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Cours de Théologie Spirituelle CH I

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Cours de Théologie spirituelle

Introduction à la prière

Professeur : Père Marius Hervé Djadji


Plan du Cours
Introduction générale
Chapitre premier : Approche de la pratique spirituelle

1. La définition de la prière
2. Les formes de prière
3. Quelques orientations spirituelles

Chapitre deuxième : La prière dans la Bible

1. La prière dans l’Ancien Testament


2. Jésus et la prière
3. La prière dans la Nouveau Testament

Chapitre troisième : L’Intériorité

1. La définition de l’intériorité

2. L’évaluation spirituelle
3. Comment guérir des questions intérieures ?

Conclusion

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Introduction générale

Selon l’abbé Gaston Courtois : « Le monde moderne oblige les hommes


à un labeur intense et à une vie trépidante. D’une part, la vitesse
accélérée, jamais satisfaite d’elle-même puisque c’est une course
échevelée à la recherche du temps qui fuit ; d’autre part, la domination
sans vergogne du bruit sous toutes ses formes, depuis les sonneries de
téléphone jusqu’aux mugissements des sirènes, finissent par user les
nerfs les plus solides. Le rythme haletant des villes est épuisant. Cela
explique bien des névroses et des déséquilibres, surtout chez les jeunes.
Cela explique aussi les difficultés éprouvées par certains quand il s’agit
de concentrer leur attention, et la tendance de beaucoup à vivre à la
superficie d’eux-mêmes, happés qu’ils sont par les appels extérieurs
agissant sur eux à la manière d’une drogue. On peut dire qu’il y a là une
véritable maladie du siècle »1. Pour combattre ce mal qui ronge notre
société, je vous propose chers étudiants ce cours de spiritualité qui est
une introduction à la prière en mettant en exergue le silence de la
rencontre intérieure et joyeuse dans la prière. C’est pourquoi nous avons
pour support le livre : « Fortifiez-en vous l’homme intérieur »
(Ephésiens, 3, 16) Lettre sur l’intériorité » Lette numéro 4, du Père
Benoît GRIÈRE, que vous avez reçu de la direction.

1
Courtois Gaston, Une valeur d’or ; le silence, Paris, Fleurus, 1955.

3
Chapitre premier : Approche de la pratique spirituelle

1. La définition de la prière

Qu’est-ce que la prière ?

Il y a plusieurs définitions de la prière.

• La prière comme dialogue

La prière est une relation dialogale entre Dieu et l’homme. Dans la prière,
il y a deux êtres qui se parlent. Dieu et l’homme. Voilà pourquoi la prière
n’est pas un monologue. C’est une relation de deux êtres qui s’aiment.

• La prière comme communion

Dans la prière, il y a un rapport de communion. Dans la prière, Dieu et


l’homme font un. Dans le jardin d’Eden, nous voyons la communion entre
Dieu et l’homme (. Si la prière est un dialogue, les deux qui dialoguent
forment Un. Dans la prière il y a donc une rencontre entre le Créateur et
la créature, c’est une relation de communion de telle sorte que c’est le
Christ qui vit désormais en nous comme dit saint Paul (Gal 2,15-20). La
prière est donc une communion intense entre l’homme et Dieu.

• La prière comme un regard

Dans la prière, deux regards se rencontrent. Depuis la création, Dieu


regarde les créatures. Dieu ne cesse de porter son regard d’amour sur le
monde. Le premier regard vient de Dieu. C’est ce regard que nous avons
dans le crucifix. L’homme à son tour contemple le regard de Dieu. La
réponse de l’homme c’est de porter un regard de reconnaissance sur
Dieu. Par la prière nous regardons Dieu. L’homme dans la prière
contemple et admire Dieu. Sur la terre l’homme doit toujours fixer son
regard sur Dieu. Quand on regarde un Dieu qui nous regarde, à notre tour,
nous regardons les autres, c’est cela la prière.

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• La prière comme responsabilité

La prière n’est pas une fuite de responsabilité. Dans la prière on ne fuit


pas les réalités. La prière n’est pas une manière de s’évader face aux
réalités, aux difficultés. Dans la prière, l’homme s’appuie sur Dieu pour
affronter les épreuves, pour assumer ses responsabilités. Prier c’est
s’offrir à celui de qui nous recevons la vie et l’être. La prière est une
offrande de l’homme à Dieu. Prier, c’est consacrer un temps à celui qui
nous donne sa force. C’est en Dieu que l’homme tire sa force pour être
responsable, c’est Dieu qui nous donne le pouvoir d’être responsable,
c’est lui qui nous donne le pouvoir de nommer tout comme le stipule
l’auteur du livre de la Genèse (Gn 2). Voilà pourquoi pour mieux assumer
des responsabilités dans la vie, il faut s’appuyer sur Dieu.

• La prière comme humilité

Prier, c’est aussi s’humilier, prier c’est s’abaisser, c’est le cas du collecteur
des impôts et le pharisien en Lc 18,9-14. La prière du collecteur d’impôt a
été agréée par Dieu parce qu’il priait avec humilité comme un enfant parle
à son Père. Dans la prière, l’homme quitte sa montagne d’orgueil pour
s’abaisser, c’est cela l’attitude kenotique. Dans la prière, nous devons
méditer l’attitude d’obéissance du Christ qui s’est abaissé jusqu’à mourir
à la croix (Philippiens 2,5-11). Dans la prière, l’homme abandonne son
ego, son moi, sa fierté, pour reconnaître ses limites, pour s’agenouiller
devant Dieu et faire un nous avec Dieu et en union avec ses frères. La
prière est donc un abaissement total devant un Être plus grand, le
Créateur, parce que seule la créature prie. Le Créateur ne prie pas, parce
qu’il est Dieu, il a tout.

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2. Les formes de prière

Il existe plusieurs manières de prier. Nous avons :

• La prière silencieuse

C’est une forme de prière qui est centrée sur une méditation intérieure,
pour faire un cœur à cœur avec Dieu. C’est une prière intense sans cris,
sans paroles mais tout se fait à l’intérieur. Le cœur est le centre de la
prière, c’est le lieu de la rencontre entre l’homme et Dieu. L’homme n’est
pas seulement corporel, extériorité mais surtout intériorité. La prière
silencieuse est à l’origine d’une autre forme de prière qu’est la
contemplation. Dans l’Eglise catholique, on développe beaucoup la prière
silencieuse parce que Dieu rencontre l’homme dans le silence, la brise
légère et non dans le bruit. Regardons Jésus, qui se retire dans les
montagnes, dans le silence.

• La prière extériorisée

C’est la prière par la parole et les gestes. L’homme est un être extérieur,
visible, corporel. Voilà pourquoi, nous avons les prières parlées, chantées,
les prières accompagnées de gestes corporels.

• Les prières jaculatoires

C’est une prière spontanée avec des cris qui sortent du cœur. L’homme
est aussi un être spontané, imprévisible qui rencontre des épreuves et des
joies non prévisibles.

• Que retenir ?

Il n’existe pas une forme de prière puissante que les autres. L’efficacité de
la prière ne dépend pas de la forme de la prière. Les différentes formes
de prière permettent aux chrétiens de faire un choix qu’ils aiment. La vie
monastique a influencé la forme silencieuse dans l’Eglise. On ne

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condamne pas une forme de prière. Mais lorsqu’on se retrouve dans la
communauté paroissiale, dans la prière liturgique, il faut suivre dans la
liturgie la forme commune prévue par l’Eglise pour éviter la pagaille et le
désordre qui n’honorent pas nos assemblées de prière comme le dit Paul
(1 Co 14,26-40).

3. Quelques orientations spirituelles


• Où prier ?

On peut prier partout parce que Dieu est partout, il voit tout, il entend tout,
il est Dieu. On ne peut pas confiner Dieu dans un espace bien précis, Dieu
est a-spatial (Ps 113). L’église est le lieu de la grande prière qu’est la
messe. Nous pouvons prier partout en utilisant la forme qui dans laquelle
nous sommes à l’aise. A la maison, il faut avoir son sanctuaire de prière.
La maison doit être un lieu de prière. Avoir un petit endroit où il y a une
statue, avec une Bible toujours ouverte selon votre page. Le sanctuaire
de la maison n’est pas un ornement. La prière à la maison crée un
environnement de grâce et on transmet un héritage spirituel. La maison
dans laquelle on prie chaque jour est inondée d’un parfum de grâce venant
du Saint Esprit.

• Les temps de la prière

Chaque jour il faut consacrer un temps à la prière. si nous considérons la


prière comme la nourriture de notre âme, il faut la nourrir comme nous
nous occupons du corps. La nuit, il faut s’abandonner à Dieu parce que
c’est lui qui tient notre souffle de vie, dans le sommeil on est inactif, c’est
Dieu qui veille sur nous. Voilà pourquoi le psalmiste dit qu’il ne sommeille
pas, il ne dort pas le gardien d’Israël (Ps 121). Le matin, il faut prier avant
de sortir car on ne s’est pas qui on rencontrera et quel évènement que

7
nous vivrons dehors. Il ne faut pas interrompre son travail pour prier. En
travaillant on prie. Il faut prier avant, pendant et après chaque activité.

• Les attitudes pour prier

A la maison, il faut utiliser l’attitude dans laquelle on est à l’aise : Debout,


prosterner, coucher, s’agenouiller, assis ou coucher, mais à l’Eglise il faut
suivre les attitudes liturgiques d’ensemble.

• La paresse spirituelle

Il peut arriver des moments où on peut vivre une crise spirituelle, mais il
ne faut pas se décourager. Il faut rencontrer un prêtre pour en parler. C’est
un temps creux au niveau spirituel qui ne doit pas perdurer sinon on perd
la connexion avec Dieu. Pour reprendre on peut simplement commencer
pas des lectures bibliques, le je vous salue Marie, ou aller passer un petit
temps dans un sanctuaire. Il faut refaire ce qu’on peut appeler le
recommencement spirituel, c’est-à-dire repartir avec des prières qu’on
aime.

• L’efficacité de la prière

Les formes de prière et la durée de la prière ne rendent pas une prière


efficacité. Ce qui rend une prière efficace, c’est la foi et le témoignage.
L’efficacité de la prière, dépend de la foi, le témoignage de vie et la volonté
de Dieu. Il faut toujours se remettre à la volonté de Dieu.

• La Lectio divina

C’est une méditation des textes bibliques. On dégage une idée du texte
biblique et on prie avec. C’est une manière de s’approprier d’un récit
biblique pour vivre avec le message qui se dégage, le fait de tirer une
leçon. Dans la Lectio divina on n’est pas dans une étude théologique mais
dans une rencontre avec Dieu dans un lieu qui est le texte biblique. On

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fait rentrer le texte en soi, on l’intériorise et on prend des résolutions en
fonction du message qui nous frappe, et on fait l’effort de l’appliquer dans
notre quotidien.

• L’adoration au saint Sacrement

Dans notre foi catholique, l’hostie consacrée est le Christ réellement


présent, ce n’est pas une représentation comme les statues. Donc la
prière au saint Sacrement est une rencontre réelle avec le Christ. C’est
une prière importante, voilà pourquoi quand on communie il faut garder un
silence de prière et même avant d’aller communier il faut se préparer
pendant toute la messe et même depuis la maison. Pour ceux qui ne
communient pas, ils vivent cette rencontre par la communion du désir, car
le Christ les rejoint dans leur cœur préparé. Voilà pourquoi même si on ne
communie pas on doit vivre la messe comme si on communiait réellement.

• La prière du chapelet

C’est une méditation de l’histoire de la vie de Jésus. Dans chaque fruit


d’un mystère, on s’approprie le message, on relève les évènements de
notre vie. C’est comme une Lectio divina.

• La prière à l’Esprit Saint

C’est une expérience personnelle que nous faisons avec le Saint Esprit
parce que le Saint Esprit est Dieu. Le chrétien doit avoir un relation
personnelle et quotidienne avec le Saint Esprit. Il faut invoquer chaque
jour le Saint Esprit. On n’attend pas à l’approche de la Pentecôte pour
créer un cheminement avec le Saint Esprit. C’est l’Esprit qui nous fait prier,
c’est l’Esprit qui nous permet d’appeler Dieu, Abba (Ga 4,6). Le chrétien
fait une expérience avec le saint Esprit. Mais notez que quand on parle du
baptême de l’Esprit, on veut parler de l’expérience de vie avec le Saint
Esprit. Le baptême du Saint Esprit n’est pas un huitième sacrement.

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• Neuvaine, douzaine, cinquantaine et triduum

Ces dénominations ne sont pas des prières magiques, mais des prières
que l’on fait selon un certain nombre de jour pour une intention bien
précise. Chacun peut créer sa neuvaine de prière. La neuvaine est née
des neuf jours de prière qui précèdent la Pentecôte qui part de l’ascension.
Voici l’origine de la neuvaine. C’est le cas aussi du tridium, qui est fondé
sur les trois jours qui précèdent la Pâques chrétienne. C’est aussi le cas
de la prière du cénacle. Le cénacle est le lieu où les apôtres se
rassemblaient après la mort et la résurrection du Christ (Ac 1- 3). Le
cénacle est aujourd’hui considéré comme un temps de prière. Toutes ces
dénominations sont là pour organiser une vie de prière. Il ne faut pas se
laisser inonder par ces dénominations, car ce n’est pas parce qu’une
prière s’appelle neuvaine que la prière est efficace. Ces dénominations
spirituelles nous invitent à organiser notre vie spirituelle.

• Prière et magie

La prière est différente de la magie. Dans la prière on ne recherche pas


des prouesses spectaculaires comme dans la magie, mais simplement
c’est un devoir pour l’enfant de parler à son Père, Dieu et de laisser sa
volonté s’accomplir.

• La prière et l’émotion

La prière ne doit pas être réduite à l’émotion. Chacun a sa manière de


s’exprimer dans la prière. Il y a ceux qui pleurent, qui tombent en transe,
qui ont des frissons etc. Mais l’efficacité de la prière ne dépend pas des
émotions, de ce que je ressens au niveau corporel. Il peut avoir une voix
intérieure dans la prière mais ce n’est pas moi qui authentifie la véracité
de cette voix. Il faut le prêtre pour discerner et m’accompagner.

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• Prière et rêve

La prière est différente des rêves et visions. On ne peut pas vivre dans les
rêves et visions. Le chrétien vit dans le réel, dans le concret et non
l’extase. Il faut un véritable discernement pour ne pas construire une vie
spirituelle dans les rêves au lieu de la construire dans le réel. Il ne faut pas
confondre le contexte des visions dans la Bible et nos rêves. Les visions
et rêves dans la Bible sont à connaître dans une étude minutieuse de la
culture juive, mésopotamienne et les moyens que Dieu utilisait pour parler
à son peuple en Israël.

• Prière et souffrance

Dans la prière, il faut s’abandonner totalement à Dieu et sortir de tout ce


qui nous éloigne de la vérité, de la réalité parce que Dieu, Fils de Dieu
s’est incarné, a pris chair et a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire
(Jn 1,1-14). Donc la prière prend en compte ce que nous vivons. Nous ne
prions pas pour fuir la croix de la souffrance, mais nous prions pour avoir
la force d’affronter et de porter sans peur comme le Christ, la croix qui se
présente à nous. L’Eglise n’est pas là pour anéantir tous les problèmes du
monde qui proviennent souvent de notre injustice, corruption et
méchanceté. La prière nous aide à affronter tous ces problèmes. Souvent
nous pouvons être déçus mais il faut toujours espérer. Celui qui n’affronte
pas la croix ne peut ^pas être victorieux de la croix.

• Prière et espérance

Dans la prière, il faut demander la force à l’Esprit pour espérer. Parce que
l’espérance est une vertu théologale. Si nous avons la foi et la charité, il
nous faut l’espérance. Car l’espérance nous permet de comprendre et
d’entrer dans le plan de Dieu, mais surtout laisser le plan de Dieu se
réaliser selon sa volonté. L’espérance nous permet de comprendre que

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les voix de Dieu sont insondables et insaisissables (Rm 11,13). Dieu reste
Dieu. Celui qui n’a pas l’espérance renvoi Dieu à sa manière de
comprendre et de voir alors que Dieu est a temporel et a spatial. Par
ailleurs, grâce à l’espérance, nous comprenons que la vie chrétienne ne
s’arrête pas sur la terre. Le bonheur chrétien ne s’arrête pas au mariage,
à une guérison, à un enfantement, à une richesse, à un visa, que l’on nous
promet dans les séances de prière et communautés. Est-ce que le salut
que nous promet le Christ se réduit à la prospérité et à la postérité ?

Être chrétien, c’est rechercher le salut de Dieu qui est le fait de communier
avec la Trinité, le fait d’être avec le Christ. Ce salut est immatériel et se
réalisera pleinement au paradis dans la vision béatifique. Sur terre Dieu
nous invite à nous battre pour vivre dans un bonheur qui n’est pas le
bonheur éternel mais qui peut nous aider à vivre heureux en Dieu, sans
oublier Dieu. (Ps 48).

• Prière et miracle

C’est le Démon et ses suppôts qui demandent toujours un miracle à Dieu


pour éprouver sa divinité. C’est le cas du récit de la tentation de Jésus au
désert (Mt 4,1-11), parce que c’est le Démon qui aime tout ce qui est
spectaculaire. Dieu fait toujours les miracles mais on ne peut pas le
réduire aux miracles ou réduire notre vie chrétienne aux miracles qui ne
sont que des éléments de la vie. Dieu peut intervenir dans le monde au
nom de sa souveraineté pour faire un miracle spectaculaire mais ne
faisons pas des miracles la finalité et le fondement de nos prières et de
notre vie chrétienne.

• Prière et foi

La foi est le moteur de la prière. On ne peut pas prier sans la foi sinon on
tombe dans une spiritualité de l’impression ou du m’as-tu vu. C’est la foi

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que Dieu regarde. C’est pourquoi Jésus disait après les miracles : « Va ta
foi t’a sauvé » (Mt 8,5-13 ; Mc 10,46-52). Ce que Dieu attends de nous
dans la prière, c’est notre foi. C’est ce qu’il regarde et non nos agitations,
nos bavardages et nos cris. Dans la prière, il ne faut pas douter de la
puissance de Dieu, il ne faut pas se poser la question de savoir, si Dieu
nous entendra. Il faut lui parler en ayant en ayant foi qu’il nous exaucera.

• Prière et charité

La charité est la foi agissante, la foi concrétisée selon l’auteur de la lettre


de Jacques (Jc 2). La charité rend visible notre prière et notre communion
à Dieu parce que quand on rencontre Dieu, quand on lui parle, il nous
envoi à son tour auprès de ses enfants pour poser des actes de charité.
C’est mon acte de charité qui fait continuer la prière. Donc la prière ne se
termine pas après l’amen, mais elle continue dans les actes. C’est par la
charité qu’on évalue la qualité de la prière. Mais cette charité ne doit pas
être une manière de montrer simplement aux yeux des autres qu’on prie.

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