Redressement Commandé Mono-Alternance
Redressement Commandé Mono-Alternance
1. Schéma
Soit le montage de la figure 5.2 alimentant une charge résistive. Le thyristor est supposée idéal.
La tension délivrée par le transformateur est supposée sinusoïdale de pulsation ω et d’amplitude
̂ 𝒔𝒊𝒏(𝝎𝒕)
maximale Û. Elle s’exprime par : 𝒖(𝒕) = 𝑼
Th
i
VTh
u1 u2 R UR
2. Fonctionnement
Le thyristor est passant qu’à partir du moment où l’on envoie le signal de gâchette et à la
condition que la tension UAK soit positive
Pour 0<θ<α
̂
On a U>0 pas d’impulsion sur la gâchette donc TH est bloqué, alors I=0 , UR=0 et VTh = −U
Pour α<θ<π
On a V>0, en envoie une impulsion de commande (courant d’amorçage) donc TH devient
conducteur, alors uR = Ri = u, et VTH=0.
u(θ)
û
Π 2Π 3Π 4Π
0 θ
-û
iG
UR
û
0 θ
α Π 2Π 3Π 4Π
i
̂
𝑼
𝑹
0 Π 2Π 3Π 4Π
θ
VTh
V’AK
0 Π 2Π 3Π 4Π
θ
-û
𝟏 𝛑
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 ∫𝛂 𝐔 (5.1)
̂
U
URmoy = 2π [−cos θ]πα (5.2)
̂
U
URmoy = 2π (cos α − cos π) (5.3)
̂
𝐔
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 (𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝛂) (5.4)
❖ Courant
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲
𝐈𝐦𝐨𝐲 = (5.5)
𝐑
[Link] efficaces
❖ Tension
𝟐
𝐔𝐑𝐞𝐟𝐟
𝟏 𝛑
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉)𝟐 𝐝𝛉
= 𝟐𝛑 ∫𝛂 (𝐔 (5.6)
1−cos 2𝑥
On sait que : sin2 𝑥 = 2
1
̂ 2 ∫𝜋 1−cos 2𝜃 𝑑𝜃
= 2𝜋 𝑈 (5.7)
𝛼 2
1 𝜋
̂ 2 [𝜃 − sin 2𝜃]
= 4𝜋 𝑈 (5.8)
2 𝛼
1
̂ 2 [(𝜋 − 𝛼) + sin(2𝛼)−sin 2𝜋]
= 4𝜋 𝑈 (5.9)
2
1 𝜋−𝛼 sin 2𝛼
̂ 2 [(
= 4𝑈 )+ ] (5.10)
𝜋 2𝜋
̂
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑼𝑹𝒆𝒇𝒇 = 𝟐 √𝟏 − 𝝅 + (5.11)
𝟐𝝅
❖ Courant
𝑼𝑹𝒆𝒇𝒇
𝑰𝒆𝒇𝒇 = (5.12)
𝑹
[Link] moyenne
𝟏 𝛑 ̂
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 × 𝐔 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐏𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 ∫𝛂 𝐔 (5.13)
𝐑
̂𝟐
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑷𝒎𝒐𝒚 = 𝟒𝑹 (𝟏 − 𝝅 + ) (5.14)
𝟐𝝅
′
𝐕𝐀𝐊 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛂
=𝐔 (5.17)
L’Intérêt d’un tel dispositif, c’est d’obtenir une tension et un courant de charge réglable et par
conséquent une puissance réglable.
Th
i
UTh R
u1 u2 UC
E
2. Fonctionnement
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 (𝑽). Un courant négatif ne passe pas à
La source d’entrée est de la forme 𝒖(𝜽) = 𝑼
travers un Thyristor.
uR = Ri (5.18)
= u(θ) − E (5.19)
̂ sin θ − E
=U (5.20)
̂ sin θ−E
U
i = (5.21)
R
̂ sin θ > 𝐸
Le courant i existe si et seulement si U
E
Si le Thyristor se comporte comme une diode, il va commencer à conduire à θ0, θ0 = sin−1 Û
𝝋 = 𝜽𝟏 − 𝜶 (5.22)
𝜽𝟏 = 𝝅 − 𝜽𝟎 (5.23)
𝝋 = 𝝅 − 𝜽𝟎 − 𝜶 (5.24)
3. Etude qualitative
Si 𝜃𝜖]0 ; 𝛼 [ ∪ ] 𝜃1 ; 2𝜋 [, le Thyristor est bloqué i=0 ; UC=E. la tension aux bornes du Thyristor
est donnée par :
𝑢(𝜃) − 𝑉𝑇ℎ − 𝑈𝐶 = 0
𝑉𝑇ℎ = 𝑢 − 𝑈𝐶
Or UC=E
𝑽𝑻𝒉 = 𝒖(𝜽) − 𝑬
u(θ)
û
E
Π 3Π
0 θ0 α θ
θ1 2Π 4Π 5Π
-û
iG
0
uC
û
E
0 θ0 α θ
θ1 Π 2Π 3Π 4Π 5Π
uR
φ
Û-E
0 θ α Π 5Π
θ
0 θ1 2Π 3Π 4Π
i
î
0 θ α θ
0 θ1 Π 2Π 3Π 4Π 5Π
vTh
V’AK
0 α θ
θ1 Π 2Π 3Π 4Π 5Π
-E
-(Û+E)
5. Etude quantitative
[Link] moyenne
➢ Tensions
𝟏 𝜶 𝟏 𝜽 𝟏 𝟐𝝅
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 𝒅𝜽 + ∫ 𝑬 𝒅𝜽
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝟐𝝅 ∫𝟎 𝑬 𝒅𝜽 + 𝟐𝝅 ∫𝜶 𝟏 𝑼 (5.25)
𝟐𝝅 𝜽 𝟏
1
̂ cos θ − Eθ] θ1
URmoy = 2π [−U (5.28)
α
1
̂ (cos α − cos θ1 ) − E(θ1 − α)]
URmoy = 2π [U (5.29)
̂
U E
URmoy = 2π (cos α − cos(π − θ0 )) − 2π (φ) (5.30)
̂
𝐔 𝐄
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 (𝐜𝐨𝐬 𝛂 + 𝐜𝐨𝐬 𝛉𝟎 ) − 𝟐𝛑 (𝛗) (5.31)
➢ Courant
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 −𝐄
𝐈𝐦𝐨𝐲 = = (5.32)
𝐑 𝐑
[Link] efficace
➢ Tensions
𝟏 𝜶 𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽)𝟐 + 𝟏 ∫𝟐𝝅 𝑬𝟐 𝒅𝜽
𝑼𝟐𝑪𝒆𝒇𝒇 = 𝟐𝝅 ∫𝟎 𝑬𝟐 𝒅𝜽 + 𝟐𝝅 ∫𝜶 𝟏 (𝑼 (5.33)
𝟐𝝅 𝜽 𝟏
𝟏 𝜽𝟏 𝟐
𝑼𝟐𝑹𝒆𝒇𝒇 = ∫ (𝑼̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 − 𝑬) 𝒅𝜽 (5.34)
𝟐𝝅 𝜶
2 2
UCondeff = √UCeff − UCmoy (5.35)
➢ Courant
𝐔𝐑𝐞𝐟𝐟
𝐈𝐞𝐟𝐟 = (5.37)
𝐑
′
𝐕𝐀𝐊 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛂
=𝐔 (5.39)
III. REDRESSEMENT COMMANDE SIMPLE ALTERNANCE DEBITANT SUR
UNE CHARGE R-L
1. Schéma
Th
i
UTh R
u1 u2 UC
L
2. Fonctionnement
̂ sin 𝜃 (𝑉), débite sur
Le redresseur alimenté par une source de tension sinusoïdale 𝑢(𝜃) = 𝑈
une résistance R en série avec une inductance L, comme le montre la figure 5.6.
❖ Pour 0≤θ≤π : La source de tension polarise le thyristor en direct ; il est à l’état bloqué
direct : i(θ) = 0, d’où uC(θ) = 0. A θ=α, le thyristor reçoit une impulsion de commande
à sa gâchette et devient passant : uC(θ) = u2(θ). Le courant dans la charge commence à
circuler avec traînage, croît progressivement et atteint son maximum après θ = π/2 où
la tension de polarisation u2(θ) a atteint son maximum. Comme celle-ci décroît, le
courant dans la charge décroît également.
❖ Pour π ≤θ≤2π : A θ = π, la tension de polarisation u2(θ) devient négative, par conséquent
le potentiel d’anode du thyristor devient négatif, l’inductance inverse sa polarité et
applique à la cathode du thyristor un potentiel très négatif ; le thyristor reste polarisée
en direct et demeure passant. L’inductance se comporte comme une source de tension,
car durant la phase de croissance du courant elle a stocké de l’énergie magnétique
qu’elle restitue maintenant. Lorsqu’elle a restitué la totalité de l’énergie emmagasinée,
le courant à travers la charge s’annule, le thyristor se bloque : i(θ) = 0, d’où uC(θ) = 0.
̂ sin 𝜃 (𝑉) < 0, et la valeur maximale de celle-ci
La tension à ses bornes est 𝑉𝑇ℎ (𝜃) = 𝑈
est −Û. Le thyristor doit être choisi de manière que sa tension inverse répétitive
maximale soit VRRM > Û.
3. Allure des courbes
u(θ)
0 Π 2Π 3Π 4Π 5Π 6Π
θ
-û
UC
û
Π Π+α 2Π 3Π 4Π 5Π 6Π
0 α θ
i
î
Π 2Π 3Π 4Π 5Π 6Π
0 θ
VTh
V’AK
Π 2Π 3Π 4Π 5Π
0
6Π
θ
-û
4. Etude quantitative
➢ Valeur moyenne
𝟏 𝛑+𝛂
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 ∫𝛂 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐔 (5.40)
̂
U
UCmoy = 2π [−cos θ]π+α
α (5.41)
̂
U
UCmoy = 2π [cos α − cos(π + α)] (5.42)
̂
U
UCmoy = 2π [cos α − (cos π cos α − sin π sin α)] (5.43)
̂
U
UCmoy = 2π [cos α + cos α] (5.44)
̂
𝐔
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝛑 𝐜𝐨𝐬 𝛂 (5.45)
➢ Valeur efficace
𝟏 𝛑+𝛂
𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟 = 𝟐𝛑 ∫𝛂 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉)𝟐 𝐝𝛉
(𝐔 (5.46)
̂
𝐓𝐈𝐂 = 𝐔 (5.47)
′
𝐕𝐀𝐊 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛂
=𝐔 (5.48)
Th
i
UTh R
u UC
L
La figure 5.8 montre un redresseur commandé monophasé simple alternance alimentant une
charge R-L-E, tel qu’un moteur à courant continu. Le thyristor ne peut laisser passer le courant
𝑢(𝜃)−𝐸
𝑖= que lorsque u(θ) > E ; il ne peut donc être amorcé que pour un angle de retard à
𝑅
0 Π 2Π 3Π 4Π 5Π 6Π
θ
-û
UC
û
E
α Π
θ
0 θ0 θ1 ρ 2Π 3Π 4Π 5Π 6Π
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛒
−𝐔
θ
Figure 5.8 : Allures de : U et UC charge R-L-E redressement commandé mono-alternance
𝝆 = 𝜽 + 𝜶 = 𝝅 + 𝜽𝟎 (5.49)
𝜽𝟏 = 𝝅 − 𝜽𝟎 (5.50)
𝐄
𝛉𝟎 = 𝐬𝐢𝐧−𝟏 𝐔̂ (5.51)
𝟏 𝛂 𝟏 𝛒 𝟐 𝟏 𝟐𝛑
𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉) + ∫ 𝐄𝟐 𝐝𝛉
= 𝟐𝛑 ∫𝟎 𝐄𝟐 𝐝𝛉 + 𝟐𝛑 ∫𝛂 (𝐔 (5.53)
𝟐𝛑 𝛒
V. INFLUENCE DE LA DIODE DE ROUE LIBRE
1. Schéma
Th iC
iS
UTh R
u D UC
L
iD
E
Figure 5.9 : Montage redressement commandé mono-alternance charge R-L-E avec diode
de roue libre
L’inductance L :
Plus L est grande, plus la durée de circulation du courant est grande et moins il est ondulé. La
circulation du courant peut ne plus s’interrompre.
u(θ)
û
Π 2Π 3Π 4Π 5Π
0 θ
-û
UC
û
0 α Π 2Π 3Π 4Π 5Π
θ
ic
IC
0 Π 2Π 3Π 4Π 5Π
θ
iS
IC
0 Π 2Π 3Π 4Π 5Π
θ
iD
IC
0 Π 2Π 3Π 4Π 5Π
θ
VTh
V’AK
0 Π 2Π 4Π 5Π
θ
3Π
-û
𝟏 𝛑
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 ∫𝛂 𝐔 (5.54)
̂
U
UCmoy = 2π [−cos θ]πα (5.55)
̂
U
UCmoy = 2π (cos α − cos π) (5.56)
̂
𝐔
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝟐𝛑 (𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝛂) (5.57)
❖ Courant
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 −𝐄
𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 = = (5.59)
𝐑 𝐑
𝟏 𝝅
𝑰𝑺𝒎𝒐𝒚 = 𝟐𝝅 ∫𝜶 𝑰𝑪 𝒅𝜽 (5.60)
𝐼
𝐼𝑆𝑚𝑜𝑦 = 2𝜋𝐶 [𝜃]𝜋𝛼 (5.61)
𝝅−𝜶
𝑰𝑺𝒎𝒐𝒚 = 𝑰𝑪 ( 𝟐𝝅 ) (5.62)
𝟏 𝜶 𝟏 𝟐𝝅
𝑰𝑫𝒎𝒐𝒚 = 𝟐𝝅 ∫𝟎 𝑰𝑪 𝒅𝜽 + 𝟐𝝅 ∫𝝅 𝑰𝑪 𝒅𝜽 (5.63)
𝐼 𝐼
𝐼𝐷𝑚𝑜𝑦 = 2𝜋𝐶 [𝜃]𝛼0 + 2𝜋𝐶 [𝜃]2𝜋
𝜋 (5.64)
𝐼 𝐼
𝐼𝐷𝑚𝑜𝑦 = 2𝜋𝐶 (𝛼 − 0) + 2𝜋𝐶 (2𝜋 − 𝜋) (5.65)
𝝅+𝜶
𝑰𝑫𝒎𝒐𝒚 = 𝑰𝑪 ( 𝟐𝝅 ) (5.66)
[Link] efficaces
❖ Tension
𝟏 𝛑 𝟐
𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉) 𝐝𝛉
= 𝟐𝛑 ∫𝛂 (𝐔 (5.68)
1
̂ 2 ∫𝜋 1−cos 2𝜃 𝑑𝜃
= 2𝜋 𝑈 (5.69)
𝛼 2
1 sin 2𝜃 𝜋
̂ 2 [𝜃 −
= 4𝜋 𝑈 ] (5.70)
2 𝛼
1
̂ 2 [(𝜋 − 𝛼) + sin(2𝛼)−sin 2𝜋]
= 4𝜋 𝑈 (5.71)
2
1 𝜋−𝛼 sin 2𝛼
̂ 2 [(
= 4𝑈 )+ ] (5.72)
𝜋 2𝜋
̂
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑼𝑪𝒆𝒇𝒇 = 𝟐 √𝟏 − 𝝅 + (5.73)
𝟐𝝅
❖ Courant
𝟏 𝝅
𝑰𝟐𝑺𝒆𝒇𝒇 = 𝟐𝝅 ∫𝜶 𝑰𝟐𝑪 𝒅𝜽 (5.75)
(𝝅−𝜶)
𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇 = 𝑰𝑪 √ (5.76)
𝟐𝝅
𝟏 𝜶 𝟏 𝟐𝝅
𝑰𝟐𝑫𝒆𝒇𝒇 = 𝟐𝝅 ∫𝟎 𝑰𝟐𝑪 𝒅𝜽 + 𝟐𝝅 ∫𝝅 𝑰𝟐𝑪 𝒅𝜽 (5.77)
(𝝅+𝜶)
𝑰𝑫𝒆𝒇𝒇 = 𝑰𝑪 √ (5.78)
𝟐𝝅
[Link] maximale
̂𝑹 = 𝑼
𝑼 ̂ −𝑬 (5.79)
̂
𝐓𝐈𝐂 = 𝐕𝐑𝐑𝐌 = 𝐔 (5.80)
[Link] de puissance
𝑷𝑫𝑪 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚
𝑲= = (5.81)
𝑺𝑨𝑪 𝑼𝒆𝒇𝒇 𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇
̂
𝑼
Avec 𝑼𝒆𝒇𝒇 = 𝟐
LEÇON II : REDRESSEMENT COMMANDE DOUBLE ALTERNANCE
INTRODUCTION :
Les redresseurs commandés monophasés double alternance utilisent un commutateur (montage
parallèle simple P2) ou deux commutateurs (montage parallèle double PD2). En monophasé, le
montage P2 est alimenté par une source de tension à point-milieu.
1. Schéma
Th1
VTh1
u1
R IC
uS M
u2 UR
Th2
VTh2
2. Fonctionnement
❖ Pour 0 ≤ t ≤ T/2 : la tension de source u1(t) polarise le thyristor Th1 en direct, et la
tension de source u2 (t) polarise le thyristor Th2 en inverse. Le thyristor Th1 est à l’état
bloqué direct, et Th2 à l’état bloqué inverse : iC(t) = 0, d’où uR(t) = 0. A l’instant tα, le
thyristor à l’état bloqué direct Th1 reçoit une impulsion de commande à sa gâchette et
devient passant : uR(t) = u1(t). Par conséquent le courant dans la charge est 𝑖𝐶 (𝑡) =
𝑢𝑅(𝑡) ̂ sin(𝜔𝑡)
𝑈
= . A l’instant t = T/2, la tension u1(t) s’annule et a tendance à devenir
𝑅 𝑅
négative, polarisant l’anode de Th1 négativement, ce qui le bloque, alors que la tension
u2(t) s’annule et a tendance à devenir positive, polarisant ainsi l’anode de Th2
positivement, ce qui le met à l’état bloqué direct.
❖ Pour T/2 ≤ t ≤ T : le thyristor Th1 est à l’état bloqué inverse, et le thyristor Th2 est à
l’état bloqué direct. A l’instant T/2+ tα, le thyristor à l’état bloqué direct Th2 reçoit une
impulsion de commande à sa gâchette et devient passant : uR(t) = u2(t), le courant
𝑢𝑅(𝑡) ̂ sin(𝜔𝑡)
𝑈
traversant la charge est 𝑖𝐶 (𝑡) = = . A l’instant t=T, la tension u2(t) s’annule
𝑅 𝑅
I.2. Montage PD2 pont tout thyristors débitant sur une charge résistive
1. Schéma
iC
u R UR
2. Etude qualitative
Les thyristors Th1, TH2, Th3 et TH4 sont supposés parfait.
𝑇
• Pour 𝑡 ∈ ]0 ; 2[
u>0 polarise les thyristors TH1 et TH4 en direct. Simultanément TH2 et TH3 sont polarisés en
inverse et alors bloqués. A l’instant tα les thyristors TH1 et TH4 reçoivent une impulsion de
commande à la gâchette et deviennent passants. VHT2= VHT3=-u(t)<0, uR(t)= u(t)
A l’instant t = T/2, la tension u(t) s’annule et a tendance à devenir négative, TH1 et TH4 se
bloquent. Les Thyristors TH2 et TH3 sont mit à l’état bloqué direct.
𝑇
• Pour 𝑡 ∈ ]2 ; 𝑇 [
Les thyristors TH2 et TH3 sont à l’état bloqué direct. Simultanément TH1 et TH4 sont bloqués.
A l’instant T/2+tα TH2 et TH3 reçoivent une impulsion de commande à la gâchette et
deviennent passants. VHT2= VHT3=u(t)<0, uR(t)= -u(t)
NB :
✓ Ces thyristors doivent être choisis de manière que leur tension inverse répétitive
maximale soit VRRM > Û.
✓ Les deux thyristors d’un même commutateur ne peuvent pas conduire simultanément
car ils provoqueraient un court-circuit de la source.
3. Allure des courbes
u(t)
T/2 T 3T/2 2T
0 t
-û
iG
uR
û
0 t
tα T/2 T 3T/2 2T
iC
̂
𝑼
𝑹
0 T/2 3T/2
t
T 2T
is
̂
𝑼
𝑹
T/2 T 3T/2 2T
0 t
tα
̂
𝑼
−
𝑹
VTh1
V’AK
T/2 T 3T/2 2T
0 t
tα
-û
Thyristors passants
0 Th1Th4 0 Th2Th3 0 Th1Th4 0 Th2Th3 0
𝟏 𝐓⁄
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝐓 ∫𝐭 ̂ 𝐬𝐢𝐧(𝛚𝐭) 𝐝𝐭
𝟐𝐔 (5.82)
𝛂
𝟐
T⁄
̂ − cos ωt
2U 2
URmoy = [ ] (5.83)
T ω tα
̂
2U T
URmoy = Tω [cos(ωt α ) − cos (ω 2)] (5.84)
Posons 𝝎𝑻 = 𝟐𝝅 𝒆𝒕 𝝎𝒕𝜶 = 𝜶
̂
2U
URmoy = (cos α − cos π) (5.85)
2π
̂
𝐔
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 = 𝛑 (𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝛂) (5.86)
➢ Courant
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲
𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 = (5.87)
𝐑
𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲
𝐈𝐓𝐇𝐦𝐨𝐲 = (5.88)
𝟐
𝐈𝐒𝐦𝐨𝐲 = 𝟎 (5.89)
[Link] efficace
➢ Tension
𝐓⁄
𝟐
𝐔𝐑𝐞𝐟𝐟 =
𝟏
𝐓 ∫𝐭 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛚𝐭)𝟐 𝐝𝐭
𝟐(𝐔 (5.90)
𝛂
𝟐
2 𝐓⁄ 1−cos 2𝛚𝐭
̂2 ∫
= 𝑇𝑈 𝟐 𝑑𝑡 (5.91)
𝐭 𝛂 2
T⁄
1 sin 2ωt 2
̂ 2 [𝑡 −
= 𝑇𝑈 ] (5.92)
2𝜔 tα
1 Tω sin(2𝜔𝑡𝛼 )−sin 𝜔𝑇
̂ 2 [(
= 𝜔𝑇 𝑈 − 𝜔𝑡𝛼 ) + ] (5.93)
2 2
Posons 𝝎𝑻 = 𝟐𝝅 𝒆𝒕 𝝎𝒕𝜶 = 𝜶
1
̂ 2 [(π − 𝛼) + sin 2𝛼−sin 2𝜋]
= 2𝜋 𝑈 (5.94)
2
̂2
𝑈 𝜋−𝛼 sin 2𝛼
= [( )+ ] (5.95)
2 𝜋 2𝜋
̂
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑼𝑹𝒆𝒇𝒇 = √𝟏 − + (5.96)
√𝟐 𝝅 𝟐𝝅
𝐔𝐑𝐞𝐟𝐟
𝐈𝐂𝐞𝐟𝐟 = (5.97)
𝐑
𝐈𝐂𝐞𝐟𝐟
𝐈𝐓𝐇𝐞𝐟𝐟 = (5.98)
√𝟐
[Link] de puissance
𝑷𝑫𝑪 𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚
𝑲= = (5.100)
𝑺𝑨𝑪 𝑼𝒆𝒇𝒇 𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇
̂
𝑼
Avec 𝑼𝒆𝒇𝒇 =
√𝟐
NB : Avec le montage Transformateur à point milieu avec deux thyristors (fig.5.12), on obtient
le même résultat trouvé avec l’utilisation d’un pont tout thyristors, mais la tension redresse
représente-la moitie de l’enroulement secondaire.
iC
Figure 5.14 : Montage redressement commandé double alternance PD2 charge R-E
2. Allure des courbes
u(θ)
Π
0 θ
θ0 θ1 2Π 3Π 4Π
-û
iG
0
UC
û
E
α Π
θ
0 θ0 θ1 2Π 3Π 4Π
φ
uR
Û-E
0 θ
α θ1 Π 2Π 3Π 4Π
iC
̂ −𝑬
𝑼
𝑹
0 α θ
θ1 Π 2Π 3Π 4Π
iTH1
̂ −𝑬
𝑼
𝑹
0 α θ
θ1 Π 2Π 3Π 4Π
VTh1
V’AK
Π 3Π
0 2Π 4Π
θ
-û
Figure 5.15 : Allure de : U ; UC ; UR ; iC ; iTh1 ; VTh Redresseur double alternance PD2
charge R-E
3. Fonctionnement
La figure 5.15 montre un redresseur monophasé double alternance débitant sur une charge
active comportant une f.é.m interne en opposition avec la tension redressée et une résistance. A
chaque instant, la tension aux bornes d’une charge comportant une f.c.é.m constante E vérifie
la relation : uC(θ) = E + R × iC(θ). Les thyristors ne peuvent laisser passer le courant 𝑖𝐶 (𝜃) =
𝑢𝐶 (𝜃)−𝐸
que lorsque uC(θ) > E ; ils ne peuvent donc être amorcés que pour un angle de retard à
𝑅
l’amorçage α>θf, où θf est l’angle de fermeture pour les diodes de puissance homologues.
A θ=α, les thyristors TH1 et TH4 sont commandés à la fermeture et s’amorcent : uC(θ) = u(θ).
A θ=θ1, la tension de polarisation u(θ) a tendance à devenir inférieure à le f.é.m E et polarise
les thyristors TH1 et TH4’ en inverse ; ils se bloquent aussitôt. Simultanément, les thyristors
TH2 et TH3 sont polarisés en direct et se trouvent à l’état bloqué direct. Ce n’est qu’à l’instant
π+ α qu’ils sont commandés à la fermeture et conduisent.
4. Etude quantitative
Soit θ0 angle de début de conduction, α angle d’amorçage, θ1 angle de fin de conduction et φ
angle de conduction du thyristor.
𝝋 = 𝜽𝟏 − 𝜶 (5.101)
𝜽𝟏 = 𝝅 − 𝜽𝟎 (5.102)
𝝋 = 𝝅 − 𝜽𝟎 − 𝜶 (5.103)
𝐄
𝛉𝟎 = 𝐬𝐢𝐧−𝟏 𝐔̂ (5.104)
[Link] moyenne
➢ Tensions
𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 − 𝑬) 𝒅𝜽
𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 = ∫𝜶 𝟏(𝑼 (5.105)
𝝅
̂
𝑼 𝜃 𝑬 𝜃
𝑈𝑅𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 [−cos 𝜃]𝛼1 − 𝜋 [𝜃]𝛼1 (5.106)
̂
𝑈 𝐸
𝑈𝑅𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 (cos 𝛼 − cos 𝜃1 ) − 𝜋 (𝜃1 − 𝛼) (5.107)
̂
𝑼 𝑬
𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 = 𝝅 (𝐜𝐨𝐬 𝜶 − 𝐜𝐨𝐬 𝜽𝟏 ) − 𝝅 𝝋 (5.108)
𝟏 𝜶 𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽) 𝒅𝜽 + 𝟏 ∫𝝅 𝑬 𝒅𝜽
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝝅 ∫𝟎 𝑬 𝒅𝜽 + 𝝅 ∫𝜶 𝟏 (𝑼 (5.109)
𝝅 𝜽 𝟏
➢ Courants
𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 −𝑬
𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚 = = (5.111)
𝑹 𝑹
𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚
𝑰𝑻𝒉𝒎𝒐𝒚 = (5.112)
𝟐
𝑰𝑺𝒎𝒐𝒚 = 𝟎 (5.113)
[Link] efficace
➢ Tensions
𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 − 𝑬)𝟐 𝒅𝜽
𝑼𝟐𝑹𝒆𝒇𝒇 = 𝝅 ∫𝜶 𝟏 (𝑼 (5.114)
𝟏 𝜽 𝟐 𝟏 𝜽 𝟏 𝜽
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽) 𝒅𝜽 − ∫ 𝟏 𝟐𝑼
𝑼𝟐𝑹𝒆𝒇𝒇 = 𝝅 ∫𝜶 𝟏 (𝑼 ̂ 𝑬 𝐬𝐢𝐧 𝜽 𝒅𝜽 + ∫ 𝟏 𝑬𝟐 𝒅𝜽 (5.115)
𝝅 𝜶 𝝅 𝜶
➢ Courants
𝑼𝑹𝒆𝒇𝒇
𝑰𝑪𝒆𝒇𝒇 = (5.116)
𝑹
𝑰𝑪𝒆𝒇𝒇
𝑰𝑻𝒉𝒆𝒇𝒇 = (5.117)
√𝟐
𝟐 𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟 = √𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 + 𝐔𝐂𝐨𝐧𝐝 (5.119)
𝟐 𝟐
𝐔𝐑𝐨𝐧𝐝𝐞𝐟𝐟 = √𝐔𝐑𝐞𝐟𝐟 − 𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲 (5.121)
[Link] maximale
̂𝐑 = 𝐔
𝐔 ̂−𝐄 (5.122)
̂
𝐓𝐈𝐂 = 𝐔 (5.123)
III. REDRESSEMENT COMMANDE DOUBLE ALTERNANCE DEBITANT SUR
UNE CHARGE R-L-E (moteur à courant continu)
1. Schéma
iC
u E UC
iTH3 iTH4
Figure 5.16 : Montage redressement commandé double alternance PD2 charge R-L-E
2. Fonctionnement
Pour α≤θ≤π+α, les thyristors Th1 et Th4 sont commandés à la fermeture et s’amorcent :
uC(θ)=us(θ). VTh1=VTh4=0 ; VTh2=VTh3=-Ûsinθ A l’instant θ = π, la tension de polarisation u(θ)
a tendance à devenir négative ; l’inductance inverse sa polarité et restitue l’énergie magasinée.
Le thyristor Th1 passant demeure polarisé en direct et passant, tout comme Th4. Les thyristors
Th2 et Th3 restent bloqués. Dès que l’inductance a restitué toute l’énergie qu’elle a
emmagasinée, le courant iC(θ) s’annule, les thyristors Th1 et Th4 jusque-là passants se bloquent.
Si l’inductance n’est pas suffisante, elle restitue la totalité de l’énergie avant l’instant π+ α
d’amorçage des thyristors Th2 et Th3, et le courant s’annule ; les thyristors Th1 et Th4 se
bloquent. Les thyristors Th2 et Th3 sont commandés à la fermeture qu’à l’instant π+ α. Le
courant traversant la charge est interrompu.
UC -u u -u u
iS -IC IC IC -IC
VTh3 0 -u -u 0
VTh4 u 0 0 u
3. Allure des courbes
u(t)
π 2π 3π 4π
0 θ
-û
iG
0
uC
û
0 α π θ
π+α 2π 3π 4π
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜶
−𝑼
iC
IC
θ
0 π 2π 3π 4π
iTH2
IC
θ
0 α π π+α 2π 3π 4π
is
IC
0 θ
π 2π 3π 4π
-IC
VTh1
V’AK
π π+α 2π 3π 4π
0 α θ
-û
Etats des Thyristors
Th2Th3 Th1Th4 Th2Th3 Th1Th4 Th2Th3
Figure 5.17 : Allure de : U ; UC ; iC ; iTh2 ; VTh1 Redresseur double alternance PD2 charge
R-L-E
4. Etude quantitative
[Link] moyenne
➢ Tension
𝟏 𝛑+𝛂
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = 𝛑 ∫𝛂 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉 𝐝𝛉
𝐔 (5.124)
̂
𝑼
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 [−cos 𝜃]π+α
𝛼 (5.125)
̂
𝑈
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 [cos 𝛼 − cos(π + α)] (5.126)
̂
𝑈
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 (cos 𝛼 + cos 𝛼) (5.127)
̂
𝟐𝑼
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝐜𝐨𝐬 𝜶 (5.127)
𝝅
NB : cette formule n’est valable que dans le cas d’un courant ininterrompu, c’est-à-dire lorsque
la charge est suffisamment inductive.
➢ Courant
𝑼𝑹𝒎𝒐𝒚 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 −𝑬
𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚 = = (5.129)
𝑹 𝑹
𝟏 𝜶 𝟏 𝟐𝝅
𝑰𝑻𝒉𝟐𝒎𝒐𝒚 = 𝟐𝝅 ∫𝟎 𝑰𝑪 𝒅𝜽 + 𝟐𝝅 ∫𝝅+𝜶 𝑰𝑪 𝒅𝜽 (5.130)
𝐼 𝐼
𝐼𝑇ℎ2𝑚𝑜𝑦 = 2𝜋𝐶 [𝜃]𝛼0 + 2𝜋𝐶 [𝜃]2𝜋
𝜋+𝛼 (5.131)
𝐼 𝐼
𝐼𝑇ℎ2𝑚𝑜𝑦 = 2𝜋𝐶 (𝛼) + 2𝜋𝐶 [2𝜋 − (𝜋 + 𝛼)] (5.132)
𝑰𝑪
𝑰𝑻𝒉𝒎𝒐𝒚 = (5.133)
𝟐
𝑰𝑺𝒎𝒐𝒚 = 𝟎 (5.134)
[Link] efficace
➢ Tension
𝑼𝟐𝑪𝒆𝒇𝒇 = 𝝅 ∫𝜶
𝟏 𝝅+𝜶
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝜽)𝟐 𝒅𝜽
(𝑼 (5.135)
2 ̂2
𝑈 𝜋+𝛼 1−cos 2𝜃
𝑈𝐶𝑒𝑓𝑓 = ∫𝛼 𝑑𝜃 (5.136)
𝜋 2
2 ̂2
𝑈 ̂ 2 −sin 2𝜃 𝜋+𝛼
𝑈
𝑈𝐶𝑒𝑓𝑓 = 2𝜋 [𝜃]𝜋+𝛼
𝛼 + 2𝜋 [ ] (5.137)
2 𝛼
2 ̂2
𝑈 ̂2
𝑈
𝑈𝐶𝑒𝑓𝑓 = 2𝜋 (𝜋 + 𝛼 − 𝛼) + 4𝜋 [sin 2𝛼 − sin 2(𝜋 + 𝛼)] (5.138)
̂
𝑼
𝑼𝑪𝒆𝒇𝒇 = (5.139)
√𝟐
➢ Courant
𝑰𝑪𝒆𝒇𝒇
𝑰𝑻𝒉𝒆𝒇𝒇 = (5.140)
√𝟐
[Link] énergétique
➢ La puissance active reçue par la charge est donnée par :
̂
𝑼
Avec 𝑼𝒆𝒇𝒇 =
√𝟐
➢ Facteur de puissance
̂
2U
UCmoy = cos α = RICmoy + E
π
A flux constant
E = kn
̂
2U
cos α = RICmoy + kn
π
̂
𝟐𝐔 𝐑𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲
𝐧= 𝐜𝐨𝐬 𝛂 −
𝐤𝛑 𝐤
❖ Graphe de UCmoy=f(α)
̂
2U
UCmoy = cos α
π
α 0 π/2 π
2Û/ π
UCmoy=f(α) 0
-2Û/ π
UCmoy
2Û/ π
π/2 π α
0
-2Û/ π
Figure 5.19 : allure de la courbe UC=f(α)
iC
iTH3 iTH4
Figure 5.20 : Montage redressement commandé double alternance PD2 charge R-L avec
diode de roue libre
2. Fonctionnement
La diode D est la diode de commutation ou de roue libre. Elle est branchée en parallèle avec la
charge (résistance et inductance) et elle donne à la fin de chaque alternance, un passage
préférentiel au courant provenant de la charge inductive.
Dès que la tension de source u(t) a tendance à devenir négative, l’inductance inverse sa polarité,
la diode de roue libre devient aussitôt passante, provoquant le blocage des thyristors TH1 et
TH4, et court-circuitant la charge : uC(t) = 0. Le courant dans la charge id(t) est alors
ininterrompu.
𝑇 𝑇
La diode de roue libre agit entre ]2 ; + 𝑡𝛼 [, elle permet de bloquer les thyristors à la fin de
2
chaque alternance.
3. Allure des courbes
u(t)
T/2 T 3T/2 2T
0 t
-û
iG
0
uC
û
0 t
tα T/2 T 3T/2 2T
iC
IC
0 t
tα T/2 T 3T/2 2T
iTh1
IC
0 T/2
t
T 3T/2 2T
is
IC
T/2 T 3T/2 2T
0 t
tα
-IC
iD
IC
0 T/2 3T/2
t
T 2T
iTh3
IC
0 t
T/2 T 3T/2 2T
Figure 5.21 : Allure de : U ; UC ; iC ; iTh1 ; iS ; iD; iTh3 Redresseur double alternance PD2
charge R-L avec diode de roue libre
4. Etude quantitative
[Link] moyenne
➢ Tension
𝟏 𝑻⁄
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑻 ∫𝒕 ̂ 𝐬𝐢𝐧(𝝎𝒕)𝒅𝒕
𝟐𝑼 (5.144)
𝜶
𝟐
𝑇⁄
̂ −cos(𝜔𝑡)
2𝑈 2
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = [ ] (5.145)
𝑇 𝜔 𝑡𝛼
̂
2𝑈 𝜔𝑇
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = 𝜔𝑇 [cos 𝜔𝑡𝛼 − cos ] (5.146)
2
Posons 𝝎𝑻 = 𝟐𝝅 𝒆𝒕 𝝎𝒕𝜶 = 𝜶
̂
2𝑈 2𝜋
𝑈𝐶𝑚𝑜𝑦 = [cos 𝛼 − cos ] (5.147)
2𝜋 2
̂
𝑼
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝝅 (𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝜶) (5.148)
➢ Courant
𝐔𝐑𝐦𝐨𝐲
𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 = (5.150)
𝐑
𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 (𝛑−𝛂)
𝐈𝐓𝐇𝐦𝐨𝐲 = (5.151)
𝟐𝛑
𝐈𝐂𝐦𝐨𝐲 𝛂
𝐈𝐃𝐦𝐨𝐲 = (5.152)
𝛑
𝐈𝐒𝐦𝐨𝐲 = 𝟎 (5.154)
[Link] efficace
➢ Tension
𝐓⁄
𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟 =
𝟏
𝐓 ∫𝐭 ̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛚𝐭)𝟐 𝐝𝐭
𝟐(𝐔 (5.155)
𝛂
𝟐
2 2 𝐓⁄ 1−cos 2𝛚𝐭
̂ ∫
= 𝑇𝑈 𝟐 𝑑𝑡 (5.156)
𝐭 𝛂 2
T⁄
1 2 2
̂ [𝑡 − sin 2ωt]
= 𝑇𝑈 (5.157)
2𝜔 tα
1 Tω sin(2𝜔𝑡𝛼 )−sin 𝜔𝑇
̂ 2 [(
= 𝜔𝑇 𝑈 − 𝜔𝑡𝛼 ) + ] (5.158)
2 2
Posons 𝝎𝑻 = 𝟐𝝅 𝒆𝒕 𝝎𝒕𝜶 = 𝜶
1
̂ 2 [(π − 𝛼) + sin 2𝛼−sin 2𝜋]
= 2𝜋 𝑈 (5.159)
2
̂2
𝑈 𝜋−𝛼 sin 2𝛼
= [( )+ ] (5.160)
2 𝜋 2𝜋
̂
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑼𝑪𝒆𝒇𝒇 = √𝟏 − + (5.161)
√𝟐 𝝅 𝟐𝝅
➢ Courant
(𝛑−𝛂)
𝐈𝐓𝐇𝐞𝐟𝐟 = 𝐈𝐂 √ (5.162)
𝟐𝛑
𝛂
𝐈𝐃𝐞𝐟𝐟 = 𝐈𝐂 √𝛑 (5.163)
𝟐 𝟐
𝐈𝐂𝐞𝐟𝐟 = √𝐈𝐓𝐡𝐞𝐟𝐟 + 𝐈𝐃𝐞𝐟𝐟 (5.164)
[Link] de puissance
𝑷𝑫𝑪 𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 𝑰𝑪𝒎𝒐𝒚
𝑲= = (5.167)
𝑺𝑨𝑪 𝑼𝒆𝒇𝒇 𝑰𝑺𝒆𝒇𝒇
̂
𝑼
Avec 𝑼𝒆𝒇𝒇 =
√𝟐
V. REDRESSEUR DOUBLE ALTERNANCE EN AVEC PONT DE GRAËTZ
MIXTE
Il existe deux types de pont mixte : le pont mixte symétrique et le pont mixte asymétrique
u E UC
D2 D1 L
2. Fonctionnement
Pour 0≤θ≤π
Le thyristor Th1 est à l’état bloqué direct et la diode D1 est polarisée en direct et est passante.
Le thyristor Th2 et la diode D2 polarisés en inverse sont bloqués : iC(θ) = 0 et uC(θ) = 0. Dès
que Th1 est commandé à la fermeture à l’instant α, il devient passant : uC(t) = u(t).
Pour π≤θ≤π+α
3. Formes d’ondes
u(θ)
π 2π 3π 4π
0 θ
-û
iG
0
uC
û
0 θ
α π π+α 2π 3π 4π
iC
IC
0
α π 2π 3π 4π
θ
iTh1
IC
θ
0 α π 2π 3π 4π
is
IC
2π 4π
0 π 3π
θ
α
-IC
iD1
IC
0 π 2π 3π 4π
θ
iTh2
IC
0 π π+α 2π 4π
θ
3π
iD2
IC
0 π 2π 3π 4π θ
Figure 5.23 : Allure de : U ; UC ; iC ; iTh1 ; iS ; iD1; iTh2 ; iD2 Redresseur double alternance
PD2 pont mixte symétrique
Th1 VTh1 D2
iS
iTH1 R
u E UC
Th2 VTh2 D1 L
iTH2
2. Fonctionnement
Pour 0<θ<π
Th2 n’est pas amorcé D2 bloqué, car u(θ)>0 ; Th1 est amorcé, D1 passante donc UC=u(θ)
C’est la Phase de roue libre Th2 est encore bloqué D1 passante ; Th1 devient bloqué, car D2
devient passante
Pour π+α<θ<2π
Th1 n’est pas amorcé D1 bloqué, car u(θ)<0 ; Th2 est amorcé, D2 passante UC=-u(θ)
Pour 0<θ<α
Phase de roue libre Th1 est encore bloqué D1 passante ; Th2 devient bloqué, car D1 devient
passante.
3. Formes d’ondes
u(θ)
π 2π 3π 4π
0 θ
-û
iG
0
uC
û
0 θ
α π π+α 2π 3π 4π
iC
IC
0
α π 2π 3π 4π
θ
iTh1
IC
θ
0 α π 2π 3π 4π
iTh2
IC
0 π 2π 3π 4π
θ
α
iD1
IC
0 π 2π 3π 4π
θ
iD2
IC
0 π 2π 3π 4π θ
Th1 D2 Th1 D2
D1 Th2 D1 Th2
Figure 5.25 : Allure de : U ; UC ; iC ; iTh1 ; iD1; iTh2 ; iD2 Redresseur double alternance PD2
pont mixte asymétrique
̂
U
UCmoy = π [−cos θ]πα (5.169)
̂
U
UCmoy = π (cos α − cos π) (5.170)
̂
𝐔
𝐔𝐂𝐦𝐨𝐲 = (𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝛂) (5.171)
𝛑
2. Valeur efficace
𝟐
𝐔𝐂𝐞𝐟𝐟
𝟏 𝛑
̂ 𝐬𝐢𝐧 𝛉)𝟐 𝐝𝛉
= 𝛑 ∫𝛂 (𝐔 (5.173)
1 𝜋 1−cos 2𝜃
̂2 ∫
= 𝜋𝑈 𝑑𝜃 (5.174)
𝛼 2
1 sin 2𝜃 𝜋
̂ 2 [𝜃 −
= 2𝜋 𝑈 ] (5.175)
2 𝛼
1 sin(2𝛼)−sin 2𝜋
̂ 2 [(𝜋 − 𝛼) +
= 2𝜋 𝑈 ] (5.177)
2
1 𝜋−𝛼 sin 2𝛼
̂ 2 [(
= 2𝑈 )+ ] (5.178)
𝜋 2𝜋
̂
𝑼 𝜶 𝐬𝐢𝐧 2𝛼
𝑼𝑪𝒆𝒇𝒇 = √𝟏 − + (5.179)
√𝟐 𝝅 𝟐𝝅