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Éthique et déontologie en éducation

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LEGISLATION & DEONTOLOGIE

INTRODUCTION GENERALE
L’éducateur est un agent de l’état, qu’il soit fonctionnaire, vacataire, maître contractuel,
professeur contractuel ou autre. Ainsi, il est responsable moral de ses actes devant la société
et par rapport aux élèves dont il a la charge. Les notions de code d’honneur, d’obligation
gardent tout leur sens, surtout dans un contexte où, de plus en plus, il est question du droit
à l’éducation garanti par la Loi d’orientation 91-22 du 16 février 1991, modifiée et complétée
par la Loi 2004-37 du 15 décembre 2004. Ce qui implique un recrutement massif d’enseignants
dont les stratégies ne prennent pas toujours suffisamment les aspects d’éthique et de
déontologie. Or ces deux notions sont fondamentales dans le comportement de ceux qui sont
chargés de dispenser les valeurs essentielles de la société.

Dès lors, plusieurs interrogations se posent : quels sens donner à ces notions ? Ne se
rejoignent-elles pas ?

1 – Définition de concepts.

1 . 1 : l’éthique.

Etymologiquement parlant éthique, nom et adjectif, apparu au XIIIe s provient du latin


ethica et du grec éthicos, de éthos qui signifie « mœurs ».
Le sens premier attribué à ce nom est d’ordre philosophique puisqu’il renvoie à « la science
de la morale », «l’art de diriger la conduite ».Quant au sens second, il est d’ordre didactique
« qui concerne la morale » l’adjectif est né en 1553, du latin ethicus.
Ces définitions retiennent deux mots clés : mœurs, morale et un troisième qui indique la
direction à suivre. Ainsi l’éthique serait la conduite de la morale axée sur les mœurs, les
bonnes mœurs. Comme le suggère Darius ENGUENGH MINTSA elle est la « théorie raisonnée
du bien et du mal » ; « la science de la morale » ; « la recherche de règles de vie en fonction
de choix personnels ». Appliquée à l’éducation, elle rejoint la définition de Jean Jacques
Rousseau qui affirme que « L’éducation morale c’est l’art d’incliner la volonté libre vers le
bien ». Tout éducateur doit donc veiller à ce que l’enseignement qu’il dispense soit orienté
vers la prise en compte de la dimension morale, civique comme le stipule la Loi d’orientation
91-22 du 16 février 1991 « développant le sens moral et civique de ceux qu’elle forme, elle
[l’éducation] vise à en faire des hommes et des femmes dévoués au bien commun,
respectueux des lois et des règles de la vie sociale et œuvrant à les améliorer dans le sens de
la justice, de l’équité et du respect mutuel ». Ceci montre toute la responsabilité de

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l’enseignant dans ses rapports avec ses élèves, car l’éthique ne peut se définir, pour
l’enseignant, que par son statut et ses relations avec les écoliers. C’est assurément là où
l’éthique implique la déontologie.

1. 2 : la déontologie.

La déontologie apparue en 1825 vient du grec déonthos qui signifie « devoir » et


logie « théorie des devoirs, en morale ». Comme on le constate, la déontologie impose une
démarche morale à la laquelle l’éducateur ne peut se soustraire. Ainsi, éthique et déontologie
sont intimement liées comme le recto et le verso d’une feuille : le comportement moral va de
pair avec la pratique de la fonction enseignante : plus de vertu, point d’enseignant.

Ce qui nous amène à prendre en compte les vertus qui sous-tendent les rapports entre
instituteurs et élèves, professeurs et élèves : la proximité saine, l’affectivité responsable…et
que sais-je encore ! L’enseignant n’est pas n’importe qui ; c’est un faiseur d’homme ; il est
astreint à des obligations.

1. 3 : la législation.

Le mot est apparu en français en 1721 ; c’est un anglicisme legislation, ( 1655), du


latin legislationem ; il a pour sens premier « le droit, le pouvoir de faire des lois » et comme
deuxième sens « l’ensemble des lois, des textes législatifs, , des normes juridiques dans un
pays, ou dans un domaine déterminé ». Appliqué à l’éducation, il serait l’ensemble des textes
qui régissent le cadre de l’enseignement.

2. Conclusion.
En définitive, la législation (ensemble des textes organisant l’éduction), la
déontologie (la théorie des devoirs en morale), et l’éthique (l’art de diriger la conduite vers les
bonnes mœurs) convergent vers le même objectif : la transmission des valeurs cardinales aux
élèves par le biais de l’éducation.

L’éthique et la déontologie valeurs morales, donc vertus, donnent sens aux textes, au code
qu’est la législation. Le code d’honneur est basé sur ce triptyque. Tout enseignant doit s’en
servir pour connaitre le système éducatif, s’imprégner de ses obligations et droits en
interagissant avec la communauté qui est la principale gestionnaire de l’école.

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