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Redressement Commandé Mono-Alternance

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LEÇON I : REDRESSEMENT COMMANDE SIMPLE ALTERNANCE

I. REDRESSEMENT COMMANDE SIMPLE ALTERNANCE DEBITANT SUR


UNE CHARGE RESISTIVE
Le redresseur monophasé simple alternance est constitué par un seul thyristor et ne laisse passer
le courant électrique à travers la charge continue que dans une seule alternance d’une période
de la tension alternative de la source de polarisation, après que le thyristor à l’état bloqué direct
ait reçu une impulsion positive à sa gâchette ; pendant l’autre alternance il est bloqué.

1. Schéma
Soit le montage de la figure 5.2 alimentant une charge résistive. Le thyristor est supposée idéal.
La tension délivrée par le transformateur est supposée sinusoïdale de pulsation ω et d’amplitude
̂ 𝒔𝒊𝒏(𝝎𝒕)
maximale Û. Elle s’exprime par : 𝒖(𝒕) = 𝑼

Th
i

VTh
u1 u2 R UR

Figure 5.1 : Montage redressement commandé mono-alternance charge résistive

2. Fonctionnement
Le thyristor est passant qu’à partir du moment où l’on envoie le signal de gâchette et à la
condition que la tension UAK soit positive

➢ L’amorçage s’effectue avec un retard t0 après chaque début de période T


➢ Le signal de gâchette doit être synchronisé avec celui de la tension U
➢ L’angle 𝜶 = 𝝎𝒕𝟎 s’appelle l’angle de retard à l’amorçage.

Pour 0<θ<α

̂
On a U>0 pas d’impulsion sur la gâchette donc TH est bloqué, alors I=0 , UR=0 et VTh = −U

Pour α<θ<π
On a V>0, en envoie une impulsion de commande (courant d’amorçage) donc TH devient
conducteur, alors uR = Ri = u, et VTH=0.

3. Allure des courbes

u(θ)

û
Π 2Π 3Π 4Π
0 θ

iG

UR
û

0 θ
α Π 2Π 3Π 4Π
i
̂
𝑼
𝑹

0 Π 2Π 3Π 4Π
θ

VTh

V’AK

0 Π 2Π 3Π 4Π
θ

Figure 5.2 : Allures de : U ; iG ; UR ; i ; UTh

4. Grandeurs caractéristiques de la tension et du courant


[Link] moyennes
❖ Tension

𝟏 𝛑
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 ∫𝛂 𝐔 (5.1)

̂
U
URmoy = 2π [−cos θ]πα (5.2)
̂
U
URmoy = 2π (cos α − cos π) (5.3)

̂
𝐔
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 (𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝛂) (5.4)

❖ Courant

𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲
𝐈𝐦𝐨𝐲 = (5.5)
𝐑

[Link] efficaces
❖ Tension

𝟐
𝐔𝐑𝐞𝐟𝐟
𝟏 𝛑
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉)𝟐 𝐝𝛉
= 𝟐𝛑 ∫𝛂 (𝐔 (5.6)

1−cos 2𝑥
On sait que : sin2 𝑥 = 2

1
̂ 2 ∫𝜋 1−cos 2𝜃 𝑑𝜃
= 2𝜋 𝑈 (5.7)
𝛼 2

1 𝜋
̂ 2 [𝜃 − sin 2𝜃]
= 4𝜋 𝑈 (5.8)
2 𝛼

1
̂ 2 [(𝜋 − 𝛼) + sin(2𝛼)−sin 2𝜋]
= 4𝜋 𝑈 (5.9)
2

1 𝜋−𝛼 sin 2𝛼
̂ 2 [(
= 4𝑈 )+ ] (5.10)
𝜋 2𝜋

̂
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑼𝑹𝒆𝒇𝒇 = 𝟐 √𝟏 − 𝝅 + (5.11)
𝟐𝝅

❖ Courant

𝑼𝑹𝒆𝒇𝒇
𝑰𝒆𝒇𝒇 = (5.12)
𝑹

[Link] moyenne
𝟏 𝛑 ̂
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 × 𝐔 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐏𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 ∫𝛂 𝐔 (5.13)
𝐑

̂𝟐
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑷𝒎𝒐𝒚 = 𝟒𝑹 (𝟏 − 𝝅 + ) (5.14)
𝟐𝝅

𝑷𝒎𝒐𝒚 = 𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 × 𝑰𝒎𝒐𝒚 (5.15)


[Link] inverse aux bornes du Thyristor
̂
𝐕𝐓𝐡 = 𝐔 (5.16)


𝐕𝐀𝐊 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛂
=𝐔 (5.17)

L’Intérêt d’un tel dispositif, c’est d’obtenir une tension et un courant de charge réglable et par
conséquent une puissance réglable.

II. REDRESSEMENT COMMANDE SIMPLE ALTERNANCE DEBITANT SUR


UNE CHARGE R-E
1. Schéma

Th
i

UTh R
u1 u2 UC
E

Figure 5.3 : Montage redressement commandé mono-alternance charge R-E

2. Fonctionnement
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 (𝑽). Un courant négatif ne passe pas à
La source d’entrée est de la forme 𝒖(𝜽) = 𝑼
travers un Thyristor.

uR = Ri (5.18)

= u(θ) − E (5.19)

̂ sin θ − E
=U (5.20)

̂ sin θ−E
U
i = (5.21)
R

̂ sin θ > 𝐸
Le courant i existe si et seulement si U

E
Si le Thyristor se comporte comme une diode, il va commencer à conduire à θ0, θ0 = sin−1 Û

Soit θ0 angle de début de conduction, α angle d’amorçage, θ1 angle de fin de conduction et φ


angle de conduction du thyristor.

𝝋 = 𝜽𝟏 − 𝜶 (5.22)
𝜽𝟏 = 𝝅 − 𝜽𝟎 (5.23)

𝝋 = 𝝅 − 𝜽𝟎 − 𝜶 (5.24)

3. Etude qualitative
Si 𝜃𝜖]0 ; 𝛼 [ ∪ ] 𝜃1 ; 2𝜋 [, le Thyristor est bloqué i=0 ; UC=E. la tension aux bornes du Thyristor
est donnée par :

𝑢(𝜃) − 𝑉𝑇ℎ − 𝑈𝐶 = 0

𝑉𝑇ℎ = 𝑢 − 𝑈𝐶

Or UC=E

𝑽𝑻𝒉 = 𝒖(𝜽) − 𝑬

Si 𝜃𝜖]𝛼 ; 𝜋 − 𝜃0 [, le Thyristor conduit. VTh=0 ; UC=u(θ) ; le courant i est donné par


uC −E
l’expression suivantes : i = .
R
4. Allure des courbes

u(θ)

û
E
Π 3Π
0 θ0 α θ
θ1 2Π 4Π 5Π


iG

0
uC
û
E
0 θ0 α θ
θ1 Π 2Π 3Π 4Π 5Π

uR
φ
Û-E

0 θ α Π 5Π
θ
0 θ1 2Π 3Π 4Π

i
î

0 θ α θ
0 θ1 Π 2Π 3Π 4Π 5Π

vTh
V’AK
0 α θ
θ1 Π 2Π 3Π 4Π 5Π
-E
-(Û+E)

Figure 5.4 : Allures de : U ; iG; UC ; UR ; i ; VTh

5. Etude quantitative
[Link] moyenne
➢ Tensions

𝟏 𝜶 𝟏 𝜽 𝟏 𝟐𝝅
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 𝒅𝜽 + ∫ 𝑬 𝒅𝜽
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝟐𝝅 ∫𝟎 𝑬 𝒅𝜽 + 𝟐𝝅 ∫𝜶 𝟏 𝑼 (5.25)
𝟐𝝅 𝜽 𝟏

𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑹𝑰𝒎𝒐𝒚 + 𝑬 (5.26)


𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 − 𝑬) 𝒅𝜽
𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 = 𝟐𝝅 ∫𝜶 𝟏 (𝑼 (5.27)

1
̂ cos θ − Eθ] θ1
URmoy = 2π [−U (5.28)
α

1
̂ (cos α − cos θ1 ) − E(θ1 − α)]
URmoy = 2π [U (5.29)

̂
U E
URmoy = 2π (cos α − cos(π − θ0 )) − 2π (φ) (5.30)

̂
𝐔 𝐄
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 (𝐜𝐨𝐬 𝛂 + 𝐜𝐨𝐬 𝛉𝟎 ) − 𝟐𝛑 (𝛗) (5.31)

➢ Courant

𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 −𝐄
𝐈𝐦𝐨𝐲 = = (5.32)
𝐑 𝐑

[Link] efficace
➢ Tensions

𝟏 𝜶 𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽)𝟐 + 𝟏 ∫𝟐𝝅 𝑬𝟐 𝒅𝜽
𝑼𝟐𝑪𝒆𝒇𝒇 = 𝟐𝝅 ∫𝟎 𝑬𝟐 𝒅𝜽 + 𝟐𝝅 ∫𝜶 𝟏 (𝑼 (5.33)
𝟐𝝅 𝜽 𝟏

𝟏 𝜽𝟏 𝟐
𝑼𝟐𝑹𝒆𝒇𝒇 = ∫ (𝑼̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 − 𝑬) 𝒅𝜽 (5.34)
𝟐𝝅 𝜶

2 2
UCondeff = √UCeff − UCmoy (5.35)

UCondeff = URondeff (5.36)

➢ Courant

𝐔𝐑𝐞𝐟𝐟
𝐈𝐞𝐟𝐟 = (5.37)
𝐑

[Link] inverse aux bornes du Thyristor


̂+𝐄
𝐓𝐈𝐂 = 𝐔 (5.38)


𝐕𝐀𝐊 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛂
=𝐔 (5.39)
III. REDRESSEMENT COMMANDE SIMPLE ALTERNANCE DEBITANT SUR
UNE CHARGE R-L
1. Schéma

Th
i

UTh R
u1 u2 UC
L

Figure 5.5 : Montage redressement commandé mono-alternance charge R-L

2. Fonctionnement
̂ sin 𝜃 (𝑉), débite sur
Le redresseur alimenté par une source de tension sinusoïdale 𝑢(𝜃) = 𝑈
une résistance R en série avec une inductance L, comme le montre la figure 5.6.

❖ Pour 0≤θ≤π : La source de tension polarise le thyristor en direct ; il est à l’état bloqué
direct : i(θ) = 0, d’où uC(θ) = 0. A θ=α, le thyristor reçoit une impulsion de commande
à sa gâchette et devient passant : uC(θ) = u2(θ). Le courant dans la charge commence à
circuler avec traînage, croît progressivement et atteint son maximum après θ = π/2 où
la tension de polarisation u2(θ) a atteint son maximum. Comme celle-ci décroît, le
courant dans la charge décroît également.
❖ Pour π ≤θ≤2π : A θ = π, la tension de polarisation u2(θ) devient négative, par conséquent
le potentiel d’anode du thyristor devient négatif, l’inductance inverse sa polarité et
applique à la cathode du thyristor un potentiel très négatif ; le thyristor reste polarisée
en direct et demeure passant. L’inductance se comporte comme une source de tension,
car durant la phase de croissance du courant elle a stocké de l’énergie magnétique
qu’elle restitue maintenant. Lorsqu’elle a restitué la totalité de l’énergie emmagasinée,
le courant à travers la charge s’annule, le thyristor se bloque : i(θ) = 0, d’où uC(θ) = 0.
̂ sin 𝜃 (𝑉) < 0, et la valeur maximale de celle-ci
La tension à ses bornes est 𝑉𝑇ℎ (𝜃) = 𝑈
est −Û. Le thyristor doit être choisi de manière que sa tension inverse répétitive
maximale soit VRRM > Û.
3. Allure des courbes

u(θ)

0 Π 2Π 3Π 4Π 5Π 6Π
θ


UC
û

Π Π+α 2Π 3Π 4Π 5Π 6Π
0 α θ

i
î
Π 2Π 3Π 4Π 5Π 6Π
0 θ

VTh
V’AK
Π 2Π 3Π 4Π 5Π
0

θ

Figure 5.6 : Allures de : U ; UC ; i ; VTh

4. Etude quantitative
➢ Valeur moyenne

𝟏 𝛑+𝛂
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 ∫𝛂 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐔 (5.40)

̂
U
UCmoy = 2π [−cos θ]π+α
α (5.41)

̂
U
UCmoy = 2π [cos α − cos(π + α)] (5.42)

̂
U
UCmoy = 2π [cos α − (cos π cos α − sin π sin α)] (5.43)

̂
U
UCmoy = 2π [cos α + cos α] (5.44)
̂
𝐔
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝛑 𝐜𝐨𝐬 𝛂 (5.45)

➢ Valeur efficace

𝟏 𝛑+𝛂
𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟 = 𝟐𝛑 ∫𝛂 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉)𝟐 𝐝𝛉
(𝐔 (5.46)

➢ Tension inverse aux bornes du Thyristor

̂
𝐓𝐈𝐂 = 𝐔 (5.47)


𝐕𝐀𝐊 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛂
=𝐔 (5.48)

IV. REDRESSEMENT COMMANDE SIMPLE ALTERNANCE DEBITANT SUR


UNE CHARGE R-L-E
1. Schéma

Th
i

UTh R

u UC
L

Figure 5.7 : Montage redressement commandé mono-alternance charge R-L-E

La figure 5.8 montre un redresseur commandé monophasé simple alternance alimentant une
charge R-L-E, tel qu’un moteur à courant continu. Le thyristor ne peut laisser passer le courant
𝑢(𝜃)−𝐸
𝑖= que lorsque u(θ) > E ; il ne peut donc être amorcé que pour un angle de retard à
𝑅

l’amorçage α > θf, où θf est l’angle de fermeture naturel.


2. Fonctionnement
A θ=α, le thyristor Th reçoit une impulsion positive de courant à sa gâchette et s’amorce
𝑢𝐶 (𝜃) = 𝑢(𝜃) Lorsque la tension de polarisation u(θ) a tendance à devenir inférieure à le f.é.m
E, l’inductance inverse sa polarité et applique à la cathode du thyristor un potentiel très négatif,
ce qui le maintient à l’état passant : 𝑢𝐶 (𝜃) = 𝑢(𝜃). La tension aux bornes de la charge uC(θ)
devient inférieure à la f.é.m E. L’inductance restitue l’énergie qu’elle a stockée ; le courant dans
la charge décroît. Lorsqu’elle a restitué la totalité de l’énergie, le thyristor se bloque, le courant
à travers la charge s’annule et la tension à ses bornes est sa f.é.m interne : i(θ) = 0 et uC(θ) = E.
La figure 5.9 montre les courbes de la tension uC(θ) fournie par le redresseur.

3. Allure des courbes


u(θ)

0 Π 2Π 3Π 4Π 5Π 6Π
θ


UC
û

E
α Π
θ
0 θ0 θ1 ρ 2Π 3Π 4Π 5Π 6Π

̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛒
−𝐔

θ
Figure 5.8 : Allures de : U et UC charge R-L-E redressement commandé mono-alternance

Soit : θ angle de conduction, θ0 angle de début de conduction, α angle d’amorçage et ρ angle


de fin de conduction du thyristor.

𝝆 = 𝜽 + 𝜶 = 𝝅 + 𝜽𝟎 (5.49)

𝜽𝟏 = 𝝅 − 𝜽𝟎 (5.50)

𝐄
𝛉𝟎 = 𝐬𝐢𝐧−𝟏 𝐔̂ (5.51)

4. Valeur moyenne et efficace de UC


𝟏 𝛂 𝟏 𝛒 𝟏 𝟐𝛑
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = ∫ 𝐄 𝐝𝛉 + ∫ 𝐔 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉 + ∫ 𝐄 𝐝𝛉 (5.52)
𝟐𝛑 𝟎 𝟐𝛑 𝛂 𝟐𝛑 𝛒

𝟏 𝛂 𝟏 𝛒 𝟐 𝟏 𝟐𝛑
𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉) + ∫ 𝐄𝟐 𝐝𝛉
= 𝟐𝛑 ∫𝟎 𝐄𝟐 𝐝𝛉 + 𝟐𝛑 ∫𝛂 (𝐔 (5.53)
𝟐𝛑 𝛒
V. INFLUENCE DE LA DIODE DE ROUE LIBRE
1. Schéma

Th iC
iS

UTh R

u D UC
L
iD
E

Figure 5.9 : Montage redressement commandé mono-alternance charge R-L-E avec diode
de roue libre

La diode de roue libre a pour rôle :

➢ D’éviter l’inversion de la tension aux bornes de la charge


➢ De permettre le blocage du thyristor à la fin de l’alternance positive.

L’inductance L :

L provoque l’augmentation de la durée de circulation du courant dans la charge par rapport au


cas de la charge R.

Plus L est grande, plus la durée de circulation du courant est grande et moins il est ondulé. La
circulation du courant peut ne plus s’interrompre.

Si L est très grande, le courant peut sembler continu.


2. Allure des courbes

u(θ)

û
Π 2Π 3Π 4Π 5Π
0 θ


UC
û

0 α Π 2Π 3Π 4Π 5Π
θ
ic
IC
0 Π 2Π 3Π 4Π 5Π
θ
iS
IC

0 Π 2Π 3Π 4Π 5Π
θ

iD
IC
0 Π 2Π 3Π 4Π 5Π
θ
VTh

V’AK

0 Π 2Π 4Π 5Π
θ

Etat des diodes


D Th D Th D Th

Figure 5.10 : Allure de : U ; UC ; iC ; iS ; iD ; VTh Redresseur mono-alternance charge R-L-


E avec diode de roue libre
3. Etude quantitative
[Link] moyenne
❖ Tensions

𝟏 𝛑
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 ∫𝛂 𝐔 (5.54)

̂
U
UCmoy = 2π [−cos θ]πα (5.55)

̂
U
UCmoy = 2π (cos α − cos π) (5.56)

̂
𝐔
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 (𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝛂) (5.57)

𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 − 𝐄 (5.58)

❖ Courant

𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 −𝐄
𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 = = (5.59)
𝐑 𝐑

𝟏 𝝅
𝑰𝑺𝒎𝒐𝒚 = 𝟐𝝅 ∫𝜶 𝑰𝑪 𝒅𝜽 (5.60)

𝐼
𝐼𝑆𝑚𝑜𝑦 = 2𝜋𝐶 [𝜃]𝜋𝛼 (5.61)

𝝅−𝜶
𝑰𝑺𝒎𝒐𝒚 = 𝑰𝑪 ( 𝟐𝝅 ) (5.62)

𝟏 𝜶 𝟏 𝟐𝝅
𝑰𝑫𝒎𝒐𝒚 = 𝟐𝝅 ∫𝟎 𝑰𝑪 𝒅𝜽 + 𝟐𝝅 ∫𝝅 𝑰𝑪 𝒅𝜽 (5.63)

𝐼 𝐼
𝐼𝐷𝑚𝑜𝑦 = 2𝜋𝐶 [𝜃]𝛼0 + 2𝜋𝐶 [𝜃]2𝜋
𝜋 (5.64)

𝐼 𝐼
𝐼𝐷𝑚𝑜𝑦 = 2𝜋𝐶 (𝛼 − 0) + 2𝜋𝐶 (2𝜋 − 𝜋) (5.65)

𝝅+𝜶
𝑰𝑫𝒎𝒐𝒚 = 𝑰𝑪 ( 𝟐𝝅 ) (5.66)

𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑰𝑺𝒎𝒐𝒚 + 𝑰𝑫𝒎𝒐𝒚 (5.67)

[Link] efficaces
❖ Tension
𝟏 𝛑 𝟐
𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉) 𝐝𝛉
= 𝟐𝛑 ∫𝛂 (𝐔 (5.68)

1
̂ 2 ∫𝜋 1−cos 2𝜃 𝑑𝜃
= 2𝜋 𝑈 (5.69)
𝛼 2

1 sin 2𝜃 𝜋
̂ 2 [𝜃 −
= 4𝜋 𝑈 ] (5.70)
2 𝛼

1
̂ 2 [(𝜋 − 𝛼) + sin(2𝛼)−sin 2𝜋]
= 4𝜋 𝑈 (5.71)
2

1 𝜋−𝛼 sin 2𝛼
̂ 2 [(
= 4𝑈 )+ ] (5.72)
𝜋 2𝜋

̂
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑼𝑪𝒆𝒇𝒇 = 𝟐 √𝟏 − 𝝅 + (5.73)
𝟐𝝅

❖ Courant

Le courant IC est supposé constant car l’inductance L est très grande.

𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝐈𝐂𝐞𝐟𝐟 = 𝐈𝐂𝐦𝐚𝐱 (5.74)

𝟏 𝝅
𝑰𝟐𝑺𝒆𝒇𝒇 = 𝟐𝝅 ∫𝜶 𝑰𝟐𝑪 𝒅𝜽 (5.75)

(𝝅−𝜶)
𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇 = 𝑰𝑪 √ (5.76)
𝟐𝝅

𝟏 𝜶 𝟏 𝟐𝝅
𝑰𝟐𝑫𝒆𝒇𝒇 = 𝟐𝝅 ∫𝟎 𝑰𝟐𝑪 𝒅𝜽 + 𝟐𝝅 ∫𝝅 𝑰𝟐𝑪 𝒅𝜽 (5.77)

(𝝅+𝜶)
𝑰𝑫𝒆𝒇𝒇 = 𝑰𝑪 √ (5.78)
𝟐𝝅

[Link] maximale
̂𝑹 = 𝑼
𝑼 ̂ −𝑬 (5.79)

̂
𝐓𝐈𝐂 = 𝐕𝐑𝐑𝐌 = 𝐔 (5.80)

[Link] de puissance
𝑷𝑫𝑪 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚
𝑲= = (5.81)
𝑺𝑨𝑪 𝑼𝒆𝒇𝒇 𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇

̂
𝑼
Avec 𝑼𝒆𝒇𝒇 = 𝟐
LEÇON II : REDRESSEMENT COMMANDE DOUBLE ALTERNANCE
INTRODUCTION :
Les redresseurs commandés monophasés double alternance utilisent un commutateur (montage
parallèle simple P2) ou deux commutateurs (montage parallèle double PD2). En monophasé, le
montage P2 est alimenté par une source de tension à point-milieu.

On rencontre deux variantes de montages redresseurs commandés double alternance : les


montages tout thyristors et les montages mixtes ; ces derniers sont constitués pour moitié de
thyristors et pour moitié de diodes de puissance.

I. REDRESSEMENT COMMANDE DOUBLE ALTERNANCE DEBITANT SUR


UNE CHARGE RESISTIVE
I.1. Montage P2 tout thyristors débitant sur une charge résistive
Le point milieu secondaire du transformateur permet de disposer deux tensions en opposition
𝑇
̂ sin 𝜔𝑡 (𝑉) ; 𝑢2 (𝑡) = 𝑈
de phase 𝑢1 (𝑡) = 𝑈 ̂ sin (𝜔𝑡 − ) (𝑉) = −𝑢1 (𝑡). u1(t) polarise Th1 et
2

u2(t) polarise Th2

1. Schéma
Th1

VTh1
u1
R IC
uS M
u2 UR
Th2

VTh2

Figure 5.11 : Montage redressement commandé double alternance P2 charge R

2. Fonctionnement
❖ Pour 0 ≤ t ≤ T/2 : la tension de source u1(t) polarise le thyristor Th1 en direct, et la
tension de source u2 (t) polarise le thyristor Th2 en inverse. Le thyristor Th1 est à l’état
bloqué direct, et Th2 à l’état bloqué inverse : iC(t) = 0, d’où uR(t) = 0. A l’instant tα, le
thyristor à l’état bloqué direct Th1 reçoit une impulsion de commande à sa gâchette et
devient passant : uR(t) = u1(t). Par conséquent le courant dans la charge est 𝑖𝐶 (𝑡) =
𝑢𝑅(𝑡) ̂ sin(𝜔𝑡)
𝑈
= . A l’instant t = T/2, la tension u1(t) s’annule et a tendance à devenir
𝑅 𝑅
négative, polarisant l’anode de Th1 négativement, ce qui le bloque, alors que la tension
u2(t) s’annule et a tendance à devenir positive, polarisant ainsi l’anode de Th2
positivement, ce qui le met à l’état bloqué direct.
❖ Pour T/2 ≤ t ≤ T : le thyristor Th1 est à l’état bloqué inverse, et le thyristor Th2 est à
l’état bloqué direct. A l’instant T/2+ tα, le thyristor à l’état bloqué direct Th2 reçoit une
impulsion de commande à sa gâchette et devient passant : uR(t) = u2(t), le courant
𝑢𝑅(𝑡) ̂ sin(𝜔𝑡)
𝑈
traversant la charge est 𝑖𝐶 (𝑡) = = . A l’instant t=T, la tension u2(t) s’annule
𝑅 𝑅

et a tendance à devenir négative, polarisant ainsi l’anode du thyristor Th2 négativement,


ce qui le bloque, alors que la tension u1(t) s’annule et a tendance à devenir positive,
polarisant ainsi l’anode du thyristor Th1 positivement, ce qui le met à l’état bloqué
direct.

I.2. Montage PD2 pont tout thyristors débitant sur une charge résistive
1. Schéma

iC

Th1 VTh1 Th2 VTh2


iS
iTH1 iTH2

u R UR

Th3 VTh3 Th4 VTh4


iTH3 iTH4

Figure 5.12 : Montage redressement commandé double alternance PD2 charge R

2. Etude qualitative
Les thyristors Th1, TH2, Th3 et TH4 sont supposés parfait.

𝑇
• Pour 𝑡 ∈ ]0 ; 2[

u>0 polarise les thyristors TH1 et TH4 en direct. Simultanément TH2 et TH3 sont polarisés en
inverse et alors bloqués. A l’instant tα les thyristors TH1 et TH4 reçoivent une impulsion de
commande à la gâchette et deviennent passants. VHT2= VHT3=-u(t)<0, uR(t)= u(t)
A l’instant t = T/2, la tension u(t) s’annule et a tendance à devenir négative, TH1 et TH4 se
bloquent. Les Thyristors TH2 et TH3 sont mit à l’état bloqué direct.

𝑇
• Pour 𝑡 ∈ ]2 ; 𝑇 [

Les thyristors TH2 et TH3 sont à l’état bloqué direct. Simultanément TH1 et TH4 sont bloqués.
A l’instant T/2+tα TH2 et TH3 reçoivent une impulsion de commande à la gâchette et
deviennent passants. VHT2= VHT3=u(t)<0, uR(t)= -u(t)

A l’instant t = T, la tension u(t) s’annule et a tendance à devenir positive, TH2 et TH3 se


bloquent. Les Thyristors TH1 et TH4 sont de nouveau polarisés en direct.

NB :

✓ Ces thyristors doivent être choisis de manière que leur tension inverse répétitive
maximale soit VRRM > Û.
✓ Les deux thyristors d’un même commutateur ne peuvent pas conduire simultanément
car ils provoqueraient un court-circuit de la source.
3. Allure des courbes

u(t)

T/2 T 3T/2 2T
0 t

iG

uR
û

0 t
tα T/2 T 3T/2 2T
iC
̂
𝑼
𝑹

0 T/2 3T/2
t
T 2T

is
̂
𝑼
𝑹
T/2 T 3T/2 2T
0 t

̂
𝑼

𝑹

VTh1

V’AK
T/2 T 3T/2 2T
0 t

Thyristors passants
0 Th1Th4 0 Th2Th3 0 Th1Th4 0 Th2Th3 0

Figure 5.13 : Allure de : U ; UR ; iC ; iS ; VTh Redresseur double alternance PD2 charge R


4. Etude quantitative
[Link] moyenne
➢ Tension

𝟏 𝐓⁄
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝐓 ∫𝐭 ̂ 𝐬𝐢𝐧(𝛚𝐭) 𝐝𝐭
𝟐𝐔 (5.82)
𝛂
𝟐

T⁄
̂ − cos ωt
2U 2
URmoy = [ ] (5.83)
T ω tα

̂
2U T
URmoy = Tω [cos(ωt α ) − cos (ω 2)] (5.84)

Posons 𝝎𝑻 = 𝟐𝝅 𝒆𝒕 𝝎𝒕𝜶 = 𝜶

̂
2U
URmoy = (cos α − cos π) (5.85)

̂
𝐔
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝛑 (𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝛂) (5.86)

➢ Courant

𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲
𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 = (5.87)
𝐑

𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲
𝐈𝐓𝐇𝐦𝐨𝐲 = (5.88)
𝟐

𝐈𝐒𝐦𝐨𝐲 = 𝟎 (5.89)

[Link] efficace
➢ Tension

𝐓⁄
𝟐
𝐔𝐑𝐞𝐟𝐟 =
𝟏
𝐓 ∫𝐭 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛚𝐭)𝟐 𝐝𝐭
𝟐(𝐔 (5.90)
𝛂
𝟐

2 𝐓⁄ 1−cos 2𝛚𝐭
̂2 ∫
= 𝑇𝑈 𝟐 𝑑𝑡 (5.91)
𝐭 𝛂 2

T⁄
1 sin 2ωt 2
̂ 2 [𝑡 −
= 𝑇𝑈 ] (5.92)
2𝜔 tα

1 Tω sin(2𝜔𝑡𝛼 )−sin 𝜔𝑇
̂ 2 [(
= 𝜔𝑇 𝑈 − 𝜔𝑡𝛼 ) + ] (5.93)
2 2

Posons 𝝎𝑻 = 𝟐𝝅 𝒆𝒕 𝝎𝒕𝜶 = 𝜶
1
̂ 2 [(π − 𝛼) + sin 2𝛼−sin 2𝜋]
= 2𝜋 𝑈 (5.94)
2

̂2
𝑈 𝜋−𝛼 sin 2𝛼
= [( )+ ] (5.95)
2 𝜋 2𝜋

̂
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑼𝑹𝒆𝒇𝒇 = √𝟏 − + (5.96)
√𝟐 𝝅 𝟐𝝅

𝐔𝐑𝐞𝐟𝐟
𝐈𝐂𝐞𝐟𝐟 = (5.97)
𝐑

𝐈𝐂𝐞𝐟𝐟
𝐈𝐓𝐇𝐞𝐟𝐟 = (5.98)
√𝟐

𝐈𝐒𝐞𝐟𝐟 = 𝐈𝐂𝐞𝐟𝐟 (5.99)

[Link] de puissance
𝑷𝑫𝑪 𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚
𝑲= = (5.100)
𝑺𝑨𝑪 𝑼𝒆𝒇𝒇 𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇

̂
𝑼
Avec 𝑼𝒆𝒇𝒇 =
√𝟐

NB : Avec le montage Transformateur à point milieu avec deux thyristors (fig.5.12), on obtient
le même résultat trouvé avec l’utilisation d’un pont tout thyristors, mais la tension redresse
représente-la moitie de l’enroulement secondaire.

II. REDRESSEMENT COMMANDE DOUBLE ALTERNANCE DEBITANT SUR


UNE CHARGE R-E
1. Schéma

iC

Th1 VTh1 Th2 VTh2


iS
iTH1 iTH2
R
u UC
E
Th3 VTh3 Th4 VTh4
iTH3 iTH4

Figure 5.14 : Montage redressement commandé double alternance PD2 charge R-E
2. Allure des courbes
u(θ)

Π
0 θ
θ0 θ1 2Π 3Π 4Π


iG

0
UC
û

E
α Π
θ
0 θ0 θ1 2Π 3Π 4Π

φ
uR
Û-E

0 θ
α θ1 Π 2Π 3Π 4Π

iC
̂ −𝑬
𝑼
𝑹
0 α θ
θ1 Π 2Π 3Π 4Π

iTH1
̂ −𝑬
𝑼
𝑹
0 α θ
θ1 Π 2Π 3Π 4Π

VTh1

V’AK
Π 3Π
0 2Π 4Π
θ


Figure 5.15 : Allure de : U ; UC ; UR ; iC ; iTh1 ; VTh Redresseur double alternance PD2
charge R-E
3. Fonctionnement
La figure 5.15 montre un redresseur monophasé double alternance débitant sur une charge
active comportant une f.é.m interne en opposition avec la tension redressée et une résistance. A
chaque instant, la tension aux bornes d’une charge comportant une f.c.é.m constante E vérifie
la relation : uC(θ) = E + R × iC(θ). Les thyristors ne peuvent laisser passer le courant 𝑖𝐶 (𝜃) =
𝑢𝐶 (𝜃)−𝐸
que lorsque uC(θ) > E ; ils ne peuvent donc être amorcés que pour un angle de retard à
𝑅

l’amorçage α>θf, où θf est l’angle de fermeture pour les diodes de puissance homologues.

A θ=α, les thyristors TH1 et TH4 sont commandés à la fermeture et s’amorcent : uC(θ) = u(θ).
A θ=θ1, la tension de polarisation u(θ) a tendance à devenir inférieure à le f.é.m E et polarise
les thyristors TH1 et TH4’ en inverse ; ils se bloquent aussitôt. Simultanément, les thyristors
TH2 et TH3 sont polarisés en direct et se trouvent à l’état bloqué direct. Ce n’est qu’à l’instant
π+ α qu’ils sont commandés à la fermeture et conduisent.

4. Etude quantitative
Soit θ0 angle de début de conduction, α angle d’amorçage, θ1 angle de fin de conduction et φ
angle de conduction du thyristor.

𝝋 = 𝜽𝟏 − 𝜶 (5.101)

𝜽𝟏 = 𝝅 − 𝜽𝟎 (5.102)

𝝋 = 𝝅 − 𝜽𝟎 − 𝜶 (5.103)

𝐄
𝛉𝟎 = 𝐬𝐢𝐧−𝟏 𝐔̂ (5.104)

[Link] moyenne
➢ Tensions

𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 − 𝑬) 𝒅𝜽
𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 = ∫𝜶 𝟏(𝑼 (5.105)
𝝅

̂
𝑼 𝜃 𝑬 𝜃
𝑈𝑅𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 [−cos 𝜃]𝛼1 − 𝜋 [𝜃]𝛼1 (5.106)

̂
𝑈 𝐸
𝑈𝑅𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 (cos 𝛼 − cos 𝜃1 ) − 𝜋 (𝜃1 − 𝛼) (5.107)

̂
𝑼 𝑬
𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 = 𝝅 (𝐜𝐨𝐬 𝜶 − 𝐜𝐨𝐬 𝜽𝟏 ) − 𝝅 𝝋 (5.108)
𝟏 𝜶 𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽) 𝒅𝜽 + 𝟏 ∫𝝅 𝑬 𝒅𝜽
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝝅 ∫𝟎 𝑬 𝒅𝜽 + 𝝅 ∫𝜶 𝟏 (𝑼 (5.109)
𝝅 𝜽 𝟏

𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑹𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚 + 𝑬 (5.110)

➢ Courants

𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 −𝑬
𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚 = = (5.111)
𝑹 𝑹

𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚
𝑰𝑻𝒉𝒎𝒐𝒚 = (5.112)
𝟐

𝑰𝑺𝒎𝒐𝒚 = 𝟎 (5.113)

[Link] efficace
➢ Tensions

𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 − 𝑬)𝟐 𝒅𝜽
𝑼𝟐𝑹𝒆𝒇𝒇 = 𝝅 ∫𝜶 𝟏 (𝑼 (5.114)

𝟏 𝜽 𝟐 𝟏 𝜽 𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽) 𝒅𝜽 − ∫ 𝟏 𝟐𝑼
𝑼𝟐𝑹𝒆𝒇𝒇 = 𝝅 ∫𝜶 𝟏 (𝑼 ̂ 𝑬 𝐬𝐢𝐧 𝜽 𝒅𝜽 + ∫ 𝟏 𝑬𝟐 𝒅𝜽 (5.115)
𝝅 𝜶 𝝅 𝜶

➢ Courants

𝑼𝑹𝒆𝒇𝒇
𝑰𝑪𝒆𝒇𝒇 = (5.116)
𝑹

𝑰𝑪𝒆𝒇𝒇
𝑰𝑻𝒉𝒆𝒇𝒇 = (5.117)
√𝟐

𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇 = 𝑰𝑪𝒆𝒇𝒇 (5.118)

[Link] efficace de l’ondulation

𝟐 𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟 = √𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 + 𝐔𝐂𝐨𝐧𝐝 (5.119)

𝐔𝐂𝐨𝐧𝐝 = 𝐔𝐑𝐨𝐧𝐝𝐞𝐟𝐟 (5.120)

𝟐 𝟐
𝐔𝐑𝐨𝐧𝐝𝐞𝐟𝐟 = √𝐔𝐑𝐞𝐟𝐟 − 𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 (5.121)

[Link] maximale
̂𝐑 = 𝐔
𝐔 ̂−𝐄 (5.122)

̂
𝐓𝐈𝐂 = 𝐔 (5.123)
III. REDRESSEMENT COMMANDE DOUBLE ALTERNANCE DEBITANT SUR
UNE CHARGE R-L-E (moteur à courant continu)
1. Schéma

iC

Th1 VTh1 Th2 VTh2


iS
iTH1 iTH2 R

u E UC

Th3 VTh3 Th4 VTh4 L

iTH3 iTH4

Figure 5.16 : Montage redressement commandé double alternance PD2 charge R-L-E

2. Fonctionnement
Pour α≤θ≤π+α, les thyristors Th1 et Th4 sont commandés à la fermeture et s’amorcent :
uC(θ)=us(θ). VTh1=VTh4=0 ; VTh2=VTh3=-Ûsinθ A l’instant θ = π, la tension de polarisation u(θ)
a tendance à devenir négative ; l’inductance inverse sa polarité et restitue l’énergie magasinée.
Le thyristor Th1 passant demeure polarisé en direct et passant, tout comme Th4. Les thyristors
Th2 et Th3 restent bloqués. Dès que l’inductance a restitué toute l’énergie qu’elle a
emmagasinée, le courant iC(θ) s’annule, les thyristors Th1 et Th4 jusque-là passants se bloquent.

Si l’inductance n’est pas suffisante, elle restitue la totalité de l’énergie avant l’instant π+ α
d’amorçage des thyristors Th2 et Th3, et le courant s’annule ; les thyristors Th1 et Th4 se
bloquent. Les thyristors Th2 et Th3 sont commandés à la fermeture qu’à l’instant π+ α. Le
courant traversant la charge est interrompu.

Tableau 1 : Tableau récapitulatif du fonctionnement


0 α π π+α

Th1 off on on off

Th2 on off off on

Th3 on off off on

Th4 off on on off

UC -u u -u u

iS -IC IC IC -IC

VTh3 0 -u -u 0

VTh4 u 0 0 u
3. Allure des courbes
u(t)

π 2π 3π 4π
0 θ


iG

0
uC
û

0 α π θ
π+α 2π 3π 4π
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜶
−𝑼
iC
IC
θ
0 π 2π 3π 4π
iTH2
IC
θ
0 α π π+α 2π 3π 4π
is
IC

0 θ
π 2π 3π 4π
-IC
VTh1

V’AK
π π+α 2π 3π 4π
0 α θ


Etats des Thyristors
Th2Th3 Th1Th4 Th2Th3 Th1Th4 Th2Th3
Figure 5.17 : Allure de : U ; UC ; iC ; iTh2 ; VTh1 Redresseur double alternance PD2 charge
R-L-E

4. Etude quantitative
[Link] moyenne
➢ Tension

𝟏 𝛑+𝛂
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝛑 ∫𝛂 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐔 (5.124)

̂
𝑼
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 [−cos 𝜃]π+α
𝛼 (5.125)

̂
𝑈
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 [cos 𝛼 − cos(π + α)] (5.126)

On sait que cos(π+α)=-cosα

̂
𝑈
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 (cos 𝛼 + cos 𝛼) (5.127)

̂
𝟐𝑼
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝐜𝐨𝐬 𝜶 (5.127)
𝝅

NB : cette formule n’est valable que dans le cas d’un courant ininterrompu, c’est-à-dire lorsque
la charge est suffisamment inductive.

Pour α=0 UCmoy est maximale

Pour α=π/2 UCmoy=0

𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 = 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 − 𝑬 (5.128)

➢ Courant

𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 −𝑬
𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚 = = (5.129)
𝑹 𝑹

𝟏 𝜶 𝟏 𝟐𝝅
𝑰𝑻𝒉𝟐𝒎𝒐𝒚 = 𝟐𝝅 ∫𝟎 𝑰𝑪 𝒅𝜽 + 𝟐𝝅 ∫𝝅+𝜶 𝑰𝑪 𝒅𝜽 (5.130)

𝐼 𝐼
𝐼𝑇ℎ2𝑚𝑜𝑦 = 2𝜋𝐶 [𝜃]𝛼0 + 2𝜋𝐶 [𝜃]2𝜋
𝜋+𝛼 (5.131)

𝐼 𝐼
𝐼𝑇ℎ2𝑚𝑜𝑦 = 2𝜋𝐶 (𝛼) + 2𝜋𝐶 [2𝜋 − (𝜋 + 𝛼)] (5.132)
𝑰𝑪
𝑰𝑻𝒉𝒎𝒐𝒚 = (5.133)
𝟐

𝑰𝑺𝒎𝒐𝒚 = 𝟎 (5.134)

[Link] efficace
➢ Tension

𝑼𝟐𝑪𝒆𝒇𝒇 = 𝝅 ∫𝜶
𝟏 𝝅+𝜶
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽)𝟐 𝒅𝜽
(𝑼 (5.135)

2 ̂2
𝑈 𝜋+𝛼 1−cos 2𝜃
𝑈𝐶𝑒𝑓𝑓 = ∫𝛼 𝑑𝜃 (5.136)
𝜋 2

2 ̂2
𝑈 ̂ 2 −sin 2𝜃 𝜋+𝛼
𝑈
𝑈𝐶𝑒𝑓𝑓 = 2𝜋 [𝜃]𝜋+𝛼
𝛼 + 2𝜋 [ ] (5.137)
2 𝛼

2 ̂2
𝑈 ̂2
𝑈
𝑈𝐶𝑒𝑓𝑓 = 2𝜋 (𝜋 + 𝛼 − 𝛼) + 4𝜋 [sin 2𝛼 − sin 2(𝜋 + 𝛼)] (5.138)

̂
𝑼
𝑼𝑪𝒆𝒇𝒇 = (5.139)
√𝟐

➢ Courant

𝑰𝑪𝒆𝒇𝒇 = 𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇 (5.139)

𝑰𝑪𝒆𝒇𝒇
𝑰𝑻𝒉𝒆𝒇𝒇 = (5.140)
√𝟐

[Link] énergétique
➢ La puissance active reçue par la charge est donnée par :

𝑷𝑫𝑪 = 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 × 𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚 (5.141)

➢ La puissance apparente fournie par le réseau est donnée par :

𝑺𝑨𝑪 = 𝑼𝒆𝒇𝒇 × 𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇 (5.142)

̂
𝑼
Avec 𝑼𝒆𝒇𝒇 =
√𝟐

➢ Facteur de puissance

𝑷𝑫𝑪 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚


𝑲= = = (5.143)
𝑺𝑨𝑪 𝑼𝒆𝒇𝒇 𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇 𝑼𝒆𝒇𝒇
Remarque : Une diode de roue libre connectée aux bornes de la charge de faible inductance
empêche les discontinuités du courant iC(θ) dans la charge. Elle réduit en même temps la durée
de conduction des thyristors.

5. Relation entre la vitesse du moteur et l’angle d’amorçage α


On sait que :

̂
2U
UCmoy = cos α = RICmoy + E
π

A flux constant

E = kn

̂
2U
cos α = RICmoy + kn
π

̂
𝟐𝐔 𝐑𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲
𝐧= 𝐜𝐨𝐬 𝛂 −
𝐤𝛑 𝐤

NB : On peut modifier la vitesse de rotation n du moteur en agissant sur α : c’est le principe de


la commande de la machine à courant continu par pont tout thyristors.

❖ Graphe de UCmoy=f(α)

̂
2U
UCmoy = cos α
π

α 0 π/2 π
2Û/ π

UCmoy=f(α) 0

-2Û/ π

Figure 5.18 : tableau de variation de la courbe UC=f(α)

UCmoy

2Û/ π

π/2 π α
0

-2Û/ π
Figure 5.19 : allure de la courbe UC=f(α)

IV. REDRESSEMENT COMMANDE MONOPHASE PD2 TOUT THYRISTORS


AVEC DIODE DE COMMUTATION OU DE ROUE LIBRE
1. Schéma

iC

Th1 VTh1 Th2 VTh2


iS
iTH1 iTH2
R
u D UC
iD

Th3 VTh3 Th4 VTh4 L

iTH3 iTH4

Figure 5.20 : Montage redressement commandé double alternance PD2 charge R-L avec
diode de roue libre

2. Fonctionnement
La diode D est la diode de commutation ou de roue libre. Elle est branchée en parallèle avec la
charge (résistance et inductance) et elle donne à la fin de chaque alternance, un passage
préférentiel au courant provenant de la charge inductive.

Dès que la tension de source u(t) a tendance à devenir négative, l’inductance inverse sa polarité,
la diode de roue libre devient aussitôt passante, provoquant le blocage des thyristors TH1 et
TH4, et court-circuitant la charge : uC(t) = 0. Le courant dans la charge id(t) est alors
ininterrompu.

𝑇 𝑇
La diode de roue libre agit entre ]2 ; + 𝑡𝛼 [, elle permet de bloquer les thyristors à la fin de
2

chaque alternance.
3. Allure des courbes

u(t)

T/2 T 3T/2 2T
0 t


iG

0
uC
û

0 t
tα T/2 T 3T/2 2T

iC
IC

0 t
tα T/2 T 3T/2 2T
iTh1
IC

0 T/2
t
T 3T/2 2T

is
IC
T/2 T 3T/2 2T
0 t

-IC
iD
IC

0 T/2 3T/2
t
T 2T

iTh3
IC

0 t
T/2 T 3T/2 2T
Figure 5.21 : Allure de : U ; UC ; iC ; iTh1 ; iS ; iD; iTh3 Redresseur double alternance PD2
charge R-L avec diode de roue libre

4. Etude quantitative
[Link] moyenne
➢ Tension

𝟏 𝑻⁄
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑻 ∫𝒕 ̂ 𝐬𝐢𝐧(𝝎𝒕)𝒅𝒕
𝟐𝑼 (5.144)
𝜶
𝟐

𝑇⁄
̂ −cos(𝜔𝑡)
2𝑈 2
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = [ ] (5.145)
𝑇 𝜔 𝑡𝛼

̂
2𝑈 𝜔𝑇
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = 𝜔𝑇 [cos 𝜔𝑡𝛼 − cos ] (5.146)
2

Posons 𝝎𝑻 = 𝟐𝝅 𝒆𝒕 𝝎𝒕𝜶 = 𝜶

̂
2𝑈 2𝜋
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = [cos 𝛼 − cos ] (5.147)
2𝜋 2

̂
𝑼
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝝅 (𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝜶) (5.148)

𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 (5.149)

➢ Courant

𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲
𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 = (5.150)
𝐑

𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 (𝛑−𝛂)
𝐈𝐓𝐇𝐦𝐨𝐲 = (5.151)
𝟐𝛑

𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 𝛂
𝐈𝐃𝐦𝐨𝐲 = (5.152)
𝛑

𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝐈𝐓𝐇𝐦𝐨𝐲 + 𝐈𝐃𝐦𝐨𝐲 (5.153)

𝐈𝐒𝐦𝐨𝐲 = 𝟎 (5.154)
[Link] efficace
➢ Tension

𝐓⁄
𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟 =
𝟏
𝐓 ∫𝐭 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛚𝐭)𝟐 𝐝𝐭
𝟐(𝐔 (5.155)
𝛂
𝟐

2 2 𝐓⁄ 1−cos 2𝛚𝐭
̂ ∫
= 𝑇𝑈 𝟐 𝑑𝑡 (5.156)
𝐭 𝛂 2

T⁄
1 2 2
̂ [𝑡 − sin 2ωt]
= 𝑇𝑈 (5.157)
2𝜔 tα

1 Tω sin(2𝜔𝑡𝛼 )−sin 𝜔𝑇
̂ 2 [(
= 𝜔𝑇 𝑈 − 𝜔𝑡𝛼 ) + ] (5.158)
2 2

Posons 𝝎𝑻 = 𝟐𝝅 𝒆𝒕 𝝎𝒕𝜶 = 𝜶

1
̂ 2 [(π − 𝛼) + sin 2𝛼−sin 2𝜋]
= 2𝜋 𝑈 (5.159)
2

̂2
𝑈 𝜋−𝛼 sin 2𝛼
= [( )+ ] (5.160)
2 𝜋 2𝜋

̂
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑼𝑪𝒆𝒇𝒇 = √𝟏 − + (5.161)
√𝟐 𝝅 𝟐𝝅

➢ Courant

(𝛑−𝛂)
𝐈𝐓𝐇𝐞𝐟𝐟 = 𝐈𝐂 √ (5.162)
𝟐𝛑

𝛂
𝐈𝐃𝐞𝐟𝐟 = 𝐈𝐂 √𝛑 (5.163)

𝟐 𝟐
𝐈𝐂𝐞𝐟𝐟 = √𝐈𝐓𝐡𝐞𝐟𝐟 + 𝐈𝐃𝐞𝐟𝐟 (5.164)

𝐈𝐒𝐞𝐟𝐟 = 𝐈𝐂𝐞𝐟𝐟 (5.165)

𝐈𝐒𝐞𝐟𝐟 = 𝐈𝐂𝐞𝐟𝐟 (5.166)

[Link] de puissance
𝑷𝑫𝑪 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚
𝑲= = (5.167)
𝑺𝑨𝑪 𝑼𝒆𝒇𝒇 𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇

̂
𝑼
Avec 𝑼𝒆𝒇𝒇 =
√𝟐
V. REDRESSEUR DOUBLE ALTERNANCE EN AVEC PONT DE GRAËTZ
MIXTE
Il existe deux types de pont mixte : le pont mixte symétrique et le pont mixte asymétrique

V.1. Pont mixte symétrique


1. Schéma
iC

Th1 VTh1 Th2 VTh2


iS
iTH1 iTH2 R

u E UC

D2 D1 L

Figure 5.22 : Montage redressement commandé PD2 pont mixte symétrique

2. Fonctionnement
Pour 0≤θ≤π

Le thyristor Th1 est à l’état bloqué direct et la diode D1 est polarisée en direct et est passante.
Le thyristor Th2 et la diode D2 polarisés en inverse sont bloqués : iC(θ) = 0 et uC(θ) = 0. Dès
que Th1 est commandé à la fermeture à l’instant α, il devient passant : uC(t) = u(t).

Pour π≤θ≤π+α

Lorsque u(θ) s’annule et a tendance à devenir négative, l’inductance inverse sa polarité et


impose à la cathode de Th1 un potentiel plus négatif que celui de son anode, ce qui maintient
ce thyristor passant au-delà de π. La diode D1 se bloque, Th2 passe de l’état bloqué inverse à
l’état bloqué direct, et D2 passe de l’état bloqué à l’état passant : le thyristor Th1 et la diode D2
sont passants et court-circuitent la charge : uC(θ) = 0 ; c’est la séquence de roue libre qui dure
jusqu’à ce que Th2 soit commandé à la fermeture.

Pour π+α ≤θ≤2π


Th2 est commandé à la fermeture et s’amorce à l’instant π+ α : uC (θ) = −u(θ). Le thyristor Th2
conduit jusqu’à l’instant 2π+α. La tension aux bornes d’un thyristor et d’une diode bloqués est
VTh(θ) = UD= −u(θ) < 0 ; sa valeur maximale peut atteindre –Û.

3. Formes d’ondes

u(θ)

π 2π 3π 4π
0 θ


iG

0
uC
û

0 θ
α π π+α 2π 3π 4π

iC
IC

0
α π 2π 3π 4π
θ
iTh1
IC
θ
0 α π 2π 3π 4π

is
IC
2π 4π
0 π 3π
θ
α
-IC
iD1
IC

0 π 2π 3π 4π
θ
iTh2
IC

0 π π+α 2π 4π
θ

iD2
IC

0 π 2π 3π 4π θ
Figure 5.23 : Allure de : U ; UC ; iC ; iTh1 ; iS ; iD1; iTh2 ; iD2 Redresseur double alternance
PD2 pont mixte symétrique

V.2. Pont mixte asymétrique


1. Schéma
iC

Th1 VTh1 D2
iS
iTH1 R

u E UC

Th2 VTh2 D1 L

iTH2

Figure 5.24 : Montage redressement commandé PD2 pont mixte asymétrique

2. Fonctionnement
Pour 0<θ<π

Th2 n’est pas amorcé D2 bloqué, car u(θ)>0 ; Th1 est amorcé, D1 passante donc UC=u(θ)

Pour π<θ< π+α

C’est la Phase de roue libre Th2 est encore bloqué D1 passante ; Th1 devient bloqué, car D2
devient passante

Pour π+α<θ<2π

Th1 n’est pas amorcé D1 bloqué, car u(θ)<0 ; Th2 est amorcé, D2 passante UC=-u(θ)

Pour 0<θ<α

Phase de roue libre Th1 est encore bloqué D1 passante ; Th2 devient bloqué, car D1 devient
passante.
3. Formes d’ondes

u(θ)

π 2π 3π 4π
0 θ


iG

0
uC
û

0 θ
α π π+α 2π 3π 4π

iC
IC

0
α π 2π 3π 4π
θ
iTh1
IC
θ
0 α π 2π 3π 4π

iTh2
IC

0 π 2π 3π 4π
θ
α
iD1
IC

0 π 2π 3π 4π
θ
iD2
IC

0 π 2π 3π 4π θ

Th1 D2 Th1 D2
D1 Th2 D1 Th2
Figure 5.25 : Allure de : U ; UC ; iC ; iTh1 ; iD1; iTh2 ; iD2 Redresseur double alternance PD2
pont mixte asymétrique

V.3. Grandeurs caractéristiques


1. Valeur moyenne
𝟏 𝛑
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝛑 ∫𝛂 𝐔 (5.168)

̂
U
UCmoy = π [−cos θ]πα (5.169)

̂
U
UCmoy = π (cos α − cos π) (5.170)

̂
𝐔
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = (𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝛂) (5.171)
𝛑

𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 − 𝐄 (5.172)

2. Valeur efficace
𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟
𝟏 𝛑
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉)𝟐 𝐝𝛉
= 𝛑 ∫𝛂 (𝐔 (5.173)

1 𝜋 1−cos 2𝜃
̂2 ∫
= 𝜋𝑈 𝑑𝜃 (5.174)
𝛼 2

1 sin 2𝜃 𝜋
̂ 2 [𝜃 −
= 2𝜋 𝑈 ] (5.175)
2 𝛼

1 sin(2𝛼)−sin 2𝜋
̂ 2 [(𝜋 − 𝛼) +
= 2𝜋 𝑈 ] (5.177)
2

1 𝜋−𝛼 sin 2𝛼
̂ 2 [(
= 2𝑈 )+ ] (5.178)
𝜋 2𝜋

̂
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑼𝑪𝒆𝒇𝒇 = √𝟏 − + (5.179)
√𝟐 𝝅 𝟐𝝅

NB : L’intérêt du redressement commandé et qu’il permette de faire varier la tension moyenne


en sortie du pont et donc de faire varier par exemple la vitesse de rotation d’un moteur à courant
continu. Il existe de nombreuses applications industrielles mettant en œuvre ce type de
redressement :

➢ variateur de vitesse de moteur à courant continu ;


➢ commande de puissance (chauffage, ...) ;

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