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Sommaire :

I- Pertes (flux) thermiques à travers les parois opaques et vitrées

II- Ponts thermiques (linéiques et intégrés)

III- Conductance de l’enveloppe du logement Ubat

IV- Solutions pour réduire les déperditions thermiques

V - Application de cours

VI- Déperditions par renouvellement d’air (VMC) et défauts d’étanchéité

VII – Coefficient volumique G d’un logement


1
Introduction : Pertes thermiques - parois opaques

- parois vitrées

- liaisons linéiques ou ponctuelles

2
Pertes thermiques : par conduction; par convection; par rayonnement; aux PTLs et PTIs, etc.
1- Modes de transferts thermiques :
Trois modes : conduction, convection, rayonnement

Transmission d’énergie ou de chaleur par la matière même de la


paroi (sa partie solide).

Une paroi conduit plus ou moins bien la chaleur selon sa


résistance thermique

Conduction

Flux de conduction =fonction (Rconduction, écart de T)


3
Conductivité de certains matériaux de construction

Technique du
mur creux

Matériaux plus conductifs

Isolants Béton cellulaire Bois Pierre Béton Verre Métaux

Matériau isolant si : conductivité < 0,06 W/(m.K) à T=10° (norme NF/ EN 13162)
4
La convection est l’échange de chaleur ou d’énergie entre un
gaz et un autre corps (liquide ou solide ou gazeux)

Pour une paroi, c’est le mouvement de l’air du local chauffé


qui cède de la chaleur à la paroi par convection.

Flux de convection (ou convectif) = fonction(coefficients d’échanges surfaciques; écart de T)

Résistances superficielles de convection (intérieure et extérieure)


5
Les corps chauds émettent des rayons porteurs d’énergie qui sont
absorbés par d’autres corps et alors transformés en chaleur

Pour une paroi, le rayonnement se traduit par celui des émetteurs


de chaleur cédant leur chaleur à la paroi.

Flux de rayonnement= fonction(coefficients d’échanges surfaciques de rayonnement; écart de T)

Résistances superficielles de rayonnement (intérieure et extérieure) 6


2- Flux thermiques à travers une paroi (en régime stationnaire)

Mur
Flux global : (conduction + convection + rayonnement)

Ti − Tex
g =
Tex (ou Te)
(ambiance ext)
Rg − mur Ti
Tse Tsi (ambiance int)

Résistance globale du mur (les 3 modes de transferts thermique : Ti > Tex


conduction, convection et rayonnement)
conduction

(i) - Flux de conduction par unité de surface (modèle de Fourier) e

Tsi − Tse
cond =
ei
( Rcond =  ) (Températures de surfaces de la paroi : Tse < Tsi )
i i

Résistance conductive du mur (les matériaux constitutifs du mur sont disposés en série)
(ii)- Flux de convection par unité de surface
(modèle de Newton, naturelle ou forcée)

Mur
Air int/ Surface int :  i
conv =h int
conv (Ti − Tsi )
Convection
Surface ext/ air ext :  conv
ex
= hconv
ex
(Tse − Tex ) Convection Tse air int /surface int
Surface ext/air ext

Coefficients d’échange surfaciques convectifs (Règles ThU)


Tex Ti
(ambiance ext) (ambiance int)
(iii)- Flux de rayonnement par unité de surface
(modèle de Stephan-Blotzman) conduction

Tsi
Objets int/ Si :  ri =  (Ti 4 − Tsi 4 )  hri (Ti − Tsi ) Rayonnement
Rayonnement
int
ext Objets
ie Objets
Sex / Objets ext :  ex
r =  (Tse − Tex )  h (Tse − Tex )
4 4
r ext int

Coefficients d’échange surfaciques rayonnants (Règles ThU)


𝜎 : constante de Stephan-Boltzman = 5,67. 10-8 W.m-2.K-4
 : émissivité (sans unité), varie de 0 à 1 (corps8noir).
Bilan des flux pour une paroi

Air int/ Surface intérieure Sint Partie solide de la paroi Surface extérieure Sex /Air ext

Flux convectif intérieur Flux de conduction : Résistance Flux convectif extérieure


(coefficient d’échange hci) conductive ; Ecart de T = (Tsi-Tse) (coefficient d’échange hcex)

Flux rayonnant intérieur Flux rayonnant extérieur


(Coefficient d’échange hri) (Coefficient d’échange hrex)

Même écart de température (Ti –Tsi) Même écart de température (Tse –Tex)

1 2 3
Flux convectif-rayonnant intérieur (sur Sint) Flux de conduction Flux convectif-rayonnant extérieur (sur Sext)
(coefficient d’échange surfacique hi) (dans la masse de la paroi) (coefficient d’échange surfacique he)

4 Flux global :
Fonction (Résistance globale du mur (convection, conduction et rayonnement) & écart de température (Ti – Tex) )
9
Coefficients d’échanges et résistances surfaciques :

Mur
Surface intérieure hi = h + h
i
c
i
r
(Si )
Rsi = 1/hi Convection
Convection Tse air int /surface int
Surface ext/air ext
Surface extérieure hex = hce + hre
(Se ) Ti
Rse = 1/hex Tex
(ambiance ext) (ambiance int)

conduction

Tsi
Rayonnement
Rayonnement
int
ext Objets
Objets
ext int

10
Règles Thu : résistances superficielles

Grenier ou ext (en hiver, Tex) Pièce 1 chauffée (T1)


Ex
(moins rse rsi
Int chaud)
(chaud)
rsi rse
rsi rse
Pièce chauffée (T2 > Tex) Pièce 2 non chauffée (T2 <T1)

rsi + rse = 0,21


rsi + rse = 0,14
rsi + rse = 0,17
Si vide sanitaire, alors 2*rsi
11
3- Régime permanent (Bilan thermique dans le cas d’un mur):
Mur
 rex +  conv
ex
=  cond =  rint +  conv
int
 g
Convection
Convection Tse air int /surface int
Surface ext/air ext
T(x)
Calculer T(x) et tracer le profil de
Tex Ti
température dans une paroi (ambiance int)
(ambiance ext)

conduction
Paroi homogène : profil T(x) linéaire; Tsi
Rayonnement
Rayonnement
int
Paroi multicouches : profil T(x) non linéaire Objets
ext Objets
ext int

Inconnue T(x) :
Ti − Tex
Flux global  g = = (Tsi –T(x))/R(x) (ou = (Ti – T(x))/ R*(x))
Rg − mur
12
Voir au tableau le cas d’un mur multicouches (de 3 matériaux en série)
4- Notions élémentaires

Mur multicouche : résistances en série

Mur composé de n couches de matériaux différents

La résistance thermique totale du mur = Somme des résistances thermiques conductives et superficielles

Un seul flux thermique qui


traverse le mur
Ti − Tex
g =
Rg − mur

1 ei 1
Rmur = +  +  rk +
hi i i k hex
13
Matériaux poreux (ex: brique creuse)
Mur composite : résistances en parallèle
Exemple-2 :

Exemple-1 :

Mur (brique + plâtre (associés en série)) avec une


porte simple et une fenêtre à double vitrage

La porte (de surface S1) est traversée par un 1er flux


Le mur (sans la porte) est traversé par un 2ème flux

Stot/Rg = S1/R1+S2/R2

Flux global(W) = (S1*densité Flux1 + S2*densité Flux2)=


Stot*(Tint – Text)/Rg-mur
Stot/Rg = S1/R1+S2/R2 + S3/R3
Rg = Stot*(Ti-Te)/Flux global 14
Conductance thermique
U mur = 1 / Rmur (W / m 2 / K )

- Plus la résistance thermique est élevée, plus le matériau ou paroi est isolant(e)

- A l’inverse, plus Umur est élevée, plus la paroi est déperditive

Flux ou Puissance thermique (W ) = UST T = Tint − Tex (Paroi de surface S)


Densité de flux ou flux surfacique  (W / m 2 ) =
S

15
Application de cours :
Pertes thermiques à travers un local (surfacique, ponts thermiques, renouvellement d’air) et coefficients de déperdition
surfacique U et volumique G

Une façade comporte un mur (partie opaque) de surface S1= 25m2 et une partie vitrée de surface S2= 5 m2. Les
coefficients de transmission thermiques du mur et du vitrage sont respectivement :
Um = 1,23 W/ m2/K et Uv = 2,1 W/ m2/K.
La façade sépare deux ambiances aux températures égales à Ti= 20°C et Tex= -3°C.
1) Calculer les flux thermiques et traversant le mur et la baie vitrée,
En déduire le flux thermique traversant l’ensemble de la façade
2) Calculer le coefficient de transmission U de la façade de deux façons.

Les liaisons ont une longueur totale L=38m et un coefficient de transmission linéique 0,4 (W/m/K). Les ponts
thermiques ponctuels sont égaux à 1,7 (W/K).
3) Calculer le flux thermique perdu par les ponts. Déduire le flux perdu par la façade.

La façade appartient à un local de volume V = 240 m3 qui se trouve dans un immeuble. Ce local est entouré d’autres
locaux ou couloirs à la même température que lui : 20°C.
4) Quantifier les pertes thermiques entre les parois du local et les autres locaux
5) Calculer le coefficient de transmission thermique global Ubat du local
16
Suite application de cours :

6) Le taux de renouvellement d’air est  = 90%. Calculer le flux perdu air pour ce renouvellement

7) En déduire le flux thermique perdu  "


8) Calculer le coefficient G pour ce local
9) Quelle est la puissance de chauffage Pch du local. En déduire l’énergie dépensée pendant 24h.

FIN !

17
5- Déperditions thermique à travers les parois vitrées :
Perte thermique à travers des fenêtres peu performantes : de 5 à 30% des pertes totales d’un logement

Vitrage à Isolation Thermique Renforcée (ITR)

Solutions :

Survitrage, double vitrage, triple vitrage

Couche de gaz : krypton (= 0,00949) ou argon (=0,0177);


moins conducteur de chaleur qu’une lame d’air immobile

Vitrage ITR ou VIR (Vitrage à Isolation Renforcée) :


dépôt de couche mince et transparente à base de métal
ou d’oxydes métalliques comme l’argent; à faible émissivité

Sans ITR, l’émissivité d’un verre est de 0,89; alors qu’elle est de 0,03 avec ITR
18
CARACTERISTIQUES THERMIQUES DES FENETRES : Ug, Uf et Uw

Jour Double vitrage :


Rg = rsi +rse + RLame air + 2*everre/λverre

Nuit
Triple vitrage :
Rg = rsi +rse + 2*RLame air + 3* everre/λverre

Ug = 1/Rg
(vitre seul) (Vitre Ug et cadre Uf) Uw= (Sf*Uf(Uw et store ou fermeture)
+ Sg*Ug)/S fentre

Conductance d’un vitrage

Plus Ug est faible, plus le vitrage est performant Vitrage performant 19


CARACTERISTIQUES THERMIQUES DES FENETRES : Uwf et Ujn
Jour

: résistance thermique additionnelle apportée par la


lame d’air située entre la fermeture et la paroi vitrée. Nuit

Coefficient de transmission de la fenêtre équipée de sa fermeture extérieure (pour


(vitre seul) la nuit)
(Vitre Ug et cadre Uf) = {Uw et store ou fermeture}

Uwf faible => ensemble fenêtre et fermeture est performant thermiquement

Coefficient de transmission thermique moyen entre Uw le jour et Uwf la nuit

20
Pertes thermiques linéiques à travers une baie vitrée

PVC, Aluminium, Bois


ou hybride (Bois/Alu par ex)

21
6- Ponts thermiques
Ponts thermiques intégrés
PTI (en W/K) : causés par des éléments de fixation de l’isolant ou par des ossatures secondaires

Ex: rosaces, vis de fixation, chevilles métalliques

Flux ponctuel à travers un PTI

 PTIi =  i (Ti − Tex )

Coefficient de déperdition en (W/K)

22
Ponts thermiques linéiques

PTL (en W/m.K): interruption de l’isolation à l’intersection des parois du bâtiment

Les plus connus: liaisons entre plancher intermédiaire/façade, plancher courant/balcon, plancher/mur de refend,
angles saillants,…

Flux linéique à travers un PTL

 PTLi = Li i (Ti − Tex )

Li: longueur de liaison (m)


 i: coefficient de déperdition (W/m.K)

Ex: Liaison entre plancher intermédiaire et mur extérieur


23
7- Conductance de l’enveloppe du bâtiment:
Somme des déperditions par les parois d’une maison par unité de surface

(W / m 2 / K )

bi : coefficient de réduction des déperditions pour la paroi i


- Paroi donnant sur l’extérieur : b = 1.
- Paroi enterrée ou un plancher sur vide sanitaire : b = 0,8.
- Pour les bâtiments adjacents autres que d’habitation : b = 0,2.

24
8- Comment réduire les déperditions :

Par conduction

Ex : Laine de verre (0,03 à 0,04)

Par convection et rayonnement


Mur creux ou double mur : mur composé de deux couches avec une lame d’air immobile

Conductivité air sec = 0,025 25


Techniques d’isolation

1- 2- 3-
(béton cellulaire; bois, …)

4- Isolation mixte 26
Techniques d’isolation
1- Isolation par l’intérieur 2- Isolation par l’extérieur

- Conserve l'aspect extérieur

- rapidité et facilité de mise en œuvre, Travail intérieur


indépendant des conditions climatiques - Pas de pertes de place à l'intérieur

- meilleur confort thermique et acoustique, - Améliore l'aspect en cas de revêtement abimé


- économies d’énergie,
- Protège de l’infiltration de la pluie battante
- suppression de la condensation sur les parois froides,
- Protège du gel et de la fissuration

27
Inconvénient : réduit les surfaces intérieures
Prix de l’isolation

Le prix de l’isolation par l’intérieur varie en fonction de plusieurs critères : l’état du logement, les isolants utilisés,
la technique utilisée, le coût de la main d’œuvre, etc.
Coût moyen par m²
Type de travaux
Isolation des combles habitables 20 à 50 €/m²
Isolation des combles perdus 10 à 15 €/m²
Isolation des murs 50 €/m²
Isolation du plancher 20 à 50 €/m²
Isolation du plafond 50 €/m²

Une isolation des murs par l’intérieur peut faire économiser de 450 à 700 € par an sur les factures de
chauffage tout en assurant une amélioration du confort global sur les plan thermique et phonique.

L’isolation par l’extérieur des murs ou la toiture n’est pas toujours autorisée par les règlements d’urbanisme. Le
surcoût est d’environ 60 % par rapport à une isolation par l’intérieur.

28
Isolation intérieure de murs extérieurs : réalisée suivant 3 méthodes
doublage sur ossature
doublages collés (avec mortier adhésif)

• collage d’un doublage isolant (a) ;

• pose d’un isolant sur tasseaux de bois vissés au mur (b) ;

• pose d’un isolant (sur rails métalliques) puis réalisation d’une contre-cloison (c). 29
30
Traitement des ponts thermiques
La moindre faille d‘isolation ou de rupture de l’isolant peut réduire ses propriétés d’environ 40 %.

Repérer les ponts thermiques pour mieux les traiter

(a) Traiter les ponts thermiques intégrés (PTI)


Déperditions à travers : Métal > plastique > bois ou colle

31
(b) traitement des ponts thermiques linéiques 32

Associer un plancher avec poutrelles et entrevous isolants à une chape flottante

Isolant

en Polystyrène (avec languettes)


(b) habiller les abouts de planchers avec des planelles de rives

33
(c) Les rupteurs isolants (continus ou discontinus) :

- des éléments structurels isolants conçus pour traiter les ponts thermiques; placés en about de dalle, dans la
continuité de l’isolant du mur.
- constitués d’éléments métalliques assurant la continuité mécanique entre le plancher et la paroi.
- Intègrent des dispositions visant à renforcer la sécurité au feu.

34
(d) Prévoir une isolation par l’extérieur :

Traitement de ponts aux niveau de la jonction de la façade avec la toiture ou plancher haut

35
Bilan pour les ponts thermiques

Un pont thermique : point de rupture dans l’isolation thermique.


Contribue à la dégradation du logement (la présence d’humidité/condensation), à un inconfort pour les occupants; implique
une plus forte consommation d’énergie et une augmentation des factures de chauffage.

Diagnostiquer les ponts thermiques : technique d’analyse thermographique (une caméra thermique permet de mettre
en évidence les zones froides qui apparaissent en rouge).

Traiter un pont thermique


Selon le type de pont thermique, différentes solutions peuvent être mises en place :

Les rupteurs de ponts thermiques.


Les planelles isolantes.
La chape flottante sur isolant.
L’isolation thermique par l’intérieur.
L’isolation thermique par l’extérieur (ITE).

L’isolation thermique par l’extérieur est sans doute une des techniques les plus efficaces : isoler l’enveloppe du bâtiment
permet de traiter la totalité des ponts thermiques (mais technique plus complexe à mettre en œuvre).
36
7- Déperditions par renouvellement d’air

Si Parois (murs, plafond et plancher bas,…) bien isolées la ventilation devient la 1ère source de
déperdition thermique

Ventilation mécanique contrôlée (VMC)

 v =  airCair T V
 = rendement T = Ti − Tex
 air = masse volumique d ' air (kg / m 3 )
Cair = Capacité calorifiqu e massique d ' air ( J / kg / K )
V : volume d’air neuf par heure ( = débit d’air neuf Qvair)
Ou

 v = 0,34Qvair T
Qvair : débit d ' air (m 3 / h)
0,34 (Wh / m 3 / K ) = Chaleur volumique de l ' air = chaleur nécessaire pour chauffer 1 m 3 d ' air
37
Principe de la VMC simple flux :
Basé sur un extracteur électrique généralement situé dans le grenier

L'extracteur aspire l'air int vicié (humide et pollué) via les bouches d'extraction situées dans les pièces de service (cuisine, salle
de bain, WC, etc.), est ensuite évacué vers l'extérieur à des travers des gaines et une sortie en toiture.

créé une dépression dans la maison de l'air ext neuf (frais) va ainsi rentrer dans la maison via des bouches
38
d'entrées d'air situées dans les pièces principales (salle à manger, salon, chambres, bureau...).
Principe de la VMC double flux :
Basé sur un échangeur (bloc ou caisson sous le toit) qui permet de récupérer la chaleur de l'air extrait (en orange) pour la
transférer à l'air soufflé (en vert). Il n'y a pas de mélange entre l'air extrait et l'air soufflé, il n'y a qu'un échange de chaleur.

L'air vicié est extrait dans les pièces de service : cuisine, salle de bain, wc, cellier...
L'air neuf (rechauffé) est soufflé dans les pièces principales : salon, salle à manger, bureau, chambre...

39
Comparaison entre les deux VMC : simple et double flux

▪ Avec une VMC simple flux, la température de soufflage est celle de l'air extérieur => inconfort et refroidissement de la
maison.

▪ Avec une VMC double flux, la température de soufflage est rarement inférieure à 10°C => La différence de température
entre l'air soufflé et l'air intérieur est donc plus faible ce qui améliore le confort. 40
4- Déperditions par les défauts d’étanchéité
La différence de pression crée des infiltrations et exfiltrations d’air.

Les défauts d’étanchéité à l’air proviennent :


• du réseau électrique : calfeutrement des fourreaux nécessaires au passage de câbles ;
• de la liaison dormant/gros œuvre ;
• des coffres de volets roulants, trappes, éléments traversant les parois extérieures ;
• au niveau des liaisons des façades et des planchers.

>Rechercher les fuites


Le spécialiste a recours à 3 méthodes pour détecter les fuites d’air :

• placer des fumigènes à l’intérieur de la maison (la fumée artificielle


colorée s’infiltre dans les endroits perméables et visualise rapidement
la fuite).

• utiliser la thermographie : les zones froides sont celles où il y a des


défauts d’étanchéité. Lors de la fabrication des châssis, le masticage
entre pièces de bois n’a pas été réalisé
•Un anémomètre permet de détecter le déplacement de l’air à l’endroit correctement. Le fumigène passe aux travers des
de l’infiltration parcloses de la menuiserie bois. 41
Caméra thermique : détecte les zones froides (coloré en rouge) et la mauvaise étanchiété : zones d’entrées d’air
parasite (exemple aux niveaux des fenêtres avec une sécurité qui se referme mal, du plafond (joint silicone abimé),
autour des trappes ou sous la porte (absence de balais))

Anémomètre/thermomètre

42
Flux par les défauts d’étanchéité

méthode 3CL-DPE  perm = 0,34Qvinf T = H perm T H perm = 0,34Qvinf (W / K )

Qvinf = f (Q4 Pa env , Textmoy , S h ) débit de fuite = débit d’air du aux infiltrations (m3/h)

T de référence retenue comme extrême


(atteinte au moins 5 fois dans l’année)
pour dimensionner une installation de
chauffage

(Test de la porte soufflante ou test d’étanchéité)


[Link]

0,34 (Wh / m 3 / K ) = Chaleur volumique de l ' air = chaleur nécessaire pour chauffer 1 m 3 d ' air 43
Test de la porte soufflante
Essentiel pour obtenir le label BBC effinergie, attestation RT2012

Objectif : vérifier que les fuites d’air d’un logement sous 4 Pa ne dépassent pas 0,6m3/h/m² de parois déperditives hors
plancher bas (cas de maison individuelle)
Déroulement d’un test de la porte soufflante (voir lien pour vidéo sur Celene)
1/ Avant le test
- Fermer tous les orifices/ouvrants (y compris les bouches de ventilation)
- Ouvrir seulement les portes intérieures pour permettre une bonne circulation
de l’air du bâtiment.
- Interrompre le chauffage
- Montage de la porte soufflante (de 5 à 10 min) équipée d’un ventilateur, de
manomètres et d’un analyseur relié à un ordinateur.

2/ Pendant le test de la porte soufflante


Mise en œuvre de la soufflerie placée sur la porte d’entrée : elle aspire l’air
intérieur et crée une dépression => entrée progressive d’air neuf via les
défauts d’étanchiété

Le technicien mesure alors la progression de la pression (5 à 10 paliers) ;


Savoir à quelle vitesse la pression Pint atteint Pext

=> mesure du débit de fuite et identifier la localisation de celle-ci. 44


Bilan des déperditions thermiques pour un logement :

1) Flux à travers les surfaces opaques (mal (ou peu) isolées)

Coefficient surfacique
2) Flux à travers les surfaces vitrées (peu performantes)
Ubat (W/m2.K)

3) Ponts thermiques intégrés et linéiques Coefficient volumique


G (W/m3.K)

4) Système de ventilation (VMC simple flux ou double flux, autre VMC)

5) Défauts d’étanchiété ou zones d’infiltration d’air parasite

45
5- Coefficient de déperditions volumique de l’enveloppe

GV : somme des déperditions par les parois et par le renouvellement d'air par degré d’écart entre l’intérieur et
l’extérieur (W/K)

PT : déperdition par les ponts thermiques par degré d’écart entre l’intérieur et l’extérieur (W/K)

DR : déperditions par le renouvellement d’air par degré d’écart entre l’intérieur et l’extérieur (W/K)  v = 0,34Qvair T
H perm = 0,34Qvinf

46
Valeurs de G (W/m3.K)

2020 – Maison passive – G entre 0,10 et 0,2

2012 – Logement RT2012 - G entre 0,2 et 0,4 (0,22 –0,35)

G=0,4 , logement bioclimatique

2009 – BBC rénovation 2009, G=0,47

2005 – Logement RT2005 – G entre 0,7 et 1 (G=0,58)

2000 – Logement RT2000 – G entre 0,8 et 1,1

47
Méthode simplifiée de calcul du bilan thermique
Méthode de calcul par le coefficient G:

G = coefficient de déperdition volumique (W/m3/K) ou globale.

Bilan = G.V .T (W )  tot


env
= U bat Stot T +  ventilation +  perm (W )

V = volume du batiment ( m 3 )

T = (Ti − Texbase ) = (19 (ou 18) − Texbase )

Besoin de chauffage :

BV = GV.(1- F) (W/K)

F: fraction des besoins de chauffage couverts par les apports de chaleur gratuits dus à l'occupation et au
rayonnement solaire.
48
Annexe :
Impact de l’isolation sur les ponts thermiques :

Exemple : bâtiment rectangulaire sur 2 niveaux,


avec une emprise au sol de 5 m x 10 m, une
hauteur sous plafond de 2,5 m sur chacun des
niveaux et 5 menuiseries de 1,5 m x 2,0 m.

Quel est le niveau des ponts thermiques dans


la configuration de base (non isolé) ?

On isole l’ensemble des parois du bâtiment avec


une isolation par l’extérieur/ intérieur pour les
murs. Quel est alors le niveau des ponts
thermiques?
49
Annexe :

Intérêt d’une couche à faible émissivité pour réfléchir le rayonnement vers l’intérieur (moins de chaleur perdue vers l’extérieur)

Vitrage ITR

50

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