Initiation à LabVIEW pour l'instrumentation
Initiation à LabVIEW pour l'instrumentation
initiation à
l’instrumentation
numérique :
TP
Initiation à l’instrumentation numérique
Travaux pratiques
2 séances de TP d’initiation
(cartes multifonctions et
pilotage d’instruments)
2 mini-projets.
Initiation à l’instrumentation numérique page 3
ë A l’issue de ces deux séances, les objectifs sont d’acquérir les principes de base
de la programmation LabVIEW pour le contrôle distant de cartes et d’instruments, et
d’être capable de commenter la liste des mots clés ci-dessus.
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Concernant les signaux analogiques (nous n’utiliserons pas de signaux numériques), les
principales caractéristiques de cette carte sont les suivantes :
→ Acquisition
— 8 entrées (voies ou canaux) BNC notées AI0, AI1, ..., AI7
— CAN 16 bits, plage [−10V, +10V]
— Fréquence échantillonnage maximale : 2 MHz si une seule voie utilisée, 1 MHz si plusieurs
voies utilisées
— Déclenchement par un signal extérieur (toute entrée PFI) : ce signal doit avoir un niveau
bas compris entre 0 et 0.8 V et un niveau haut compris entre 2.2 et 5.25 V (signal TTL)
— Amplification analogique programmable (gain = 1, 2, 5, 10, 20, 50 ou 100)
→ Génération
— 2 voies de sortie notées AO0 et AO1
— dynamique [−10V, +10V]
— fréquence maximale du signal de sortie : 2.86 MHz si une seule voie utilisée, 2 MHz si les
2 voies sont utilisées
Les spécifications détaillées de la carte peuvent être trouvées sur le bureau de votre poste de
travail ou bien sur [Link].
À savoir : chaque voie d’entrée analogique possède un interrupteur FS/GS (pour “Floating
Source”/“Ground-referenced Source”). Si le signal provient directement d’un instrument connecté à
la masse (“ground”) du bâtiment (et donc à une masse commune avec celle de la carte DAQ, en
principe connectée sur le même réseau électrique), alors il faut positionner l’interrupteur sur GS ;
c’est le cas par exemple si on fait l’acquisition d’un signal en provenance du GBF.
Un signal flottant n’est pas relié à la masse du bâtiment mais possède un point de référence isolé,
comme par exemple pour un signal provenant d’un thermocouple. Il faut alors positionner l’in-
terrupteur sur FS afin que l’instrument puisse établir une référence locale pour le signal et ainsi
effectuer une mesure adéquate.
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À savoir : le tableau ci-dessous résume, en fonction du type de signal (FS ou GS), les cas
d’utilisation des différents modes de configuration d’entrée : DIFF pour différentielle, NRSE (“Non-
Referenced Single-Ended”) pour asymétrique non-référencé, ou RSE (“Referenced Single-Ended”)
pour asymétrique référencé. Pour plus de détails, voir le manuel d’utilisation de la carte NI USB-
6361 (sur le bureau de votre ordinateur ou le “X Series User Manual” sur [Link]).
FS GS
Dans cette première partie, l’objectif est de générer un signal analogique à partir de la carte NI
USB-6361. Examiner et utiliser le VI suivant (adapté d’un VI fourni par NI) : “Voltage - Continuous
Output - [Link]”
Récupérer ce VI dans le dossier indiqué par l’enseignant, et enregistrez-le sous votre réper-
toire dans “Mes Documents” (il est important de ne pas modifier ce VI avant de l’avoir
enregistré-sous).
Quelques compléments d’information sur les icônes apparaissant dans ce diagramme (voir l’aide
contextuelle, crtl-H, qui donne également accès à l’aide détaillée) :
— DAQmx - Créer une voie (AO Tension) : Crée une voie virtuelle et l’ajoute à une tâche
existante. Une tâche est une variable contenant toutes les informations (voie, échantillonnage,
déclenchement, etc) nécessaire à l’acquisition ou la génération d’un signal. Si aucune tâche
n’existe, ce VI en crée une. Les instances de ce VI polymorphe permettent de choisir le type
de voie (ici une sortie analogique, AO) et la mesure ou la génération à effectuer, par exemple
une tension (comme c’est le cas ici), un courant, une température. Ce VI permet également
de définir les limites d’amplitude du signal à générer.
— DAQmx - Cadencement (Horloge d’échantillonnage) : Permet de définir la fréquence
d’échantillonnage, le mode d’échantillonnage (continu ou fini), et le nombre de points à générer
(dans le cas d’un échantillonnage fini). Ce VI crée un buffer si nécessaire.
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— DAQmx - Écrire (Analogique 1D Wfm NVoies NÉchant.) : Écrit des données dans le
buffer pour une opération de sortie analogique bufférisée. Ce VI est un VI polymorphe dont
les instances permettent de spécifier le format des données à écrire (tableau de flottants ou
données type waveform — voir §2.2.3), et s’il s’agit d’écrire un ou plusieurs échantillons et sur
une ou plusieurs voies.
— DAQmx - Démarrer une tâche : Démarre une opération, ici, une sortie analogique buffé-
risée. Les données écrites dans le buffer sont alors générées (transférées du buffer au CNA) à
la vitesse de mise à jour spécifiée dans le VI “DAQmx - Cadencement”.
— DAQmx - Supprimer une tâche : Supprime la tâche et libère toutes les ressources que la
tâche avait réservées.
N.B. : Pour arrêter ce VI, il est important d’utiliser la commande “STOP” de la face-
avant, et non le bouton “stop” de la barre de menu. En effet, en cliquant sur cette commande, cela
permet de sortir de la boucle WHILE et donc d’exécuter les VI qui suivent, surtout le VI “DAQmx
- Supprimer une tâche” qui ré-initialise la tâche et notamment libère les ressources. Le bouton de
la barre de menu ne fait qu’interrompre le VI, ce qui empêche son exécution complète et peut donc
entraîner des problèmes de mémoire.
À retenir : Les étapes essentielles pour réaliser une génération sous LabVIEW sont :
Applications
N.B. : Une fois ce VI mis en surbrillance à l’aide d’un clic, vous remarquerez que la liste des
matériels compatibles avec ce VI est affichée dans la fenêtre “Exigences” ; vous pouvez vérifier que
la carte NI USB-6361 est bien dans cette liste (voir figure ci-dessus).
Ce VI permet l’acquisition d’une série de mesures définie par la commande “Number of sam-
ples”. L’acquisition peut être réalisée sur une ou plusieurs voies définies par la commande “Physical
channel”.
Quelques compléments d’information sur les icônes apparaissant dans ce diagramme (voir l’aide
contextuelle, crtl-H, qui donne également accès à l’aide détaillée) :
— DAQmx - Créer une voie (AI Tension) : Crée une voie virtuelle et l’ajoute à une tâche
existante. Une tâche est une variable contenant toutes les informations (voie, cadencement,
déclenchement, etc) nécessaires à l’acquisition ou la génération d’un signal. Si aucune tâche
n’existe, ce VI en crée une. Les instances de ce VI polymorphe permettent de choisir le type
de voie (ici une entrée analogique, AI) et la mesure ou la génération à effectuer, par exemple
une tension (comme c’est le cas ici), un courant, une température. Ce VI permet également
de définir les limites d’amplitude du signal à générer, et de choisir le mode de configuration
d’entrée (Par défaut/RSE/NRSE/Différentiel — voir table 2.1).
— DAQmx - Cadencement (Horloge d’échantillonnage) : Permet de définir la fréquence
d’échantillonnage, le mode d’échantillonnage (continu ou fini), et le nombre de points à générer
(dans le cas d’un échantillonnage fini). Ce VI crée un buffer si nécessaire.
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À retenir : Les étapes essentielles pour réaliser une acquisition sous LabVIEW sont :
Applications
Par défaut, la valeur du gain est fixée à 2 dans le VI (cf. commande “input limits” = ±5 V et
aide détaillée associée). Faire l’acquisition. Refaire l’acquisition en fixant le gain à 5 puis 20
puis 100. Commenter.
7. En gardant un gain de 100, régler l’amplitude du GBF à 400 mV et relancer l’acquisition.
Commenter.
8. Facultatif.– Modifier le VI de manière à réaliser l’acquisition “simultanée” et déclenchée de
deux signaux analogiques (le signal sinusoïdal et le signal SYNC par exemple).
2.2.3 Compléments sur le type et le format de sortie des données (indicateur “data”)
Chaque élément du tableau contient les résultats de la mesure associée à une voie. Si une seule
voie est mesurée, alors le tableau ne contient qu’un élément. Si plusieurs voies sont mesurées (par
exemple dans l’ordre : i, j, k), alors le premier élément du tableau contient le résultat de la mesure
de la voie i, le deuxième élément contient le résultat de la mesure de la voie j, le troisième élément
contient le résultat de la mesure de la voie k. Tous les éléments du tableau, chacun associé à la
mesure d’une voie, sont formatés de la même manière. Deux formats sont possibles :
— tableau de flottants : chaque élément du tableau est un vecteur dont les composantes sont
les points de mesure en format décimal.
— format waveform : chaque élément du tableau est une variable qui comprend trois informa-
tions :
— t0 , qui contient la date et l’heure du déclenchement de l’acquisition (appelé horodatage)
— dt, la période d’échantillonnage
— Y , un vecteur comprenant les valeurs mesurées en format décimal.
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La figure 2.3 montre l’extraction de la mesure associée à une acquisition sur deux voies, “0” et “1”.
Le nombre de points mesurés pour chaque voie est de 1000. La figure montre également l’affichage
des indicateurs “data” et “Waveform Graph”. Identifiez le contenu de chacun des indicateurs (Notez
que deux courbes sont tracées sur l’indicateur “Waveform Graph”).
Figure 2.3 – Manipulations et différents affichages du format de sortie waveform. Dans le le dia-
gramme, l’outil entouré de pointillés s’appelle “Get Waveform Components” (dans la catégorie
“Programming” → “Waveform” de la palette de fonctions ; il faut l’agrandir pour faire apparaître
toutes les composantes). Noter que l’affichage de deux indicateurs, data 0 et data 1, est superflu
(un seul indicateur suffit) : ces deux indicateurs sont présents pour illustrer le passage des données
waveform de la voie 0 à celle de la voie 1 à l’aide des flèches entourées en pointillés sur la face-avant.
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Plusieurs interfaces peuvent aujourd’hui être utilisées. Un PC récent est équipé de connecteurs
ou d’interfaces USB et Ethernet (appelé aussi LAN — Local Area Network). Ils font partie de
l’équipement standard d’un PC récent. Vous notez aussi la présence d’un connecteur (mâle) RS232
à 9 broches (qui fait de moins en moins partie de l’équipement standard). Enfin, l’interface GPIB
(câble+embase volumineux) faisant également de moins en moins partie de l’équipement standard,
vous trouvez un connecteur USB-GPIB (voir figure 3.1) permettant de relier le PC aux instruments
de mesures possédant une interface GPIB (généralement placée sur la face arrière de l’instrument).
Un canal de communication ayant été ouvert, vous pourrez paramétrer et utiliser les appareils
afin de générer ou récupérer des données. Pour chaque type de canal, un ensemble de règle (pro-
tocole) particulier doit être utilisé. Elles peuvent être mises en œuvre de manière transparente en
utilisant l’architecture logicielle VISA. Cette interface logicielle permet de gérer la liaison entre
différents appareils et cela quelque soit le type de canal utilisé. Par conséquent, il suffit de se fami-
liariser avec cet outil pour être à même de “gérer” n’importe quelle interface.
L’annexe résume les principales informations concernant la mise en œuvre du contrôle d’ins-
trument. En particulier, elle décrit les différents standards IEEE488 et SCPI, les propriétés de la
liaison série RS232, les propriétés de la liaison GPIB, et l’interface de programmation VISA. Enfin,
elle donne quelques exemples de programmation SCPI.
Le logiciel MAX permettra de vérifier, sans programmation de votre part, le bon état de la
liaison particulière exploitée. Vous construirez ensuite quelques VI élémentaires qui illustreront les
principes du contrôle d’instruments et l’intérêt d’utiliser des instruments compatibles SCPI.
Initiation à l’instrumentation numérique page 18
3.2 Mise en œuvre d’une liaison GPIB et contrôle par l’interface logicielle MAX
Au préalable, il est nécessaire de mettre en place la liaison entre les différents appareils. Il est
possible de relier jusqu’à 30 appareils sur la même carte. Chaque appareil sera identifié par une
adresse spécifique (nombre compris entre 1 et 30).
[Au préalable, on aura vérifié que les instruments (GBF, oscilloscope) soient reliés au connecteur
GPIB-USB du PC].
Vérifier et si nécessaire fixer l’adresse GPIB des appareils. Pour les appareils disponibles, cela se
fait manuellement à partir de la face avant de l’appareil (voir ci-dessous). Veiller à ce que les deux
appareils reliés sur le même bus GPIB aient des adresses différentes.
Adresse
Impédance
Lors de la mise sous tension d’un des GBF (Agilent 33220A, 33521A ou équivalent), celui-ci, par
défaut, considère que les signaux de sortie sont débités sur une charge d’impédance caractéristique
de 50Ω. Ce n’est pas le cas dans le cadre de ce TP. Le GBF affiche alors le double de la valeur réelle
de l’amplitude et de l’offset. Lorsque vous faites une saisie numérique directe, divisez par deux les
valeurs avant de les entrer dans l’appareil. Vous pouvez aussi modifier le mode de fonctionnement
du GBF, en lui indiquant que vous travaillez sur des impédances élevées (voir le mémo sur votre
paillasse). Une fois cette modification faite, le GBF vous affiche la valeur réelle des signaux de sortie.
Attention, cette modification du mode de fonctionnement n’est pas maintenue en mémoire après
arrêt de l’instrument ou une réinitialisation.
Pour plus de sécurité, contrôlez toujours la forme et l’amplitude de vos signaux sur
l’oscilloscope.
Avant de se lancer dans l’élaboration d’un programme, il est indispensable de vérifier si la liaison
GPIB instrument-PC est active. Pour cela, il existe plusieurs possibilités dont celle proposée par le
logiciel MAX (Measurement & Automation eXplorer)
Dans MAX, mettre en surbrillance le nom de ressource associé au GBF. Accéder par un clic-droit
au menu de communication. Cliquer ensuite sur Communicate with instrument. Une fenêtre
de dialogue s’affiche ; elle vous permet d’interagir avec l’instrument via la saisie puis l’envoi de
commandes. On distingue deux type de commandes :
— les commandes dont le premier caractère est une étoile : cela signale une commande
reconnue par tout appareil respectant la norme IEEE 488.2 (“common command”)
— les commandes dont le premier caractère est une lettre, spécifiques à un appareil ou à un
groupe d’appareils.
Une partie de ces commandes est donnée en annexe. Pour une liste plus complète, voir le manuel
de programmeur de l’instrument.
Initiation à l’instrumentation numérique page 20
Par défaut, le logiciel MAX vous propose d’envoyer la commande *IDN ? . En cliquant sur
la touche Write, MAX dépose sur la liaison (bus) GPIB, de manière séquentielle et totalement
transparente pour l’utilisateur, les cinq caractères ASCII : * puis I puis D puis N puis ? (le tout
constitue une requête). Le processeur gérant l’interface GPIB de l’instrument sollicité reçoit séquen-
tiellement ces caractères. Un programme interne appelé “parser” reconstitue la chaîne originale (à
savoir *IDN ?) puis l’analyse : l’utilisateur a posé une question (requête) bien précise qui demande
une réponse. L’instrument recherche donc l’information demandée dans sa mémoire, la trouve, puis
dépose la réponse (suite de caractères) dans une mémoire particulière appelée buffer (tampon).
L’utilisateur doit alors impérativement lire (en cliquant sur Read) le buffer pour connaître la
réponse de l’appareil. Commenter le résultat puis :
— constater la présence d’un délai entre le moment où la commande est envoyée et le moment
où la réponse est disponible ;
— examiner la réponse du système si vous envoyez une nouvelle requête sans lire le résultat de
la précédente.
Modifier un réglage de l’instrument puis remplacer la requête *IDN ? par la commande *RST.
Cette instruction qui fait partie, comme la précédente, du jeu des commandes standards IEEE-488.2
(présence du caractère *), n’est pas une requête (pas de point d’interrogation). Elle aura pour effet
de remettre le GBF dans un état défini par le constructeur. Elle ne retourne aucune information
qui pourrait être lue par l’utilisateur (*RST ? n’est donc pas une commande valide).
Envoyer l’instruction *RST à l’instrument puis commenter le résultat.
Exercice
Pour communiquer avec un instrument, en utilisant les fonctions VISA, il faut fournir un “nom
de ressource VISA”. La connaissance de ce paramètre est indispensable. Comme montré précé-
demment, le logiciel MAX peut donner quelques noms de ressources installées sur le PC. D’autres
moyens existent. Une alternative consiste à utiliser LabVIEW et une fonction VISA particulière.
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Ouvrir un nouveau VI, se placer sur le diagramme puis, dans la palette de fonctions, cliquer sur le
menu “E/S d’instruments” puis sur le menu “VISA” (icône représentant un appareil relié à un PC
— voir la figure 3.2). Chercher, dans le menu “VISA avancé”, le VI “VISA Find Resources” (icône
représentant des jumelles). Le déposer sur la face-avant et y greffer une commande et un indicateur de
façon appropriée. Utiliser l’aide contextuelle (crtl-H) et/ou l’aide en ligne pour connaître la syntaxe
du contenu de la commande sachant que l’indicateur devra afficher la liste de toutes les ressources
visibles par cette fonction. Sauver ce VI sous un nom explicite (e.g. “trouve_les_ressources.vi”) et
le tester.
(a) Dans la palette de fonctions, (b) Dans “VISA”, cliquer sur (c) Les fonctions “VISA avancé”,
cliquer sur “E/S d’instruments” “VISA avancé”. notamment le VI “VISA Find Re-
puis sur “VISA”. sources”.
— Relier les icônes VISA en établissant une continuité pour le Nom de la ressource et les
messages d’erreur.
— Étudier, à l’aide de l’aide contextuelle (crtl-H) la syntaxe de chacun des VI, et créer les
commandes ou constantes nécessaires à leur fonctionnement. Créer notamment une commande
permettant d’envoyer la requête (pour commencer, *IDN) à l’instrument.
— Sauver ce VI sous un nom explicite. Vous constatez que les résultats sont en accord avec ceux
donnés par MAX.
Le second objectif consiste à imposer un signal sinusoïdal au GBF puis à en obtenir ses carac-
téristiques (fréquence et amplitude) auprès de l’oscilloscope. Veiller pour cela à observer les points
suivants :
— Relier le message d’erreur du “VISA Close” du GBF avec celui du “VISA Open” de l’oscillo-
scope.
— Pour envoyer des requêtes donnant lieu à des réponses, il est préférable d’utiliser autant de
“couples” “VISA Write”+“VISA Read” que de requêtes. Pour les instructions sans réponses
(par exemple au GBF), celles-ci peuvent être envoyées simultanément à un seul “VISA Write”,
en s’assurant d’avoir une instruction par ligne.
Créer un VI qui permette, indifféremment, d’envoyer une ou plusieurs requêtes, avec ou sans
réponse. Faire de ce VI un sous-VI que vous utiliserez dans le second VI de la section 3.3.2.
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Vous devez maintenant exploiter les informations données au cours des deux premières séances
pour réaliser deux mini-projets.
4.1.1 Introduction
On appelle ultrasons des ondes analogues aux ondes sonores qui ont des fréquences supérieures à
la fréquence maximale audible par les êtres humains (≈20 kHz). Ces ondes sont générées et détectées
à l’aide de transducteurs piézo-électriques qui, lorsqu’ils sont soumis à une variation de pression,
la convertissent en tension électrique variable et réciproquement. L’effet piézo-électrique apparaît
dans certains matériaux comme le quartz et les céramiques.
En 1880, Pierre Curie observe qu’une lame de quartz taillée convenablement possède la propriété
suivante : toute pression effectuée sur la lame fait apparaître entre ses deux faces une différence de
potentiel. En 1881, Lippman établit l’existence du phénomène réciproque : quand on applique une
différence de potentiel sur les deux faces de la lame de quartz, son épaisseur augmente ou diminue
suivant le signe de la différence de potentiel. Cette différence de potentiel est due à l’apparition d’une
polarisation du cristal sous l’effet d’une déformation : c’est l’effet piézo-électrique direct. Le système
permet la transformation réversible d’une forme d’énergie en une autre : c’est un transducteur. Si
on applique à la lame de quartz une tension alternative, les vibrations mécaniques qui en résultent
sont communiquées au fluide qui l’entoure, générant ainsi des ondes acoustiques.
N.B. : Les transducteurs piézo-électriques utilisés ici sont constitués d’une plaquette de céra-
mique dont les deux faces opposées sont métallisées. Quand ils sont soumis à une variation de
pression, ils la convertissent en tension électrique variable (fonctionnement en récepteur) et récipro-
quement (fonctionnement en émetteur).
4.1.2 Manipulations
4.1.2.a Matériel
4.1.2.b Montage
Régler le GBF pour envoyer un signal sinusoïdal de fréquence 38 kHz et l’augmenter progressi-
vement afin de vérifier à l’oscilloscope le phénomène de résonance.
1. Régler le générateur pour générer des impulsions très courtes, périodiques, d’amplitude élevée
qui simulent une série d’impulsions de Dirac.
→ Pour les GBF Agilent 33220A : appuyer sur la touche Pulse
, puis
More
→ Pour les GBF Agilent 33521A : appuyer sur la touche Waveforms , et
sélectionner DC à l’aide de la touche
correspondante.
Dans les deux cas, on choisira les paramètres selon les critères suivants :
— fréquence telle que Tpulse Tu.s.
— “Dty Cyc” (duty cycle = largeur pulse / Tpulse ) de 0.1%
— amplitude élevée
Justifier le choix de ces paramètres.
2. Appliquer ces impulsions sur l’émetteur. Observer à l’oscilloscope le signal sur le récepteur.
Ajuster les paramètres (fréquence, largeur du pulse, amplitude) de manière à visualiser une
réponse la plus intense possible (ordre de grandeur : centaine de mV).
Interpréter ce signal et estimer le temps d’acquisition Tacq .
à moyenner.
Cette acquisition sera déclenchée par le signal “SYNC” du GBF en utilisant une des entrées
PFI de la carte.
Justifier le choix de tous les paramètres d’acquisition.
Facultatif (à faire si vous estimez avoir le temps ou y revenir si vous avez fini la suite) :
(a) modifier le VI pour pouvoir faire la moyenne de plusieurs acquisitions. Ceci permet
d’atténuer le bruit de la mesure et d’obtenir un signal plus propre.
(b) vérifier qu’en faisant la T.F. de la réponse impulsionnelle, on retrouve la réponse harmo-
nique.
4. Placer l’émetteur et le récepteur à une distance dref fixée. Afficher le signal mesuré en fonction
du temps.
5. A l’aide de la fonction d’écriture sur fichier (fenêtre “Logging Settings” sur la face-avant”)
sauvegarder le profil moyen de ce signal de référence sur un fichier disque pour une utilisation
ultérieure.
Placer l’émetteur à une distance d 6= dref . Réaliser un VI (de structure similaire au premier)
qui va enregistrer un nombre de points fixés, à une certaine fréquence d’échantillonnage. Lire sur le
disque le profil de référence enregistré à la distance dref . Calculer par méthode de corrélation croisée
la distance d0 à laquelle se trouve le récepteur par rapport à la distance de référence dref (c’est-à-dire
d0 = d − dref ). Afficher un indicateur de la distance d.
4.1.3 Compte-rendu
Le compte-rendu (∼7-8 pages au total ; ne pas dépasser 10 pages) devra contenir au minimum les
points suivants :
1. Objectifs/moyens/résumé du TP
2. Mise en oeuvre :
(a) justification du choix des réglages du GBF
(b) interprétation du signal observé à l’oscilloscope
3. LabVIEW :
(a) explication/justification du choix des paramètres d’acquisitions
(b) explication de la réalisation de la corrélation croisée
(c) interprétation (critique) de la cc.
4. Organigramme du VI (= représentation schématique des liens fonctionnels du programme)
5. Impression du VI (face-avant et diagramme) : soignez votre face-avant ! (ex. : titres des axes,
etc)
Initiation à l’instrumentation numérique page 26
Initiation à l’instrumentation numérique page 27
4.2.1 Matériel
4.2.2 Manipulations
On réalise le montage suivant (note : la résistance des quadripôles à votre disposition n’est pas
apparente) :
— Contrôle du GBF pour générer la tension d’entrée sinusoïdale d’amplitude Ve (V), pour toutes
les fréquences f entre fmin et fmax par pas de df (en kHz).
Vs
— Calcul et affichage du gain donné par G = |H (jω)| = : un graphe avec G sans dimension
Ve
et un graphe avec G en dB (diagramme de Bode). Les deux graphes seront en fonction de la
fréquence.
Initiation à l’instrumentation numérique page 28
4.2.3 Compte-rendu