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Comptabilite Analytique Bac3

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COMPTABILITE

INTRODUCTION GENERALE
1- les insuffisances de la comptabilité générale :
Pourquoi la comptabilité analytique ?
La comptabilité générale est une comptabilité légale qui a pour objet la saisie, la classification et
l’enregistrement des flux externes. L’enregistrement de ces flux doit aboutir à la fin de l’exercice à
l’établissement des états de synthèse. Plusieurs lacunes entachent toute fois la comptabilité générale :
La comptabilité générale ne s’intéresse qu’aux flux externes : elle conçoit

- UNE BOITE L’entreprise comme un


I carrefour d’échange et ne
NOIRE
m rend pas compte du
m processus de transformation
o des inputs à l’intérieur de
b l’entreprise. Dans l’optique
i de la comptabilité générale,
l l’intérieur de l’entreprise est
i une boîte noire.
s Marché amont L’ENTREPRISE Marché aval
a
t Mat et outillage
i - Autres
o
- La comptabilité générale donne un résultat unique à
n
posteriori à tous produits confondus, toutes activités
s
confondues. C’est donc une comptabilité de synthèse qui
- ne permet pas de savoir les détails de ce résultat unique
M ou global.
a
 Achats
t
 Vente (P1, P2, …)
i
 Variation de stocks
è
 Autres charges
r
 Bénéfice
e
s - La comptabilité générale ne permet pas d’évaluer les
stocks finaux, ni la production faite par l’entreprise pour
p elle-même.
r 2- les objectifs de la comptabilité analytique :
e
m La comptabilité analytique essaie de combler les
i insuffisances de la comptabilité générale :
è
r
e
s
- Elle permet d’illuminer « la boîte noire » en détaillant le processus de transformation. Dans le cas
des entreprises industrielles, on distingue trois grandes opérations :
Approvisionnement, production et distribution

Approvisionnement MP production Distribution


Inputs PF Outputs
Coût d’achat Coût de production
Coût de revient

La comptabilité analytique détaille le processus par lequel les inputs sont passés jusqu’à leur stade final.
 La comptabilité analytique permet aussi d’éclater le résultat unique de la comptabilité générale en
autant de résultat qu’il y a de produit
 La comptabilité analytique permet d’évaluer les éléments de stocks, elle calcule le coût unitaire de
chaque produit ce qui facilite le calcul du coût de stock et ce qui facilité également la valorisation
de la production immobilisée (la production faite par l’entreprise pour elle-même)
 Elle permet aussi de tenir une comptabilité matière, c à d la possibilité de connaître à tout
moment les existants en quantité et en valeur des MP, des M/ses et des PF stockés au magasin ou
en cours de fabrication dans les centres de production.
 Elle permet de calculer es coûts intermédiaires et finaux.
 Elle permet d’analyser la rentabilité afin de mesurer les variations de marges en fonction des
étapes de la production.
 Elle permet le contrôle de la logique comptable par rapprochement entre la et la comptabilité
analytique.
Mais finalement on peut dire que la comptabilité analytique est intéressée par la connaissance des coûts
supportés par l’entreprise.
Le noyau central des objectifs est constitué par la connaissance du coût de revient et de ses composantes.
3- les caractéristiques des coûts :
Un coût correspond à l’accumulation des charges sur un produit. Le CGNC
préconise la terminologie suivante : « un coût est une somme des charges
relatives à un élément défini au sein du réseau comptable ». Un coût est
défini par les trois caractéristiques suivantes : son contenu, son moment de
calcul et son champ d’application.
 Le contenu : pour une période déterminée, un coût peut être
calculé soit en y incorporant toutes les charges enregistrées en
comptabilité générale, soit en y incorporant qu’une partie de ces
charges. Le plan comptable distingue ainsi 2 familles de coûts, les
coûts complets et les coûts partiels.
• Les coûts complets : ils sont constitués par la totalité des charges
relatives à l’objet du calcul, il en existe deux sortes :
• Les coûts complets traditionnels : si les charges de la comptabilité générale sont incorporées telles
quelles sans modification.
• Les coûts complets économiques : si ces charges ont subi des retraitements en vue d’une meilleure
expression du coût.
• . les coûts partiels : ce sont des coûts obtenus en incorporant qu’une partie des charges pertinentes en
fonction du problème à traiter, il existe 2 grandes catégories coûts partiels : le coût variable et le coût
direct.
• Le coût variable : il est constitué seulement des charges qui varient avec le volume d’activité de
l’entreprise, sont donc exclues les charges dites fixes ou de structure.

Critères Comptabilité générale Comptabilité analytique • Le coût


direct : il est
constitué par
les charges qui
- Au regard de la loi Obligatoire Facultative
peuvent lui
- Vision de l’entreprise Globale Détaillée être
- Horizon Passé Présent, futur directement
affectées.
- Flux observés Externes Internes
- Classement des charges Par nature Par destination
- Objectifs Financiers Economiques
- Règles Règles normatives Souples, évolutives
- Utilisateurs Direction- tiers Tous les responsables
Rapide, pertinente et
- nature de l’information Précise-certifiée-formelle
approchées

 Le moment de calcul des coûts : dans ce cas les coûts sont


déterminés, soit antérieurement au faits qui les engendrent et
onou historiques.
La comparaison de ces coûts conduit à déterminer les écarts.
 Le champ d’application du coût étudié : il s’agit :
 D’un coût par fonction économique
 D’un coût par moyen d’exploitation, magasin, rayon ou partie du rayon, usine, atelier, poste de travail,
bureau…
 D’un coût par production : l’ensemble du produit, famille du produit, unité du produit, stade
d’élaboration du produit…
 Autres coûts : par région, par catégorie de clients
PARTIE 1/ LA METHODE DES COUTS COMPLETS

Chapitre 1 : la hiérarchie des coûts


Introduction :
L’objectif de la comptabilité de gestion dans le cadre de la méthode des coûts complets est d’obtenir le
coût des produits élaborés contenant toutes les charges c à d un coût dit de revient. La méthode des coûts
complets préconise un calcul de coût par stade de fabrication qui doit respecter la réalité du processus de
production de chaque E/se. Dans une vision très globale, on peut distinguer 2 types d’Eses :
* Les entreprises commerciales dont le cycle d’exploitation peut être résumé ainsi :
APPROVISIONNEMENT DISTRIBUTION
* Les entreprises industrielles dont le cycle d’exploitation peut se résumer comme suit :
APPROVISIONNEMENT DISTRIBUTION TRANSFORMATION
En conséquence, les charges de la comptabilité générale doivent être rassemblées suivant leur
appartenance à une étape définie ci-dessus. La constitution des coûts par étape fait apparaître :
Un ou des coûts d’approvisionnement ou d’achat
Des coûts de production
Des coûts de distribution l’obtention des coûts de
revient des produits se fait par intégration successive
des différents coûts et pour tenir compte de cet
aspect chronologique dans le calcul du coût de
revient, on parle de hiérarchie des couts
le coût d’achat :

Les marchandises : qui représentent tous ce que l’entreprise commerciale achète pour revendre
en l er
Les matières premières : qui sont des objets ou des substances plus au moins élaborés destinés à
entrer dans la composition des produits fabriqués.
Les emballages : une distinction doit être faite entre l’emballage de conditionnement
(bouteille en plastique) et les emballages de distribution. Les premiers font partie du coût de
production du produit fini, les second rentrent dans le coût de distribution.
Les matières et fournitures consommables : qui sont des objets plus au moins élaborés
consommés au premier usage et qui concourent à la fabrication sans entrer dans la composition
du produit fabrique (huile du moteur)
Remarque : il faut calculer un coût d’achat pour chaque type d’éléments approvisionnés et dont on désire
suivre le niveau des stocks.
- les composantes du coût d’achat :
Coût d’achat = prix d’achat + charges directes d’achat + charges indirectes d’achat II-
coût de production :
C’est un coût qui intègre outre la consommation des matières, les charges
de production relatives aux produits. En fonction de son niveau
d’élaboration, un produit peut être un encours, un produit intermédiaire ou
un produit fini.
Parfois on parle de produit principal ou de produit secondaire qui est un produit obtenu du fait de la
production principale : exemple : une entreprise de raffinage, en produisant de l’essence obtient plusieurs
produits secondaires : goudron, nylon.
• Les composantes du coût de production :
Coût de production= coût d’achat des matières et fournitures consommées + charges directes de
production + charges indirectes de production.
III- le coût de revient :
Il est calculé par type de produits vendus, il est composé de coût de production et de coût hors
production.
Coût de revient de produits vendus = coût de production vendus + charges directes de distribution +
charges indirectes de distribution.
Remarque :
De cette manière on peut déterminer facilement le résultat réalisé sur le vente de chaque type de
produits, en faisant une comparaison entre le chiffre d’affaires généré par chaque type de produits et son
coût de revient.

Chapitre 2 : L’inventaire permanent


I. Principe général :
On appelle inventaire permanent l’organisation des comptes de stock qui, par l’enregistrement des
mouvements des stocks, permet de connaître de façon constante, en cours d’exercice, les existants
chiffrés en quantité et en valeur.
Les principes de l’inventaire permanent sont valables pour tous les éléments stockés dans l’entreprise ;
MP, produits intermédiaires, PF….
La comptabilité analytique se doit de calculer les coûts selon une périodicité rapprochée (souvent le mois),
elle ne peut pas se contenter de connaître les stocks et donc les consommations une fois dans l’année
comme le fait la comptabilité générale à l’aide de l’inventaire « intermittent », « physique ». Elle met donc
en place une organisation comptable qui enregistre les mouvements de stocks (entrée, sortie) en quantité
et en valeur et permet ainsi de déterminer à tout moment le stock final théorique. Le suivi des
mouvements de stocks est réalisé sur des comptes de stocks (compte d’inventaire permanent) qui ont la
structure suivante :
CIP
Stock initial Sorties au coût de sortie Entrées au couts
Stock final d’entrée
Le coût d’entrée varie en fonction des éléments stockés :
- Pour les matières et fournitures ; il s’agit du coût d’achat
- Pour les produits intermédiaire et les produits finis : il s’agit du coût de production le coût de sortie
dépend de la méthode d’évaluation utilisée par l’entreprise. Un compte de stock doit
obligatoirement être équilibré ce qui permet d’écrire SI+ entrées (E) = SF + sorties (S) S= SI+E-SF
S= E+ (SI-SF)
S=E+ variation de stock
II principales méthodes d’évaluation des sorties des stocks :
A-exposé des méthodes : on va étudier principalement les méthodes du coût moyen pondéré et les
méthodes d’épuisement des lots.
Exemple : le stock initial et les mouvements concernant la marchandise M sont les suivants :
er
1 janvier SI lot N° 65 5000kg à 10fc le kg
3 janvier sortie 2500 kg
12 janvier entrée lot N° 66 6000 kg à 12fc le kg
28 janvier sortie 3000 kg
La méthode du coût moyen pondéré :
Dans ce cas deux procédés sont possibles :
- coût moyen unitaire pondéré (CMUP) calculé en fin de période avec cumul du stock initial
Coût moyen unitaire pondéré (CMUP) calculé après chaque entrée.

Date libellés Lot Qté Entrées Sorties stocks


01-Janv SI N°65 5000 entrées sorties stocks -
01- SI lot N°65 5000 qté mt
PU mt qté PU mt PU
02- Janv 5000 50000
10 50000 10 25000 10
03- sortie janv
2500 2500 25000
10

12- entrée lot 6000 12 72000 8500 janv n° 66


28- sortie 3000 5500 janv
11000 11,09 122000 5500 11,09 60995 5500 11,09 61005
CMUP en fin de période avec cumul du stock initial : CMUP= (5000*10)+(6000*12)
5000+6000
= 122.000/11.000=11,09
CMUP après chaque entrée :
date libéllés entrées sorties stocks
qté PU mt qté PU mt qté PU Mt
5000 10 50000

01- SI lot N°65 5000


10 50000
janv
03- sortie 2500 janv 10 25000 2500 10 25000

12- entrée lot 6000 12 72000 janv n° 8500 11,41 97000


66

28- sortie 3000 janv 11,41 34230 5500

11000 122000 5500 59230 5500 62770


CMUP : 97000/5800= 11,41
D la méthode d’épuisement des lots :
- FIFO ou PEPS : premier entré premier sorti
Date Libellés Entrées Sorties Stocks
01/01 SI LOT N°65 5000 10 50000 5000 10 50000
03/01 Sortie 2500 10 25000 2500 10 25000
12/01 Entrée 6000 12 72000 2500 10 25000
6000 12 72000
28/01 Sortie 500 10 25000 5500 12 66000
500 12 6000
11000 122000 5500 56000 5500 66000
- LIFO ou DEPS : dernier entrée premier sorti
Date Libellés Entrées Sorties Stocks
01/01 SI LOT N°65 5000 10 50000 5000 10
50000
03/01 Sortie 2500 10 25000 2500 10
25000
12/01 Entrée 6000 12 72000 2500 10 25000
28/01 Sortie 3000 12 36000 6000 12 72000

2500 10 25000
11000 122000 5500 61000 2500 3000 12 36000
3000 Tableau comparatif : 10 25000
CMUP fin de CMUP FIFO période après 12 36000
chaque entrée
Sorties 60995 59230 LIFO
SF 61005 62770
Précision :
56000 61000
66000 61000
- Chaque méthode aboutie à une valeur des sorties et du SF différents, donc à un coût de
revient différent et à des résultats analytiques différents
- Seules les méthodes de la moyenne pondérée et FIFO ont autorisées par la loi comptable-
l’entreprise doit respecter le principe comptable fondamental de la permanence des méthodes
Application :
Le stock initial et les mouvements concernant la M/se « M » sont les suivants en juin : 1-06 SI : 30
unités à 120 dhs l’une
Les entrées du mois : le 10-06 20 unités à 150 dhs
l’une
Le 17-06 35 unités à 110 dhs
l’une

Le 26/06 15 unités à 180 dhs


l’une

Les sorties du mois : le 06/06 15 unités


Le 12/06 25 unités
25/06 35 unités
TAF : évaluer les sorties de stock en utilisant les différentes méthodes de l’exposé ci-dessus.
B- Critique des méthodes :
* CMUP avec cumul du SI calculé en fin de période :
- Avantages : les sorties de stock et les existants qui leur succèdent sont valorisés au même coût
moyen unitaire. Du point de vue économique, cette méthode, du fait qu’elle conduit à prendre en
considération le stock initial en plus des entrées par le calcul du CMUP, permet un amortissement des
fluctuations des prix, on parle alors d’un lissage des coûts de revient.
- Inconvénients : le principal reproche fait à cette méthode provient du fait qu’il faut attendre la
fin de la période de référence pour valoriser les sorties de stock, ce qui est en contradiction avec le
principe de l’inventaire permanent.
* CMUP après chaque entrée :
- Avantages : il permet la valorisation des sorties en temps réel
- Inconvénients : cette méthode ne peut être adoptée que si on utilise l’outil informatique, parce que
les calculs sont nombreux.
* méthodes d’épuisement des lots :
- FIFO : en période des hausses des prix, la méthode conduit à une évaluation plus faible des sorties,
donc : à une minoration du coût de revient, à une majoration de la valeur du stock final, conduisant
l’une et l’autre à une majoration du résultat. En période de baisse de prix, l’inverse se produit.
- LIFO : en période de hausse des prix, la méthode conduit à une évaluation plus élevée des sorties
donc :
- à une majoration du coût de revient
- à une minoration du stock final
- Conduisant l’une et l’autre à une minoration du résultat En période de baisse des prix, l’inverse se
produit.
Application :
Des études empiriques ont montré que le bénéfice comptable ne constitue pas une information fiable,
car il ne reflète pas la réalité.
Exemple :
Considérons l’exemple d’une entreprise qui a l’habitude de s’approvisionner par lot de 1000 unités
d’un certain produit.
Livraisons Qté PU Mt
Livraison N°1 1000 10 10.000
Livraison N°2 1000 12 20.000
Livraison N°3 1000 25 25.000
Livraison N°4 1000 35 35.000
Supposons qu’elle ait conclu une vente de 100 unités au prix de 4000 dhs. Calculons les résultats
comparatifs LIFO et FIFO sachant que l’impôt = 50% du bénéfice, la hausse des prix est continue.
Solution :
Les éléments FIFO LIFO
CA 4000 4000
Coût de revient des Mses vendues 1000 3500
- FIFO
- LIFO

Bénéfice avant impôt 3000 500


Impôt (50%) 1500 250
Bénéfice après impôt 1500 250
Cash-flow 2500 3750
nous constatons que la méthode FIFO abouti à un bénéfice comptable plus élevé, mais aussi à un cash
flow plus bas que la méthode LIFO. Si les investisseurs évaluent les Eses par rapport à leur cash flow et
non par rapport à leur bénéfice. Nous assisterons alors à un accroissement dans l’évaluation boursière de
l’entreprise. On constate aussi que selon que l’on choisisse une méthode ou une autre les résultats et les
impôts à payer ne seront pas les mêmes.
C- Les différences d’inventaire :
La pratique de l’inventaire permanent permet à tout moment de connaître l’existent théorique en stock,
la loi comptable impose au minimum un inventaire physique des existants réels à la fin de l’exercice
(inventaire intermittent)
Or les existants réels peuvent ne pas correspondre exactement aux existants théoriques résultants de
l’inventaire permanent pour de nombreuses raisons :
- A l’entrée des éléments stockés : o livraison effectuée par le fournisseur avec une tolérance de
quantité admise par l’usage commercial. o Perte partielle au cours du transport.
- Pendant le stockage : évaporation, casse, vol…
- à la sortie des éléments stockés : mesurage, pesage approximatifs.
On détermine les existants grâce à des inventaires extracomptables périodiques, ces inventaires peuvent
porter sur une fraction du stock tous les mois ou tous les trimestres, c’est ce qu’o appelle les inventaires
tournants.
En rapprochant les résultats de l’inventaire réel, des existants de l’inventaire comptables permanent, on
constate des différences appelées : différence d’inventaire. Trois situations peuvent se présenter :
- Stock final réel < SF théorique : il s’agit d’un mali d’inventaire traité comme une sortie fictive (crédit du
CIP)
- SF réel > SF théorique : il s’agit d’un boni d’inventaire traité comme une entrée fictive (débit du CIP)
- SF réel = SF théorique
RESUME ET APPLICATIONS :
Le coût d’achat, encore appelé coût d’acquisition, correspond au coût supporté par l’entreprise pour
acheter ses matières premières. Il comprend le prix d’achat des matières premières (indiqué sur la facture
du fournisseur) majoré des frais engagés à cette occasion (ex : main d’œuvre des salariés chargés du
déchargement, amortissement des matériels utilisés pour la mise en stock, …).

Exemple : Indiquer la nature du coût, les éléments

Coût d'acquisition des 100 tonnes de pommes de terre

Quantité Prix unitaire Total


Charges directes matière première
- Pommes de terre 100 650.00 65 000.00
Quantité et prix ou total
Charges indirectes sont donnés dans l’énoncé
- Charges d'approvisionnement 100 2.25 225.00
Informations trouvées ou
Total 100 652.2500 65 225.00 calculées à partir du
Tableau de répartition des
Recopier la quantité indiquée Montant total Somme de la charges indirectes dans le titre du
tableau / quantités colonne total
Les stocks
L’inventaire intermittent des stocks est la méthode retenue par la comptabilité générale pour évaluer
périodiquement (à l’inventaire notamment) les stocks.
L’inventaire permanent des stocks est la méthode retenue par la comptabilité de gestion pour suivre,
grâce à l’enregistrement des entrées et des sorties, l’évolution du stock en quantité et en valeur. Cela
peut se faire selon 4 méthodes : le premier entré premier sorti (PEPS), le dernier entré le premier sorti
(DEPS), le coût unitaire moyen pondéré après chaque entrée (CUMP après chaque entrée) et le coût
moyen pondéré de fin de période (CUMP de fin de période). Le premier entré premier sorti Exemple :
Fiche de stock des pommes de
terres
Date Libellé Entrées Sorties Stock
Q PU MontantQ PU Montant Q PU Montant
01/04/2002Stock 60 initial 38 60 38
648.00 880.00 648.00 880.00
05/04/2002Sortie 40 25 20 12
648.00 920.00 648.00 960.00
10/04/2002Entrée 180 117 20 12
652.00 360.00 180 648.00 960.00
117
652.00 360.00
12/04/2002Sortie 20 12 150 97
30 648.00 960.00 652.00 800.00

652.00 560.00
30/04/2002Stock 150 97 97 final 652.00 800.00 150.00 652.00
800.00
Total 240 156 240 156
240.00 240.00
Les matières premières les plus anciennes sortent les premières.
Le total des entrées (quantité et montant) doit être indique au total des sorties (quantité et
montant). Fiche de stock des
pommes de terres
Le premier entré dernier sorti Exemple :
Fiche de stock des pommes de terres
Entrées
Date Libellé Entrées Sorties Sorties
Stock
Q PU Montant Q PU Montant Q
Date
01/04/2002Stock 60 initial 38 60 Libellé
648.00 880.00
Stock
05/04/2002Sortie 40 25 20
PU Montant
648.00 920.00
6 48.00 38
10/04/2002Entrée 180 117 180
880.00
652.00 360.00 20
6 48.00 12
960.00
12/04/2002Sortie 50
117
600.00 130 652.00 360.00
652.00 32 20
12
648.00 960.00
30/04/2002Stock final 130
84
20 84 130 652.00 760.00
652.00 760.00 20
648.00 12
12
960.00
648.00 960.00
Total 240 156 240 156 6 52.00 84
240.00 240.00 760.00
Les matières premières les plus récentes sortent les premières. 648.00 12
Le coût unitaire moyen pondéré après chaque entrée Exemple : 960.00

Q PU Montant Q PU
Montant Q PU Montant
01/04/2002 Stock initial 60 648.00 38 880.00 60 648.00 38 880.00 05/04/2002 Sortie
40 648.00 25 920.00 20 648.00 12 960.00 10/04/2002 Entrée 180 652.00 117 360.00 200
651.60 130 320.00 12/04/2002 Sortie 50 651.60 32 580.00 150 651.60 97 740.00
30/04/2002 Stock final 150 651.60 97 740.00
150 651.60 97 740.00
Total 240 156 240.00 240 156 240.00 Quantités en stock +
Montant du stock +
quantités entrées soit Montant / quantité soit montant
de l’entrée soit
20 +180 130 320,00 / 200 12
960,00 + 117 360,00
Les sorties sont valorisées au coût unitaire moyen pondéré du stock.
Le coût unitaire moyen pondéré de fin de période
Exemple :
Dans un exercice complet de comptabilité de gestion, il sera généralement demandé d’utiliser la méthode
du coût unitaire moyen pondéré (CUMP). Étant donné qu’il n’y a généralement qu’une seule entrée et
qu’une seule sortie (qui intervient après l’entrée), l’utilisation du CUMP après chaque entrée ou de fin de
période donne les mêmes résultats. Exemple :
Fiche de stock des pommes de terres
Entrées Sorties
Quantités Coût Total Mouvements Quantités Coût Total
unitaire unitaire
Stock initial 60 648.00 38
880.00
Achats 180 652.00 117
360.00
Consommation 40 26
651.0000 040.00
Stock Final Total 200 6 51.0000 130
200.00

240 156 651.0000 240 6 51.0000 156


240.00 240.00
On ne présente que les colonnes Entrées et Sorties.
Sauf précision contraire dans l’énoncé, utiliser 4 décimales pour chiffrer le CUMP.

Chapitre 3 : Les charges de la comptabilité analytique


La comptabilité générale est fortement influencée par les considérations juridiques et fiscales, la
comptabilité analytique peut se libérer de ces influences et privilégier l’aspect économique des
phénomènes étudiés afin de répondre aux impératifs qui lui sont fixés, c’est pourquoi les charges de la
comptabilité générale subissent les retraitements avant d’être intégrées dans les coûts, ces retraitements
ont pour objet soit :
- D’éliminer certaines charges (charges non incorporables)
- D’en créer d’autres (charges supplétives)
1. Les charges non incorporables : ce sont les charges inscrites en comptabilité générale mais non
reprises par la comptabilité analytique, ces charges sont ignorées par la comptabilité analytique
parce qu’elles ne correspondent pas aux conditions normales d’exploitation. On peut donner comme
exemple : prime d’assurance vie que la tête d’un dirigeant, amortissement des frais préliminaires.
En général, toutes les charges non courantes constituent les charges non incorporables.
Remarque : les produits non courants sont également ignorés par la comptabilité analytique.
2. Les charges supplétives :
Ce sont des charges incorporées aux coûts bien qu’elles ne figurent pas en comptabilité générale pur des
raisons juridiques et fiscales.
L’introduction des charges supplétives dans les coûts et justifiée comme l’exclusion des charges non
incorporables par le souci de pouvoir effectuer des analyses comparatives dans le temps et dans l’espace.
En effet, ces comparaisons permettent d’éliminer les différences provenant des structures financières
(mode et financement) et les différences provenant des structures juridiques (cadre juridique de
l’entreprise). Il existe 2 types de charges supplétives consacrées par les comptables :
• la rémunération conventionnelle des capitaux propres.
• La rémunération conventionnelle de l’exploitant.
a- rémunération conventionnelle des capitaux propres
Deux entreprises dans la même branche d’activité, ayant engagé la même somme de capitaux, ayant la
même puissance économique, auront cependant des charges financières différentes, si l’une a plus de
capitaux étranges (emprunts) que l’autre.
Pour comparer rationnellement l’activité de ces deux entreprises, deux procédés sont possibles :
- Éliminer de leurs charges respectives les intérêts sur emprunts, dans ce cas les charges d’intérêts
constitueraient des charges non incorporables.
- Ajouter aux charges de ces deux entreprises une rémunération fictive des capitaux propres, dans
ce cas, ces rémunérations constituent des charges supplétives.
C’est cette dernière méthode qui a été retenue parce qu’elle est plus réaliste, le capital qu’il soit
propre ou étranger a un coût (coût du capital).

b- rémunération conventionnelle de l’exploitant de l’entreprise individuelle :


Deux entreprises qui travaillent exactement dans les mêmes conditions
sont : l’une à forme individuelle, l’autre à forme de société anonyme. Dans
la première, le propriétaire dirigeant n’est pas forcément rémunéré par un
salaire (disposition fiscale), dans la seconde le PDG l’est. Dans cette
deuxième entreprise la société a une personnalité morale distincte de celle
de ses propriétaires alors que dans la première il y a identité entre la
personne de l’entreprise et le propriétaire. De là, l’idée d’inclure dans les
coûts de la première une somme égale aux traitements que le propriétaire
pourrait normalement recevoir en échange du travail qu’il fournit.
Remarque : parmi les retraitements qu’on fait lors du passage des charges de la comptabilité générale à
celle de la comptabilité analytique, en trouve la substitution des montants.
Exemple : charges d’usage et charges d’abonnement
Les charges d’usage se substituent essentiellement aux dotations d’amortissements de la comptabilité
générale :
- la base de calcul= la valeur actuelle (prix de marché) pour tenir compte du coût de remplacement de
l’immobilisation
- la durée d’amortissement : la durée probable d’utilisation qui peut différer de la durée admise pour
l’amortissement.
Exemple 1 : soit l’immobilisation A achetée le 1/1/N-6 pour 100.000 dhs, durée d’amortissement fiscale :
10 ans. Le mode d’amortissement utilisée par l’entreprise est linéaire, cette machine a été acquise pour
répondre à un marché spécifique qui ne dépassera pas 8 ans.
Calculer la charge d’amortissement comptable, la charge d’usage de l’exercice N
- amortissement comptable ( exercice N) 100.000*100 %= 10.000
10
- charge d’usage (exer ice N) 240.0 0*c : 0 100%=30.000
8
D’i’où une différence de corporation de 30.000-10.000 = +20.000

Chapitre 4 : Le traitement des charges de la comptabilité


analytique
I- affectation des charges directes et imputation des charges indirectes
La méthode des coûts complets partage les charges incorporables en charges directes et charges
indirectes et préconise pour les charges indirectes un traitement spécifique. A définitions : 1- les charges
directes : les charges sont dites directes lorsqu’on peut les affecter sans ambiguïté et sans calcul préalable
au coût d’un produit, d’une commande etc. ce sont des charges sont la destination est connue, le CGNC
les définis ainsi : « charges qu’il est possible d’affecter sans calcul intermédiaire de répartition au coût
d’un produit déterminé »
2- les charges indirectes : elles sont définies à contrario. Elles concernent plusieurs produits ou l’ensemble
de l’entreprise ; elles obligent pour connaître leur destination des calculs préalables de répartition. Selon
le CGNC, les charges indirectes sont : « des charges qu’il n’est pas possible d’affecter directement au coût,
leur répartition suppose des calculs intermédiaires en vue de leur imputation au coût »
exemple : pour la librairie le coût de revient d’un livre comprend des charges directes et des charges
indirectes.
- charges directes : coût d’achat du livre
- charges indirectes : salaire du vendeur, électricité, location du magasin…
Précision : pour déterminer le coût de revient d’un produit il faut alors
- connaître les charges directes relatives à ce produit
- connaître les différentes charges indirectes relatives au produit.
Le cheminement des différentes charges vers les coûts peut être schématisé ainsi :
Coûts et coût de revient II- les centres d’analyse :
A- définition :
Un centre d’analyse ou une section analytique est une subdivision comptable de l’entreprise où sont
analysés et regroupés les éléments de charges indirectes préalablement à leur imputation au coût.
Deux critères précèdent à la définition des centres d’analyse :
- Ils doivent correspondre autant que possible à une division réelle (centre de travail) de l’entreprise
ou à l’exercice d’une responsabilité (centre de responsabilité)
- les charges totalisées dans un centre doivent avoir un comportement commun de telle sorte qu’il
soit possible de déterminer une unité de mesure de l’activité de chaque centre. Il est ouvert autant de
centre qu’analyse que les besoins d’information l’exigent, si besoin est, un centre d’analyse peut être
divisé en plusieurs sections analytiques.
B- typologie :
on distingue 2 grands types de centres d’analyse, les centres principaux et les centres auxiliaires.
1- les centres principaux : sont des centres qui fonctionnent au profit des coûts, ils ont un lien direct
avec le cycle d’exploitation de l’entreprise.
Exp : centre approvisionnement, centre production, centre distribution.
2- les centres auxiliaires : sont des centres qui fonctionnent au profit des centres principaux , il n’ont
pas de lien direct avec le avec le cycle d’exploitation.
Exp : centre entretien, centre gestion de personnel, centre gestion de matériel… C- les unités d’œuvre : les
unités d’œuvre sont des unités de mesure de l’activité des centres d’analyse, elles permettent :
- de fractionner le coût du centre d’analyse et d’obtenir un coût par unité d’œuvre.
- D’imputer une fraction du coût d’un centre d’analyse à un coût de produit à partir du nombre d’unité
d’œuvre consommée pour la fabrication de ce produit. Les unités d’œuvre couramment utilisées sont :
o L’heure de main d’ouvre directe : rattachement de la prestation fournie à la MO consacrée au
produit. Un pointage des heures de travail est alors indispensable. o L’heure machine : rattachement de
la prestation fournie au fonctionnement du matériel consacré au produit : exp : heure de
fonctionnement du four, de la presse, d’un ordinateur… o L’unité de fourniture travaillée dans le
centre de travail, exp : unité de poids, de volume, de surface, de longueur, kg de matières premières
consommées, mètre de tubes travaillés… o L’unité de produits élaborés : rattachement de la
prestation au produit obtenu : exp : nombre de produits fabriqués, nombre de ligne imprimée….
Comment choisit-on les unités d’œuvre ?
Le choix des unités d’œuvre résulte d’une étude technico-comptable faite par des experts comptables,
l’unité est pertinente lorsqu’elle est fortement corrélée aux charges indirectes du centre. On choisira :
• l’heure machine lorsque : il est possible de pointer la production réalisée par chaque machine,les
frais de fonctionnement (entretien, matières consommables) sont importants relativement aux frais de
main d’œuvre, le temps de fonctionnement de la machine est sans rapport avec le travail de l’opérateur.
• L’heure de fourniture travaillée lorsque : le temps de main d’œuvre et le temps machine par
produit sont possibles ou difficiles à pointer, les fours travaillés font l’objet d’un pointage.
• L’unité de produit : dans un atelier spécialisé dans une production ou un service bien déterminée.
On a souvent intérêt à choisir une unité caractéristique de l’activité (MO, HM) c’est seulement lorsque
cette activité ne peut être aisément mesurée que l’on retient le critère de production.
Remarque : il peut être impossible de déterminer une unité physique pour un centre, dans ce cas, on
utilisera pour exprimer son activité une base monétaire Exp : Chiffre d’affaires, coût de production des
produits vendus…
L’imputation des charges du centre au coût alors à l’aide d’un taux de frais
Taux de frais = total des charges du centre
Assiette de répartition
Unité d’œuvre :
? Unité physique (nombre de produits fabriqués)
? unité de temps ( HMOD)
? Unité monétaire ( 100 dhs de chiffre d’affaires)
Coût de l’unité d’œuvre = total des charges indirectes du centre
Nombre d’unité d’œuvre
III- procédure de traitement des charges indirectes dans les centres d’analyse :
1/ coûts de revient tableau de répartition des charges indirectes :
Les charges indirectes sont traitées dans un tableau appelé « tableau de
répartition des charges indirectes ». il se compose de trois parties :
répartition primaire,répartition secondaire, unités d’œuvre.
a- la répartition primaire : elle consiste à répartir les
charges indirectes sur tous les centres qu’ils soient principaux ou auxiliaires, cette répartition se fait grâce
à des clés de répartition déterminées par le contrôleur de gestion à l’issue de l’analyse
technicocomptable.
b- La répartition secondaire : avant leur imputation aux coûts, les charges indirectes des centres font
ème
l’objet d’une 2 répartition, il s’agit de virer les charges des centres auxiliaires dans les centres
principaux cela s’explique par le fait qu’ils sont liés aux différentes phases constituent le cycle
d’exploitation de l’entreprise :
- centre approvisionnement coût d’achat
- centre production coût de production
- centre distribution coût de revient
Les centres auxiliaires qui fournissent des pres att ions a x autru es centres, leur coût fait l’objet d’un
transfert. Ce transfert est de 2 types : en escalier et croisé.
1- le transfert en escalier : on parle de ce transfert, lorsque le coût d’un centre auxiliaire esttransféré
ou viré au centre suivant sans retour en arrière.
2- Le transfert croisé : on parle de ce transfert, lorsque les centres auxiliaires se
fournissentréciproquement des prestations, on parle aussi de prestations réciproques.
Remarque : attention avant de faire la répartition secondaire, quand on a des prestations croisées, il faut
déterminer au préalable le montant des charges propres des centres qui se fournissent réciproquement
des prestations.
Notions de rappel :
Les charges indirectes sont des charges ne pouvant être directement affectées à un produit, une activité,
… Elles devront faire l’objet d’une répartition entre des centres d’analyse.
Les centres d’analyse sont des divisions comptables de l’entreprise. Ils se décomposent en centres
opérationnels et en centres de structures.
Les centre opérationnels correspondent à des divisions réelles de l’entreprise (ex : ateliers, service, …). Ils
sont composés de centres auxiliaires et de centres principaux. Leur activité est mesurée par des unités
physiques appelées unités d’œuvres (ex : Kg, m², …).
Les centres de structures correspondent à des divisions fictives de l’entreprise (ex : administration,
financement,…). Leur activité est mesurée par des unités monétaires appelées assiettes de frais (ex : 100
Dhs de vente, coût de production, …). Ils sont assimilés aux centres auxiliaires.
Les centres auxiliaires travaillent pour d’autres centres (ex : gestion du personnel, entretien, …). Les
centres principaux travaillent directement pour les produits (ex : approvisionnement, ateliers, …).
La répartition des charges indirectes
La répartition primaire consiste à répartir les charges incorporées entre les différents centres d’analyse au
moyen de clés de répartition. Exemple :
Le total des charges incorporées doit être égal à la somme des répartitions primaires des centres

d’analyses.
La répartition secondaire consiste à répartir les centres auxiliaires entre les centres principaux et de
structure. Exemple :
Détecter des prestations réciproques : lorsqu’un centre auxiliaire A (ex : énergie) réparti une partie de ses
coûts à un autre centre auxiliaire B (ex : entretien) et que ce centre auxiliaire B réparti une partie de ses
coûts au centre auxiliaire A, l’on est en présence de prestations réciproques.
10%
5%
Il faut utiliser un système de 2 équations à 2 inconnues. Exemple : Soit x le centre énergie Soit y le
centre entretien x=700+5% y | 700 est le montant de la répartition primaire et 5% la part
reçue du centre entretien
y=650+10% x | 650 est le montant de la répartition primaire et 10% la part reçue du centre énergie
x=700+0,05(650+0,1x) | on remplace y par sa valeur de manière à n’avoir plus qu’une seule inconnue.
x=700+32,5+0,005x x=732,5+0,005x x-0,005x=732,5 0,995x=732,5 x=732,5/0,995
x=736,18 y=650+10%(736,18) y=650+73,62 y= 723,62
Le montant du centre énergie est de 736,18 et celui du centre entretien 723,62.
Le coût d’unité d’œuvre ou le taux de frais
Lorsque l’on est en présence d’une unité d’œuvre, on calculera un coût d’unité d’œuvre et lorsque l’on est
en présence d’une assiette de frais on calculera un taux de frais. Exemple :
Coûts d’unité d’oeuvre Taux de frais
Répartition secondai er
Coût d'unité d'oeuvre ou taux de frais =
Nombre d'unités d'oeuvre ou assiette de frais
Chapitre 5 : les éléments correctifs du coût de production
La sommation de valeur des matières premières consommées, de la MOD et des charges indirectes ne
donne pas toujours le coût de production des produits terminés pendant la période . en effet, d’autres
éléments peuvent être obtenus corrélativement au produit principal et dont il faut tenir compte pour
calculer le coût de production du produit principal achevé au terme d’une période. Il faut donc corriger le
coût de production par les éléments suivants : produits en cours, produits résiduels ( déchets et rebus) et
les sous-produits.
Charges de la période
- charges directes : • MP, fournitures et
intermédiaires consommées
• MOD
- charges indirectes :
= coût de production
• produits terminés
• produits résiduels
• sous produits
I- les produits en-cours 1°/
nature des produits en cours :
A la fin de la période de calcul des coûts (mois ou trimestre), il arrive que les produits n’aient pas subi
toutes les opérations de transformation correspondantes aux stades de fabrication, ce sont des produits,
services, travaux en cours : par ex : immeuble en cours de construction, logiciel en cours d’élaboration,
véhicule dans une chaîne de montage…
Précision : ne pas confondre les en cours avec les produits semi finis, les en cours sont invendables et
inutilisables en l’état contrairement aux produits finis ou semi-finis : pneu, armatures d’un fauteuil…
- (1)et (4): produits en cours
- (1)+(2) et (4)+(5) : produits finis
- (3) : produits finis
- (2)+(3)+(4) : coût de production de la période : 6
- (1)+(2)+(3) : coûts de produits terminés pendant la période 7
Î (7) =(6)-(4)+(1)
D’où la formule suivante : coût de production des produits finis pendant la période= coût de
production de la période+en cours initiaux-en cours finaux Les charges supportées par la période
ont été occasionnées par :
- l’achèvement des poduits en cours au début de la période.
- La fabrication des produis commencés et terminés dans la période
- Le début de fabrication des produits qui seront terminés dans la période suivante mais quisont des en
cours finaux par rapport à la période actuelle.
- Les produits terminés dans la période actuelle et entrés aux stocks proviennent : o Des encours intiaux
terminés pendant la période actuelle o Les produits commencés et terminés dans la période.
Exp :
L’Ese XY fabrique 2 produits X et Y au cous du mois M, les charges ont été les suivantes :
- MP : 30.000 pour X et 40.000 pour Y ❮
- MOD : 20.000 pour X et 30.000 pour Y
- charges indirectes :15.000 pour X et 26.000 pour Y
A la fin du mois M-1 les produits en cours ont été évalués à 4000 pour X et 6000 pour Y. A la fin du mois M
les encours ont été évalués à 6000 pour X et 8000 pour Y.
TAF : déterminer le coût de production des produits X et Y du mois M . Solution :
Eléments X Y
Q PU Mt Q PU Mt
MP 30.000 40.000
MOD 20.000 30.000
Ch indirectes 15.000 25.000
+ en cours initiaux +4000 +6000
- en cours finaux -6000 -8000
Coût de production des produits 63000 93000
finis en M
La valeur des en cours dépend de leur achèv ment (plus ils approchent des produits finis,plus e leur valeur
augmentent)
3°/ l’évaluation des en cours :
L’évaluation des en cours est délicate, elle est souvent forfaitaire.
a- évaluation globale :
Il s’agit de considérer que les en cours représentent une fraction du produit fini. C’est sur la base de cette
fraction qu’ils seront évalués :
Exemple :
Durant le mois « M », une entreprise a enregistré 537.500 de charges, sa production du mois a été de
50.000 produit fini : « P » et 5.000 en cours de production, en fin du mois de « M ». Ses encours ont en
moyenne consommé 75% des charges. Calculer la valeur des en cours et déterminer le coût de production
des produits finis.
1 E= 0,75 P
5000 E= XP
X= 3750 P
Les charges consommées= 50000P+3750P=53750P
537500/53750=10 dhs par P donc 1 E=10*0,75= 7.5 dhs
Les charges consommées par les encours sont suffisantes pour achever 3750 P. la production du mois est
donc équivalente à53.750P.
D’où le coût de production d’un produit « P » : 537500/53750=10 dhs par P
De coût moyen de production des en cours est : 5000*7.5=37500 dhs
Le coût de production des produits finis=537.500 charges de la période
+0 + encours initiaux
-37500 - en cours finaux
Coût de production des produits finis= 500.000 dhs b- Evaluatio par cn omposante de coût :
• évaluation forfaitaire par composante de coût : il s’agit d’évaluer approximativement la valeur de
chaque composante des coûts des en cours . l’en cours passe par plusieurs stades, et sa valeur dépendra
du % des charges consommées à chaque stade :
exp : durant le mois M ou l’entreprise a enregistré les charges suivantes :
- matières consommées : 4200 kg à 20 dhs le kg
- MOD : 6150 h à 8 dhs l‘heure
- Charges indirectes : 20.250
La production du mois a été de 2000 produits finis et 100 encours. Les encours ont consommé la totalité
des matières, 50% de la MOD et 25% des charges indirectes Calculer le coût des en cours et celui des
produits finis.
Solution/
Mat cons : 2000+100=2100 (1P Æ 1 E)
MOD : 2000+50=2050 (1E --Æ 0,5 P)
Ch indirectes : 2000+25=2025 ( 1E ----Æ0,25 P) Exemple :
Coût de production des 35 tonnes de frites fabriquées
Eléments Quantité Prix unitaire Montant

Charges directes
- Pommes de terre 40 651.00 26 040.00 - Main d'œuvre 26
10.00 260.00

Charges indirectes
- Atelier coupe 120 2.95 354.00 - Atelier cuisson 30 50.00 1
500.00
+ Encours initial 1 000.00 Informations
- Encours final - 400.00 trouvées dans
Total 35 821.5429 28 754.00 l’énoncé
La concordance :
La comparaison des résultats
Il s’agit de retrouver le résultat net comptable, de la comptabilité générale, à partir des résultats
analytiques, de la comptabilité de gestion.
Charges de la C. non Charges de la CG
incorporables comptabilité
C. supplétives analytique
Charges incorporables
Ch de la comptabilité Générale Ch. incorporables
+ ch supplétives - ch supplétives
- ch non incorporables + ch non incorporables
= ch incorporables = ch de la comptabilité générale
Le tableau de concordance
Éléments A ajouter A retrancher
Somme des résultats analytiques : +
- si bénéfice net
- si perte nette -
Différences sur amortissements : +
- si amts cpta gestion > amts cptagénérale
- si amts cpta gestion < amts cpta générale
Différences sur éléments supplétifs +
Différences sur charges non incorporées -
Différences sur produits non incorporés + Différences
d’inventaire constatées : +
- si stock réel > stock théorique
(boni)
- si stock réel < stock théorique (mali)
Différences dues aux arrondis : -
- arrondis par défaut
- arrondis par excès +
Résultat de la comptabilité générale =

Le seuil de rentabilité
Définition
Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires (hors taxes) pour lequel l’entreprise ne réalise ni bénéfice ni
perte (un résultat de 0). La marge sur coût variable est donc égale aux charges fixes.
Calcul
CF SR : seuil de rentabilité
SR= CF : coût fixe
Tx MCV Tx MCV : taux de marge sur coût variable ou
CA*CF SR : seuil de rentabilité
SR= CA : chiffre d’affaires
MCV CF : coût fixe
MCV : marge sur coût variable
Exemple:
Seuil de rentabilité en quantité = seuil de rentabilité en valeur / prix de vente unitaire Le résultat doit
toujours être arrondi à l’entier supérieur Exemple : Un pain est vendu 0,90 Dhs.
SR en quantité = 963,64 / 0,90 = 1 070,71 soit 1 071 pains
Représentation graphique
Il existe 3 méthodes de représentation graphique du seuil de rentabilité. Il faut au minimum retenir celle-
ci : le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires pour lequel la marge sur coût variable est égale aux
charges fixes.
Exemple :
Soit y1 la droite de marge sur coût variable
Soit y2 la droite des charges fixes
Le taux de marge sur coût variable est de 55 % ; la marge y1=0,55 CA sur coût
variable est donc égale à 55 % du chiffre d’affaires.
y2=530,00 Le coût fixe est de 530,00 Dhs.
La marge de sécurité
Marge de sécurité = CA – SR
Plus la marge de sécurité est élevée, mieux c’est.
Exemple :
Marge de sécurité = 1 000,00 – 963,64 = 36,36 marge de
sécurité
Indice de sécurité = *100
CA
Plus l’indice de sécurité est élevé, mieux c’est.
Exemple :
Indice de sécurité =*100 = 3,64%
La date du seuil de rentabilité
La date du seuil de rentabilité est aussi appelée point mort.
Plus vite est atteint le seuil de rentabilité, mieux c’est.
Généralement, on part du principe que les ventes sont uniformément réparties sur tous les mois travaillés
de l’année.

date SR = SR *m m est le nombre de mois travaillés dans l’année, soit 12 en CA général. Si


l’entreprise ferme 1 mois en août, prendre 11. Exemple :

date SR = *12=11,56 soit 11 mois complets (fin novembre)

Nombre de jours restants = (11,56soit le 18 décembre


11,00) * 31 = 17,36
31 jours en décembre
Dans le cas de 11 mois de travail annuel, si la date du seuil de rentabilité se situe après le mois de
fermeture, ne pas tenir compte du mois de fermeture dans le décompte. Exemple : avec une
fermeture en août
date SR = 963,64 *11=10,60soit 10 mois complets (fin 1 000,00 novembre, car on ne tient pas compte

d’août)

Nombre de jours restants = (10,60soit le 19 décembre


10,00) * 31 = 18,60
La notion de seuil de rentabilité sera traitée plus en détail dans la méthode des coûts partiels.
PARTIE 2/ LA METHODE DES COUTS PARTIELS
chapitre 1 : COÛT VARIABLE & MARGE :
Taux de MCV = (MCV / CA) *100 donc MCV 1 -
= CA * Taux de MCV LES

CH AR
GES
FIX
ES ET LES CHARGES VARIABLES
Charges fixes ou charges de structure Charges variables ou charges
opérationnelles

Ce sont les charges généralement Ce sont des charges directement liées au


indépendantes de la variation du volume volume d'activité, sans cependant être
d'activité sur une période relativement courte. nécessairement proportionnelles à ce
volume
Le coût variable est un coût partiel, c'est-à-dire qu'au lieu d'imputer la totalités des charges aux coûts
recherchés (méthode des coûts complets), on n'en prend en compte qu'une partie
2- DÉFINITION DU COÛT VARIABLE (PCG) :
"Un coût variable de produit est constitué par les seules charges qui varient avec le volume d 'activité de
l'entreprise, sans qu'il y ait nécessairement exacte proportionnalité entre la variation des charges et la
variation du volume des produits obtenus."
3- MARGE
PCG : "On appelle marge toute différence entre un prix de vente et un coût partiel"
La marge sur coût variable est donc la différence entre le prix de vente et le coût variable.
Le taux de marge est le rapport entre la marge sur coût variable et le chiffre d'affaires, exprimé en
pourcentage.
4- LE RÉSULTAT
Le résultat obtenu par l'entreprise à l'occasion du cycle fabrication / distribution d'un produit peut être
calculé ainsi :
4ème étape : Détermination du coût total : ❮
Remplissez le tableau Coût total des postes ATLAS en annexe 1-4
5ème étape : Détermination de la marge sur coût variable :
- A l'aide des calculs réalisés précédemment, complétez le tableau MCVpour poste ATLAS
en annexe 1-5
- Déterminez la MCV unitaire ainsi que le taux de marge - Quelle remarque pouvezvous
faire ?
Chapitre 2 : LE SEUIL DE RENTABILITÉ

1 - DÉFINITION
Le seuil de rentabilité (aussi appelé "chiffre d'affaires critique" ou "point mort") est le
chiffre d’affaires (ou le volume de vente) pour lequel l’entreprise ne réalise ni bénéfice
ni perte. Il peut être exprimé en valeur, en quantité ou en jours d'activité. La marge sur
coût variable est égale aux charges fixes.
Le seuil de rentabilité peut être déterminé par ce calcul :
Seuil de
rentabilité =
Charges fixes
Taux de marge
sur coût MCV *
X = Charges fixes
variable
Représentation graphique
Méthode 1 : Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires pour lequel la marge sur coût
variable est égale aux charges fixes.
où X est le nombre de produit à fabriquer
ou le CA à trouver X = Charges fixes /
MCV
Exemple de représentation graphique : Soit y1, la droite de marge sur coût variable Soit y2,
la droite des charges fixes y1 = 0,25 CA y2 = 5 400
Méthode 2 : Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires pour lequel le résultat est nul.
Pour déterminer le SR, l'inconnu est le CA ou la quantité de produit à fabriquer Charges
Totales = Charges variables * CA - Charges fixes et à vendre. L'équation s'écrit donc :
Résultat = Prix de vente (ou CA) X - Charges Totales
Si l'on connaît le prix de vente unitaire ou le montant du CA, on peut poser :
Où X est le nombre d'unités à produire et à vendre.
Pour trouver le seuil de rentabilité, on pose par définition
Résultat = 0 Soit MCV * X= Charges fixes

D'où X =Charges fixes / MCV ❮


Exemple de représentation graphique :
Soit y1, la droite de résultat - Les charges variables sont égales y1 = 0,25 CA - 5 400
Méthode 3 : Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires est égal à l’ensemble des
charges. Le prix de vente Pv par produit fabriqué est connu. X est le nombre de produits
vendus. Le CA est donc = à Pc * X
Le total des charges est égal à la somme des coûts variables unitaires et des coûts fixes Total
des charges = coûts variables unitaires * X + coûts fixes L'équation CA = Total des charges
donne : PV * X = coûts variables unitaires * X + coûts fixes D'où X = coûts fixes / coûts
variables unitaires Exemple de représentation graphique :
Soit y1, la droite des charges totales Soit y2, la droite du chiffre d’affaires y1 = 0,75 CA + 5
400 y2 = CA
A PPLICATION :
Déterminez le seuil de rentabilité des ordinateurs ATLAS fabriqués par ASIE IMPORT.

Annexe 1 : ASIE
IMPORT Annexe 1-
1:
Décomposit ion du poste "Autres frais"
Quantités fabriquées 100 200 300 400 500
Partie variable
Partie fixe
Autres frais
Annexe 1-2
Répartition des charges variables
Quantités fabriquées 100 200 300 400 500
Composants utilisés 67 417 202249 134833 269665
337081
M.O.D Assemblage 1 162 3486 2324 4647
5809
M.O.D. Montage 373 1118 1490
745 1863
M.O.D. Contrôle 391 1171 1561
781 1952
Partie variable des autres frais
Coût variable
Coût variable unitaire

Annexe 1-3 ❮
Répartit ion des charges S
fixe
Quantités fabriquées 100 200 300 400 500
Coût fixe
Coût fixe unitaire
Annexe 1-4
Coût to tal des postes S
ATLA
Quantités fabriquées 100 200 300 400 500
Coût variable
Coût fixe
Coût total des postes ATLAS
Coût unitaire
Annexe 1-5
MCV des postes
ATLAS
Quantités fabriquées 100 200 300 400 500
Chiffre d'affaires
Coût variable
MCV
Charges fixes
Résu ltat
MCV unitaire
38
Module CAE
TSGE-TCE
Chapitre 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
Le coût complet unitaire
Soit a le coût variable unitaire, b le coût fixe total, x le nombre de produits fabriqués et
vendus et y le coût complet total :
y = ax + b
Exemple : le coût variable unitaire est de 5,00 Dhs, le coût fixe total de 1 000,00 Dhs et il a
été fabriqué et vendu 2 000 produits.
y = 5,00*2 000 + 1 000,00 =
11 000,00 b

Coût complet unitaire = a + ❮ x


Exemple :
Coût complet unitaire = 5,00 + = 5,50
L’imputation rationnelle des charges fixes
L’imputation rationnelle des charges fixes permet de neutraliser les effets des variations de
l’activité sur les coûts unitaires et d’évaluer le coût de la sous activité.
Exemple : La production normale est de 1 000 unités par mois. En mars, il a été produit 900
unités. Le prix de vente unitaire est de 10,00 Dhs, le coût variable unitaire de 6,00 Dhs et le
coût fixe de 3 000,00 Dhs.
Éléments Mars Période
Quantité 900 Quantités produites durant la période
production de la période

Taux d’activité *100 production


normale
*100 = 90%
Chiffre d’affaires 9 000,00 900 * 10,00
Coût variable 5 400,00 900 * 6,00
Charges fixes imputées Charges fixes réelles * taux d’activité 3 000,00 * 90
2 700,00 %

Coût d’imputation Coût variable + charges fixes imputées 5 400,00 + 2


rationnelle 8 100,00 700,00
cout d'imputation rationnelle = 8 100
Coût unitaire 9,00
production de la période 900
Coût de la sous activité Charges fixes réelles – charges fixes imputées 3
300,00 000,00 – 2 700,00

Chiffre d’affaires – coût d’imputation rationnelle


Résultat 600,00 – coût de la sous activité 9 000,00 – 8 100,00 –
300,00
Le coût unitaire ne variera pas d’un mois à l’autre en fonction du niveau d’activité.

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