0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
96 vues7 pages

La Science

Transféré par

suzanuel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
96 vues7 pages

La Science

Transféré par

suzanuel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LA SCIENCE

Introduction

1. Délimitation de la notion
→ cherche à expliquer le monde qui nous entoure (comme le mythe) MS la théorie scientifique nait
s’appuient sur des preuves et non sur des croyances, des données et peuvent être vérifié. D’ailleurs
elles sont souvent remise en cause et complété. = science cherche à établir une validité universelle
grace à la raison et à de sprincipe logique.
science = renvoie à l'idée de discipline.
La science = l'épistémé en grec = le savoir → Le parler populaire français a repris une partie de
cette signification. On dit d'une personne qu'elle a « de la science » ou « qu'elle n'a pas la science
infuse » pour dire soit qu'elle est savante, soit qu'elle ne sait pas naturellement ce qui est.
La science = démarche rigoureuse et à une méthodologie précise, faite de preuves et de dosages.
→ démarche théorisée par G Bachelard dans La formation de l'esprit scientifique. → démarche
scientifique pour Bachelard c'est faire une hypothèse que l'on confirme par des expériences.
L'expérience au sens scientifique du terme c'est l'expérimentation. Expérimenter c'est tester.
+ on associe aussi la démarche scientifique à la démonstration. Démontrer c'est argumenter et
prouver par des raisonnements une vérité qui n'est pas apparente. Dé-montrer c'est donc montrer le
non apparent par des logiques précises. → Démontrer c'est un peu plus que montrer.
Démontrer c'est faire surgir, par un travail une vérité, par nature, voilée.

2. Distinctions à établir
science = différent de la connaissance et du savoir
→ Avoir un esprit scientifique c'est disposer de certaines connaissances dans le domaine
scientifique mais ce n'est pas toujours posséder un savoir conséquent sur l'homme en général. +
développement séparé des sciences aujourd'hui et difficulté à mettre en œuvre une approche
pluridisciplinaire = on reproche aujourd'hui aux scientifiques d'avoir une approche - trop restreinte à
leur discipline - du monde. Savoir ce n'est pas toujours posséder la science.

3. Illustrations artistiques du thème


Arthur Conan Doyle, Les aventures de Sherlock Holmes. Le célèbre détective parvient toujours à
démasquer les coupables à force d'analyses et de démonstrations. Il est le précurseur de la police
scientifique contre une police répressive construite à partir de préjugés. Cette approche scientifique
du crime est également très présente dans les romans d'Agatha Christie.
Le nom de la Rose d'U. Ecco. Ce roman montre le Moyen-âge occidental qui refuse le savoir. Un
moine intelligent et savant va tenter de découvrir la vérité en utilisant les déductions et les analyses.
Film Soleil vert : montre une société devenue invivable du fait de la folie des hommes et de leur
désir de consommation et de connaissance à outrance ainsi que du développement de techniques qui
ont détruit l'humanité.
Le film Docteur Folamour de Stanley Kubrick raconte l'histoire d'une catastrophe nucléaire menée
par un savant fou.
"La Bombe humaine" par Téléphone : Cette chanson rock des années 1980 aborde les dangers de
la technologie nucléaire et les conséquences de l'armement sur l'humanité. 'Je suis un électron
bombardé de protons'.

I. La science mène-t-elle à la vérité ?


A) la vérité objective / scientifique
Elle repose sur des preuves, des expériences et des observation qui disent ce qui est.
Elle est absolu tant quelle est admise même si l’histoire des sciences est une série de rectification.
Elle vaut en soit et est universelle
Elle passe par toute une série de médiations ou de procédures qui l’établissent
VS opinion qui se décline à la première personne = ce que JE pense = subjective / elle vaut pour
soi / elle est instinctive, spontané, précipité et personnel / est autoritaire voire dogmatique / elle se
diffuse comme une tache d’huile = on adopte une opinion

B) La science repose sur la démonstration. Or plusieurs problèmes existent autour de la


démonstration.
→ démonstration = raisonnement qui enchaîne rigoureusement des propositions et des expériences
visant à valider un résultat ou une conclusion. Elle partent souvent d’axiomes ( Proposition
considérée comme évidente, admise sans démonstration.) → axiomes servent de bases aux analyses.
On dit d'ailleurs des Mathématiques qu'elles constituent un savoir axiomatique.
→ MS toutes les démonstrations mènent-elles à la vérité ? Aristote dit ds Organon que le syllogisme
est une figure fondamentale du raisonnement déductif, Aristote le définit comme « un discours dans
lequel certaines choses étant posées, quelque autre chose en résulte nécessairement par cela seul
qu'elles sont posées ».
= démonstration quand le syllogisme a pour point de départ des propositions vraies et premières..
= syllogisme dialectique lorsqu'il conclut à partir de propositions admises…
= syllogisme éristique quand il part de propositions qui, tout en paraissant admises, en réalité ne le
sont pas. Aristote, Topiques. 100 à 25.
→ On peut démontrer que si les propositions premières (ou prémisses) sont vraies pour Aristote.
Donc ne démontre rien si l'on part de propositions qui ne sont pas principales, et qui ne reposent pas
sur des principes essentiels pour Aristole.
→ Le principe - ou l'Arche - est pour le penseur grec ce qui doit étayer tout bon raisonnement.
=> Raisonner ne suffit donc pas, pour être dans le vrai, il faut également partir de bases véridiques.
C) La démonstration exclut-elle l'explication et l'approche démonstrative est-elle la meilleure ?
Certains considèrent à tors qu'il suffit d'utiliser les normes de la démonstration pour bien démontrer:
MS une bonne démonstration ne doit pas exclure les explications et les pauses.
→ Nouveaux essais sur l'entendement humain. Pour Leibniz « expliquer » c'est utiliser l'analyse (ou
séparation des éléments pour saisir l'essentiel) et la synthèse (qui est au contraire, un résumé de nos
raisonnements, un récapitulatif). + Expliquer c'est donner des exemples, illustrer notre propos dans
certaines situations afin de mieux aider celui qui cherche à comprendre ce que nous voulons lui
dire. = on cherche à démontrer pour nous justifier, pour légitimer un point de vue, pour faire
comprendre.
Mais pouvons-nous tout démontrer ? Faut-il toujours passer par la démonstration ? Peut-on et doit-
on tout démontrer ? Les vérités les plus profondes ne se saisissent-elles pas, par le truchement, de
l'intuition ? Mais qu'est-ce que l'intuition ?
D) L'importance de l'intuition et de la perception dans la recherche de vérité
Pour Descartes, l'intuition n'est pas : La foi flottante dans le témoignage instable des sens ni le
jugement fallacieux de l'imagination qui compose mal mais la conception d'une intelligence pure et
attentive...
→ Chacun peut voir par intuition qu'il existe, qu'il pense, que le triangle est limité par trois lignes
seulement... Les premiers principes eux-mêmes ne sont connus que par intuition et à l'inverse, les
conclusions éloignées ne peuvent être connues que par déduction. Descartes, Règles pour la
direction de l'esprit. III. = pour fixer les premiers principes, il est nécessaire, selon lui, de faire appel
à l'intuition qu'il convient de distinguer du préjugé. L'intuition permet de saisir la vérité (car
intuition est une saisine directe de la vérité). MS Le préjugé nous masque la vérité.
→ En mathématique, le premier des théorèmes d'incomplétude de Goedel soutient qu'une théorie
est nécessairement incomplète au sens où il existe dans cette théorie des énoncés que l'on ne pourra
jamais démontrer en restant dans le cadre de cette théorie. → On appelle ces énoncés les
indécidables de la théorie.
Dans son Traité de la Réforme de l'entendement, Spinoza distingue quatre types de saisine de la
vérité §19) :
1) la perception acquise par oui dire "ou par quelque signe choisi arbitrairement". Ici c'est la
connaissance qui nous est délivrée par autrui.
2)La perception acquise "par expérience vague". Celle-ci doit être distinguée de l'expérimentation.
Elle est moins précise. Spinoza écrit ainsi « elle n'est pas déterminée par l'entendement...Elle arrive
au hasard...
3) La troisième forme est celle "où l'on conclut l'essence de la chose d'une autre chose". C'est la
démonstration
4) Enfin la quatrième forme est la " perception de la chose par son essence ou la connaissance de sa
cause prochaine". Cette intuition intellectuelle nous permet, selon lui, de saisir la chose en sa
totalité.
=> il y a des démonstrations qui ne démontrent rien si ce n'est nos curseurs et notre méconnaissance
du monde. Il aurait plus à faire avec la sympathie ou la vision immédiate de l'être, une première
perception du vrai. Mais pourquoi certains ont-ils plus de perceptions du vrai que d'autres ? La
perception du vrai se cultiverait-elle comme la science de la démonstration ou serait-elle innée ?
= il faut une hypothèse pour engendrer une méthode expérimentale qui vient de l’intuition, d’une
vérité admise et de l’observation

II. Peut-on saisir la réalité à partir de l'expérience ? La question de l'exception.


A) la vérité n’est pas définitive
→ Longtemps, comme l'a rappelé Hume, les hommes ont cru que tous les cygnes étaient blancs.
Cependant un jour, ils ont découvert des cygnes noirs. Nous formons souvent des lois à partir de nos
expériences. Le savoir scientifique fonctionne sur cette logique. Mais quel statut accorder à
l'exception, à celle qui viendra démentir la loi qui a été posée ?
Russell ds Problèmes de philosophie nous montre que la science fonctionne sur le paradigme
(=principe) suivant : il faut construire une autre loi lorsqu'une nouvelle expérience vient la remettre
en cause. Il ne faut, en revanche, pas admettre d'exceptions à cette loi au risque de remettre en cause
la démarche scientifique. Cette démarche de remise en cause et d'acceptation de toute idée de
remise en cause de soi et des lois que l'on a fixées sera, est selon Popper le fondement de la science.
= Adopter un comportement scientifique c'est accepter la remise en cause de soi et des lois que nous
fixons.
= la vérité est provisoire
B) la vérité n’est pas le but de la science :
selon Einstein théorie scientifique ne se mesure pas à sa véracité mais à sa fécondité (= une théorie
doit être opérante) = but n’est pas de savoir si elle est vrai mais si elle permet d’expliquer un grand
nombre de phénomène. → la science consiste à mettre le monde en équation. Les maths sont dps le
17ème s et la révolution galiléo cartésienne le langage des scientifique. = la science est une
mathématisation du monde.
Galilée : « la nature est écrite en langage mathématique dont les lettres sont des triangles, des
cercles et d’autres figure géométrique ».
= la physique consiste à épurer les phénomène pour les réduire à des relations mathématiques (elle
néglige les frottements), elle résonne dans un espace idéal en expliquant ce qui est (le réel) par ce
qui n’est pas.
Weber : « le monde de la science est un monde désenchanté » qui semble en quelque sorte artificiel.
→ ex une couleurs est pour un scientifique une longueur d’onde mais pour un artiste une couleurs à
un pouvoir d’évocation : « un kilo de vert sera toujours plus vert qu’un demi kilo » ce qui est faux
du point de vu de la science.
→ science est incarné par instruments qui symbolise son objectivité : les instruments jouent le rôle
d’intermédiaire entre le monde et le scientifique et ne met donc pas en jeux la sensibilité
Pourtant, tous les savoirs peuvent-ils se mettre sous forme de loi? N'y a-t-il pas au contraire une
spécificité de chaque événement que nous vivons et qui doit permettre de ne tenir la loi que pour un
simple indicateur non comme un décideur ? Penser par le truchement de la loi n'est-ce pas ne pas
penser justement ?
C) Peut on théoriser nos expériences ?
L'expérience est un vécu = il est de l'ordre de l'existence et du singulier. Théoriser une expérience
consiste notamment dans le fait de la transmettre à autrui. Cela est-il possible ? Pouvons-nous
réellement transmettre à autrui ce que nous avons vécu et donc pouvons-nous totalement le
théoriser?
→ Henri Bergson. Essai sur les données immédiates de la conscience.
Bergson se méfiait de tout ce qui était normatif. Il pensait que la loi et la théorie qui utilisent des
codes et des mots ne peuvent que réduire l'expérience. Nous pouvons aller plus loin que lui sur le
sujet et nous demander si réellement celui qui fait des lois sur tout n'agit pas de la sorte pour se
couper du réel ?
Les psychologues nous montrent en effet que certaines personnes se construisent parfois un idéal
pour ne pas voir la réalité, pour ne pas vivre des expériences. D'autres s'enferment dans la théorie et
dans un monde de chimères pour fuir le réel, pour ne pas l'accepter.
D) certaine vérités nous échapperons toujours, même avec des expériences
texte d’Einstein et Infeld sur la connaissance scientifique :
Ce n’est pas le phénomène qui impose une explication ds esprit du scientifique MS le scientifique
qui projette un système d’hypothèse sur le phénomène pour en rendre compte.
→ Einstein compare hypothèse scientifique à la notion d’image, donc quelque choses produit par
l’imagination → donc ce que les choses sont en elle même échappe toujours au scientifique
→ Einstein compare le monde extérieur / les phénomènes à une montre dont le mécanismes nous
resteras toujours inconnu. → on peut voir les cadrans et les aiguilles, entendre le tic tac mais sans
avoir le moyen d’ouvrir le boîtier. (représentation du monde par horloge fait penser à celle de
Voltaire : « il n’y a pas d’horloge sans horloger ».

III. La science nous a-t-elle conduit à la catastrophe ?


A) il y avait de la technique avant la science
MS la technologie est apparu grâce à la science → technologie = application de la connaissance
scientifique à la production d’objet technique (ex ordinateur)
MS on peut mettre au point un objet technique sans connaissance scientifique. On parle d’un
complexe techno-scientifique a tel point que science et technique sont confondu.
B) La responsabilité de l'homme face aux avancées scientifiques
Dans , Le Principe responsabilite, Hans Jonas propose la mise en place d'un nouvel impératif
catégorique. Désormais, l'homme doit agir de manière à ce que les effets de son action soient
compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre. Dans ce texte, Jonas
rappelle cette phrase de Rabelais « science sans conscience n'est que ruine de l'âme». La science
possède aujourd'hui les moyens de détruire notre planète, voire de fabriquer une nouvelle humanité.
Elle semble hors de tout contrôle. Le pouvoir des laboratoires pharmaceutiques est dénoncé.
De même sont dénoncées toutes les manipulations génétiques. Jonas met aussi en évidence le fait
que la science a permis une prolifération de l'humanité et avec elle une limite des ressources
accessibles à l'homme. Avons-nous trop abusé du pouvoir que la science nous a accordé ?
MS Cette pensée est discutable. Elle ressemble par certains points à une thèse développée autrefois
par un savant appelé Malthus qui pensait que la planète ne pourrait pas contenir autant d'humains.
Ces pensées sont contredites par de nombreux savants.

C) Les conséquences sociales du développement scientifique


Derrière la pensée de Jonas se dissimule une autre crainte → celles d'une société devenue de plus en
plus froide, de plus en plus tournée vers la performance et qui oublie l'humain, qui oublie la
discussion et l'échange. = le philosophe allemand Habermas a prôné l'éthique de la discussion et de
l'échange. C'est par l'échange et l'écoute de l'autre, c'est par le sentiment d'être pris en considération
que nous nous sentons vivre ct heurcux.
Derrière cette haine de la science se dissimule une peur de l'humain contemporain et de nouvelles
solitudes engendrées par la montée du savoir, des techniques et les nouvelles exigences des
employeurs. Cependant, la science est-elle pour quelque chose dans ces évolutions? Ne sont-ce pas
plutôt l'oubli de l'autre et l'envie de profit démesuré de certains qui est à l'origine de ces troubles?
Certes, il existe d'autres manières d'appréhender le savoir que la seule méthode scientifique; certes
l'approche scientifique a développé trop de pouvoir. MS nous ne devons pas revenir à l'époque
préhistorique pour autant. Il faut développer le savoir scientifique mais celui-ci ne doit pas faire
disparaître l'humain (ref pourquoi j’ai mangé mon père de Roy lewis).
L'intelligence artificielle est en passe de remplacer l'homme dans de nombreux domaines et il
semble qu'au lieu d'utiliser ce temps (libéré par l’ia) pour favoriser le bonheur, les écarts
économiques, culturels, psychologiques et sociaux entre les hommes ne cessent de s'accroître. Les
laissés pour compte du progrès scientifique et technique sont de plus en plus isolé (pays PMA.. en
marge). Ces isolements ne font qu'augmenter les écarts qui ne cessent de se creuser entre les élites
et le peuple. → C'est la thèse de Derrida dans son livre Spectres de Marx

→ n’est ce pas parce que la science est objective / que les sentiments et la sensibilité en sont écartés
que la science nous dépasse ?
PLAN LA SCIENCE :

I. La science mène-t-elle vraiment à la vérité ?


A) la vérité objective / scientifique
B) La science repose sur la démonstration.
C) La démonstration exclut-elle l'explication et l'approche démonstrative est-elle la meilleure ?
D) L'importance de l'intuition et de la perception dans la recherche de vérité

II. Peut-on saisir la réalité à partir de l'expérience ? La question de l'exception.


A) la vérité n’est pas définitive
B) la vérité n’est pas le but de la science :
C) Peut on théoriser nos expériences ?
D) certaine vérités nous échapperons toujours, même avec des expériences

III. La science nous a-t-elle conduit à la catastrophe ?


A) il y avait de la technique avant la science
B) La responsabilité de l'homme face aux avancées scientifiques
C) Les conséquences sociales du développement scientifique

Vous aimerez peut-être aussi