0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
77 vues2 pages

Eau Et BT

Transféré par

Ha Benz
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
77 vues2 pages

Eau Et BT

Transféré par

Ha Benz
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

En cas de stress hydrique après la floraison des blés, positionner une irrigation limite la

perte de poids des grains et préserve ainsi le rendement.


En blé tendre ou en blé dur, la période de sensibilité au stress
hydrique s’étend du stade 2 nœuds jusqu’au stade « grains
laiteux ».

Figure 1 : Sensibilité du blé au stress hydrique selon le stade

Du stade épi 1 cm à l’épiaison, le stress hydrique provoque une


régression des talles. Cette régression est surtout marquée à
partir du stade 2 nœuds pour le blé.

Pendant la phase gonflement-floraison, le stress hydrique a un


effet négatif sur la fertilité des épis.

Après la floraison, pendant la formation des enveloppes des grains


puis leur remplissage, le stress hydrique réduit le poids des
grains. A intensité de stress équivalente, son effet sur le
rendement est moins marqué que pendant la fin de la montaison.
Mais le déficit hydrique est souvent plus élevé pendant cette
période, d’où un effet important sur le rendement.

Pendant le remplissage des grains, le blé est aussi sensible aux


fortes températures (supérieures à 25°C). Cet effet négatif est
moindre en culture irriguée car la transpiration plus élevée permet
de limiter la température au sein de la culture.

Optimiser la conduite de l’irrigation


Dans le cas de stratégies d’irrigation d’appoint où la ressource en
eau ne permet de réaliser qu’un ou deux apports de 30 mm
maximum, il faut positionner les passages à la période la plus
sensible vis-à-vis du manque d’eau. Si des marges de manœuvre
existent pour ajuster les volumes d’irrigation en fonction des
parcelles, il est préférable de prévoir un volume plus élevé en sol
à faible réserve utile (deux à trois passages) qu’en sol plus
profond (un passage).

Des essais conduits dans plusieurs régions françaises montrent


que les irrigations les plus payantes se situent entre dernière
feuille ligulée et grain laiteux, période la plus sensible à un
manque d’eau.

Attention toutefois, il faut éviter d’irriguer pendant une durée de 8


jours environ à partir de la sortie des premières étamines pour ne
pas augmenter le maintien de conditions humides, propices
au risque fusarioses. C'est d’autant plus vrai sur blé dur. Notons
également que l’irrigation après floraison augmente le risque de
verse : dans ce cas, positionner plutôt le tour d’eau la nuit, en
utilisant des petites buses pour réduire la taille des gouttes.

La rentabilité d’une irrigation précoce en sol profond n’est jamais


garantie, elle dépend du climat à venir. Il vaut mieux attendre le
plus tard possible, que la réserve du sol soit bien entamée pour
démarrer.

Vous aimerez peut-être aussi