Smart sensors
Ghita ZAZ
Professeure Habilitée
Responsable Master Ingénierie Digitale pour les métiers de la santé (IDMS)
Département Génie Electrique
[email protected]
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Pr. G. ZAZ- Smart
sensors
Informations générales
• Cours Magistral : 10h.
• TD : 8 h.
Plan général du cours
• Chapitre 1 : Grandeurs physiques et principe généraux de la mesure.
• Chapitre 2 : Performances des systèmes de mesure.
• Chapitre 3 : Les capteurs.
• Chapitre 4 : Principes de mesure.
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Chapitre 2: Performances des systèmes de
mesure.
1. LE SYSTEME DE MESURE IDEAL
2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
a) Domaine de fonctionnement d’un instrument
b) Echelle de mesure – Etendue de mesure
c) Qualité d’une chaîne de mesurage
3. LES PERFORMANCES DYNAMIQUES D’UN SYSTÈME
a) Le système d’ordre zéro
b) Le système du premier ordre
4. ÉTALONNAGE D’INSTRUMENTS
a) Définition
b) Étalonnage direct ou absolu
c) Étalonnage indirect ou par comparaison
d) Etalonnage Multiple
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
1. LE SYSTEME DE MESURE IDEAL
• Un système de mesure idéal est tel que le signal de sortie est une fonction linéaire du
mesurande, la sortie est une reproduction de l’entrée quelle que soit la manière dont elle varie.
• Le système de mesure idéal n’existe pas dans la réalité, c’est un outil théorique qui permet
d’évaluer les performances d’un système de mesure donné, en les comparant avec celles qui
seraient obtenues par un système idéal, dans les mêmes conditions :
Les performances statiques d’un système sont obtenues en appliquant un signal
d’entrée constant ou en régime permanent et en comparant le signal de sortie avec le cas
idéal.
Les performances dynamiques d’un système sont obtenues en appliquant un signal
variable et en comparant le signal de sortie avec le cas idéal.
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
a) Domaine de fonctionnement d’un instrument
Zone nominale d’emploi
Zone dans laquelle le
mesurande peut évoluer sans
modification des
caractéristiques du capteur.
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
a) Domaine de fonctionnement d’un instrument
Zone de non-détérioration
Valeurs limites des grandeurs
influençant le capteur sans que
les caractéristiques du capteur
ne soient modifiées après
annulation de surcharges
éventuelles.
Altération de la mesure
mais réversible si retour dans
la zone de travail DNU
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2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
a) Domaine de fonctionnement d’un instrument
Zone de non-destruction
Elle définit les limites
garantissant la non-destruction
du capteur mais dans laquelle
il peut y avoir des
modifications permanentes des
caractéristiques du capteur.
Altération irréversible de la
mesure, réparation ou
étalonnage nécessaire
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
a) Domaine de fonctionnement d’un instrument
Au delà :
Destruction du capteur, il faut
étudier les causes avant de
reproduire la mesure
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2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
b) Echelle de mesure – Etendue de mesure
L’échelle de mesure est donnée par
la limite inférieure et la limite
supérieure de mesure de l’instrument.
L’étendue d’échelle est la différence
algébrique entre les valeurs extrêmes
du mesurande qui peuvent être
appliquées à l’instrument.
L’étendue de mesure est la
différence algébrique entre les valeurs
limites réglées par l’instrumentiste du
mesurande mesurande, qui peuvent être
appliquées à l’instrument.
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
c) Qualité d’une chaîne de mesurage
La fidélité : Elle caractérise un appareil de mesure dont les erreurs aléatoires sont faibles, ce qui
se traduit par des résultats de mesure groupés autour de leur valeur moyenne.
La justesse : Elle caractérise un appareil de mesure dont les erreurs systématiques sont faibles.
C’est l’aptitude d’un capteur à délivrer une réponse proche de la valeur vraie et ceci
indépendamment de la notion de fidélité. Elle est liée à la valeur moyenne obtenue sur un grand
nombre de mesures par rapport à la valeur réelle.
Précision : Elle définie l’écart en % que l’on peut obtenir entre la valeur réelle et la valeur obtenue
en sortie du capteur. Ainsi un capteur précis aura à la fois une bonne fidélité et une bonne justesse.
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
c) Qualité d’une chaîne de mesurage
Précision : C’est la différence entre la valeur mesurée et la vraie valeur. Elle peut être définie par
rapport à la valeur vraie ou par rapport à la pleine échelle, et elle s’exprime en % :
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2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
c) Qualité d’une chaîne de mesurage
La résolution :
Elle correspond à la plus petite variation du mesurande que le capteur est susceptible d’identifier.
Finesse :
C’est la qualité d’un capteur à ne pas venir modifier par sa présence la grandeur à mesurer. Cela
permet d’évaluer l’influence du capteur sur la mesure.
La répétabilité :
La répétabilité est l’étroitesse de l’accord entre les résultats de mesure d’une même grandeur
effectuée selon la même procédure, avec le même appareillage, par la même personne, en un même
lieu et pendant une durée de temps courte vis à vis de la durée de la mesure.
Attention : Une bonne répétabilité ne signifie pas que le capteur est satisfaisant mais que le
processus est répétitif. Par contre, la non-répétabilité est généralement significative d’une mauvaise
qualité du capteur,
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2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
c) Qualité d’une chaîne de mesurage
La reproductibilité:
C’est une notion qu’il ne faut pas confondre avec la répétabilité. Elle correspond à
l’étroitesse de l’accord entre les résultats de mesures d’une même grandeur effectuées avec
plusieurs appareils de mesure identiques, par des opérateurs distincts, en des temps et des lieux
différents.
Attention : La notion de reproductibilité est beaucoup plus significative que celle de répétabilité et
représente une des garanties de qualité d’un capteur car les essais de reproductibilité permettent
de s’affranchir de plusieurs risques d’erreurs qui peuvent être liés à un dérèglement de l’appareil
de mesure, à l’habilité de l’opérateur ….
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2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
c) Qualité d’une chaîne de mesurage
La sensibilité :
• La sensibilité est une caractéristique déterminante dans le choix d’un capteur.
• Elle est définie par le rapport de la variation de la grandeur de sortie à la variation de la
grandeur d’entrée à mesurer, autour d’une valeur constante du mesurande considéré.
• Soit m la valeur à mesurer et s l’indication ou le signal fourni par le capteur. A chaque valeur de
m appartenant à l’étendue de mesure, correspond une valeur de s : s=f(m).
La sensibilité autour d’une valeur de m est le rapport S :
Si la fonction est linéaire, la sensibilité du capteur est constante :
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES STATIQUES D’UN SYSTÈME
c) Qualité d’une chaîne de mesurage
La sensibilité :
• La valeur de la sensibilité, dans des conditions d’emploi spécifiées, est généralement fournie
par le constructeur.
• Elle permet à l’utilisateur d’estimer l’ordre de grandeur de la réponse du capteur.
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES DYNAMIQUE D’UN SYSTÈME
Les caractéristiques dynamiques d’un instrument de mesure décrivent son comportement en
régime transitoire. Les performances dynamiques d’un tel système sont évaluées à partir de sa
réponse à des signaux d’entrée, exemple : le signal échelon et le signal sinusoïdal;
a) Le système d’ordre zéro
C’est un système de mesure idéal dont la sortie est proportionnelle à l’entrée. Il est régi par la
relation mathématique :
avec :
- K la sensibilité du système
- s la grandeur de sortie
- m la grandeur d’entrée (le mesurande)
Dans la réalité, le capteur dont le comportement s’approche le système d’ordre zéro est le
potentiomètre qui fournit en sortie une tension proportionnelle au déplacement du curseur.
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES DYNAMIQUE D’UN SYSTÈME
b) Le système du premier ordre
Son comportement est régi par une équation différentielle du premier ordre de la forme :
où A et B sont des constantes et m(t) la valeur du mesurande à un instant t.
• Un signal échelon
signal échelon
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES DYNAMIQUE D’UN SYSTÈME
b) Le système du premier ordre
• Réponse à un signal échelon
La réponse d’un système du 1er ordre à un signal échelon (mesurande) (en supposant que s=0 à
t=0):
Avec :
• la sensibilité du système en régime permanent
• la constante de temps du système
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES DYNAMIQUE D’UN SYSTÈME
b) Le système du premier ordre
• Réponse à un signal échelon
Temps de réponse
• Le temps de réponse tr sert à quantifier la rapidité du capteur ; c’est à dire à apprécier
son aptitude à suivre les variations de mesurande.
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2. LES PERFORMANCES DYNAMIQUE D’UN SYSTÈME
b) Le système du premier ordre
• Réponse à un signal échelon
Temps de réponse
• C’est l’intervalle de temps qui s’écoule après une
variation brusque du mesurande (échelon) jusqu’à ce que
la variation de sortie ne diffère plus de sa valeur finale
d’un écart supérieur à une limite ε(%) fixée
conventionnellement.
tr
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
2. LES PERFORMANCES DYNAMIQUE D’UN SYSTÈME
b) Le système du premier ordre
• Réponse à un signal échelon
Temps de réponse
Le temps de réponse tr du système peut être déterminé soit par la représentation graphique, soit
à partir de son expression mathématique :
L’expression du temps de réponse pour différentes valeurs de ε(%):
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
3. ÉTALONNAGE D’INSTRUMENTS
a) Définition
L'étalonnage d’un instrument comprend l'ensemble des opérations qui permettent d'expliciter,
sous forme graphique ou algébrique, la relation entre les valeurs du mesurande et celles de la
grandeur électrique de sortie et ceci, compte tenu de tous les paramètres additionnels susceptibles
de modifier la réponse du capteur .
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
3. ÉTALONNAGE D’INSTRUMENTS
a) Définition
Cette opération consiste à mesurer la même grandeur avec l'équipement à étalonner et
l'équipement étalon, et à comparer les indications des deux instruments, puis à exploiter les
résultats de cette comparaison.
Exemple: étalonnage d'un thermomètre simplifié.
Dans un milieu homogène, à une température stabilisée (four ou bain thermostaté), nous
plongeons un instrument à étalonner (thermomètre) et un étalon (thermomètre de référence,
accompagné d'un certificat d'étalonnage), et nous mesurons la température du milieu (bain ou
four).
• Le thermomètre étalon (ajusté) indique 25,30 °C, le thermomètre à étalonner indique 24,10 °C.
Nous avons alors, T° thermomètre = T° étalon - 1,20 °C
• C'est la première étape de la définition.
• La seconde étape consiste à exploiter les résultats de la première. Il peut s'agir de trois actions :
▫ la correction « manuelle » du résultat lu
▫ la vérification du matériel
▫ l'ajustage du matériel.
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
3. ÉTALONNAGE D’INSTRUMENTS
b) Étalonnage direct ou absolu
Les diverses valeurs du mesurande sont fournies soit par des étalons soit par des éléments de
référence dont la valeur est connue avec une précision très supérieure, de l'ordre de cent fois, à
celle recherchée pour l’instrument à étalonner.
Exemples d’éléments de référence:
• Cales-étalons pour les capteurs de déplacement
• Masses marquées pour les balances et pesons
• Températures de point fixes primaires ou secondaires pour les capteurs de température définies
par EIT90 (Echelle Internationale Température 1990)
• Solutions tampons pour les sondes de pH
• Gaz étalons (2% ou 8% O2 ) pour les sondes taux d’oxygène des fumées
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3. ÉTALONNAGE D’INSTRUMENTS
c) Étalonnage indirect ou par comparaison
On utilise un instrument de référence dont on possède la courbe d'étalonnage et dont on est assuré
de la stabilité. L’ instrument de référence et l’instrument à étalonner sont soumis dans les mêmes
conditions, simultanément si possible, à l'action de mesurandes identiques dont le instrument de
référence permet de connaître les valeurs.
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Chapitre 2: Performances des systèmes de mesure.
3. ÉTALONNAGE D’INSTRUMENTS
d) Etalonnage Multiple
Lorsque le mesurande à lui seul ne permet pas de définir la réponse de l’instrument, il faut que
soit précisée, par une série d'étalonnages successifs l'influence de chacun des paramètres actifs
additionnels.
La procédure généralement employée est la suivante :
• remise à zéro de l’instrument: le mesurande et la grandeur de sortie ont les valeurs
correspondant à l'origine de leurs variations, par exemple : m = 0, s = 0 ;
• relevé de la grandeur de sortie, d'abord pour une suite croissante de valeurs du mesurande puis,
pour une suite de valeurs décroissant depuis la valeur maximale atteinte précédemment.