivant (à titre non exhaustif) :
- La méthode d’approvisionnement ;
- Le coût total estimé ;
- La période du contrat ;
- Les exigences relatives à la livraison ;
- Le calendrier d’approvisionnement ;
- Les procédures d’évaluation et la méthode de sélection ;
- Les facteurs environnementaux ;
- Les facteurs risques ;
- Possibilité de recourir à un surveillant de.
La mise en place d’une stratégie d’achats est une question centrale pour les responsables. Cette
stratégie doit être connue par tous les responsables de l’entreprise et elle doit être en adéquation avec
la politique de dépense de l’entreprise.
Le processus d’achats d’une entreprise doit inclure l’évaluation des fournisseurs pour être
conforme à la norme ISO 9001.
Il est nécessaire de développer un système d’évaluation des fournisseurs, pour que l’entreprise
puisse mener à bien la sélection de ses fournisseurs.
L’identification des risques fournisseurs est une étape primordiale dans la mesure où elle permet de
déterminer les types de risque potentiels qui peuvent apparaitre dans une opération
d’approvisionnement, et qui sont de deux types de catégories :
Ces risques concernent le fonctionnement et l’organisation de fournisseurs. Ils peuvent être classés
en 12 catégories, à savoir :
II-1-1-1. Qualité
La qualité dans l’organisation consiste en la capacité à atteindre la conformité par rapport aux
exigences de l’entreprise cliente. Ces risques associés sont :
Actions :
- Consulter les certificats Qualité (ISO 9001), auto déclaration (ISO 17050) du fournisseur.
Actions :
- Consulter les certifications ISO 14001 (environnement) et/ou OHSAS 18001 (sécurité au
travail) du fournisseur.
Actions :
- Risques géographiques : zones sensibles aux catastrophes naturelles qui peuvent mettre en
péril les activités d’approvisionnement.
- Risques politiques : l’instabilité politique, les guerres civiles les embargos qui peuvent
influencer les activités des fournisseurs.
- Facteurs de risque d’éthiques : les pratiques non-éthiques sont, entre autres : la corruption,
la fraude, le non-respect des droits de l’homme.
- Risques économiques : perturbations monétaire, inflation, taux de chômage, protections
douanières, coût de l’énergie et les infrastructures.
Actions :
Ils concernent l’autonomie financière du fournisseur, sa profitabilité, son développement, ainsi que
sa rentabilité financière.
Actions :
Les risques sont que les produits ou services vendus par le fournisseur ne satisfassent pas la
conformité, ni les attentes implicites de l’entreprise cliente.
Actions :
Actions :
Le risque est que les activités d’amélioration menées par le fournisseur peuvent impacter les
activités de production.
Actions :
- Communication entre l’entreprise et ses fournisseurs pour préciser les démarches mises en
œuvre (planning, durée, impacts).
Il s’agit de risques liés à l’organisation logistique du fournisseur, qui engendrent des retards de
livraison.
Actions :
Actions :
- Contrôler les prototypes ou les premières unités fabriquées par le fournisseur avant de lancer
la production à grande échelle.
Ce sont des facteurs liés à l’aptitude de contrôle et de gestion de la chaîne des sous-traitants.
Actions :
Ce sont les facteurs liés à l’aptitude et les moyens nécessaires à la conception des produits
nouveaux pour répondre aux exigences des clients.
Actions :
Ces risques concernent la non-conformité ou la défaillance des produits ou services qu’achète une
entreprise auprès d’un fournisseur. Ils peuvent être classés en quatre catégories, à savoir :
Ce facteur de risque concerne les exigences de sécurité réglementaire qu’elles soient naturelles ou
internationales.
Actions :
Un procédé spécial de fabrication est un procédé qui permet d’obtenir des propriétés ou des formes
spécifiques. Le risque qui peut se présenter est l’apparition d’une non-conformité à long terme
lorsque les résultats du procédé ne soient pas contrôlables.
Actions :
- Prendre en compte les risques des procédés spéciaux dans le contrat avec le fournisseur ;
- Souscription à une assurance.
Actions :
Actions :
La probabilité d’apparition (P) correspond à la fréquence de réalisation du risque. Elle est évaluée
sur une échelle allant de 1 (très rare) à 4 (fréquent).
Probabilité Définition P
La valeur d’un risque est donnée par le produit de gravité de conséquences (G) et la probabilité
d’apparition (P) :
(R = G x P)
Une valeur numérique du risque doit être calculée pour chaque catégorie de risque lié au
fournisseur et au produit, les valeurs de criticité calculées seront ensuite converties en pourcentages,
qui équivalent à des taux de criticité normé. Ces taux varient entre 0 % (pas de risque) et 100 %
(risque maximal).
- Risque « acceptable » avec un taux de criticité normé dans la fourchette basse entre 0 % et 40
%;
- Risque « acceptable sous conditions » avec un taux de criticité normé dans la fourchette
moyenne entre 4 % et 70 % ;
- Risque « inacceptable » avec un taux de criticité normé dans la fourchette haute entre 70 % et
100 %.
Probabilité
inacceptable
Fréquent
Peu fréquent
acceptable sous conditions
Rare
acceptable
Très rare
Le processus d’évaluation de fournisseurs peut se faire selon trois propositions ou options, ce qui
va permettre de retenir un processus qui reprend les avantages de chaque proposition et évite les
inconvénients de chacune d’elles.
Cette proposition est de la norme ISO 9001,le processus est composé de six étapes principales :
Cette proposition est aussi inspirée de la norme ISO 9001, elle intègre la notion d’amélioration
continue, et comporte 05 phases :
[ABOUDRAR Z., RODOVALHO B., SECK A., Management des risques « Fournisseurs », Mémoire d’Intelligence
Méthodologique, Master Qualité et Performance dans les Organisations, UTC : Compiègne, 2014]
Cette proposition d’évaluation de fournisseurs est sous forme de logigramme, qui fonctionne avec
deux boucles internes, et ses entrées et sorties sont organisées de la façon suivante :
- Entrées :
- Le système d’analyse des risques ;
- La liste des fournisseurs candidats ou potentiels ;
- Sorties :
- Un tableau de classement ;
- Un graphique comparatif des fournisseurs.
Cette proposition est issue des trois processus proposés, en prenant compte des avantages et
inconvénients de chacune d’elles. Elle est basée sur la deuxième proposition, et les principales
améliorations à apporter sont :
Cette proposition est surnommée « P.E.R.FO » acronyme de Processus d’Evaluation des Risques
associés aux Fournisseurs.
[ABOUDRAR Z., RODOVALHO B., SECK A., Management des risques « Fournisseurs », Mémoire d’Intelligence
Méthodologique, Master Qualité et Performance dans les Organisations, UTC : Compiègne, 2014]
Si les risques fournisseurs sont dans la fourchette de valeurs acceptables, le fournisseur est inclus
dans le panel. Si les risques fournisseurs sont trop élevés, il n’entre pas dans le panel, et une fiche de
progrès lui est adressée pour indiquer les points d’amélioration.
Elle consiste à analyser les risques associés aux produits ou services proposés par les fournisseurs
du panel. Si les risques « produits ou services » sont évalués comme trop élevés le fournisseur n’est
pas retenu et une fiche de progrès lui est envoyée. La collaboration avec fournisseurs leur permet de
s’améliorer, et l’entreprise cliente sera bénéficiaire, puisque plus de fournisseurs seront capable de
répondre à ses exigences.
Observation :
Ce graphique est le résultat de l’évaluation de 5 fournisseurs fictifs : A, B, C, D, E.
[ABOUDRAR Z., RODOVALHO B., SECK A., Management des risques « Fournisseurs », Mémoire d’Intelligence
Méthodologique, Master Qualité et Performance dans les Organisations, UTC : Compiègne, 2014]
En fonction des résultats obtenus dans le graphique, un statut et une classe sont attribués à chaque
fournisseur. Le statut indique quels fournisseurs sont aptes à l’établissement des contrats. La classe
indique les variations parmi les fournisseurs approuvés. Les fournisseurs nominés reçoivent deux
étoiles et les fournisseurs approuvés une étoile, les fournisseurs sous réserves ou non approuvés ne
reçoivent aucune étoile.
L’évaluation des fournisseurs doit être réalisée périodiquement, et la fréquence dépend de la taille
de l’entreprise et du secteur d’activité.
Pour les fournisseurs évalués positivement et sélectionnés pour établir les contrats, le suivi
permettra à l’entreprise cliente d’accumuler des données sur sa relation avec les fournisseurs, ce qui
rendra plus complète les évaluations postérieures.
La chaîne logistique recouvre les fonctions de transport, stockage et manutention, et dans les
entreprises de production, la logistique tend à étendre son domaine en amont vers l’achat et
l’approvisionnement, en aval vers la gestion commerciale et la distribution.
La chaîne logistique englobe l’ensemble des opérations réalisées pour la fabrication d’un produit
ou d’un service allant de l’extraction de la matière première à la livraison au client final, en passant
par les étapes de transformation, de stockage, et de distribution.
(Chopra et Meindil, 2007) : « Une chaîne logistique consiste en toute les étapes impliquées
directement ou indirectement dans la satisfaction de la requête d’un client, la chaîne logistique inclut
non seulement le fabriquant et ses fournisseurs, mais aussi les transporteurs, les centres
d’entreposage, les détaillants et les clients eux-mêmes »
On peut distinguer plusieurs logistiques différentes par leur objet et leurs méthodes :
- La logistique d’approvisionnement : permet d’amener dans les usines les produits de base,
composants et sous ensembles nécessaires à la production ;
- La logistique d’approvisionnement générale : permet d’apporter aux différents services ou
aux administrations les produits divers dont elles ont besoins ;
- La logistique de production : consiste à apporter au pied des lignes de fabrication les
matériaux et composants nécessaires à la production et planifier la production ;
- La logistique de distribution : consiste à apporter au consommateur final, les produits dont il
a besoin ;
- La logistique de soutien : consiste à organiser tout ce qui est nécessaire pour maintenir en
opération un système complexe, y compris à travers des activités de maintenance ;
- Une activité de service après vente : proche de la logistique de soutien mais exercée dans un
cadre marchand par celui qui a vendu le produit, et par des spécialistes de soutien différents du
fabriquant ;
- Des revers logistics ou « logistique à l’envers » ou « logistique des retours » : consiste à
reprendre les produits dont le client ne veut pas, ou à traiter des déchets industriels,
emballages, produits inutilisables.
Pour analyser le champ de la logistique, il est fait recours à trois définitions différentes pour
éclairer ce domaine complexe.
Elle permet d’observer les flux en mouvements, flux entrants dans l’entreprise pour desservir les
ateliers et les services ensuite ressortir vers les clients.
La logistique optimise la circulation des flux, à travers l’arbitrage entre les exigences
contradictoires, d’un coté il ne faut pas de stocks, mais d’un autre coté il ne faut pas de rupture non
plus, les produits doivent être livrés rapidement, d’un coté, mais leur livraison ne doit pas grever le
prix de revient d’un autre coté, il faut un reporting précis des livraisons chez les clients d’un coté,
mais il faut peu de personnel et des logiciels simples pour ne pas alourdir les charges fixes de
l’entreprise d’un autre coté.
L’optimisation logistique consiste à trouver le meilleur compromis entre toutes ces exigences
contradictoires à un moment donné, dans un contexte donné et compte tenu des objectifs de
l’entreprise.
Il est utile dans une même entreprise de mettre en place des stratégies logistiques qui tiendront
compte des contraintes physiques (froid, chaud, périssable, inaltérable, humide, sec, etc.), des
contraintes documentaires (pays complexe au point de vue des douanes ou sans barrière à l’entrée..)
et des exigences de la clientèle.
La logistique optimise les flux de matière et les flux d’information associés (la provenance des
produits, leur composition, leur date de fabrication, leur mode d’utilisation, le temps de transport,
s’assurer que le produit est livré et payé).
L’enjeu aujourd’hui porte beaucoup plus sur la gestion des informations que la gestion des produits
lui-même.
Ce qu’attend le client de la logistique, est la mise en place, au moindre coût, d’une quantité d’un
produit à l’endroit et au moment où la demande existe, dans les conditions d’environnement et
d’utilisation précisés au contrat.
Le produit doit être livré à un coût, et la logistique doit navigué entre deux notions : un prix élevé
pour un service irréprochable, et un prix moins cher que pas cher pour un service en rapport.
Le produit doit être mis en place et au moment ou la demande existe, car le produit prend sa valeur
quant il est met à la disposition et au moment où il en a besoin.
Le produit doit être non seulement placé au moindre coût quand et la où la demande existe mais
aussi dans les conditions d’environnement et d’utilisation précisés au contrat. Ce qui signifie que le
service après vente entre dans le champ de responsabilité du logisticien.
La logistique cherche à mettre le produit à la disposition de celui qui en a besoin au moindre coût,
en même temps la logistique cherche à mettre le produit à la disposition de l’acheteur au moment et à
l’endroit ou une demande existe, donc au moment où le consommateur est prêt à le payer le plus cher.
C’est donc un acte de maximisation de la valeur.
Le poids de la logistique dans l’activité des entreprises est constaté à travers le pourcentage qu’elle
occupe dans le PIB mondiale :
La logistique s’occupe de taches différentes qui lui permettent d’acheminer les matières et les
produits du fournisseur vers l’entreprise, pour le stocker et subir différentes opérations de traitement
et retraitement, pour prendre sa forme finale, et ensuite sa destination vers le consommateur.
III-4-1. L’approvisionnement
L’approvisionnement constitue la fonction la plus en amont de la chaîne logistique. Les matières et
les composants approvisionnés constituent 60 % à 70 % des coûts des produits fabriqués.
Réduire les coûts d’approvisionnement contribue à réduire les coûts des produits finis.
Les délais de livraison des fournisseurs et la fiabilité de la distribution influent plus que le temps de
production sur le niveau de stock ainsi que la qualité de service de chaque fabriquant.
La tendance générale des relations clients/fournisseurs va vers plus de coopération via un partage
d’information plus rapide en utilisant les nouveaux systèmes d’information basés sur les technologies
de l’information et de communication.
III-4-2. La production
Elle est au cœur de la chaîne logistique, et représente les compétences que détient l’entreprise pour
fabriquer ; développer ou transformer les matières en produits ou services.
La capacité de production donne un indice sur la réactivité de la chaîne logistique aux demandes
fluctuantes du marché.
Une grande capacité de production peut être utilisée lors de demandes supplémentaires, mais en cas
de baisse de demandes une partie de la capacité de la production peut être inactive et engendrer des
coûts et dépenses en plus.
Dans le cas de limitation de la capacité de production la chaîne logistique à du mal à être réactive
et peut perdre des parts du marché.
III-4-3. Le stockage
Le stock est une accumulation en même lieu de matières ou de produit en attente d’affectation.
Le rôle des stocks est de permettre la régularisation des flux discontinus pour servir sans rupture le
consommateur.
La chaîne logistique doit trouver un équilibre entre une meilleure réactivité et la réduction des
coûts, d’un coté plus en a de stock, plus la chaîne logistique est réactive aux fluctuations des
demandes sur le marché, d’un autre coté avoir des stocks peut engendrer des coûts et des risques (cas
de produits périssables, ou produit d’innovation rapide)
La gestion des stocks est l’une des clés de la réussite et d’optimisation de toute une chaîne
logistique, et une meilleure gestion des stocks peut engendrer des économies importantes.
Plusieurs méthodes de gestion des stocks existent, méthode d’ABC, LIFO, FIFO, et autres
méthodes.
L’entrepôt où se trouve les stocks est plus qu’un lieu de garde de la marchandise, il permet de :
- Contrôle de la qualité ;
- Emballage, et le conditionnement sous différentes formes ;
- Étiquetage et ajout d’informations pour rendre le produit conforme aux normes et
particularités de chaque zone de consommation ;
- Activités d’assemblage.
III-4-4. Le transit
Le transit consiste à faire passer le produit brièvement sur une plate forme pour le dégrouper et le
réassembler avec d’autres produits allant au même endroit.
Le temps de stockage sur la plate forme de transit va de quelques heures à quelques jours.
III-4-5. Le cross-docking
Le cross-docking est une version évolué du transit en ce sens que les produits sont allotis, c'est-à-
dire triés et étiquetés en fonction de leur destination finale dés leur préparation chez le fournisseur.
Le cross-docking est source de valeur ajoutée puisque il permet de confier des opérations à celui
qui est le mieux placer à le faire : le fournisseur du produit.
La condition sine qua-none d’un cross-docking efficace est de pouvoir mettre à la disposition de la
chaîne logistique un excellent réseau de communication.
La livraison directe constitue une solution pour l’entreprise quand la quantité livrable au point de
consommation représente une charge complète. Mais ce n’est pas toujours le cas, mais vu les coûts
que peut engendrer ce système, les entreprises qui ont à recevoir de nombreuses commandes préfèrent
passer de la livraison directe au transit, voir pour les mieux outillées au cross-docking.
La fonction transport intervient tout au long de la chaîne logistique. Le contrat de transport est une
convention entre un transporteur et un chargeur pour déterminer les conditions de déplacement d’une
marchandise ou d’un lot de marchandise d’un point géographique convenu à un autre point
géographique convenu.
Définir d’une façon précise et claire la nature de l’emballage et le nombre de colis, de palettes ou
de fardeaux réduirait le nombre de litige entre l’entreprise et le transporteur.
Les prestations annexes au transport peuvent prendre assez d’importance dans les opérations de
logistique.
Le rapport entre la réactivité de la chaîne et son efficacité peut être aussi vu par le choix du mode
de transport.
Les modes de transport les plus rapides (les avions), sont très coûteux, mais permettent de réagir
très vite et de satisfaire les demandes non prévisibles.
Les autres modes de transport (voies ferrées, camions, bateaux), sont plus efficaces du point de vu
des coûts, mais moins rapides.
L’entreprise peut choisir de combiner ces modes de transport et de les adopter à certaines situations
selon l’importance de la demande et le gain total à gagner.
Les incoterms (International Commercial Terms) sont nés de la pratique des échanges mondiaux.
Ils sont publiés et revus régulièrement par la chambre de commerce internationale (CCI) depuis 1936.
Les incoterms ne couvrent pas tout le champ des pratiques commerciales internationales, ils
n’organisent pas le paiement de la marchandise et ne disent rien du transfert de propriété. L’Incoterm
parle de responsabilité pas de propriété de la marchandise.
Les Incoterms sont structurés en 4 familles en fonction du point de transfert des coûts :
- E : vente au départ,
- F : transport principal non acquitté,
- C : transport principal acquitté,
- D : vente à l’arrivée.
La conception d’une chaîne logistique nécessite de prendre un ensemble de décisions sur trois
niveaux hiérarchiques, décisions stratégiques, décisions tactiques, et décisions opérationnelles. Cette
hiérarchie est basée sur la portée temporelle des activités et sur la pertinence des décisions.
Elles désignent toutes les décisions de conception de la chaîne logistique et ont une influence
importante sur la stratégie concurrentielle à long terme de l’entreprise. Les décisions stratégiques
configurent la chaîne logistique. Parmi les décisions stratégiques qui peuvent être prise par la
direction générale :
Elles sont prises sur un horizon de moins de 18 mois en général, il s’agit de produire en moindre
coût pour les demandes prévisibles, et faire la planification dépendant de la structure conçue au
niveau stratégique. Parmi ces décisions tactiques :
Elles sont prises pour un horizon de très court terme pour assurer la gestion des moyens et le
fonctionnement au jour le jour de la chaîne logistique. La réactivité de la prise des décisions
opérationnelles est un élément de mesure de la performance de la chaîne logistique. L’objectif à ce
niveau est de répondre aux requêtes des clients d’une façon optimale. Parmi les décisions
opérationnelles :
Le terme « supply chain management » est apparu dans les années 1980 et s’est répandu dans les
années 1990.
Il est apparu dans un environnement logistique complexe qui avait besoin d’un outil pour
appréhender et modéliser cette complexité et apporter une aide à la décision. Les anciens outils de
gestion de production, de planification et de pilotage des entreprises sont devenus insuffisants car
dépassés par les demandes nouvelles et la réorganisation des entreprises en réseaux. L’émergence de
la chaîne logistique a fait naître des besoins en matière d’intégration des entreprises et de
coordination des flux des matières, des flux d’informations et des flux financiers à des niveaux jamais
atteints auparavant. C’est le supply chain management qui englobe les approches, les méthodes et les
outils permettant de satisfaire ces besoins.
Le supply chain management peut être considéré comme une philosophie, une logique de gestion,
et une vision de l’entreprise où la coordination avec les différents acteurs garantit la baisse des coûts
et l’augmentation de la qualité de services au consommateur final.
Le supply chain management peut être définit comme suit (Hugo, 2003), « le supply chain
management est la coordination de la production, du stockage, de la localisation et des transports à
travers tous les participants à la chaine logistique afin d’avoir la meilleure combinaison de réactivité
et d’efficacité par rapport au marché desservi ».
Le supply chain management est le processus qui intègre toute les fonctions de la chaîne logistique,
avec une vision globale des choses, il voit le tout comme une seule entité même s’il s’agit d’une
organisation hétérogène juridiquement.
Le supply chain management gère entre autre les flux des informations, ce qui primordiale pour la
prise de décisions, et l’une des clés de la réussite du management globale de la chaîne logistique est la
capacité des partenaires à partager l’information et la synchronisation de leur activités, et le système
d’information utilisé joue un rôle primordiale.
L’informatique est un outil indispensable dans la gestion moderne de l’entreprise, d’où la nécessité
de la maîtrise de l’acheteur des différents logiciels concernant les achats.
Le logiciel de le plus utilisé est l’Excel qui permet de concevoir des tableaux de bord et d’autres
comptes rendu d’activité, en revanche cette application ne répond pas aux besoins parfois complexes
d’une direction achats, il existe néanmoins des logiciels dédiés à la fonction achats.
Ces logiciels permettent à la direction achats de connaître avec précision la nature et le montant des
dépenses de l’entreprise.
Ils permettent aussi de déterminer les volumes d’achats par famille, par structure et par zone
géographique, données indispensables pour développer une stratégie achats.
Les inconvénients de ces logiciels qu’ils ne détectent pas les erreurs de facturation et possèdent une
marge d’erreurs importante.
Ces applications permettent de centraliser les données, de partager les informations et d’analyser
les dépenses de l’entreprise.
Ils permettent aussi d’avoir toute une batterie d’indicateurs et de statistiques par famille d’achats
ou par collaborateur, et permettent ainsi d’analyser les performances de chaque acheteur et d’apporter
les correctifs si nécessaire.
IV-2.Le-achat
Les modules du logiciel d’e-sourcing recouvrent toutes les étapes d’un processus achats
traditionnel.
On peut distinguer :
- Des modules qui permettent de définir les besoins selon une méthodologie prédéfini par la
direction achats ;
- Des modules d’e-RFI (request For Information) qui permettent de demander des informations
à des fournisseurs ;
- Des modules d’e-RFQ (request For Quotation) qui concernent les appels d’offre en lignes ;
- Les modules d’enchères en lignes, qui permettent de mettre en compétition, en direct et dans
temps limité des fournisseurs.
IV-2-2. L’e-procurement
Ces logiciels permettent d’automatiser la gestion des approvisionnements à partir de module qui
permettent de formaliser toutes les demandes d’achats qui émanent des collaborateurs.
Les prescripteurs choisissent les produits et les services qu’ils souhaitent acheter dans les
catalogues de l’entreprise en lignes.
Informatiser ses achats revient à définir une nouvelle méthodologie, standard et partagée par tous
les acheteurs de l’entreprise.
Les SI achats constituent une véritable révolution d’un point de vue organisationnelle et
managérial.
Pour réussir u tel projet, il est nécessaire d’établir un plan de déploiement et d’adoption du logiciel
achats.
Le déploiement doit être progressif, et confié à une équipe projet dont le rôle est d’informer,
d’identifier et de former les acheteurs.
L’implication d’un nombre du comité de direction est indéniablement un plus, enfin une
communication est la clé de voûte d’un projet réussi.
L’enjeu étant d’acheter mieux, pas nécessairement moins cher. Pour ce faire il est utile de
constituer u tableau de bord dont les indicateurs (Nombre de personnes formées, familles d’achats
traitées, fonctionnalités utilisées, etc.) suivent le déploiement du logiciel et son adoption par les
utilisateurs.
Construire une stratégie d’achats efficace est une phase clé de la vie de l’entreprise, la stratégie
efficace permet d’améliorer les performances de l’entreprise en augmentant les marges et en réduisant
les coûts.
La stratégie d’achats désigne l’ensemble des étapes visant à optimiser le processus achats ey
parvenir au meilleur résultat possible, à travers le :
La stratégie d’achats doit faire en sorte de toujours respecter le triptyque « Qualité – Cout –
Délai », aucun un de ces éléments ne doit être négligé.
Le responsable achats doit déterminer les objectifs spécifiques par type d’achats, et doit connaître
les objectifs de l’entreprise, la politique de dépense et les besoins récurrents des équipes.
Pour mettre en place une stratégie d’achats efficace, la direction achats doit faire dans un premier
temps un état des lieux, et cela à travers :
Faire une analyse pertinente des dépenses de la direction achats en utilisant les méthodes les plus
adoptées:
- Le diagramme de Pareto : il considère que 20% des stocks totalisent 80% des dépenses,
d’où la nécessité de concentrer l’action sur ces achats ce qui peut engendrer des économies par
leur optimisation ;
- La matrice stratégique de Kraljic : elle met en parallèle l’importance de chaque famille
d’achat et la complexité du marché fournisseur. On distingue les achats directs (stratégiques)
et les achats indirectes (ex : entretien des locaux, matériel informatique, etc.).
- Sécuriser l’approvisionnement ;
- Assurer l’efficacité de la transmission des informations ;
- Chercher à améliorer la qualité de la relation avec les fournisseurs ;
- Être au courant des évolutions du marché et des offres de la concurrence.
Il n’existe pas une stratégie unique applicable à l’ensemble des achats, mais plusieurs méthodes et
stratégies.
La coexistence de ces stratégies constitue la bonne vision de l’optimisation de la direction achats.
Lors d’élaboration d’une stratégie d’achats la direction achats doit prendre en considération les
facteurs suivant (à titre non exhaustif) :
- La méthode d’approvisionnement ;
- Le coût total estimé ;
- La période du contrat ;
- Les exigences relatives à la livraison ;
- Le calendrier d’approvisionnement ;
- Les procédures d’évaluation et la méthode de sélection ;
- Les facteurs environnementaux ;
- Les facteurs risques ;
- Possibilité de recourir à un surveillant de.
La mise en place d’une stratégie d’achats est une question centrale pour les responsables. Cette
stratégie doit être connue par tous les responsables de l’entreprise et elle doit être en adéquation avec
la politique de dépense de l’entreprise.
L’entreprise est amené a constitué des stocks pour divers raisons, et essentiellement pour les
raisons suivantes :
Pour répondre à une demande constante de première nécessité et face à une production
saisonnière, l’entreprise est dans l’obligation de constituer des stocks.
Les entreprises doivent stocker pour divers motifs économiques, le cas des remises consenties en
fonction des quantités commandées conduit parfois à accepter des stocks plus importants.
Certaines entreprises stockent des matières couteuses pout en tirer des bénéfices par la
spéculation.
L’entreprise selon son activité peut être amené à constitué des stocks pour différents types allant
des matières premières aux fournitures et outillages simples.
Les stocks et productions en cours sont l’ensemble des biens qui interviennent dans le cycle
d’exploitation pour être :
On distingue les stocks proprement dits des productions en cours. Les stocks proprement dits
comprennent :
Les différents types de stockage dans une entreprise varient selon les différents types de stocks
présents dans cette entreprise, par exemple une entreprise qui déclenche divers approvisionnements,
gère in processus de fabrication et distribue ses produits finis peut avoir les lieux suivants :
Un second contrôle plus approfondie consiste à vérifier la correspondance des produits aux
conditions de qualité requises.
Les produits et matières qui ne respectent pas les conditions requises vont faire retour aux
fournisseurs, tandis que les autres qui remplissent les conditions sont acheminés vers les magasins et
entrepôts.
Schémas :
⋮
Matières premières Ateliers de production
Réception
Autres approvisionnements
Produits finis
Expédition Emballages
VI-3-2-2.Plusieurs magasins
Les problèmes principaux qui peuvent se poser à un magasin sont les suivants :
Ils désignent :
- Les stocks en attente qui sont sortis de l’entrepôt pour une durée déterminée.
- Les produits en pied de chaine : se sont les matières déjà sorties de l’entrepôt et ayant subies
quelques transformations.
- Les produits sur chaine : se sont les produits en cour de transformation, d’assemblage et de
montage.
- Les produits semi-finis et les produits finis : en fin de processus on obtient soit des produits
semi-finis qui seront utilisés dans le cadre d’autres programmes de fabrication, soit des
produits finis.
Les problèmes liés aux en-cours résident à la fois à la disponibilité des matières et des moyens
techniques et humain pour réalise le plan fabrication.
Les magasins d’expédition abritent les stocks de produits finis, d’emballage et de des divers
produits de conditionnement.
- Préparation des commandes clients : qui varient selon les procédures choisies, les méthodes
d’emballage et la gestion administrative (documents d’expédition, de douane, d’étiquetage,
…..)
- Expédition et livraison : la gestion des moyens de transport et des tournées de livraison
dépend du service expédition de l’entrepôt de produits finis.
VI-4. Les différents coûts liés à la gestion des stocks et des approvisionnements :
La gestion des stocks et des approvisionnements peut engendrer plusieurs couts, et la maitrise de
ces coûts permet à l’entreprise de minimiser au maximum ces dits couts, d’où une baisse considérable
des coûts de revient des marchandises et produits finis.
- Le nombre total des lignes de commande figurant sur l’ensemble des commandes annuelles
(une ligne étant composée d’un article, d’une quantité, d’un prix, d’un délai) ;
- Le nombre total des lignes de livraisons figurant sur l’ensemble des bordereaux de livraison.
D’où :
Cout de passation moyen d’une commande = cout totaux d’acquisition / nombre de commande
fournisseurs.
Cout de passation moyen d’une commande d’article = cout de passation moyen d’une commande /
nombre moyen d’articles différents commandés en même temps dans une même commande
On peut distinguer deux catégories bien distinctes de couts : les couts financiers et les couts de
magasinage.
Les stocks constituent une immobilisation importante de capitaux, le cout de cette immobilisation
est égal au taux d’intérêt à cour terme proposé par les banques. On peut aussi affecter aux
immobilisations de stockage le taux de rendement habituel des investissements.
-Valeur locative et entretien des magasins : elle concerne les dépenses liées aux locaux (chauffage,
éclairage, entretien…), son taux varie entre 0.5 % à 1 % de la valeur stockée.
- Coûts de manutention : les frais de personnel du magasin, et l’amortissement et l’entretien des
engins et des installations de rangement, ces couts peuvent varier entre 4 % à 6 % de la valeur
stockée.
- Cout de détérioration par stockage et manutention : ces couts dépendent de la nature des
produits stockés et varient entre 0.2 % à 5 % de la valeur stockée.
- Coûts de péremption : ces couts concernent les articles périssables soit par leur nature, ou qui
peuvent devenir périmés soit par changement de modèle ou de standard de sécurité ou suite à la
fixation de dates limites, ces couts peuvent varier entre 0 % à 3 % de la valeur stockée.
- Coûts d’obsolescence : ces couts concernent particulièrement les articles à évolution rapide ou qui
sont sensible à la mode, ils peuvent varier entre 0.5 % à 10 ù de la valeur stockée.
Ce coût de rupture désigne l’ensemble des frais ou dommage causés par l’absence d’un article au
moment où il est demandé. On peut citer :
Le calcul du cout de rupture de stock constitue une opération assez complexe, car il est difficile
d’en donner une idée de grandeur.
Ceux-ci comprennent :
La mise en place d’un système de gestion des approvisionnements et des stocks est d’une
importance vitale pour l’entreprise, plusieurs fonctions sont concernées par la gestion des
approvisionnements, cette relation engage chaque partie à satisfaire les exigences de l’autre partie.
La direction générale attend du service chargé de la gestion des approvisionnements quatre points
essentiels :
Les responsables de cette fonction doivent être au courant des conditions de règlement fournisseurs
et clients, des fonctionnements des entrepôts et magasins, et des commandes passées aux fournisseurs
ou reçues des clients afin de transmettre ds informations comptables pertinentes, et des indicateurs sur
les couts.
Afin de réaliser son objectif qui est d’assurer la continuité de la production, la fonction production
doit savoir quant les articles à commander seront disponibles, et être informé de tout évènement
capable de perturber l’approvisionnement pour permettre une programmation plus souple de la
production.
Pour mener à bien l’activité de distribution, il est nécessaire que la fonction commerciale soit
régulièrement tenue au courant des modifications dans les conditions fournisseurs, et en particulier
dans les conditions prix, et des états de stocks disponibles.
Pour mener à bien sa mission les responsables da la fonction achat attendent de la gestion des
stocks les informations sur la manière dont les produits sont distribués :
La fonction approvisionnement ne peut mener à bien sa tache que si les cinq fonctions précédentes
arrivent à lui fournir les informations disponibles, il s’agit :
- Un état des commandes à recevoir pour planifier la réception et le contrôle des articles livrés ;
- Un programme des livraisons à effectuer ;
- La connaissance du nombre de mouvement par produit, afin d’arriver à organiser la
distribution physique des articles dans l’entrepôt.
L’entrepôt et son fonctionnement représente une part considérable du cout de possession du stock,
d’où la nécessité à travers le choix de l’entrepôt et des moyens mis à sa disposition doit µconduire à
une minimisation des couts.
Le schéma général
Le centre du schéma représente le système de gestion des stocks, et les divers fonctions sont
réparties autour de ce centre
Direction générale
Finance- Direction
Comptabilité Commerciale
Gestion
Des
Achats Production
Stocks
Approvisionnements Entrepôts
Ce schéma représente d’une façon théorique les différentes fonctions qui peuvent exister dans une
entreprise de grande taille, il est fréquent dans une entreprise de taille moyenne que le directeur
s’occupe lui-même des relations avec les fournisseurs, ou qu’un secrétariat soit chargé de plusieurs
taches : expédition des commandes, réception des commandes clients….
Les responsabilités exercées au sein de l’entreprise doivent être réparties de manière que cette
fonction soit une réponse à une question parmi les cinq questions posées :
La situation idéale dans une entreprise est que la réponse à chaque question corresponde à une
fonction bien précise.
Les différentes situations qui peuvent se décliner concernant la relation entre les achats et les
approvisionnements sont de la façon suivante :
Achats
Approvisionnements
C’est le cas des entreprises de production ou la fonction approvisionnement est réputée prioritaire.
VI-5-9-3. Les deux fonctions sont intégrées dans une autre structure
Direction logistique
Dans ce cas de figure les relations fonctionnelles sont horizontales, alors que dans les hypothèses
précédentes elles étaient verticales ?
Ce cas de figure est observé lorsque la décision de commande doit suivre très rapidement la
négociation d’achat.
C’est le cas des achats des marchés internationaux à forte fluctuation des cours, les achats
d’articles ou de produits sensibles aux modes. La décision d’achat se doit être rapide.
La gestion de l’approvisionnement et des stocks est une composante critique du système de gestion
de la qualité.
Une gestion soigneuse de la fonction approvisionnement et des stocks à travers une méthode
d’approvisionnement bien choisie et adéquate à l’entreprise assurera :
La fonction approvisionnement est chargée de mettre à la disposition des unités de production les
matières premières, fournitures et consommables en qualité et quantité suffisantes en respectant les
objectifs suivants :
Le choix de produit et fournisseur de qualité assure une sécurité indispensable pour l’entreprise, car
un tel choix permet d’obtenir un produit de qualité condition importante pour la réussite d’un produit.
L’objectif de qualité permet à l’entreprise de réduire les couts inutiles (couts des malfaçons, des
déchets, des retards de livraison …) et de participer d’une manière importante à l’objectif de
compétitivité.
Le responsable des approvisionnements doit toujours chercher à réduire les couts d’achat par le
bon choix du fournisseur, et à minimiser les couts de stockage.
Dans le cadre de son réapprovisionnement l’entreprise peut se trouver dans une des quatre
situations suivantes :
Cette méthode est utilisée par l’entreprise lorsque celle-ci commande des quantités fixes de
matières et fournitures à des dates fixes.
A travers cette méthode d’approvisionnement l’entreprise est lié par un contrat à un fournisseur ou
il est désigné les dates de livraison à travers l’année, et les quantités à livrer d’une façon bien précise.
Cette méthode est utilisée par des entreprises qui ont des produits qui sont vendus, transformés ou
consommés à intervalles réguliers.
VII-2-1-1. Avantages
- Elle est simple à utilisée, et ne nécessite pas un grand temps pour fonctionner, et entraine des
frais administratifs relativement bas ;
- Possibilité de réaliser des gains considérables sur les commandes si ces dernières sont de
grande taille ;
- La fixation des dates de livraison facilite aux fournisseurs le travail d’organisation, de
préparation et d’expédition.
VII-2-1-2. Inconvénients
- Elle est utile seulement pour des entreprises déjà développées et disposant d’une capacité
d’achat élevée ;
- Si pour une quelconque raison l’entreprise change la date de livraison, des difficultés
administratives peuvent intervenir avec le fournisseur ;
- C’est une méthode peu flexible conçue essentiellement pour des produits ayant une fréquence
de rotation élevée.
- La mise en œuvre d’un système de production flexible, permettant dans une meme chaine de
passer d’un produit à un autre ;
- Une fiabilité totale des machines (Zéro défaut) ;
- L’utilisation d’un système de pilotage capable de gérer la circulation des produits par unités.
VII-2-2-1. Avantages
VII-2-2-2. Inconvénients
- Le fournisseur peut ne pas être en mesure de répondre favorablement lorsque les dates de
commandes sont variables,
- Cette méthode exige un suivi administratif constant et minutieux afin de s’assurer que les
commandes seront passées au bon moment ;
- Cette méthode oblige l’entreprise a conserver un stock de sécurité qui lui permet de continuer
à fonctionner entre le moment ou la commande est passée et celui ou elle est réceptionnée.
Dans cette méthode l’entreprise va commander des quantités variables à des dates variables, c’est
la méthode la plus simple mais la plus difficile à maitriser. Elle est adaptée pour le secteur du BTP,
ou dans le cas d’une entreprise ayant besoin de commander de la marchandise onéreuse ou rare si elle
ne peut pas déterminer à quel moment son stock sera écoulé ni des quantités dont elle aura besoin.
VII-2-3-1. Avantages
- Elle permet d’éviter des immobilisations de capitaux inutiles, lorsque l’entreprise utilise une
marchandise qui n’est pas commandée d’une façon récurrente ;
- Elle est la meilleure option à sélectionner lorsque l’entreprise n’a pas ou a peu de visibilité sur
la fréquence de commande ou de la quantité dont elle en a besoin à court terme.
VII-2-3-2. Inconvénients
- Elle est compliquée à utiliser, et exige une bonne connaissance de la gestion des stocks, et
demande beaucoup d’attention pour être réellement efficace (Analyse des stocks, nécessité de
recommander ou non…) ;
- Les fournisseurs peuvent être frileux envers cette méthode, car elle peut favoriser la
spéculation.
VII-2-4. Méthode de recompletement
Cette méthode est utilisée par l’entreprise pour des produits commandés à quantités variables à des
dates fixes, elle est optimale pour des produits onéreux et/ou périssables, et pour chaque produit on
définit un niveau de stock optimum.
VII-2-4-1. Avantages
- Elle permet d’avoir une quantité de produit stockée optimale tant que la rotation du stock suit
les prévisions de l’entreprise ;
- Elle permet à l’entreprise avant de passer la commande à la date fixée de définir la quantité
dont elle en a besoin, et en conséquence de réaliser des économies.
VII-2-4-2. Inconvénients
- Si la consommation du mois suivant n’est pas adaptée à la quantité des stocks, l’entreprise
peut se trouver en surplus ou en rupture de stocks.