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REGION DU CENTRE BURKINA FASO

********************* Unité, Progrès, Justice


PROVINCE DE BAZEGA
***********************
DEPARTEMENT DE SAPONE

PROJET DE REALISATION D’UN BARRAGE


ET D’AMENAGEMENT DE PETITS
PERIMETRES IRRIGUES DANS LE VILLAGE
DE NIONSNA

RAPPORT DE L’ETUDE SOCIO


ECONOMIQUE ET DE FAISABILITE
Décembre 2009

SOMMAIRE
INTRODUCTION
i) CONTEXTE
ii) METHODOLOGIE
I) ETUDES DU MILIEU
1.1) Situation géographique
1.1.1) La localisation et le relief du village
1.1.2) Les sols
1.1.3) L’hydrographie
1.1.4) La végétation
1.1.5) Le climat
1.1.6) La population
1.2) La situation socio - économique
1.2.1) Organisation socio- économique
1.2.2) L’agriculture
1.2.3) L’élevage
1.2.4) Les activités commerciales
1.2.5) Les infrastructures
1.2.6) Les partenaires
1.2.7) Le plan de développement villageois
II) ETUDES DU BARRAGE
2.1) Objectifs
2.2) Estimation des besoins
2.3) Bilan d’exploitation
2.4) Conception du barrage
2.5) Raison d’être
III) ETUDES DES AMENAGEMENTS HYDRO AGRICOLES
3.1) Objectifs
3.2) Configuration de l’aménagement
3.3) Justification socio économique
IV) COUT ESTIMATIF DU PROJET
V) ANNEXES

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Remerciement
Au terme de notre mission qui a eu pour objet l’étude socio
économique et de faisabilité de la réalisation d’un barrage, un petit
périmètre irrigué et trois petits périmètres maraîchers dans le village
de NIONSNA département de Saponé, le bureau d’étude « GPS –
International » teint de façon sincère à adresser ses remerciements à
la population toute entière, au président de CVGT (conseiller
communal) pour la confiance qu’ils ont placé en lui.

Il remercie tous les acteurs de la vie socio économique du village qui


ont accepté livrer des informations utiles et enrichissantes.

Que soient remerciés de façon particulière le maire de la commune


départementale, les sages coutumiers pour leur esprit d’ouverture qui
a permis à l’équipe de la mission de bien boucler ses investigations et
suggestions.

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Introduction
Après l’établissement du plan de développement local, la population
et les organisations locales avec l’association « ACD » tête de file se
sont engagées résolument à contribuer de manière efficace à
l’amélioration des conditions de leur vie. C’est dans cette optique que
la présente étude socio économique et de faisabilité du barrage et des
aménagements a été commanditée ces dernières.
Cette étude réalisée par le bureau d’études « GPS- International » a
porté sur l’évaluation des attentes économiques et les conditions et
possibilité de réalisation des dits ouvrages dans le village.
Le présent rapport s’articule comme suit :
 études du milieu
 études du barrage
 études des aménagements

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i) Contexte
Dans le cadre de la décentralisation, la stratégie du développement local est la
lettre de mission de tous les partenaires afin d’accompagner le gouvernement
Burkinabé dans sa mission de responsabilisation des populations dans leur
développement socio économique.

Ainsi le village de NIONSNA dans le département de Saponé a élaboré son plan


de développement local dont les priorités sont :
- la construction d’une retenue d’eau
- l’intensification de la production agricole
- la construction de la piste Nobdogo- Kalkuidguin
- la mise en place d’une caisse villageoise d’épargne et de crédit
- la réalisation des points d’eau

Si la réalisation de certains projets prioritaires semble être facile et a la portée


des capacités des populations, par contre il existe d’autres dont leur exécution
demande un investissement assez lourd et difficile, voire impossible à réaliser
sur les seules capacité de ces populations. De cela, on reteint la construction
d’une retenue d’eau et des aménagements hydro agricoles.

ii) Méthodologie
La méthodologie utilisée a consisté à rencontrer les personnes ressources et la
collette des informations sur le terrain après une exploitation documentaire. En
effet l’exploitation documentaire a permis d’obtenir des informations officielles
relatives aux objectifs de la mission. Il a été question de mieux cerner les atouts
et contraintes des éventuelles réalisations et d’orienter les travaux
d’investigation.

Au niveau terrain, la mission a organisé et entretenu des rencontres avec les


acteurs de la vie sociale, économique de la localité. A l’issue de cette phase, la
mission a pu déterminé de manière précise :
 les informations sur la vie de la localité
 les atouts pour le dit projet
 les informations sommaires sur les ouvrages à réaliser

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Après analyse des données, la mission a fait des propositions sur la production,
l’organisation et la gestion des ouvrages dans le but d’une utilisation durable et
rentable.

I) ETUDES DU MILIEU
L’étude du milieu menée visait à fournir les informations de base de la zone
concernée par le présent projet.

1.1) La situation géographique

1.1.1) La localisation et le relief du village

Le village de Nionsna est situé dans le département de Saponé, et est à 12 km de


chef lieu du département. Il est limité :
- au Nord par le village de Kougpaka
- au Nord –Est par Damkièta
- au Sud –Est par Goodin et Pazetfo
- au Sud par Targho
- à l’Ouest par Lado
Il se situe entre 1°40’ et 1°50’ de longitude Ouest et 12° et 12°15’ de latitude
Nord.

Son relief spécifique est une pénéplaine usée avec le temps par l’érosion. Il est
caractérisé par des pentes faibles et des vallées évasées. Il est peu accidenté dans
son ensemble avec une chaîne de collines granitiques et de cuirasses
ferrugineuses dans la partie sud.

1.1.2) Les sols

Selon la topographie on peut observer les sols suivants :


- les sols argileux. Ce type de sol assez pauvre pour les cultures se trouve
en bordure des cours d’eau pour un premier type et dans les ravins situés
au flanc des collines pour le deuxième type.

- Les glacis : il s’agit des sols fortement dénudés par l’érosion sans aucune
valeur agronomique.

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- Les sols hydromorphes
Ce dernier groupe de sols est surtout rencontré dans les bas fonds. Il s’agit
généralement des zones ou se produit les inondations temporaires ou une
remontée de la nappe phréatique.

Seuls les bas fonds ont un taux de matière organique acceptable maintenu par un
apport continu à partir des eaux de ruissellement. Le reste est très pauvre en
matière organique.

1.1.3) L’hydrographie

La localité est touchée par des affluents du fleuve NAZINON. Le village est
traversé par deux cours d’eau importants. Il est situé au sud de la jonction des
deux affluents. Compte tenu de la forte évaporation que subit la zone, ces cours
ne sont pérennes. En saison sèche, à laide de puisards la population arrive à
abreuver les animaux.

1.1.4) La végétation
Selon le découpage phyto –géographique la végétation est de type savane
arborée et arbustive avec une importante forêt située au sud du village et des
formations ripicoles le long des cours d’eau. Elle est assez dégradée dans son
ensemble du fait de l’action anthropique. On rencontre le plus souvent les
espèces ligneuses suivantes :

- vitellaria paradoxa - bombax constatum


- faidherbia albida - acacia macrostachya
- parkia biglobosa - khaya senegalenisis
- adansonia digitata - lannea microcarpa
- balanites aegyptiaca - piliostigma reticulatum
- sclerocarya birrea - ficus gnaphalocarpa
- capparis corymbosa - detarium microcarpum
- piliostigma tonningii - pterocrpus erinaceus
- tamarindus indica - mitagyna inermis

Outre ces espèces on rencontre des espèces exotiques.


Les graminées constituent l’essentiel du pâturage de la zone.

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1.1.5) Le climat

La période chaude, mars à mai, se caractérise par une température minimale de


27°c et une maximale de 40°c en avril.
La zone connaît une évaporation assez importante dont la plus forte est
d’environ 11 mm/j en avril et la plus faible située en août est de 5mm/j.
La zone connaît principalement deux types de vent :
L’harmattan qui souffle en saison sèche est d’origine continentale et
d’orientation globale Nord-Est vers le Sud-Ouest. Sa vitesse moyenne varie
entre 1,2 et 2,9m/s.
La mousson d’origine marine et humide souffle du Sud-Ouest vers le Nord-Est à
des vitesses généralement inférieures à 3m/s.
Les changements de nature et de sens des vents sont des conditions
déterminantes dans l’évolution saisonnière.

La période d’hivernage, allant du mois de mai au mois d’octobre, est la plus


courte des deux saisons (5 mois) axée sur le mois d’août. Les précipitations
donnent des hauteurs d’eau moyenne comprises entre 600 mm et 900mm
pendant un certain nombre de jours variant entre 43 et 73 jours.
La pluviométrie est très capricieuse et connaît une irrégulière répartition spatio-
temporelle avec un effet sur la production agricole.
Au cours de ces dernières années, l’effort déployé par le gouvernement
burkinabé a permis de réguler cette contrainte par le programme « opération
SAAGA ».

1.1.6) La population
Le recensement administratif de 2006 a évalué la population à 2586 individus.
Selon les données du recensement :
- 1707 habitants ont moins de 15 ans représentant ainsi 50,48 de la
population
- Les femmes au nombre de 1396 représentent plus de la moitié de la
population.
De cette analyse, la population en âge de travailler est estimée à 1354 dont l’âge
est compris entre 16 et 55 ans ; s’il est considéré que jusqu’à 15 ans on est à
l’âge de scolarisation.
Sur la base de ces données aujourd’hui la population active doit être en croissance du fait du
passage des jeunes depuis 1998 à l’âge adulte.
Population Hommes Femmes Totaux
Tranche d’âge 0-4 5- 14 >15 Total 0-4 5- 14 >15 Total
Nombre 175 462 653 1190 210 476 710 1396 2586

% par rapport à la 4.7 17.70 25.2 46 8.1 18,4 27.3 54 100


Population totale

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1.2) La situation socio économique

1.2.1) Organisation socio- économique du village


Ici il est question de l’état des lieux (si la situation est favorable à une
intervention dans le village) sans évoquer l’histoire de la société. Pour ce faire
l’aspect organisation paysanne et la gestion des pouvoirs ont été mises en
évidence.

a) Organisations paysannes

De nos jours il existe dans la localité des organisations, des associations pour
répondre à des préoccupations un peu spécifiques. Il s’agit de groupements
d’hommes et de femmes par type d’activités menées dans le village avec une
taille allant de 5 à 70 membres. Cela veut dire que ce type de groupement est fait
juste pour souvent accueillir une approche ou répondre à certaines conditions. Il
est fréquent de trouver un membre X ou Y évoluant au sein de plusieurs
organisations et exerçant des fonctions différentes.

Pour ce faire il est souhaitable que dans le cadre de la décentralisation, les


conseillers du village accompagnent l’organisation socio professionnelle dans le
dynamisme autre que la présente configuration pour une meilleure efficacité et
efficience des actuels groupements.

A l’issue de la mission de sortie sur le terrain, on note plus de 500 membres de


16 associations ou groupements (sans dénombrer les multiples appartenances
d’un membre). Aussi ces organisations doivent d’avantage œuvrer à être en
règle vis-à-vis des textes régissant la vie et le fonctionnement des associations
au Burkina Faso.
La mission a pu déterminer les insuffisances particulières des ces organisations
en ces points :
 le fonctionnement des organes dirigeants est irrégulier et parfois
inexistants
 le manque de synergie adéquate entre ces organisations
 plus de 70 % n’ont pas de programmes d’activités bien définis et
écrits
 le non respect des réglementations est observé auprès de certaines
organisations
 les organisations qui ont le même objectif dans le même village
Cette situation se présente comme un facteur pouvant jouer négativement sur les
négociations de partenariat.

b) Gestion des pouvoirs

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 le pouvoir traditionnel
Le pouvoir traditionnel est géré par un collège de sages répondant au dispositif
actuel dans la localité ; le village relevant de la gestion cette localité.

 le pouvoir moderne
Le village a deux conseillers municipaux. Ce pouvoir moderne comprend en
effet la gestion communale et la gestion administrative toujours présente
(préfecture et RAV).

1.2.2) L’agriculture

A l’image de son pays la zone a pour activité principale l’agriculture qui est
pratiquée par l’ensemble de la population. La superficie cultivée par ménage
fluctue en moyenne entre 1,5 ha et 3,5 ha selon le statut social. Les céréales
représentent 85 à 90 % de l’ensemble de la superficie cultivée. Le niébé, les
arachides, et autres légumineuses représentent 10 à 14% et le riz environ 1,5 %.
Le riz est produit dans des bas fonds non aménagés le long des cours d’eau avec
un rendement moins de la tonne. La pratique des cultures se fait à l’aide des
outils traditionnels et des outils d’attelage. Pour assurer la production agricole,
le village dispose essentiellement de 88 charrettes, 42 charrues, 335 houes
manga.
La population tente d’améliorer la fertilité des sols en adoptant les nouvelles
techniques de conservation des eaux et des sols proposées par les services
techniques.

La possibilité d’augmenter les surfaces cultivables réside dans les


aménagements hydro agricoles.

1.2.3) L’élevage
L’élevage occupe une place de choix parmi les activités menées dans la zone du
projet. Mais cet élevage est totalement extensif avec ses conséquences néfastes.
Il demeure plus une activités des peuls. Au total on dénombre plus de 1500
bovins, 4000 petits ruminants, 900 porcins, 300 asins. Au regard de cet effectif
du cheptel on comprend aisément le problème de surcharge pastorale.

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1.2.4) Les activités commerciales

Les activités de commerce sont menées par la population avec une certaine
répartition en fonction du genre. Ainsi les femmes font le petit commerce des
produits agricole, pastoraux et forestiers transformés. Quant aux hommes ils
sont dans le commerce des produits manufacturés, des animaux, de la viande. Ce
commerce local est très limité et couvre juste les petits besoins de l’individu ; il
ne peut pas permettre aux acteurs de réaliser des investissements conséquents.

1.2.5) Les infrastructures

Le village de Noinsna dispose de quelques infrastructures socio- économiques,


sanitaires, éducatives, routières/
- une banque de céréale en très mauvais état
- un CSPS et PSP qui ne couvrent pas le besoin de la population totale
- une école en matériaux locaux, deux écoles communautaires qui ne
couvrent également pas les besoins d’éducation
- un réseau routier très pauvre

1.2.6) les partenaires au développement

La zone tient des relations de partenariat avec des structures techniques, des
ONG, autres catégories. Parmi ces partenaires, aucun ne dispose des moyens
financiers pouvant supporter des investissements assez important comme la
construction d’une retenue d’eau, ou des pistes rurales.

1.2.7) Le plan de développement villageois


En 2003, un plan de développement villageois de Nionsna fut élaboré donnant
les axes de développement. Au total 22 objectifs sont à réaliser pour répondre
aux besoins de développement du village. Si une évaluation et coût de
réalisation des objectifs en grande partie ont été proposés, la construction d’un
barrage et des pistes rurales n’a pas été évaluée faute d’études techniques de ces
infrastructures.

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II) ETUDES DU BARRAGE

2.1) Objectifs

La politique actuelle du Burkina Faso dans le domaine de l’agriculture est de


développer toutes les stratégies dans la maîtrise des eaux de surface pour
permettre une production complémentaire en saison sèche en vue de résoudre le
problème de sécurité alimentaire. Il s’agit de la production irriguée. Ainsi la
réalisation du barrage vise un but à trois niveaux :
 Humain
La réalisation du barrage va permettre de résoudre le problème
d’approvisionnement de la population concernée en eau potable. En effet, la
présence du barrage contribuera à améliorer la nappe phréatique à l’amont ou
des points d’eau pour l’eau potable soient productifs.

 Agriculture
Le principal objectif est de disposer de l’eau suffisamment pour permettre une
production agricole en système d’irrigation. Dans l’optique de réaliser un petit
périmètre irrigué à l’aval du barrage, la population pourra disposer d’eau pour
faire face à la production en irrigation d’appoint. Des petits périmètres
maraîchers seront aménagés à l’amont pour garantir une activité productrice aux
femmes du village.

 Pastoral
Le problème d’eau pour l’abreuvement des animaux sera résolu à travers la
réalisation du barrage. En effet après le mois de février les producteurs sont
confrontés à un manque d’eau pour les animaux. Ce barrage va permettre de
garantir un point d’eau permanent pour l’élevage.

2.2) Estimation des besoins


 Humain
Compte tenu de l’effectif de la population et des points d’eau, la consommation
humaine est estimée à 20 litres par jour ; elle teindra compte de l’utilisation pour

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la lessive, la fabrication des briques, diverses utilisations domestiques, mais
pour l’eau potable de boisson, la population utilisera des points d’eau potables
( forages, puits) dans les voisinages du barrage pour bénéficier de l’effet de
recharge de la nappe. Sur la base des données de 2003 on estime le besoin en
eau potable de la population à 14 357 m3 par an.

 Agricole
L’évapotranspiration de référence ETO est calculée selon la formule de Pennam
modifiée. ETO sera multipliée par une valeur Kc pour arriver à ETR qui est
l’évapotranspiration réelle. Kc est un coefficient cultural influencé par le rythme
de développement de la plante. Les besoins réels sont calculés à partir des
besoins nets en tenant compte de la pluie efficace de la perte par percolation et
de l’efficacité de l’irrigation (0,8). La pluie efficace est estimée à 0,8 de la pluie
moyenne mensuelle.

L’infiltration calculée seulement pour la culture du riz est estimée à


5mm/j(1500m3/ha/mois). La production en saison des pluies aura un besoin en
eau de mi juillet à mi novembre pour le riz et de décembre à mars pour la
production maraîchère. L’utilisation de cette eau pour la production sera en
fonction de la capacité et du taux de remplissage du barrage (en bonne ou
mauvaise année). Mais il est retenu de pouvoir assurer le complément de besoin
en eau pour une superficie d’au moins 10 ha de riz. Au bout d’une campagne de
production le besoin en eau pour un (1) ha de riz s’élève à 21 416 m3 et celui du
maraîchage à 11 513 m3.

 Elevage
Les besoins pastoraux se divisent en deux parties: les besoins pastoraux pour le
cheptel local et pour le cheptel transhumants. Mais à défaut des données sur la
transhumance, l’évaluation de besoins du bétail est basée sur un effectif local de
3 190 gros bétail , c’est à dire que dans l’évaluation on a estimé que cinq petits
ruminants et porcins consomment la même quantité d’eau qu’un gros bétail. En
moyenne un gros bétail consomme environ 4o litres par jour et pouvant atteindre
50 litres en période de haute chaleur. Ainsi cette estimation est de l’ordre de 45
940 m3 d’eau par an.

2.3) Bilan d’exploitation

Le barrage aura une capacité de plus de 650 000m3. Après le remplissage, il


reste donc une charge de 3m pour les 10 ha . Le barrage est considéré comme
rempli une dernière fois en septembre, voire fin août à une date variable. L’eau
du barrage sera soumise:

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 Aux besoins humains et pastoraux
 Aux besoins culturaux
 A l’évaporation
 A la percolation
Il reste à déterminer la percolation de l’ouvrage. Les pertes seront plus élevées
durant les premières années après la construction de l’ouvrage. La matière
alluviale qu’entraîne l’eau diminuera la perméabilité du sol, qui ramènera la
percolation à 1mm/j. C’est cette valeur qui a été retenue pour l’estimation des
pertes par infiltration.
Les besoins en eau des cultures, du bétail, des pertes par évaporation et par
percolation nous permettrent d’affirmer que ses besoins seront satisfaits. Nous
estimons que le dernier remplissage du réservoir du barrage se fera en fin
septembre. A partir de ce moment le niveau de l’eau commence à baisser.

2.4) Conception du barrage (proposition)

Après les opérations topographiques, une proposition est faite sur la conception
des ouvrages. Cet aménagement hydraulique est constitué d’une digue de type
homogène composée de matériaux sablo argileux calée à la cote 100 m. sa
largeur en crête est de 3,5 m et sa longueur est de 350 m. une prise d’eau pour
satisfaire les utilisations à l’aval sera installée à la cote 96,87 m à une distance
de 160 m de la rive droite.

2.4.1) Le bassin versant


Le bassin versant du barrage est important et est composé de ceinture de collines
latéritiques comprenant essentiellement des champs autour du cours d’eau. La
pente est moyenne (0,6 à 0,9 %)
Le régime pluviométrie de la zone est de type nord soudanien avec :
 une pluviométrie annuelle variant entre 600 et 900 mm
 une pluviométrie journalière décennale humide de 150 mm

2.4.2) Les écoulements


 les apports en année moyenne sont de l’ordre de 1,15millions de
m3 avec un coefficient d’écoulement de 11%
 les apports en année quinquennale sèche sont de 0,75 millions de
m3 avec un coefficient d’écoulement de 7%.

2.4.3) Dimensionnements hydrauliques

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 la digue
La longueur de la digue sera de 150 m avec une largeur en crête de 3,5 m. La
hauteur maximale est de 4,65 m par rapport au point le plus bas du terrain
naturel. Les protections de ces talus seront en perré maçonné disposé sur une
couche de pose en tout venant latéritique.

Le talus aval va comporter un drain de pieds pour évacuer les eaux de


ruissellement. Le perré maçonné amont sera bloqué par une butée de pieds.
Une tranchée d’ancrage de forme trapézoïdale sera ouverte sur l’axe de la digue.
Sa largeur au plafond est de 3 m
.
 le déversoir
Le déversoir aura une longueur de 25 m avec un largeur en crête de 3,5 m
servant de route pour le passage. Son talus amont en perré maçonné et son talus
aval en béton, le déversoir aura la crête en béton de 20 cm d’épaisseur.

 ouvrage de prise
L’ouvrage de prise d’eau sera installé. Il comprendra la réalisation d’un bac
d’entrée en béton, la rentrée du bac d’admission amont en béton armé, et
l’installation de grille de protection, la conduite en fonte de diamètre 400mm et
une vanne/robinet et une crépine.

 évacuateur de crue
Pour assurer l’évacuation des crues nous proposons d’étudier un évacuateur de
surface. Nous avons cherché à concevoir un ouvrage rustique, constructible a
faible coût. Dans cette optique, il est accepté que cet ouvrage ainsi conçu puisse
subir des dommages locaux et nécessiter un entretien ou des dommages
éventuellement encourus ne mettent pas en cause la sécurité du barrage. Cet
évacuateur comporte un seuil en béton calé à la cote de la retenue normale selon
l’option choisie et un chenal d’environ 80 m de long et 35 m de large. Le chenal
sera cadré par deux digues latérales.
La restitution au cours d’eau dans un bassin de dissipation rempli
d’enrochement sur un mètre de profondeur. Cette restitution sera effectuée
suffisamment loin du barrage pour que la sécurité de l’ouvrage soit assurée
quelle que soient les érosions encours le long du coursier et dans le cours d’eau.

2.5) Raison d’être

La justification sur le plan hydraulique, environnemental du projet se porte sur


les aspects suivants :
 amélioration de la nappe phréatique

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15
Sans le projet, le village rencontre des problèmes d’eau. En réalisant le barrage,
la disponibilité d’eau de surface et souterraine sera garantie. En effet l’ouvrage
permet de disposer de l’eau d’un volume important qui permettra à la population
de mener les différentes activités dont l’eau constitue un facteur. Pour
l’approvisionnement en eau potable la réalisation des points d’eau productifs
sera possible.

 possibilité d’accroissement de production


Le barrage permettra de stocker un volume important d’eau pour l’irrigation
d’appoint d’une superficie d’environ 10 ha en pluviométrie normale et la
production maraîchère en saison sèche. Ainsi la prévision annuelle est de 60
tonnes de riz irrigué et un minimum de 80 tonnes de légume.

 reconstitution de la flore
La présence du barrage constitue une réserve d’eau pour la reconstitution de la
flore végétale dont la dégradation est assez importante.

III) ETUDES DES AMENAGEMENTS


HYDROAGRICOLES

3.1) Objectifs

Ici nous visons la réalisation d’un petit périmètre irrigué d’environ 10 ha pour la
production du riz et l’aménagement de trois petits périmètres maraîchers d’un ha
chacun.. Dans le contexte actuel la lutte contre l’insécurité alimentaire est la
principale préoccupation du gouvernement. Cela n’est possible que par
l’accroissement et la sécurisation de la production céréalière.

3.2) Configuration du périmètre irrigué


 la plaine
La plaine située à l’aval du barrage qui recevra le futur aménagement a une
pente longitudinale de l’ordre de 3%. La longueur de la zone à emblaver est
estimée à moins 500 m. la largeur de la plaine varie entre 260m à 400 m. la
pente transversale est assez douce sur la zone à aménager et elle varie de 1à 4 %.
Le marigot longe le périmètre du coté du déversoir et recevra le débit laminé de
la retenue.
 hydrologie et drainage de la plaine

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Le drainage permet d’intercepter les eaux sauvages provenant des terres hautes
et de protéger le périmètre et les infrastructures contre ses eaux de ruissellement.
La surface aménageable, le calendrier cultural, le canevas hydraulique sont des
aspects qui pourront être analysés en détail lors du montage du dossier APD. De
même la conception définitive sera proposée aux bénéficiaires après adoption ou
acquisition du financement. A l’étape actuelle l’aménagement du petit périmètre
irrigué et trois petits périmètres maraîchers consistera à l’exécution des travaux
suivants :

a) petit périmètre irrigué (une irrigation d’appoint)


Il s’agit d’aménager environ 10 ha pour la production du riz (en particulier)
dont les travaux concerneront :
* Réseaux d’irrigation dont les longueurs prévisionnelles seront: canaux
revêtus 1 500 mètres et canaux non revêtus, une conduite d’amenée de 500 mm
de diamètre de 400 mères de long en fonte. Ces données seront précises avec le
montage de l’APD.

* Réseau d’assainissement et de drainage


* Piste longeant les canaux primaires d’irrigation
* Digues de protection
- ouvrage de prise et de régulation ;
- ouvrage de franchissement sur canaux ;
- ouvrage de franchissement sous digue de protection ;
- ouvrage de chainage.
* Diguettes de cloisonnement et de parcellement
Mais il à préciser que ce dernier point sera entièrement exécuté par les
bénéficiaires.

b) petits périmètres maraîchers


Trois petits périmètres maraîchers, d’une superficie d’un ha par site, seront
aménagés sur des aires concernées par l’influence du barrage. Les travaux
concerneront le débroussaillage, la clôture grillagée, quatre puits à grand
diamètre.

3.3) Justification socio économique

3.3.1) La production

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Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, le gouvernement à travers son
ministère de l’Agriculture, de l’hydraulique et des Ressources Halieutiques a
lancé un programme de développement de la petite irrigation villageoise. En
effet la quête de sécurité alimentaire passe par des programmes comme celui-ci.
Ainsi l’aménagement des surfaces permettra d’accroître la production végétale
du village. Sur la base d’une estimation de quatre (04) tonnes de riz paddy à l’ha
et de vingt (20) tonnes de légumes à l’ha, le village pourrait augmenter sa
production végétale d’environ 100 tonnes dont 40 en riz et 60 en légume.
La seule production du riz peut couvrir 45 jours de besoin alimentaire (céréale)
de la population du village.

3.3.2) La création d’emploi


L’activité de production en saison sèche sur les petits périmètres maraîchers sera
exécutée par des femmes actives du village. Ainsi avec les travaux ces femmes,
sans doute, seront aidées par le chef et les adolescents de la famille. La
production des légumes, à elle seule, occupera les femmes, jeunes filles et
enfants pendant la période allant de Novembre à mars/avril de chaque année.
L’étude a estimé à plus 300 femmes pouvant investir les périmètres
(propriétaires de parcelles) pour la production maraîchère en saison sèche.

3.3.3) Amélioration de l’alimentation


En produisant pour le commerce une partie de la biomasse sera consommée par
la famille. La femme produira des légumes destinés à l’autoconsommation à
côté de la production commerciale pour améliorer ses repas. Surtout que dans le
village, c’est la femme qui assure les condiments du repas qui est généralement
la pâte de mil (tôt). Autres mets pourront être garantis même en saison sèche
grâce à la présence des feuilles vertes. Selon les résultats de l’étude, toutes les
spéculations peuvent être concernées par l’autoconsommation. Cependant les
femmes ont le choix porté sur l’oseille, le gombo essentiellement.

3.3.4) Source de revenu


Le plus gros avantage est sans doute, la source de revenu que constituera la
vente des légumes. Les femmes auront de revenu qui leur permettra de faire face
aux petites dépenses de la famille ; ainsi elles pourront participer à la prise en
charge :
 de la scolarisation des enfants
 des soins en santé
 de moyens de déplacement
 de l’alimentation familiale et autres dépenses

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IV) COUT ESTIMATIF DU PROJET
Le coût estimatif du projet comprend la réalisation des ouvrages et la
prestation d’ingénierie. Ce coût estimé à trois cents soixante seize millions
trois cent dix sept mille cinq cent (376 317 500) FCFA est en Hors Taxes et
Hors Douane. Cependant il existe des matériaux tels que le ciment le fer, la
conduite en fonte, l’équipement de l’ouvrage de prise d’eau sont soumis à des
taxes.

4.1) Coût estimatif du barrage


Le coût estimatif de la réalisation du barrage est tiré du devis quantitatif des travaux éventuels
qui viendraient à être exécutés. Cette situation est la tendance actuelle que l’on peut présenter
pour la requête de financement. Le prix unitaire utilisé dans cette évaluation de prix est un
coût moyen de la région dont son appréciation reste ouverte. Le point important servant de
repère est le devis quantitatif de l’ouvrage. Dans sa mis en œuvre le dossier complet (étude
complémentaire) et le dossier d’exécution apporteront les quantités définitives comme partout
ailleurs.
Montant en HT HD
Désignations U Qté prix U Montant FCFA
Installation ff 1 10 000 000 10 000 000
décapage du TN m2 15 170 300 4 551 000
abattage d’arbres u 300 5 000 1 500 000
déblais m3 9 880 1 600 15 808 000
remblais argileux m3 9 040 2 250 20 340 000
remblais de TV latéritique m3 6 500 5 000 32 500 000
remblais m3 2 820 2 000 5 640 000
nivellement et profilage m2 12 010 100 1 201 000
talutage et nivellement m2 350 150 52 500
perré maçonné m2 3 100 12 000 37 200 000
perré sec m2 10 809 5 000 54 045 000
filtre de gravier fin et gros m3 1 004 11 000 11 044 000
enrochement m3 175 12 000 2 100 000
garniture de joint EP0.01 m m2 160 5 500 880 000
gabion m3 200 35 000 7 000 000
béton ordinaire m3 42 98 000 4 116 000
béton armé 350kg/m3 m3 180 150 000 27 000 000
waterstop ml 16 15 000 240 000
conduite en fonte diamètre 500 mm ml 25 240 000 6 000 000
robinet vanne diamètre 500 mm u 1 3 800 000 3 800 000
crépine u 1 300 000 300 000
Total HT HD 245 317 500

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4.2) Coût estimatif des périmètres irrigués
Selon les dimensions préconisées on obtient les coûts suivants
Montant en HT HD
Désignations U Qté prix U Montant FCFA
Installation ff 1 PM (barrage)
petit périmètre irrigué (sans tête morte) u 1 78 000 000 78 000 000
petit périmètre maraîcher u 3 9 000 000 27 000 000
Total HT HD 105 000 000

4.3) Prise en charge du contrôle des travaux


La prise en charge de l’ingénieur conseil pour l’étude complémentaire, le
montage de dossier de consultation des entreprises et le suivi contrôle des
travaux constitue le coût de la prestation d’ingénierie pour le dit projet.

Montant en HT HD
Désignations U Qté prix U Montant FCFA
étude complémentaire ff 1 800 00 800 000
montage du DAO u 1 200 000 200 000
suivi contrôle des travaux ff 1 25 000 000 25 000 000
Total HT HD 26 000 000

V) Annexes
 Carte du département de Saponé
 Fiche signalétique du village
 Diagramme du flux des échanges de Nionsna

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