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Démographie et peuplement en France

Cours géographie

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Population, peuplement et territoire en France

Définitions:
Population : ensemble des individus sur un espace considéré
Démographie: étude quantitative et qualitative des caractéristiques des populations
et de leurs dynamiques, à partir de thèmes tels que la natalité, la fécondité, la
mortalité, la nuptialité et la migration
Peuplement: étude de la répartition des populations sur un territoire. Travail
géographique= trouver les dynamiques/ logiques de ces populations, elles peuvent
être naturelles, économiques, comprendre des mutations, des migrations,
mobilités…
Mobilité: déplacement sans rupture avec le lieu de vie

COMMENT LES POPULATIONS INVESTISSENT LES TERRITOIRES? QUELS


SONT LES ACTEURS QUI HABITENT ET CEUX QUI INITIENT LES LOGIQUES
DE PEUPLEMENT/ DÉPLACEMENT/ MUTATIONS?

Estimations de la population française:


- début XIX= franchissement du seuil des 10 million
- 1800= 30 millions
- 1900= 40 millions
- 1950= moins de 40 millions
- après guerre= + de 50 millions
- 2000= 60millions
- ajd= 68 millions
1. Evolution démographique de la france assez singulière, avant la première grande
puissance européenne, l’acroissement au cours du XXe siècle est plus faible pour la
france = déclassement de la population française
2. Baby boom en france beaucoup plus marqué que dans le reste de l’europe= reprise
démographique, rattrapage à la fin du XX de la france sur les autres pays d’europe
3. Ralentissement à l’époque contemporaine (visible partout en europe), en dessous du seuil
de renouvellement des populations, mais taux de natalité plutôt important

A l’échelle mondiale la france est dans les 10% des meilleures puissances
démographiques, à l’échelle européenne elle est au 2e ou 3e rang, elle est 15% de
la population européenne (solde naturel= taux de natalité+ solde migratoire - taux de
mortalité)

La transition démographique:
Constat dans tous les pays: comparaison natalité/ mortalité = situation
pré-transitoire: baisse de la natalité avec des rythmes différents
= nous sommes en déclin démographique
Histoire des recensement:
Significatif de la manière dont les sociétés gèrent leur population ( en france le
recensement comme on le connaît aujourd’hui commence début XIXe mais on
commence au XIV à compter les foyers), on peut estimer la population mais pas de
manière précise avant la révolution française
1789: décret qui demande le recensement des citoyens actifs
1791: loi sur la police municipale, donne la méthode de recensement
1793: premier recensement complet
1801: premier réel recensement comme on le connait aujourd’hui qui à lieu à partir
de la tous les 4 ans, ce sont les maires qui les organisent (sauf périodes de grands
troubles politiques)
→ la périodicité du recensement diminue à cause des coûts qu’il génère mais leur
précision devient de plus en plus grande
Depuis environ 20 ans, les recensements ont lieu tous les 5 ans pour les communes
de - de 10000 hab (on sonde 20% de la population tous les ans) et pour les
communes de + de 10000 hab, on fait un sondage tous les 5 ans sur 8% des
adresses de la ville.

Evolution naissances/ décès:


1801= 900000 naissances/ ans
date naissance décès pop en plus

1801 900000 760000 140000

1911 750000 700000 50000

ajd 700000 600000 1000000

→ la population en france s’est multipliée par 1,4 environ au XIXe siècle (dans les
autres pays d’Europe= x3)
Entre 1914/ 1920, 5% de la population en moins donc moins de naissance dans les
populations qui suivent → large influence des situations politiques, économiques,
cela se voit au travers des indices de fécondité:
1920= 4/5 enfants par femmes
1910=3
1939=2,1
ajd=1,8
L’indice nécessaire au renouvellement des populations est de 2,3

Répartition de la population en france:


division pop/ territoire, environ 120 hab au km2 = inégalité des répartitions des
populations, on parle plutôt de disparité de la représentation des populations sur un
territoire
Répartition de la population sur le territoire français aujourdhui= polarisation entre
différents axes/ poles.
La densité des population n’est pas dans le coeur de la ville mais directement dans
les périphéries: jeu foncier + la fonction des espaces centraux devient plus tertiaire
que résidentielle EX: pop de paris intra muros = 2 millions aujourd’hui mais 3 millions
en 1876 → -⅓ de la population dans la ville centre alors que la population dans les
périphéries augmente= polarisation autour des poles
Mais aussi autour des axes: les littoraux se sont densifiés alors que d’autres ont
perdu de la population “diagonale du vide”/ “diagonale de faible densité” EX:
Bretagne intérieure/ foret des Landes/ montagnes
→ contraste entre espaces à faible densité et ceux à forte densité
Explication de ce phénomène: humain et naturel, cela dépend à la fois des
aménagements des hommes et du relief, le shéma le plus fréquent est celui du
passage d’une société industrielle à post-industrielle= changements économiques et
sociétaux = changements de densité de populations dans certains milieux
Importance croissante des littoraux: 1936= 150 hab au km2, 2018= 240 hab au
km2= forte densité. La littoralisation des sociétés ( qui n’est pas un phénomène
contemporain) suit des logiques d’offre d’emplois et d’activités économiques
(l’explication de l’héliotropisme n’est pas suffisante pour expliquer un tel
changement)

Répartition par âge des populations:


- territoire ruraux/ pôles de taille moyenne= territoires en vieillissement
- grandes villes/ espaces urbains avec grand pôles= dynamique/ plus de
renouvellement des populations
Surreprésentation des 15/ 29 ans dans le nord/ bassin parisien/ pays de la loire
Différenciation dans le développement de ces territoires: les infrastructures
s’adaptent aux types de populations vivant sur un territoire donné

Urbain / rural:
2008= date à laquelle le monde devient majoritairement urbain. Les villes sont les
espaces de concentration des activités/ habitations et fonctions de commandement.

Définitions multiples de la ville:


→terme anciennement facile à définir grâce à sa dichotomie intérieur/ extérieur
marquée par les enceintes de la ville
→ la villes des temps modernes se défini en dehors de ses murs d’enceinte, l’INSEE
la défini AVANT par un seuil de population totale de 20000 hab agglomérés
Recensement de 1931= franchissement des 50% des populations urbaines en
france, cela augmente tout le temps dans la longue histoire.
L’ INSEE à partir de 1950 prend en compte le principe d’unité urbaine= continuité du
bati urbain au-dela des euils administratifs, une commune urbaine comporte selon
les seuils d’aujourd’hui + de 20000 hab = ville + banlieu
La ville aujourd’hui se joue à 3 niveaux:
- le centre
- espace de banlieu
- campagne : les populations se déplacent vers les pôles urbains pour travailler
= resserrement urbain, les espaces avant considérés comme ruraux s’avèrent
appartenir à la ville.
Commune périurbaine= 40% puis aujourd’hui 15% de la population active travaille
dans la ville/ sa banlieu
→ le visage de l’espace urbain à changé, il y aurait aujourd’hui 354 pôles urbains en
France selon l’INSEE. On voit aujourd’hui un ralentissement de l’urbanisation mais
qui reste continu, 80% des français habitent dans la ville, 20% à la campagne.
Derrière cette définition de l’INSEE, c’est peute etre autre chose qui fait la ville (la
définition de la ville/ de l’urbain/ du rural comporte des enjeux politiques)
Il existe des discours “tout urbains” qui avancent qui n’existe que des urbanités avec
des habités différents, un équilibrage autour de la ville avec des distances
différentes.

Effet de distribution/ héritages des villes d’époque antérieure:


Dans une même ville il y a des quartiers plus anciens et plus contemporains=
renouvellement dans la ville (sauf des villes anciennement industrialisées qui à la fin
de l’ère industrielle ont eu du mal à lutter contre leur déclin économique et
démographique)

Paris: ville qui domine très fortement, disproportionnée par rapport aux autres pôles
urbains car ville composée de plusieurs pôles urbains périphériques. Le réseau
urbain en france peut être qualifié de macrocéphale
Macrocéphalie urbaine = s'applique de façon figurée à la configuration d'un espace
largement dominé par un pôle unique concentrant population, activités et fonctions
au point de freiner voire d'empêcher l'affirmation de pôles secondaires. Certains
géographe comme Ravier parle de Paris et le désert français. Paris concentre 20%
de la population française et 20 % de la population habite dans les villes de plus de
700000 habitants.

→ réseau urbain qui quadrille le territoire= système urbain composé de métropoles


qui se ramifient sur l’ensemble du territoire, les populations diplômées se
concentrent beaucoup plus dans les métropoles.

La notion de métropole est difficile à manier, on les définissait avant comme des
villes qui avaient une fonction de régulation, elles sont définies aujourd’hui par leur
statut administratif, on a rassemblé dans les métropoles les services publics pour
que leur niveau s'améliore. Certaines communes fusionnent, il y a moins de
communes qu’avant. Il y a aujourd’hui entre 17 et 18 métropoles en France.

I. TERRITOIRES ET CATÉGORIES D’ESPACES:


→ organisation des espaces urbains:
Les espaces urbains s’organisent en 3 grand sous-ensemble:
- ville ancienne/ ville centre / une seule commune= morphologie urbaine dense
- banlieue
- périurbain = espace urbain qui se développe sur de grandes dimensions

a) Centre ville
= centre originel d’une ville, symbole, représentation de ce qu’elle est dans les
esprits, il y a moins 35 000 centre villes en france ( les grandes villes ont souvent
plus d’un seul centre ville)

Il existe aujourd’hui 96 dpt métropolitains, et environ 35000 communes. Avant 36000


mais loi notre qui amène une nouvelle organisation territoriale et souplesse, les
communes peuvent fusionner. La France est un pays fragmenté, dans les autres
pays, les communes sont dans l’ensemble plus grandes et plus peuplées. C’est une
mise en place de bonus et malus financier qui encourage ne 2015 les communes à
fusionner.
Ville de Paris, les 11 premiers arrondissements sont ceux d’origine, les 8 autres sont
la conséquence d’une fusion en 1960. En province peu de communes acceptent de
fusionner
On peut dans les petites communes isoler les centres villes, c’est plus difficile dans
les grandes villes.
Banlieu= communes en dehors de l’enceinte de la ville, anciennement industrielle,
ensemble urbain collé à la ville centre.
Espace périurbain = contemporain, 3e couronne urbaine, développement nouveau
de la morphologie urbaine, souvent résidentiel. On est plus dans la continuité de la
ville et on y trouve des infrastructures qui servent à la ville comme des aéroports ou
des espaces agricoles qui se différencient de ceux qui se trouvent dans les
campagnes car la population va travailler, est incorporée à la ville.
Les aires d’attraction urbaine font partie du pôle urbain et sont des communes
polarisées ou multipolarisées dans lesquelles au moins 40% de la population active
travaille dans un même pôle d’emploi.

Il existe plusieurs centre ville dans les grandes villes, et en pllus les centres villes
des villes de banlieu. Les très anciennes infrastructures ne sont pas souvent
conservés mais les trames viaires même datant de l'antiquité le sont = plan resserré
de la ville. L’identité de la ville se fait au travers d’une architecture qui lui est propre
et qui peut se faire au travers notamment des très anciennes places royales, lieux de
pouvoir remarquables. Le développement de la ville concilie développement
nouveau et conservation des infrastructures plus anciennes. EX: carcassonne= vielle
médiévale en hauteur qui a du se développer en contre-bas pour répondre aux
logiques d’expansion de la ville qui ne pouvait se faire dans l’enceinte très ancienne
et protégée. Le centre ville date souvent de l’ère pré-industrielle.
La volonté de conserver l’ancien qui nait dans les années 1920 environ
s’accompagen de politique naissantes de conservation du patrimoine, c’est un choix
dans la vie urbaine: ce qu’il faut conserver ce que l’on peut détruire pour
reconstruire. 1960 sous Malraux, déductions fiscales et aides à la rénovation,
contraites strictes de conservation du patrimoine pour conserver la fonction
symbolique des centres villes.

Centralité= fonctions de pouvoir


- avant pouvoir religieux
- aujourd’hui pouvoir administratif (parfois dans la ville, parfois en dehors, paris
la défense = pas à paris, centralité pas dans le centre ville, peut en devenir un
pour Courbevoie, ville dans laquelle se trouve la défense)

Centre ville: lieu de centralité pas seulement géométrique mais aussi relationnel
(administratif, politique, commerçant, économique), mélange entre fonctions
anciennes et contemporaines/ résidentielles (qui tendent à baisser), la démographie
de ville sentre n’est pas très élevée.

Développement le plus habituel des villes= grand ensemble urbain formé par
plusieurs villes rapprochées, aussi appelé nébuleuse urbaine, cette agglomération
s’organise autour d’une ville centre (qui a sa propre logique de développement) +
communes autour dont le développement se fait par rapport à celui de la ville centre.

Conurbation (ou nébuleuse urbaine) = plusieures villes proches se développent de la


meme manière, plusieurs centres (ex: douaix)

Marseille: les limites communales de la ville sont larges, beaucoup de population


habite dans la ville/ dans le centre ville, le développement urbain se fait donc d’abord
dans le centre de la ville

Lyon: entre 20 et 25% des habitants vivent dans la ville centre

→ le seuil de saturation des centre villes arrive en moyenne au début du XXe siècle
pui baisse de la population dans les années 60-70 qui va s’installer dans le
périurbain et remontée autour des années 2000 (Paris= 12000 hab en moins ces 6/7
dernières années, purement conjoncturel? Seulement lié au foncier en particulier
élevé à Paris? Généralisable? ) Cette baisse peut s’expliquer par le tourisme (ex:
venise) mais nous n’avons pas assez de recul pour en être certain.

Reconquête urbaine= changement des populations urbaines, changement de la


vision de la ville, des intérêts que l’on y trouve, changement dans la conception de la
ville pré et post guerre, processus de gentrification, habite en centre ville de plus en
plus d’individu au capital économique et culturel élevé. Motivation des classes
aisées de s’installer dans des quartiers populaires car plus vivants, entraîne une
élévation du coût du foncier, les classes populaires partent = gentrification/
remplacement de populations dans certains quartiers

→ Dans les quartiers les plus abimes on évite les destructions complètes (ex: le
marais), la loi aide la rénovation par des subventions (ex: halles de paris qui étaient
avant le lieu de commerce central de paris ne sont dans les années 70 plus
pratiques, on construit alors les halles de rungis en périphérie ou
l’approvisionnement est plus aisé et on détruit les halles pour en faire d’abord le
forum, un bâtiment enterré et aujourd’hui un centre commercial et un centre culturel=
halles baltard + gare la plus grande d’Europe= châtelet les halles)

→ Si la ville à d’abord concentré les fonctions d’habitation et de commerce,


l’industrialisation qui fait se développer les agglomérations fait largement s’agrandir
la ville ( de 500 communes pour paris / de 160 communes pour Lyon =
agglomération). Au fur et à mesure que la ville s’agrandit, les distances avec la ville
centre sont de plus en plus grandes. La ville est beaucoup plus étendue, elle se
compose de nombreux centre- villes qui sont des coeurs de vie de la vie quotidienne
et des extensions de milieux de centralité. Certaines des activités essentielles à la
ville se développe dans l’agglomération ce qui diminue le poids des anciennes
centralités. Les fonction savant cantonnées aux centres anciens ne sont plus les
memes aujourd’hui. Meme exemple des halles de paris transformées en halles
baltard, la ville se reconstruit sur elle-même.

→ la fonction des fleuves et de l’eau dans les villes a aussi largement changé.
Lorsque les fonctions fluviales péréclitent dans les villes, elles le font en même
temps que l’industrialisation. Les anciens espaces industriels sont alors détruits ou
reconstruits. Les aménagements modernes de la ville préfèrent la rénovation à la
reconstruction. Un vrai monde urbanistique se créé à partir des anciens quais, ils
sont reconquis au profit d’une nouvelle norme urbaine. Le fleuve n’a plus sa fonction
industrielle, on se sert de l’espace aéré pour en faire un espace à la mode, on
appelle cela l’opération “waterfont”. Ce processus se fait en parallèle de celui de
gentrifiacation et une nouvelle classe urbaine apparait près des quais, une classe
aisée.

→ au début du XXe, la commune de paris identifie des quartiers “insalubres” pour


les rénover, les pouvoirs publics ont alors les capacités financières de financer ces
opérations contrairement aux individus privés. Des immeubles privés sont donc
rénovés avec l’argent des services publics, cela fait monter la valeur foncière des
immeubles des privés. EX: quartier du Marais, alors qu’il devait dans les années 60
selon certains projet être totalement détruit car insalubre, il est finalement rénové
dans les années 70 grâce à la participation du gouvernement dans les financements,
cette rénovation initiée par l’état entraînera une gentrification du quartier par
l’apparition de nouvelles classes urbaines aisées.
Ce processus est d’abord d'initiative privée: des individus souhaitent se rapprocher
des centres, ils n’ont pas accès aux quartiers bourgeois traditionnels, ils
convertissent donc des quartiers qui leur sont au départ plus abordables, le foncier
augmente après rénovations, les classes les plus populaires sont évincées de ces
quartiers. Les profils sociaux économiques changent dans beaucoup de quartiers
ces 30 dernières années surtout dans les villes industrielles qui s’évincent de leur
populations populaires. Ce processus bien que vrai est à relativiser avec le fait que
les grandes villes comme Paris sont tout de même les plus grands noyaux de
pauvreté.

→ Cette intervention des pouvoirs publics est interprétée par certains comme la
volonté des pouvoirs publics de vouloir évincer la pauvreté des centres. Des débats
ont lieu sur l’intention ou non de cette démarche. Le but de ces actions politiques
était au départ de faire tenir des quartiers qui menaçaient littéralement de s’écrouler
et d’entretenir le territoire. Mais ces interventions font monter le coût du foncier et
donc favorisent la gentrification (et poussé par l’image des métropoles d’aujourd’hui,
le processus d’embourgeoisement à aussi lieu dans les commune les provinces)

→ les villes qui ont été créées pour l’industriel ont des difficultés à pérenniser leur
développement qui n’a été qu’au moment de l’industrialisation générationnelle. La
dynamique qui les a fait se développer s’est essoufflée et elle s’inverse parfois,
notamment par l'accroissement du taux de chômage. Il y a dans les grandes villes
également un phénomène de déclin mais elle arrive à se régénérer sur elle-même,
alors que quand toute l’économie d’une ville est basée sur l’industriel, quand il
décline la villa aussi. Comment peuvent-elles sortir de cela par le haut? Les villes
littorales trouvent un second souffle dans l’aménagement de station balnéaires qui
deviennent touristiques secteur à la mode et bénéfique économiquement parlant. Le
facteur touristique peut s’appuyer sur divers éléments: un patrimoine historique ( de
petites ville qui sont en bas de la hiérarchie urbaine se valorisent par leur patrimoine
urbain ancien, EX: les châteaux de la loire, sont classés au patrimoine mondial de
l’unesco, cela crée des emplois et encourage les touristes à venir visiter la région).
D’autres villes construisent elles-même ce patrimoine qui va être valorisé, il fait sortir
la ville du lot en terme d’image et permet de l’inscrire dans une hiérarchie urbaine un
peu plus permanente (EX: cannes et le festival de cinema, amène beaucoup de
touristes et ce à l’international, le temps du festival mais également toute l’année//
Angoulême, festival de la bd qui en plus d’apporter un renommée à la ville permet
d’y construire de nouvelles infrastructures qui créent des emplois et un rayonnement
de la ville à un niveau national comme international// aurillac, festival des arts de la
rue + formations autour de ces arts qui créent des emplois + fait raisonner la ville et
lui offre un dynamisme urbain)

La question des banlieues:


Invention au XIXe siècle du terme de banlieue qui englobe la diversité des espaces
urbains . Elles concentrent la majorité des populations en France et leur extension et
généralisation se fait au cours du XIXe siècle.
1. fonctions résidentielles dans la continuité de la ville: développements de
pavillons, habitats individuels qui sont faits en même temps que la
transformation du rural en urbain Ou loi loucheur: construction de petits
pavillons ouvriers subventionnés → subventions au patronat pour loger les
ouvriers qui deviennent aujourd’hui des maisons familiales dans les
périphéries (EX: clermont ferrand, ces logements sont au coeur des
processus de gentrification )
Pour faire face à l’urbanisation des années 50-60, il faut résoudre le problème
du logement : on construit pendant 20 ans des immenses immeubles
résidentiels et on se rend vite compte des difficultés sociales qu’ils
engendrend mais on voit à l’époque d’abord en premier leur aspect pratique.
Ils accueillent les fonctionnalités nouvelles du logement de l’époque c’est à
dire l’électricité et le gaz à tous les étages. Ils accueillent d’abord les classes
moyennes. On critique aujourd’hui beaucoup ces ilots de pauvreté mais alors
qu’il existait avant un bidonville en banlieu de Paris, ces logements à loyer
modéré offrent une alternative abordable à certains individus dans un treès
grande pauvreté (en 1970 le bidonville de st denis accueille environ 15000
personnes) /// mais ces logements vieillissent très mal, on y voit apparaître
une extrême violence urbaine (émeutes en 1983 à Lyon, leur retentissement
national fait naître l’association sos racisme)
2. La banlieue concentre des fonctions très diverses: économiques /
industrielles/ commerciales. On y développe petit à petit du commerce sans
vraiment de règles d’urbanisme, les batiments reprennent souvent les
couleurs des marques. Depuis une vingtaine d’années il existe d’avantage de
règles dans le développement de de la périurbanité.
Apparition des premières technopoles qui sont les représentations de
mutation de secteurs industriels. Elles se construisent sur le modèle de la
sillicon valley, on y retrouve des métiers de l’automobile et de la
télécommunication. Cela créé de la diversité dans les banlieues. (EX:
diversité dans la banlieue de st denis, basilique de st denis+ constructions
bourgeoises du XIXe= image de la banlieue chic dans un espace avant
agricole aux alentours de paris + 60-70, urbanisation en barre + stade de
France, on peut donc qualifier st denis de banlieue populaire et donner des
statistiques sur le statut socio-économique de ses habitants mais cela ne
traduit pas la réalité de la ville). C’est la mise en place de réseaux de
communications autour de la ville qui crée le périurbain : les trains/ métros/
réseaux autoroutiers
3. Profils démographiques du périurbain: la première couronne= processus
démographique pas très loin de celui des villes centre= maximum puis baisse
de la population puis renouveau./// 2eme couronne périurbaine, ont des
logiques de dévelopement différentes EX: Taverny, de 1940 jusqu’a 1960=
stagnation puis grande augmentation et de nouveau stagnation avant de
baisser de nouveau pour les couronnes de villes anciennement industrialisées
seulement, pour le villes nouvelles comme Cergy, la population augment
drastiquement dans les années 60.
→ le processus de gentrification est présent également dans les banlieues mais
elles restent tout de meme plus diversifiés au niveau de leur profils
sociaux-économiques et les structures familiales y sont beaucoup plus marqué, on
habite plus seul dans la grande ville.

→ EVOLUTION ET DIVERSITÉ DES PAYSAGES URBAINS le développement


urbain prend différentes trajectoires en fonction de pleins de facteurs.

Ségrégation urbaine:
Question sociale des banlieues, diversité socio-économique, derrière les
qualifications des banlieues il y a différentes réalités sociales.
Il existe dans les villes des concentrations de revenus bas qui sont considérés
comme mettant à mal le fonctionnement de la société dans son ensemble (stary
n’aime- t-il pas les pauvres?) En effet, les différenciations sociales et économiques
dans certains milieux mettent à mal les rapports sociaux entre individus.
Terme de ghetto: il sert au départ au moyen age à désigner un espace dans les
villes réservé aux juifs, dans la littérature anglosaxonne, il sert à désigner les
minorités américaines dans les grandes villes ex: ghetto des harlems= descendant
d’esclaves qui peuplent des aires urbaines comme phliadelphie, NY… “quartier
ethnique” est une notion utilissé aux états unis mais peu en france pour dénoncer
ces faits urbains: des popiulations en difficulté se concentrent sur des quartiers
ciblés (à la suite d’une pression sociale)
Terme controversé de “ghettos dorés” qui trahit le sens premier du mot= pavillons
riches, enclosures, entre-soi, volonté de se séparer de l’espace urbain.
Ces images de banlieues difficiles ou résidentielles n’a rien de nouveau, on parle
déjà en 1958 de classes dangereuses et laborieuses à Paris, Louis Chevalier
(historien). La perception des nouvelles classes ouvrières de ces banlieues créés à
l'issue de l'industrialisation = négatif (criminalité donnée par les médias, effet
grossissant des journaux populaires, nom donnés aux ensembles urbains au nord
de paris = “la zone”, zone de 200 m avant les enceintes urbaines non costructibles,
vision des ennemis en dehors de la ville mais dans la réalité bidonville, populations
déjà populaires, quartiers dans montmartre jusqu'à 1920: “le makis”, très miséreux
aujourd’hui très aisé + appellation de banlieues rouges à partir des élections
municipales début XXe, on met à la tête de ces communes des partis qui portent les
discours de ces classes ouvrières= forme de pouvoirs municipaux tenus par les
partis communistes jusqu’aux élections municipales de 83 → basculement à
replacer dans le contexte national. On a eu des quartiers des maires de gauche
alors que les partis étaient sous représentés à l’échelle nationale, on commence à
sentir la baisse de l’effectif de la classe ouvrière dans les banlieues qui atteint son
maximum dans les années 1950, environ 40% des actifs, aujourd’hui à peine 18%).
Autre image historique de la banlieue: celle de rousseau, villégiature, pour une
grande partie des communes de banlieue au XXe, pas de construction continu, plus
aéré que la ville centre, jardins. Certaines banlieues n’ont jamais connu cette
dimension industrielle.
Opposition faite entre banlieue tranquille et difficiles accélérée avec l’urbanisation et
l’arrivée de populations ouvrières et populations immigrées. Arrivée de population
d’abord d’europe centrale, espagne, portugal, italie dans les années 1970, ensuite
maghreb, afrique subsaharien= revenus supplémentaires mais situations dures
humainement.
Emergence des cités= image négative, donner un qualificatif qui est en réalité
beaucoup plus diverse, résume en caricature des villes. Cette image des cités à
évolué rapidement et négativement car elles ont rep à cette mise en place de cette
urbanisation : logements fonctionnels, parkings… Au début résidences mixtes, aussi
tourné vers les classes moyennes, actifs qui cherchent des logements qui répondent
à une vision de la modernité mais ne correspondent pas à leur idéal, sortent de ces
ensembles. En même temps éradication des bidonvilles + production en masses de
HLM ex: st denis immeuble en barre appelé la muraille de Chine. Ce développement
qui marque les banlieues françaises se développe jusqu’en 25 ans, à partir du milieu
1970, on arrête de construire ces cités: les populations de classes moyennes étaient
elles même parties vers d’autres types d’habitat et ne sont pas remplacées par des
catégories sociales équivalentes mais en difficulté. A partir de 1975 on entre dans un
système de crise économique, début de la désindustrialisation en faveur d’une
économie du tertiaire, concurrence des pays nouvellement industrialisés par ex:
automobile en asie du sud est. + crise énergétique entre Israël et ses voisins arabes
en 1973.
On arrête cette urbanisation car elle concentre les ménages en difficulté qui sont
relégués, notion d’enclavement. 1970= premières réflexions sur le spolitiques
urbaines, on commence à rénover au sein des banlieues.

Rénovation des banlieues :


EX: st denis, partie centrale historique, partie de l’urbanisation fait pendant industriel:
usines/ logements ouvriers, petits immeubles de rapport / partie moins urbaine des
année 50 devient soit pavilion soit barres HLM au nord de l’agglomération.
ségrégation= différenciation très marquée entre les quartiers, c’est un processus que
l’on peut généralement voir géographiquement entre est-ouest, centre-périphérique.
1975= la commune perd ¼ de sa population municipale, désindustrialisation et st
denis prend le regard d’une ville négative. Nouvelles dynamiques qui visent à
revaloriser la ville. Opérations auprès des buyers HLM qui travaillent avec l'État, les
proprio sont parfois les collectivités territoriales ou liés au public. Permettre de
proposer des loyers qui sont adaptés à des salaires faibles. Les immeubles de
rapport de la propriété privée difficiles à rénover/ réhabiliter, existence parfois
d’élément de dangerosité dans ces immeubles qui permet de lever des leviers
financiers: opérations de rénovation. Pb: rénover avec l’argent public des domaines
privés. Des éléments structurants peuvent venir aider la rénovation. Processus de
rénovation mis en place au fur et à mesure ZAC, permet sur un périmètre lancé pour
10/ 15 ans: trouver un équilibre financier (engage géomètre/ consulting en
aménagement urbain…) pour améliorer ces situations: crèches/ écoles/ centre
hospitalier…
Construction de grands espaces comme le stade à st denis pour rénover ces
habitats autour, au fur et à mesure dans des dynamiques d’acteurs privés, effet
domino, les immeubles autour se font rénover= amélioration de l’image totale de la
ville.

ZUP= zone à urbaniser en priorité

plus de différence buyer social et privé

La périur bainisation:
urbanisation des espaces périphériques mais pas dans l'extension de l'espace qur
bain en continu, discontinuité du paysage urbain, paysage hybride mais urbanisé.
Dynamique des outils d’aménagements de ces territoires: voitures, crédit à
l’immobilier, développement autoroutier au sein des grandes métropoles, le rêve
pavillonnaire, image de promotion sociale chez les classes moyennes, représentatif
socialement. 1960 on voit ce processus mais moins visible au départ, urbanisation
diffuse mais ensuite grande parcelle changent de destination, pavillon avec un
jardin. Production en masse de petits pavillons d’une société (voirie/ plan
d’aménagement/ petits lots de parcelles, espaces semi publics créés, géré ensuite
par des bénévoles de voisinage, mode de gestion privé) ou organisation diffuse, un
proprio privé construit deux ou trois pavillons et les revend ensuite.
Val d’oise au nord de paris logique petites ville bien reliés à paris, se développe
autour de 3 petits hameaux, sur un petit plateau, dépression due à une ligne de
chemin de fer encore le développement d’un nouveau hameau. Urbanisation qui se
fait de manière diffuse petites maisons récemment construites, petits lotissements
pas en dehors de la ville mais à l’intérieur. On est à la campagne mais on a des
logiques de périurbanisation, beaucoup de cette population va travailler sur Paris.
On ne défend pas dans ces communes l’urbanisation

Populations qui habitent dans le périurbain ?


Qqch de courant dans le périurbain, la ville et la banlieue coûte cher, envie + salaire,
mieux vaut pour les familles d’aller dans le périurbain et d’avoir de plus grande
surface . Périurbain choisi ou contraint, permet à des anciens locataires de devenir
propriétaires, acquérir la propriété à l’extérieur. Les votes de l'extrême droite: pas
centre villes/ banlieues ouvrières, mais le périurbain accepte le front national, ressort
idéologique, recherche de “sécurité”, une partie de la population quitte les banlieues
pour devenir proprio= adhésion privée de cet entre soi à protéger, se déplace sur le
périurbain (moyenne) mais surtout sur le périurbain encore plus profond.
Ce ne sont pas des gens de la campagne qui s'installent/ paris centre mais
beaucoup d’individus qui viennent des banlieues. On retrouve dans le périurbain une
variété de classes sociales.
Périurbain contraint / choisi

On a des inégalités de distribution de revenu a travers différents territoires, pas


toujours les centres villes les plus riches, ceintures dorées parfois dans le périurbain.
Paris : phénomènes de séparation multiples, mise en place de nouvelles politiques
de soutien des associations, opérations publiques de la ville, financement pour les
collectivités, aider aux rénovation des centres villes/ banlieues.

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