Cours no 3
• Le bien-être animal est un sujet complexe aux facettes multiples qui
comporte des dimensions scientifiques, éthiques, économiques, culturelles,
sociales, religieuses et politiques.
• Il suscite un intérêt croissant pour la société civile et constitue l’une des
priorités de l’ (OMSA).
• Les principes directeurs qui oriente les travaux de l’Organisatin mondiale
de la santé animale en matière de bien-être des animaux terrestres se
réfèrent aux « cinq libertés fondamentales ».
Énoncées en 1965 et universellement reconnues, ces
décrivent les attentes de la société en termes de conditions de vie auxquelles
les animaux doivent être soumis lorsqu’ils sont placés sous la responsabilité de
l’homme, à savoir :
• L’OMSA a élaboré des normes internationales sur le bien-être des
poissons d’élevage (exceptées les espèces d’ornement) et les a intégrées
dans le Code sanitaire pour les animaux aquatiques .
• L’OMSA prône le recours à « des méthodes de manipulation adaptées à
leurs caractéristiques biologiques et la garantie d’un environnement
propice pour répondre à leurs besoins ».
Aux termes du Code sanitaire pour les animaux terrestres, le bien-être
animal désigne
« l’état physique et mental d’un animal en relation avec les conditions dans
lesquelles il vit et meurt ».
• Tout comme la santé humaine, la santé animale est complexe et confrontée à
des défis en constante évolution. Grâce aux progrès technologiques,
scientifiques et médicaux, il est possible de recourir à des solutions
novatrices pour faire face aux menaces liées aux maladies animales, que
celles-ci touchent les animaux terrestres, aquatiques ou sauvages. La santé
est une composante clé du bien-être animal.
• Les professionnels de la santé animale sont les acteurs principaux chargés
d’améliorer la santé physique et comportementale ainsi que le bien-être des
animaux. Ils contribuent à prévenir, traiter et contrôler les maladies
susceptibles de toucher un seul animal ou même des populations entières.
• Parce que nos échanges avec les animaux, domestiques ou sauvages, sont
quotidiens, leur santé et leur bien-être nous concernent à tous points de
vue.
• Santé humaine, sécurité alimentaire, prospérité et respect de
l’environnement sont étroitement corrélés à la gouvernance mondiale vis-
à-vis des animaux, une gouvernance que l’OMSA oriente depuis près d’un
siècle en adoptant une approche « Une seule santé ».
• Dans le cadre de sa mission, l’OMSA rassemble les gouvernements, les
entreprises et les experts en vue d’élaborer des stratégies mondiales en
faveur de la santé et du bien-être des animaux.
• Si certaines de ces stratégies se concentrent sur des thématiques
transversales, d’autres sont spécifiquement élaborées pour guider les
pays en matière de prévention et de contrôle des maladies animales
prioritaires.
• En mai 2017, tous les pays membres de l’OMSA ont adopté la première
stratégie mondiale pour le bien-être animal.
• S’appuyant sur les expériences et les résultats des stratégies et
plateformes régionales de bien-être animal déjà mises en œuvre dans le
monde, elle vise à fournir une orientation et une coordination continues
des actions de l’OMSA pour obtenir des améliorations durables dans ce
domaine.
• lien: https://www.woah.org/app/uploads/2022/01/fr-oie-aw-strategy.pdf
• https://awp.oie.int/index.php?id=4
– https://awp.oie.int/fileadmin/upload-
materials/vivre_avec_un_animal_de_compagnie_-_ma_fr.pdf
– https://awp.oie.int/fileadmin/upload-
materials/code_of_practice_for_welfare_of_dogs_-_defra.pdf
– https://awp.oie.int/fileadmin/upload-materials/icam_guidance_document.pdf
• L'état corporel peut être noté par l'observation seule sans qu'il soit nécessaire
d'examiner physiquement le chien et est donc relativement sûr et rapide à effectuer.
Les scores sont attribués sur la base de la couverture de graisse corporelle et non sur
la santé du pelage ou les blessures.
• L'état corporel peut varier d'émacié à obèse (1 à 5); par conséquent, il reflète la qualité
et la quantité des ressources alimentaires et est affecté par des conditions sous-
jacentes concomitantes telles que la maladie et la charge parasitaire.
• Plusieurs études ont montré une augmentation du score d'état corporel à la suite
d'interventions incluant une stérilisation chirurgicale et/ou des soins vétérinaires de
base (Sankey et al., 2012 ; Steinberger, 2012 ; Totton et al., 2011 ; Yoak et al., 2014) .
Nous recommandons un système de notation en 5
points
(1 = émacié ; 2 = mince ; 3 = idéal ; 4 = surpoids ; 5 =
obèse) car cela est rapide à apprendre et à établir une
bonne fiabilité inter-observateur.
• Interactions avec les congénères
• Interactions avec les humains
Troisième plan d'action de la Plateforme de l'OIE sur le bien-être animal pour
l'Europe (2021-2023)
• Le troisième Plan d'action de la Plateforme de l'OIE sur le bien-être animal
pour l'Europe pour 2021-2023 a été adopté à l'unanimité par la Commission
régionale de l'OIE pour l'Europe lors de sa réunion du 24 mai 2021 lors de la
88e Session générale de l'OIE.
– https://rr-europe.woah.org/wp-
content/uploads/2021/10/3rd_action_plan_oie_platform_animal_welfare_europe_adopted.
pdf
• Le troisième plan d'action a été élaboré en réponse aux besoins identifiés par les
Pays membres de la Commission régionale pour l'Europe de l'OIE, en tenant compte
des résultats et des enseignements tirés de la mise en œuvre des deux plans d'action
précédents, ainsi que des résultats de l'évaluation externe de l'OIE.
• Les activités de la plateforme visent à améliorer le bien-être animal en Europe à
travers plusieurs thèmes prioritaires, notamment l'abattage, le transport, le contrôle
des populations de chiens errants, le bien-être des animaux en cas de catastrophe et
les équidés de trait.
• L'objectif ultime est de progressivement améliorer la conformité des Pays membres
de l'OIE de la région Europe avec les normes de l'OIE en matière de bien-être animal
et les directives de l'OIE sur la préparation aux situations d'urgence.
• Le troisième Plan d'action assure la continuité avec les deux plans d'action
précédents en capitalisant sur leurs réalisations, tout en mettant l'accent
sur le renforcement de la participation des Pays membres de l'OIE à
l'élaboration des normes et sur la collaboration régionale en vue de leur
mise en œuvre.
• La Plateforme de l'OIE continue de collaborer avec les pays membres et
les parties prenantes impliquées dans le bien-être animal en Europe,
partageant une vision commune et s'accordant sur la mise en œuvre des
activités dans le cadre du Plan d'action.
• La législation de l'UE sur le bien-être animal établit des normes minimales
en vue d'améliorer la qualité de vie des animaux, tout en répondant aux
attentes des citoyens et à la demande du marché.
• Il est très largement admis que les normes de l'UE en matière de bien-
être animal font partie des plus strictes au monde. La plupart d'entre elles
concernent les animaux d'élevage (dans l'exploitation, pendant le transport
et lors de l'abattage), mais la législation couvre également les espèces
sauvages, les animaux de laboratoire et les animaux de compagnie.
Les connaissances dans le domaine du bien-être animal se sont rapidement
développées ces dernières années et ce sujet a fait l'objet d'une importante couverture
médiatique. Le Parlement européen a adopté deux résolutions (en 2010 et en 2015)
concernant la politique de l'UE en matière de bien-être animal.
• L'application de certaines normes en matière de bien-être animal (par
exemple offrir un minimum d'espace aux veaux) engendre des coûts pour
les exploitants.
• En 2010, la DG SANTE les a estimés à 2 % du chiffre d'affaires d'une
exploitation, mais a également conclu que des normes plus strictes en
matière de bien-être animal induisaient une amélioration de la productivité,
de la qualité des produits et de l'image des exploitations.
• La sécurité alimentaire est indirectement affectée par le bien-être des
animaux d'élevage, en raison des liens étroits qui existent entre ce dernier, la
santé animale et les maladies d'origine alimentaire.
• Lorsque leur bien-être est compromis, les animaux sont plus vulnérables à la
maladie et le taux de mortalité est plus élevé.
• S'il existe un risque pour la santé publique, les inspecteurs en sécurité des
aliments déclarent la viande impropre à la consommation humaine, ce qui
entraîne des pertes financières pour les producteurs et les transformateurs.
• N'est plus à démontrer.
• Il importe que les animaux soient bien traités dans l'exploitation,
pendant le transport et pendant la manipulation préalable à l'abattage,
car la viande issue d'animaux stressés voire blessés peut perdre de sa
valeur en raison d'une décoloration et d'une tendreté moindre.
• Dans les systèmes de production intensifs, plus la densité d'élevage est forte, plus
les bénéfices sont élevés, mais plus il est difficile de répondre à certains besoins
spécifiques des animaux.
• Les systèmes intensifs peuvent donc déclencher chez ces derniers des
comportements anormaux, tels que le piquage de plumes et le cannibalisme chez les
poules pondeuses, l'agressivité et la caudophagie chez les porcs, et l'agressivité chez
les veaux.
• Pour lutter contre ces comportements indésirables, il est de pratique courante de
procéder à des modifications physiques douloureuses pour les animaux, en particulier
l'épointage du bec, la caudectomie, la castration et la section partielle des dents.
• La législation de l'UE traite de ces problématiques, notamment en
définissant un espace minimal requis et en établissant des règles
concernant les modifications physiques (qui autorisent certaines
procédures uniquement dans des cas exceptionnels, après que d'autres
mesures ont été prises afin de prévenir le comportement indésirable).
• De même, la diminution des densités de chargement et l'interruption des
trajets afin de laisser les animaux se reposer sont contraires aux intérêts
économiques des transporteurs.
• Pendant les opérations d'abattage, la vitesse de la chaîne de production
constitue un facteur clé pour la productivité, mais elle peut nuire à la bonne
manipulation des animaux avant l'abattage et à l'efficacité des méthodes
d'étourdissement. D'autres raisons d'ordre commercial peuvent également
amener à ne pas suivre les bonnes pratiques lors de l'abattage.
• Une consultation publique ouverte a été lancée le 15 octobre 2021
jusqu'au 21 janvier 2022.
• Toujours dans la perspective de cette révision de la législation sur le
bien-être animal, la Commission a mandaté l'Autorité européenne de
sécurité des aliments (EFSA) pour élaborer des avis scientifiques sur le
bien-être des animaux pendant le transport, le bien-être des poulets de
chair, des veaux, des porcs, des poules pondeuses , des vaches laitières,
ainsi que le bien-être des canards, des oies et des cailles en ce qui
concerne leurs conditions d'hébergement.
• En outre, la Commission a envoyé une feuille de route à l'EFSA résumant
les mandats en matière de bien-être animal qu'elle prévoit d'envoyer à
l'EFSA entre 2023 et 2028 pour couvrir d'autres espèces animales.
• L'étourdissement est fiable et efficace lorsqu'il est pratiqué en région
frontale, alors que s'il est pratiqué en région occipitale, il existe un risque
qu'il soit mal dirigé.
• Cela aboutirait à un tir dans la nuque, qui ne donne pas des résultats
satisfaisants.
• L'avantage commercial de cette autre méthode est qu'elle occasionne
moins de lésions cérébrales et laisse moins d'éclats d'os, ce qui permet
une meilleure commercialisation du cerveau de l'animal.
L’évaluation de la douleur chez les animaux
• Actuellement, on utilise une échelle multiparamétrique pour la
reconnaissance de la douleur animale.
• Pour le moment, des échelles prenant en compte une variété de
paramètres sont mises en place pour les chevaux, les animaux
de compagnie mais aussi pour les animaux de laboratoire.
• En effet, il existe des échelles montrant des signes
comportementaux de la douleur des rats après des chirurgies
abdominales, par exemple, pour savoir si l’on doit administrer ou
non des analgésiques.
La souffrance mentale chez les animaux
• La présence des souffrances mentales chez l’animal, est comparable
à celle des humains dans certains contextes.
• On parle donc de dépression, d’anxiété ou encore de frustration
chez ces animaux.
• Ces souffrances mentales sont des émotions désagréables perçues
malgré l’absence de douleur physique.
• Ce sont d’ailleurs ces états qui mènent les animaux à adopter des
comportements anormaux, à savoir les stéréotypies, pendant
lesquelles l'animal présente des troubles obsessionnels compulsifs.
La souffrance mentale chez les animaux
• Les stéréotypies sont des comportements pathologiques, répétitifs,
anormaux et nonobservés dans la nature, qui se déroulent sur des
périodes longues en l’absence de finalité apparente.
• Par exemple, la souris qui ronge les barreaux de sa cage pendant des
heures et selon le même rituel à chaque fois.
• Ces stéréotypies sont le fruit d’une inadéquation entre les besoins des
animaux et leur milieu, qu’il soit social, alimentaire ou en termes
d’habitat. Par exemple, il est essentiel que l’on respecte la hiérarchie de
l’espèce en question pour assurer une adéquation animal-environnement.
• Les stéréotypies sont retrouvées autant chez les animaux de
production que chez les animaux de compagnie ou de laboratoire.
♣ Des exemples de douleur mentale chez les animaux sont nombreux :
• Les truies en cage constitue un système encore d'un usage courant,
mais cela devrait disparaître en janvier 2013.
• Ce genre de logement mène à des stéréotypies, comme le
mâchonnement des barreaux, mais l’on peut également observer
d’autres comportements, comme le mâchonnement à vide lors de fortes
restrictions alimentaires.
♣ Chez les volailles, on observe le picage, qui consiste en des mutilations des
autres individus par des coups de bec, cela pouvant aller jusqu’à la mort.
• Pour y remédier, on procède à un épointage du bec de ces animaux.
• Chez le chien et le chat, nous pouvons aussi observer des troubles
comportementaux résultant d’une souffrance mentale.
• Il y a fréquemment des granulomes de léchage, sur la face dorsale
du carpe. Cela est en fait une automutilation suite à une
exacerbation du comportement de toilette.
• Les lésions sont dans ce cas d’origine comportementale uniquement
puisqu’elles résultent de l’action mécanique du léchage. Ce sont donc
des lésions secondaires à un contexte d’anxiété.
• Les stéréotypies du cheval, sont, par exemple, le tic de l’ours,
le tic déambulatoire - le cheval tourne en rond et a de l'aérophagie;
• Si les tics sont encore quelque chose de physiologique (en effet, il
s’agit d’une activité de substitution servant à détourner les
frustrations), cela peut virer dans le pathologique quand les
capacités de l’organisme sont dépassées et l’individu n’arrive plus à
se détourner de ses frustrations.
• On pourrait arriver au stade de trouble obsessionnel compulsif
(TOC)/ stéréotypie.
vLes stéréotypies et les environnements enrichis
• Le concept de l’environnement enrichi est une des réponses aux
souffrances mentales des animaux.
• Le problème est qu’il existe des dérivés commerciaux de ce concept,
comme les jouets pour animaux.
• La pauvreté des environnements est notamment dénoncée dans les
zoos, et actuellement des efforts doivent être faits pour la contrer.
• Les brosses pour les vaches sont devenues fréquentes alors qu’au début,
cette idée était critiquée de tous côtés.
• Cette idée est un succès et les vaches y passent de longues heures.
• En effet, ces brosses permettent à l’animal de réaliser
un comportement de toilette qui a été jusque là
largement négligé au profit des comportements
alimentaire et reproducteur, bien plus lucratifs.
• Le comportement de toilette est le plus important en termes
d’émotions positives chez ces animaux, et pour la construction sociale
(via le toilettage).
• On comprend donc que ces brosses permettent
un meilleur équilibre entre les bovins et leur
environnement, améliorant du même geste leur
qualité de vie.
• Actuellement existe des « Puppy Classes », qui permettent
d’augmenter les expériences vécues par les chiots lors de la
période de socialisation.
• Cela augmente les stimuli sociaux et sensoriels perçus par l’animal,
ce qui est très positif pour son développement.
• Cela permet en quelque sorte de contrer le fait qu’il manque
certaines choses dans l’environnement de l’animal, ce qui amoindrit
l’incidence des troubles comportementaux via une bonne ontogenèse
comportementale.
• Il existe des cages pour souris avec de nombreux accessoires (les
miroirs).
• Il existe des choses tout à fait nécessaires, comme les petites
maisons ou le papier pour faire des nids, qui permettent aux
animaux d’exprimer des comportements physiologiques, comme le
fait de se cacher lors de lumières vives, ou la fabrication d’un nid.
• Ce ne sont donc pas des jouets qu’on leur donne mais des outils
bien plus fondamentaux qui permettent aux
animaux d’avoir une certaine
qualité de vie.
• Il est essentiel de garder à l’esprit le fait que les objets
que l’on donne aux animaux pour enrichir leur
environnement ne sont pas des jouets.
• En effet, c’est quelque chose que l’on place dans leur
environnement qui est nécessaire à leur santé mentale ;
c’est donc bien plus qu’un simple jouet.
• Il est nécessaire de faire en sorte que ce qu’on leur
donne soit le plus en rapport avec leurs besoins.
Avec le soutien et la coopération étroite des pays de l'UE, la
Commission européenne promeut le bien-être animal (BEA) depuis
plus de 40 ans, améliorant progressivement la vie des animaux
d'élevage. Une étape importante en 1998 a été la directive du
Conseil 98/58/CE sur la protection des animaux dans les élevages
qui a donné des règles générales pour la protection des animaux
de toutes les espèces détenus pour la production de denrées
alimentaires, laine, peau ou fourrure ou à d'autres fins agricoles,
y compris les poissons, les reptiles ou les amphibiens.
• Dans le cadre de sa stratégie 2012-15 en matière de bien-être animal, la
Commission européenne a souhaité disposer d'indicateurs mesurables du
bien-être animal afin de renforcer les fondements scientifiques qui étayent
la législation européenne dans ce domaine.
• L'EFSA a par conséquent développé un ensemble d'indicateurs – «
» – qui doivent être inclus lors de chaque travail
portant sur l’évaluation du bien-être animal. L'EFSA a publié trois avis
scientifiques sur l'utilisation de ces indicateurs pour l'évaluation du bien-
être animal.
Ces avis couvrent:
• - les cochons
• - les vaches laitières
• - les poulets de chair
L'EFSA a également publié une déclaration générale sur l'utilisation des
mesures axées sur les animaux pour évaluer le bien-être animal.
• Les facteurs qui affectent le bien-être d'un animal comprennent son
“environnement physique”et les “ressources dont il dispose” – telles que
l'allocation d'espace et le matériel de litière par exemple – mais aussi les
“pratiques de gestion” auxquelles l'animal est soumis, telles que les pratiques
d'alimentation ou encore les conditions de transport.
• Chaque animal répondra différemment à ces facteurs en fonction de ses
caractéristiques propres (âge, sexe, race) ; ces réponses sont évaluées à l'aide
de .
• Les indicateurs mesurables peuvent être identifiés soit par observation ou
inspection directes de l'animal – pour obtenir des mesures sur le
comportement, les conditions corporelles ou la présence de blessures par
exemple – mais ils peuvent également inclure des enregistrements obtenus à
l'aide de méthodes automatisées (mesures indirectes telles que
l’enregistrement de la consommation d'eau par exemple).
• Ces indicateurs de bien-être peuvent par conséquent contribuer à
informer la législation, en apportant aux décideurs des informations sur
les conditions acceptables d’exploitation des animaux d’élevage.
• Ils peuvent aussi être utilisés pour étayer des programmes de
surveillance et de contrôle mis en œuvre au niveau des exploitations
agricoles afin de garantir l’application des normes en matière de santé et
de bien-être des animaux ou encore contribuer à la lutte contre les
maladies.
Les permettant l’estimation du BE animal sont:
• Cela est plus d’application chez les animaux de production mais il s’agit de
quelque chose que l’on peut aussi appliquer aux autres (par exemple le nombre
de chiots dans une portée ou le GQM).
• Lorsque l’on informe les éleveurs et qu’ils se représentent les animaux
différemment, comme des êtres sensibles, qu’on leur apprend à bien les
conduire, à réaliser une bonne contention, et à connaître leur comportement
(par exemple, il faut savoir pourquoi les porcs s’arrêtent quand on les conduit
pour mettre en place les mesures pour contrer le phénomène), on peut modifier
l’environnement pour faciliter les choses. Cela augmente le BE des animaux mais
aussi celui de l’exploitant, ce qui mène à une meilleure productivité.
Nous devons caractériser d’éventuelles maladies que l’on observerait en termes de
: Ces symptômes sont des signes de mal-être.
: -> lien bien être et santé. Influence négative sur
l’efficacité du SI. Le lien entre l’esprit et le corps est une réalité scientifique.
: -> objectivation de certains symptômes. - On peut regarder par
exemple les anomalies du jarret, les boiteries ou la qualité des onglons
: Il est important que les 5 libertés des animaux soient respectées pour
que l’animal ait du confort.
- Ainsi, l’animal doit se trouver dans un environnement qui lui procure un certain degré de confort.
- C’est pour cette raison que le sol doit être adapté, les cages adéquates, et des zones de couchage
correctes.
- S'il existe des normes pour assurer la productivité maximale des animaux, elles ne prennent pas en
compte leur BE - -> apparition de comportements anormaux (vaches assises, couchées dans les couloirs).
• Une étude fine des postures des animaux, de leurs
mouvements de coucher et de relever, permet de
trouver des anomalies par rapport à ce que l’on voit
dans la nature.
• Les déplacements des animaux - auxquels on attribue
éventuellement des scores de boiterie.
• L’observation de ces postures anormales est donc
quelque chose de très utile, permettant d’améliorer les
conditions pour les animaux.
Il est possible
d’attribuer des scores
posturaux aux animaux
quand ils sont debout, chose
qui permet par exemple
d’
• En réalité, ces scores posturaux, que l’on appelle aussi des scores de
boiterie, prennent de plus en plus d’importance, surtout chez les bovins
laitiers.
• Par exemple, on regarde la position du dos qui est normalement droite.
Plus elle sera courbe, plus l’animal est en souffrance.
• Cela n’est qu’un des nombreux critères que l’on prend en compte pour ces
scores !
Les différentes façades de la physiologie que l’on
peut chercher à estimer sont
ØLes dosages hormonaux (cortisol, corticostérone)
ØLes paramètres cardiorespiratoires
ØLes paramètres de l’état du SI
Rappelons qu’il s’agit de l’étude du comportement des
animaux
– Le comportement normal
– La préférence et la motivation
– Les troubles du comportement
“Être compétent en matière de bien-être animal signifie connaître les
grands types de comportement et les besoins des espèces concernées, de
même que les états de conscience et de la sensibilité”.
• https://www.youtube.com/watch?v=t4uIPdhU2cE&t=21s
• https://www.youtube.com/watch?v=qfLOkUwO_dg
• MITRĂNESCU E., FURNARIS F. 2012. Bunăstarea și protecția
animalelor. București: Ed. Printech.
• VANDENHEEDE Marc [s.a.]. Cours bien-être des animaux, pdf,
Faculté de Médecine vétérinaire, Liège, Belgique.
• [...]
etc