Pro Terre
Pro Terre
N° 3705/COFAT/DEF/BIS/ICOM/AGUER/MONT/1
Objet :
Notice provisoire sur l’instruction des unités élémentaires PROTERRE
Référence :
Lettre n°0652/DEF/EMAT/BCSF/SIC du 15 juillet 2002.
Pièce jointe: 1
Par lettre citée en référence, le CoFAT a été désigné pour rédiger « une
notice sur l’instruction des unités PROTERRE » en liaison avec
l’EMAT/BPO, le CFAT et le CFLT.
Par ordre
Le Général DELOCHRE
Chef d’état-major
Pour le chef d’état-major et par suppléance
Le Colonel de LABARTHE
Chef de la Division Logistique
1- Cette notice provisoire sur l’instruction des unités élémentaires PROTERRE est un
aide-mémoire tactique utile pour l’étude des missions communes de l’armée de terre.
Elle s’appuie sur l’enseignement dispensé dans les écoles de formation initiale, fait
référence à quelques fiches du recueil de savoir-faire crises édité par le CoFAT en 1993
et s’inspire parfois de procédés utilisés par des armées étrangères.
A la place de la notion TTA qui regroupait à la fois des phases d’instruction, des missions
opérationnelles parfois mal ciblées et des structures déconnectées des structures organiques
des unités, 3 nouvelles notions ont été définies :
- l’instruction militaire fondamentale (IMF) qui relève de la formation et
de l’instruction individuelle des cadres et des EVAT ;
- les MICAT, qui sont des missions de base non spécifiques d’un métier,
mais qui doivent être connues de tous les types d’unités hors infanterie ;
- la structure PROTERRE qui repose sur l’effectif de la plus petite unité
organique recensée ( l’escadron LECLERC).
1
SOMMAIRE
MATIERES PAGES
Préambule 1
Tableau récapitulatif 8
Définition de la menace 9
Le combat du groupe 10
Généralités 11
Les actes élémentaires du groupe 14
Les aptitudes particulières 18
Les techniques de commandement 20
Les cadres d'ordre du chef de groupe 23
Les missions du groupe 29
Le combat de la section 39
Généralités 40
Les actes élémentaires de la section 43
Les techniques de commandement 54
Les missions 64
Les annexes 83
Devoirs et responsabilités du militaire au combat 84
L'escorte de convoi 85
La fouille 87
Evacuation de ressortissants 91
Camp d'accueil en département français de "personnes 96
déplacées"
La patrouille 98
Tenir un point de contrôle 101
Sensibilisation a la menace engendrée par la pollution du 103
champ de bataille
La mise en œuvre de l'appui manœuvre ALAT 110
Le combat de nuit 119
Le combat défensif de nuit 123
Le combat en localité 125
2
Rappel du concept PROTERRE – MICAT (extraits)
Toutes les unités des forces doivent d’abord impérativement maîtriser leur métier
principal. Néanmoins, l’expérience montre qu’elles sont souvent employées en dehors de
leur métier premier, notamment comme unités "TTA". Par souci d’accroître leur
efficacité dans ce cas de figure, les unités élémentaires PROTERRE devront désormais
être capables de remplir des missions communes à l'armée de terre (MICAT), bien
décrites et délimitées.
C’est pourquoi les MICAT sont définies comme des missions opérationnelles pouvant
être confiées en tout lieu aux unités engagées, uniquement dans un contexte de basse
intensité, en dehors de leur domaine de spécialité et sans moyens spécialisés.
Eléments PROTERRE
DEFINITION
L’élément de projection terre (PROTERRE) est constitué à partir d’une seule unité
élémentaire de la FAT et de la FLT engagée en dehors de son métier premier pour
remplir des missions MICAT. Son engagement est toujours précédé d’une mise en
condition opérationnelle. Toutes les unités des forces terrestres sont susceptibles de
constituer un élément PROTERRE.
CAPACITES
3
Néanmoins, limité en effectifs, en armement et en équipement, l’élément PROTERRE n’a
pas vocation à conduire des missions offensives et à combattre dans des milieux trop
spécifiques, nécessitant à ce titre des compétences particulières comme la haute
montagne et les zones désertiques par exemple.
Cet élément ne peut pas mener d’actions de contrôle de foules mais peut participer à des
mesures de sauvegarde face à une foule hostile. En revanche, sur réquisition de l’autorité
civile dans le cadre de l’IIM 500, les unités élémentaires PROTERRE déjà constituées
peuvent participer, en tant que force de 3ème catégorie, à la mission de maintien de l’ordre
sur le territoire national au même titre que toutes les unités de l’armée de terre (1). De
même, elles sont susceptibles de remplir des missions d'assistance aux populations (aide
humanitaire, service public).
CONSTITUTION
Principes de constitution
En plus des objectifs définis dans la première partie de ce document, la constitution des
unités élémentaires PROTERRE tient compte de la disparité des unités élémentaires de
l’armée de terre, et d’un taux d’absentéisme moyen d’environ 30%. Tout engagement
PROTERRE a aussi nécessairement des conséquences préjudiciables à l’entretien des
compétences correspondantes au métier premier. Ce constat initial fonde les principes
retenus pour constituer les éléments PROTERRE :
! toute unité élémentaire appartenant aux corps de troupe de la FAT ou de la FLT, à
l’exception de petites unités très spécifiques, réduite à 70% doit être en mesure de
mettre sur pied une unité élémentaire de type PROTERRE aux ordres de son
capitaine commandant ;
! la section PROTERRE constitue le plus petit élément pouvant être engagé;
! l’élément PROTERRE peut être renforcé d’un complément de spécialistes pour
répondre aux besoins spécifiques de la mission ;
! toutes les unités élémentaires PROTERRE ont une organisation identique.
Le soutien des éléments PROTERRE est assuré soit par l’unité supérieure dont elle
dépend, soit par une unité géographiquement proche (soutien zonal). Le principe retenu
est défini lors de la constitution de l’élément.
4
Organisation
La section PROTERRE
CDT PROTERRE
1-1-1 = 3 0-2-6 =8
1-7-19=27
CDT PROTERRE
1-3-3 = 7 1-7-19 =27
Principes d’équipement
Compte tenu de leurs missions, les éléments PROTERRE disposent d’un armement leur
permettant notamment de faire face à une menace blindée réduite.
Les équipements sont conformes au catalogue des matériels techniques (CDMT) pour les
forces de présence et de souveraineté et au tableau unique effectifs matériel (TUEM) pour
celles en OPEX. En métropole, les équipements sont prescrits par l’OAL et autant que
possible organiques.
L'ensemble du personnel doit être capable de remplir sa mission dès son arrivée sur le lieu
de son emploi. A cet effet, l’instruction individuelle et collective des unités élémentaires
appelées à constituer des unités élémentaires PROTERRE doit intégrer les MICAT, avec
naturellement une adaptation particulière à la zone géographique d’engagement pendant la
période de mise en condition opérationnelle.
5
Responsabilités
EMPLOI
Critères d’engagement
Le processus des engagements (OPEX comme OPINT) peut être schématisé comme suit :
Menace / Risques
Élevée Basse
urgence
Oui Non
Sensibilité
Élevée Basse
Logique de métiers
Oui Non
Les éléments PROTERRE ont donc vocation à être engagés sans urgence pour conduire
des missions ne justifiant pas un recours aux fonctions opérationnelles dans des zones
d’opérations évaluées comme peu sensibles et peu menacées. Cela ne veut pas dire pour
autant qu’un détachement PROTERRE déployé dans ces conditions n’est pas à même de
faire face, au moins temporairement et localement, aux conséquences d’une dégradation
rapide de la situation. La relève éventuelle de ces détachements par des unités
spécialisées, en cas de risque de détérioration durable de la situation, relève d’une
décision du CEMA à partir de l’appréciation des autorités militaires responsables de leur
emploi.
6
Responsabilités dans l’emploi des unités PROTERRE
Commandement opérationnel
Commandement organique
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TABLEAU RECAPITULATIF
ANNEXES :
- devoirs et responsabilités du militaire au combat
- l’escorte de convoi
- la fouille
- évacuation de ressortissants
- organisation d’un camp d’accueil en département français
- la patrouille
- tenir un point de contrôle
- mise en œuvre de l’appui manœuvre ALAT
- le combat de nuit
- le combat défensif de nuit
- le combat dans les localités
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1- LA MENACE
(*) Les modes d’action possibles des bandes armées peuvent être les suivants :
! coup de main sur des bâtiments administratifs, économiques ou de diffusion
de l’information ;
! raid à portée limitée visant à détruire des moyens de communication, des
dépôts,…;
! harcèlement des forces de police ou militaires par engagement de moyens
limités, très disparates, voire de fortune, y compris les mines et les pièges…
! actions terroristes à fort impact psychologique, se manifestant par des
attentats, des prises d’otage et/ou des actions commandos suicides et pouvant
s’appuyer sur un soutien local.
9
2- LE COMBAT DU GROUPE
10
2.1- GENERALITES
LE GROUPE
Le groupe PROTERRE, aux ordres d'un chef de groupe, peut être articulé en équipes
composées, en vue de remplir des missions simples de sûreté et de défense, dans le cadre
d’un élément plus important ou de façon autonome.
CHEF DE
GROUPE
1 er binôme
4 ème binôme
2 ème binôme 3 ème binôme
11
ROLE DU CHEF DE GROUPE
1 - Généralités
2 - Rôles Particuliers
Le chef de groupe commande en permanence ses chefs d'équipe, auxquels il précise plus
particulièrement les ordres pour le combat.
• donne les missions aux équipes et se place au sein de son groupe de façon à pouvoir
commander directement l’action de tous ses éléments ;
• combat avec l'équipe chargée de l’action principale. Face à un ennemi blindé léger, il
peut commander directement l’action du binôme antichar ;
• dirige l’action des deux équipes ;
• commande et conduit le tir de ses éléments, en assurant une stricte discipline du feu et
en suivant la consommation en munitions.
• fait prendre un dispositif de sûreté rapprochée en précisant les missions aux équipes ;
• rend compte de son action, en précisant notamment les pertes infligées et subies, et
l’état quantitatif et qualitatif de ses matériels. Il demande ou organise l’évacuation
sanitaire des blessés et demande les ravitaillements nécessaires.
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L'ADJOINT DU CHEF DE GROUPE
Le chef de groupe dispose d'un chef de groupe adjoint, à qui il peut confier le
commandement d’une équipe.
Avant le départ :
Il vérifie les pleins, l’état et la pression des pneus, le fonctionnement de l’éclairage et des
freins, la présence du lot de bord, de la trousse d’urgence et de l'extincteur.
En marche :
il se tient prêt à réagir sans délai aux ordres du chef de groupe ,il surveille le
fonctionnement du moteur, contrôle le tableau de bord et rend compte des anomalies.
A l'arrêt :
Il poste son véhicule de manière à dégager la voie, le dissimuler aux vues, permettre un
nouveau départ rapide. Il procède sur ordre au camouflage, il inspecte son véhicule et rend
compte de toute défectuosité constatée. En permanence, il se tient prêt à exécuter les ordres
du chef de groupe ou du caporal d’échelon. En fin de journée ou à l’occasion des
ravitaillements, il effectue les pleins (essence, eau, huile) ainsi que les vérifications qui lui
incombent.
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2.2- LES ACTES ELEMENTAIRES DU GROUPE
• SE DEPLACER ;
• S’ARRETER, TOMBER EN GARDE ;
• EMPLOYER SES ARMES.
SE DEPLACER
COMMANDEMENT du BOND :
• POUR UN BOND …….(du groupe, par équipe, par binôme, homme par homme) ;
• DANS L’ORDRE ……..(éventuellement) ;
• PREPAREZ-VOUS ;
• EN AVANT !
1 - En colonne
Cette formation permet une progression à bonne allure et de nuit, ainsi que l’utilisation
d’un cheminement. Elle n’est pas rigide, les équipes ou les binômes successifs adoptant la
formation la plus adaptée au terrain. Tout en évitant les resserrements, la distance entre les
binômes doit permettre le commandement à la voix et aux gestes.
Le chef de groupe est en tête de son groupe loin de l'ennemi ou en deuxième échelon. Il
progresse derrière le binôme de tête en premier échelon.
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2 - En ligne
Cette formation a essentiellement pour but de réduire la vulnérabilité aux feux adverses
afin de faciliter :
• le franchissement d’une crête, d’une route, d’une coupure ou d’une bande de terrain ;
• l’abordage d’une lisière ;
• l’assaut.
Dans cette formation, les équipes progressent côte à côte, avec un intervalle variable. Cette
formation permet de progresser rapidement de part et d’autre d’une main courante, ou de
faire face simultanément à deux directions.
Comme dans la formation précédente, le chef de groupe se place avec l’équipe qui semble
la plus exposée, ou celle ayant la mission principale ( AC par exemple).
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S’ARRETER, TOMBER EN GARDE
4. RENDRE COMPTE
3. OBSERVER
2. CHOISIR UN DISPOSITIF
1. CHANGER DE FORMATION
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EMPLOYER SES ARMES
Le groupe combat par le feu et le mouvement. Combattre, pour le chef de groupe, consiste
à exécuter des actes élémentaires, en coordonnant le feu et le mouvement dans l’exécution
en sûreté de missions simples.
Parfois le chef de groupe pourra être appelé, en fonction de la situation, à commander
directement le tir de l’arme principale, en particulier l’arme antichar.
Projectile
Arme légère et mitrailleuse Mitrailleuse Projectile
Matériaux
< à 7,62 mm 12,7 mm de 20 mm
Tir à 100 m Tir à 200 m Tir à 200 m
Murs
Murs en matériaux
meubles coffrés
Parapets de :
Nota : Si les armes à tir tendu sont capables de placer 5 à 6 coups dans la même cible,
l'épaisseur de protection doit être sensiblement double.
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2.3- APTITUDES PARTICULIERES
- En véhicule
Face à une très faible résistance, le groupe force le passage en utilisant les possibilités
offertes par le terrain et la puissance du véhicule. En fin d’action, le chef de groupe rend
compte. Si cette réaction n’est pas possible du fait du volume de l’ennemi, de la présence
d’obstacles et /ou du terrain, l’action sera la suivante :
- A pied.
Lorsqu'il est pris à partie à moyenne portée par des tirs tendus de combattants à pied ou de
blindés arrêtés, le groupe :
18
LE GROUPE ROMPT LE CONTACT
19
2.4- LES TECHNIQUES DE COMMANDEMENT
Au cours de l’action, le chef de groupe commande à la voix, par geste, à l’imitation ou par
signaux visuels ou sonores :
• commandements simples répercutant ceux du chef de section ;
• commandements réflexes déclenchant une réaction instantanée par le choc ou le feu ;
• ordres plus élaborés après observation et raisonnement simple.
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Le groupe est un élément d’exécution , il ne manœuvre pas , il réagit.
Le chef de groupe n’a pas de carte, il reçoit ses ordres face au terrain.
- Marge d’initiative
C
2 O
- Cadre général de
D N
l’action : contextes
E T - Contraintes
politique, - OI.(1A) du CDS EXECUTION :
L E - Impératifs
médiatique,
A X
population
I T
S E
/ - Préavis - 1A du CDS (arrivée de - Je dois réaliser telle dans telle zone,
C - Horaires l’ENI) action à tel moment, pendant
O Q - Délais - 3C du CDS (libellé de à telle heure, pendant tels délais
N U - Caractéristiques la mission) tel délai,
T A (jour, nuit, saison) - 3D du CDS (horaires à tel signal du CDS
E N fixés)
X D
T ?
E
DECISIONS
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4 CONCLUSION QUOI ? QUAND ? OU ? PAR OU ? AVEC CONTRE
QUOI ? QUOI ?
COMMENT ? Tâche N°1
- Déroulement de
MODE D’ACTION l’action Tâche N°2
- Articulation
- Rôle des En mesure
subordonnés de..
Je dois réaliser tel effet sur l’ennemi, dans telle zone, pendant tels délais...
Pour cela ;
1°...,
2°...,
En mesure de ...
SCHEMA
22
2.5- LES CADRES D’ORDRE DU CHEF DE GROUPE
Cette mesure est un condensé de l’ordre préparatoire. Elle précède l’ordre initial et est
prise au commandement : « dispositions de combat ».
COMMANDEMENTS OBSERVATIONS
LE CHEF DE GROUPE VERIFIE :
• l’état de combattre de ses hommes ;
• le bon fonctionnement de l'armement ;
• l'approvisionnement des armes et leur mise à la sûreté ;
• les effets de protection NBC.
LES CHEFS D'EQUIPE ET SERVANTS :
• vérifient le bon état de l'armement ;
DISPOSITIONS DE
COMBAT • mettent en place et/ou vérifient les systèmes de visée ;
• approvisionnent et mettent les armes à la sûreté ;
• vérifient leur matériel de protection NBC.
EN CAS DE DEPLACEMENT EN CAMIONNETTE :
• embarquer ;
• adopter les mesures de sûreté immédiates (mise en place
des guetteurs aériens et terrestres).
Il arrivera cependant qu’il puisse être plus élaboré et aura alors la contexture d’ensemble
ci-dessous qui permet de ne rien oublier :
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Il contient les paragraphes suivants :
A) SITUATION :
• ennemi ;
• amis (voisins).
B) MISSION :
• répétition littérale de la mission fixée par le chef de section au groupe.
C) EXECUTION :
• articulation ;
• conduite à tenir ;
• liaisons.
3 - L’ordre de conduite :
Lorsque la mission du groupe est modifiée, ou (et) lorsque la situation l’exige, le chef de
groupe est amené à donner un ordre de conduite. Le cadre de cet ordre est celui de l’ordre
initial, allégé de tous les paragraphes qui n’ont pas subi de modifications.
Enfin, tout au long de l’action, le chef de groupe aura à redresser des erreurs ou à donner
des impulsions (direction, distances, intervalles, etc.). Il le fera à la voix ou, de préférence,
au geste sans autre prescription que d’être efficace, bref et précis.
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- Tableau récapitulatif des commandements
ACTES
COMMANDEMENTS OBSERVATIONS
ELEMENTAIRES
Direction tel point... (a) (a) Il convient de ne pas
confondre:
− la direction indiquant l’axe de
Point à atteindre... marche, matérialisé par un point
de repère éloigné, à défaut une
Itinéraire... route ou une piste,
Je suis Je suis
En avant ! En avant!
Direction tel point...
Il s’effectue, soit le groupe au
Point à atteindre... complet, soit par binômes
successifs.
Itinéraire : tout droit...
Formation : en ligne,
er
Cas particulier du 1 binôme à gauche (ou à droite) Dans tous les cas, le signal est
bond du groupe. Intervalle : X mètres... donné par le chef de groupe.
Je suis avec...
Pour un bond du groupe (ou par
binômes successifs ou
individuellement) en courant ou
en rampant,
Préparez-vous... En avant!
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ACTES COMMANDEMENTS OBSERVATIONS
ELEMENTAIRES
2 Face à (tel point...)
S’ARRÊTER Formation
Arrêt simple. (même formation ou telle formation)
Halte!
Zone de mise en garde (entre
tel...et tel point...)
Mission...
Secteur de surveillance:
• limite gauche,
• limite droite...
Mission:
Secteur de tir:
• principal : limites G et D
• secondaire : limites G et D
Points particuliers à surveiller et
distances.
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ACTES
COMMANDEMENTS OBSERVATIONS
ELEMENTAIRES
1 - ARMES A TIR TENDU :
a - Commandements de tir :
Hausse ; Ces commandements sont
Consommation ; également donnés et
Objectif ; répercutés par les chefs de
Débit et nature du tir ; binômes
Feu!
b - Commandements d’arrêt du tir
:
Halte au feu
Ou
Cessez le feu!
a - Commandements de tir :
Objectif
Distance
Feu !
Il est à noter, en outre, qu’en cas de changement de sa MISSION en cours d’action, le chef
de groupe est amené à donner un NOUVEL ORDRE INITIAL.
Enfin, tout au long de l’action, le chef de groupe aura à redresser des erreurs ou à donner
des impulsions (direction, distances, intervalles, etc.). Il le fera à la voix ou, de préférence,
au geste sans autre prescription que d’être efficace, bref et précis.
27
4 - Les comptes rendus :
28
2.6- LES MISSIONS DU GROUPE
Le groupe ne manœuvre pas et agit presque toujours dans le cadre de sa section, il peut
cependant recevoir une mission particulière limitée dans le temps et agir d’une manière
autonome.
29
RECONNAITRE
Définition
Action qui consiste à aller chercher le renseignement d’ordre tactique ou technique, sur le
terrain ou sur l’ennemi, sur un point ou dans une zone donnée, en engageant
éventuellement le combat (1).
30
- reconnaissance rapide de l’objectif,
- mise en garde au-delà de l’objectif,
modalités pour conserver la liaison à vue.
Conduit le débordement, en privilégiant la sûreté et la
discrétion, et coordonne l’appui (3).
Le chef de groupe effectue une fouille plus poussée, avec
6 FOUILLER
éventuellement un binôme de l’élément.
Rappelle son élément d’appui, poste son groupe face à la
7 SE REORGANISER
direction dangereuse en donnant un ZMC à son adjoint.
8 RENDRE COMPTE Renseigne son chef.
(1)Le groupe agit : soit groupé dans le cadre de la section, soit isolément, dans le
but de donner à son chef un renseignement précis sur un point du terrain en prenant
toutes les mesures de sûreté compatibles avec les délais impartis.
(2)La reconnaissance d’un point ne se limite pas au point lui-même, mais elle s’étend aux
zones avoisinantes d’où l’ennemi peut intervenir sur le point.
(3)Le chef de groupe se trouve avec l’élément effectuant l’action principale, il commande
donc le plus souvent directement les binômes qui reconnaissent l’objectif.
LE GROUPE RECONNAIT
UN POINT
TOMBER EN GARDE
?
RENSEIGNER
FOUILLER L’OBJECTIF
?
ABORDER
SE DEPLACER
DÉBARQUER
SE DEPLACER
31
ECLAIRER
Définition
Rechercher du renseignement sans engager le combat pour contribuer à la sûreté
rapprochée du chef et de la troupe (1).
REAGIR
Ne fait ouvrir le feu que pour riposter et permettre aux
4 UTILISER SES ARMES binômes de se poster.
ET
SE POSTER
Conduit le feu et les déplacements pour dégager ses
binômes pris sous le feu ENI.
Place ses binômes le plus rapidement possible hors des
5 ROMPRE LE coups et des vues de l’ENI.
CONTACT Quitte la position avec le dernier binôme.
Se replie vers un point de regroupement.
6 RENDRE COMPTE
(1)Il s’agit bien de déceler l’ENI le premier, sans se faire soi-même détecter et de se
soustraire à son feu si l’on a été détecté, le but étant d'éviter toute surprise à la section et de
permettre à son chef de prendre une décision. Cette mission sera souvent utilisée dans le
cadre de missions du type reconnaître ou s’infiltrer, notamment de nuit
32
SURVEILLER
Définition
Mission ou mesure de sûreté ayant pour objet de déceler toute activité de l'ennemi en un
point, sur une direction ou dans une zone (surveiller un intervalle) dans le but
d'alerter et de renseigner (1) .
33
COMPOSANTES ROLE DU CHEF DE GROUPE
Avec le chef de section :
- contrôle la liaison prescrite par le chef de
section
- effectue et fait effectuer éventuellement la
reconnaissance de l’itinéraire entre sa position et
5 ETRE EN LIAISON celle du chef de section
(1)Il s'agit d'obtenir et de transmettre le renseignement demandé par le chef dans des délais
compatibles avec son exploitation.
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APPUYER
Définition
Apporter une aide à une autre unité, spontanément ou sur ordre, et comportant le plus
souvent fourniture de feux.
3 ASSURER LA
Conserve la liaison à vue avec l’élément appuyé (1).
LIAISON
Fait adapter les secteurs de tir en fonction de la position de
AVEC L’ELEMENT
cet élément.
APPUYE
Rend compte à son chef de la situation.
4 RENDRE COMPTE Alerte éventuellement le chef de l’élément appuyé en cas de
changement de situation concernant l’objectif.
Déclenche et conduit le tir :
- soit sur ordre de son chef
- soit en fonction de la réaction ENI
- soit enfin en cas de menace directe contre l’action de
l’élément appuyé
5 APPLIQUER DES
FEUX Veille aux distances de sécurité.
Fait intensifier le feu selon ses consignes.
Lève ou reporte le tir :
- sur ordre
- en fonction des consignes reçues
- à son initiative
(1)les points clés de cette mission sont la liaison à vue avec l’élément appuyé et la
capacité à pouvoir appliquer des feux pendant toute la durée de la mission.
35
TENIR ( DEFENDRE)
Définition
Occuper un point ou un espace de terrain (1).
(1) Le groupe sera le plus souvent chargé de cette mission dans le cadre d’une manœuvre
défensive de la section (TENIR, INTERDIRE) :
(2) Cette mission implique d’utiliser et d’aménager le terrain. Le poste de combat du
groupe est donc choisi de façon à :
- prendre appui sur un obstacle du terrain,
- offrir des vues, des possibilités de tir et de protection,
- être peu accessible aux engins tout terrain et / ou à chenilles,
- être si possible camouflé aux vues aériennes et terrestres
(3) La défense est toujours conduite sans esprit de recul et peut être assortie d’une notion
de durée, que précisera alors le chef de section.
37
COUVRIR
Définition
Prendre l’ensemble des mesures actives ou passives pour s’opposer à une action éventuelle
de l’ennemi pouvant menacer le déroulement de l’action principale amie(1).
(1) Cette mission est toujours exécutée dans le cadre d’une manœuvre de la section (intercepter,
embuscade, surveiller, reconnaître,…).
38
3- LE COMBAT DE LA SECTION
PROTERRE
39
3.1- GENERALITES.
La section PROTERRE est amenée à agir soit dans le cadre de la compagnie PROTERRE
soit de façon isolée au profit d'une autre unité.
Ses capacités sont limitées aux actions à dominante de sauvegarde mais elle conserve
toutefois une capacité de réaction offensive dans le cadre de sa sûreté.
La section étant très vulnérable aux feux directs et indirects, sa sûreté repose en grande
partie sur ses capacités à renseigner et à utiliser au mieux le terrain.
Pouvant être dotée de véhicules de transport, elle combat exclusivement à pied après avoir
débarquée son personnel en toute sécurité.
ORGANISATION ET MOYENS
ELEMENT DE COMMANDEMENT
SOUS-OFFICIER
OPERATEUR ADJOINT
RADIO
TROISIEME GROUPE
DEUXIEME GROUPE
PREMIER GROUPE
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RENFORCEMENTS ET APPUIS
LE COMMANDEMENT
LE CHEF DE SECTION
Il est responsable de l’exécution de la mission reçue et toute son activité doit être dominée
par LA VOLONTE DE L’ACCOMPLIR COUTE QUE COUTE.
Il COMMANDE DIRECTEMENT ses chefs de groupe à la voix, au geste ou par radio,
- est le GUIDE et l’ENTRAINEUR de ses hommes ;
- garde en permanence le souci d’instruire sa section.
Avant l’action :
Il prend les mesures préparatoires au combat concernant :
- l’armement ;
- les munitions ;
- les équipements divers ;
- l’habillement ;
- le ravitaillement.
Il explique à ses cadres et à ses hommes, dans toute la mesure du possible, la situation, la
mission, et il leur donne ses premiers ordres.
En cours d’action, il a le souci :
- de se renseigner : milieu (terrain, population), ennemi, voisins… et de renseigner son
commandant d'unité ;
- de rendre compte de son action comme de ses intentions ;
- d’être en liaison avec ses voisins ;
- de demander des appuis ;
- de conduire les feux.
En fin d’action, il :
- assure la mise en garde de la section ;
- se fait rendre compte par ses subordonnés des événements (pertes, bilans, consommation)
;
- rend compte à son commandant d’unité des divers recomplétements et des évacuations
En toutes circonstances, il est RESPONSABLE de la sauvegarde et du maintien en
condition des HOMMES, de l’ARMEMENT et des MATERIELS qui lui sont confiés.
41
LE SOUS-OFFICIER ADJOINT est l’auxiliaire et le remplaçant du chef de section.
Comme auxiliaire, il contrôle la bonne exécution des ordres donnés ; il est chargé des
questions matérielles de la section :
- exécution de la préparation matérielle d’une mission ;
- recomplètement et ravitaillement ;
- entretien de l'armement, des véhicules et des autres matériels et équipements.
En tant que remplaçant éventuel, il se tient informé en permanence :
- des intentions de son chef ;
- de la situation du moment ;
- de tous les problèmes concernant la section.
Au combat, sa place est normalement avec l’élément qui risque d’échapper à l’action
directe du chef de section. En particulier, au cours d’une progression, il assure le rôle
capital de serre-file. Il peut être appelé à commander directement un élément de la section
si celle-ci est fractionnée ou si cet élément est chargé d’une mission délicate. Il participe à
l’instruction de sa section.
42
3.2- LES ACTES ELEMENTAIRES DE LA SECTION.
GENERALITES
Quelle que soit la nature de la mission qu'elle exécute, la section accomplit en permanence
au combat les trois actes élémentaires collectifs:
43
LES FORMATIONS DE LA SECTION A PIED
• Formation en triangle
Cette formation procure à la section une plus grande sûreté et l’aptitude à faire face à une menace
inopinée. Le chef de section progresse avec le groupe de base ou à proximité.
CROQUIS COMMANDEMENT
FORMATION TRIANGLE POINTE EN AVANT
Direction tel point...
Point à atteindre...
G1
Itinéraire...
Formation : en triangle, (pointe) ou (base)
en avant... tel groupe de base...
G : Groupe
44
• Formation en ligne ou par groupes accolés
Cette formation est à privilégier pour franchir une ligne caractéristique du terrain (ligne de
crête...), reconnaître sur un large front, donner l’assaut ou franchir une zone battue par les
feux. C’est la formation réflexe à adopter en cas de surprise.
CROQUIS COMMANDEMENT
Direction tel point...
Point à atteindre...
Itinéraire...
G : Groupe
45
• Formation par groupes successifs
Cette formation est prise pour suivre un cheminement, franchir un point de passage obligé
ou s’infiltrer. Elle permet généralement une progression rapide.
CROQUIS COMMANDEMENT
Direction tel point...
G
1
Point à atteindre...
Itinéraire...
G
3
G : Groupe
En fonction de la menace. Si l’axe est praticable pour les engins, il est concevable que
certains groupes, restent embarqués ou progressent à pied appuyés directement par leur
véhicule.
46
LA SECTION S'ARRETE
47
LA SECTION UTILISE SES ARMES
LA SECTION RIPOSTE
Il s'agit, en cas de surprise par l'ennemi de limiter l'efficacité de ses tirs et de permettre à la
section de reprendre l'ascendant à partir d'une position favorable.
La section est surprise à courte distance En cas de surprise par l'adversaire (ennemi à
pied, véhicule embusqué), la section:
- réagit instantanément avec tous ses moyens
feu ;
- tombe en garde.
Le chef de section observe et dirige le feu. Contre les éléments ennemis les plus
menaçants.
Il fait gagner à sa section une position D'un bloc ou par groupes successifs en
favorable. combinant le feu et le mouvement par le
jeu des appuis réciproques.
Il donne des ordres pour occuper et Sans oublier de donner une mission à son
défendre la nouvelle position. sous-officier adjoint.
48
LA SECTION NEUTRALISE PAR LE FEU OU DETRUIT UN ELEMENT.
Il s'agit de neutraliser ou de détruire cet ennemi par le feu à partir d'une position favorable
en recherchant le bénéfice de la surprise.
Dans cette action la conduite du feu par le chef de section est primordiale. Si la section est
dotée d'armes d'appui ou antichars, le dispositif est articulé autour de celles-ci, complété
par la mise en œuvre de FLG .
ROMPRE EVENTUELLEMENT LE
CONTACT
49
LES APPUIS RECIPROQUES AU SEIN DE LA SECTION.
La combinaison du feu et du mouvement est obtenue par le jeu des appuis réciproques des
groupes agissant au sein de la section.
Se déplaçant sous le feu de l'ennemi, le chef de section doit coordonner l'action des
groupes:
1 ou 2 groupes neutralisent l'adversaire pendant que le 3ème groupe progresse et tombe en
garde ;
puis un des groupes initialement en appui progresse à son tour appuyé par les deux autres ;
et ainsi de suite.
? Renseigner
2° Bond 3
? ? Reconnaitre
Reconnaitre
1° Bond 3
2
1 ? Deborder
Appuyer
Reconnaitre
50
LES ACTES ELEMENTAIRES DE LA SECTION SUR VEHICULES
SE DEPLACER
COMMANDE LE DEPLACEMENT
- fixe : La section progresse par bonds de point
- les limites de bond ; d'observation en point d'observation
- la vitesse autorisée (sécurité) ; généralement en deux échelons.
- les liaisons à assurer.
- contrôle : Si la présence ennemi est peu probable, la
- l'action des chefs de groupe ; section progresse par bonds de grande
- la prise des mesures de amplitude en marquant un temps d'arrêt sur
sûreté à arrêt. les lignes fixées par le chef de section.
GAUCHE
AR GAUCHE
AVANT
AR DROIT DROIT
51
La section se déplace groupée sur un seul axe en mettant à profit les possibilités du terrain
et du réseau routier
embuscade. DISTANCE
100 METRES
SOA + G2 CDS +
G3 G1
FORMATION
PAR
PATROUILLES
DISTANCE
ou la formation: "par patrouilles" 100 METRES
G3 CDS + G2
SOA G1
Dans un contexte où prédomine une notion de sûreté, elle pourra adopter la formation:
"éclairée"
FORMATION
ECLAIREE
G1 EN TETE
DISTANCE 100
CDS + METRES ENTRE
G2 LES VEHICULES
G3
G1 SOA
REACTIONS A UN ENNEMI
Ennemi terrestre :
Seule la manœuvre, même sous le feu, permet d'échapper à la destruction par l'assaut de
l'ennemi.
- Prise dans un dispositif d'embuscade, la section réagit instantanément en ripostant par
un feu massif et en débarquant sans délai.
- Prise à partie par un ennemi à plus grande distance, la section après avoir débarqué et
s'être mise à l'abri applique des feux en recherchant le renseignement sur l'ennemi
(nature, volume, attitude, dispositif..).
- En cas de rencontre avec un obstacle passif, la section débarque et reconnaît la zone
en recherchant la possibilité de dégager et neutraliser l'obstacle ou de le contourner.
- Prise sous un tir d'artillerie la section accélère et sort de la zone battue.
Danger N.B.C. :
Les véhicules tactiques n'offrent aucune protection contre les effets des armes N.B.C. La
sauvegarde du personnel repose sur la prise de mesures de protection individuelles.
Les zones contaminées sont obligatoirement contournées.
52
Ennemi aérien:
Prise à partie par un ennemi aérien, la section dégage l'itinéraire, débarque et prend les
mesures de lutte antiaérienne toutes armes.
Arrêts courts
Les véhicules restent à proximité de l'axe en évitant tout resserrement et en recherchant
éventuellement l'abri des couverts.
Les groupes restent à proximité de leur véhicule.
A chaque groupe est assigné un secteur de surveillance.
AVANT
GAUCHE
DROITE
ARRIERE
Arrêts prolongés
Le chef de section choisit une zone de stationnement offrant de bonnes possibilités d'accès
de camouflage et de liaison.
Les véhicules sont placés suivant un dispositif aéré et sont orientés de façon à pouvoir
reprendre le mouvement dans les meilleures conditions.
Le chef de section met en place un dispositif de sûreté en veillant au camouflage aux vues
terrestres et aériennes.
Il organise la vie sur la positon en fonction de la durée du stationnement (surveillance,
repos..).
53
3.3- LES TECHNIQUES DE COMMANDEMENT.
54
MES CONCLUSIONS
Mes CONTRAINTES (ces données Mes IMPERATIFS (mesures à prendre,
concernent tous les domaines , elles indispensables pour la réussite de la
entravent ma liberté d’action ) manœuvre)
éventuellement
MA DECISION
1. Je veux : (Intention)
- produire tel effet (2)/(3) contre tel ennemi (5) sur tel terrain (4) à tel moment (3)
Pour cela : (dans l’ordre chronologique)
1er temps :
2ème temps : (éventuellement)
En mesure de :
2. Comment ?
EVENTUELLEMENT SCHEMA
55
EXEMPLE DE LA MRT – NIVEAU CHEF DE SECTION
DISPOSITIF DU DETACHEMENT :
56
ETAPES DEMARCHE DE MON ETUDE MES REFLEXIONS
Quelle est la mission de la compagnie ?
En vue de protéger un camp de réfugiés
DE QUOI INTERDIRE les carrefours A , B face à
S’AGIT-IL ? un ennemi valeur trentaine d’hommes
cherchant à nous harceler (coup de
main, mortiers)
Quelle est l’intention de mon chef ?
Prendre contact avec ennemi au Sud Mon rôle (dans le cadre de
axe N1 à partir de 10 heures l’action de la compagnie) est :
POURQUOI ? -1er temps : en barrant axe principal de m’opposer à une action
D124 hauteur C éventuelle de l’ennemi pouvant
-2ème temps : puis au mieux intercepter venir du sud et de l’ouest et
sur axes de débordement , au pire le menaçant l’action principale de
détruire à partir de E la compagnie
Quelle est ma mission ? Pour atteindre ce but je
A partir région D COUVRIR action de S1 dois:(ébauche effet majeur)
et S2 face à l’Ouest et au Sud-ouest en INTERDIRE le carrefour D
mesure d’intercepter sur D124
Quelles sont les actions à réaliser ? En menant les actions
PREPARER suivantes :
EXECUTER
Assurer liaison avec élément - être en liaison avec la
principal compagnie (comment ?)
QUOI ? S’installer - m’installer (où ?)
Surveiller – Renseigner - surveiller/renseigner face au
MANŒUVRER sud et face à l’ouest
Interdire - interdire N1 (face à l’ouest) et
Effectuer une interception D112 (face au sud)
REORGANISER effectuer une interception
RENDRE-COMPTE (D112/N1/D124)
SITUATION
Dans quelle situation générale vais-je à partir de la zone X bonnes
agir ? possibilités d’observation et de
CONTEXTE ? Population défavorable tir vers l’ouest et sud ( sur
Méfiance vis à vis des milices N1/D112/carrefour D)
Opération très médiatisée
à partir de la zone Y possibilités
Mes horaires ? Mes délais ? limitées d’observation et de tir
Il est 6 heures (carrefour D/zone X)
QUAND ? Mise en place pour 10 heures à partir de la zone D possibilités
Durée de la mission au moins 24 heures limitées d’observation et de tir
(face au sud /D112)
problème de protection
(découvert)
à partir de la zone Z bonnes
OU ? Quels sont les meilleurs emplacements possibilités d’observation face
PAR OU ? terrain pour remplir ma mission ? au sud mais éloignement du
carrefour D (sonnette ?)
Quels moyens employer ?
3 groupes (3LRAC)
Comment les voisins peuvent m’aider ?
AVEC QUOI ? La 1°Cie est à l’ouest de mon dispositif
Renfort d’un groupe du génie de 10
heures à midi
57
- soit arriver en véhicule(s) par
la D112 ou la D124 après
Quel est mon ennemi ? débordement de S1
CONTRE 1 à 2 groupes armés éventuellement sur (harcèlement)
QUOI ? véhicules localisés sud de l’autoroute - soit s’infiltrer entre Z et Y ou
Que peut-il faire face à mon action? entre Z et A (contournement ou
observation et tir mortiers)
RAPPORT de si 2 incidents simultanés
FORCES ? Quel est le moment critique ? (carrefour A et D)
la tombée de la nuit
58
Tâche n° 1
A partir de Véhicule sur 1 groupe et 10h00
Surveiller/ D/Y/Z D112 un obstacle DEROULEMENT
interdire (éventuellem Individus (?) DE L’ACTION
face au sud ent X) zone Z/D/A - Articulation
- Rôle des
subordonnés
A partir de X Véhicule sur 1 groupe 10h00
N1/D112
Tâche n° 2 Individus
zone Z/D/X
Surveiller/
interdire
face à l’ouest A partir de A Véhicule ou 1 groupe en Sur ordre
en passant individus véhicule/SOA
par … Sur N1/D112
et D124
Tâche n° 3
Intercepter
59
LES CADRES D'ORDRE DU CHEF DE SECTION
Ayant raisonné son problème, le chef de section aboutit à une décision qui se traduit par
des ordres :
- ordre préparatoire (éventuellement)
- ordre initial
- ordre en cours d’action
L'ORDRE PREPARATOIRE
Cet ordre permet de mettre la section en condition pour remplir la mission. Il comporte les
paragraphes suivants :
L'ORDRE INITIAL
C’est dans l’ordre initial que figurent les réponses aux questions posées lors du
raisonnement tactique. Conçu pour mettre les chefs de groupe dans l’ambiance de la
mission à remplir, il leur permet de connaître leur rôle au sein de l’ensemble et dans le
déroulement de la manœuvre. Dans la mesure du possible, cet ordre est donné face au
terrain de l’action. Il comporte les paragraphes suivants :
(PRIMO) SITUATION
(ALPHA) ENNEMI actuel et ultérieur :
Nature
Volume
Attitude
Lieu
Réactions
(BRAVO) AMI
Mission de l’échelon supérieur
Rôle et emplacement des voisins
(CHARLIE) RENFORCEMENTS / PRELEVEMENTS
(DELTA) CONTEXTE
60
(TERTIO) EXECUTION
(ALPHA) INTENTION
Je veux : (produire tel effet contre tel ennemi, sur tel terrain, à tel
moment)
A cet effet : (dans l’ordre chronologique)
1° temps :
2° temps : (éventuellement)
En mesure de : ....
(*) : La rubrique « BUT » n’est pas impérativement à remplir au niveau du chef de section.
61
L’ORDRE EN COURS D’ACTION
L’ordre en cours d’action reprend le même canevas que l’ordre initial du chef de section,
mais seuls les éléments nouveaux ou les consignes qui ont changé sont repris.
La précision de cet ordre dépendra du temps dont dispose le chef de section pour le faire.
(TERTIO) EXECUTION
62
LE COMPTE RENDU EN COURS D’ACTION
Régulièrement, le chef de section rend compte de son action et/ou de l’évolution de la
situation afin de renseigner son chef.
Il respecte le cadre suivant :
« Je suis » position et situation de la section
« Je vois » nature, volume et attitude (ennemi/amis), terrain
« Je fais » ou j’ai fait, ou je vais faire
« Je demande » appui, EVASAN, etc.
63
3.4- MISSIONS
SURVEILLER
Définition
Mission ou mesure de sûreté ayant pour objet de déceler toute activité de l'ennemi en un
point, sur une direction ou dans une zone (surveiller un intervalle) dans le but d'alerter et
de renseigner.
Préparer :
● étudier la mission (ordres reçus, terrain) ;
● donner les ordres. - ordre initial, ordre de déplacement.
Exécuter :
● se déplacer ; - discrétion lors de l'approche , la mise en
● tomber en garde ; place et l'observation.
● jeter un dispositif provisoire ;
● reconnaître, donner les ordres, s'installer ; - déterminer les points clefs (1) du terrain.
● observer ; - établir une ligne de sécurité (2)
● alerter. - effectuer un baptême du terrain
- tenir à jour le "journal" des observations.
- ajuster le dispositif, en fonction des
conditions de visibilité (nuit, brouillard..).
- établir de bonnes liaisons
● renseigner. - transmettre le renseignement sans délai (3).
Manœuvrer :
● se couvrir ; - articuler le décrochage de la section (appuis
réciproques).
● se replier. - reconnaissance des itinéraires de repli.
Réorganiser
(1) Zones d'intérêt particulier (en raison de la situation générale ou de la difficulté qu'elles
entraînent pour l'observation).
(2) Ligne nécessitant un décrochage, temporaire ou définitif, en cas de franchissement
par l'ennemi.
(3) Renseignement d'ordre tactique et d'ambiance (population, activité,….)
64
LA SECTION EN POSTE DE
SURVEILLANCE
LA SECTION EN POSTE DE SURVEILLANCE
TOMBER EN GARDE
RECONNAITRE
?
S’INSTALLER
v OBSERVER
RENSEIGNER
65
EXEMPLE DE PLAN D'OBSERVATION
IP IS
ZR
I1 I3
I2
O
5
O
O1 O
2
O
4
P2
P1
O3
O
R2 S1
O
R1
O
R4
LIMITES ITINERAIRES
CODE LIMITE GROUPE AZM NATURE CODE NATURE GROUPE BALISAGE NATURE
1 O G1 3550 piquet vert I1 sentier G1 AD repli groupe
2 E G1 2050 piquet vert et jaune I2 sentier G2 AD repli groupe
3 O G2 3500 piquet rouge I3 sentier G3 AD repli groupe
piquet rouge et papier repli principal
4 E G2 1850 IP chemin section
jaune blanc section
5 O G3 3600 piquet noir papier repli secondaire
IS chemin section
6 E G3 3100 piquet noir et jaune bleu section
regroupement
ZR clairière section
section
REPERES
CODE NATURE GROUPE DIST. COORDONNEES DIVERS
R1 calvaire G1 400 510035 CODE NATURE GROUPE COMPOSITION
R2 arbre G2 200 515035 P1 patrouille G1 équipe
R3 maison G3 350 518035 P2 arbre G3 équipe
R4 carrefour G1 G2 500 513034 S1 sonnette G2 binôme
66
TENIR
Définition
Occuper et défendre un point ou un espace de terrain.
Préparer :
● tomber en garde ;
● reconnaître ; - reconnaissance approfondie de la zone et
de ses accès, détermination de
l'emplacement du ou des points de
contrôle.
● donner les ordres. - ordre d'installation, conduite à tenir,
consignes d'ouverture du feu.
Exécuter :
● organiser la position (mettre en place les - rechercher l'appui mutuel entre les
postes de combat et/ou les points de groupes, conserver un élément réservé
(1)
contrôle) ; .
- améliorer le dispositif en permanence
(protection, camouflage, patrouilles) (2),
l'adapter aux conditions de visibilité ;
- établir un croquis d'installation (dispositif,
plan de feu) ;
- contrôler l'installation des groupes.
● observer ;
- maintenir l'observation durant toutes les
● se renseigner ; phases d'installation (3).
● renseigner.
Manœuvrer :
● mettre en œuvre ses armes ;
- de façon maîtrisée afin de ne pas dévoiler le
● faire intervenir l'élément réservé de la dispositif.
section ; - nécessité de faire reconnaître les
● sur ordre, rompre le contact. itinéraires d'intervention(4).
se replier. - par appui réciproque entre les groupes.
Réorganiser
Rendre compte
(1) Peut être constitué d'un groupe organique (solution à privilégier) ou à partir d'éléments
prélevés sur plusieurs groupes.
(2) L'organisation du terrain peut faire l'objet de demandes de renforcements en moyens
du génie.
(3) Permanence à organiser soit au niveau de la section, soit au niveau de chacun des
groupes.
(4) Reconnaissances à faire par les chefs de groupe.
67
LA SECTION TIENT
CONTROLER
CONTROLER
68
EXEMPLE DE DISPOSITIF DE DEFENSE
DE POINT SENSIBLE
PATROUILLE
PATROUILLE
69
INTERDIRE
Définition
Empêcher l'ennemi d'avoir accès à telle portion de terrain ou de franchir telle ligne ou d'utiliser tel
personnel ou telle installation.
Préparer :
● tomber en garde ; - mise en place discrète d'un dispositif
provisoire en fixant à chaque groupe:
un emplacement de combat,
un secteur de surveillance,
un secteur de tir.
● se renseigner ;
● renseigner. - maintien des liaisons avec l'échelon
supérieur.
Manœuvrer :
● mettre en œuvre ses armes ;
- répartition des objectifs si nécessaire.
● faire intervenir l'élément réservé de la
section ; - rejeter l'ennemi.
● sur ordre, rompre le contact.
- par appui réciproque entre les groupes, par
des itinéraires reconnus à l'avance.
Réorganiser.
- se regrouper sur une position d'attente.
Rendre compte.
(1) En fonction de la situation, établir des priorités d'emploi des armes (antivéhicules,
antipersonnels).
(2) Contrairement à la mission TENIR, le dispositif peut être placé en avant de la ligne ou
du point à interdire cela afin de favoriser la manœuvre de la section et/ou de gagner des
délais.
(3) Constitué d'un groupe organique.
70
LA SECTION INTERDIT
INTERDIRE
INTERDIRE
?
SURVEILLER
G1
COUVRIR
G3
G2
APPUYER
G3
ROMPRE LE
CONTACT
G1
LIGNE A INTERDIRE
71
SOUTENIR
Définition
Mission qui consiste pour une unité à être en mesure d'intervenir au profit d'une autre soit
par le feu, soit par la manœuvre, soit par la fourniture de moyens ou de services.
Principes : Il s’agit, pour la section qui a reçu mission de soutenir une autre section de la
compagnie ou un autre élément, d’être prête en permanence à intervenir sans délai à son
profit par le mouvement, le feu ou le cas échéant en les renforçant.
La section en soutien progresse généralement à bord des engins en deuxième échelon. Elle
doit avoir en permanence le souci de lier son mouvement à celui de l’élément soutenu, de
manière à être en mesure de l’appuyer par le feu ou de manœuvrer à son profit.
Les manœuvres sont conduites aussi longtemps que possible en véhicules.
Rendre compte
72
LA SECTION SOUTIENT
COUVRIR
APPUYER
PROGRESSER
73
4- LE COMBAT DE LA COMPAGNIE
PROTERRE
74
CHAPITRE 1
Les commandants d’unité étudient leur mission fixée par l’ordre initial de l’échelon
supérieur. Il applique pour cela la méthode de raisonnement tactique ( MRT ), puis élabore
et donne son ordre initial à ses subordonnés.
LA MRT
Généralités
Effet majeur
Condition essentielle à réaliser sur l’ennemi (ou malgré lui), sur les amis, sur les
protagonistes, ou sur le terrain, en un lieu donné, à un moment donné, pendant un temps
donné et qui concrétise le succès de la mission.
Remarques :
• le lieu peut être fixé dans l’ordre de l’échelon supérieur ou laissé sur l'initiative du
capitaine,
• le moment et la durée découlent du cadre espace temps défini dans l’ordre reçu et de
l’étude de l’ennemi.
Contrainte
Impératif
75
Les étapes de la MRT
76
Points particuliers :
L'ennemi :
• L’ennemi manœuvre. Il a donc une intention et des objectifs à atteindre sur le terrain ou
sur son adversaire. Pour cela, il met en œuvre différents procédés de combat classiques
ou subversifs. Le commandant d’unité doit analyser les éléments donnés par le PRIMO
ALPHA de l’ordre initial de l’échelon supérieur et en déduire la menace immédiate et
ultérieure pour son unité.
• L’adversaire est un soldat entraîné et animé de la volonté de combattre.
• La menace peut être clairement définie et paraître rationnelle, ou diffuse et sembler
incontrôlée, voire irrationnelle.
Le terrain
Le milieu humain
La population présente sur la zone des combats peut constituer un enjeu majeur des
opérations. Son attitude et son volume conditionnent la liberté d’action. Elle peut être
neutre, bienveillante ou hostile, et sera souvent changeante soit au gré de l’évolution de la
situation soit du fait de manipulation. Par ailleurs, son attitude fera, de même que l’action
militaire, l’objet d’une médiatisation omniprésente.
Les délais
La manœuvre de l’unité demande des délais, tant pour la préparation de l’action (réflexion,
reconnaissance terrain ... ) que pour l’exécution de la mission et la réorganisation en fin
d’action. Ces délais s’appliquent aussi bien à la réflexion du commandant d’unité qu’à
celle de ses subordonnés. Le capitaine doit donc intégrer dans l’étude du facteur temps les
délais nécessaires à l’étude de la mission, aux reconnaissances et à la préparation des
ordres de ses subordonnés.
77
LES CADRES D’ORDRE
Généralités
Les cadres d’ordre sont des documents formatés qui expriment « la décision du chef qui,
verbalement ou par écrit, donne des prescriptions précises exécutables généralement à
courte échéance et dans des conditions nettement déterminées ».
Le principal cadre d’ordre est celui de l’ordre initial. L’ordre préparatoire et l’ordre de
conduite peuvent être considérés comme des dérivés de l’ordre initial dans la mesure où ne
sont utilisés que les paragraphes qui permettent, en fonction des éléments connus,
d’orienter les subordonnés pour le premier, ou qui marquent des changements ( situation,
mission...) pour le second.
Il doit être exhaustif et précis et s’appuie, quand la situation le permet, sur des
reconnaissances préalables.
PRIM O SITUATION
SECUNDO M ISSIO N
78
PRIMO : SITUATION PRIMO ALPHA : SITUATION ENIE PRIMO BRAVO, CHARLIE, DELTA
A ) ENI L ’ENI DE LA CIE DANS LE CADRE ENI RGT NVA / OBJECTIFS / OU / QUAND B ) AMIS UNITES / POSITIONS / MISSIONS
ESPACE TEMPS DE SA MISSION
SECUNDO : MISSION E X P R E S S IO N L IT T E R A L E D E L A M IS S IO N R E C U E
79
TERTIO : EXECUTION TERTIO ALPHA : INTENTION TERTIO CHARLIE: MISSIONS
POSITIONS TC2 . PS . TC1 et ITINERAIRES d’ACCES LIAISONS REGIME RADIO ( silence, discrétion, libre ) LES ORDRES, MEME VERBAUX, DOIVENT ÊTRE REDIGES
TRANS C.A.T. ( brouillage, intrusion, bascule )
CARBURANTS / MUNITIONS / VIVRES L’EXPRESSION DES ORDRES DOIT ÊTRE :
RAV EAU ( MODALITES APPRO )
CAMOUFLAGE
CAMOUFLAGE PR4G : EVF ou FQ FIXE • SIMPLE
REPARATION / EVACUATION • CONCISE
MEC
NEUTRALISATION • PRECISE
PLACE DU CHEF • COMPREHENSIBLE
SECOURS / EVACUATION ET DU P.C. INITIALE ET ULTERIEURE
SANTE
RAMASSAGE / POSTE DE SECOURS
L’EXECUTION DE L’ORDRE DOIT ÊTRE CONTROLEE
OFFICIER ADJOINT ou
REMPLACANT LE CHEF DE SECTION AU CONTACT
80
CHAPITRE 2
MISSIONS
L’unité PROTERRE est articulée en 2 sections. Les missions qu’elle est susceptible de
remplir sont des missions de protection et d’appui aux opérations du niveau
supérieur. Leur nombre est limité :
- surveiller ;
- tenir ;
- interdire ;
- soutenir ;
- boucler une zone.
Pour les missions : surveiller, tenir, interdire et soutenir, il faut se référer au chapitre
combat de la section. Pour ce type d’action, deux cas sont possibles :
- soit la compagnie à 2 sections est utilisée de façon organique et le commandant d’unité
a plus un rôle de coordonnateur et de liaison avec le haut ;
- soit la compagnie est ré articulée pour l’occasion avec un dispositif centralisé au niveau
de la compagnie. Dans ce cas, le commandant de compagnie commande plus
directement.
Définition
Par un dispositif continu établi le long d’une ligne définie, isoler une portion de terrain
déterminée en vue d’interdire ou, au minimum, de signaler, tout franchissement de cette
ligne par l’ennemi.
Exécution
La mission « boucler une zone » comporte deux volets : un volet renseignement et un volet
interdiction.
Exécuter :
• progresser et mettre en - assurer une bonne coordination pour la mise en place
place rapide et discrète ,
- sur place, contacter les parties concernées (2) ,
Réorganiser
82
5- ANNEXES
83
ANNEXE 1
1ère Partie
Tout combattant, quel que soit son grade, sa fonction ou sa mission, a des devoirs
permanents au combat :
- se garder en bonne condition physique et morale ;
- obéir aux ordres, dans le respect des lois, des coutumes de la guerre et des
conventions internationales ;
- remplir sa mission avec la volonté de gagner et de vaincre, et si nécessaire au péril
de sa vie ;
- respecter l'adversaire et veiller à épargner les populations ;
- rester à son poste ;
- renseigner son chef en toutes circonstances ;
- continuer à combattre jusqu’à épuisement de ses forces et de ses moyens de
combat ;
- rejoindre l’unité la plus proche s’il se trouve isolé ou égaré.
2ème Partie
En tant que chef, le responsable conduit la lutte et poursuit le combat jusqu’au succès ou à
l’épuisement de tous ses moyens. Il doit :
- stimuler la volonté de combattre ;
- maintenir en toutes circonstances l’ordre et la discipline, au besoin forcer
l’obéissance ;
- prendre toutes dispositions pour qu’aucun document important et matériel
utilisable ne tombe aux mains de l’ennemi.
84
ANNEXE 2
L'ESCORTE DE CONVOI
Dans le cas d'un convoi important, la priorité de la protection est accordée aux véhicules
plus sensibles.
La responsabilité de la marche du convoi incombe au chef de convoi qui précise si l'accent
doit être mis sur la vitesse ou la sûreté.
- donne dans son ordre initial des consignes à ses chefs de groupe:
- point de destination, itinéraire ;
composition et articulation du convoi ;
● donner des ordres. - vitesse horaire ;
- haltes ;
- conduite à tenir pendant les arrêts, en cas d'obstacles, en
cas d'attaques terrestres et aériennes.
en cours de déplacement ;
fait reconnaître les points particuliers et les points suspects.
en cas d'obstruction ;
met sa section en garde face à toutes les directions, puis renseigne le
chef de convoi sur l'obstacle.
Manœuvrer :
Le chef de convoi demande les moyens nécessaires au
rétablissement de la circulation ou décide du variantement de
l'itinéraire.
Pendant les haltes le chef de détachement assure la sûreté immédiate
du convoi.
85
Réorganiser : Après la mission ; le chef de détachement d'escorte :
- réorganise sa section,
● rendre compte. - rend compte et prend les dispositions nécessaires pour effectuer
éventuellement une autre mission.
ARRIERE-
GARDE
ELEMENT DE
PROTECTION
CHEF DE
CONVOI
AVANT-
GARDE
CHEF
D'ELEMENT
D'ESCORTE
86
ANNEXE 3
LA FOUILLE
( Réf : Recueil de savoir-faire crises du CoFAT)
La fouille est un savoir-faire technique individuel et collectif qui s’applique soit au terrain,
soit à un suspect, soit à un véhicule.
Dans tous les cas, le cadre juridique déterminera les limites de l'action du militaire dans ce
domaine, que ce soit sur le territoire national ou en opération extérieure.
C’est un acte réflexe du niveau de l’équipier qui consiste à inspecter l’emplacement où l’on
va se poster ou où l’équipe va s’installer pour vérifier qu’il n’est pas piégé. Il est fait
systématiquement à chaque arrêt. Il consiste en une inspection visuelle et éventuellement
tactile de l’emplacement avant de se poster. Si la progression ne reprend pas tout de suite,
l’équipier procède à la même inspection sur les 10m de rayon autour de lui. Chaque point
particulier est considéré comme suspect et inspecté. Cette inspection des 20m est
particulièrement importante en zone urbaine où les possibilités de camouflage de pièges
sont plus grandes.
87
Si une arme ou un objet dangereux est trouvé :
- le jeter assez loin en arrière (de manière à ce que le suspect ne puisse pas s’en
emparer) ;
puis dans ce cas procéder à la fouille complète du suspect (ne faire fouiller les
femmes que par du personnel féminin) ;
- si possible le conduire dans un local.
88
3- CONSIGNES POUR LA FOUILLE D’UN VEHICULE.
En cas de suspicion, un véhicule contrôlé peut être fouillé ; c’est un équipier qui en a la
charge (les autres ne modifiant pas le dispositif adopté pour la fouille du personnel). La
fouille est faite méthodiquement et est plus ou moins approfondie . Une feuille de fouille
identique à la précédente est remplie. Pour une plus grande efficacité, chaque patrouille
peut entraîner un binôme plus particulièrement pour cette tâche ; il pourra être employé
lors d’un check-point du niveau de la patrouille.
Pour cela il faut :
- arrêter le véhicule ;
- le surveiller (1 devant, 1 derrière) ;
- faire arrêter le moteur ;
- faire descendre les passagers (même côté) ;
- les surveiller – vérifier leurs identités (par une personne habilitée pour le faire / cadre
juridique) ;
- fouiller (sur ordre) successivement les passagers ;
- fouiller un véhicule :
- 1 homme seul ;
- le propriétaire à proximité.
- Arrêter le véhicule ; le signal d’arrêt du véhicule à contrôler doit être fait de façon visible
et impérative et ne pas prêter à confusion : bras levé verticalement, paume de la main
tournée vers l’avant : gyrophare de nuit.
- Surveiller le véhicule : 1 homme armé à l’avant et à l’arrière du véhicule. Prévoir planche
à clous à défaut de herse.
- Faire arrêter le moteur. De nuit, faire éteindre les phares si l’éclairage local est suffisant
(prévoir phare portatif halogène ; à défaut utiliser les phares des véhicules militaires).
- Faire descendre les passagers un par un et par le même côté du véhicule. Les placer sous
surveillance « mains en l’air » à deux mètres les uns des autres (individus douteux).
- Procéder à la fouille sommaire de chacun d’entre eux successivement.
- Vérifier leurs identités si cela n’a pas été fait dans le véhicule.
- Garder sous surveillance les passagers et procéder à la fouille du véhicule. Toujours
garder le propriétaire à proximité immédiate du véhicule – pour le cas où celui-ci serait
piégé.
- Attention aux fils électriques suspects : en cas de découverte ou de doute rendre compte.
- Le véhicule est fouillé par un seul homme à la fois, un deuxième le couvrant à une
dizaine de mètres.
- Pour fouiller l’intérieur du véhicule, pénétrer par la porte utilisée pour la sortie du ou des
passagers.
- Pour l’ouverture des autres portières, coffre et capot, il existe 2 possibilités entre
lesquelles choisir en fonction du contexte local : le faire soi même ou le faire faire par
un des occupants. Faire ouvrir par un occupant devrait permettre d’éviter les pièges
explosifs, en revanche, le risque est que l’individu en profite pour récupérer une arme
prête à tirer.
- Elaborer un moyen de visite sous le véhicule à l’intérieur d’une chicane est la solution
préférable (il est gêné pour s’échapper en marche arrière).
89
FOUILLE D’UN VEHICULE SUSPECT
1 - L’avant du véhicule
A. MOTEUR : contrôler l’avant du radiateur, les évidements intérieurs des ailes, sous le
filtre à air, derrière la batterie.
B. LES AILES : (droite et gauche) regarder et passer la main sous les ailes.
2 - l’habitacle du véhicule
D. AVANT : vérifier la boîte à gants, les évidements sous le tableau de bord, les
protections de sol, les garnitures de portière, sous les sièges avant.
E. ARRIERE : contrôler les dossiers avant, sous les sièges arrières, les dossiers des sièges
arrières, les garnitures de portières.
3 - l’arrière du véhicule
faire ouvrir le coffre par le propriétaire (piège)
(A l’avant ou à l’arrière : vérifier que la roue de secours soit gonflée sinon la démonter)
90
ANNEXE 4
EVACUATION DE RESSORTISSANTS
But :
Mettre à l’abri les ressortissants français et étrangers par récupération, regroupement et
évacuation dans le cadre d’une intervention armée en pays étranger dans un climat
insurrectionnel.
Niveau d’exécution : L’unité PROTERRE n’est pas habilitée pour récupérer ou extraire
les ressortissants mais elle peut être utilisée dans l’organisation d’une zone de
regroupement.
Déroulement : ’
(1) Les ressortissants français sont normalement tenus de rejoindre des points de
rassemblement à partir desquels des convois généralement escortés sont organisés vers la
zone de regroupement. L’ouverture d’axe et l’escorte incombent aux unités chargées de
l’évacuation. La récupération des ressortissants à domicile n’est pas prévue mais peut se
justifier en cas de situation particulière.
91
Organisation d’une zone de regroupement :
Organisation défensive :
SAVOIR-FAIRE DESCRIPTION
PARTICULIER
- isoler la zone ;
- marquer la zone avec des pavillons nationaux ;matérialiser ses
accès par des chicanes permettant une arrivée facile (flux des
Défense lointaine réfugiés), un départ rapide (flux des évacués), tout en évitant les
véhicules piégés ;
- prévoir si possible des axes différents pour l’entrée et la sortie.
Cette limite marque le début de la zone sous protection.
- mise en place au niveau du sas d’entrée pour contrôler les
personnels et fouiller les véhicules :
Poste de contrôle -1 élément de protection extérieur ;
-1 élément de protection intérieur ;
-1 élément accueil et commandement.
- mettre en place un dispositif de sentinelles ;
Défense rapprochée - conserver un élément d’intervention ;
- élaborer un plan de feux avec poste de combat.
Organisation interne :
SAVOIR-FAIRE DESCRIPTION
PARTICULIER
- rassurer :
Accueil - sourire aux femmes et aux enfants ;
- tenue moins agressive (arme à la bretelles, béret).
- se faire assister par les autorités du consulat ou par des civils ;
Triage - enregistrer : nom, prénoms, sexe, âge ;
- récupérer des renseignements ou des moyens pouvant être utiles
(listing de noms, micro ordinateur…)
- regrouper par nationalité dans des îlots nettement marqués ;
- désigner un responsable civil par îlot. Ne traiter qu’avec lui ;
- prévoir une infirmerie avec médecin ;
Regroupement - informer les ressortissants une à deux fois par jour à heure fixe ;
- diffuser des consignes de vie courante et imposer des horaires
stricts (réveil, extinction des feux, etc…)
- régler les problèmes de couchage et d’alimentation, d’hygiène, de
ravitaillement en eau en liaison avec les responsables civils.
92
Délimiter des zones distinctes pour accueil, soins médicaux,
hébergement, alimentation, évacuation d’urgence ;
Prévoir un parking très vaste à l’extérieur de la zone de
regroupement pour les véhicules civils ;
Interdire aux civils de ressortir sans autorisation et limiter leur
circulation interne.
Dés que possible, demander aux consulats de désigner ou de
confirmer le responsable de leurs ressortissants sur la zone de
Points particuliers regroupement ;
Mettre en place un officier de liaison auprès des forces locales ;
Résoudre les problèmes de télécommunication, de transport des
ressortissants, du recomplétement en carburant en liaison avec le
corps diplomatique et les responsables des ressortissants.
L’utilisation, au besoin la réquisition, des moyens civils peuvent
s’avérer indispensables ;
Etre très précis sur les consignes d’ouverture du feu.
- L’obtention des renseignements sur une situation par définition très fluctuante ;
- La récupération de moyens de transport : voitures des civils déjà évacuées ;
- Le nombre exact des personnels à évacuer ;
- La récupération de plans et de cartes à jour, - de moyen radio performants
(MOTOROLA civils) ; de moyens d’éclairage appropriés (projecteurs) ; - d’effet
d’habillement chauds ou imperméables ; - de réserve d’eau potable ; - d’aliment pour
bébés ;
- La présence d’une ou plusieurs équipes médicales au point d’accueil ;
- Le cas de ceux qui n’ont plus de papier = l’ambassade délivre des visas provisoires.
93
ORGANISATION ET ACTIVATION D’UNE CHAINE D’EVACUATION
3 Point de regroupement
31 Zone de débarquement
34 Fouille
① Point de rassemblement Poste de contrôle
Prévôté
PRIORITES
Santé
② PARKING
①
A
② Escorte de convoi 33 Zone de
Point d’accueil
tri
32 Zone B
d’attente
C
35 Enregistrement
36 Transit / régulation
(liaison avec autorités
Embarquement (aérodrome ou port) civiles et militaires)
Signature Signature
Fouille Bagages
Observations : ………………………………
……………………………………………….
………………………………………………
96
97
ANNEXE 5
Déroulement de la mission :
Préparation du cantonnement.
Pour éviter les trop grands regroupements et faciliter les contrôles, un camp doit avoir une
capacité de 1.000 à 1.500 personnes maximum :
- soit installations en dur rapidement réhabilitables.
- soit tentes ou constructions légères en bois, facilement démontables lors du départ
d’une famille pour éviter la réinstallation d’une autre.
- installation à proximité d’un point d’eau ou forage.
- construction immédiate de latrines pour l’hygiène.
- 1 à 2 familles par tente ou habitation.
- secteur pour hommes célibataires et secteur pour femmes seules ou avec enfants.
- les gendarmes sont chargés de faire respecter la loi française. Ils ont délégation de
police pour le maintien de l’ordre, aidés par les militaires présents.
- soutien médical : 1 médecin par camp avec 1 à 2 infirmiers civils ou militaires.
- spécialisation d’un camp dans l’accueil des femmes enceintes prêtes à accoucher et
après accouchement (le plus proche de la ville et de l’infrastructure hospitalières).
- 1 section par camp (pour 1.500 réfugiés)
- 1 chef de section désigné « chef de camp » responsable des approvisionnements, des
commandes et de la gestion des stocks – en contact avec la préfecture. Permanent pour
4 à 6 mois.
- distribution des repas quotidiens : organisée par le chef de camp aidé par la section.
- ce sont les réfugiés qui distribuent les rations sous contrôle des soldats.
- mise en place d’un système de plaquettes comportant le numéro de l’habitation et le
nombre de personnes de la famille – donc le nombre de rations alimentaires accordées.
- tout ce qui est distribué doit l’être boîtes ouvertes ; viande, poissons découpés etc…
pour éviter les trafics et la revente sur le marché local en grosses quantités.
- nettoyage du camp assurée par une équipe de réfugiés payée par des rations
supplémentaires (boîtes fermées).
- « Police » interne assurée par un chef de réfugiés proposé par eux et désigné par le chef
de camp en liaison avec les responsables HCR et préfet.
- le chef des réfugiés peut être assisté d’1 ou 2 adjoints. Lors des réunions avec les
autorités civiles et HCR, ces responsables représentent officiellement les réfugiés.
96
- régulièrement (1 à 2 fois par mois) recensement des réfugiés pour cerner leur nombre
(difficile par manque de papiers officiels).
- scolarisation des enfants dans leur langue maternelle par des instituteurs « réfugiés ».
La scolarisation permet d’éviter le désœuvrement.
- tous les réfugiés travaillant au profit de la communauté en liaison avec les forces
françaises sont rémunérés – un peu d’argent et en rations supplémentaires pour leur
famille.
Sécurité.
97
ANNEXE 6
LA PATROUILLE
Définition
Action de combat d’un élément isolé de faible effectif qui se déplace dans une zone donnée en
vue d’exécuter une mission déterminée (recherche du contact, reconnaissance, observation,
liaison, embuscade, capture de prisonniers).
RENDRE COMPTE Rend compte à son chef de section par radio, verbalement et/ou
par écrit selon la contexture précisée en annexe.
98
LE GROUPE
EFFECTUE UNE PATROUILLE
99
COMPTE RENDU DE PATROUILLE OU DE RECONNAISSANCE
Désignation de la patrouille :
Cartes utilisées :
A-COMPOSITION-EFFECTIF :
B-MISSION RECUE :
C-HEURE DE DEPART :
D-HEURE DE RETOUR :
F-TERRAIN :
(décrire l’état du terrain : sec, marécageux, taillis, rocheux, état des ponts, praticabillité
aux engins blindés, aux véhicule à roues, etc. )
G-ENNEMI :
(effectifs, dispositif, matériels, armement, mouvements, le cas échéant moral.
L-ETAT DE LA PATROUILLE
(y compris mesures à l’égard des morts et des blessés)
M-CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS :
100
ANNEXE 7
Définition
Occuper et défendre un point de contrôle. Il s’agit de contrôler l’application par les usagers
des consignes données par des autorités nationales et internationales.
101
Un point de contrôle peut être décidé pour filtrer les accès à toute installation militaire. Il peut
également servir pour réguler la circulation de véhicules militaires dans le cadre d’un mouvement
important.
Le choix de l’emplacement est primordial. Ce doit être un point de passage obligé qui interdit les
possibilités d’esquive.
ARRETER
POSTE
PRESIGNALER PRESIGNALER
Les enseignements des opérations extérieures montrent que les incidents sont liés à la
présignalisation (en particulier de nuit) et à l’organisation des points de contrôle (« check-
point »). La présignalisation doit aussi avoir pour but d’éviter tout accident causé par la
surprise. L’emploi de herses ou de dispositifs équivalents associés à une bonne exploitation
du terrain permet l’arrêt de véhicules récalcitrants sans recourir à l’ouverture du feu. Par
ailleurs, au stade de la préparation, le responsable du point de contrôle doit prendre en
compte les règles d’engagement pertinentes et diffuser des consignes d’ouverture du feu.
102
ANNEXE 8
1-GENERALITES.
La sécurité des forces face à la menace engendrée par la présence de mines et de munitions
non explosées sur un théâtre d'opérations passe par la prévention.
La sensibilisation des militaires, notamment de ceux engagés dans les missions extérieures,
doit revêtir un caractère obligatoire et toucher tous les échelons de la hiérarchie.
Pour atteindre un niveau d'autoprotection satisfaisant de chaque individu, il convient de
procéder par étapes.
- La première consiste, dès le temps de paix, à faire prendre conscience par tous les
cadres et militaires du rang du danger "mines – munitions" en acquérant une
connaissance générale de la menace et des règles de comportement élémentaires
destinées à préserver l'intégrité physique des individus.
- La seconde étape vise à sensibiliser le personnel sur les risques spécifiques liés à la
pollution recensée sur le théâtre d'engagement programmé. Cette phase doit être
considérée comme un des points forts de la préparation des troupes et à ce titre mérite
d'être intégrée dans les activités précédant le départ des unités (camps de cohésion,
etc…)
Il faut noter enfin que des séances de sensibilisation au danger "mines – munitions"
organisées en amont ne trouvent leur intérêt que si leurs effets se prolongent dans le temps.
Elles doivent donc faire l'objet, une fois sur le théâtre, de rappels réguliers visant à lutter
contre une baisse de vigilance des cadres et militaires du rang engendrée par un
phénomène d'accoutumance au contexte d'intervention.
2-CONNAISSANCE DE LA MENACE.
21-Présentation générale.
Les risques inhérents à la présence de zones minées dans la profondeur du champ de
bataille ne doivent pas occulter un facteur d'accident potentiel que sont les munitions. En
effet, la fin des hostilités laisse les zones de confrontation parsemées d'une grande variété
d'engins explosifs. Il est généralement admis que 20 à 30% des munitions utilisées au cours
des combats ne fonctionnent pas complètement. Elles demeurent alors en surface ou
partiellement enfouies, sensibles à toute manipulation inopportune. Ces munitions
représentent une menace permanente pour l'ensemble du personnel des forces.
103
Les mines terrestres peuvent être posées d'une manière très structurée, par des armées
encadrées, ou de façon complètement anarchique, par des éléments incontrôlés. Elles
peuvent également être dispersées à partir d'aéronefs ou d'autres vecteurs (roquettes, obus,
etc…)
Les mines terrestres peuvent être valorisées par des dispositifs de piégeage destinés à
empêcher le relevage. Dans ce cas, elles s’ apparentent à des pièges de combat.
104
c) Les mines antichars :
Contenant en général une charge d'explosif variant entre 5 et 11kg, les mines antichars sont
utilisées pour interdire des itinéraires et détruire, le cas échéant, les véhicules qui s'y
aventurent.
Les mines antichars les plus couramment rencontrées sur le terrain sont réalisées en métal,
en bois, voire en matière synthétique. Elles explosent lorsqu'une pression de plus de 150kg
est exercée sur la partie supérieure.
Des mines de génération plus récente sont déclenchées par capteurs sophistiqués et
fonctionnent par envoi d'un projectile performant.
Les munitions
La présence de munitions, quelle que soit leur famille d'appartenance (obus de canon ou de
mortier, roquettes, grenades, missiles, sous-munitions, etc..), revêt un danger considérable
pour les militaires évoluant sur un théâtre d'opérations dans l'accomplissement de leurs
missions quotidiennes.
Les munitions tirées et n'ayant pas fonctionné ne représentent pas l'unique facteur de
risque. Celles abandonnées ou découvertes lors d'investigations confiées aux unités de
l'interarmes doivent également être considérées comme dangereuses du fait :
- d'une exposition permanente aux intempéries et aux écarts de température ;
- d'un piégeage éventuel dont elles ont pu faire l'objet.
105
• terre remuée, nids de poules sur un axe routier ;
• emballages et/ou équipements abandonnés sur le terrain ;
• réseaux de fils de fer barbelés ;
• alignements de piquets en bois ou en métal dépassant du sol ;
• véhicules endommagés ;
• cadavres ;
• moyens de marquage réglementaire ou de circonstance.
3-REGLES DE COMPORTEMENT
31-Consignes générales
Quel que soit le théâtre d'engagement des forces, des consignes très strictes doivent être
définies en matière de prévention contre les accidents par mines et engins explosifs. Elles
doivent être connues et comprises de tous, régulièrement rappelées et contrôlées dans leur
application.
32-Conduite à tenir
b) Pendant le déplacement :
• n'utiliser que les "itinéraires approuvés" par le commandement ;
• éviter les accotements ;
• être en permanence vigilant quant à la présence d'indices de pose de mines ;
• respecter les marquages indiquant les zones dangereuses ;
• ne pas céder à la curiosité et/ou à l'envie de collecter des "souvenirs" ;
• le véhicule de tête doit prévenir le reste du convoi lorsqu'il pénètre dans une zone à haut
risque (mines sur le bas côté de l'axe de progression, etc..) ;
106
• rendre compte immédiatement en cas de découverte d'une mine ou d'un engin inconnu
(unité, position, nature de la menace, éventuellement nombre et état des blessés,
mesures immédiates prises).
c) Après le déplacement :
• rendre compte au PC de l'unité des observations effectuées durant la mission
(découverte de zones suspectes non recensées, marquages détériorés, etc..) ;
• tirer des enseignements de la mission avec les personnels ayant été impliqués.
b) Pendant le déplacement :
• n'utiliser que les itinéraires reconnus comme sûrs ;
• se déplacer lentement en étant en permanence vigilant quant à la présence d'indices de
pose de mines ;
• respecter les marquages indiquant les zones dangereuses ;
• ne pas céder à la curiosité et/ou à l'envie de collecter des "souvenirs") ;
• en cas de doute, s'arrêter, rendre compte par radio ;
• en cas de présence de mines, appliquer les mesures figurant au paragraphe suivant.
c) Après le déplacement :
• rendre compte au PC de l'unité des observations effectuées durant la patrouille
(découverte de zones suspectes non recensées, marquages détériorés, etc…) ;
• tirer des enseignements de la mission avec le personnel ayant été impliqué.
Puis, en fonction des circonstances, le chef de détachement devra adopter l'une des
attitudes suivantes :
107
• si les traces des pas des individus ayant pénétré dans la zone minée ou polluée sont
apparentes, ordonner à ceux-ci de se replier jusqu'à une zone sûre en suivant
rigoureusement leurs propres traces ;
• dans le cas contraire, se frayer soi-même un itinéraire de repli en utilisant la technique
du sondage et en ayant indiqué au préalable la même marche à suivre à ses subordonnés
afin de créer un cheminement unique pour sortir de la zone ;
• une fois en zone sûre, matérialiser le danger avec des moyens réglementaires, voire de
circonstance, afin d'en interdire l'accès ;
• enfin rédiger un compte rendu de localisation de la zone dangereuse (le plus détaillé
possible).
Puis, en fonction des circonstances, chaque chef de bord devra adopter les attitudes
suivantes :
• si l'itinéraire est une piste en terre sur laquelle les traces des véhicules sont visibles,
organiser l'évacuation du personnel par l'arrière. Faire sortir les hommes de la zone
minée, colonne par un, en progressant sur l'une des traces de roues ou de chenilles et en
respectant un intervalle de vingt mètres entre chaque individu. Si aucune trace n'est
apparente à l'arrière des véhicules et si la situation tactique le permet, le chef de bord
doit procéder comme suit :
- empêcher quiconque de quitter le véhicule ;
- attendre les secours ;
- en cas de danger imminent seulement, tenter de s'en extraire par l'arrière en réalisant,
par sondage, un cheminement dans l'axe supposé d'une des traces de l'engin ;
• si l'itinéraire et goudronné et qu'aucune mine n'est apparente en surface, les occupants
du véhicule peuvent l'abandonner par les côtés. Ils doivent ensuite quitter la zone minée,
colonne par un, en restant sur le revêtement goudronné et en respectant un intervalle de
vingt mètres entre chaque individu ;
• quelles que soient les circonstances, les blessés sont extraits du véhicule et évacués par
le même chemin que les hommes valides.
34-Conduite à tenir lorsque l'on est témoin d'un accident par mine.
Le traitement d'un accidenté par mine est classé en "urgence absolue" nécessitant
rapidement des soins intensifs.
108
La conduite à tenir en présence d'un accidenté par mine concerne chaque cadre et
militaire du rang engagé en opération. Elle doit faire l'objet de fréquents rappels sous
forme d'un entraînement permettant de roder chacune des étapes qui la compose.
109
ANNEXE 9
11-DEFINITIONS
L’annexe proposée a été réalisée à partir de l’appareil PUMA SA 330, mais les mesures de
sécurité et la procédure générale peuvent être transposées à tout autre appareil, même
étranger susceptible d’être utilisé dans un cadre interalliés. En règle générale, le chef de
section devra prévoir le fractionnement de la section en deux à trois éléments, selon les
renforcements qu’il aura pu recevoir et selon le type d’appareil utilisé.
Lors d’un héliportage, le chef de section est responsable de la manœuvre à terre jusqu’à
l’embarquement et à l’issue du débarquement. Son vis à vis ALAT est le chef de patrouille,
qui est responsable de la partie déplacement en vol, dès l’embarquement effectué et
jusqu’au débarquement.
Le choix de la zone de départ sera réalisé en fonction des impératifs tactiques (élongation,
situation du moment...) et techniques (choix de l’aire d’enlever) par le chef de section
après accord du chef de patrouille.
La phase d’approche finale sur le point de poser doit toutefois faire l’objet d’une
approbation de la part du chef de section en vue de la réalisation de sa mission par rapport
à la réalité terrain.
110
131-AVANT L’EMBARQUEMENT
• Au reçu de la mission :
Il guide par radio le chef de patrouille sur sa position, authentifie l’aire de poser et autorise
le poser en assurant le guidage final des appareils sur l’aire de poser. Il précise à chaque
groupe l’appareil dans lequel il doit prendre place et embarque à bord de l’appareil du chef
de patrouille. Avant le décollage, il l’informe de la situation tactique, notamment dans les
zones de survol et de poser, si possible sur carte et lui transmet les renseignements
suivants : son indicatif, sa mission et les coordonnées du ou des points où la section doit
être déposée.
132-EN VOL
Le chef de section doit communiquer avec le chef de patrouille en utilisant le casque “ 3ème
homme ”, mis en œuvre à la demande par le mécanicien navigant. Ce casque permet de
communiquer avec l’équipage et de suivre l’évolution de la situation sur le réseau
extérieur, accessible après autorisation du commandant de bord.
Averti par le chef de patrouille au moment d’aborder la zone de poser, le chef de section
doit, avec l’aide du commandant de bord effectuer un tour d’horizon, confirmer le point de
poser souhaité et donner les dernières consignes avant le poser.
111
133-AU SOL
Une fois débarqué, le chef de section entre en liaison avec ses chefs de groupe,
réarticule éventuellement sa section et rend compte à son commandant d’unité de son
poser afin de libérer au plus vite les moyens hélicoptères.
• Avant d’arriver sur l’aire d’enlever : il prend contact radio avec le chef de section,
demande l’authentification de l’aire de poser et la liberté de manœuvre. Il dispose ses
appareils sur l’aire de poser en fonction de la disposition des troupes au sol.
• Au sol : il veille à ce que le chef de section embarque à bord de son appareil et s’assure
qu’il y a concordance entre les coordonnées des aires de poser du chef de section et les
siennes.
• En vol : il se fait communiquer les derniers renseignements sur l’ennemi et sur l’objectif
et en informe le chef de section (casque 3ème homme).
• Avant de poser : il fait identifier l’objectif par le chef de section , effectue un “ tour
d’horizon ” avec le chef de section et pose au plus près du point choisi. Responsable de
la sécurité des appareils et des personnels jusqu’au poser, il peut, en dernier ressort,
changer d’aire de poser, s’il estime que celle initialement choisie n’est pas sûre.
21-GENERALITES
112
22-LES MODALITES D’EXECUTION DE L’EMBARQUEMENT
221-AVANT L’EMBARQUEMENT
Les groupes en attente sont répartis sur la zone d’enlever, en fonction du nombre
d’appareils attendus. Chaque groupe est divisé en deux colonnes correspondant aux deux
portes d’embarquement de chaque appareil.
• Les groupes abordent impérativement par l’avant (danger du rotor anticouple), une
équipe de chaque côté.
• L’ouverture et la fermeture des portes sont effectuées par les chefs d’équipe, qui
embarquent en dernier (1) ou (3).
• L’embarquement se fait “ arme à la main ”, sac à la bretelle, sans coiffure.
• Le personnel s’aide pour embarquer, sans s’accrocher aux portes.
• Les armes collectives embarquent si possible en dernier et prennent place à l’avant. (1)
ou (3). Le reste du personnel complète l’arrière de l'appareil. (2)
• Modalités d’exécution :
113
PROCESSUS D’EMBARQUEMENT
2
1
3
1
2
AVANT LE POSER
AU POSER
Les chefs d’équipe ouvrent les portes et débarquent en premier, toujours sur ordre du
commandant de bord. Ils restent à la porte et aident au débarquement. Les servants des
armes collectives se préparent et débarquent en premier. Le personnel de queue débarque
ensuite, en récupérant leurs charges (1). L'ensemble du personnel débarque vers l’avant du
HM et tombe en garde face à l’avant. Les chefs d’équipe referment les portes. Le chef
d’élément annonce la fin du débarquement par signe au commandant de bord.
114
PROCESSUS DE DEBARQUEMENT
1
sacs +
charges
224-LE REGROUPEMENT
Les groupes tombent en garde à l’avant des appareils et rejoignent les couverts les
plus proches, conformément aux ordres reçus lors de l’embarquement.
CDT
3
SOA
115
3-CAS PARTICULIER D’UN HELIPORTAGE DE NUIT
De nuit, l’héliportage se déroule dans des conditions identiques, mais l’aire du poser
d’enlever doit avoir été reconnue de jour si déposé de personnel (la reconnaissance de l'aire
de poser n'est pas obligatoire pour l'enlever si l'appareil arrive sans PAX a bord). Si les
HM ne sont pas équipés de jumelles de vision nocturne (JVN), l’aire de poser doit avoir été
balisée de jour.
• Au débarquement, pour éviter tout risque de saut prématuré, l’ordre d’évacuation est
donné par le commandant de bord et transmis au geste par le mécanicien navigant.
• Après avoir débarqué, les personnels dégagent latéralement et se plaquent au sol
jusqu’au décollage des appareils.
• Dans le cas où il ne dispose pas d’équipe de balisage, le chef de section :
• reconnaît l’aire de poser, la fait équiper et désigne les personnels chargés de la
récupération des lampes de balisage,
• cinq minutes avant l’heure d’enlèvement prévue, il fait prendre l’écoute radio,
• dès qu’il a pris contact radio avec le chef de patrouille HM, le chef de section
active le balisage et lui adresse un message d’approche, dont la contexture est
donnée ci-dessous :
41-BALISAGE DE JOUR
116
42-BALISAGE DE NUIT SANS JVN
En règle générale, les HM étant équipés de jumelles de vision nocturne (JVN), le balisage
de nuit n’est pas nécessaire. Sans JVN, l’aire de poser doit être choisie et équipée par un
officier marqueur baliseur (OMB) ou un officier observateur pilote de l’ALAT.
• L’aire de poser ne doit comporter aucun obstacle de plus de dix mètres de hauteur dans
l’axe d’approche ou de décollage à 200 mètres de part et d’autre du T lumineux, et dans
un secteur de 30° de part et d’autre de l’axe de décollage (barre verticale du T). Le sol
doit être dur, uni, exempt de végétation haute et ne pas comporter de dévers.
• Le balisage de nuit est réalisé au moyen de sept lampes portatives de type MX 290,
ancrées au sol. La barre horizontale du T est placée perpendiculairement à la direction
du vent. La distance entre chaque lampe du T est de quinze mètres ; la distance entre la
barre du T et la lampe située en avant de celle-ci est de trente mètres. Le comptage est
effectué par la même personne pour toutes les lampes.
SENS DU VENT
30 m
15 m
15 m
SENS DU POSER
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APPENDICE : DONNEES TECHNIQUES
RENSEIGNEMENTS GENERAUX
23/ CH 53 D
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ANNEXE 10
LE COMBAT DE NUIT
(généralités)
1) Caractéristiques.
Eléments psychologiques :
La nuit est le domaine de la crainte pour la troupe peu instruite et peu aguerrie, dont se
brisent les liens tactiques et moraux.
Pour une troupe bien entraînée, au contraire, la nuit est une arme supplémentaire qui lui
permet de mobiliser à son profit les terreurs nocturnes et de provoquer la surprise.
Eléments techniques :
L'obscurité influence considérablement le combat par :
- une diminution de l'efficacité du tir ajusté ;
- une augmentation de l'importance :
du combat rapproché ;
du tir repéré.
- la difficulté :
du mouvement ;
du maintien de la direction et des liaisons ;
du commandement ;
de l'appui des armes ;
du contact.
Les opérations de nuit sont une forme de combat à haut rendement en ce sens qu'elles
donnent des résultats analogues à ceux obtenus de jour mais en engageant moins de
moyens et avec moins de pertes.
L'attaque dans l'obscurité bénéficie du fait que les feux de la défense sont moins efficaces
et moins ajustés. Elle a l'avantage de surprendre l'ennemi et de pallier l'insuffisance des
appuis de feux disponibles.
La défense est plus délicate : le défenseur ne peut se rendre compte ni des manœuvres de
l'assaillant, ni de sa position exacte. Par contre il a l'avantage de connaître le terrain de
l'action, d'évoluer dans un dispositif connu et de disposer de liaisons préétablies.
21) Le personnel :
Il doit subir un entraînement poussé dans un double but moral et technique.
Au point de vue moral, le combattant doit être affranchi du complexe d'infériorité qu'il
ressent vis à vis de la nuit.
Au point de vue technique la troupe doit être spécialement entraînée en vue :
- de la conservation de la direction, de l'ordre et du silence ;
- de l'efficacité du tir ;
- de l'observation (l'écoute l'emporte sur la vue, le toucher prend de l'importance).
119
22) L'armement :
La nuit supprime à peu près complètement, suivant l'importance de l'obscurité, les
possibilités de tir à vue ( sauf les armes munies d'appareil à vision nocturne).
Il y a donc nécessité absolue de recourir :
- au tir repéré pour les armes en station ;
- au tir instinctif pour l'armement individuel.
- dans l'exécution :
- les hommes sont allégés au maximum. Les équipements bien arrimés ;
- les distances entre les hommes et les unités sont réduites ;
- la formation, en général colonne par un de part et d'autre de la route, est adaptée à la
qualité de l'itinéraire et à la situation tactique ;
- la vitesse est de l'ordre de 3 km/h sur route et de 1,5 km/h en tout terrain ;
- en cas d'arrêt de durée imprévue, le commandant de détachement de marche doit
immédiatement pousser vers l'avant pour se renseigner. L'arrêt peut être dû à des gens
endormis, ou à un doute sur l'itinéraire ;
- nécessité d'être en permanence en garde ; la nuit n'est pas une garantie de sécurité
absolue ;
- imposer le silence et interdire les lumières et cigarettes ;
120
- dans les ordres pour une marche de nuit :
on insistera particulièrement sur les points suivants :
- concernant l’itinéraire : distribuer les croquis d'itinéraire, les commenter, signaler les
particularités du fléchage et du jalonnage prévus ;
- sur les mesures de conservation des liaisons, prévoir :
des hommes de communication à envoyer (prévoir large) ;
des jalonneurs à laisser (qui? quand finira leur mission ? conduite à tenir en fin
de mission) ;
des moyens particuliers prévus (mouchoirs blanc, IL…) ;
des mesures de sûreté immédiate (lumières , bruits) ;
le réglage des montres.
- dans la préparation :
- reconnaissance détaillée de l'itinéraire sur le terrain si possible, sinon sur la carte ;
- établissement d'un croquis d'itinéraire, distribué à chaque chef de bord ;
- utilisation de jalonneurs, et, si les consignes ne s'y opposent pas, pancartes lumineuses
ou luminescentes.
- dans l'exécution :
Les difficultés résultant de l'obscurité et de la fatigue imposée aux conducteurs exigent une
discipline de marche stricte, une surveillance active de tous les cadres, et des conducteurs
entraînés qui doivent être relevés toutes les deux heures. Les déplacements en véhicule de
nuit se différencient suivant le mode d'éclairage utilisé :
- éclairage normal :
Il ne présente pas de difficultés particulières.
Altitude
Distances où 4 Distances où 2 Distances où une
maximum pour
Lampes lumières sont lumières sont seule lumière est
un observateur
visibles visibles visible
en avion
Jusqu'à 20 De 20 mètres à
Balises avant 150 mètres
mètres 300 mètres
Jusqu'à 20 de 20 à 60 de 60 à 300
Balises arrières 150 mètres
mètres mètres mètres
121
Les distances entre les véhicules sont alors réduites pour permettre aux conducteurs
d'apercevoir les balises du véhicule précédant.
- précautions à prendre :
Du fait des moyens de détection (radar, IL, bombes éclairantes) et l'action toujours possible
des partisans, les déplacements en véhicule de nuit doivent être effectués en appliquant les
mesures de sûreté immédiate dans les conditions analogues à celles de jour (guetteurs,
hommes prêts à sauter hors du camion et à se disperser).
En cas de panne, les occupants doivent s'installer en défensive autour de leur véhicule,
jusqu'à ce qu'il soit dépanné.
Dans les ordres pour un déplacement en véhicule de nuit, on insistera plus particulièrement
sur :
- l’itinéraire (voire ordres pour une marche de nuit) ;
- les mesures de liaison (mode d'éclairage autorisé) ;
- les mesures de sûreté immédiate ;
- le réglage des montres.
122
ANNEXE 11
1) L’installation défensive :
Le combat de nuit sur une position défensive, qu'elle soit à densité normale ou sur une
large zone d'action, se mène dans des conditions semblables au combat de jour.
Les caractéristiques déjà étudiées, imposées par l'obscurité, nécessitent une modification
totale ou partielle du dispositif de jour pour renforcer certaines parties de la position ou
soustraire à l'ennemi des éléments repérés ou trop exposés et pour battre les zones
découvertes généralement négligées de jour et favorables pour une attaque de nuit :
- le système de guet et d'alerte doit être adapté aux conditions créées par l'obscurité ; au
besoin certaines sections pourront être maintenues en alerte ;
- l'envoi de patrouilles fréquentes doit être prévu dans les zones qui de jour étaient
tenues par le feu ou seulement surveillées ;
- une préparation simple et minutieuse des contre-attaques doit être entreprise. Celle-ci
sont montées à priori dans les zones nettement définies pour éviter toute méprise entre
sections ;
- une préparation des tirs systématiques et repérés des armes doit être effectuée de jour ;
- les signaux de déclenchement instantané des tirs prévus d'une part, et des consignes
très strictes pour empêcher l'extension, sans raison, du feu d'autre part, doivent être
connus de tous ;
- fixer les consignes particulières en cas d'éclairement du terrain ;
- indiquer des points de ralliement faciles à trouver en cas de succès de l'attaque adverse
sur certains éléments de la position ;
- diffuser à tous les échelons un signal de reconnaissance.
Sur une position défensive, la nuit est spécialement mise à profit pour les ravitaillements et
pour les relèves.
2) La relève de nuit :
Buts à atteindre :
- effectuer le remplacement des unités rapidement et discrètement.
- permettre à l'unité relevante d'être camouflée et prête à combattre dès l'aube et à l'unité
relevée d'être hors de vue de l'ennemi.
Préparation :
La relève est précédée d'une reconnaissance faite de jour. Le détachement précurseur qui
effectue cette reconnaissance peut utilement comprendre pour un détachement :
- 1 officier ;
- 1 sous officier guide par section (sous officier adjoint) et si possible 1 guide ;
- 1 guide ou 2 pour les armes d'appui.
Le détachement précurseur prend contact avec les chefs des unités correspondantes à
relever, étudie le terrain de jour et rassemble les renseignements sur :
- la mission ;
- le dispositif ;
- les consignes ;
- les travaux ;
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- les guides à placer pour la relève.
Déroulement de la relève :
Tout le personnel du détachement relevé doit être aux emplacements de combat pendant la
relève.
Le détachement relevé envoie des guides, renforcés par le personnel du détachement
précurseur, pour conduire le détachement relevant du point de débarquement au
emplacements de combat. Les sections relevantes y doublent sans modification de
dispositif les sections relevées. Les consignes sont passées. Les sections rendent compte de
la relève terminée. Seulement alors, les sections et le détachement relevé quittent les
positions de combat, se regroupent en des points prévus à l'avance et font mouvement, si
possible, par des itinéraires différents de ceux empruntés par le détachement relevant.
En cas d'attaque au cours de la relève, le commandement est toujours assuré par le
commandant du détachement à relever.
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ANNEXE 12
1)Généralités :
Le combat dans les localités présente de grandes analogies avec le combat en sous bois.
Rues et places peuvent être comparées aux layons et clairières.
Le combat y est très délicat et absorbe beaucoup de moyens en personnels et matériels. Il
se complique souvent de problèmes de franchissement de cours d'eau.
2)Caractéristiques :
- Vues : les vues sont très limitées, l'observation difficile, ainsi que le maintien de la
direction et des liaisons.
- Feux : les armes à tir direct ne trouvent que des champs de tirs très réduits.
L'observation et la mise en place des tirs indirects est souvent impossible. Les
constructions offrent une bonne protection contre les projectiles à faible puissance et
même contre l'artillerie.
- Mouvement : les mouvements sont très ralentis et canalisés sur les artères et les places.
Les mines, pièges et obstacles de toutes sortes sont employés efficacement à peu de
frais.
- Liaisons : les liaisons radio sont précaires.
La valeur militaire des localités varie beaucoup suivant leur situation, leur étendue et leur
mode de construction (nature et espacement des immeubles).
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DESTINATAIRES
Pour action :
CFAT – Lille
CFLT – Montlhéry
RT IDF – Saint Germain en Laye
CORTOME – Saint Germain en Laye
RT Sud Ouest – Bordeaux
RT Sud Est – Lyon
RT Nord Ouest – Rennes
RT Nord Est – Metz
COMTERRE – (7 dest)
COMTROUP – (2 dest)
EMF – (4 dest)
COMLE – Aubagne
EM 7ème brigade blindée (7 dest) – Besançon
EM 2ème brigade blindée (7 dest)– Orléans
EM 1ère brigade mécanisée (6 dest)– Châlons en Champagne
EM 3ème brigade mécanisée (6 dest)– Limoges
EM 9ème brigade légère blindée de marine (7 dest)– Nantes
EM 6ème brigade légère blindée (7 dest)– Nîmes
EM 27ème brigade d’infanterie de montagne (7 dest)- Varces
EM 11ème brigade parachutiste (9 dest)– Balma
EM 4ème brigade aéromobile (5 dest)– Essey lès Nancy
EM 1ère brigade logistique (10 dest)– Montlhéry
EM 2ème brigade logistique (9 dest)– Saint Médard en Jalles
EM brigade de transmissions et d’appui au commandement (7 dest)– Luneville
EM brigade d’artillerie (7 dest)– Haguenau
EM brigade du génie (6 dest)– Strasbourg
EM brigade de renseignement (7 dest)- Montigny lès Metz
EM brigade de forces spéciales terre (3 dest) - Pau
EM brigade franco-allemande (4 dest)- Müllheim
Pour information :
EMAT / BPO – Paris
EMAT / CSOAT – Paris
Directions centrales des armes et services (4 dest)
IAT – Paris
CDES-Paris
Ecoles de COETQUIDAN – Guer
ENSOA-Saint-Maixent
Ecoles d’application (9 dest)
EMHM-Chamonix
ETAP-Pau
CMIDOME-Versailles
CNEC-Montlouis
CEC-Givet
CNAM-Briançon
CIECM-Barcelonnette