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Contentieux Fiscal : Procédures et Règles

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Contentieux Fiscal II ( cours du Mardi )

Cours de Monsieur
KORNPROBST

On dit parfois que le contentieux fiscale est de la dentelle, parce que tout est
dans le détail. Il existe des principes ( pas de contestations), des applications ( pas de
contestations ) puis il y a des détails qui vont très souvent eux faire l'objet de
contestations.

Cours divisé en 3 parties :


• La procédure pré-contentieuse : c'est la mise en recouvrement de l'impôt.

• Les contentieux principaux : contentieux de l'assiette et contentieux de


recouvrement.

• Les contentieux particuliers : tels que, par exemple, le recours pour excès de
pouvoir, la procédure de répétition de l'indu,etc...

Introduction Générale :

Il y a 2 ordres juridictionnels :
• juridiction judiciaire : droits de succession, ISF, droits de douanes et droits
d'enregistrements
• juridiction administratif : TVA, impôts locaux, impôts directs.

En ce qui concerne le contrôle des impôts, avant 2008, il y avait 2 directions au


Ministère : * la direction générale des impôts qui gère la recette des
impôts et qui gère la TVA, les droits d'enregistrements et
l'ISF

* puis la direction de la comptabilité publique qui gère l'IR, l'IS et les


impôts locaux.

On a ensuite crée une Direction générale des finances publiques qui fusionne les 2
directions pré-citées. Il s'agit maintenant de faire, au niveau départementale, des
structure uniques.

Première Partie : La procédure pré-contentieuse.

Chapitre 1 : La mise en recouvrement de l'impôt :

1
La mise en recouvrement de l'impôt est le point d'arriver du contrôle fiscale quel qu'il
soit. C'est le point de départ du contentieux.

Section 1 : L'avis de recouvrement.

C'est l'acte qui crée la dette fiscale en matière de TVA, droits d'enregistrements, droits
de douanes. Cet avis est un acte administratif qui authentifie la créance fiscale qui n'a
pas été spontanément payé par le contribuable.
C'est un acte qui constitue un titre exécutoire. Ce titre exécutoire entend que tel, ne va
pas produire ces effets tout de suite. Il ne produira en effet ses effets que s'il est notifié
de façon régulière. Néanmoins, il permet l'inscription du privilège du Trésor.
Cet acte va substituer à l'action en reprise l'action en recouvrement.

Il n'existe aucun délai légal mais l'administration à intérêt à agir avant que sa
procédure de contrôle soit prescrite.

=> Le contenu de la mise en recouvrement :

Article L 256 du LPF : ce contenu consiste à identifier le contribuable puis


identifier également la créance du Trésor (la dette d'impôts).
Il s'agit de remplir les conditions posées par l'article R 256 du LPF :
• Il faut qu'il indique impôt par impôt le montant des droits et pénalités.
• En outre soit il comporte des éléments du calcul et du montant des droits qui sont dû
ou alors il fait directement référence à la proposition de rectification qui a fixé
l'assiette des droits.
L'avis de recouvrement doit enfin indiquer les effets de la mise en recouvrement.

Section 2 : L'avis d'imposition.

Ce sont tous les impôts autre que que l'IS qui vont faire l'objet de
l'établissement d'un rôle qui va être homologué. Ce rôle est établit de façon
unilatérale par l'administration qui va alors émettre des avis d'imposition qui seront
envoyées au contribuable.

La créance d'impôt est créée par le rôle mais ce qui va rendre l'impôt exigible c'est
l'envoi de l'avis d'imposition au contribuable qui est inscrit sur le rôle.

La date de mise en recouvrement de l'impôt n'est pas la date de l'envoi de l'avis


d'imposition mais la date de la décision administrative qui homologue le rôle.

Chapitre 2 : La réclamation contentieuse.

Le contribuable peut contester l'assiette avec des moyens d'assiette ou il va


contester le recouvrement avec des moyens relatifs

2
Le contentieux d'assiette est prévu par l'article L 190 du LPF. C'est un contentieux
unique.

Lorsque le contribuable conteste le recouvrement ( article L 281 du LPF ), il peut


alors contester 2 choses :
• il peut contester les actes de recouvrement : c'est un contentieux très proche du
contentieux judiciaire.
• il peut contester le contenu même des actes.

Le type de contentieux détermine la juridiction compétente mais également les


moyens qui sont opérants.

Section 1 : La réclamation d'assiette.

C'est le domaine de l'article L 190 du LPF. Dans cette hypothèse le


contribuable chercher à obtenir la réduction de l'assiette des redressements.
Ex : en cas de demande de délais de paiement, ce n'est pas un contentieux d'assiette
qui est crée mais un contentieux gracieux.

§ 1 Les conditions de validité de la réclamation


contentieuse d'assiette.

Il n'existe aucun formalisme. Ainsi, aucun représentation n'est exigée. Dans la


réclamation contentieuse il s'agit d'une simple lettre que le contribuable envoie aux
services fiscaux.
En outre l'article R 190-2 prévoit que si le contribuable se trompe de destinataire,
celui -ci est obligé de transmettre la lettre au service compétent.

La lettre doit simplement expliciter la contestation d'assiette. Elle doit donc comporter
des moyens qui sont opérants en matière d'assiette ainsi qu'un photocopie de l'avis de
recouvrement ou de l'avis d'imposition. Elle doit être signée.
En principe il n'y a pas de réclamations collectives. Il faut un réclamation individuelle.

Dans la réclamation il faut aussi demander le sursit de paiement. En effet


l'administration se crée son titre exécutoire mais le contribuable peut demander dans
le cadre de sa réclamation, que les poursuites soient suspendues jusqu'à ce qu'un
tribunal indépendant ait statué.

§ 2 Les délais de réclamation.

Ces délais sont d'ordre public et donc une réclamation tardive ne sera pas
recevable. Ce qui va être déterminant pour déterminer si le contribuable a ou non
dépassé les délais, ce n'est pas la date d'envoi mais la date de réception par
l'administration de la réclamation.
En outre, les délais en fiscalité sont des délais franc qui sont donc prorogés jusqu'au
prochain jour ouvrable.

3
Le délai de droit de commun est fixé au 31/12 de la 2ème année qui suit la mise en
recouvrement.
=> article R 196-1 du LPF
Pour les impôts locaux, c'est le 31/12 de l'année qui suit la mise en recouvrement.
L'article R 196-3 du LPF précise que s'il y a eut un redressement, le contribuable
dispose pour sa réclamation du même délai dont disposé l'administration pour exercer
son contrôle, soit 3 ans.

Il existe un autre point de départ du délai de droit commun : c'est lorsqu'il y un


élément nouveau qui remet en cause le principe même de l'imposition.

En ce qui concerne le délais spécial de l'article R 196-3 en matière de reprise ou de


procédure de redressement : on a la possibilité de le prolonger lorsque en parallèle de
la procédure de redressement il existe des poursuites pénales. => article L 170 du LPF

§ 3 Le sursit de paiement :

=> Art L 277 du LPF : il s'agit d'une demande qui est faite dans la réclamation
contentieuse.

A. La procédure de la demande de sursit de


paiement.

Cette demande doit être faite dans une réclamation d'assiette. L'objectif est de
suspendre immédiatement toutes les procédures de recouvrement futures.
Le sursit de paiement est obtenu du seul fait qu'il soit demandé mais l'administration
peut alors demandé des garanties.

B. La demande par l'administration de garanties.

Ces garanties doivent couvrir à la fois le principal et les pénalités de retard.


L'administration va demander des garanties qui lui semble sérieuses. Les garanties
pouvant être demandées sont limitativement énumérées à l'article L 277-1 du LPF.
Ex : Déposé sur un compte la somme permettant le règlement de
l'impôt, caution bancaire, créance sur le Trésor, l'hypothèque immobilière.
L'administration peut même demander une garantie sous forme de valeur mobilière.
Mais il y aura alors un problème d'évaluation s'il s'agit de valeurs non cotées.

Si les garanties ne conviennent pas à l'administration, celle-ci peut alors refuser


d'accorder le sursit.

Toutefois, si les garanties sont refusées, il y a 2 problèmes :

• même en cas de refus, il existe un « mini sursit » : en effet, l'article L 277 al 3


précise que l'administration ne pourra opérer que des saisies conservatoires.

• Le contribuable peut contester le refus des garanties qu'il a proposé et qui ont été

4
refusées : dans ce cas il y a ouverture d'un contentieux ( référé fiscal) par lequel il va
contester le refus de ses garanties. C'est un contentieux très rapide prévu à l'article L
279 du LPF. En effet, le contribuable dispose d'un délai de 15 jours après la décision
de refus par l'administration pour saisir le juge des référés soit du Tribunal
administratif, soit du TGI. Le juge des référés dispose alors d'un délai d'un mois pour
statuer. S'il donne raison à l'administration, le contribuable dispose d'un délai de 8
jours pour faire appel devant le TA ou le TGI. Le tribunal a un mois pour statuer et
doit donc rendre son jugement d'appel et le contribuable dispose alors d'un délai de 2
mois pour former un pourvoi en cassation.
La demande qui est faite devant le juge des référés n'est valable que si l'on consigne
1/10ème des impôts et pénalités réclamés.

§ 4 La décision des services fiscaux sur la réclamation


contentieuse.

Article L 190-10 du LPF : L'administration a un délai de 6 mois pour répondre


à compter de la date d'envoi de la réclamation contentieuse. Il existe alors 2
hypothèses à distinguer :

• Soit l'administration répond dans les 6 mois : on a alors une décision explicite de
l'administration. Si il s'agit d'une décision de rejet, le contribuable peut alors saisir le
Tribunal dans les 2 mois de la décisions ( TGI ou TA )

• Soit l'administration n'a pas statuer dans les 6 mois. On a une décision implicite de
rejet. Le contribuable peut alors saisir le Tribunal mais sans aucune limite de temps.

Hypothèse : Lorsque l'administration va répondre mais le contribuable laisse filer le


délai de 2 mois : le contribuable va alors tenter de prouver que la décision de refus
était irrégulière et ne pouvait faire débuter le délai de 2 mois.
En effet pour qu'une décision expresse fasse partir le délai de 2 mois, celle-ci doit être
valable. Il faut qu'elle ait été régulièrement notifiée au contribuable par lettre
recommandée. L'adm doit pouvoir prouver la date de réception régulière par le
contribuable. Enfin cette décision doit être suffisamment motivée pour permettre au
contribuable de discuter des motifs de rejet devant le Tribunal.
Enfin la décision de rejet doit préciser le délai de saisie du tribunal

Section 2 : Les réclamations de recouvrement.

Cela suppose que l'administration ait commencé à engager des poursuites.

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